Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 jours
Madame Yaël Braun-Pivet, Présidente de l'Assemblée nationale, présente ses voeux à la presse.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Générique
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur LCP, on est ensemble ce matin pour suivre la cérémonie des voeux à la presse de la présidente de l'Assemblée Nationale, Yael Brown-Pivet.
00:00:19Elle reviendra évidemment sur la séquence à l'Assemblée, séquence budgétaire très riche, très intéressante.
00:00:24On écoute tout de suite la présidente de l'Assemblée Nationale.
00:00:27– Bonjour à tous, ravie de vous accueillir aujourd'hui à l'Assemblée Nationale à l'Hôtel de la Séance début d'année 2026.
00:00:34Je voudrais évidemment commencer par vous souhaiter mes meilleurs voeux.
00:00:37Je pense que vous avez tous reçu votre carte de voeux personnelle, mais je renouvelle ces voeux pour cette année à venir.
00:00:46Pour commencer, je voudrais déjà faire hommage à votre travail, à la nécessité.
00:00:52Vous savez que je suis très attachée à l'État de droit, à la nécessité dans un État de droit, dans une démocratie, d'avoir une presse qui soit libre,
00:01:00qui puisse travailler sereinement et apporter de l'information de qualité à nos concitoyens pour les éclairer sur les grands enjeux du monde.
00:01:09Et on sait à quel point ces grands enjeux aujourd'hui sont complexes.
00:01:13Et donc, nous avons plus que jamais besoin de vous.
00:01:16Je voudrais également que nous ayons ensemble une pensée pour votre confrère, Christophe Gleize.
00:01:23J'ai rencontré hier matin sa famille, sa mère, son beau-père, reporter sans frottière.
00:01:30Ils sont toujours extrêmement mobilisés.
00:01:32Comme vous le savez, il y a un pourvoi en cassation qui est en cours, une demande de grâce qui pourrait être formulée.
00:01:39Mais en tout cas, je pense qu'il faut que nous continuions à lui apporter tout notre soutien.
00:01:44Et donc, hier, j'ai pu renouveler le soutien de la représentation nationale.
00:01:49Comme vous le savez, l'Assemblée nationale se mobilise toujours pour nos compatriotes lorsqu'ils sont détenus à l'étranger,
00:01:54à l'instar des portraits de Cécile Collère, de Jacques Paris, que nous avons affichés,
00:01:59et qui sont toujours sur les grilles de l'Assemblée nationale.
00:02:02Et nous les retirerons en accord avec la famille uniquement lorsqu'ils auront à nouveau foulé le sol du territoire national.
00:02:10Nous étions mobilisés pour la libération de Boalem Sansal.
00:02:14C'est important, je crois, que la représentation nationale, à chaque fois, manifeste son soutien pour nos compatriotes.
00:02:21Nous manifestons évidemment notre soutien également au peuple iranien,
00:02:24qui s'est soulevé contre un régime des Mollahs qui l'oppresse.
00:02:32Nous avons, et ça en lien avec le groupe d'amitié France-Iran, mené quelques actions.
00:02:38Et je voulais vous indiquer, je ne sais pas si vous avez fait attention quand vous êtes arrivés dans le hall de l'hôtel de Lassé,
00:02:43mais nous avons mis un buste de Marianne à l'effigie de Marsa Amini, en soutien aux femmes et au peuple iranien.
00:02:52Et donc ce buste restera quelques temps dans le vestibule de l'hôtel de Lassé.
00:02:57Il pourra être visible de tous les visiteurs. Et je pense que ça aussi, c'est important.
00:03:01Je commence par cette actualité internationale brûlante.
00:03:06Mais comme vous le savez, depuis 2022, j'ai souhaité, avec mes vice-présidents successifs,
00:03:13mettre l'international au cœur de l'activité de l'Assemblée nationale.
00:03:17Depuis 2022, c'est plus de 100 entretiens bilatéraux que j'ai réalisés avec des chefs d'État,
00:03:23des chefs de gouvernement, des chefs de parlement, soit ici, soit en me rendant dans des pays tiers.
00:03:31Je pense, et nous pensons collectivement, que c'est quelque chose qui a de plus en plus de sens.
00:03:37Nous avons, comme vous le savez, 150 groupes d'amitié qui sont très actifs.
00:03:42Nous avons des formats également de collaboration interparlementaire.
00:03:47Un avec la Chine, et j'ai pu me rendre en Chine au mois de juin dernier.
00:03:51Un avec le Maroc, et j'irai avec le président du Sénat la semaine prochaine à Rabat
00:03:56pour une rencontre interparlementaire, Assemblée nationale, Sénat, sur les pays des deux rives.
00:04:04Et puis, nous avons des formats spécifiques, tels l'Assemblée parlementaire franco-allemande,
00:04:09que vous connaissez bien, et qui réunit 50 députés de l'Assemblée nationale et 50 députés de Bundestag.
00:04:14Nous nous sommes réunis à Berlin au mois de décembre dernier, et nous les accueillerons au mois de juin prochain.
00:04:21Et c'est un format qui existe depuis plusieurs années et qui est extrêmement fructueux.
00:04:25Nous avons également un format similaire avec l'Italie, que nous réunirons également prochainement.
00:04:31Et moi, je me suis rendue dans de très nombreux pays européens, le Portugal, l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Allemagne, évidemment.
00:04:39Et je vais continuer cette tournée européenne avec un déplacement probablement à la fin du mois de février à Varsovie, en Pologne,
00:04:47pour relancer ce qu'on appelle le format tripartite de Weimar entre les Polonais, les Allemands et nous-mêmes.
00:04:53Donc une volonté très forte de continuer à nouer ces liens internationaux, qui aura un point d'orgue ici au mois de septembre prochain,
00:05:02puisque début septembre prochain, j'accueillerai le G7 parlementaire, avec donc les présidents des chambres, des représentants des sept pays du G7,
00:05:12auxquels s'additionne la présidente Roberta Mezzola pour le Parlement européen.
00:05:17Et j'inviterai, comme il en est d'usage, Roselaine Stéphane-Choc, le président de la RADA, à nous rejoindre.
00:05:23Et nous nous retrouverons plusieurs jours à Paris pour traiter de ces enjeux internationaux.
00:05:28Et notamment, il y aura le président de la Chambre des représentants aux États-Unis, Mike Johnson.
00:05:34Voilà. Donc cette diplomatie parlementaire, c'est aussi, et vous le savez très bien et vous le comprenez, une diplomatie féministe.
00:05:42Vous savez à quel point j'y suis attachée.
00:05:44Et donc je me rendrai à New York au mois de mars prochain pour parler droits des femmes et pour les défendre.
00:05:51Je pense qu'il faut absolument que nous continuions à porter le flambeau des droits des femmes.
00:05:56Vous voyez à quel point ceux-là sont en régression.
00:05:59Et on voit que même chez nous, on a une espèce d'épidémie du masculinisme qui est en train de prendre.
00:06:06On doit y faire face, évidemment.
00:06:08Et donc il faut que nous menions ce combat résolument.
00:06:11Je compte sur vous pour le mener.
00:06:13Je compte sur chacun d'entre vous.
00:06:16C'est un combat qui doit nous rassembler parce que c'est un combat d'égalité et pas un combat des uns contre les autres.
00:06:23Vous le savez très bien.
00:06:24Donc je pourrais répondre évidemment à toutes vos questions sur les sujets internationaux.
00:06:28Concernant l'Assemblée nationale stricto sensus, en 2026, mon souhait, c'est qu'on puisse tirer les enseignements de ce qui s'est passé en 2025
00:06:38et puis plus largement depuis que je préside l'Assemblée nationale.
00:06:42Nous avons d'ores et déjà apporté quelques modifications à notre fonctionnement.
00:06:46Mais je souhaite aller beaucoup plus loin pour pouvoir moderniser les règles qui sont les nôtres
00:06:53et les adapter à la situation politique qui est la nôtre, qui est l'absence totale de majorité absolue.
00:07:00Donc comme vous le savez, j'ai lancé depuis la rentrée, depuis le début du mois d'octobre,
00:07:05une réforme du règlement de l'Assemblée nationale.
00:07:07Et je réunis tous les groupes politiques tous les 15 jours pour discuter de certaines thématiques.
00:07:13et vous avez l'ensemble des thématiques qui vous ont été distribuées.
00:07:17J'ai demandé parallèlement aux différents présidents, Commission des finances, Commission des affaires sociales
00:07:22et les deux rapporteurs généraux d'entamer une réflexion sur les modifications de nos règles budgétaires.
00:07:28Je me suis exprimée à plusieurs reprises sur ce sujet.
00:07:31Nos règles sont très insatisfaisantes et elles ont conduit à ce à quoi vous avez assisté depuis des mois.
00:07:37Une Assemblée nationale qui ne parle que de la partie recettes et donc que de taxes,
00:07:43qui ne parle jamais de politique publique et de dépense et un budget qui ne peut pas être adopté à l'Assemblée nationale faute de compromis.
00:07:52Mais je suis vraiment convaincue que nos règles ne facilitent pas l'émergence de ce compromis
00:07:57et donc il faut les modifier et nous pourrons entamer ce travail.
00:08:01J'ai commencé à avoir des échanges sur ce point avec le président du Sénat
00:08:04et nous avons en tout cas convenu de regarder ce que nous pourrions faire parce que comme vous le savez tous,
00:08:11il y a des modifications qui pourraient intervenir dans le règlement de l'Assemblée nationale,
00:08:14donc qui sont à notre main, mais d'autres qui relèvent de la loi de financement, dite la LOLF,
00:08:20voire des modifications constitutionnelles.
00:08:22Donc il faut que nous regardions tout cela, mais en tout cas je pense que c'est vraiment quelque chose d'impératif.
00:08:27Ensuite, il y a des textes que nous devons adopter, des réformes que nous devons engager.
00:08:33Moi, je considère que 2026 doit être une année d'action.
00:08:37Nous avons des textes importants qui portent des réformes importantes pour nos compatriotes.
00:08:43Je pense évidemment, et on pourra en reparler au texte sur la fin de vie, il faut que nous puissions avancer.
00:08:48Je pense à nos outre-mer, il faut que nous adoptions un texte sur la vie chère, continuer à travailler sur Mayotte.
00:08:55Évidemment, la Nouvelle-Calédonie, on pourra en parler si vous le souhaitez.
00:08:59Il faut protéger les Français.
00:09:00Nous avons une réactualisation de la loi de programmation militaire qui nous attend.
00:09:05Une loi également sur les pouvoirs des polices municipales qui est extrêmement importante.
00:09:12Protéger notre État de droit, et vous savez que je souhaite que le Président de la République réunisse le Congrès
00:09:16pour que nous puissions adopter l'importante réforme sur l'indépendance du parquet
00:09:21qui a d'ores et déjà été voté à deux reprises par l'Assemblée nationale et le Sénat.
00:09:27D'autres textes, évidemment, seront à notre agenda et nous pourrons en discuter si vous le souhaitez.
00:09:32Donc moi, je crois que, en tout cas, loin de nous résigner, loin de considérer
00:09:37que nous sommes déjà en campagne présidentielle en vue de 2027,
00:09:42je pense que 2026 doit vraiment être une année où nous préparons l'avenir.
00:09:46Nous préparons l'avenir pour les Français, nous préparons aussi l'avenir où nous préparons nos institutions.
00:09:52Et ce sera une de mes missions principales pour cette année et continuer à apporter la voix de la France.
00:09:59Je sais qu'elle est attendue, c'est ce que me disent mes partenaires internationaux quand je les vois.
00:10:03Et donc ne renonçons pas, ne renonçons pas à apporter la voix de la France
00:10:08et ne renonçons surtout pas à rester nous-mêmes.
00:10:11Je vous remercie, je vous souhaite à nouveau une bonne année.
00:10:14Je suis à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.
00:10:27Merci.
00:10:28Je vous écoute.
00:10:29Bonjour.
00:10:30Bonjour.
00:10:30Elsa Mondagava pour la chaîne parlementaire.
00:10:33Je voulais revenir sur la séquence budgétaire.
00:10:35Donc tout le monde a bien suivi, on ne va pas refaire le film,
00:10:37mais l'envie de ne pas servir du 49-3, l'envie d'un groupe d'opposition de négocier.
00:10:42À la fin, c'est la chorégraphie qu'on connaît tous, 49-3, motion de saussure.
00:10:47Est-ce qu'il était possible de faire autrement ?
00:10:49Et alors que vous dites que vous voulez changer les règles,
00:10:51quel serait d'après vous l'examen du budget ?
00:10:54Comment il devrait se dérouler pour justement avoir une meilleure compréhension des Français
00:10:57et peut-être des accords politiques plus faciles ?
00:11:00Merci.
00:11:01Alors effectivement, ce débat, il n'a donné satisfaction à personne.
00:11:05De ce que je comprends, les Français n'y ont pas compris grand-chose et ils ont raison.
00:11:11Nous-mêmes, nous voyons que nous débattons avec des tombeaux d'amendements,
00:11:15plus de 3 000 amendements à chaque lecture du budget.
00:11:19Et surtout, on voit qu'on est incapable d'avoir des visions globales.
00:11:24On n'est pas capable d'avoir des visions globales de politique publique
00:11:27et on n'est pas capable d'avoir une vision globale du budget.
00:11:30Et ça, ça n'est pas possible.
00:11:31Et cette absence de vision globale, on l'a encore remarqué,
00:11:35en tout cas, elle a encore été évoquée en conférence des présidents cette semaine,
00:11:38où on nous dit, en fait, on fait un 49-3 sur la partie recettes,
00:11:42mais on ne sait pas ce qu'il y a dans la partie dépenses
00:11:45et ce qu'il y aura dans le 49-3 sur la partie dépenses.
00:11:48Ça n'est pas possible.
00:11:49On ne peut pas travailler ainsi.
00:11:51Et donc, vraiment, moi, j'ai commencé à émettre des pistes de réflexion.
00:11:55Un, faire une fusion entre la partie 1 et la partie 2,
00:12:00ne plus avoir de vote qui conditionne la suite de l'examen.
00:12:03La plupart des pays européens votent une seule fois le budget
00:12:07et n'ont pas cette division entre la partie dépenses et la partie recettes.
00:12:10Je pense que ça, ce serait une bonne chose.
00:12:12Deuxièmement, on a évoqué, et c'était une proposition qu'avait émise il y a bien longtemps
00:12:18le président de la Commission des finances, Éric Coquerel,
00:12:20un temps législatif programmé aujourd'hui.
00:12:22Nous ne pouvons pas le faire.
00:12:24Nous pourrions décider de dédier un temps d'examen parlementaire pour chaque partie.
00:12:29Nous pourrions également parler de politique publique,
00:12:32de dire, par exemple, nous allons avoir un débat sur le logement,
00:12:37qui comprenne la partie dépenses, la partie recettes,
00:12:40et avoir de la pluriannualité.
00:12:43Ce qui pose problème aujourd'hui, c'est qu'on ne parle que de taxes
00:12:46et on remet en cause tous les ans les taxes.
00:12:49Ce n'est pas possible.
00:12:49Nos acteurs, que ce soit les personnes, simplement les investisseurs,
00:12:54les personnes privées, les entreprises ont besoin de pouvoir se projeter
00:12:58sur plusieurs années.
