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  • il y a 2 jours
Émission spéciale : Budget 2026 dernières motions de censure.
LCP mobilise son antenne à l'occasion des grands évènements. Journées parlementaires, grands débats, votes et explications de vote, auditions des commissions d'enquête, congrès, session extraordinaire, discours et grandes cérémonies...la vie politique avec l'analyse des meilleurs experts et politologues.

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00:00...
00:00Et bienvenue à vous si vous nous rejoignez sur LCP.
00:14On est ensemble pour suivre les motions de censure, les deux dernières sur le budget.
00:19Marie Lebec vient de nous rejoindre ici dans cette salle.
00:22Je vais vous présenter notre dispositif.
00:23On est ensemble depuis 17h en intégralité sur Youtube.
00:26On vient de se rejoindre sur le canal 8 de la TNT.
00:28Et pour nous accompagner, évidemment, ceux qui ont suivi depuis des mois l'examen de ce budget.
00:33Marco Pommier dans la salle des 4 colonnes.
00:35La caméra d'Estelle Casado pour toutes les réactions.
00:38Et Clément Perrault également.
00:40Dans cette salle des pas perdus, deux invités.
00:43Marie Lebec, bonjour.
00:44Bonjour.
00:44Député Ensemble pour la République des Yvelines.
00:46Philippe Ballard, rebonjour.
00:48Député Rassemblement National de l'Oise.
00:51Marie Lebec, votre sentiment, première motion n'est pas adoptée.
00:54La deuxième ne le sera pas non plus.
00:56C'est un soulagement ce soir, une satisfaction ou c'est quand même un budget dans la douleur ?
01:02Non, je ne dirais pas que c'est un soulagement parce que je pense que, bien sûr, chacun voit à la fois des avancées, des déblocages, des choses positives pour notamment les services régaliens de l'État.
01:12Mais aussi des choses avec lesquelles nous avons pu être en désaccord.
01:14Moi, ce que je crois aujourd'hui fondamental, c'est que ça a permis quand même d'avancer.
01:18Je pense qu'il faut quand même souligner l'engagement du Premier ministre et de la ministre du Budget pour trouver un compromis.
01:24Il n'est pas 100% satisfaisant, mais je crois qu'il est quand même, malgré tout, attendu par nos concitoyens.
01:29Non pas pour ce qu'il est, mais pour ce qu'il signifie, c'est-à-dire se projeter maintenant dans l'année 2026.
01:35On va retrouver un député horizon.
01:37Ils ne sont pas satisfaits du budget, mais ils ne votent pas la censure.
01:40Laurent Marc-Angeli est au micro de Marco Pommier, celle des quatre colonnes.
01:47Clément Perrault, pardon.
01:49Avec Laurent Marc-Angeli.
01:50Laurent Marc-Angeli, cela fait quatre mois maintenant que nous avions ces discussions budgétaires à l'Assemblée.
01:56On est vraiment sans doute dans les derniers instants.
01:59Qu'est-ce que vous ressentez ? Est-ce qu'il y a une forme de soulagement ?
02:01Vous aviez hâte d'en finir avec le budget ?
02:04Je ne dirais pas que j'avais hâte d'en finir.
02:05Je pense qu'en particulier, nos compatriotes en avaient marre.
02:10Nos chefs d'entreprise et même celles et ceux que je peux croiser dans les rues d'Ajaccio lorsque je m'y promène.
02:16Ceci étant dit, il y a quand même un sentiment d'inachevé et un sentiment d'inquiétude qui m'habite aujourd'hui
02:22parce que nous savons très bien que ce budget n'est pas bon,
02:24mais que néanmoins, aujourd'hui, il passera, il s'appliquera.
02:29Et qu'entre le choix de l'instabilité et du chaos politique, nous avons fait le choix, en ne votant pas ces motions de censure,
02:38celui de l'instabilité, mais forcément d'un budget qui n'est pas forcément le meilleur.
02:43Quand vous dites que ce budget n'est pas bon, est-ce que vous considérez qu'il y a eu trop de concessions faites, notamment aux socialistes ?
02:48Nous l'avons dit depuis le début, nous étions favorables aux compromis, nous étions favorables à des concessions
02:53et je pense qu'au fur et à mesure que les débats budgétaires se sont engagés sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale,
03:00mais également sur le projet de loi de finances, on est passé davantage sur la compromission.
03:04Compromission vis-à-vis notamment du Parti socialiste.
03:07J'écoutais tout à l'heure la présidente Spano qui a pointé du doigt les socialistes comme étant responsable de la non-censure.
03:13Moi, aujourd'hui, je dis, beaucoup de cadeaux ont été faits au Parti socialiste,
03:17ce qui rend ce budget, notamment en matière de fiscalité, notamment en matière de dépenses publiques, pas bon.
03:24Et malheureusement, aujourd'hui, c'est celui qui s'appliquera.
03:28Alors, est-ce que cet épisode peut avoir des conséquences sur l'engagement de votre groupe, le groupe Horizon,
03:33au sein de ce qu'on appelle le bloc présidentiel ?
03:35Nous sommes engagés pour la stabilité depuis la dissolution de l'Assemblée nationale
03:39parce que les Français ont décidé de ne pas doter qui que ce soit d'une majorité.
03:44Nous ne voulons pas le chaos, nous ne voulons pas le chaos au Parlement,
03:46nous ne voulons pas le chaos dans le pays.
03:48Ceci étant dit, nous souhaitons que nos idées soient prises en compte.
03:51Elles ne l'ont pas été suffisamment à l'occasion de ce budget.
03:54Je pense malheureusement que pour les 15, 18 mois restants, peu de choses seront réalisées.
04:01Le gouvernement ne dispose pas malheureusement d'une majorité et d'une marge de manœuvre
04:05pour pouvoir faire en sorte d'avancer sur la compétitivité de nos entreprises,
04:09sur la sécurité ou encore sur la simplification de la vie des Françaises et des Français.
04:12Mais néanmoins, nous sommes favorables à une stabilité politique.
04:15Nous sommes défavorables au chaos.
04:17Nous ferons en sorte de ne pas être les apôtres du chaos ou les ingénieurs du chaos comme certains le sont.
04:21Merci à vous.
04:23Merci beaucoup Clément Perrault, évidemment.
04:26Philippe Ballard, on a entendu effectivement plusieurs groupes politiques critiquer vertement même ce budget
04:32tout en disant que les électeurs ne veulent pas le chaos, qu'on renverse le gouvernement,
04:36qu'on se retrouve dans une situation où la France n'a pas de budget.
04:39Ils veulent juste ça, qu'on tourne la page et qu'on avance.
04:42Ça, j'ai envie de le qualifier de...
04:44Vous avez raison, on se l'a dit, c'est frappant d'entendre tous les représentants de tous ces groupes nous dire
04:49que c'est un mauvais budget.
04:50Alors quand c'est un mauvais budget, on en fait un autre.
04:51Ce n'est pas plus compliqué que ça.
04:52On vote la censure et puis on recommence.
04:54Et les Français, moi, je n'en ai pas rencontré beaucoup dans ma séance de décision
04:57qui me disaient que c'est un mauvais budget, donc il faut l'adopter.
05:00Non, on fait autre chose.
05:01Alors après, moi, j'ai envie de vous dire que c'est un budget Front Républicain.
05:04Vous savez ce qu'on a appelé le Front Républicain ?
05:05C'est-à-dire, dans l'entre-deux-tours en 2024, il y a une alliance.
05:09Les mélenchonistes ont voté pour les macronistes.
05:12Les macronistes ont voté pour les mélenchonistes et on en est là.
05:14Voilà, avec une France complètement ingouvernable.
05:15Alors là, les trucs de Jean-Léon Mélenchon veulent faire tomber le gouvernement et faire tomber le budget.
05:18Mais si on en est là avec une assemblée complètement ingouvernable, c'est pour ça qu'on réclame la dissolution.
05:23Alors vous allez me dire qu'on est à une encablure quasiment de la présidentielle maintenant.
05:27Enfin, chaque minute perdue, c'est une minute perdue pour la France et les Français.
05:30Marie Lebec, Philippe Ballard dit, les gens ne disent pas, c'est un mauvais budget, adoptez-le.
05:35Dans vos rangs, et Sébastien Lecornu disait, les Français voient, disent en fait, il y a une déconnexion.
05:40Elle a parlé de déconnexion, le Premier ministre.
05:42Est-ce que vous, c'est ce qu'on vous dit sur le terrain, que le spectacle qu'a donné l'Assemblée était déconnecté d'une certaine façon avec l'avis des gens ?
05:49On n'a pas employé ce terme-là.
05:50En revanche, effectivement, je trouve que beaucoup parlent de la situation internationale, de la menace qu'elle fait peser sur le pays,
05:55du besoin du coup aussi de montrer une forme de force qui passe par notamment de la stabilité au niveau de l'exécutif
06:02et de pouvoir, au fond, accompagner ce mouvement.
06:07Ce qui est sûr, c'est qu'en attendant le budget, quoi qu'on en pense, il y a un attentisme très fort
06:11de savoir quels sont les paramètres et les curseurs qui vont être amenés mécaniquement à bouger.
06:16Et effectivement, au-delà des enjeux régaliens, notamment pour un certain nombre de nos entreprises, il y avait une attente.
06:22C'est vrai que nous avons, et particulièrement moi, à cette personne, j'ai toujours beaucoup engagé aux côtés d'entreprise
06:27pour l'attractivité, pour qu'elle soit compétitive sur la scène internationale.
06:31On peut avoir un peu de frustration avec ce budget, mais néanmoins, avec des règles du jeu plus claires,
06:35ça leur permet quand même de se positionner.
06:37Alors vous, Marie Lebec, vous n'avez pas voté la censure.
06:39Philippe Vallard, vous l'avez voté, donc vous savez comment ça fonctionne.
06:41Mais on va quand même retrouver Clément Perrault qui va nous expliquer justement comment ça se passe,
06:45ces moments où on vote pour une censure.
06:47Alors, on vote pour une censure en se rendant dans les salons attenants de l'hémicycle.
06:55C'est là que sont actuellement les députés, notamment ceux du Rassemblement National,
06:58le groupe à l'origine de cette deuxième motion.
07:02Les députés votent sur des ordinateurs équipés de ce papier, que je vous montre une nouvelle fois,
07:07avec son code barre et une seule option pour, on ne vote pas pour ou contre une motion de censure,
07:11on vote pour ou on ne vote pas du tout.
07:13Nous, il faut 289 voix, soit la majorité absolue de l'hémicycle, pour que la motion passe.
07:19Il y a peu de probabilité pour que ce soit le cas.
07:22Il reste maintenant quelques minutes avant la fin du vote et la proclamation des résultats.
07:27Si cette motion n'est pas votée, ce sera la fin du long du très long chemin parlementaire de ce budget 2026.
07:34Merci beaucoup Clément Perrault. Très long budget, on est pour, on est contre.
07:39Mais est-ce qu'il y a une unanimité chez les députés pour dire qu'il fallait aussi passer à autre chose ?
07:44Il y a d'autres textes peut-être importants, d'autres combats politiques à mener ici dans l'hémicycle.
07:49Et il faut savoir, voilà, terminer une discussion.
07:51On va passer, oui, fatalement dans une dizaine de minutes à autre chose,
07:56puisque la censure ne sera pas votée.
07:57On se tient prêt, puisqu'on a un mandat donné par nos électeurs pour les futurs combats qui s'annoncent.
08:02Moi, je pense par exemple à la loi sur l'euthanasie.
08:05La loi fin de vie qui arrive dans l'hémicycle prochainement.
08:08On se battra, parce que nous, on y est farouchement opposés.
08:10Il y a une loi sur l'agriculture, oui, c'est très bien.
08:13Mais quand en même temps, on ne fait rien pour s'opposer à la signature du Mercosur,
08:18et puis qu'on ne défait aucune norme qui entrave, non seulement nos agriculteurs d'ailleurs,
08:22mais nos industriels, nos commerçants, nos artisans,
08:25quand on ne baisse pas les charges.
08:27Parce que là, un dernier mot sur le budget,
08:29on n'a jamais baissé dans ce budget,
08:31on ne baisse pas les dépenses qui sont complètement infondées pour l'économie française.
08:36Nous, on avait proposé 50 milliards d'euros d'économie,
08:39baisse du budget de notre contribution au budget de l'Union Européenne,
08:42sur l'immigration, sur la fraude fiscale, la fraude sociale,
08:44les énergies intermittentes, etc.
08:46Je pourrais continuer à dégrainer.
08:48Et puis, il y avait 20 milliards d'euros en moins de taxes et d'impôts.
08:50Là, on a juste fait l'inverse, si vous voulez.
08:52Alors, un mot, Marie Lebec, sur cette question du budget,
08:55et sur cet équilibre entre le recette et les dépenses,
08:57est-ce que vous auriez souhaité qu'il y ait moins de dépenses ?
09:00On voit que le gouvernement dit, finalement,
09:02qu'il a réussi à maintenir l'objectif des 5%.
09:04Mais est-ce que c'est avec un peu trop de recettes, à vos goûts ?
09:07Non, mais encore une fois, je pense qu'effectivement,
09:09il y a des marqueurs qui sont importants.
09:11Il y a le fait de ne pas gréver la croissance,
09:14le fait de rester dans les 5%,
09:15le fait de travailler à...
09:17C'est vrai que ce n'est pas une réduction des dépenses,
09:19mais un ralentissement des dépenses,
09:20qui est quand même malgré tout important.
09:21C'est aussi la crédibilité de la France.
09:23Après, je veux dire, l'Assemblée nationale a été très éclatée.
09:27Chaque groupe avait ses revendications, ses points.
09:30Le Premier ministre a fait en sorte que les équilibres,
09:32les grands équilibres qui étaient importants,
09:34puissent être respectés.
09:36Et après, effectivement, je pense qu'on a d'autres enjeux,
09:39des textes qui sont attendus, peut-être parfois plus sectoriels.
09:41Il faut que nous puissions avancer sur ces sujets.
09:44Il y a quand même des échéances aussi très importantes.
09:46Moi, je pense au sujet du dégel du corps électoral de la Calédonie,
09:50avec des échéances imminentes.
09:51Et puis avoir quand même en tête qu'au fond,
09:53constitutionnellement, on a une période de trois semaines
09:55qui va être immobilisée pour laisser le débat démocratique
09:58au niveau des municipales se faire.
10:00Ce qui réduit du coup beaucoup le temps parlementaire aussi.
10:03Il n'y a plus beaucoup de place avant la pause estivale.
10:05Et donc maintenant, il y a quelques urgences qui devaient être traitées,
10:07qui ne relèvent pas uniquement des enjeux budgétaires
10:09et sur lesquels il est important d'avancer.
10:10Et on verra, comme promis par Philippe Ballard,
10:13que le combat politique pourra se continuer.
10:14On va retrouver le député droite républicaine,
10:16Nicolas Rey, au micro de Marco Pommier,
10:18celle des quatre colonnes.
10:19Oui, Nicolas Rey, ça y est, c'est la fin de cette séquence budgétaire.
10:24Qu'est-ce que vous en dites ce soir ?
10:26Je dirais ça y est, oui, comme vous le dites,
10:28on a enfin un budget.
10:29La France a un budget et tant mieux
10:31parce qu'un pays sans budget, c'est un pays affaibli.
10:35Un pays sans budget, c'est un pays qui ne peut pas honorer
10:37des dépenses importantes pour nos armées,
10:39pour nos agriculteurs, pour nos forces de sécurité.
10:41Donc, enfin, c'est très bien, il faut avancer.
10:45Il y a d'autres chantiers qui nous attendent désormais.
10:47Et qu'est-ce que vous répondez à la gauche,
10:49au Rassemblement National, qui estime que c'est un mauvais budget,
10:52que ce budget, c'est ce que disait Mathilde Panot tout à l'heure
10:54dans cette salle des quatre colonnes,
10:55allait faire souffrir les Français ?
10:57C'est quoi l'idée ?
10:58C'est qu'il vaut mieux un budget que pas de budget du tout ?
11:00Je leur dis qu'ils n'avaient qu'à faire voter un autre budget.
11:03Ils en sont incapables.
11:04C'est une alliance des contraires, des oppositions, des contestations.
11:08Les Français en ont assez de cela, des gens qui veulent tout bloquer.
11:11Il y aura des élections l'année prochaine.
11:12Donc, voilà, il n'y avait pas d'alternative.
11:14Certes, ce budget n'est pas parfait, mais il est nécessaire.
11:18Et avec le groupe de la droite républicaine,
11:20nous avons supprimé un grand nombre de dispositions,
11:23notamment fiscales.
11:24Il n'y a aucune hausse d'impôt contre les ménages
11:26grâce aux amendements que nous avons faits adopter.
11:28Je pense au gel du barème de l'impôt sur le revenu,
11:31la réforme de l'abattement sur les retraités.
11:33Tout cela a été supprimé.
11:34Les gens pourront le vérifier.
11:36Et c'est grâce à la mobilisation de nos députés.
11:39Merci Nicolas Rich.
11:41Merci beaucoup.
11:42On voit que chaque groupe politique tire des conclusions
11:45assez différentes de ce budget.
11:47L'émotion, on attend le dernier résultat, évidemment,
11:50mais a priori ne seront pas adoptées.
11:51Philippe Ballard, est-ce que vous pensez que vous pouvez
11:53censurer le gouvernement avant la prochaine présidentielle ?
11:56Ou là, ça veut dire que le gouvernement restera en place
11:59jusqu'en 2027 ?
12:00Il reste encore quelques mois.
12:02Donc oui, l'espoir est permis.
12:04Mais ce n'est pas censuré pour le plaisir de censurer.
12:06C'est juste pour que derrière, il y ait des élections législatives.
12:09À savoir qu'à partir du mois de juin,
12:12étant donné qu'il y aura fatalement une dissolution
12:14après la présidentielle,
12:15mais chaque minute compte pour la...
12:17Enfin, c'est François Bayrou qui disait
12:19toutes les secondes, c'est 5 000 euros de dettes supplémentaires
12:22pour la France.
12:23Voilà, il faut avoir conscience de la situation quand même
12:26dans laquelle se trouvent nos finances publiques
12:28et que ce budget aggrave.
12:29Et on verra si le budget 2027 remet sur la table cette question.
12:33Mais Marie Lebec, est-ce que là, vous, vous vous dites
12:34que le gouvernement peut « souffler » ?
12:37Il a passé cette étape budgétaire ?
12:39Ou est-ce que le risque de censure existe toujours ?
12:42Même si Philippe Ballard l'a rappelé,
12:43après mai-juin 2026, il n'y aura pas de dissolution
12:46puisqu'il y en aura une avec l'élection présidentielle.
12:48Je n'irai pas souffler parce que ça voudrait dire
12:50qu'après, le gouvernement n'aurait plus d'enjeu.
12:53Or, il est attendu, je pense, sur de nombreux sujets
12:55et sur lequel, en tout cas, le groupe auquel j'appartiens
12:58et qui est présidé par Gabriel Attal
12:59continuera de l'accompagner.
13:01Et je pense que c'est important.
13:02On a pu, à l'occasion de ce budget,
13:03faire des contre-propositions,
13:05parfois exprimer des divergences.
13:07Je trouve qu'il y a eu une méthode assez constructive,
13:09un travail parlementaire assez inédit
13:11dans un contexte qui est compliqué, honnêtement,
13:12sans majorité.
13:13Je rejoins ce que disait le député Nicolas Rey.
13:15À la fin, il n'y a pas d'autre majorité.
13:18Donc, c'est celle-là qui l'emporte.
13:20Mais en tout cas, je pense que le gouvernement,
13:22il aura moins de pression,
13:23moins la pression d'une censure.
13:24Mais en tout cas, il ne pourra pas souffler
13:26parce qu'il y a beaucoup d'attentes
13:27et je pense qu'ils en ont parfaitement conscience.
13:28Je vous remercie l'un l'autre de rester encore
13:29un tout petit instant.
13:30Je vous couperai la parole
13:31si Yael Brunpivet annonce les résultats
13:33pour le vivre en direct sur LCP,
13:35sur l'homme Sébastien Lecornu.
13:37Est-ce qu'il a réussi finalement son pari ?
13:39Alors, il avait dit pas de 49.3,
13:41ce sera avec un 49.3,
13:42mais est-ce qu'il a fait preuve
13:43d'une certaine habilité politique ?
13:45Il a surtout fait preuve...
13:47Ça ouvre.
13:48Philippe Ballard, on va écouter les résultats
13:50de votre motion de censure
13:51à l'Assemblée Nationale.