00:12:59Donc, il faut aussi qu'on introduce de la pluriannualité.
00:13:02Donc, on a beaucoup de choses que l'on peut regarder.
00:13:05À nouveau, je vous disais, plusieurs niveaux de normes.
00:13:08Et donc, à regarder avec le Sénat et avec les parlementaires
00:13:12et avec la présidence de la République,
00:13:14s'agissant de normes de niveau constitutionnel.
00:13:16Par exemple, nous pourrions dire que nous adoptons le texte de la Commission
00:13:21et que ce serait le texte de la Commission qui vienne dans l'hémicycle.
00:13:24Ça, c'est une réforme constitutionnelle.
00:13:26Après, ce n'est pas parce que c'est constitutionnel que c'est impossible.
00:13:29La Constitution a été modifiée à 25 reprises.
00:13:32Donc, nous pourrions aborder...
00:13:33En tout cas, je pense qu'il ne faut rien s'interdire.
00:13:36Tout le monde est insatisfait.
00:13:38Et donc, quand on est insatisfait, soit on continue inlassablement à recommencer
00:13:42et à être toujours insatisfait, soit on se dit, on va changer.
00:13:46Moi, je dis, on va changer.
00:13:47Je propose.
00:13:48J'essaye de proposer.
00:13:49Je propose une méthode, un calendrier, des propositions de réforme.
00:13:54Et j'attends.
00:13:55Je verrai la semaine prochaine le président Coquerel
00:13:57et rapporteur général du budget Philippe Juvin.
00:14:00Et nous allons pouvoir avancer.
00:14:02En tout cas, c'est un souhait vraiment très important de ma part
00:14:04et que j'ai vu assez partagé par les différentes forces politiques de notre pays.
00:14:19Bonjour, Thibaut Petit pour TF1 LCI.
00:14:21Bonjour.
00:14:21Il y a aussi une réaction, un rassemblement juste devant l'Assemblée nationale de la CGT
00:14:27contre le travail, le 1er mai, qui est un des textes
00:14:30qui devraient être examinés tout à l'heure dans l'hémicycle.
00:14:33Vous, quelle est votre position en tant que présidente de l'Assemblée nationale sur ce texte ?
00:14:39Écoutez, c'est un texte qui vient du Sénat,
00:14:41qui a été adopté extrêmement largement, voire à l'unanimité, au Sénat.
00:14:46À chaque fois, on nous explique effectivement que le 1er mai,
00:14:49dans certains commerces, ils sont obligés,
00:14:51les propriétaires sont obligés de travailler eux-mêmes et seuls
00:14:54pour pouvoir ouvrir.
00:14:56C'est une demande assez générale.
00:14:58Donc moi, je suis assez favorable à ce texte
00:15:00et à ce que nous puissions l'adopter.
00:15:03Donc j'espère qu'il sera adopté aujourd'hui
00:15:05dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
00:15:15Bonjour.
00:15:16Rosalie Lafarge à France Culture.
00:15:17Sur la fin de vie dont vous parliez tout à l'heure,
00:15:19est-ce que vous redoutez que ce qui est en train de se passer au Sénat
00:15:21ne complique ou ne retarde les choses ?
00:15:24Écoutez, je me suis battue déjà pour que ce texte puisse être inscrit,
00:15:29pour qu'on puisse en finir l'examen, comme vous le savez,
00:15:31à l'Assemblée nationale, puisqu'il a été victime de la dissolution.
00:15:35Nous avons réussi ici à le voter.
00:15:38Je rappelle qu'à l'Assemblée nationale,
00:15:39il a été voté très largement,
00:15:42plus d'une centaine de voix d'écart entre le vote pour et le vote contre.
00:15:47Le Sénat l'a enfin examiné.
00:15:50Il y a manifestement un rejet de l'ouverture de l'aide active à mourir.
00:15:56Moi, je le regrette profondément.
00:15:58C'est une attente très forte de nos compatriotes
00:16:01et un nouveau droit qui doit s'ouvrir.
00:16:05Et à longueur de sondage, ils nous le disent,
00:16:08ils attendent que nous avancions.
00:16:10Vous savez, moi, lorsque j'ai rejoint le parti En Marche,
00:16:14le mouvement, c'était parce que c'était un mouvement progressiste.
00:16:18Nous portions la PMA pour toutes.
00:16:20Nous portions cette question de la fin de vie.
00:16:22Moi, j'y suis très attachée.
00:16:23Il faut ouvrir ce droit.
00:16:25Et donc, le texte reviendra à l'Assemblée nationale
00:16:27à partir de la semaine du 16 février.
00:16:29Je crois qu'il n'est pas encore inscrit,
00:16:31mais il est prévu d'être examiné à partir du 17 février.
00:16:34Et je compte bien.
00:16:36En fait, si le texte est rejeté au Sénat,
00:16:39eh bien, c'est le texte de l'Assemblée nationale
00:16:41qui reviendra et qui sera mis sur la table.
00:16:43Mais moi, je ne doute pas que les parlementaires
00:16:45continueront à affirmer leur souhait d'ouvrir ce nouveau droit.
00:16:48C'est important.
00:16:49C'est un texte attendu.
00:16:51Et moi, je ferai tout pour que ce texte puisse être adopté
00:16:54de façon définitive avant l'été 2026,
00:16:58pour qu'il puisse rentrer en application
00:17:00avant la fin du quinquennat.
00:17:01C'est un engagement que j'ai pris auprès de beaucoup de Français
00:17:04que j'ai rencontrés, auprès de beaucoup de malades.
00:17:08C'est une loi de liberté.
00:17:09C'est une loi de respect.
00:17:10Et donc, je ferai, en tout cas,
00:17:13je mettrai toutes mes forces dans cette bataille
00:17:15pour que ce droit soit ouvert pour nos compatriotes.
00:17:17Bonjour, Ludovic Faux pour la chaîne parlementaire
00:17:27et l'Association des journalistes parlementaires.
00:17:29Vous avez évoqué dans votre propos liminaire
00:17:32les groupes de travail que vous avez mis en place
00:17:34pour essayer, au-delà de la procédure budgétaire,
00:17:36de faire évoluer la procédure parlementaire.
00:17:38Il y a beaucoup de sujets que vous avez mis en route
00:17:41dans ces groupes de travail,
00:17:42qui appartiennent aussi à des types de normes différents.
00:17:46Sur quels thèmes est-ce que vous espérez véritablement
00:17:51pouvoir avancer, puisque ce sont des choses
00:17:53qui nécessitent souvent un accord politique assez large
00:17:56au sein des groupes de l'Assemblée, voire au-delà ?
00:18:00Quels sont les thèmes à la fois auxquels vous tenez le plus
00:18:02et ceux sur lesquels vous pensez possible d'avancer ?
00:18:05Déjà, moi, je pense que c'est possible d'avancer
00:18:08parce que je vois que sur un certain nombre de sujets,
00:18:11on a déjà avancé.
00:18:13Ce n'est pas un vœu pieux.
00:18:15On a adopté des petites modifications du règlement
00:18:18de l'Assemblée nationale depuis quelques mois.
00:18:21On a supprimé le vote assis debout.
00:18:24On a mis le vote sur les débats 50-1 dans l'hémicycle,
00:18:29alors qu'avant, il se déroulait dans les salons.
00:18:31Et nous avons retiré la compétence que la Commission des lois
00:18:37avait sur les lois organiques.
00:18:40Nous l'avons réattribuée à toutes les commissions permanentes.
00:18:43Tout cela, ce sont des petites modifications du règlement,
00:18:46mais qui ont à chaque fois été adoptées à l'unanimité par consensus.
00:18:49Donc, nous pouvons avancer sur un certain nombre de choses
00:18:52très techniques.
00:18:53Après, il y a effectivement des réformes
00:18:55qui touchent plus les droits de l'opposition.
00:18:58Et donc, il faudra regarder quel est l'équilibre global
00:19:01auquel nous pouvons parvenir.
00:19:04Donc, moi, je n'ai pas de doute sur les questions techniques.
00:19:06Nous allons pouvoir avancer sur l'organisation du débat,
00:19:09la rationalisation, etc.
00:19:11Après, sur des droits qui peuvent toucher
00:19:14aux droits de l'opposition,
00:19:15eh bien, il faudra avoir une discussion aussi politique.
00:19:18Et puis, comme vous le savez, il y a des sujets, moi,
00:19:20que je trouve très importants,
00:19:21sur les commissions permanentes,
00:19:23le champ des compétences, etc.,
00:19:25sur la taille des groupes politiques.
00:19:27En tout cas, il faut tout regarder.
00:19:29Il ne faut rien s'interdire.
00:19:30L'idée, c'est qu'on a une Assemblée nationale
00:19:32qui doit s'adapter dans ses règles
00:19:36à une situation politique qui est inédite.
00:19:40Et donc, il va falloir que l'on avance.
00:19:42Moi, je suis assez convaincue
00:19:43qu'on va pouvoir avancer.
00:19:44Il y a la question aussi des commissions d'enquête.
00:19:46On voit qu'elles font beaucoup débats
00:19:48et beaucoup demandent à ce que les compétences,
00:19:52le rôle de chacun,
00:19:53l'organisation des commissions d'enquête
00:19:55puissent être clarifiées.
00:19:56Et donc, nous pourrons également évoquer cela
00:19:59dans la réforme du règlement.
00:20:01En tout cas, moi, ce que je vois,
00:20:02c'est que je remercie franchement les groupes politiques.
00:20:04Ils y participent.
00:20:06Ils apportent des idées.
00:20:07Ils sont allants parce que tout le monde voit bien
00:20:10qu'il y a des choses à améliorer.
00:20:13Et maintenant que nous avons tous l'habitude
00:20:14de bien travailler ensemble,
00:20:16je pense que nous pourrons aboutir.
00:20:17Après, je ne suis incapable de vous dire aujourd'hui
00:20:19si ce sera une petite, une moyenne
00:20:21ou une grande réforme du règlement.
00:20:23En tout cas, certains disent
00:20:25qu'il n'y a pas de majorité,
00:20:27donc c'est plus difficile de réformer.
00:20:29Je ne le crois pas.
00:20:30Parce que quand on a une majorité,
00:20:32en fait, on peut avoir tendance
00:20:34à faire une réforme du règlement à sa main.
00:20:36Et comme vous le savez,
00:20:38le Conseil constitutionnel,
00:20:39et c'est normal,
00:20:40nous sommes dans un État de droit
00:20:41et juge de la réforme du règlement.
00:20:44Et le Conseil constitutionnel
00:20:45a toujours un regard extrêmement vigilant
00:20:47sur les droits de l'opposition.
00:20:49Et donc, le fait que nous puissions avancer
00:20:52sur une réforme du règlement
00:20:53justement par consensus
00:20:55avec des groupes de tous bords politiques,
00:20:59peut nous garantir qu'effectivement
00:21:00les droits d'opposition
00:21:01sont parfaitement respectés.
00:21:04Donc nous clôturons nos travaux
00:21:06au mois d'avril, normalement.
00:21:07Et puis moi, j'espère qu'on pourra présenter
00:21:09un texte de réforme là aussi avant l'été.
00:21:13On regardera avec les groupes politiques
00:21:15comment ils souhaitent avancer sur ce point.
00:21:17– Oui, Pierre Duquenne, bonjour, de Contexte.
00:21:20– Bonjour.
00:21:20– Justement, quelques précisions
00:21:21sur cette réforme du règlement.
00:21:24Quand vous dites que la question,
00:21:27c'est de savoir quelle sera la méthode
00:21:28pour aboutir,
00:21:29là, vous venez d'évoquer le consensus.
00:21:32Ça, c'est un point sur lequel vous engagez
00:21:36que toutes les décisions autour de réforme du règlement
00:21:39seront prises par consensus
00:21:40ou ça pourrait être par majorité simple
00:21:41au sein de la conférence des présidents ?
00:21:45– Non, en fait, une réforme du règlement
00:21:47doit être adoptée par un vote
00:21:49dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
00:21:51Donc il faut nécessairement qu'elle réunisse
00:21:53une majorité de parlementaires.
00:21:55En revanche, moi, j'ai dit que je ne ferais pas
00:21:57une réforme du règlement
00:21:58qui serait 51% contre 49%.
00:22:01Il s'agit d'avoir un large consensus.
00:22:03Ça ne veut pas dire une unanimité.
00:22:05Mais il faut quand même que la plupart
00:22:07des groupes politiques souscrivent
00:22:10à l'ensemble de la réforme du règlement
00:22:12pour que nous puissions avancer.
00:22:15Ce qu'il faut faire, en revanche,
00:22:16par consensus à l'unanimité,
00:22:17c'est ce que nous faisons aussi
00:22:18lorsque nous prenons des décisions
00:22:20en conférence des présidents
00:22:21qui contreviennent finalement
00:22:24à des règles du règlement intérieur.
00:22:26Typiquement, lorsque l'on a organisé
00:22:28ce lundi le débat sur le 50-1,
00:22:30nous avons convenu, avec un consensus,
00:22:33avec une unanimité des groupes politiques,
00:22:34de changer la méthode du 50-1,
00:22:37réduire les temps de parole des groupes,
00:22:39de créer un temps de questions-réponses
00:22:42au gouvernement,
00:22:42ce qui n'existait pas,
00:22:43ce qui est contraire à notre règlement.
00:22:45Et là, j'avais besoin de l'unanimité
00:22:46que j'ai obtenue.
00:22:48Et je pense que ça, c'est important.
00:22:50Et ça, c'est différent.
00:22:50C'est vraiment des décisions
00:22:51qu'on peut prendre en conférence des présidents
00:22:53pour une application immédiate.
00:22:56Bonjour. Audrey Tison, France Info.
00:22:59La présidentielle 2027,
00:23:01est-ce que vous y pensez
00:23:02en vous coiffant le matin ?
00:23:04Comment vous voyez cette profusion
00:23:06de candidats potentiels ?
00:23:07Est-ce qu'il pourrait y avoir une primaire
00:23:09pour départager tous ces candidats ?
00:23:11En fait, moi, vraiment,
00:23:13je trouve qu'aujourd'hui,
00:23:15il faut, et c'est une réponse
00:23:18qui est vraiment extrêmement sincère,
00:23:20se concentrer sur ce qu'on fait maintenant.
00:23:22Parce que, moi, je vois bien
00:23:24que ceux qui se concentrent sur 2027
00:23:27sont un peu soit absents du débat,
00:23:29et ce n'est pas bon,
00:23:30du débat d'aujourd'hui,
00:23:31soit les prises de position qu'ils ont
00:23:35sont guidées par 2027
00:23:36et pas par 2026.
00:23:38Or, aujourd'hui,
00:23:39on est en janvier 2026,
00:23:41et quand on voit
00:23:41la situation internationale,
00:23:43quand on voit que tout bouge
00:23:45au jour le jour,
00:23:47on ne peut pas se dire
00:23:48qu'on prendra le train de 2027
00:23:50sans prendre celui de 2026.
00:23:52Ce n'est pas possible.