13:52Voici le résultat du scrutin.
13:54Majorité requise pour l'adoption
13:56de la motion de censure
13:57sur la majorité absolue des membres
13:58composant l'Assemblée 289,
14:00pour l'adoption 135.
14:02La majorité requise n'étant pas atteinte,
14:05la motion de censure n'est pas adoptée.
14:07Aucune des deux motions de censure
14:09n'ayant été adoptée,
14:11le projet de loi de finances pour 2026
14:14est considéré comme adopté.
14:16La séance est suspendue pour quelques minutes.
14:22Merci.
14:26Budget adopté.
14:27Donc, Philippe Ballard,
14:28on reprend cette conversation
14:29sur l'homme Sébastien Lecornu.
14:32Il n'est pas tombé.
14:33Il a réussi à faire adopter le budget
14:34d'une manière ou d'une autre
14:35ici à l'Assemblée.
14:36Oui, il a fait preuve
14:37d'une très grande dextérité
14:38pour sortir son carnet de chèque,
14:40le carnet de chèque
14:41de la Maison France
14:41pour acheter les socialistes
14:43puisque c'est un budget socialiste
14:45tout simplement.
14:46Donc, c'est pour ça d'ailleurs
14:46il y a une cohérence.
14:47Les socialistes ne l'ont pas voté
14:48puisque c'est en quelque sorte
14:49c'est leur budget.
14:51Et moi, je tiens à saluer
14:51quand même le collègue LR
14:53qui a fait preuve
14:54de beaucoup de courage.
14:54Il était tout seul.
14:55Alors, ils n'ont pas voté la censure.
14:57Mais je pense qu'ils ont beaucoup de mal
14:58à se remettre de leur défaite
14:59en Haute-Savoie hier soir
15:01et il faut qu'ils se méfient.
15:02Législative partielle
15:03où le candidat UDR a gagné.
15:04Voilà, UDR-RN a gagné
15:06alors que c'était un fief LR.
15:08Ça doit leur servir de leçon.
15:10Nous, on n'est pas là pour sauver LR.
15:12Par contre, on tend la main
15:13au cadre LR,
15:14aux militants LR
15:15qui veulent venir travailler
15:16avec nos amis de l'UDR.
15:18Avec une union des droites.
15:19Marie Lebec.
15:20Sur Sébastien Lecornu,
15:23échec, mi-échec,
15:25victoire ce soir ?
15:26Le budget, oui,
15:27mais ce n'était pas tout à fait
15:28la méthode qu'il souhaitait employer.
15:30L49-3, il y a bien eu recours ?
15:32Oui, il y a eu recours
15:33mais moi, je pense qu'il faut saluer
15:34à la fois des débats
15:36qui ont eu lieu
15:36entre la période
15:37de octobre à décembre à peu près
15:39qui a été une période
15:40de débats parlementaires
15:41assez riches.
15:42Moi, j'ai beaucoup de citoyens
15:42de la circonscription
15:43qui sont venus
15:43parce qu'effectivement,
15:44ça a interpellé un peu
15:46ces débats budgétaires
15:47et tout le monde a dit
15:48que c'était des débats
15:49je pense qui reflétaient
15:50plutôt ce qu'est habituellement
15:51le travail de l'Assemblée
15:53que parfois l'image
15:54qu'on peut en avoir.
15:55Plutôt des débats de qualité.
15:58Je pense qu'effectivement,
16:00l'Assemblée nationale
16:00souhaitait pouvoir exprimer
16:03un vote,
16:04même pour nous,
16:05étudier la partie dépense
16:06puisqu'elle n'a pas pu
16:07être étudiée ici
16:08à l'Assemblée nationale
16:09mais je crois quand même
16:10que c'est un Premier ministre
16:11qui s'est engagé
16:12pour que ça puisse avancer
16:13et que ça puisse atterrir
16:15et je trouve que voilà,
16:17en ça,
16:18c'est plutôt une épreuve de passer,
16:20une marche de passer
16:21pour Sébastien Lecornu.
16:23Une marche de passer
16:24pour Sébastien Lecornu.
16:25On va écouter dans un instant
16:27la présidente de l'Assemblée nationale.
16:29Regarde, elle est juste derrière nous.
16:29En tout cas,
16:31non, moi,
16:32je ne qualifierais pas ça
16:33de victoire.
16:34En revanche,
16:34ce qui est sûr,
16:35c'est que ce soir,
16:36le gouvernement
16:38et le Parlement
16:39ont doté le pays
16:40d'un budget.
16:42C'est ça qu'il faut retenir
16:43et on va surtout pouvoir avancer.
16:45On assure de la stabilité.
16:47Le gouvernement
16:48est là et bien présent.
16:50Le Parlement est au travail.
16:51Nous avons un budget.
16:52Maintenant,
16:53il va falloir avancer.
16:55On a beaucoup de travail
16:56devant nous,
16:56beaucoup de réformes.
16:57On se rencontrera
16:58entre responsables
16:59de la majorité
17:00avec le Premier ministre
17:01la semaine prochaine
17:02pour pouvoir évoquer
17:03l'ensemble des textes à venir
17:04et du calendrier de travail
17:06que nous devrons avoir
17:07à l'Assemblée nationale.
17:08Moi, je suis à la tête
17:09d'une Assemblée nationale
17:10qui travaille,
17:11qui est prête
17:12à légiférer
17:13et puis à contrôler
17:14l'action du gouvernement.
17:16Et la semaine prochaine,
17:16c'est ce que l'on fera
17:17pour vérifier
17:19que l'ensemble des lois
17:20que nous votons
17:20dans cet hémicycle
17:22sont bien des lois
17:22qui sont appliquées
17:23par le gouvernement.
17:24Donc, on avance
17:25et comme vous le savez,
17:27c'est un budget
17:27qui ne satisfait pas grand monde.
17:30C'est un budget de compromis.
17:32Chacun a fait un pas.
17:33Chacun a fait des efforts.
17:34Et je crois que c'est ça
17:35qu'il faut que nos compatriotes
17:36retiennent ce soir.
17:37Nous avons réussi
17:38à mettre les uns
17:40et les autres
17:41autour de la table.
17:42Nous avons réussi
17:43à faire un budget
17:46de compromis.
17:46Et je crois que c'est ça
17:47qu'attendent de nous,
17:48nos compatriotes,
17:49qu'on mette un peu de côté
17:50nos postures
17:51pour pouvoir avancer
17:52avec toujours à voir
17:53à l'esprit
17:54l'intérêt général
17:54et le bien commun.
17:56Est-ce que c'est vraiment
17:57un budget de compromis
17:58lorsque l'on le fait passer
17:59au 49-3 ?
18:00En fait, oui,
18:02parce que c'est un budget
18:03qui prend en compte
18:04les demandes portées
18:06par les uns et les autres.
18:07C'est un budget
18:07qui prend en compte
18:08aussi les votes
18:09qui ont eu lieu
18:10dans l'hémicycle.
18:12Il y a un certain nombre
18:12d'amendements
18:13qui ont été votés
18:14par le parlementaire
18:15et qui ont été repris
18:16dans la copie
18:17du gouvernement
18:18à l'intérieur
18:18de ce 49-3.
18:19Donc, oui,
18:20on peut dire que c'est
18:20un budget de compromis.
18:22Après,
18:23et c'est là que vous voyez bien
18:24que nos règles
18:25ne sont pas satisfaisantes,
18:26il faut maintenant
18:27que nous modifions
18:28nos procédures
18:29pour pouvoir faire en sorte
18:30que la prochaine fois
18:31nous puissions
18:31un, discuter de tout
18:33dans l'hémicycle
18:33ce que nous n'avons pas fait
18:34cette fois-ci
18:35puisque nous n'avons pas discuté
18:37de la partie dépense
18:38qui est la partie fondamentale
18:39d'un budget
18:40puisque c'est là
18:41où on parle
18:41de politique publique,
18:43de justice,
18:43d'éducation,
18:44de défense, etc.
18:46Et donc,
18:46il faut que la prochaine fois
18:47nous puissions discuter
18:49globalement du budget
18:50et il faut également
18:52que nous puissions
18:52parvenir à un vote
18:54et donc,
18:54c'est à cela maintenant
18:55que moi,
18:55je vais travailler
18:56avec les uns et les autres
18:57pour réformer
18:58résolument
18:59notre procédure budgétaire.
19:00Est-ce que la situation
19:01internationale,
19:02je fais un petit pas de côté
19:03avec notamment
19:03ce qui se passe en Iran,
19:04ça va peser peut-être
19:05sur les prochains mois
19:07à l'Assemblée ?
19:08Évidemment,
19:09ça va peser dans notre pays
19:10d'une façon générale.
19:12L'Assemblée n'est que
19:13le reflet de la France
19:15et oui,
19:16cette situation internationale,
19:17elle inquiète,
19:19nos compatriotes se questionnent
19:22et donc,
19:23il faut que nous,
19:24nous ayons une voix forte,
19:25la voix de la France,
19:27fidèle à ses valeurs,
19:28ne transigeant sur rien
19:30et faisant valoir
19:32ses intérêts
19:33et les intérêts de l'Europe.
19:34Donc,
19:34il va falloir
19:35que nous portions cette voix
19:36et moi,
19:37je vois qu'à l'Assemblée nationale,
19:38dans l'hémicycle,
19:39nous parvenons,
19:40lorsque nous parlons
19:41de sujets internationaux,
19:43à trouver,
19:44la plupart du temps,
19:45un vrai consensus
19:46et ça,
19:47c'est important
19:48parce que l'exécutif,
19:50le président de la République,
19:51lorsqu'il porte la voix
19:52de la France,
19:52doivent pouvoir s'appuyer
19:54sur l'Assemblée nationale,
19:55sur le Sénat.
19:56Moi,
19:57je reviens du Maroc
19:57avec le président Larcher,
19:59nous y étions
20:00la semaine dernière
20:01et on a vu
20:02encore et encore
20:03à quel point
20:04la voix de la France
20:05sur les sujets internationaux
20:06est attendue
20:07et est entendue.
20:09Et donc,
20:09il faut que nous continuions
20:10à porter cette voix
20:11ici comme ailleurs.
20:12Je vous remercie.
20:13Est-ce qu'il ne va plus rien
20:14se passer dans les prochains mois ?
20:15Mais ils ont tort.
20:16Ils ont tort.
20:17Moi,
20:17je préside l'Assemblée nationale.
20:18Moi,
20:18je suis députée.
20:19Il faut qu'on travaille,
20:20qu'on se retrousse les manches.
20:21On a beaucoup de sujets devant nous
20:23et on arrive.
20:24Moi,
20:24l'année dernière,
20:25on a passé plus de 150 textes.
20:27La semaine dernière,
20:28sur du temps transpartisan
20:29que j'ai créé,
20:30on a adopté
20:309 textes
20:31dont la plupart
20:32à l'unanimité.
20:33Donc,
20:33c'est faux
20:34de dire
20:34qu'on ne fera rien.
20:35Nous sommes des hommes
20:36et des femmes politiques
20:37et nous avons la capacité d'agir
20:39et moi,
20:39j'attends que tous les parlementaires
20:41se saisissent
20:42de cette capacité d'agir.
20:43On le fera
20:44au mois de février
20:45à travers le texte
20:46sur la fin de vie.
20:48On aura un texte
20:49sur la fraude,
20:50fraude fiscale,
20:51fraude sociale.
20:52On a beaucoup de textes
20:53à venir
20:53et donc,
20:54non,
20:55il va se passer
20:55beaucoup de choses
20:56et c'est de notre responsabilité
20:58qu'il se passe
20:59beaucoup de choses.
20:59Vous pouvez compter sur moi.
21:00Moi,
21:01je serai au rendez-vous.
21:02Merci beaucoup.
21:02On a écouté
21:06Yael Brunpivet,
21:07présidente de l'Assemblée
21:08sur LCP.
21:08On vous fait vivre
21:09ces dernières motions
21:11de censure.
21:12Merci beaucoup,
21:12Marie Lebec.
21:13Merci,
21:13Philippe Ballard,
21:14d'avoir accepté
21:14d'être nos invités.
21:16On nous va l'inviter,
21:17le ministre des Relations
21:18avec le Parlement,
21:19Laurent Panifousse,
21:20qui est aux côtés
21:20de Clément Perrault
21:21dans la Cour d'honneur
21:22de l'Assemblée nationale.
21:23Ça y est,
21:23budget adopté.
21:27Oui,
21:28Laurent Panifousse,
21:28je voudrais vous faire réagir.
21:29À l'instant,
21:29on a entendu
21:30Yael Brunpivet dire
21:31c'est faux qu'on ne fera rien
21:32en défendant le Parlement
21:34en disant qu'après l'adoption
21:35de ce budget,
21:36après en tout cas,
21:37que les débats
21:40allaient se poursuivre,
21:40que de nouveaux textes
21:41allaient être étudiés.
21:42Quel sera justement
21:43l'agenda ?
21:44Oui, je partage totalement.
21:46Dès ce soir,
21:46nous allons pouvoir
21:47enfin aborder
21:48des sujets importants.
21:50Dès demain,
21:51celui de la fin de vie
21:52en commission
21:53à l'Assemblée nationale.
21:54Les soins palliatifs,
21:55l'aide active
21:56à mourir
21:57qui est un sujet majeur
21:58et attendu
21:59par beaucoup.
22:00Il y a la question
22:00de la décentralisation,
22:01la question de la sécurité
22:02du quotidien,
22:03de la police municipale.
22:05Beaucoup de sujets
22:06qui vont être abordés,
22:07qui sont très importants,
22:08très concrets
22:09pour nos concitoyens.
22:10et le fait que ce soir,
22:12enfin,
22:12nous ayons un budget,
22:14nous aurons l'apaisement,
22:15la sérénité nécessaire
22:16pour qu'ici,
22:17à l'Assemblée nationale,
22:19au Sénat également,
22:19nous puissions travailler
22:21sereinement des textes
22:21très importants
22:22pour l'avenir
22:22des Françaises et des Français.
22:23Avec un emploi serré,
22:25tout de même,
22:25puisqu'il va y avoir
22:26une coupure parlementaire
22:27à l'occasion
22:27des élections municipales.
22:28C'est vrai,
22:29il reste peu de temps
22:30au gouvernement
22:31pour inscrire
22:31l'ensemble de ces textes
22:33que j'ai pu évoquer.
22:33Il y en a d'autres,
22:34mais ce temps,
22:36il est là,
22:36il est devant nous
22:37et surtout,
22:37la question du budget
22:38qui monopolisait
22:40les esprits
22:41et le temps parlementaire
22:42est maintenant,
22:43depuis ce soir,
22:44derrière nous
22:44et nous allons pouvoir
22:45travailler sérieusement.
22:47Ça veut dire
22:47que les parlementaires
22:48vont devoir être
22:48encore à la tâche,
22:49mais ils sont là pour ça,
22:51le gouvernement est là pour ça
22:52et faire en sorte
22:52que nous puissions adopter,
22:54je le redis,
22:54des textes importants
22:55pour les Françaises et les Français.
22:56C'est possible
22:57et nous passons maintenant
22:58à cette nouvelle phase.
23:00Nous étions beaucoup à l'attendre.
23:01Alors,
23:01quel est l'état d'esprit
23:02ce soir au sein du gouvernement ?
23:04Est-ce qu'il y a une satisfaction
23:05d'avoir enfin passé
23:06cette étape budgétaire
23:07ou est-ce qu'il y a aussi
23:08un peu de déception,
23:09de frustration
23:09d'avoir dû utiliser
23:11le 49.3
23:11alors que vous aviez annoncé
23:12que vous ne le feriez pas ?
23:14Non,
23:14pas de frustration.
23:15Nous avons tout fait
23:16et nous avons pris
23:16tout le temps nécessaire
23:17pour permettre au Parlement
23:18de débattre,
23:19de discuter,
23:20de déposer tous les amendements
23:21possibles
23:21pour que chacun puisse
23:22affirmer sa sensibilité.
23:24Le gouvernement a créé
23:25un cadre,
23:26celui du compromis,
23:27celui du consensus
23:28et à la fin a fait
23:29cette proposition,
23:30cette copie
23:30qui est censée ressembler
23:32à l'essentiel
23:33à une majorité
23:34et nous avons eu
23:35la confirmation ce soir
23:36que ce budget
23:37qui a été proposé
23:38par le gouvernement
23:38représente une majorité
23:40ici à l'Assemblée nationale.
23:42Alors oui,
23:42on sait très bien
23:43que ce n'est pas
23:43un budget parfait
23:44pour tout le monde
23:44mais en tout cas
23:45c'est un budget de compromis
23:46et je veux saluer
23:48la responsabilité
23:48des parlementaires
23:49de gauche,
23:50de droite,
23:50du centre,
23:51toutes celles et ceux
23:51qui ont des sensibilités
23:52très différentes
23:53mais qui le temps
23:54d'un budget
23:54ont eu cette capacité
23:56à dépasser
23:56les clivages politiques,
23:58les clivages partisans
23:59qui sont nobles par ailleurs
24:00mais le temps
24:01d'un budget
24:01qui ont été capables
24:02de le faire
24:03dans l'intérêt supérieur
24:04de notre pays
24:05et donc c'est quelque chose
24:05que je veux saluer ce soir
24:06et c'est ce qui est
24:07le plus important
24:08pour moi aujourd'hui.
24:09Merci à vous
24:09monsieur le ministre.
24:11Merci beaucoup
24:13Clément Perrouot
24:14et merci au ministre
24:16des Relations
24:16avec le Parlement
24:17de cette réaction
24:17sur LCP
24:18où on suit
24:19ces deux dernières
24:20motions de censure.
24:21Ça y est,
24:22elles ont été rejetées,
24:23le budget est adopté.
24:24On va en débattre
24:24avec nos deux nouveaux invités.
24:26Aurélie Trouvé,
24:26bonjour.
24:27Bonjour.
24:27Député La France Insoumise
24:28de Seine-Saint-Denis,
24:29Jean-René Cazeneuve,
24:30bonjour.
24:30Bonjour.
24:30Député Ensemble
24:31pour la République du Gers.
24:32Un sentiment déjà chacun,
24:34un peu d'amertume,
24:35ça y est,
24:35ce budget est adopté.
24:36Aurélie Trouvé,
24:37est-ce que c'est la fin
24:38du combat budgétaire
24:39ici à l'Assemblée nationale ?
24:41Si j'ai une amertume d'abord
24:42ou surtout une grande tristesse,
24:44c'est pour tous les gens
24:45qui vont être frappés
24:46par ce budget.
24:47Quand je pense
24:48qu'il y a dans les écoles publiques
24:49la suppression
24:50de 4000 postes d'enseignants,
24:52bon,
24:52je vois que dans mon académie
24:54à Créteil,
24:55on a plusieurs centaines
24:57de postes d'enseignants en moins.
24:58Quand je vois qu'il y a
24:593000 postes de surveillants
25:00supprimés,
25:01alors qu'on sait
25:02l'état des écoles publiques
25:03et ça,
25:03ce n'est qu'un tout petit bout
25:04des 35 milliards d'euros
25:07de coupes budgétaires.
25:08Donc,
25:09d'abord,
25:09profonde tristesse
25:10pour le peuple français,
25:11pour les gens
25:12qui vont subir,
25:13particulièrement ceux
25:14qui ont déjà du mal
25:14à boucler leur fin de mois.
25:16Jean-René Cazeneuve,
25:18est-ce que pour vous,
25:18de l'autre côté,
25:19c'est plutôt un soulagement
25:20de voir ce budget adopté,
25:22même si on l'a vu
25:22dans les différentes prises de parole ?
25:24Il n'y a personne
25:24qui défend un budget parfait.
25:25Pour tout le monde,
25:26c'est un budget imparfait,
25:28mais ça y est,
25:28au moins,
25:29il est adopté.
25:29Mais ce n'est pas tellement
25:30mon point de vue
25:31qui est important,
25:32c'est le point de vue
25:33des Gersois et des Gersoises
25:34que j'ai rencontrés
25:35encore tout ce week-end,
25:37qui sont soulagés,
25:38qui nous disent
25:39sortez de ce débat épouvantable,
25:43de cette agressivité,
25:46ayez le sens
25:46de l'intérêt général,
25:48du dépassement
25:49et sortons de cette crise
25:51pour avoir un budget
25:51je crois qu'ils comparent
25:53aujourd'hui
25:53ce qui se passe en France
25:54de la citation internationale
25:56et donc ils nous disent
25:57mettez-vous d'accord
25:58et c'est ce qu'on a fait.