00:23:53Donc, moi, je suis concentrée
00:23:54sur ma tâche,
00:23:55et comme vous le savez,
00:23:56mon objectif premier,
00:23:57c'est de faire fonctionner
00:23:58l'Assemblée nationale.
00:23:59C'est mon devoir,
00:23:59c'est ma mission.
00:24:01Les Français ont élu
00:24:02cette Assemblée nationale.
00:24:03Moi, je me souviens
00:24:04qu'en 2022,
00:24:06puis encore plus en 2024,
00:24:08on entendait beaucoup
00:24:09de commentateurs dire
00:24:10qu'elle serait ingouvernable,
00:24:12qu'on ne pourrait rien y faire.
00:24:13Eh bien, moi,
00:24:14je me bats pour qu'on y fasse
00:24:15quelque chose
00:24:16et on fait quelque chose
00:24:17dans cette Assemblée.
00:24:18Je sais qu'on n'arrive pas
00:24:19à tout faire bien.
00:24:2049-3,
00:24:21on est l'éclatante démonstration
00:24:23que parfois,
00:24:25elle est bruyante,
00:24:26agitée,
00:24:27qu'il y a de la confrontation.
00:24:28On est en démocratie,
00:24:29c'est heureux.
00:24:30Mais nous avons produit
00:24:32beaucoup de choses,
00:24:33plus de 150 textes adoptés,
00:24:35des textes qui changent
00:24:36la vie des Français.
00:24:37Le texte sur le narcotrafic,
00:24:38le texte sur la définition du viol,
00:24:40le registre national
00:24:41contre le cancer.
00:24:43Ça, c'est des avancées,
00:24:44c'est des choses
00:24:44qui sont importantes.
00:24:46Et évidemment,
00:24:46les textes pour nos Outre-mer,
00:24:48la refondation de Mayotte,
00:24:49etc.
00:24:49Donc, on avance
00:24:50et c'est ça ma mission.
00:24:52Et vous pensez bien
00:24:53qu'en janvier 2026,
00:24:54je ne dois,
00:24:55et c'est mon devoir,
00:24:56ne me concentrer que sur ça.
00:24:57Et j'invite tout le monde
00:24:58à faire de même.
00:25:01Merci.
00:25:02Bonjour, madame la présidente.
00:25:03C'est rarement la tribune.
00:25:04Je voulais vous demander
00:25:05le prochain projet de loi
00:25:07a priori du gouvernement.
00:25:07Ce sera sur la décentralisation
00:25:09après les municipales.
00:25:10Est-ce que,
00:25:11même si vous n'avez jamais
00:25:11été élue locale,
00:25:12vous avez des attentes
00:25:13et ou des lignes rouges ?
00:25:14Merci.
00:25:15Alors, excusez-moi,
00:25:16je suis actuellement élue locale.
00:25:19Je suis conseillère municipale
00:25:20dans la ville
00:25:21de ma circonscription.
00:25:22depuis 2020,
00:25:24nous avions,
00:25:25nous étions une des rares
00:25:26équipes municipales
00:25:27à gagner.
00:25:28Je me souviens,
00:25:29j'étais à l'époque
00:25:29présidente de la commission
00:25:30des lois
00:25:31et Olivier Marlex,
00:25:32qui était membre
00:25:32de la commission des lois,
00:25:33était arrivé en commission
00:25:34après les municipales
00:25:35en me félicitant
00:25:36et en me disant
00:25:37que j'étais la seule
00:25:37de la majorité
00:25:39à avoir gagné
00:25:40dans une municipalité
00:25:41sur une liste
00:25:42de marcheurs.
00:25:43Donc,
00:25:44je suis élue municipale
00:25:46et c'est important
00:25:46pour moi
00:25:47d'avoir cet ancrage-là
00:25:48et cette expérience-là.
00:25:49Cette loi sur la décentralisation,
00:25:52moi,
00:25:52je l'appelle de mes voeux
00:25:53depuis longtemps.
00:25:54C'est la suite.
00:25:55On a déjà adopté
00:25:57des textes
00:25:57de simplification.
00:25:59C'était la loi 3DS
00:26:00qui avait été portée
00:26:01à l'époque
00:26:01par Jacqueline Gourault.
00:26:04Il faut continuer
00:26:05ce mouvement.
00:26:06Il y a beaucoup de rapports.
00:26:07Moi,
00:26:07j'avais proposé
00:26:08il y a presque un an
00:26:09que nous constituions
00:26:11un groupe de travail
00:26:12entre le Sénat
00:26:13et l'Assemblée nationale
00:26:14pour avancer
00:26:15puisque vous savez
00:26:16que nos assemblées
00:26:17ont beaucoup effectué
00:26:18de travaux
00:26:19et de propositions.
00:26:20C'était un rapport
00:26:21d'Éric Woerth.
00:26:22On a un rapport
00:26:24de 50 propositions
00:26:25du Sénat là-dessus.
00:26:27On a aussi un rapport
00:26:28de Boris Ravignon,
00:26:29le maire de Charleville-Mézières
00:26:30qui avait chiffré
00:26:31l'enchevêtrement
00:26:33des compétences
00:26:34à 7,5 milliards,
00:26:36je crois,
00:26:37par an de coût.
00:26:39Et donc,
00:26:39j'avais souhaité
00:26:41que nous fassions
00:26:41un groupe de travail
00:26:42pour accoucher
00:26:44d'une proposition de loi.
00:26:46Ça n'a pas pu se faire
00:26:47mais donc,
00:26:47je suis contente
00:26:48que le Premier ministre
00:26:49souhaite avancer
00:26:49dans cette même direction
00:26:51parce que c'est non seulement
00:26:52un enjeu d'efficacité
00:26:54mais c'est aussi
00:26:54un enjeu d'économie structurelle
00:26:57sur le budget de la nation
00:26:58et comme vous le savez
00:26:59en ce moment,
00:27:00ça n'est pas du luxe.
00:27:01– Bonjour, Stéphanie Lerouge
00:27:06de l'AFP.
00:27:08Vous avez eu un commentaire
00:27:10assez critique mardi
00:27:11sur l'utilisation du 49.3
00:27:13puisque vous avez dit
00:27:14c'est la démocratie
00:27:15évidemment qui perd aujourd'hui.
00:27:19Est-ce que Sébastien Lecornu
00:27:21a eu tort de l'utiliser ?
00:27:24Est-ce qu'il avait vraiment le choix ?
00:27:26Et deuxième question,
00:27:28que va-t-il rester de cette séquence
00:27:30du point de vue du parlementarisme ?
00:27:32C'est-à-dire,
00:27:32est-ce que le Parlement
00:27:33a quand même gagné
00:27:35une certaine légitimité
00:27:36face à une pratique
00:27:39un peu autoritaire du pouvoir
00:27:40qui a pu y avoir précédemment ?
00:27:44Où est-ce qu'il a fait
00:27:45la démonstration finalement
00:27:46de son immaturité ?
00:27:49– À nouveau,
00:27:50je pense qu'aujourd'hui
00:27:51on est à un moment
00:27:52où les règles ne sont pas adaptées
00:27:54à la situation politique
00:27:55et c'est quand même préoccupant
00:27:57d'avoir finalement
00:27:58des règles de procédure
00:28:00qui viennent entraver
00:28:01une volonté politique
00:28:02et c'est pour ça
00:28:03qu'il est urgent de les modifier.
00:28:05Après, sur l'usage du 49.3,
00:28:08en fait moi je l'ai très longtemps
00:28:09défendu le 49.3
00:28:10en disant
00:28:11« Bonne juriste,
00:28:12vous savez moi je suis avocate
00:28:13alors je viens de dire
00:28:14mais c'est constitutionnel,
00:28:16ça existe dans la constitution
00:28:17depuis toujours
00:28:18et puis personne n'a jamais
00:28:20voulu le supprimer,
00:28:21qu'on soit de gauche,
00:28:21qu'on soit de droite,
00:28:22etc. »
00:28:24Bref,
00:28:25à chaque fois que je fais
00:28:26cette démonstration
00:28:27en réunion publique,
00:28:29je vois que je ne suis pas convaincante
00:28:30et je vois que dans l'opinion publique,
00:28:32chez les Français,
00:28:33le 49.3 n'est pas un outil
00:28:35aujourd'hui acceptable
00:28:37et il est pris à tort ou à raison
00:28:40mais finalement peu importe,
00:28:41il est ressenti
00:28:42comme un passage en force
00:28:43et donc il faut en tirer
00:28:44les conséquences,
00:28:45il faut écouter
00:28:45quand on fait de la politique,
00:28:46si on n'écoute pas les Français,
00:28:48si on n'écoute pas ses compatriotes,
00:28:49je pense qu'on peut rentrer chez soi
00:28:50et donc moi j'écoute les Français,
00:28:52je vois que l'outil est inadapté
00:28:54et ce que je fais
00:28:55c'est que justement
00:28:55au lieu de me dire
00:28:57« Oh là là, vivement demain
00:28:59qu'on ait une majorité absolue
00:29:00et qu'on puisse revenir
00:29:01comme avant
00:29:02où on déroule notre budget
00:29:03et puis en fait
00:29:04on écrase nos oppositions,
00:29:06ce n'est pas ma position,
00:29:07moi ma position
00:29:08c'est de dire
00:29:08« Mais en fait,
00:29:09changeons nos règles,
00:29:10regardons comment on peut
00:29:11travailler différemment
00:29:12pour ne pas avoir à passer
00:29:13par 49.3
00:29:14et pour être capable
00:29:15sur le budget
00:29:16comme sur les autres textes
00:29:17de créer du consensus.
00:29:19Tout à l'heure
00:29:20quand je vous dis
00:29:20que plus de 150 textes
00:29:22ont été adoptés
00:29:22par l'Assemblée nationale
00:29:23cette dernière année,
00:29:25ils ont tous été votés,
00:29:26ils n'ont pas été adoptés
00:29:27par 49.3.
00:29:28Donc on voit bien
00:29:29qu'on est capable
00:29:30de trouver des majorités
00:29:31sur des sujets
00:29:32qui ne sont pas forcément
00:29:33des sujets faciles
00:29:34et donc en fait,
00:29:35la dernière marche
00:29:36c'est être capable
00:29:37de trouver une majorité
00:29:38sur des textes budgétaires.
00:29:40On a franchi une étape
00:29:41en trouvant une majorité
00:29:42sur le budget
00:29:43de la sécurité sociale,
00:29:45et bien il faut maintenant
00:29:45qu'on franchisse
00:29:46la suivante
00:29:47et il ne suffit pas
00:29:48uniquement de volonté politique,
00:29:49il faut changer nos règles
00:29:50et c'est ce que je propose.
00:29:51Donc vous voyez,
00:29:52moi je crois justement
00:29:53en cette démocratie parlementaire,
00:29:55moi je crois plus que jamais
00:29:57en l'Assemblée nationale,
00:29:58je crois plus que jamais
00:29:59au pluralisme politique.
00:30:01Moi je regarde les statistiques
00:30:03et en fait,
00:30:04lorsqu'il y a une majorité absolue,
00:30:07et bien le taux d'amendement
00:30:09de l'opposition
00:30:10qui est adopté,
00:30:12c'est un pouillard,
00:30:14c'est 5%.
00:30:15Lorsqu'on est en majorité relative,
00:30:18voire sans majorité,
00:30:19on monte à 30-40%.
00:30:21Et bien là,
00:30:22je crois que le pluralisme
00:30:23il gagne,
00:30:23je crois que la démocratie il gagne.
00:30:25Donc continuons sur ce chemin,
00:30:27mais adaptons nos règles
00:30:28et effectivement,
00:30:29personne ne peut se satisfaire
00:30:31d'un 49-3,
00:30:32personne,
00:30:33mais je sais très bien
00:30:34que le Premier ministre,
00:30:35le premier,
00:30:36et vous l'avez dit,
00:30:37il ne s'en satisfait pas,
00:30:38il a essayé,
00:30:39il a essayé de trouver
00:30:40d'autres chemins,
00:30:41il n'a malheureusement
00:30:42pas réussi à les trouver
00:30:43parce que les circonstances politiques
00:30:45et les circonstances juridiques,
00:30:48et donc c'est pour ça
00:30:48qu'il faut qu'on avance ensemble.
00:30:50Et je sais que le gouvernement
00:30:52est aussi évidemment allant
00:30:53puisque s'agissant de la LOLF,
00:30:55on aura besoin d'eux aussi.
00:30:56– Bonjour,
00:31:02Judith Chetrit pour Politico.
00:31:04Plus de 90 députés
00:31:06se sont déclarés à date
00:31:07pour les municipales
00:31:08des 15 et 22 mars.
00:31:10Comment analysez-vous ces chiffres ?
00:31:13Est-ce que c'est une...
00:31:14Donc forcément,
00:31:14il va y avoir des suppléants,
00:31:17potentiellement des législatives partielles.
00:31:19Quelle est votre analyse dessus ?
00:31:21– Déjà, je trouve que
00:31:22c'est intéressant en nombre,
00:31:24mais ce n'est pas non plus
00:31:25spectaculaire et inhabituel.
00:31:27On est en fin de mandat
00:31:29parce que même si on a été élu
00:31:31en 2024 ou en 2029,
00:31:33tout le monde peut imaginer
00:31:35qu'il y aura probablement
00:31:36une dissolution
00:31:37après la présidentielle en 2027.
00:31:39Donc on voit bien
00:31:40que les parlementaires,
00:31:42en raison aussi du non-cumul des mandats,
00:31:45ont un appétit pour se lancer
00:31:47sur ces élections municipales.
00:31:48Donc moi, je trouve ça
00:31:49extrêmement intéressant.
00:31:50Je trouve aussi
00:31:51qu'aller mener des combats politiques,
00:31:54c'est toujours une bonne nouvelle.
00:31:55Aller se confronter aux Français,
00:31:57aux citoyens.
00:31:58Et puis tout le monde nous dit
00:31:59que le mandat de maire,
00:32:00c'est le plus beau des mandats du monde.
00:32:03Donc écoutez, je souhaite en tout cas
00:32:05à ceux qui se lancent dans la bataille
00:32:06de pouvoir la mener à bien.
00:32:08Après, c'est vrai que ça entraînera
00:32:12évidemment des effets
00:32:13sur la composition de l'Assemblée nationale
00:32:15et peut-être sur les postes
00:32:18à responsabilité qui sont exercées.
00:32:19Ça peut entraîner aussi
00:32:20des élections internes au bureau.
00:32:22Donc on regardera tout ça.
00:32:23Mais en tout cas,
00:32:25on est...
00:32:26Moi, je suis toujours très heureuse
00:32:28que les parlementaires
00:32:29aillent faire de la politique
00:32:31sur le terrain
00:32:31pour être élue locale,
00:32:33comme je suis une élue locale.
00:32:34Je ne suis pas sympa.
00:32:39Vous êtes candidate ?
00:32:40Non, moi, je ne suis pas candidate.
00:32:42C'est génial.
00:32:43Oui.
00:32:44Je suis présidente de l'Assemblée nationale,
00:32:46monsieur.
00:32:47Et donc, je ne cours pas
00:32:49plusieurs chevaux à la fois.
00:32:50Comme je le disais tout à l'heure,
00:32:51je ne fais pas la course
00:32:53à la présidentielle aujourd'hui.
00:32:55Je ne fais pas la course
00:32:55au municipal non plus.
00:32:57Je fais juste le job
00:32:58que les Français
00:32:59et les députés m'ont confié
00:33:00en ménisant
00:33:02présidente de l'Assemblée nationale.
00:33:05Jeanne-Dièves de Cazot,
00:33:06je voudrais revenir
00:33:07sur le 49.3.
00:33:10Cela veut dire
00:33:11qu'il faudrait réunir le Congrès,
00:33:13changer la Constitution
00:33:14pour supprimer
00:33:15un levier quand même
00:33:16assez important
00:33:17et qui ne satisfait pas
00:33:20dans une situation ponctuelle
00:33:22et qui, on l'espère,
00:33:24changera dans pas trop longtemps.
00:33:27Donc, est-ce que vous pensez
00:33:28que ça vaut vraiment la peine
00:33:30de se priver,
00:33:32de se levier ?
00:33:33Alors, je me suis peut-être
00:33:34mal exprimée.
00:33:35Je n'ai absolument pas proposé
00:33:36de supprimer le 49.3.
00:33:38Et donc, lorsque, éventuellement,
00:33:41je suis vraiment navrée
00:33:43de ne pas avoir été comprise
00:33:44et merci pour cette question
00:33:45qui me permet probablement
00:33:46de clarifier,
00:33:47je ne propose pas
00:33:48de le supprimer,
00:33:49mais je constate
00:33:50que son usage aujourd'hui
00:33:52n'est pas compris
00:33:53par la population
00:33:54et qu'il faut donc
00:33:55essayer de faire autrement.
00:33:56Moi, vous savez,
00:33:57je suis déçue
00:33:59qu'effectivement,
00:34:00on aboutisse
00:34:01à un compromis,
00:34:03certes,
00:34:03qui est construit
00:34:04avec les forces politiques
00:34:04et avec les parlementaires,
00:34:06mais que ce compromis
00:34:07ne puisse pas être construit
00:34:08à l'Assemblée nationale
00:34:10dans son hémicycle.
00:34:11C'est ça qu'on doit déplorer.
00:34:13Et on voit finalement
00:34:14que le 49.3
00:34:15est la résultante
00:34:16d'un compromis
00:34:17puisqu'il y a
00:34:18des prises en compte
00:34:19des positions
00:34:20de différents groupes,
00:34:22mais pour autant,
00:34:23ce compromis,
00:34:24notre objectif,
00:34:25c'est qu'il puisse naître
00:34:26dans l'Assemblée nationale
00:34:28et faire l'objet
00:34:28d'un vote
00:34:29dans l'Assemblée nationale.
00:34:30C'est ça mon objectif.
00:34:31Mais ça n'est pas
00:34:32de supprimer l'outil
00:34:33parce que,
00:34:34comme tout outil,
00:34:35il peut être nécessaire
00:34:37pour la bonne marche
00:34:40du pays
00:34:40et donc je pense
00:34:41qu'il ne faut pas
00:34:42le supprimer.
00:34:43Mais en revanche,
00:34:43il faut tout faire
00:34:44pour ne pas l'utiliser.
00:34:45Je sais que le Premier ministre
00:34:46a tout fait
00:34:47pour ne pas l'utiliser.
00:34:48Maintenant,
00:34:48il faut aider à cela
00:34:50en changeant nos règles.
00:34:52Ça ne sera peut-être
00:34:53pas suffisant,
00:34:54mais en tout cas,
00:34:55je pense que c'est nécessaire.
00:34:56C'est plus clair.
00:34:58Bonjour, Pauline Gros,
00:34:59journaliste à Mediapart.
00:35:00Merci beaucoup
00:35:01de répondre à nos questions.
00:35:02On vit une période
00:35:03très trouble et dangereuse
00:35:04sur le plan international.
00:35:06Les députés
00:35:07sont d'ailleurs appelés
00:35:08à se prononcer régulièrement
00:35:10sur les questions internationales.
00:35:12Et en même temps,
00:35:12on a l'impression
00:35:13qu'ils sont de plus en plus
00:35:13exposés aux risques
00:35:14d'ingérences étrangères.
00:35:15Donc on l'a vu
00:35:16avec par exemple
00:35:17l'organisme pro-israélien
00:35:18El Net
00:35:19qui organise des voyages
00:35:21de députés.
00:35:22Aussi plus récemment
00:35:23dans un autre genre,
00:35:24le magazine Écran de veille
00:35:25dont plusieurs articles
00:35:28de presse
00:35:29estiment depuis 2023
00:35:30qu'il est financé
00:35:31par les Émirats
00:35:31et qui est distribué
00:35:33en fait dans toutes
00:35:33les boîtes aux lettres
00:35:34des députés
00:35:35et même accessible
00:35:37dans certaines zones
00:35:38communes apparemment.
00:35:40Donc faut-il prendre
00:35:41des mesures de protection ?
00:35:43Est-ce que c'est un sujet,
00:35:44la question des ingérences
00:35:45qui vous inquiète ?
00:35:46Et est-ce que vous conseille
00:35:47de prendre en fait
00:35:48des mesures
00:35:49pour réguler un petit peu ?
00:35:51Alors c'est un sujet
00:35:52qui nous inquiète
00:35:54et qui nous inquiète
00:35:54même plus largement.
00:35:56On est à l'approche
00:35:57d'élections municipales,
00:35:59on est à l'approche
00:36:00d'élections présidentielles
00:36:02et on sait que différents
00:36:03scrutins d'autres pays
00:36:05européens,
00:36:06on pense à l'Allemagne,
00:36:07on pense à la Moldavie,
00:36:08ont été sujets
00:36:09d'ingérences étrangères.
00:36:11Et donc il faut faire attention
00:36:12et il faut se prémunir.
00:36:14Et hier, je voyais,
00:36:15j'ai rencontré le SGDSN
00:36:16pour justement évoquer
00:36:18ce sujet avec lui.
00:36:20Et donc là,
00:36:20on a un travail collectif
00:36:23à mettre en œuvre
00:36:24pour protéger nos élections.
00:36:27Après, pour l'Assemblée nationale,
00:36:29ce qui est important,
00:36:30c'est d'avoir beaucoup
00:36:31de transparence.
00:36:32Comme vous le savez,
00:36:34depuis 2017,
00:36:35on a beaucoup avancé
00:36:36sur les règles de transparence.
00:36:37Il y a le déontologue
00:36:39qui a pris beaucoup de place
00:36:41à l'Assemblée nationale.
00:36:42On doit déclarer
00:36:43les cadeaux reçus,
00:36:44les voyages,
00:36:45tous les lobbyistes
00:36:46sont inscrits sur des listes.
00:36:47On doit se déporter
00:36:48lorsqu'il y a
00:36:50des conflits d'intérêts
00:36:51qui peuvent exister.
00:36:54On a interdit aux collaborateurs
00:36:56d'être employés
00:36:57moitié lobby,
00:36:58moitié parlementaires.
00:36:59Je vous rappelle
00:36:59que ça existait avant 2017
00:37:01et ça, c'est dans les lois confiance.
00:37:03Donc on a beaucoup avancé
00:37:04sur les questions déontologiques
00:37:05et le déontologue
00:37:06le remarque année après année.
00:37:08On a une vraie culture
00:37:09de la déontologie
00:37:09qui s'est installée
00:37:10chez nos parlementaires
00:37:12et c'est vraiment heureux.
00:37:14Après, concernant
00:37:14les organes de presse
00:37:16qui ont accès
00:37:17à l'Assemblée nationale,
00:37:18moi, je n'effectue pas
00:37:18de contrôle.
00:37:19À partir du moment
00:37:20où vous avez
00:37:21des cartes de presse,
00:37:22vous avez le droit
00:37:23d'accéder à l'Assemblée nationale
00:37:25et c'est normal
00:37:25et je ne contrôle pas
00:37:26les boîtes aux lettres
00:37:28des parlementaires.
00:37:30Voilà,
00:37:30on est dans le temple
00:37:31de la démocratie.
00:37:32Je ne vais pas commencer
00:37:33à exercer une censure
00:37:36quelconque sur ce qui est
00:37:38distribué aux parlementaires.
00:37:39Après,
00:37:40je veille à ce que les espaces
00:37:43soient bien utilisés
00:37:45selon nos règles d'usage.
00:37:47On ne peut pas faire
00:37:48n'importe quoi
00:37:49à l'Assemblée nationale,
00:37:50mais c'est le temple
00:37:53de la démocratie
00:37:54et donc, évidemment,
00:37:55la liberté de la presse,
00:37:57la liberté d'expression
00:37:58y est sacrée
00:38:00et je ne fais pas de tri.
00:38:04Madame,
00:38:04il y a un vent
00:38:05d'anti-parlementarisme
00:38:06qui souffle en France
00:38:07en ce moment.
00:38:08Vous qui êtes à l'écoute
00:38:10de l'opinion,
00:38:11vous devez le ressentir.
00:38:12Bien sûr.
00:38:13Qu'est-ce que vous pensez
00:38:15pouvoir faire
00:38:16pour contribuer à...
00:38:18Est-ce que le compromis
00:38:19n'est pas justement
00:38:19un moyen de l'alimenter,
00:38:21cet anti-parlementarisme ?
00:38:23Parce qu'on entend souvent
00:38:23les gens qui disent
00:38:24qu'ils se mettent d'accord
00:38:25parce que la place est bonne.
00:38:28Oui.
00:38:29En fait,
00:38:29je voudrais peut-être alerter
00:38:31sur les dangers
00:38:32de l'anti-parlementarisme
00:38:34parce que
00:38:35si vous n'avez plus d'élus,
00:38:39c'est la dictature.
00:38:42En fait,
00:38:42la démocratie repose
00:38:44sur l'élection
00:38:45et sur la séparation
00:38:48des pouvoirs
00:38:49avec des pouvoirs
00:38:49qui arrêtent
00:38:50les autres pouvoirs.
00:38:51C'est Montesquieu.
00:38:52Et donc,
00:38:53avoir un pouvoir exécutif
00:38:55qui est contrôlé
00:38:57par un parlement,
00:38:59eh bien,
00:38:59c'est indispensable
00:39:00et c'est l'essence
00:39:00d'une démocratie.
00:39:01Et donc,
00:39:02que les parlementaires
00:39:04ne plaisent pas
00:39:05à nos concitoyens,
00:39:07qu'il y ait une distance
00:39:08qui existe
00:39:09entre les parlementaires
00:39:10et les citoyens,
00:39:11voire une défiance,
00:39:13évidemment,
00:39:13on ne peut que le constater.
00:39:15Mais dans ces cas-là,
00:39:16moi,
00:39:16ce que je dis,
00:39:17c'est que
00:39:17cette démocratie
00:39:18qui est précieuse,
00:39:19eh bien,
00:39:20faites-la vivre.
00:39:21Faites-la vivre.
00:39:22Il y a des élections.
00:39:23Allez aux élections.
00:39:24Portez vos voix.
00:39:26Mais en tout cas,
00:39:27ne dénigrez pas
00:39:28les parlementaires.
00:39:30Ils font,
00:39:30quelle que soit
00:39:31leur couleur politique,
00:39:33de leur mieux
00:39:33pour vous représenter.
00:39:36Après,
00:39:36c'est vrai que parfois,
00:39:37et on le voit,
00:39:38on le déplore.
00:39:39Moi,
00:39:39je reçois des courriers
00:39:40de parlement,
00:39:41les députés
00:39:43se tiennent mal,
00:39:44etc.
00:39:45Mais à nouveau,
00:39:45on est dans une démocratie.
00:39:46Je ne vois pas
00:39:47quel autre système,
00:39:48si nous n'avons plus
00:39:49d'Assemblée nationale,
00:39:51quel autre système
00:39:52lui est préférable ?
00:39:54Donc,
00:39:54c'est Churchill,
00:39:55c'est le moins mauvais
00:39:56des systèmes.
00:39:57Mais bon,
00:39:57c'est comme ça.
00:39:58Et donc,
00:39:59après,
00:40:00moi,
00:40:00ce que je fais à mon niveau,
00:40:02c'est essayer
00:40:02de recréer de la confiance.
00:40:04C'est l'ouverture
00:40:05de l'Assemblée nationale.
00:40:06Comme vous le savez,
00:40:07depuis que je préside
00:40:08l'Assemblée nationale,
00:40:09on a doublé
00:40:10le nombre de visiteurs
00:40:11à l'Assemblée nationale.
00:40:12On a créé
00:40:13un accès direct
00:40:14à l'Assemblée nationale
00:40:15pour nos concitoyens.
00:40:16L'année dernière,
00:40:16c'est près de 70 000 Français
00:40:18qui ont visité
00:40:19l'Assemblée nationale
00:40:20en dehors du cadre habituel,
00:40:22en passant par leurs députés.
00:40:25C'est le week-end
00:40:25des visites dédiées
00:40:27aux enfants,
00:40:28aux jeunes
00:40:29de 8 à 13 ans
00:40:30avec des guides
00:40:31qui ont été spécialement formés.
00:40:33Je pense que
00:40:33c'est la rénovation
00:40:34également du Parlement
00:40:35des enfants.
00:40:36C'est les assemblées
00:40:37des idées
00:40:37que j'organise,
00:40:38les permanences citoyennes.
00:40:39J'en ai encore tenu
00:40:40lundi dernier
00:40:41avec cinq citoyens
00:40:42tirés au sort.
00:40:43Toute cette politique
00:40:43d'ouverture,
00:40:45je crois,
00:40:45contribue
00:40:46à renouer
00:40:48la confiance.
00:40:49La proximité,
00:40:50je réponds
00:40:51à vos questions.
00:40:52On peut organiser
00:40:52des conférences de presse
00:40:53quand vous le souhaitez.
00:40:54Je pense que là aussi,
00:40:56avoir parlé ça
00:40:56en langue de bois,
00:40:58être le plus sincère possible,
00:41:01essayer d'être
00:41:01le plus
00:41:02cash,
00:41:04mais aussi
00:41:04le plus
00:41:06fidèle
00:41:08à ses convictions,
00:41:09garder la même ligne.
00:41:11Je pense que
00:41:12tout ça
00:41:12est de nature
00:41:13à renouer la confiance.
00:41:15Mais ça,
00:41:15c'est vraiment
00:41:15un travail collectif
00:41:17que nous devons
00:41:17réaliser
00:41:18pour la retrouver,
00:41:20la reconquérir.
00:41:21Mais en tout cas,
00:41:22c'est un enjeu démocratique
00:41:23qui nous concerne tous.
00:41:25Ce n'est pas juste
00:41:26l'Assemblée nationale
00:41:27qui pourrait être victime
00:41:28de cet antiparlementarisme.
00:41:30Parce que
00:41:30l'antiparlementarisme,
00:41:32c'est quelque chose
00:41:32qui est profondément
00:41:33antidémocratique,
00:41:34en fait.
00:41:35Et ceux qui
00:41:36protestent
00:41:37contre l'Assemblée nationale,
00:41:39en fait,
00:41:39ils veulent un pouvoir fort.
00:41:41Mais je ne crois pas
00:41:41que ce soit
00:41:42ce que nous souhaitons.