26:00On va justement
26:00s'intéresser à ce qu'il y a
26:02dans cette copie finale
26:03avec vous,
26:04Marco Pommier,
26:04depuis la salle des 4 colonnes.
26:06Rappelez-nous
26:07ce qu'il y a
26:08dans ce budget.
26:10Eh bien d'ailleurs,
26:10d'abord on peut dire,
26:11Elsa,
26:12que ce budget
26:13est qualifié
26:13de socialiste
26:14pour la droite,
26:16un budget d'austérité
26:17pour une partie
26:18de la gauche,
26:19un texte imparfait
26:21mais utile,
26:22tranche Amélie de Montchalin,
26:23la ministre des Comptes Publics,
26:25avec un déficit public
26:26ramené à 5%
26:28du PIB
26:29en 2026
26:30contre 4,7%
26:32initialement prévu
26:33dans la copie initiale.
26:35Donc,
26:36une ambition revue
26:37à la baisse,
26:37conséquence directe
26:39des concessions
26:39accordées aux socialistes
26:41avec une hausse
26:42de la prime d'activité
26:44pour les travailleurs modestes
26:45ou encore la généralisation
26:47des repas à 1 euro
26:48pour les étudiants
26:49ou la revalorisation
26:50des APL aussi.
26:52Et ces concessions
26:53aux socialistes,
26:53Marco,
26:53elles n'ont pas convaincu
26:54tout le monde ?
26:55Oui,
26:55c'est le moins qu'on puisse dire.
26:56Le reste de la gauche,
26:57notamment,
26:58dénonce des coupes budgétaires
26:59très importantes,
27:01aides au développement,
27:02sport,
27:03agriculture,
27:03culture
27:04ou encore écologie,
27:05énumère l'insoumis
27:06Éric Coquerel,
27:07le président
27:08de la commission des finances.
27:10Si les ministères
27:11régaliens
27:12échappent globalement
27:13aux coupes budgétaires,
27:14notons quand même
27:15que le budget
27:16des armées
27:16est en force hausse
27:18plus 6 milliards
27:19et demi d'euros.
27:20Quant aux recettes,
27:21le gouvernement
27:21a renoncé au gel
27:23du barème
27:23de l'impôt sur le revenu.
27:25Il conserve l'abattement
27:26de 10%
27:27pour les retraités.
27:29En revanche,
27:29il reconduit
27:30la surtaxe
27:31sur les bénéfices
27:32des grandes entreprises.
27:33Ça devrait faire gagner
27:34à l'Etat
27:35plus de 7 milliards d'euros.
27:37Reconduction aussi
27:38de la CDHR
27:40qui fixe
27:40un taux d'imposition
27:41minimale
27:42de 20%
27:43pour les ménages
27:44les plus fortunés,
27:45pour les ménages
27:45qui gagnent
27:46plus de 250 000 euros
27:47par an.
27:48Merci beaucoup
27:49Marco Pommier.
27:50C'est vrai que sur ce budget,
27:52c'est assez original.
27:54On entend
27:54socialiste d'un côté,
27:56austéritaire de l'autre.
27:58Aurélie Trouvé,
27:58est-ce qu'il y a quand même
27:59des choses dans le budget
28:00quand on dit
28:017,3 milliards de surtaxe
28:02sur les entreprises ?
28:04Ce n'est pas forcément
28:04hyper libéral.
28:06D'abord,
28:07je voudrais dire
28:07que ce budget
28:08n'est pas tant
28:08socialiste
28:09que macroniste.
28:10et je conçois
28:12que M. Cazeneuve
28:13soit ravi
28:13du fait
28:14que le budget
28:15passe par 49,3.
28:16Ce n'est pas un grand accord,
28:18c'est un budget
28:18par 49,3.
28:20Une motion de censure
28:21et c'est vrai,
28:22une motion de censure
28:23qui ne passe pas
28:24à quelques voix
28:25parce que les socialistes
28:27viennent appuyer
28:30le budget macroniste.
28:33Et là,
28:34je pense qu'on sera d'accord.
28:35C'est que,
28:35pour le coup,
28:36les macronistes
28:37ont réussi
28:38le coup de force
28:38d'une grande alliance
28:40du parti socialiste
28:42à la droite républicaine
28:44en faisant passer
28:45par ailleurs
28:45des mesures
28:46qui sont d'inspiration
28:48d'extrême droite.
28:48Je pense par exemple
28:49aux APL
28:50qui sont supprimés
28:51pour les étudiants étrangers
28:54ou l'augmentation
28:54des droits de timbre
28:56quand vous voulez
28:57avoir une régularisation
28:59ou une naturalisation.
29:01Donc,
29:02oui,
29:02c'est grave,
29:03mais là où je rejoins
29:04M. Cazeneuve,
29:04c'est qu'effectivement,
29:05il y a eu un accord
29:06du parti socialiste
29:07à la droite républicaine.
29:09Donc,
29:09le parti socialiste
29:10a effectivement acté
29:11au bout de 11 motions
29:13de censure
29:13qu'ils n'ont pas votées
29:14et qui permettent
29:15de maintenir le gouvernement.
29:16Ils actent
29:17un changement d'alliance.
29:18Alors,
29:19Jean-René Cazeneuve,
29:20est-ce que pour vous,
29:20comme dit Aurélie Trouvé,
29:21c'est un budget macroniste ?
29:24Non.
29:24Est-ce que pour le coup,
29:25on a le sentiment
29:25que chez les macronistes,
29:26ce n'est pas forcément
29:26le budget de leur rêve ?
29:27Non,
29:28mais on ne va pas essayer
29:28de qualifier ce budget
29:31et de dire
29:31qu'il est socialiste,
29:32mais qu'on a entendu tout
29:33et son contraire.
29:34C'est bien la preuve
29:35que ceux qui votent
29:36la censure,
29:37qui sont,
29:38je rappelle quand même
29:38à nos téléspectateurs,
29:40qui sont à la fois
29:41le Rassemblement National
29:43et à la fois
29:44la gauche radicale,
29:45pour ne pas la nommer
29:46extrême gauche,
29:47la gauche radicale.
29:48Donc,
29:48c'est une alliance
29:48contre nature
29:50qui essaye de faire tomber
29:52vainement le gouvernement
29:53maintenant
29:53depuis trois mois.
29:55Non,
29:55c'est un accord
29:56de non-censure
29:56entre les socialistes,
29:58le socle commun
29:59et les LR.
30:00C'est-à-dire que
30:00nous ne sommes pas d'accord
30:01avec ça,
30:02mais nous considérons
30:02que l'intérêt super
30:04de notre pays,
30:04aujourd'hui,
30:05c'est de passer
30:06à autre chose.
30:07C'est de voir
30:08la réalité internationale
30:10en face,
30:11c'est de préparer
30:12les élections municipales
30:13qui intéressent
30:13beaucoup nos concitoyens,
30:14c'est de donner
30:15un budget
30:16à nos agriculteurs
30:16qui attendent
30:17avec impatience
30:17les aides spécifiques,
30:19de donner
30:19aux collectivités territoriales
30:21les dotations
30:22dont elles ont besoin.
30:22C'est tout ça,
30:23le budget.
30:24Alors,
30:24je vais vous donner
30:24la parole dans un instant,
30:25mais je vous propose
30:26juste de retrouver
30:26quelques instants.
30:27Clément Perrouot
30:27qui est en cours d'honneur
30:28de l'Assemblée nationale,
30:29vous avez vu passer
30:30le gouvernement,
30:31alors c'est une descente
30:32de quelques marches Clément,
30:33mais est-ce que vous avez
30:34pu déceler,
30:35je ne sais pas,
30:35un peu de satisfaction
30:36de soulagement ?
30:37Oui,
30:40du soulagement Elsa,
30:41sans doute,
30:41j'ai vu notamment
30:42le Premier ministre,
30:43Sébastien Lecornu,
30:44descendre,
30:45alors je l'ai sollicité
30:45pour une réaction,
30:46il m'a répondu
30:47avec un simple mot,
30:48sobriété,
30:49façon de me dire
30:50qu'il ne voulait pas intervenir,
30:51c'est déjà exactement
30:52le même mot
30:53qu'il avait utilisé
30:54lors des premières motions
30:55de censure,
30:56fidèle à cette image
30:58de moine soldat,
30:59Sébastien Lecornu
31:00qui se veut au travail
31:01et qui ne veut pas
31:01en faire trop médiatiquement,
31:03à noter que le Premier ministre
31:04est reparti à pied
31:05vers Matignon
31:06et non pas en voiture,
31:07Matignon ça se trouve
31:07à environ un kilomètre
31:09de l'Assemblée,
31:10effectivement j'ai pu voir
31:11un certain soulagement
31:12chez les ministres,
31:14ça a été plusieurs mois
31:16pour en arriver finalement
31:18à l'adoption de ce budget,
31:20le parcours parlementaire
31:21a été long,
31:22certains l'ont jugé fastidieux,
31:24les ministres qui vont pouvoir
31:25maintenant enfin passer
31:27à autre chose,
31:28des ministres qui vont rester
31:29au gouvernement
31:30dans les prochains mois,
31:31peut-être jusqu'à la présidentielle,
31:33en tout cas,
31:34voilà,
31:34ce gouvernement a tenu,
31:35il aura résisté,
31:36aux différentes motions
31:37de censure sur le budget.
31:39Merci beaucoup Clément Perrault.
31:42Jean-René Cazeneuve disait,
31:44il y a la situation internationale
31:45qui nous oblige peut-être
31:46à passer à autre chose
31:47et peut-être le sentiment
31:49et peut-être qu'on vous l'a dit
31:50d'un Parlement
31:51qui est en boucle
31:52sur cette question budgétaire
31:53qu'il faut peut-être
31:54à un moment trancher.
31:56Ça c'est vous qui le dites,
31:57en réalité moi ce que j'entends
31:58de la part des gens
31:58c'est beaucoup de colère
32:00sur leur situation
32:01de tous les jours
32:02et vous parlez des agriculteurs,
32:03malheureusement,
32:04le budget de l'agriculture
32:05va être diminué.
32:06Vous parlez des collectivités locales,
32:08malheureusement,
32:09il y a 2 milliards supplémentaires
32:10de coupes budgétaires
32:11pour les collectivités locales.
32:14moins que prévues
32:15dans le budget initiales.
32:16Oui, alors c'est moins pire
32:17que l'affreuse première copie.
32:19C'est un tout petit peu moins affreux.
32:20Excusez-moi,
32:20moi je n'ai pas été élue
32:21pour faire un tout petit peu
32:23moins affreux
32:23que ce qui avait été prévu
32:24au départ par la Macronie.
32:26Donc nous on a été élus,
32:28tout le nouveau Front populaire,
32:29on avait été élus normalement
32:30pour rompre avec la Macronie.
32:32Manifestement,
32:33les socialistes ont fait le choix
32:34de sauver le gouvernement macroniste
32:36parce qu'ils ont peur des urnes,
32:38ils n'ont pas envie
32:38d'y retourner maintenant.
32:40Personne n'a peur des urnes.
32:41Je laisse finir
32:42je vois que vous défendez
32:44les socialistes.
32:45Mais les socialistes,
32:46c'est vrai,
32:46vous ont permis de vous maintenir
32:47donc je comprends
32:48que vous les défendiez.
32:49Mais voilà,
32:49c'est un budget qui a,
32:50et je veux parler
32:51de l'intérêt de la nation,
32:52il y a 35 milliards
32:53de coûts budgétaires supplémentaires.
32:55C'est un budget récessif.
32:57Ce n'est pas moi qui le dis,
32:57c'est des instituts
32:58d'études économiques
32:59comme l'OFCE
33:00qui dit que ça va plomber
33:02la croissance,
33:03l'activité,
33:03l'emploi de ce pays.
33:04Quand par exemple
33:05vous avez 2 milliards en moins
33:06pour les collectivités locales,
33:07c'est plus d'argent
33:08pour les collectivités.
33:10Puisque c'est une baisse de hausse.
33:12Non,
33:13il y a 2 milliards en moins
33:14de 2025 à 2026
33:16pour les collectivités locales.
33:18C'est moins de crèches
33:18qui pourront être construites.
33:20C'est moins de gymnases,
33:20moins de piscines, etc.
33:22Donc pour les collectivités locales
33:23puisqu'il y a les municipales
33:24dans un mois et quelques,
33:25c'est une très très mauvaise nouvelle.
33:27Et pour la nation,
33:28tout un tiers,
33:29c'est une récession en vue
33:30et c'est une très mauvaise nouvelle.
33:32Jean-René Cazeneuve,
33:33sur ces questions,
33:34ces 2 milliards aux collectivités locales,
33:35sur les 4000 postes d'enseignants
33:37dont on parle beaucoup également.
33:39Est-ce que vous comprenez
33:39qu'à gauche,
33:40on conteste du coup
33:41ces données dans le budget,
33:43ces choix budgétaires ?
33:44Oui,
33:44enfin une certaine gauche
33:45pour qui, évidemment,
33:46il n'y a pas de limite
33:47dans la dépense publique
33:48et qui rêverait d'avoir
33:49100% du PIB nationalisé
33:52et des dépenses publiques
33:54augmentent sans limite.
33:56Ce n'est pas vrai.
33:57Ce que dit ma collègue Trouvé,
33:59la dépense publique
34:00va augmenter dans le budget 2026,
34:02je ne vais pas me tromper,
34:03mais de l'ordre
34:03d'un peu moins de 40 millions
34:05d'augmentation
34:06de la dépense publique.
34:07Non, non, mais je parle
34:08par rapport au budget 2025.
34:10Une augmentation,
34:12c'est une augmentation.
34:13Et donc là-dedans,
34:14il y a plus d'argent
34:14pour l'éducation nationale,
34:16il y a plus d'argent
34:17pour la défense,
34:18bien évidemment,
34:19il y a plus d'argent
34:19pour la justice,
34:21il y a plus d'argent
34:21pour les hôpitaux
34:23et il y a plus d'argent
34:23pour les collectivités territoriales.
34:25Il faut arrêter
34:25de raconter cette fable,
34:26de dire que les collectivités
34:28territoriales
34:28auraient moins d'argent.
34:30Ça n'est pas vrai.
34:31Les dotations continuent
34:33telles qu'elles étaient
34:34l'année dernière.
34:35Donc, il n'y a aucun problème
34:37pour les collectivités territoriales.
34:38Alors, vous avez parlé, Aurélie Trouvé,
34:40des socialistes.
34:40Je vous propose d'en retrouver un,
34:42celle des quatre colonnes,
34:43Hervé Solignac
34:44et celle des quatre colonnes
34:45au micro de Marco Pommier.
34:47Oui, Hervé Solignac,
34:48ça y est,
34:48c'est la fin
34:48de cette séquence budgétaire.
34:50Qu'est-ce que se disent
34:51les socialistes ce soir ?
34:52On a bien fait
34:53de négocier avec le gouvernement,
34:55la stratégie du compromis
34:56a fonctionné ?
34:58Les socialistes disent
34:58qu'ils ont joué leur rôle,
35:00ils sont allés jusqu'au bout,
35:01ils ont fait le choix
35:02du débat parlementaire
35:03qui est un choix courageux
35:04parce que le choix de confort,
35:05ça consiste à dire
35:05nous sommes dans l'opposition,
35:07nous ne voulons pas
35:07entendre parler de ce budget,
35:08nous ne voulons pas
35:09servir les Français.
35:10Quoi qu'il arrive,
35:11nous voterons des motions de censure.
35:12Non, nous n'avons pas fait
35:13ce choix-là,
35:14nous avons tenté de discuter,
35:15on avait essayé de le faire
35:16préalablement avec M. Bayrou
35:18qui ne nous a pas entendus
35:20et donc il a été censuré.
35:21Là, les choses se sont
35:22passées différemment.
35:22Donc je crois que nous avons
35:23été utiles aux Français,
35:24nous avons servi les Français
35:26et la copie budgétaire
35:27que nous avons désormais,
35:29puisque ça y est,
35:30nous sommes à la fin
35:31de cette séquence,
35:32c'est quand même pas celle
35:33que nous avait proposée
35:33M. Lecornu dès le départ.
35:36Elle a été considérablement
35:37améliorée.
35:38Donc on a peut-être
35:39la satisfaction du devoir
35:40accompli avec beaucoup
35:41de modestie parce que
35:42ce budget n'est quand même
35:42pas le nôtre non plus.
35:44Et quand vous entendez
35:44le Rassemblement National
35:45dire que les députés
35:47socialistes se sont fait
35:48acheter ou quand vous
35:48entendez les députés
35:50de la France Insoumise
35:51dire finalement vous n'avez
35:52rien obtenu ou que
35:53des petites gouttelettes,
35:54qu'est-ce que vous dites ?
35:55Tout cela glisse sur moi.
35:57Quand j'entends le
35:58Rassemblement National dire
36:00que c'est un budget
36:00socialiste et les Insoumis
36:01dire que c'est un budget
36:02de droite voire de droite
36:04extrême, je me dis que
36:05c'est peut-être justement
36:06le budget de personne
36:07et c'est pour ça que
36:08ça peut être le budget
36:09de tout le monde.
36:10Et lorsque je constate
36:12que nous avons arraché
36:13une augmentation
36:13substantielle de la prime
36:15d'activité pour les
36:15travailleurs, lorsque nous
36:17avons arraché le maintien
36:18des bourses pour les
36:19étudiants, le repas à un
36:20euro pour ces mêmes
36:20étudiants, lorsque nous
36:22avons fait en sorte
36:23qu'il n'y ait pas une
36:24année blanche, c'est-à-dire
36:25le gel des prestations
36:26sociales, je me dis
36:27quand même qu'on n'a
36:27peut-être pas servi à rien
36:29et qu'on pourra le moment
36:30venu dire aux Français
36:32ce que nous avons obtenu
36:33pour eux, pour leur
36:34quotidien, dans ces
36:36discussions budgétaires.
36:37Voilà, donc je laisse
36:38les détracteurs, c'est le
36:40jeu politique, je laisse
36:41ceux qui n'ont pas fait
36:41le choix de rentrer dans
36:42le débat, essayer de
36:44s'en sortir comme ils le
36:45peuvent, mais en réalité
36:46assez maladroitement.
36:47Merci beaucoup Hervé
36:48Solignac.
36:49Merci beaucoup Marco
36:51Pommier.
36:52Aurélie Trouvé, c'est ce
36:53qu'on entend beaucoup
36:53chez les socialistes,
36:54alors c'est pas très beau
36:55en français, mais voilà,
36:57c'est que c'est moins
36:57pire.
36:58Il y a eu des petites choses,
36:59c'est mieux que rien,
37:00et voilà pourquoi les
37:01socialistes disent aujourd'hui
37:02on n'a pas censuré, on trouve
37:03que la copie à la fin est
37:05mieux que la copie d'origine.
37:07Il y a un fait, c'est que
37:09moi j'ai été élue comme tous
37:10les députés de l'ex-nouveau
37:12Front populaire, donc les
37:14députés socialistes, nous
37:15avons été élues avec une
37:16phrase, c'était marqué,
37:17nous sommes élus pour rompre
37:18avec la Macronie et sa
37:20politique.
37:21La vérité aujourd'hui, c'est
37:22que en refusant de voter la
37:23censure, les socialistes
37:25permettent de maintenir un
37:27gouvernement macroniste, avec
37:29une politique macroniste, avec
37:30des coûts budgétaires à
37:32hauteur, je le répète, de
37:3335 milliards par rapport aux
37:35tendanciels et de 20 milliards
37:36si on ne prend pas le
37:38tendanciel.
37:38Donc ça, c'est l'effet.
37:39Sur les hôpitaux publics, par
37:41exemple, donc ce député
37:42socialiste nous dit, ah mais
37:44en fait, c'est le budget de
37:45tout le monde.
37:45C'est le budget de tout le
37:46monde quand on vote un projet
37:48de loi de sécurité sociale qui
37:50enlève 3,6 milliards supplémentaires
37:52au budget de la santé par rapport
37:54aux besoins, à la courbe des
37:56besoins ? Non, c'est une catastrophe.
37:59Et donc moi, je suis ulcérée et
38:00il y a beaucoup de gens très
38:01en colère contre effectivement
38:02les socialistes qui ont changé
38:03d'alliance et qui sont
38:04maintenant un appui sans
38:06participation au gouvernement
38:08des macronistes.
38:09Pour vous, ils ont changé
38:10d'alliance, Jean-René Cazeneuve,
38:11les socialistes ?
38:12Ou là, c'est juste sur cette
38:13question budgétaire, ils sont
38:14dans l'opposition ?
38:15Non, mais je comprends que
38:16nos collègues LFI soient
38:19furieux.
38:21Écologistes et communistes aussi,
38:22en fait.
38:22Et vos satellites, et vos
38:24satellites, et vos fidèles.
38:25Non, c'est la gauche.
38:26Allez, 3 groupes, 2 gauches à
38:28la scène.
38:28Monsieur Cazeneuve, c'est la
38:29gauche, voilà.
38:30C'est la gauche qui vous
38:31obéit.
38:32Non, c'est la gauche tout court.
38:34La gauche indépendante et la
38:35gauche qui vous obéit.
38:35C'est la gauche qui respecte
38:37ses engagements, c'est pas mal.
38:38Je comprends que vous soyez
38:38furieuse.
38:39Parlons des noms des groupes
38:40tels qu'ils sont à l'Assemblée,
38:41comme ça au moins tout le monde
38:42sait de quoi on parle.
38:43Insoumis communistes
38:44écologistes, alors.
38:45Non, mais je comprends que
38:46vous êtes furieux.
38:46Vous, vous, vous respectez les
38:47votes.
38:47Ça fait des mois et des mois
38:49que vous essayez de renverser
38:51ce gouvernement.
38:51Vous avez multiplié 49-3, vous
38:53avez multiplié l'émotion de
38:54Roger et ça n'a pas marché.
38:55Pourquoi ? Parce qu'il n'y a
38:56pas d'alternative.
38:58Le problème, c'est qu'il y a
38:59aujourd'hui une extrême droite
39:01qui est minoritaire et on peut
39:02tous s'en réjouir, qui est
39:04évidemment incapable de
39:05proposer un budget alternatif
39:07tout seul.
39:08Il y a une gauche radicale
39:10qui est incapable, qui est
39:11minoritaire également, qui n'est
39:12pas capable de proposer un
39:14budget alternatif qui puisse
39:15être voté.
39:15Donc, c'est juste le bon sens.
39:18C'est censé être partagé par
39:21le plus grand nombre.
39:22Pas là.
39:23Mais le bon sens, c'est
39:24effectivement de réunir le
39:26plus de monde possible autour
39:27d'un budget qui n'est pas
39:30génial, mais qui assure l'avenir
39:31de notre pays.
39:32Sur cette question, Aurélie
39:33Trouvé, vous n'êtes pas en
39:34capacité, ces trois fameux
39:36groupes de gauche, de peser
39:38suffisamment pour imposer des
39:40votes à l'Assemblée, un budget
39:41à l'Assemblée ?
39:42Alors, pour une seule raison,
39:44parce que, je vous le dis, une
39:46petite partie de l'ex-nouveau
39:48Front Populaire n'a pas
39:49respecté ses engagements.
39:50Mais même avec les socialistes,
39:52comme il y a une Assemblée
39:53divisée par trois tiers, si un
39:55tiers seulement est d'accord
39:56entre eux, ça ne suffit pas
39:57moins que les deux tiers.
39:58Peu importe, je regarde les faits.
40:00C'est-à-dire, vous savez, moi,
40:02j'ai été élue sur des engagements
40:05et je respecte mes engagements.
40:07Je constate qu'une grande partie
40:09de la gauche l'a fait, les
40:10écologistes, les communistes et
40:12les insoumis.
40:13Je constate aussi que les
40:14socialistes, en fait, viennent de
40:16sauver un gouvernement et une
40:18Macronie en fin de vie.
40:19Parce que la Macronie en a encore
40:20pour un an et quelques.
40:21Vous avez perdu les dernières
40:22élections européennes, vous avez
40:23perdu les dernières élections
40:25législatives.
40:26Donc on voit bien que vous êtes
40:27en fin de course.
40:28Et il se trouve que moi, je
40:30pense que la nation aurait eu
40:31besoin, justement, d'un
40:33changement profond dès
40:34maintenant.
40:34Pourquoi ? Parce que, justement,
40:35on a parlé de l'international.
40:37Il faudrait un cap.
40:38Par exemple, en Allemagne, ils
40:39sont capables de dire maintenant
40:40on met des dizaines de
40:41milliards d'investissements
40:42dans des secteurs stratégiques
40:44pour faire face au
40:45chamboulement géopolitique.
40:47Qu'est-ce qu'il y a sur la
40:47table dans ce budget ?
40:48Rien.
40:49Les 6 milliards sur la
40:50défense, c'est quand même pour
40:51armer le pays face au
40:53bouleversement du monde
40:54également.
40:55Et dans le même temps, par
40:56exemple, il vient d'être
40:57accepté la vente de LMD
40:59à Aérospace, c'est-à-dire
41:00une usine stratégique qui
41:02vend des ventilateurs à
41:03Dassault, etc., à un groupe
41:07américain.
41:08Encorex, il y a quelques
41:10mois, a été bradé aussi à une
41:13entreprise chinoise.
41:14Tout ça, c'est pour aller dans
41:15la défense.
41:16Et ça a été bradé à des
41:17fonds étrangers.
41:18Donc je ne trouve pas, non,
41:19qu'il y a une politique de ce
41:21gouvernement qui est responsable
41:23en la matière.
41:23Vous, sur la question
41:24internationale, puisqu'on a
41:26entendu Sébastien Lecornu
41:28parler de déconnexion sur la
41:30scène nationale et aussi par
41:31rapport à ce qui se passe
41:32dans le monde.
41:32Je vais vous proposer d'écouter
41:33le Premier ministre.
41:34On vient là-dessus dans un
41:34instant.
41:35« Pourquoi vous n'assumez jamais
41:39vos votes ? » Et c'est au fond
41:40pour ça que cet après-midi que
41:42cette séance est fondamentalement
41:43déconnectée, car tout le monde
41:45serait aigué, tout le monde
41:47renoue avec les slogans, car au
41:49fond, il y a une ambiance
41:50politicienne dans ces débats, car
41:52ça sent bon la campagne des
41:54élections municipales, que ça sent
41:56déjà bon la campagne des
41:57élections présidentielles et qu'au
41:59fond, tout est bon pour tromper le
42:01peuple français et une fois de plus
42:03le priver du budget et défendre
42:05l'intérêt général.
42:06Mesdames et messieurs les
42:07députés, il est temps désormais,
42:09je crois, de passer à autre chose
42:11et que la France est enfin un
42:13budget.
42:14On a entendu le Premier ministre
42:16parler de déconnexion, parler
42:17aussi d'appétit électoraux à
42:19l'approche des élections
42:20municipales.
42:21Est-ce que c'est comme ça qu'il
42:22faut voir le budget ou est-ce
42:23qu'à l'inverse ? Et peut-être
42:24qu'Aurélie Trouvé pensera
42:26justement que les municipales
42:27distribueront les bons et les
42:30mauvais points et les bonnes ou
42:31les mauvaises stratégies du
42:33budget ?
42:33Les municipales dans deux mois,
42:35c'est une raison supplémentaire
42:36pour fermer la parenthèse du
42:39budget, passer à autre chose et
42:41qu'on ait un grand débat
42:42démocratique, projet contre
42:43projet, idée contre idée.
42:45Si ça avait empiété sur les
42:47municipales, je pense que ça
42:48aurait été une catastrophe.
42:49Je voudrais vous dire sur les
42:50entreprises quand même,
42:51parce que franchement,
42:52entendre ça, le LFI venir au
42:55secours des entreprises, ça me
42:56fait doucement sourire quand je
42:57vois le niveau de taxation
42:58dont ils voudraient faire peser
43:01sur les entreprises.
43:02Non mais, Madame Trouvé, vous
43:04savez très bien, chers collègues,
43:05quand vous souhaitez taxer
43:08Airbus, vous faites plaisir à
43:11Boeing.
43:12Quand vous souhaitez taxer Capgemini,
43:15vous faites plaisir à Accenture,
43:17qui sont leurs concurrents.
43:18Jean-René Cazin, c'est après que vous
43:20plaignez qu'il y ait des
43:21localisations, des industrialisations.
43:24Quand on vend une entreprise aux
43:25Américains, alors qu'on a de cesse
43:26de dire qu'il faut de la
43:27souveraineté, surtout en manière de
43:29défense, je dis simplement, c'est que
43:30nous avons toujours protégé...
43:31Ça peut paraître choquant également
43:32ensemble pour la République.
43:34Depuis 2017, pour protéger les
43:35entreprises, faire en sorte que
43:36notre pays soit attractif, qu'on
43:38vienne investir dans notre pays,
43:40alors que les oppositions, dans la
43:41grande majorité, surtout à gauche,
43:43ne sont là que pour expliquer en
43:44permanence que les entreprises
43:45ont trop d'aide, que les
43:46entreprises ne sont pas assez taxées.
43:47Mais sur cette entreprise
43:49corézienne, il y a eu un feu vert
43:50pour la vendre.
43:51Franchement, elle fabrique des
43:52ventilateurs, elle ne fabrique pas
43:53des réacteurs nucléaires.
43:54Oui, elle fabrique des
43:54ventilateurs.
43:55Et pour qui elle en fabrique ?
43:56Pour des ventilateurs, pour des
43:57rafales.
43:57Il y a d'autres, il y a des
43:58alternatifs.
43:59Non mais pourquoi ?
43:59Pour des rafales et pour des
44:01sous-marins nucléaires.
44:01Pour les rafales.
44:02Bien sûr, mais il y a des
44:03taxés.
44:03Pour le porte-avions Charles de Gaulle,
44:05vous le savez très bien, donc
44:06ce n'est pas des ventilateurs pour
44:07les appartements.
44:08Donc, il faut les taxer.
44:09Alors, Aurélie Trouvé, taxons-les.
44:11Pour les appartements, vous avez
44:12vendu, vous avez permis qu'on
44:14vende à un groupe américain des
44:16ventilateurs pour du militaire
44:18absolument stratégique.
44:20Et moi, je trouve ça révoltant.
44:21D'appuyer sur les entreprises
44:22matin, midi et soir.
44:23Vous n'êtes pas crédible.
44:23Non, n'essayez pas de détournement.
44:24Vous n'êtes pas crédible.
44:24Vous avez accepté la vente à un
44:27groupe américain d'un actif
44:28stratégique pour le militaire et la
44:29défense nationale.
44:31Alors, le gouvernement se
44:33réexprimera très certainement sur
44:34le sujet, parce qu'on voit que
44:35ça a fait énormément débat.
44:36Aurélie Trouvé, on revient sur la
44:38question qui nous occupe du budget.
44:40Vous, l'approche des municipales,
44:42effectivement, on rappelle, 15 et
44:4322 mars prochains, il y avait
44:45beaucoup d'élus qui ne souhaitaient
44:46absolument pas que ces débats
44:48budgétaires nationaux empiètent
44:50sur cette campagne.
44:51Est-ce que vous dites ?
44:52Effectivement, il faut qu'il y ait
44:52une campagne des municipales qui
44:54soit, alors évidemment, vous allez
44:55en tirer les enseignements par
44:56rapport aux positions de chacun
44:57dans l'hémicycle sur cette
44:58question du budget, mais il ne
44:59fallait pas que cette question
45:00budgétaire traîne encore plus
45:02longtemps.
45:03Mais il y a un lien extrêmement
45:05important, entre le budget qui
45:08vient de passer par 49,3, donc
45:10par force et grâce, ou plutôt à
45:14cause de la soumission du Parti
45:16Socialiste à la Macronie, bon, il y a
45:19un lien, parce que ce budget, c'est
45:222 milliards en moins pour les
45:24collectivités locales.
45:25Je le redis, ce sera autant de
45:27moyens en moins pour les
45:28collectivités locales pour faire
45:30une politique qui permette aux gens
45:33de vivre mieux chaque jour.
45:34Voilà, et donc, évidemment, il y a
45:36un lien.
45:36Quand on décide, dans ce budget,
45:38plutôt que quand la Macronie décide
45:39avec l'appui du PS et de la droite
45:42de supprimer 4 000 postes d'enseignants
45:44et 3 000 postes de surveillants, ça
45:46aura des répercussions directes sur
45:48ce qui pèse sur les communes pour
45:50essayer de faire tenir un tout petit
45:52peu l'école publique.
45:53Ça, c'est sûr que, Jean-René Cazenave,
45:54on peut imaginer que lors des
45:55prochaines municipales, ce seront des
45:57arguments des candidats, par exemple,
46:00écologistes, communistes ou insoumis,
46:02ces postes différents, cette baisse
46:04dans le budget.
46:05On voit que vous n'êtes pas d'accord
46:06avec l'interprétation sur les
46:07collectivités locales, puisqu'on ne parle
46:09pas dans... je parlais de hausse de baisse
46:11et de baisse de hausse, c'est un petit
46:12peu compliqué.
46:13Mais vous savez bien que dans les
46:15élections municipales, tout ça, ça va
46:17résister.
46:17Que ce soit pour l'éducation nationale,
46:18que ce soit pour les collectivités,
46:21ce sont des hausses qui sont moins
46:22importantes que sauraient aimer,
46:24évidemment, nos collègues de gauche
46:26qui pensent que tout doit passer par
46:28une augmentation très importante de
46:30la défense publique.
46:30Mais ça, il faut l'assumer pendant
46:30la campagne des municipales.
46:32Est-ce que ça va être difficile à
46:33assumer pour les candidats LR,
46:36socialistes et macronistes ?
46:37Moi, je constate aujourd'hui que les
46:41élus qui se représentent, les maires
46:42sortants, annoncent pour la très
46:44grande majorité d'entre eux des
46:46finances publiques, ils se portent
46:47très bien.
46:48Ils nous expliquent tous qu'ils ont
46:49fait un niveau d'investissement
46:50record, que leur situation
46:53financière est meilleure qu'au début
46:55de leur mandat.
46:56C'est ce que j'entends matin, midi et
46:57soir dans les territoires.
46:58Donc, j'en déduis, je peux peut-être
47:00me tromper, mais que la situation
47:02des communes aujourd'hui est plutôt
47:04meilleure que ce qu'elle était en
47:06début de mandat l'année dernière.
47:07En revanche, les départements se
47:09portent moins bien parce qu'aujourd'hui,
47:11il y a une baisse de ce qu'on appelle
47:12les DMTO, qui est donc leur ressource
47:14principale liée au marché
47:15immobilier. Eh bien, il y a dans ce budget
47:17600 millions d'euros de fonds spécifiques
47:20pour aider les départements qui sont
47:22le plus pénalisés, dont le Gers d'ailleurs.
47:25Donc voilà, on est parfaitement capable
47:27dans ce budget d'apporter notre soutien
47:29à ceux qui souffrent le plus.
47:31On va retrouver dans la salle des
47:32quatre colonnes Marco Pommier avec
47:34un invité. Non, pardon, on va retrouver
47:37Marco Pommier justement sur ce budget.
47:39Ça y est, Marco, budget adopté.
47:41Oui, un budget adopté ce soir, Elsa, un budget
47:44définitivement adopté.
47:46Et une prochaine étape quand même, celle
47:48du Conseil constitutionnel qui devrait être
47:50saisie par des membres de l'opposition.
47:53Les sages auront quelques jours pour vérifier
47:55la conformité du texte.
47:57Et puis ensuite, le programme s'annonce
47:59chargé, Elsa. Après le budget, le sujet
48:02ô combien délicat et sensible de la fin de vie
48:05qui revient à l'Assemblée dès mercredi en commission
48:08à partir du 16 janvier dans l'hémicycle avec
48:11notamment cette proposition de loi sur le
48:14droit à l'aide à mourir.
48:16D'autres chantiers importants s'annoncent
48:17dans les prochains mois. Un projet de loi
48:19d'urgence agricole, notamment en préparation.
48:22Texte qui sera examiné avant l'été, a promis
48:25le Premier ministre. Autre priorité, le
48:28renforcement de la loi de programmation
48:30militaire d'ici le 14 juillet à l'agenda
48:33aussi. La Nouvelle-Calédonie avec la volonté
48:35de faire adopter par le Parlement en congrès à
48:38Versailles. Un projet de loi constitutionnel
48:40visant à dégeler le corps électoral
48:43notamment. Et puis Sébastien Lecornu
48:45compte investir aussi le champ du logement
48:46avec pour objectif, un objectif ambitieux
48:49construire 2 millions de logements
48:52d'ici 2030. Il promet aussi un nouvel acte
48:54de décentralisation. Mais vous l'avez dit,
48:56Elsa, le programme s'annonce chargé.
48:58En revanche, l'Assemblée nationale sera
49:01fermée pendant trois semaines au mois de mars
49:03pour cause de municipal.
49:05Merci beaucoup, Marco Pommier. Vous nous détaillez
49:09justement les programmes des choses à venir, des batailles
49:11politiques à venir. Est-ce qu'effectivement,
49:14chez les députés, il y avait une attente aussi de parler
49:16d'autres textes ? Il y a une loi sur la fin de vie
49:18qui est attendue, qui va être débattue dans les prochains
49:20jours. Est-ce qu'il y avait aussi envie de parler
49:22d'autres choses, de se concentrer sur d'autres
49:23débats de société, Jean-René Cazeneuve ?
49:25Notre cas porte peu. Nous sommes
49:27les uns et les autres au service de nos
49:29concitoyens. Je pense qu'il fallait tourner la page
49:32du budget parce qu'on a discuté pendant
49:34trois mois, trois mois et demi. Ça ne servait à rien.
49:36Il n'y avait pas de budget alternatif. Il était temps
49:37de donner un budget à notre pays.
49:40On a déjà expliqué mille fois
49:42pourquoi il fallait le faire. Maintenant, effectivement,
49:45nous avons, nous pouvons passer
49:46à autre chose. Donc, il y a la loi sur la fin
49:48de vie. Il y a la loi d'urgence agricole qui est très
49:49attendue dans le territoire
49:51ruraux, bien évidemment. Il y a une loi de décentralisation.
49:54Il y a plein de choses qu'on peut faire
49:55pour améliorer le quotidien de nos concitoyens.
49:58Aurélie Trouvé, un programme ici
50:00à l'Assemblée. Des choses avec lesquelles votre groupe est pour,
50:02d'autres est contre, mais d'autres sujets
50:03qui vont être mis sur la table. Des sujets qu'attendent peut-être
50:06les Français, la fin de vie, l'agriculture,
50:08la Nouvelle-Calédonie. Je constate
50:09qu'à cause de l'appui
50:11des socialistes jusqu'à droite
50:14républicaine du gouvernement macroniste
50:16qui peut donc se maintenir,
50:17eh bien, ça va dérouler le tapis
50:19à tout un tas de lois horribles.
50:22Par exemple, le sénateur Duplomb
50:23vient de nous annoncer qu'il voulait
50:25qu'il redépose, c'était aujourd'hui,
50:27une loi pour réautoriser un
50:29pesticide absolument dangereux qui est
50:31l'acétamipride, malgré une pétition de
50:332,4 millions de personnes.
50:35Je serai d'ailleurs rapporteur, moi, de la loi
50:37sur la pétition Duplomb dans une semaine.
50:39Je constate aussi qu'il y aura
50:41même des lois d'inspiration d'extrême droite
50:43comme la présomption de légitime défense
50:47pour les policiers qui était dans le programme
50:49de Jean-Marie Le Pen de 2007.
50:51Laurent Nunez a annoncé que ce serait
50:53sur la table.
50:55Donc, voilà, c'est la conséquence
50:57d'avoir refusé de voter la motion
50:59de censure.
50:59C'est qu'on va voir ce type de loi.
51:01Pour éviter de débattre à l'Assemblée nationale,
51:03on continue à parler du budget.
51:04C'est ça que vous proposez ?
51:06Je constate que le fait que ce gouvernement
51:07se maintienne, vous, vous devez être heureux.
51:09C'est normal, les Macronis, vous êtes heureux.
51:11Mais moi, je constate en tant que député de gauche
51:13que c'est une catastrophe.
51:15Allez, merci.
51:15Je ne crois pas.
51:16Jean-René Cazeneuve, merci beaucoup, Aurélie Trouvé.
51:19Merci à vous de nous avoir suivis.
51:21Merci à Marco Pommier, à Clément Perrault
51:23et à Estelle Casado.
51:25Merci aux gens qui sont derrière les caméras,
51:27à toutes les équipes techniques de nous avoir accompagnés.
51:30C'était les deux dernières motions.
51:31Le budget est adopté.
51:32On en a beaucoup parlé sur LCP.
51:33On va continuer quand même dans les prochains jours
51:34un tout petit peu et après d'autres débats.
51:37Merci beaucoup à vous de nous avoir suivis sur LCP.
51:39Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux,
51:41sur notre site internet.
51:42Merci à toutes les équipes encore une fois
51:44et à demain.
51:45Bonne soirée à tous.
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