00:41:45Oui,
00:41:45bonjour,
00:41:46Jean-Michel Lamy,
00:41:46nouvel économiste.
00:41:47Ici,
00:41:48nous sommes à l'Assemblée nationale.
00:41:50Donc,
00:41:50le palais Bourbon
00:41:51a toujours eu du mal
00:41:52à nouer des relations
00:41:53avec les institutions communautaires.
00:41:55Vous venez de nous dire
00:41:55que vous invitez
00:41:57la présidente
00:41:58du Parlement européen
00:41:59au G7.
00:42:00Mais ce Parlement européen,
00:42:01tout d'un coup,
00:42:02semble se réveiller.
00:42:03Vous pensez au Mercosur.
00:42:05Alors,
00:42:05est-ce que vous avez
00:42:06d'autres initiatives ?
00:42:07Est-ce que vous pensez
00:42:09être innovante
00:42:09sur les relations
00:42:10entre l'Assemblée nationale
00:42:12et le Parlement européen ?
00:42:14Alors,
00:42:15moi,
00:42:15j'ai une relation
00:42:16effectivement régulière
00:42:18avec la présidente
00:42:19du Parlement européen,
00:42:21Roberta Mezzola,
00:42:22qui est effectivement
00:42:22invitée au G7.
00:42:24Ce n'est pas
00:42:24une initiative personnelle,
00:42:25pour le coup.
00:42:26c'est régulier.
00:42:28Elle vient à chacun
00:42:29de nos G7
00:42:30parce que la voix
00:42:32de l'Europe
00:42:32est évidemment importante.
00:42:34Moi,
00:42:34ce que je vois surtout,
00:42:35c'est que la voix
00:42:36des parlements,
00:42:38finalement,
00:42:39est importante aujourd'hui
00:42:40et on s'en rend compte.
00:42:42Lorsqu'on a le vote,
00:42:43hier,
00:42:44du Parlement européen
00:42:45pour saisir
00:42:46la Cour de justice
00:42:47de l'Union européenne,
00:42:49mais quand on a le vote
00:42:50du Parlement européen,
00:42:51lundi,
00:42:52qui suspend
00:42:53l'accord
00:42:54entre les États-Unis
00:42:55et l'Union européenne,
00:42:57là aussi,
00:42:58c'est important.
00:42:59Mais nos parlements
00:43:00votent des résolutions
00:43:01lorsque...
00:43:02Et parfois,
00:43:03on dit,
00:43:03les résolutions,
00:43:04ce sont des vœux pieux.
00:43:05Ce n'est pas vrai.
00:43:06Lorsqu'on vote
00:43:07le fait que nous ne souhaitons pas
00:43:10adopter le Mercosur
00:43:12en l'État,
00:43:13eh bien,
00:43:13ça permet au président
00:43:15de la République,
00:43:16un,
00:43:16de négocier,
00:43:17deux,
00:43:17de s'y opposer
00:43:18lors du vote.
00:43:20Lorsque nous
00:43:21votons des résolutions
00:43:22pour soutenir
00:43:23les femmes en Iran,
00:43:24etc.,
00:43:25ça a du poids.
00:43:26Donc moi,
00:43:26je crois profondément
00:43:27à la force du Parlement
00:43:28et on voit que lorsque
00:43:30Donald Trump
00:43:31a eu des initiatives
00:43:32un peu belliqueuses
00:43:35vis-à-vis du Groenland,
00:43:36eh bien,
00:43:37au Congrès américain,
00:43:39il y a eu aussi
00:43:40des initiatives parlementaires
00:43:43réunissant des démocrates
00:43:44et des républicains
00:43:45pour justement
00:43:46s'opposer
00:43:47à une intervention militaire
00:43:50au Groenland.
00:43:51Donc on voit bien
00:43:52que la voie des parlements,
00:43:53la voie des peuples,
00:43:54elle compte aujourd'hui
00:43:55et il faut la faire grandir.
00:43:58Et donc,
00:43:58là aussi,
00:43:59c'est une réflexion
00:43:59que nous devons avoir
00:44:00et que nous aurons ensemble
00:44:01avec les pays du G7
00:44:03sur justement,
00:44:04dans ce contexte international,
00:44:06si changeant,
00:44:07si instable,
00:44:09si préoccupant,
00:44:10quel peut être
00:44:11le rôle
00:44:11et quel doit être
00:44:12le rôle
00:44:13des parlements
00:44:14qui représentent
00:44:15les peuples
00:44:16et les nations.
00:44:17Et donc,
00:44:17je pense que cette réflexion-là,
00:44:18en tout cas,
00:44:19il faut la conduire
00:44:20et nous l'aurons
00:44:20collectivement
00:44:21au mois de septembre
00:44:22ici,
00:44:23à l'Assemblée nationale.
00:44:26Bonjour,
00:44:26Lucie Aubourg
00:44:27pour l'AFP.
00:44:28Je voulais vous interroger
00:44:29sur la participation citoyenne.
00:44:31Je crois que c'est
00:44:32l'un des thèmes
00:44:32des réunions
00:44:33que vous organisez
00:44:34sur la réforme du règlement.
00:44:36Il y a eu cet été
00:44:37une pétition
00:44:38qui a été signée
00:44:38par plus de 2 millions
00:44:39de personnes
00:44:40contre la loi Duplomb
00:44:41qui a ouvert
00:44:43la possibilité
00:44:44à un débat
00:44:44dans l'hémicycle
00:44:45qui,
00:44:45plusieurs mois plus tard,
00:44:46n'a toujours pas eu lieu,
00:44:47même si ça va être le cas
00:44:48très bientôt,
00:44:49et qui,
00:44:50en fait,
00:44:51n'aura pas d'impact
00:44:52sur la loi,
00:44:53ne rouvre pas
00:44:54les discussions
00:44:54sur la loi
00:44:55à proprement parler.
00:44:56Est-ce que vous pensez
00:44:58que ce type de pétition
00:44:59devrait avoir plus,
00:45:00un impact plus direct
00:45:01sur ce qui est fait
00:45:04à l'Assemblée ?
00:45:06Et qu'est-ce que vous envisagez ?
00:45:07De quoi vous discutez,
00:45:08en fait,
00:45:08dans ces réunions
00:45:09sur la participation citoyenne ?
00:45:12Alors,
00:45:13comme vous le savez,
00:45:15moi,
00:45:15je suis très attachée
00:45:16à la participation citoyenne.
00:45:18Je pense que,
00:45:18justement,
00:45:19pour répondre aussi
00:45:20à la défiance démocratique,
00:45:22il faut d'une part
00:45:23renforcer les pouvoirs
00:45:24de l'Assemblée nationale
00:45:25pour renforcer
00:45:26les pouvoirs
00:45:27des représentants du peuple,
00:45:28mais il faut aussi
00:45:29renforcer
00:45:30la participation citoyenne,
00:45:31la participation directe
00:45:33du peuple
00:45:33à la prise de décision.
00:45:34Et c'est en marchant
00:45:35sur ces deux jambes
00:45:36qu'on renforcera
00:45:37la vie démocratique
00:45:38dans notre pays.
00:45:40Concernant nos réunions,
00:45:41en fait,
00:45:42on voit qu'il y a
00:45:43un certain nombre
00:45:43de parlementaires
00:45:44qui ont des initiatives
00:45:45citoyennes
00:45:46dans leur circonscription.
00:45:47J'ai des parlementaires
00:45:48qui ont des parlements
00:45:49de circonscription.
00:45:50J'étais encore hier
00:45:51avec l'un d'entre eux,
00:45:53avec la députée
00:45:54de l'Ord-Atlantique,
00:45:55Sandrine Jossot.
00:45:56J'avais été
00:45:57avec Bruno Fuchs
00:45:58il y a quelques mois
00:45:59pour participer
00:46:01à des échanges aussi
00:46:02avec un parlement
00:46:03citoyen local.
00:46:04Et donc,
00:46:05l'idée,
00:46:05c'est de recenser
00:46:06un peu toutes
00:46:07ces initiatives
00:46:08participatives
00:46:09qu'ont les parlementaires
00:46:10sur leur territoire,
00:46:11sur leur circonscription
00:46:12et de regarder
00:46:13un petit peu
00:46:14si on peut en faire
00:46:15un guide
00:46:16de bonne pratique
00:46:17de la participation citoyenne
00:46:18pour exercer
00:46:19sa mission
00:46:20de parlementaire.
00:46:22Au-delà de ça,
00:46:23la pétition du plomb,
00:46:24moi,
00:46:24j'ai été très attachée,
00:46:25je l'ai exprimée
00:46:26dès le mois de juillet,
00:46:26je veux qu'il y ait
00:46:27un débat dans l'hémicycle.
00:46:28Il aura enfin lieu,
00:46:29il y a eu beaucoup
00:46:30d'aléas
00:46:30et aussi des aléas
00:46:32dus à l'instabilité politique.
00:46:33Mais le débat aura lieu
00:46:35donc le 11 février prochain
00:46:37et c'est heureux
00:46:38avec des modalités
00:46:38d'ailleurs renouvelées
00:46:40pour ne pas faire
00:46:41un débat
00:46:42qui soit trop insatisfaisant.
00:46:44En revanche,
00:46:44ce débat n'a pas
00:46:45évidemment pour conséquence
00:46:47de revenir
00:46:48sur une loi votée
00:46:49par le Parlement.
00:46:50Les deux démocraties
00:46:51participatives,
00:46:52représentatives,
00:46:53elles doivent se combiner,
00:46:54elles ne s'affrontent pas,
00:46:55elles ne s'opposent pas.
00:46:57En revanche,
00:46:58là où moi,
00:46:59je suis très alente,
00:47:01c'est sur la réforme
00:47:02du référendum
00:47:02d'initiative partagée
00:47:04en fait
00:47:05et un abaissement
00:47:06des seuils
00:47:07parce que
00:47:08si on veut
00:47:09faire participer
00:47:10les citoyens
00:47:10et les faire décider
00:47:12directement,
00:47:13c'est via
00:47:14la modification
00:47:15du référendum
00:47:16parce que le référendum
00:47:17aujourd'hui,
00:47:18comme vous le savez,
00:47:18pour qu'on puisse
00:47:19l'activer,
00:47:20il faut plus de 4,5 millions
00:47:21de signatures.
00:47:22C'est extrêmement difficile
00:47:23à atteindre
00:47:24et on m'a glissé
00:47:26à l'oreille
00:47:26que ça avait un peu
00:47:28été fait exprès
00:47:28pour qu'on n'en organise
00:47:31pas.
00:47:32Ça, c'est pas possible.
00:47:33On peut pas flouer les gens
00:47:34et donc,
00:47:36je suis très favorable
00:47:37à ce qu'on puisse
00:47:38d'une part réduire
00:47:39les seuils
00:47:39pour que les citoyens
00:47:40puissent enclencher
00:47:41des référendums.
00:47:42Typiquement,
00:47:43là,
00:47:43si le seuil,
00:47:44il avait été
00:47:44à 1 million,
00:47:45à 1,5 million,
00:47:46c'est un référendum
00:47:47qui aurait été enclenché
00:47:48et pas une pétition
00:47:49et ça aurait eu
00:47:51une autre portée
00:47:51et je suis également
00:47:53très favorable
00:47:53à élargir le champ
00:47:54du référendum
00:47:55de l'article 11
00:47:56qui est aujourd'hui
00:47:56trop restreint
00:47:57et donc,
00:47:58là aussi,
00:47:59ce sont des réformes
00:48:00qu'on avait portées
00:48:01en 2018.
00:48:03On n'avait pas été
00:48:03au bout
00:48:04de la réforme constitutionnelle
00:48:05mais j'espère
00:48:06qu'un jour,
00:48:06on ira au bout
00:48:07d'une réforme,
00:48:08d'une vraie réforme
00:48:08de l'article 11
00:48:09qui pourrait prévoir
00:48:11notamment ces deux points
00:48:12et on pourrait imaginer
00:48:14d'autres choses aussi
00:48:14dans la réforme du référendum
00:48:16mais en tout cas,
00:48:16faciliter la participation
00:48:18des citoyens
00:48:19et leur permettre
00:48:19de décider
00:48:20sur des enjeux
00:48:21qu'ils estiment
00:48:22majeurs.
00:48:23En parlant des séances
00:48:27qui vont arriver
00:48:28au mois de février,
00:48:29vous avez annoncé
00:48:29récemment
00:48:30une séance publique
00:48:31dédiée à l'exécution
00:48:33des lois
00:48:34et veillée à l'application
00:48:35des lois
00:48:35par le gouvernement.
00:48:37Je voulais savoir
00:48:37qu'est-ce qui avait
00:48:38présidé à ce choix ?
00:48:39Est-ce qu'il y a
00:48:40des textes
00:48:40en particulier
00:48:41qui irritent
00:48:43dont l'application
00:48:45des lois traîne
00:48:46et qui irritent
00:48:47les députés ?
00:48:49Ça, c'est ma première question
00:48:50et j'avais une autre
00:48:50question aussi.
00:48:52On a récemment
00:48:53vu la commission
00:48:54mixte paritaire
00:48:55sur le projet
00:48:55de la simplification
00:48:56qui a été conclusive
00:48:57mardi.
00:48:59Dans ce texte
00:49:00qui est un peu
00:49:00fourre-tout,
00:49:01on voit qu'il y a
00:49:01beaucoup de mesures
00:49:02qui reviennent
00:49:03sur des mesures
00:49:05qui avaient été votées
00:49:06par le Parlement
00:49:07il y a très peu de temps.
00:49:08Est-ce que vous constatez
00:49:09aussi qu'il y a
00:49:10de plus en plus
00:49:10de textes
00:49:11qui viennent légiférer
00:49:12pour détricoter
00:49:13des réformes
00:49:15récemment prises
00:49:16et qui du coup
00:49:17alimentent
00:49:17la surproduction
00:49:19législative,
00:49:20l'incompréhension
00:49:20des travaux parlementaires ?
00:49:22– Alors,
00:49:25sur ce deuxième point,
00:49:27oui,
00:49:27évidemment,
00:49:27oui,
00:49:28en fait,
00:49:28on passe notre temps
00:49:29à faire,
00:49:30à défaire,
00:49:30à refaire,
00:49:31etc.
00:49:31et ça,
00:49:33c'est facteur
00:49:34d'impuissance
00:49:36et là aussi,
00:49:37ça nourrit
00:49:38de la défiance
00:49:38vis-à-vis
00:49:39de nos concitoyens.
00:49:42Et donc,
00:49:43je trouve que
00:49:43ce n'est pas quelque chose
00:49:44qui est souhaitable.
00:49:46Les bonnes pratiques
00:49:46voudraient qu'on évalue
00:49:47des textes
00:49:48avant de revenir
00:49:50sur une législation.
00:49:53On ne le fait pas
00:49:54suffisamment souvent.
00:49:56On le fait.
00:49:56Moi,
00:49:57je me rappelle
00:49:57quand je présidais
00:49:58la Commission des lois
00:49:59sur la réforme,
00:50:00notamment,
00:50:00je pense à la loi
00:50:01renseignement.
00:50:02On avait fait
00:50:02une très belle évaluation
00:50:04des lois renseignement
00:50:05précédentes
00:50:05avant de modifier
00:50:06et d'apporter
00:50:07des évolutions,
00:50:09ce qui nous avait permis
00:50:10d'atteindre
00:50:10un très large consensus
00:50:11parce qu'il y avait eu
00:50:12un travail parlementaire
00:50:13de fond
00:50:14et je pense que ça,
00:50:15c'est indispensable.
00:50:16Sur la loi simplification,
00:50:18en plus,
00:50:19c'est une loi un peu fourre-tout
00:50:20et donc,
00:50:21je ne suis pas sûre
00:50:22que le Conseil constitutionnel
00:50:24valide l'ensemble
00:50:25du texte
00:50:25tel qu'il est aujourd'hui.
00:50:27Il y aura probablement
00:50:28de nombreuses censures
00:50:29de cavaliers législatifs
00:50:30avec des dispositions
00:50:31qui ne se raccrochaient pas
00:50:33au texte
00:50:34et donc,
00:50:35rappelons que ces censures
00:50:36de cavaliers législatifs
00:50:37ne touchent pas le fond,
00:50:39il n'y a pas d'avis
00:50:40sur le fond
00:50:40mais c'est simplement
00:50:41est-ce que nous avions le droit
00:50:42de légiférer en la matière
00:50:43et là,
00:50:44ça sera un vrai sujet
00:50:45et ça peut l'être
00:50:46notamment sur les ZFE.
00:50:49Sur l'application des lois,
00:50:51j'ai toujours mis
00:50:52un veillé à cela.
00:50:54Lorsque je présidais
00:50:55la Commission des lois,
00:50:55j'avais une petite technique.
00:50:58Quand je recevais
00:50:59un ministre en audition,
00:51:01j'avais ma liste
00:51:02de textes de lois
00:51:03qui relevaient
00:51:04de son champ de compétences,
00:51:05les décrets
00:51:06qui devaient être pris
00:51:06et pas pris
00:51:07et en fait,
00:51:08ma première question
00:51:09quand il arrivait
00:51:10en Commission des lois,
00:51:11c'était de lui dire
00:51:12« alors, monsieur le ministre,
00:51:13où en êtes-vous
00:51:14de tel ou tel ou tel décret ? »
00:51:16et j'avais pris
00:51:17cette habitude-là
00:51:18avec les ministres.
00:51:19Éric Dupond-Montretti
00:51:20s'en souvient très bien
00:51:22et en fait,
00:51:23je trouve que c'est
00:51:24une exigence démocratique
00:51:25là aussi.
00:51:26On ne peut pas voter des textes
00:51:28et voir des textes
00:51:28qui ne sont pas appliqués.
00:51:30Donc, on faisait
00:51:30ce suivi très strict
00:51:32et puis, évidemment,
00:51:34le temps passant,
00:51:35ça ressort
00:51:36de la pratique de chacun,
00:51:37etc.
00:51:38Et j'ai entendu
00:51:39sur certains textes
00:51:40dire « mais en fait,
00:51:41où sont les décrets ? »
00:51:42Et notamment sur la Duplon,
00:51:43on parlait de la Duplon.
00:51:44Et il y a
00:51:45ou alors
00:51:46« où sont les décrets ? »
00:51:48« où ? »
00:51:49Mais les décrets sont pris
00:51:50de façon tellement restrictive
00:51:51qu'en fait,
00:51:52ils annihilent totalement
00:51:53la volonté du législateur,
00:51:54ce qui n'est pas
00:51:55satisfaisant non plus.
00:51:56Et donc,
00:51:57j'en ai discuté
00:51:58avec les huit présidents
00:51:59de commissions permanentes
00:52:00et je leur ai dit
00:52:02« est-ce que vous êtes partant
00:52:03pour qu'on fasse
00:52:05un vrai travail
00:52:06d'application des lois
00:52:07structurée
00:52:09et qui soit
00:52:10vraiment exhaustif
00:52:11et qu'on le fasse ensemble ? »
00:52:13Et ils ont tous
00:52:14dit oui,
00:52:16qu'ils avaient envie
00:52:16de le faire.
00:52:17Et donc,
00:52:17dans chaque commission,
00:52:19les présidents
00:52:20ont dressé
00:52:21la liste des textes
00:52:21qu'on a adoptés
00:52:22depuis 2022
00:52:23et selon les commissions,
00:52:26ils sont parfaitement libres.
00:52:27Soit ils ont nommé
00:52:28des rapporteurs,
00:52:29soit ils ont décidé
00:52:30de faire un focus
00:52:31sur un texte
00:52:31en particulier,
00:52:32etc.
00:52:33et dans l'hémicycle,
00:52:34on aura le compte-rendu
00:52:35de ces travaux,
00:52:36l'interrogation du ministre
00:52:38en charge des relations
00:52:39avec le Parlement,
00:52:40voire d'autres ministres
00:52:42au fond,
00:52:43s'ils souhaitent
00:52:45venir répondre
00:52:45aux parlementaires.
00:52:47Et dans ce cadre-là,
00:52:48je sais que la commission
00:52:49des affaires économiques
00:52:49a pris la loi Duplomb
00:52:51mais pas seulement
00:52:51comme thème de travail
00:52:55parce que sur la loi Duplomb,
00:52:57vous pouvez le voir
00:52:58sur le baromètre
00:52:59de l'application des lois
00:52:59que nous avons
00:53:00sur le site
00:53:01de l'Assemblée nationale,
00:53:02on a quasiment
00:53:04tous les décrets
00:53:05qui ne sont pas encore pris.
00:53:06Alors je sais
00:53:06qu'il y a des délais
00:53:07mais il y a un moment
00:53:08où en fait,
00:53:09ça commence à bien faire.
00:53:11Vous avez entendu hier
00:53:12dans l'hémicycle
00:53:13sur un tout autre sujet
00:53:14le trimestre de retraite
00:53:15des sapeurs-pompiers volontaires
00:53:17où ça fait trois ans
00:53:18qu'on attend le décret.
00:53:20Le gouvernement
00:53:21est censé les prendre
00:53:22dans les six mois.
00:53:24Et donc,
00:53:24il faut qu'il s'explique
00:53:26de ces retards endémiques
00:53:28pris sur l'application
00:53:29des lois.
00:53:30C'est un enjeu démocratique
00:53:31majeur.
00:53:33Majeur.
00:53:34C'est la volonté
00:53:35du législateur
00:53:35qui doit être respectée
00:53:37et c'est pour ça
00:53:38qu'on va organiser
00:53:39cette séance
00:53:39et vous pourrez,
00:53:40on va faire un rapport
00:53:41qui regroupera
00:53:42tous les travaux
00:53:43de toutes les commissions.
00:53:45Donc un rapport
00:53:45de synthèse
00:53:46qui sera évidemment
00:53:47publié sur le site
00:53:48de l'Assemblée nationale
00:53:49auquel vous pourrez
00:53:50vous référer.
00:53:52Et c'est moi
00:53:53qui présiderai la séance
00:53:54bien sûr.
00:53:56Bonjour, Camille Malpla
00:53:57de l'AFP.
00:53:58Merci de répondre
00:53:58à nos questions.
00:53:59Vous avez fait
00:54:00de l'ouverture
00:54:00de l'Assemblée
00:54:01à tous nos concitoyens
00:54:03l'une de vos priorités.
00:54:05Trouvez-vous aujourd'hui
00:54:06que l'Assemblée
00:54:07est un lieu
00:54:07qui représente
00:54:08le peuple
00:54:08dans toute sa diversité
00:54:10de genres
00:54:11ou d'origines ethniques
00:54:12notamment ?
00:54:13Je pense par exemple
00:54:14à des critiques
00:54:15assez récurrentes
00:54:16au sujet
00:54:16de la statue Colbert
00:54:17ou de la salle Colbert
00:54:19qui a été l'un des instigateurs
00:54:21du Code noir
00:54:22et qui choque
00:54:23nombre de concitoyens.
00:54:25qu'est-il fait
00:54:27aujourd'hui
00:54:28pour rendre plus représentatif
00:54:29ou plus inclusif
00:54:30cette Assemblée ?
00:54:32Alors,
00:54:32je pense qu'il y a
00:54:33deux sujets.
00:54:34Il y a un,
00:54:35le sujet
00:54:35de la représentativité
00:54:37des parlementaires eux-mêmes.
00:54:38Il faut qu'on ait
00:54:39des parlementaires
00:54:40qui représentent
00:54:41mieux la société,
00:54:42mieux les femmes.
00:54:45Accessoirement,
00:54:45on n'est aujourd'hui
00:54:47que 36%
00:54:48de parlementaires.
00:54:50donc même si
00:54:51je préside
00:54:51l'Assemblée nationale,
00:54:53même si j'ai
00:54:53trois questeurs femmes
00:54:54qui ont été élus,
00:54:57c'est insuffisant,
00:54:58on devrait être
00:54:58à 50%.
00:54:59Donc,
00:55:00on a encore
00:55:00du chemin à faire
00:55:01sur cette représentativité
00:55:02des genres.
00:55:03Après,
00:55:04comme vous le savez,
00:55:05on a encore
00:55:05du chemin à faire
00:55:06sur la représentativité
00:55:08par socio-économique.
00:55:11En fait,
00:55:11on a encore
00:55:12peu d'ouvriers
00:55:13même si
00:55:14l'Assemblée nationale
00:55:15s'est diversifiée
00:55:16et on a aussi
00:55:18travaillé
00:55:19et c'est les groupes
00:55:20politiques puisqu'il faut
00:55:20présenter des candidats
00:55:21dans des circonscriptions
00:55:22éligibles.
00:55:24On a aussi
00:55:25beaucoup rajeuni
00:55:26l'Assemblée nationale
00:55:27avec beaucoup plus
00:55:28de jeunes élus
00:55:30quels que soient
00:55:31les bords politiques
00:55:32et ça,
00:55:32je crois que c'est
00:55:32important.
00:55:34Après,
00:55:34il y a
00:55:35les espaces
00:55:36de l'Assemblée nationale.
00:55:38Faire davantage
00:55:39de place
00:55:39à nos outre-mer,
00:55:41à la diversité
00:55:42de notre pays
00:55:44et aussi
00:55:45aux femmes.
00:55:48Et ça fait
00:55:49des années
00:55:50que je dis
00:55:50mais ce n'est pas
00:55:51possible.
00:55:52Nous sommes
00:55:53à l'Assemblée nationale
00:55:54représentées
00:55:55sous forme
00:55:56d'allégorie.
00:55:58Nous,
00:55:58les femmes,
00:55:59nous sommes
00:55:59Marianne,
00:56:00nous sommes
00:56:00la tempérance,
00:56:01nous sommes
00:56:02l'histoire,
00:56:02nous sommes
00:56:03la renommée,
00:56:03nous sommes
00:56:04l'ordre public,
00:56:05nous sommes
00:56:05la liberté,
00:56:06nous sommes
00:56:06la justice.
00:56:07Formidable.
00:56:08Mais nous n'avons
00:56:09que
00:56:10Olympe de Gouges
00:56:11et Simone Veil
00:56:13dans nos jardins.
00:56:14Et quand je crée
00:56:14la petite galerie
00:56:16des bustes
00:56:16et que je demande
00:56:19à ce qu'on charge
00:56:19dans nos réserves,
00:56:21si nous avons
00:56:21des bustes de femmes,
00:56:23il n'y en a pas.
00:56:24Donc nous avons
00:56:25mis une Marianne
00:56:25mais ça n'est pas
00:56:27satisfaisant.
00:56:28Et donc c'est pour ça
00:56:29que lorsque nous avons
00:56:30pu inaugurer
00:56:31un nouveau bâtiment,
00:56:32nous l'avons appelé
00:56:32Olympe de Gouges
00:56:33et j'ai demandé
00:56:35à nos services
00:56:37de regarder
00:56:37s'ils pouvaient
00:56:38procéder
00:56:39à des acquisitions
00:56:40de bustes
00:56:40de représentants
00:56:42des femmes.
00:56:43Concernant la diversité
00:56:44de nos outre-mer,
00:56:45il y a une salle
00:56:47que j'ai dénommée
00:56:48Jean-Marie
00:56:49Thibault
00:56:50et Jacques Lafleur.
00:56:51Nous devons poursuivre
00:56:52en ce sens
00:56:53et j'ai été saisie
00:56:54de plusieurs demandes
00:56:55et notamment
00:56:56autour
00:56:57des Mécésaires,
00:56:58etc.
00:56:59Et donc nous allons
00:56:59pouvoir regarder
00:57:01mais je partage.
00:57:02Après,
00:57:02sur le fait
00:57:03de dénommer
00:57:04une salle,
00:57:06je suis moins
00:57:07allante
00:57:07mais je suis plus
00:57:10sur une stratégie
00:57:13qui serait
00:57:14d'expliquer
00:57:16et donc
00:57:17de mettre
00:57:18des panneaux
00:57:19explicatifs,
00:57:20relatants,
00:57:21pourquoi,
00:57:22comment,
00:57:23etc.
00:57:23Mais je ne suis pas
00:57:25trop pour dénommer
00:57:26des salles.
00:57:31Merci,
00:57:31Jeannick Alimi,
00:57:32freelance.
00:57:33On a bien compris
00:57:34que votre priorité,
00:57:35en tout cas pour le moment,
00:57:36n'était pas 2027
00:57:37mai 2026.
00:57:38Tout de même,
00:57:39vous êtes une des ténors
00:57:40du bloc central.
00:57:41Est-ce que vos préférences
00:57:42pour la présidentielle
00:57:43vont vers l'organisation
00:57:44d'une primaire
00:57:45ou pas ?
00:57:47Écoutez,
00:57:47franchement,
00:57:48aujourd'hui,
00:57:48je n'ai pas de préférence.
00:57:50Je n'y ai pas pensé.
00:57:52Vraiment ?
00:57:52Oui,
00:57:52parce que ça ne m'intéresse pas.
00:57:54Ça ne m'intéresse pas
00:57:55dans le sens où je pense
00:57:55que c'est beaucoup trop tôt
00:57:56et je pense qu'à partir
00:57:57du moment où aujourd'hui
00:57:59on commencera à se dire
00:58:00il faut faire une primaire,
00:58:00il faut faire ci,
00:58:01il faut faire ça,
00:58:02en fait,
00:58:02plus personne va s'occuper
00:58:03de ce qui se passe maintenant.
00:58:04Donc,
00:58:05je pense qu'il est urgent
00:58:06de laisser loin de nous
00:58:08ce débat.
00:58:09En tout cas,
00:58:09moi,
00:58:09je ne rentrerai pas
00:58:10dans ce débat,
00:58:10ni sur le candidat,
00:58:12ni sur la façon d'organiser.
00:58:14Une chose est sûre,
00:58:15une chose est sûre,
00:58:16c'est qu'il faut que,
00:58:18si jamais on part
00:58:20sur un exercice de primaire,
00:58:22il faut qu'il y ait
00:58:22une cohérence idéologique
00:58:24dans les participants
00:58:24de la primaire.
00:58:25On ne peut pas faire
00:58:26une primaire
00:58:27qui n'aurait pas de sens
00:58:30au point de vue des valeurs
00:58:32et au point de vue
00:58:32de la ligne politique.
00:58:34Ça, pour moi,
00:58:35c'est inconcevable.
00:58:39En tout cas,
00:58:40c'est ça ma boussole,
00:58:42c'est partage de valeurs
00:58:43et partage d'une réelle
00:58:45ligne politique.
00:58:46Et donc,
00:58:47vous comprenez bien
00:58:49que je ne partage pas
00:58:51les points de vue
00:58:52de certains
00:58:52qui pourraient aller
00:58:53jusqu'à reconquête
00:58:56pour l'organisation
00:58:57de primaire.
00:58:57Nouvelle question.
00:59:02On a parlé du texte
00:59:04de LR
00:59:04sur le 1er mai.
00:59:06Il y a aussi un texte
00:59:07qui vise à interdire
00:59:08le port du voile
00:59:10pour les mineurs
00:59:10et un autre
00:59:12sur la présomption
00:59:13d'innocence des policiers.
00:59:15Que pense
00:59:16l'ancienne avocate
00:59:17et présidente
00:59:18de la commission des lois
00:59:19que vous êtes
00:59:20de ces deux textes ?
00:59:21Écoutez,
00:59:22sur la présomption
00:59:24de légitime défense,
00:59:25moi, je suis plutôt réticente.
00:59:28Je pense qu'il ne faut pas
00:59:29inverser les choses
00:59:31et il ne faut pas inverser
00:59:33les principes du droit.
00:59:35Et donc, voilà.
00:59:37Après, sur le voile,
00:59:39comme vous le savez,
00:59:39moi, je suis vraiment
00:59:41très favorable
00:59:41au fait que nos enfants
00:59:43puissent grandir librement
00:59:46avec la capacité
00:59:48de se construire,
00:59:50de construire leur esprit critique
00:59:51et de se construire aussi
00:59:53pour les jeunes filles
00:59:54en tant que femme,
00:59:55en tant que femme libre
00:59:56dans la patrie
00:59:58des droits de l'homme
00:59:59où, justement,
00:59:59on parlait de l'âme de Gouges
01:00:01où une femme
01:00:02qui peut monter
01:00:03à l'échafaud
01:00:03doit pouvoir monter
01:00:04à la tribune.
01:00:05Et donc, je suis assez gênée
01:00:08par des fillettes
01:00:10qui seraient voilées.
01:00:10Vous le savez,
01:00:11je l'ai exprimé
01:00:11lorsqu'il y a eu du trouble
01:00:13dans les tribunes
01:00:15de l'Assemblée nationale
01:00:16puisqu'on avait des fillettes
01:00:18de moins de 10 ans
01:00:19qui étaient voilées.
01:00:21Donc, après,
01:00:21est-ce qu'il faut passer...
01:00:22Est-ce que le bon moyen
01:00:23pour exprimer cela,
01:00:25c'est de passer par la loi ?
01:00:27Pourquoi pas ?
01:00:28Ça ne me choque pas.
01:00:29Après, il faut s'assurer
01:00:30qu'on est bien
01:00:30dans les clous constitutionnels
01:00:31et là, il y a des débats.
01:00:33Mais en tout cas,
01:00:34dans notre pays,
01:00:35une enfant doit pouvoir
01:00:37se construire librement
01:00:38et donc une enfant
01:00:39ne doit pas être voilée.
01:00:40Vous avez récemment poussé
01:00:45pour que des propositions
01:00:47de loi soient transmises
01:00:48au Conseil d'État
01:00:49pour les renforcer.
01:00:52Or, le dernier exercice en date
01:00:54qui était sur une proposition
01:00:55de loi sur les réseaux sociaux
01:00:57et l'utilisation des réseaux sociaux
01:00:58par les mineurs
01:00:59a donné lieu à un avis
01:01:01assez sévère du Conseil d'État
01:01:02et à une réécriture
01:01:04de fond en comble
01:01:05de cette proposition de loi
01:01:06avec cinq articles supprimés
01:01:08par son notrice.
01:01:11Est-ce que ce n'est pas
01:01:12la démonstration
01:01:14de toutes les limites
01:01:16de l'initiative parlementaire
01:01:17ou en tout cas
01:01:18de l'initiative parlementaire
01:01:19avec les moyens
01:01:20des députés actuels ?
01:01:22Alors, justement,
01:01:23je pense que le Conseil d'État
01:01:25est là, justement.
01:01:26Comme vous le savez,
01:01:27il conseille toujours
01:01:28le gouvernement
01:01:29pour la prise de projet de loi
01:01:31et donc c'est normal
01:01:32qu'il puisse nous conseiller
01:01:33pour les propositions de loi.
01:01:35Moi, j'y vois justement
01:01:36un renforcement de la qualité
01:01:38de la loi
01:01:38et donc un renforcement
01:01:40de l'initiative parlementaire
01:01:41puisque, justement,
01:01:43on ne peut pas venir nous dire
01:01:44« Ah oui, mais votre texte,
01:01:45il est mal écrit, etc. »
01:01:47Vous savez,
01:01:48on entend souvent le gouvernement
01:01:49ou on entendait souvent
01:01:50« Ça ne vole pas. »
01:01:52Mais en fait,
01:01:52quand nous avons l'avis
01:01:53du Conseil d'État,
01:01:54on peut être assuré
01:01:55que ça vole.
01:01:56Et je pense que c'est important,
01:01:57justement,
01:01:58c'est de nature
01:01:58à renforcer l'initiative parlementaire
01:02:00et les avis du Conseil d'État
01:02:02sont toujours très écoutés,
01:02:05très scrutés
01:02:06et c'est vraiment heureux.
01:02:08Et donc,
01:02:08on a décidé,
01:02:09avec le vice-président
01:02:10du Conseil d'État,
01:02:11de renforcer ses collaborations
01:02:13et donc,
01:02:14il est vraiment
01:02:15à la disposition
01:02:16de l'Assemblée nationale
01:02:16pour ce faire.
01:02:18Après,
01:02:18ce qu'on voit,
01:02:19c'est qu'on légifère bien
01:02:20lorsqu'on a mené
01:02:22des travaux d'évaluation,
01:02:23lorsqu'on a mené
01:02:24des travaux de contrôle.
01:02:25On voit que,
01:02:26notamment sur les réseaux sociaux,
01:02:27il y a eu une commission
01:02:28d'enquête sur TikTok
01:02:29qui a été réalisée avant
01:02:31et qui a permis
01:02:32de fonder cette proposition de loi.
01:02:33Tout à l'heure,
01:02:34je parlais de la définition pénale
01:02:36du viol.
01:02:36De la même façon,
01:02:38il y avait eu
01:02:38des travaux préparatoires
01:02:39de la délégation
01:02:41aux droits des femmes
01:02:41puis saisines
01:02:42du Conseil d'État
01:02:43qui nous ont permis
01:02:44d'avancer,
01:02:45d'avoir quelque chose
01:02:46d'extrêmement sécurisé
01:02:48juridiquement.
01:02:48Quand on touche
01:02:49à ces sujets-là,
01:02:50c'est vraiment un impératif.
01:02:51Donc moi,
01:02:51je trouve que c'est très bien
01:02:53d'avoir ces saisines.
01:02:54Je les ferai
01:02:54et je peux en faire davantage.
01:02:57Après,
01:02:57ce qui est sûr,
01:02:58c'est qu'on manque
01:02:59de capacité d'évaluation,
01:03:01on manque de capacité
01:03:02de contrôle.
01:03:02Tous mes prédécesseurs
01:03:03l'ont dit.
01:03:04On a besoin
01:03:05d'avoir davantage
01:03:06de capacité de contrôle.
01:03:07On demandait
01:03:08à ce qu'un organisme
01:03:10comme France Stratégie
01:03:11nous soit rattaché.
01:03:13Donc c'est le haut commissariat
01:03:14au plan
01:03:14qui l'a absorbé.
01:03:16On continue
01:03:17à le demander.
01:03:18Il faudrait que
01:03:19ce type d'organisme,
01:03:20ce type d'expertise
01:03:22puisse être rattaché
01:03:23au Parlement
01:03:24dans son ensemble,
01:03:25Assemblée nationale,
01:03:26Sénat,
01:03:26pour que les parlementaires
01:03:27puissent lorsqu'ils travaillent
01:03:29à l'élaboration de textes,
01:03:31puissent lorsqu'ils contrôlent
01:03:32l'action du gouvernement
01:03:33ou quand ils rédigent
01:03:35des amendements,
01:03:35etc.,
01:03:36avoir l'appui
01:03:37d'experts.
01:03:39On n'en a pas suffisamment.
01:03:40Et ça,
01:03:41c'est important.
01:03:41Il y va aussi
01:03:42de la puissance
01:03:43que pourraient avoir
01:03:44l'Assemblée nationale
01:03:44et le Sénat.
01:03:45Et je crois que c'est important
01:03:46et c'est à nouveau
01:03:47un enjeu démocratique.
01:03:50Donc vous voyez,
01:03:50bien loin
01:03:51de l'antiparlementarisme ambiant,
01:03:53en fait,
01:03:53moi,
01:03:53je suis convaincue
01:03:54qu'il faut renforcer,
01:03:55renforcer,
01:03:56renforcer l'Assemblée nationale.
01:03:58Stanislas Noyer,
01:03:59je suis journaliste indépendant.
01:04:02Vous avez évoqué
01:04:02l'expression des peuples
01:04:05par les parlements.
01:04:06Il y a un sujet
01:04:07qui est justement
01:04:08l'expression des peuples
01:04:09ou du peuple calédonien.
01:04:11Est-ce que vous pouvez
01:04:11nous faire un point
01:04:12sur les rencontres
01:04:13que vous avez eues récemment ?
01:04:15Oui, tout à fait.
01:04:18Alors en Nouvelle-Calédonie,
01:04:19comme vous le savez,
01:04:20c'est un territoire
01:04:21avec des problématiques
01:04:24aujourd'hui extrêmement vives,
01:04:27que ce soit économiques,
01:04:28que ce soit sociales,
01:04:29que ce soit sanitaires.
01:04:32Et il a été décidé
01:04:34d'essayer de renouer le dialogue.
01:04:36Vous savez que j'avais été
01:04:37avec Gérard Larcher
01:04:38en Nouvelle-Calédonie
01:04:39en novembre,
01:04:41il y a presque 18 mois maintenant.
01:04:44Et les partis se sont retrouvés
01:04:48pour aller donner des compléments
01:04:51à l'accord qui avait été signé
01:04:52à Bougival.
01:04:54Et j'ai continué à avoir
01:04:55des rencontres jusqu'à hier.
01:04:57J'ai rencontré la délégation
01:04:58Unipalika hier après-midi
01:05:01à Nouveau.
01:05:02Et j'avais organisé ici
01:05:03une réunion du groupe de contact
01:05:05puisque à l'Assemblée nationale,
01:05:06les présidents de groupe
01:05:07ou leurs délégués
01:05:08se réunissent régulièrement
01:05:10sous ma présidence
01:05:11pour évoquer les sujets calédoniens.
01:05:13Et donc, nous avons organisé
01:05:14avant-hier une rencontre
01:05:16entre le groupe de contact
01:05:17et les forces politiques calédoniennes.
01:05:20Celles-ci ont toutes expliqué
01:05:21que, en fait, cet accord
01:05:23devait aller à son terme,
01:05:26qu'elles avaient toutes
01:05:27fait un pas les unes
01:05:29vers les autres
01:05:29et que c'était un accord
01:05:30de compromis
01:05:31où chacun faisait un effort
01:05:34et que c'est surtout un accord
01:05:36qui permettait à la Nouvelle-Calédonie
01:05:37d'avoir un avenir
01:05:38et d'avoir un avenir
01:05:39avec un chemin commun.
01:05:40Alors, il y a eu des questions
01:05:43sur le fait...
01:05:44En fait, il y a eu
01:05:46deux grandes questions.
01:05:47D'une part, c'était
01:05:48est-ce qu'on ne pourrait pas avancer
01:05:49simplement sur le volet économique
01:05:51et laisser l'institutionnel
01:05:54pour plus tard ?
01:05:56Et là, toutes les parties
01:05:58ont dit qu'à leurs yeux,
01:05:59ça n'était pas possible,
01:06:00qu'il y avait besoin
01:06:01d'avancer sur les deux volets
01:06:03parce qu'on ne pouvait pas
01:06:04dissocier l'économie
01:06:05de l'institutionnel
01:06:06et que quand on était investisseur
01:06:08aujourd'hui en Nouvelle-Calédonie,
01:06:10on avait besoin
01:06:11de construire quelque chose
01:06:12sur la confiance,
01:06:13sur la confiance en l'avenir
01:06:15et que cette confiance en l'avenir,
01:06:16elle était apportée
01:06:17par le volet institutionnel
01:06:18et qu'il n'était pas possible
01:06:20de disjoindre les deux.
01:06:21Et la deuxième chose,
01:06:23c'était évidemment
01:06:23l'absence du FLNKS
01:06:25qui a été énormément évoquée.
01:06:28Et là, vous avez probablement lu
01:06:31le communiqué du FLNKS hier.
01:06:35Je pense que, déjà,
01:06:38on ne peut que déplorer
01:06:38l'absence du FLNKS
01:06:40aux derniers entretiens
01:06:41d'Élysée ou d'Inno,
01:06:43qu'il faut tout faire
01:06:44pour les ramener
01:06:45dans la discussion
01:06:46et que le temps est venu
01:06:48encore aujourd'hui
01:06:49de continuer à dialoguer.
01:06:50Moi, j'avais reçu ici
01:06:51à deux reprises
01:06:52une délégation du FLNKS
01:06:54menée par Christian Théen
01:06:56il y a quelques semaines de cela.
01:06:59Donc, il faut continuer
01:07:00à maintenir le dialogue
01:07:01pour autant,
01:07:02pour autant,
01:07:03toutes les parties
01:07:04indépendantistes et loyalistes
01:07:07nous ont dit
01:07:07on ne peut pas être l'otage
01:07:09d'une partie
01:07:10qui ne veut pas venir discuter.
01:07:12Nous, on veut tous discuter
01:07:13et on doit pouvoir avancer.
01:07:16On ne veut pas être l'otage
01:07:17de ceux qui ne veulent pas avancer.
01:07:20Et l'autre point,
01:07:22mais qui va sans dire,
01:07:23mais en fait,
01:07:24ça vaut mieux le rappeler,
01:07:26tous les canaques
01:07:27ne sont pas indépendantistes.
01:07:28Et tous les indépendantistes
01:07:31ne sont pas au FLNKS.
01:07:35Et il y avait à l'Elysée
01:07:37et à Oudino
01:07:37des indépendantistes,
01:07:39l'Uni et le Palika,
01:07:40qui étaient à la table
01:07:42des négociations
01:07:43et qui étaient membres fondateurs
01:07:46du FLNKS.
01:07:48Et donc, comme vous le savez,
01:07:49c'est un sujet extrêmement complexe.
01:07:51Ce que l'on veut,
01:07:52et c'est ce que va permettre
01:07:54cet accord,
01:07:55je l'espère,
01:07:55c'est de ramener
01:07:56de la paix,
01:07:58de la sécurité,
01:07:59de la sérénité
01:08:00et de la stabilité
01:08:02à la Nouvelle-Calédonie
01:08:03qui en a tant besoin.
01:08:05Qui en a tant besoin.
01:08:07Et donc, c'est un pas.
01:08:08J'espère que ce pas
01:08:10pourra être suivi
01:08:11d'adoption parlementaire,
01:08:15Sénat d'abord,
01:08:16Assemblée nationale,
01:08:17puis d'un congrès
01:08:18qui pourrait se tenir
01:08:19au mois d'avril 2026.
01:08:21– Re-bonjour,
01:08:23Thibault-Potty de TF1,
01:08:24le Cien Nouveau.
01:08:25Vous avez évoqué
01:08:25la commission d'enquête
01:08:26sur TikTok
01:08:27et la proposition de loi
01:08:28qui en découle.
01:08:30À ce stade,
01:08:30sur les réseaux sociaux,
01:08:31il y a trois textes
01:08:32qui sont en cours.
01:08:33Un projet de loi
01:08:34annoncé notamment
01:08:35par Emmanuel Macron
01:08:35et deux propositions de loi,
01:08:37une du Sénat,
01:08:38une de l'Assemblée nationale.
01:08:40Lequel de ces trois textes
01:08:41trouve grâce à vos yeux
01:08:43auquel vous donnez le point
01:08:44et selon vous,
01:08:45lequel est finalement
01:08:46celui qui est le mieux écrit
01:08:47et qui devrait aller
01:08:48au bout de la procédure ?
01:08:49– En fait, moi,
01:08:50je suis présidente
01:08:50de l'Assemblée nationale.
01:08:51Je vais donner le point
01:08:52à la proposition de loi
01:08:53qui émane de l'Assemblée nationale
01:08:54et qui émane des travaux
01:08:55de l'Assemblée nationale.
01:08:57Et puis,
01:08:57c'est celle qui est inscrite.
01:08:59Donc, il faut aller vite,
01:09:00il faut être pragmatique.
01:09:01Comme vous le savez,
01:09:02on a déjà légiféré en la matière.
01:09:04Et aujourd'hui,
01:09:05on a réussi,
01:09:06avec cette commission d'enquête
01:09:07et puis avec l'évolution
01:09:08de la Commission européenne aussi
01:09:10sur ce point,
01:09:11à trouver un large consensus.
01:09:13Donc, il faut avancer.
01:09:14On a une proposition de loi.
01:09:15Elle est prête.
01:09:16Elle a reçu l'avis du Conseil d'État,
01:09:18ce qui nous permet
01:09:19de la solidifier juridiquement.
01:09:21Donc, allons-y
01:09:22sur cette proposition de loi.
01:09:24Mais avançons
01:09:24parce que c'est nos enfants
01:09:26dont il s'agit.
01:09:27Il faut que nous les protégions.
01:09:28Et vous savez,
01:09:29je fais beaucoup
01:09:29de déplacements sur le terrain.
01:09:31Et j'ai notamment été,
01:09:32à plusieurs reprises,
01:09:34visiter des unités
01:09:35de soins psychiatriques
01:09:36pour adolescents.
01:09:37et les médecins
01:09:39m'ont toujours,
01:09:40toujours évoqué
01:09:41la dangerosité
01:09:42et l'impact
01:09:43des réseaux sociaux
01:09:44sur la santé mentale
01:09:45de nos jeunes.
01:09:46Donc, il faut absolument
01:09:48que nous remplissions
01:09:48notre devoir
01:09:49de les protéger.
01:09:52Bonjour,
01:09:53Madame la Présidente.
01:09:54Mathieu Desmoulins
01:09:54pour TF1LC.
01:09:55Merci de répondre
01:09:56à nos questions
01:09:56et à mon tour
01:09:57de vous adresser
01:09:58mes meilleurs voeux.
01:09:59Pour revenir sur le contexte politique,
01:10:01vous avez observé,
01:10:02comme nous,
01:10:02que ces derniers mois,
01:10:03l'ambiance n'est pas vraiment
01:10:05à coller le président
01:10:06de la République,
01:10:07mais plutôt à s'en démarquer.
01:10:08Édouard Philippe,
01:10:09Gabriel Attal,
01:10:10je ne citerai pas
01:10:10tous les noms.
01:10:11Question très simple.
01:10:12Est-ce que vous vous considérez
01:10:13encore comme macroniste ?
01:10:14Moi, vous le savez,
01:10:17je suis une marcheuse
01:10:18dans l'âme.
01:10:20Moi, je me suis mise
01:10:20en marche.
01:10:21En 2016,
01:10:22quand Emmanuel Macron
01:10:24crée En Marche,
01:10:25je suis une citoyenne,
01:10:27je suis bénévole
01:10:28au Resto du Coeur,
01:10:29je suis mère de famille,
01:10:30mais je me dis,
01:10:32voilà,
01:10:32voilà le projet politique
01:10:34auquel j'aspire
01:10:36de progressisme,
01:10:37de pragmatisme,
01:10:39de modernité,
01:10:40d'appel à la société civile,
01:10:42de libération des énergies,
01:10:44en même temps,
01:10:45de protection, etc.
01:10:46Et ce projet me parle
01:10:47et je m'engage,
01:10:48je m'engage en tant que marcheuse
01:10:50et je crois que je suis aujourd'hui
01:10:52encore une marcheuse,
01:10:53c'est-à-dire j'essaye d'avancer,
01:10:55j'essaye de proposer
01:10:56et toujours avec cet esprit
01:10:58de modernité,
01:11:00de pragmatisme,
01:11:02de réalisme,
01:11:03mais tout en étant fidèle
01:11:04aux valeurs
01:11:06qui sont les miennes
01:11:06et qui m'ont fait m'engager.
01:11:08Maintenant,
01:11:09comme vous le savez,
01:11:10je ne suis pas toujours d'accord
01:11:11avec le président de la République
01:11:13et c'est heureux,
01:11:13je suis présidente
01:11:14de l'Assemblée nationale
01:11:15et donc nous avons
01:11:16des désaccords,
01:11:19notamment,
01:11:20évidemment,
01:11:20et je les ai exprimés
01:11:21sur la dissolution
01:11:22et bien sur d'autres sujets,
01:11:24pour autant,
01:11:25je sais que s'il n'avait pas été là,
01:11:28je ne serais pas devant vous
01:11:29aujourd'hui.
01:11:30C'est aussi simple que cela,
01:11:32je ne faisais pas de politique,
01:11:33je suis rentrée en politique
01:11:34parce que j'ai cru en son projet
01:11:36et parce qu'il a fait de la place
01:11:38à la société civile
01:11:40et ça,
01:11:41je peux vous dire
01:11:42que j'y crois toujours
01:11:43profondément,
01:11:44faire de la place
01:11:45à la société civile,
01:11:46demander à ce que chacun
01:11:47se sente concerné
01:11:49par l'avenir de son pays
01:11:50et ne soit pas spectateur
01:11:51mais acteur
01:11:52et donc s'engage,
01:11:54que ce soit dans le monde associatif
01:11:55ou que ce soit
01:11:56dans le monde politique,
01:11:57je fais partie
01:11:58de ces citoyens
01:11:59qui se sont engagés
01:12:00en politique,
01:12:01ça fait huit ans maintenant,
01:12:03je ne le regrette pas
01:12:04parce que j'ai l'impression
01:12:05de servir mon pays
01:12:06et c'est grâce à lui
01:12:08et donc cela,
01:12:10je lui en serai
01:12:10éternellement reconnaissante.
01:12:18Plus de questions ?
01:12:19Si.
01:12:19Une petite dernière.
01:12:23Bonjour Marie Chantret
01:12:23pour BFM TV.
01:12:25Vous avez évoqué
01:12:25vos désaccords
01:12:26avec le président
01:12:27sur la dissolution.
01:12:28Est-ce que la perspective
01:12:30d'une éventuelle
01:12:31prochaine dissolution
01:12:32parce qu'elle a été remise
01:12:33sur la table
01:12:33par le Premier ministre
01:12:34fait frémir
01:12:35la présidente
01:12:36de l'Assemblée nationale
01:12:36que vous êtes ?
01:12:37Pour moi,
01:12:38ce n'est pas une perspective
01:12:39étant donné
01:12:41tout ce que je vous ai dit
01:12:42c'est que je suis à la tête
01:12:43mais comme en 2024
01:12:45d'une Assemblée nationale
01:12:47qui fonctionne
01:12:47et qui remplit sa mission,
01:12:49ses missions constitutionnelles.
01:12:51Donc pour moi,
01:12:52il n'y a à ce jour
01:12:53aucune raison
01:12:54de mettre un terme
01:12:55à cette Assemblée nationale
01:12:57qui est l'Assemblée nationale
01:12:59la plus représentative
01:13:01et la plus légitime
01:13:03que nous n'ayons jamais eue
01:13:05dans notre pays.
01:13:06La plus représentative
01:13:07puisqu'elle représente
01:13:08toutes les orientations politiques
01:13:11de nos compatriotes
01:13:12est la plus légitime
01:13:13parce que
01:13:14jamais
01:13:15nos compatriotes
01:13:16n'avaient été aussi massivement
01:13:18aux urnes
01:13:19pour élire
01:13:19cette Assemblée-là.
01:13:21Et c'est pour ça que moi
01:13:22ma mission première
01:13:23qui est de la faire fonctionner
01:13:24je la prends tellement à cœur
01:13:26parce que
01:13:26la faire fonctionner
01:13:27c'est juste
01:13:28respecter la volonté
01:13:30des Français
01:13:30qu'ils ont exprimées
01:13:31dans les urnes
01:13:32il y a 18 mois de cela.
01:13:34Et c'est cela
01:13:34ma mission
01:13:35et ça devrait être cela
01:13:37qui préoccupe chacun
01:13:38quand on fait de la politique.
01:13:39Il faut essayer
01:13:40de remplir au mieux
01:13:41le mandat
01:13:41qu'on nous a confié.
01:13:44Je vous remercie.
01:13:45Merci beaucoup.
01:13:47Allez, dernière question.
01:13:51Comment avez-vous ressenti
01:13:53Davos
01:13:54notamment les moqueries
01:13:56de la part de Donald Trump
01:13:59sur le président Macron
01:14:01et comment ressentez-vous
01:14:03que pensez-vous
01:14:05de ce projet d'accord
01:14:07avec l'OTAN
01:14:09et ce recul
01:14:10sur les droits de douane
01:14:12qui devaient intervenir
01:14:13au 1er février ?
01:14:14Quelle est votre...
01:14:15Puisque vous vous intéressez
01:14:16aussi à l'international
01:14:18est-ce que vous pouvez
01:14:19nous expliquer cela ?
01:14:22Assez brièvement
01:14:25mais je pense que
01:14:26ce que l'on voit
01:14:27c'est qu'on voit
01:14:28beaucoup de sous-brosseaux
01:14:29c'est-à-dire qu'il y a
01:14:31des évolutions
01:14:32quasiment quotidiennes
01:14:34des positions
01:14:35de nos amis américains
01:14:38et donc nous devons
01:14:40y faire face
01:14:41en ayant je crois
01:14:42deux boussoles
01:14:44la boussole
01:14:45du pragmatisme
01:14:47mais la boussole
01:14:47aussi de nos valeurs.
01:14:49Nous ne pouvons pas
01:14:50accepter
01:14:51tout et n'importe quoi
01:14:52et nous devons
01:14:54dans les positions
01:14:54qui sont prises
01:14:56par la France
01:14:57et par l'Union européenne
01:14:58avoir ces deux points
01:15:00à l'esprit.
01:15:01Là ce que l'on voit
01:15:02c'est que
01:15:02la réaction des Européens
01:15:04et la réaction aussi
01:15:06je crois moi
01:15:08profondément
01:15:08au peuple
01:15:09le peuple américain
01:15:10était très hostile
01:15:11à une intervention
01:15:13et à une escalade
01:15:14pour le Groenland
01:15:16et je pense que
01:15:17la réponse
01:15:18coordonnée
01:15:19de l'Union européenne
01:15:20très puissante
01:15:21et l'expression
01:15:23du peuple américain
01:15:24qui venait dire
01:15:25nous ne voulons pas de ça
01:15:27et puis les propositions
01:15:28très pragmatiques
01:15:29puisqu'il faut être pragmatique
01:15:31les propositions
01:15:32faites par l'OTAN
01:15:34faites par le Danemark
01:15:35qui pourrait amener
01:15:36à cette désescalade
01:15:37sont heureuses
01:15:38il faut trouver
01:15:38des solutions
01:15:40on peut comprendre
01:15:40les inquiétudes
01:15:41qui pèsent
01:15:42sur la sécurité du monde
01:15:44avec des menaces
01:15:47qui peuvent être
01:15:47grandissantes
01:15:48chez certains
01:15:48donc il faut s'en prémunir
01:15:50il faut s'en prémunir
01:15:51tout en étant attaché
01:15:53à nos règles
01:15:54qui sont
01:15:54celles de
01:15:56libre disposition
01:15:57des peuples
01:15:58celles d'inviolabilité
01:16:00des frontières
01:16:00tout en étant
01:16:02réaliste
01:16:03et en continuant
01:16:04toujours
01:16:05toujours
01:16:05à se parler
01:16:07à dialoguer
01:16:08et à se mettre
01:16:08toujours autour
01:16:09de la table
01:16:10et c'est je crois
01:16:11ce qui s'est passé
01:16:11hier à Davos
01:16:12et c'est ça aussi
01:16:13qu'il faut retenir
01:16:15mais il faut être ferme
01:16:16il faut être fort
01:16:17et puissant
01:16:18et surtout
01:16:19ne jamais transiger
01:16:20sur ce que nous sommes
01:16:21merci à tous
01:16:24et très belle année à vous
01:16:25voilà pour les voeux
01:16:29à la presse
01:16:30de la présidente
01:16:30de l'assemblée nationale
01:16:31Yael Brunpivet
01:16:32elle est évidemment
01:16:33revenue sur la séquence
01:16:34budgétaire
01:16:35elle a appelé
01:16:35à changer les règles
01:16:36d'examen
01:16:37des lois de finances
01:16:38elle a aussi appelé
01:16:39à ce que l'année 2026
01:16:40soit une année utile
01:16:41avec des textes
01:16:42sur la fin de vie
01:16:43sur la décentralisation
01:16:44sur les outre-mer
01:16:45enfin interrogée
01:16:46sur ses éventuelles ambitions
01:16:48pour 2027
01:16:49elle préfère se concentrer
01:16:50sur l'année en cours
01:16:512026
01:16:52voilà donc pour cette cérémonie
01:16:54des voeux à la presse
01:16:55de Yael Brunpivet
01:16:56nous étions très heureux
01:16:58de la suivre avec vous
01:16:59vous pouvez retrouver
01:16:59les meilleurs moments
01:17:00sur nos réseaux sociaux
01:17:02et puis rester connecté
01:17:03justement à notre site
01:17:04et à nos réseaux sociaux
01:17:05toute la journée
01:17:06très belle après-midi
01:17:07très belle journée à tous
01:17:07sur les chaînes parlementaires
01:17:08évidemment
01:17:09Sous-titrage Société Radio-Canada
01:17:19Sous-titrage Société Radio-Canada
01:17:21Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations