- il y a 2 jours
Les députés du groupe Écologiste et social ont déposé, jeudi 2 juillet après-midi, la motion de censure qu'il avaient annoncée, accusant en substance le gouvernement d'inaction en matière climatique. Le texte, qui a également été signé par des députés de La France insoumise, est débattu et mis au vote ce lundi 6 juillet, à partir de 14 heures à l'Assemblée nationale.
Suivez en direct le résultat de ce vote et le débrief présenté par Elsa Mondin Gava
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00:00Voilà donc pour cette motion de censure que nous avons vécue sur LCP en direct et en intégralité.
00:05Je vous rappelle qu'elle était déposée par les écologistes, soutenue par les insoumis.
00:10Ils dénoncent l'inaction climatique du gouvernement.
00:12Stéphanie Despierre, on en suit beaucoup des motions de censure à LCP.
00:16Les téléspectateurs connaissent comment ça se passe, mais rappelez-nous ce qui se passe en ce moment même Stéphanie.
00:21Alors la séance vient d'être levée, les députés sont en train de voter dans les salons attenant à l
00:25'hémicycle.
00:26Je vous rappelle que seuls les députés qui veulent voter pour cette motion de censure vont se prononcer.
00:32Les autres ne votent pas ou ne sont pas là, vous l'avez vu, les rangs de l'hémicycle sont
00:37assez clairsemés.
00:38Alors cette motion de censure a été déposée par les écologistes avec le renfort des insoumis
00:43pour protester contre l'inaction climatique distille du gouvernement et la mauvaise gestion de la canicule de fin juin.
00:50Les socialistes ne la voteront pas, ils se sont beaucoup interrogés,
00:54mais finalement la majorité du groupe a décidé qu'il ne ferait pas tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu.
00:59Le RN lui a dit très clairement qu'il ne la voterait pas non plus.
01:03Elle n'a donc aucune chance de passer, mais vous l'avez vu, chaque groupe a pris la parole longuement.
01:08Le Premier ministre aussi pour répondre à cette motion de censure en expliquant qu'il était faux de dire que
01:14rien n'avait été fait.
01:17Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
01:19On accueille sur ce plateau Pierre Cazeneuve, débuté ensemble pour la République.
01:22On accueillera dans un instant un député écologiste, mais contrairement à vous, lui va voter la censure.
01:27C'est pour ça qu'il doit prendre quelques minutes.
01:29Qu'est-ce que vous avez pensé de ce qui s'est passé dans l'hémicycle tout à l'heure
01:32?
01:32Est-ce que vous comprenez qu'avec la vague de chaleur qu'on a vécu,
01:34certains élus disent qu'on n'a pas été à la hauteur, le gouvernement n'a pas été à la
01:38hauteur ?
01:39Déjà, je veux dire que ce qui s'est passé dans l'hémicycle, c'est un acte politique.
01:44Personne ne croit une seule seconde que cette motion de censure.
01:47Quand on voit aujourd'hui les difficultés qu'on connaît,
01:50l'impact qu'a eu cette deuxième vague de canicules sur nos hôpitaux, sur nos services publics,
01:58personne ne se dit une seule seconde que censurer le gouvernement aujourd'hui réglerait le problème.
02:01C'est un problème systémique majeur qui va s'accentuer chaque année.
02:07Mais ce qu'on a vu, c'est littéralement une farce et des gens qui essayent de faire de la
02:12politique
02:12sur le dos de malheureusement un phénomène climatique majeur
02:15qui aura des impacts sur l'ensemble des pans de notre société.
02:17Et c'est pour ça que cette censure ne sera pas votée, qu'elle n'est pas suivie
02:21et que même le groupe écologiste n'était pas au complet aujourd'hui dans l'hémicycle pour la soutenir.
02:25C'est juste une farce qui a fait perdre beaucoup de temps à l'Assemblée
02:28et qui détourne l'attention des vrais sujets et de la manière dont on doit gérer cette crise.
02:31Il y a la question de la censure, de savoir si ça pourrait changer ou non les choses.
02:35Il y a quand même la question aussi de la responsabilité des uns et les autres.
02:38Je pense que beaucoup de Français, effectivement, avec cette deuxième vague de chaleur,
02:41ont vu des hôpitaux qui n'étaient absolument pas préparés.
02:44Et je commente en direct cette image, puisque souvent, justement, au moment du vote,
02:48la présidente de l'Assemblée, Yael Broun-Pivet, rejoint ses salons
02:51avec le Premier ministre Sébastien Lecornu.
02:55Pendant le moment, les 20 minutes du vote, ils vont donc s'entretenir dans les appartements
02:58de la présidente de l'Assemblée nationale.
03:00Retour en plateau avec vous, Pierre Cazeneuve.
03:02Motion de censure, on a bien compris que vous pensiez qu'elle était complètement inutile.
03:05Mais sur les responsabilités des uns et des autres, peut-être les Français se disent
03:09« Mais ce n'est pas normal que nos hôpitaux soient aussi vétustes.
03:12Ce n'est pas normal d'avoir reçu des mails de l'école en disant qu'ils faisaient 40 degrés
03:16dans les classes.
03:17Est-ce que c'est de la faute de quelqu'un ? Est-ce qu'il y a un responsable
03:20à ça ? »
03:21Bien sûr. Déjà, c'est la faute de l'homme, avec un grand H.
03:26Et ce réchauffement climatique, on sait très bien que c'est l'activité humaine qui le cause, qui l'accélère
03:31et qui fait qu'aujourd'hui, on va connaître cette accélération de notre dérèglement climatique
03:36et de l'ensemble des causes qui aient.
03:38Ensuite, il y a évidemment une responsabilité des pouvoirs publics dans la réaction
03:43et dans les solutions qu'on met en place pour lutter à la fois sur ce volet de lutte contre
03:47le réchauffement climatique
03:48et à la fois sur ce volet adaptation.
03:50Et donc, évidemment, qu'on doit être tenu responsable des différentes actions qui sont menées.
03:55Ensuite, il faut avoir un principe de réalité entre ce qu'on peut faire, ce qu'on ne peut pas
03:59faire,
03:59ce qu'on a déjà fait, parce qu'on a énormément d'actions, de mesures qui ont été mises en
04:03place depuis 10 ans
04:06et fort heureusement. Et sinon, on aurait eu une situation encore pire.
04:09Donc voilà. Donc aujourd'hui, moi, ce que je constate, c'est que l'organisation, l'État a tenu,
04:16que nos hôpitaux ont tenu, que l'organisation qui a été mise en place,
04:18les différents plans qui ont été mis en place ont permis d'affronter cette vague de chaleur.
04:22Évidemment, ça n'a pas été parfait. Évidemment, il y a encore des trous dans la raquette.
04:26Évidemment, il y a encore trop d'hôpitaux, trop d'écoles qui ne sont pas adaptés à ce dérèglement climatique
04:31et à ce réchauffement massif de chaleur.
04:33Ça doit nous conduire à mener et à accélérer ces actions dans les 10 prochaines années
04:38jusqu'à, évidemment, qu'on soit parfaitement en phase et capable de supporter ces vagues de chaleur.
04:43Et d'ailleurs, votre groupe aussi, on en reparlera peut-être,
04:46a eu une forme d'avertissement aussi au gouvernement de continuer par la suite.
04:49Benjamin Lucas-Alain dit bonjour.
04:51Vous, vous avez mis un petit peu plus de temps à rejoindre ce plateau
04:53parce que vous deviez voter la motion de censure.
04:57Effectivement, je vous récapitule ce que Pierre Cazeneuve a dit,
05:00mais vous vous en doutez, parce que c'était un peu les débats dans l'hémicycle aussi,
05:02que cette motion de censure, finalement, ce n'est pas celle-ci qui allait permettre de changer quoi que ce
05:06soit
05:07la situation sur la vague de chaleur passée et à venir,
05:10et que c'était plutôt une farce politique vécue dans l'hémicycle
05:13qui a fait perdre plus de temps qu'autre chose.
05:15Qu'est-ce que vous répondez ?
05:16On débattra du fond, sans doute.
05:18Mon interlocuteur est d'ailleurs un expert de ces sujets.
05:20On n'est pas d'accord, mais il maîtrise ces sujets.
05:21Je pense qu'il n'y a jamais de posture ou de caricature à faire
05:25sur ce que sont les démarches législatives des uns et des autres.
05:28C'est notre liberté de parlementaire considérant, c'est notre point de vue.
05:32Je comprends qu'on puisse ne pas le partager, que ce gouvernement a failli,
05:35que ceux qui sont au pouvoir depuis dix ans ont failli à préparer la France
05:38à affronter le réchauffement climatique.
05:40C'est notre liberté, et j'allais dire que c'est même notre devoir,
05:42vis-à-vis des engagements qui sont les nôtres,
05:44des électrices et des électeurs qui nous ont fait confiance,
05:46que d'aller au bout de cette logique et de dire que nous considérons
05:48que ce gouvernement n'est pas apte, n'est pas capable,
05:50il l'a démontré à répondre à cette réalité climatique.
05:52Sauf ce qu'on entendait, vous parliez de pas de caricature,
05:55d'essayer d'avoir de la nuance, ce que le gouvernement a dit...
05:57Toujours.
05:58Toujours.
05:58C'est entre on n'a rien fait et on a tout fait,
06:02est-ce qu'il n'y a pas un peu des nuances ?
06:04Et d'ailleurs, le gouvernement et Agnès Pagne-Huron-Naché rappelaient
06:06que la situation héritée en 2017 n'était pas fantastique,
06:09que les fonds sur l'écologie avaient doublé.
06:12Donc est-ce qu'on peut dire aujourd'hui, Benjamin-Luc Alain dit,
06:14que le gouvernement n'a rien fait sur la question écologique ?
06:16Non mais c'est sympathique de parler de 2017,
06:18on était des bébés nous en 2017.
06:20Moi aussi.
06:22Je parle de la responsabilité politique des gouvernements de gauche.
06:24Ça fait dix ans qu'Emmanuel Macron et ses amis sont au pouvoir sans discontinuer.
06:27Même quand les élections législatives en ont fait des perdants,
06:30ils se sont maintenus au pouvoir.
06:31Donc il faut assumer aussi ces responsabilités-là.
06:33Et moi je considère, nous n'avons pas dit que rien n'a été fait sur rien.
06:36Absolument.
06:36Ce serait d'ailleurs terrible.
06:37Et je crois que personne ne fait jamais rien totalement sur aucun sujet.
06:40Mais nous avons considéré que, en la matière,
06:41ne pas avancer assez vite, c'est reculer.
06:43Compte tenu des défis qui sont nos nôtres, de l'urgence,
06:45le défi climatique est celui qui va conditionner tous les autres.
06:48Là on parle d'un sujet qui est vital.
06:49Et donc effectivement, avoir abîmé les services publics,
06:52abîmé l'hôpital public,
06:53ne pas avoir engagé une bifurcation écologique radicale
06:56à la hauteur de la situation dans laquelle nous sommes,
06:58nous amène aujourd'hui.
06:59Personne ne peut dire,
07:00de la même façon qu'on ne peut pas me dire que
07:03je prétendrai que rien n'a été fait,
07:05on ne peut pas me dire non plus que tout va bien.
07:06On ne peut pas me dire que la situation telle qu'on l'a vécue,
07:08que les hôpitaux ça va bien,
07:09que les EHPAD ça va bien,
07:11que l'adaptation de nos villes ça va bien,
07:13que le bâti scolaire ça va bien.
07:14Enfin on a tous dans nos circonscriptions
07:15des écoles où les gamins crèvent de chaud,
07:17il a fallu fermer la classe,
07:18c'est un terrible aveu d'échec
07:18que de devoir fermer des écoles pendant plusieurs jours.
07:21On a tous des proches qui ont attendu aux urgences
07:22pendant des heures et des heures,
07:23parfois même sans avoir un verre d'eau.
07:24Bref, on a tous vécu de façon concrète ces situations.
07:28Et on continue ce débat,
07:29je vous propose un détour par la salle des 4 colonnes
07:31pour retrouver le député RN Gaëtan Dussaucet.
07:34Bonjour, le RN n'a pas mâché ses mots
07:35contre le gouvernement sur la gestion de la canicule,
07:38a proposé un plan climatisation.
07:40Pourquoi vous n'avez pas voté cette motion de censure ?
07:42Alors en effet, il existe mille raisons
07:43de vouloir censurer le gouvernement.
07:45On voit qu'aujourd'hui,
07:46il n'y a plus un seul secteur en France qui tient debout.
07:48Ils ont mis totalement à mal l'hôpital,
07:50l'éducation, la sécurité, la justice,
07:53notre politique migratoire.
07:54Donc plus rien ne tient debout.
07:56Seulement, on ne veut pas s'associer
07:57à une motion de censure de circonstances
07:59qui est portée par les écologistes,
08:00les pseudo-écologistes au même moment
08:02où sur l'intégralité de leurs dogmes,
08:04en réalité, ils sont mis en échec aujourd'hui
08:06par la réalité du réchauffement climatique.
08:07Vous auriez pu déposer la vôtre ?
08:09On aurait pu déposer la nôtre,
08:10mais je pense que là, maintenant,
08:11on est à quelques mois,
08:13une dizaine de mois de l'élection présidentielle.
08:15Et on le dit aux Français,
08:16il faut encore s'armer un peu de patience.
08:17Il reste à peu près dix mois
08:18pour permettre à Marine Le Pen
08:20et Jordan Bardella
08:20d'apporter l'alternance au pays.
08:22On y travaille.
08:23On y travaille depuis de longs mois,
08:24depuis de longues années.
08:25Et on a évidemment hâte,
08:26comme des millions de Français,
08:27que cela arrive.
08:28Vous craignez que ça déclenche
08:30une crise politique
08:30qui aussi aurait pu vous porter préjudice à vous ?
08:33Non, absolument pas.
08:34Vous savez que dès lors
08:35qu'on décide de permettre
08:36au peuple français
08:37de décider souverainement
08:38pour lui-même et de son destin,
08:39évidemment, on répond à l'appel,
08:41on répond aux rendez-vous
08:42et on répond donc présent.
08:44Néanmoins, là,
08:44il ne faut pas se faire avoir
08:45par le piège des écologistes.
08:46Encore une fois,
08:47sur l'intégralité de leur dogme,
08:48ils ont été mis en échec
08:49depuis maintenant plusieurs semaines.
08:51C'est vrai sur cette volonté
08:53de vouloir imposer
08:54les zones à faible émission,
08:55les fameuses ZFE,
08:56c'est vrai sur les logiques de décroissance,
08:57sur l'opposition systématique
08:59à l'énergie nucléaire,
09:00sur l'opposition qu'ils ont eue
09:02sur la climatisation.
09:03Le réchauffement climatique
09:03nous dit que là-dessus,
09:04encore une fois,
09:05Marine Le Pen et Jordan Bardella
09:06avaient raison avant les autres.
09:07Merci.
09:08Merci beaucoup, Stéphanie Despierre.
09:10Je vous ferai répondre
09:11Benjamin-Luc Alindi
09:12puisque vous étiez visé.
09:13Pierre Cazeneuve,
09:14qu'est-ce que vous pensez
09:15de la position du Rassemblement National,
09:17qui ne censure pas
09:18pour ne pas mêler ses voix
09:19aux écologistes,
09:20mais qui parle d'un État
09:21qui part complètement à volo,
09:23et les décisions de Marine Le Pen
09:24et de Jordan Bardella
09:25qui, en matière d'écologie,
09:26auraient été les bonnes ?
09:28Déjà, je pense que ça ferait sourire
09:30beaucoup de gens
09:30d'entendre parler
09:31Jordan Bardella
09:32et le Rassemblement National d'écologie.
09:34Voilà, ça fait évidemment sourire
09:36puisqu'ils ont tout fait
09:37et tout prouvé
09:38pour montrer que, justement,
09:39ils étaient parfaitement inconscients
09:42et incapables
09:42de gérer ce dérèglement climatique,
09:44même qu'ils le remettaient en cause.
09:46Je ne sais pas compter
09:47le nombre de sorties de pistes,
09:49de remises en question,
09:49même de la parole scientifique,
09:51du GIEC,
09:51d'un certain nombre de rapports,
09:52de la part des élus
09:53du Front National.
09:55Donc, ils n'ont absolument
09:56aucune leçon à donner
09:57sur cette question.
09:58Et il faudra leur rappeler
09:59quand ces événements,
10:00malheureusement,
10:01vont être amenés
10:02à se reproduire,
10:03à quel point ils ont failli.
10:04Voilà, encore une fois,
10:05leur proposition en matière d'énergie,
10:07c'est d'abroger
10:09toutes les énergies renouvelables
10:11et de mettre la TVA
10:13à 5,5% sur le gaz,
10:15le pétrole, le fioul
10:16que l'on importe
10:17de Russie ou du Qatar.
10:19Donc, c'est ça,
10:19la politique juste énergétique
10:20du Rassemblement National.
10:21Vous m'excuserez,
10:22mais ça ne ressemble pas
10:23tout à fait à une politique
10:24qui prend en compte
10:24les grands enjeux
10:25de l'écologie de notre siècle.
10:27Benjamin-Luc Alain dit
10:28sur ce qu'a dit Gaëtan Dussosé
10:29et ce qu'ont dit aussi
10:30d'autres responsables politiques
10:31en disant,
10:32en gros,
10:32je caricature peut-être un peu,
10:34mais voilà,
10:34les écolos nous ont dit
10:35qu'il ne fallait surtout pas
10:35de clim pendant des années.
10:36Maintenant,
10:37on s'aperçoit
10:37qu'on en a impérativement besoin.
10:40Sur ce débat,
10:41sur la climatisation
10:41qui peut paraître,
10:42voilà,
10:43c'est devenu un débat
10:43un peu simpliste
10:44dans cette vague de chaleur,
10:45mais ça a énormément
10:47occupé les gens.
10:47Il y a beaucoup de gens
10:48qui disent,
10:48en fait,
10:48c'est vrai que moi,
10:49l'hôpital,
10:49je veux qu'il soit climatisé,
10:50mon école,
10:51je veux qu'elle soit climatisée,
10:52voire même,
10:52je réfléchis à climatiser
10:53mon logement.
10:54Non mais,
10:54nous n'avons jamais,
10:55moi,
10:55je n'ai jamais été opposé
10:56à la clim,
10:57et vous n'avez jamais vu
10:57des campagnes des écologistes
10:59voulant interdire la clim,
11:00supprimer la clim
11:01ou ne pas installer la clim.
11:01Donc,
11:02il faut sortir là aussi
11:03des caricatures.
11:03Le Rassemblement National
11:04est quand même gonflé.
11:05Madame Le Pen,
11:06elle a eu,
11:06je crois,
11:06sur le nucléaire
11:07trois positions différentes
11:07en 15 ans.
11:09C'est à peu près vrai
11:09sur tous les sujets
11:10et singulièrement,
11:19dans le groupe RN,
11:20pas des brebis galeuses.
11:21Jusqu'à la semaine dernière,
11:23on nous a expliqué
11:23que le réchauffement climatique,
11:24oui,
11:25mais pas totalement
11:25et l'impact de l'activité humaine
11:27sur le réchauffement,
11:27ce n'était pas totalement vrai.
11:29Donc,
11:29s'il y a bien un camp
11:30où il faut trouver des gens
11:30qui n'ont aucune légitimité,
11:32aucune crédibilité
11:33pour parler sur les sujets écologiques,
11:34quels que soient les désaccords
11:35qu'on peut avoir,
11:36c'est le Rassemblement National.
11:37Donc,
11:38les interrogations de M. Du Sausset,
11:39par contre,
11:39ce qui a été dit
11:39par beaucoup à la tribune
11:40d'accuser les écologistes
11:42de la situation
11:43dans laquelle on est,
11:43s'est gonflé quand même.
11:44Les écologistes ont été au pouvoir
11:46deux ans sous François Hollande
11:47en étant minoritaires
11:48dans une coalition
11:49dirigée par les socialistes.
11:51On a vu d'ailleurs aujourd'hui
11:51les désaccords
11:52et les divergences majeures
11:53que nous pouvions avoir
11:54avec nos amis
11:55et néanmoins camarades socialistes
11:56qui sont venus
11:57à l'appui du gouvernement Le Cornu.
11:58Donc,
11:59n'accusons pas les écolos
11:59qui ont alerté.
12:00Si on avait écouté
12:01les écologistes depuis 30 ans,
12:02on n'en serait pas là.
12:03Alors justement,
12:04Pierre Cazeneuve,
12:04vous répondez.
12:05Est-ce que vous avez suffisamment
12:06écouté les écologistes ?
12:07Si on avait écouté
12:08les écologistes,
12:09on n'aurait plus
12:09de parc nucléaire en France
12:10et donc on serait dépendant
12:12à 100% des énergies fossiles
12:14et du charbon
12:14en train de réouvrir
12:16des mines à charbon
12:16comme on le fait en Allemagne.
12:17Donc,
12:17si vous voulez,
12:18écoutez les écologistes
12:19en matière d'écologie,
12:20malheureusement,
12:20ça a aussi ses limites
12:21et c'est très très très fort.
12:23Et l'autre,
12:24peut-être vous qui êtes engagé
12:25sur ces sujets
12:25et c'est un débat
12:26presque philosophique,
12:27est-ce que c'est vrai
12:27que pendant un certain temps,
12:28parler d'adaptation
12:30pour ceux pour qui
12:31la cause climatique
12:32est importante,
12:33c'était déjà
12:33une forme de renoncement.
12:34Effectivement,
12:35on a retardé
12:35ce moment d'adaptation
12:36en disant non,
12:37ce qu'il faut,
12:37c'était lutter
12:38contre le réchauffement climatique
12:39et donc on a pris du retard
12:40en termes d'adaptation,
12:41Pierre Cazeneuve ?
12:42Non,
12:42je pense qu'en tout cas,
12:43ça a toujours été très clair
12:44par la majorité
12:45qu'on a portée depuis 2017
12:47qu'il y avait ces deux jambes.
12:48Voilà,
12:48de toute façon,
12:49malheureusement,
12:49ce changement climatique,
12:50il est inarrêtable.
12:52Donc,
12:52la seule chose qu'on peut le faire,
12:53c'est l'atténuer.
12:55Voilà,
12:55mais les accords
13:02aujourd'hui,
13:02on n'est plus sur ça,
13:03on est sur du 2,5,
13:04mais on a toujours,
13:05nous,
13:06joué sur ces deux jambes,
13:08à la fois l'adaptation
13:09et à la fois l'atténuation.
13:10Et chez vous,
13:11les écologistes,
13:12est-ce que quand on parlait
13:12d'adaptation,
13:13pour vous,
13:14c'était déjà renoncer
13:15au combat de lutte
13:17contre le réchauffement climatique ?
13:18Non,
13:19on a toujours dit
13:19limiter les causes,
13:20atténuer les conséquences
13:21du réchauffement climatique,
13:22ça c'est un impératif évident,
13:24mais il ne faut pas se réfugier
13:25derrière l'adaptation,
13:26c'est ça qui a pu être dit
13:27pendant des années,
13:27il ne faut pas se réfugier
13:28derrière la nécessité
13:29d'adaptation,
13:29qui est un impératif vital
13:31aujourd'hui,
13:32ne pas se réfugier
13:32derrière ça
13:33pour sous-estimer
13:35la nécessité aussi
13:36de tout faire
13:36pour réduire
13:37ce qui sont les causes
13:38du réchauffement climatique
13:38et changer profondément
13:39de modèle.
13:40Or,
13:40ce qui est le crime,
13:43si je puis employer
13:44un mot grandiloquent,
13:45en tout cas,
13:45ce qui est,
13:45pardon,
13:45la faute,
13:46la faute lourde.
13:47On a parlé plusieurs fois
13:48de faute,
13:49Sébastien Lecornu parle
13:50de faute,
13:50le crime moral,
13:51mais ce qui est la faute lourde
13:52de ce gouvernement,
13:52c'est que vous enlevez
13:57sur est-ce qu'on change
13:58de modèle,
13:58est-ce qu'on se rende
13:59vers un modèle
13:59qui est écologiquement tenable.
14:01Non.
14:02Je pourrais vous parler
14:03de la loi Duplon,
14:04sur la question du logement,
14:06bref,
14:06sur toutes les questions
14:07qui ont un impact
14:07sur la question du climat,
14:09ce gouvernement a toujours
14:10fait le choix quand même
14:11de la soumission au lobby
14:12et a une façon
14:13de concevoir
14:14notre activité économique,
14:15nos modes de production,
14:16qui est celle du siècle dernier.
14:17On va parler des socialistes
14:18dans un instant,
14:18mais sur cette question,
14:19Pierre Cazenov,
14:20parce qu'effectivement,
14:21on a vu que sur le diagnostic
14:23de performance énergétique,
14:24il y avait eu des reculs
14:25sur le fait de louer ou non
14:26ce qu'on appelle
14:27des passoires thermiques,
14:28sur les zones à faible émission.
14:29Est-ce que vous avez donné
14:30le sentiment,
14:31le gouvernement,
14:32de reculer aussi,
14:33d'avoir bien du mal
14:34à faire accepter
14:35certains progrès écologiques,
14:36d'avoir reculé
14:37sur cette question
14:38ces dernières années ?
14:39Mais j'ai entendu beaucoup de...
14:40J'ai écouté ce que disent
14:42les écologistes,
14:42ils nous ont reproché
14:43beaucoup de choses.
14:44Mais c'est marrant,
14:45c'est qu'ils nous ont reproché
14:45beaucoup de choses
14:46qu'on a nous-mêmes mis en place.
14:48Le fond vert.
14:49Et vous l'avez baissé.
14:49Mais vous l'avez baissé.
14:50La généralisation des ZFE,
14:53les DPE,
14:55MaPrimeRénov',
14:56toutes ces politiques publiques
14:57de lutte contre
14:58le dérèglement climatique
14:59et d'adaptation,
15:00ce sont des politiques
15:01portées par notre majorité
15:03depuis 2017
15:04et par le président Emmanuel Macron.
15:06Personne n'a fait autant.
15:07Le budget de l'écologie
15:08a été multiplié par deux
15:09en dix ans.
15:10On a multiplié par trois
15:12le rythme de baisse
15:13des émissions de gaz
15:14à effet de serre.
15:14Le bilan en matière d'écologie,
15:16l'avantage,
15:16c'est que c'est une discipline
15:17chiffrée.
15:18Il n'a jamais été aussi bon.
15:19Et il n'y a pas un pays
15:21dans le monde
15:21qui a fait mieux
15:22ces dix dernières années
15:23que nous
15:23en termes de lutte
15:25contre le dérèglement climatique
15:26et de baisse des émissions.
15:27On est le pays
15:27qui accélère le plus
15:29sa baisse des émissions
15:30depuis dix ans.
15:31Donc ça,
15:32c'est le constat chiffré
15:32qu'on peut évidemment discuter.
15:34On peut avoir des points.
15:35C'est vrai qu'il y a eu
15:35un certain nombre de renoncements.
15:36C'est vrai que malheureusement,
15:37on n'a pas pu faire
15:37le fond vert.
15:38Pourquoi ?
15:39Mais parce que,
15:39encore une fois,
15:40nos oppositions,
15:41sur les mesures importantes,
15:43et moi je le dis,
15:43dette climatique,
15:44dette financière,
15:45c'est le même combat.
15:46Un jour,
15:46un euro aura son équivalent
15:48en carbone.
15:49Donc,
15:49si on ne fait pas
15:50les mesures importantes
15:51sur la dette,
15:52de lutte contre le déficit,
15:53de modification
15:54de notre système de retraite,
15:55des réformes courageuses
15:56sur nos finances publiques,
15:56de toute façon,
15:57on peut entendre
15:58des gens vous donner des leçons
15:59et dire qu'il faut
15:59augmenter les crédits
16:00pour la lutte
16:01contre le dérèglement climatique.
16:02S'il n'y a pas derrière
16:03de financement derrière
16:03qui passe par des réformes courageuses,
16:05c'est du pipi de chat.
16:06Un mot rapide
16:07sur cette question,
16:08Benjamin-Luc Alain dit,
16:08parce qu'effectivement,
16:09le Premier ministre l'a rappelé,
16:10le fonds vert,
16:10tout le monde se désole
16:11du fait qu'il a été divisé,
16:13mais c'est ce gouvernement,
16:14le gouvernement d'Emmanuel Macron
16:15qui l'a créé.
16:16On voit à quel point
16:17il a été compliqué
16:18sur les eaux d'affaibles émissions.
16:19C'était très bien
16:20quand on les a votés,
16:21quand il a fallu les mettre en place,
16:22on a vu que les critiques,
16:23elles venaient
16:24de tous les bancs politiques.
16:25On n'a plus à avoir des critiques,
16:26mais nous n'avons jamais voulu
16:27les supprimer.
16:28Non, mais sur la gestion des ZFE
16:30et sur le fait
16:30que c'était compliqué aussi
16:31pour des gens
16:32qui n'avaient pas suffisamment
16:33les moyens,
16:34on voit qu'en fait
16:34l'écologie,
16:35c'est parfois compliqué
16:36quand c'est à l'épreuve
16:36de la réalité.
16:38Il y a beaucoup de critiques.
16:38Bien sûr,
16:39pas d'écologie,
16:39je pense que c'est encore
16:40plus compliqué,
16:41évidemment,
16:41mais aucun débat
16:43n'est simple et binaire.
16:44Et donc,
16:44on apporte des débats,
16:45des contradictions.
16:46Sur le fond vert,
16:47c'est quand même fabuleux
16:48comme argumentaire
16:49parce que si je veux offrir
16:49un bouquet de fleurs
16:50à Pierre Cazeneuve,
16:50si l'envie me prenait
16:51en sortant,
16:52et que je mange les pétales
16:53et qu'il se retrouve
16:53avec juste des tiges,
16:54il va dire
16:54que ce n'est pas
16:54un bouquet de fleurs.
16:55Est-ce que c'est mieux
16:55que rien,
16:56Pierre Cazeneuve ?
16:57Il ne décorera pas
16:58son salon avec.
16:59Comvenez-en.
17:01Bon, allez,
17:01et puis de toute façon,
17:02on verra si c'est fait
17:03et chacun pourra apprécier.
17:04Sur le fond vert,
17:05c'est important
17:05pour votre déléspectateur,
17:06c'est quand même
17:074,5 milliards d'euros
17:08qui ont été débloqués,
17:09c'est 20 000 projets
17:11qui ont été financés
17:11pour les communes
17:12à travers ce fond vert.
17:12Mais sur la trajectoire,
17:13Pierre Cazeneuve,
17:14on voit qu'il y a
17:15une diminution,
17:15ça laisse à penser
17:16que la priorité
17:17s'est déplacée.
17:18Ah non, non, non.
17:19Moi, je ne mens pas
17:19aux Français.
17:20La réalité de nos finances publiques
17:21est extrêmement compliquée.
17:23Nous n'avons aujourd'hui
17:23pas de majorité
17:25pour mettre en place
17:26des mesures importantes
17:27sur la réforme
17:27de l'assurance chômage,
17:28sur la réforme
17:29de nos dépenses sociales,
17:30sur la réforme des retraites
17:31qui nous permettront
17:31un jour de retrouver
17:33des leviers financiers.
17:33Ça fait 2 ans seulement
17:34que vous n'avez pas de majorité
17:35sur 10 ans.
17:36Ça ne va pas être
17:36la faute des oppositions.
17:37C'est juste la trajectoire.
17:39Les finances publiques,
17:39elles se sont dégradées
17:40avant même qu'il y ait
17:41une proposition
17:42qui soit majoritaire.
17:43Puis 2024, justement,
17:44à partir de ce moment-là,
17:45on l'a mis en place
17:46quand on avait une majorité.
17:47Et rappelez-moi
17:48quand est-ce qu'on a compris
17:48que les finances publiques
17:49étaient dégradées ?
17:50À partir de 2022, monsieur le ministre.
17:51Ah, les certains
17:52n'en sont peut-être
17:52pas encore conscients.
17:53On va voir Stéphanie Despierre.
17:55L'un comme l'autre,
17:55vous saviez déjà
17:56dès vendredi
17:57ce que vous alliez voter.
17:58Il y en a qui ont passé
17:59le week-end
17:59à se demander
17:59ce qu'ils allaient faire.
18:00Ce sont les socialistes,
18:01Stéphanie Despierre.
18:02Le Parti socialiste
18:03a longuement tergiversé.
18:11ce soir jusqu'à
18:11une dernière réunion de groupe.
18:13Faut-il censurer
18:14pour montrer sa colère
18:15contre l'inaction du gouvernement,
18:17la baisse des crédits
18:18du fonds vert
18:18et afficher un soutien politique
18:20aux écologistes ?
18:21Ou au contraire,
18:22à quoi ça sert
18:22de faire tomber le gouvernement ?
18:24Ça ne changera rien
18:25à la canicule
18:25et au réchauffement,
18:26expliquait un député.
18:28On ne va pas faire une motion
18:29dès qu'il fait chaud
18:29ou dès qu'il fait froid.
18:31Et puis, c'était aussi
18:32faire tomber des textes,
18:33notamment celui
18:34sur la fin de vie
18:35dont le texte définitif
18:36est prévu à la mi-juillet
18:37et que les socialistes
18:38dans leur grande majorité
18:39attendent.
18:40Le débat d'hier
18:41a été aussi tranché
18:43qu'apaisé
18:44selon les mots
18:44d'un participant
18:45et finalement,
18:46le groupe socialiste
18:47a décidé de ne pas voter
18:48cette censure.
18:49Deux tiers des députés
18:50ne le souhaitaient pas.
18:51Les Français veulent
18:52des solutions,
18:53pas une nouvelle crise politique,
18:54disait le communiqué officiel.
18:56Et puis,
18:56cette consigne est tombée
18:57ensuite sur les téléphones
18:59des députés.
18:59Chacun et chacune
19:01est appelée au respect
19:02de la délibération collective.
19:03Alors, est-ce que cela
19:04s'applique aussi
19:05au premier secrétaire ?
19:06Hier, avant l'annonce
19:07de la position officielle
19:08du groupe,
19:09Olivier Faure,
19:10le patron du parti,
19:11a fait savoir
19:12qu'il voterait la censure.
19:14On verra s'il est allé
19:15jusqu'au bout tout à l'heure.
19:16Merci beaucoup Stéphanie Despierres.
19:18Annonce du vote
19:19dans quelques instants.
19:21Ça ne se passe pas encore
19:21dans l'hémicycle
19:22puisque la présidente
19:22de l'Assemblée
19:23et le Premier ministre
19:24ne sont pas encore
19:24faits le chemin inverse.
19:25On suivra les images
19:27en direct
19:27avec la caméra
19:28d'Alicia Roggeux
19:29sur le choix
19:30des socialistes.
19:31La consigne collective
19:32c'est de ne pas censurer.
19:33Après, on verra
19:33si certains
19:34n'ont pas respecté
19:35cette discipline.
19:36Qu'est-ce que vous en avez pensé,
19:39les camarades socialistes
19:40qui, à titre individuel,
19:41votent notre motion de censure ?
19:42Vous pensez
19:43qu'ils seront combien ?
19:43Je n'en sais rien.
19:44Je ne fais pas de pronostic.
19:45On verra dans quelques instants.
19:46Mais je me désole, par contre,
19:47que la majorité
19:48du groupe socialiste
19:49décide de renouer
19:49avec les Roland
19:50et de se trouver
19:51dans la continuité
19:52de l'aventure crépusculaire
19:53du macronisme
19:54à finir en dernier soutien,
19:55y compris aujourd'hui,
19:57presque plus aucun macroniste
19:58qui sont là
19:58pour soutenir le gouvernement.
19:59Même Mme Pannier-Ruillachet
20:00qui s'est exprimé
20:01à la fin,
20:01émettait des critiques
20:02directement devant
20:03le Premier ministre.
20:04Et on trouve les socialistes
20:05pour expliquer qu'il faut quoi ?
20:06Qu'il faut maintenir
20:07ce gouvernement.
20:07Être dans l'opposition,
20:08c'est s'opposer
20:09et c'est vouloir
20:10changer de gouvernement.
20:11C'est un point, pour moi,
20:12de crispation.
20:13En tout cas,
20:14un point de rupture
20:14qui va être difficile à dépasser.
20:15Mais enfin,
20:16on en a vu d'autres.
20:17Oui, et vous les avez
20:18parfois dépassés,
20:19ces points de rupture.
20:20Pierre Cazeneuve...
20:20Mais j'espère qu'ils se ressaisiront
20:21quand même,
20:21parce que là,
20:22ils sont en train
20:22de faire un reversement d'alliance.
20:23C'est-à-dire qu'à force
20:24de ne pas voter les censures
20:25et à force,
20:25y compris dans les interventions
20:27qui ont été la leur,
20:27de critiquer notre démarche,
20:29de remettre en cause
20:30notre sincérité d'écologistes,
20:32ils sont en train
20:32plutôt de pencher
20:33du côté de M. Cazeneuve
20:34et des amis de M. Lecornu
20:35et de M. Macron
20:36que du côté de la gauche
20:37et des écologistes.
20:38Et je le regrette,
20:39j'espère que ce n'est pas définitif.
20:40Est-ce que vous avez le sentiment,
20:41Pierre Cazeneuve,
20:41que les socialistes
20:43sont en train de changer d'alliance
20:44ou alors on avait le sentiment
20:46aussi que c'était
20:46un choix un peu pragmatique ?
20:48On sait que cette motion de censure
20:49n'aboutissait pas,
20:50ils ne l'ont pas voté.
20:51Je pense que quand même
20:52vos alliés politiques
20:54ne soutiennent pas
20:55votre démarche
20:56et la motion de censure
20:57que vous avez vous-même déposée,
20:58il s'agirait de commencer
20:59à se poser les bonnes questions
21:00pour le groupe Les Écologistes.
21:03Voilà, donc je pense
21:03que ça montre bien aussi
21:04la réalité derrière cette démarche.
21:05L'unité du bloc central...
21:06Il pourrait y avoir
21:07une vingtaine de députés socialistes
21:09encore à vérifier.
21:10Oui, mais vous savez bien
21:11que cette vingtaine-là,
21:12elle peut compter
21:13lors d'une prochaine censure
21:14contre le gouvernement Lecornu.
21:16C'est juste la réalité
21:17de ce qu'est cette motion de censure.
21:20C'est une manière
21:20pour Mme Châtelain
21:21et ses amis écologistes
21:22de montrer à M. Mélenchon
21:24qu'ils sont bien
21:26dans la bonne ligne
21:27et qu'effectivement
21:27on va continuer
21:28à censurer le gouvernement
21:29et que dans les futures alliances
21:30en 2027,
21:32on sera bien
21:32dans une grande coalition.
21:33Voilà, et c'est à ce petit jeu-là
21:35que la grande majorité
21:37du Parti Socialiste
21:38n'a pas voulu céder
21:39et je salue
21:41leurs jugeotes
21:42et leurs petits,
21:44au moins à minima,
21:46leur hauteur d'esprit
21:46sur cette question.
21:47Ces images en direct
21:48avec la caméra
21:50d'Alice Yarogu
21:50dans la salle
21:51des pas perdus.
21:52Pendant le vote,
21:53le Premier ministre
21:53était dans les appartements
21:54de la présidente
21:56de l'Assemblée nationale.
21:57Il retourne en séance,
21:58annonce dans quelques instants.
22:00On va suivre évidemment
22:01l'annonce du vote
22:01en direct
22:02et en intégralité
22:03sur LCP.
22:04Il n'y a pas tellement
22:04de suspense, Benjamin Lucas
22:06lundi, même si c'était
22:07très intéressant
22:07de suivre cette motion.
22:08Ce n'est pas forcément
22:09pour la fin de l'histoire.
22:10Non, mais quand on est
22:10dans l'opposition,
22:11on est habitué à poser
22:12des actes qui ne se transcrivent
22:13pas tout de suite.
22:13Mais je pense que cette motion
22:14de censure,
22:15notamment après la très bonne
22:16intervention de ma collègue
22:16et amie Marie-Charlotte Garin,
22:18elle sera un moment
22:19qu'on gardera dans la mémoire
22:20parlementaire.
22:20C'est la première motion
22:21de censure climatique.
22:23On verra qui s'est posé
22:24de quel côté.
22:25On l'écoute ensemble.
22:25Merci.
22:47Et nous sommes de retour
22:49sur ce plateau avec toujours
22:50Benjamin Lucas lundi,
22:51député écologiste et social.
22:53Merci d'être resté avec nous.
22:54Christopher Weisberg,
22:55merci de nous avoir rejoint,
22:57député ensemble pour la République.
22:58On va vous donner la parole
22:59comme vous venez sur ce plateau.
23:01Comment vous l'avez vécu,
23:02vous, cette motion de censure ?
23:03Parce qu'au-delà de l'aspect politique,
23:04on y reviendra,
23:05il y a tout un certain nombre
23:06de Français qui s'est dit
23:08que cette canicule,
23:09ça avait été quand même
23:09très compliqué,
23:10peut-être très mal anticipé
23:12et qui, sans vouloir ou non
23:14censurer le gouvernement,
23:15se disent effectivement
23:16qu'il y a quelque chose
23:16qui ne se passe pas correctement
23:17en France,
23:17on n'est pas capable d'affronter
23:19ces vagues de chaleur.
23:20Écoutez, vous savez,
23:20ma circonscription,
23:21c'est les Etats-Unis et le Canada.
23:22Et donc la vague de chaleur,
23:24maintenant,
23:25elle est aux Etats-Unis.
23:26Et donc j'y ai été
23:26il y a trois jours
23:27et je peux vous dire
23:28qu'il fait 40, 45 degrés.
23:29Il y a une énorme différence
23:31en fait entre les Etats-Unis
23:32et la France,
23:32c'est qu'eux mettent
23:33de la climatisation
23:34à 17 degrés partout.
23:35Est-ce que c'est la solution
23:36en France ?
23:37Est-ce que c'est la solution ?
23:38Je ne crois pas
23:38quand j'en parle
23:38à mon collègue député écologiste,
23:40je ne pense pas
23:41que ce soit la solution.
23:42Donc il faut quand même
23:42faire attention
23:43dans l'urgence,
23:44ne pas valider
23:45et c'est ça que je crains
23:46en fait.
23:47C'est qu'à force de dire
23:47vous n'avez été
23:48à la hauteur de rien,
23:50vous avez été en dessous de tout,
23:51on valide d'une certaine manière
23:53les arguments
23:53d'une opposition
23:54auxquelles vous ne croyez pas
23:55qui est qu'il faudrait
23:56mettre de la clim partout.
23:57Et ça franchement,
23:58je peux vous dire,
23:59ce serait ce qu'il y a
23:59de pire à faire.
24:01Sur cet argument,
24:02Benjamin Lucas lundi,
24:03et on comprend bien
24:04qu'entre les lignes,
24:05ceux qui veulent un peu
24:05la clim,
24:06généraliser la clim
24:07avec un grand plan
24:08climatisation,
24:08c'est le Rassemblement National.
24:10Est-ce qu'en constatant
24:11ou en disant
24:15on n'avalise pas
24:16la proposition
24:17du Rassemblement National ?
24:18Ce qu'à la honsté,
24:19si j'écoute le collègue,
24:20on n'a plus rien
24:20à être une opposition
24:22démocratique, républicaine
24:22qui conteste
24:23les choix gouvernementaux
24:24qui sont faits
24:25depuis dix ans.
24:26Ce que nous considérons
24:27être comme une inadaptation
24:29de la France aujourd'hui
24:30à ce choc
24:30qui va conditionner
24:31tous les autres
24:31qui est celui
24:31du réchauffement climatique,
24:32c'est pour ça que je pense
24:34qu'on a des désaccords
24:34suffisamment nombreux
24:35pour ne pas aller chercher
24:36des arguments tacticiens.
24:38Moi je me moque
24:38La motion de censure
24:42est un acte parlementaire
24:43grave, sérieux, solennel,
24:45qui est à vrai dire
24:47identitaire
24:48quand on est dans l'opposition,
24:49qui est le moment
24:49où l'opposition manifeste
24:50le fait qu'elle est en désaccord
24:52profond, radical, définitif
24:54avec l'orientation
24:54de la politique qui est menée.
24:55Il nous apparaissait
24:56que sur la question climatique
24:57qui est le cœur
24:58de notre engagement.
24:58Nous sommes un groupe
24:59qui s'appelle
24:59Écologistes et Social.
25:00Donc écologistes,
25:01que sur le cœur
25:02de ce qui fait ce pourquoi
25:03nous sommes ici
25:03à nous battre
25:04à l'Assemblée Nationale,
25:04nous avions matière
25:06à vouloir faire tomber
25:06ce gouvernement.
25:07C'est notre sincérité,
25:08vous pouvez ne pas la partager,
25:09je le comprends très bien,
25:10mais il n'y a pas de tactique,
25:11il n'y a pas de petit coup.
25:11D'ailleurs, si c'était tactique,
25:12on est un lundi après-midi,
25:14on vient de faire 132 voix,
25:15on vient d'avoir une défaite
25:17dans l'hémicycle,
25:18je ne vois pas
25:18ce qu'on a gagné nous
25:19électoralement aujourd'hui
25:20ou tactiquement aujourd'hui.
25:21Par contre, je crois
25:21que nous avons posé
25:22dans les esprits
25:23et dans les cœurs,
25:24j'espère aussi,
25:25l'idée que nous construisons
25:26nous l'alternative
25:27et qu'il faut tourner
25:27la page du macronisme,
25:28notamment pour sortir
25:29de l'inadaptation de la France
25:30au réchauffement climatique.
25:31Christopher Weisberg,
25:32Sur cette question,
25:32parce que ça a été le début
25:33aussi de l'intervention
25:34de Marie-Charlotte Garin,
25:36le gouvernement a beaucoup accusé
25:37les oppositions
25:38de récupération politicienne,
25:40mais est-ce qu'après tout,
25:41critiquer le gouvernement,
25:42lui demander des comptes,
25:43ce n'est pas le rôle
25:44des oppositions,
25:45est-ce que ce n'est pas
25:45un peu facile de dire
25:47que les oppositions
25:48veulent faire de la politique ?
25:49Tout est politique
25:50et l'écologie peut-être
25:52plus qu'un tout autre sujet.
25:54Non mais évidemment,
25:55je veux dire,
25:56c'est tout à fait le droit
25:57d'une opposition
25:58que de contester.
25:59Après, la motion de censure,
26:00c'est un acte assez fondamental.
26:02C'est un acte qui consiste
26:03à censurer un gouvernement
26:04pour qu'il parte.
26:05Et je ne suis pas sûr du tout
26:07que ce soit la réponse.
26:08Encore une fois,
26:09il n'y a pas eu un scandale d'État.
26:10Et c'est là où on a eu une opposition.
26:12Et c'est là où moi,
26:13j'ai trouvé qu'il y a eu
26:13une manœuvre politique.
26:14Quand j'ai entendu la semaine dernière
26:15des gens exagérer
26:17des chiffres qui sont déjà dramatiques,
26:19je me dis qu'il y a au fond aussi
26:21une forme de manœuvre politicienne.
26:22Et je pense que ce n'est pas le moment.
26:24Je pense qu'il faut qu'on soit à la tâche,
26:25qu'on risque d'atteindre
26:26une nouvelle vague de chaleur,
26:28qu'il faut qu'on soit collectivement
26:29à la hauteur du moment,
26:31comme on l'a fait sur plein de sujets,
26:32comme on peut le faire encore
26:33sur plein d'autres sujets.
26:34On l'a fait au moment du Covid.
26:35Là, on a eu à nouveau
26:36une crise climatique,
26:38une crise globale.
26:39On ne peut pas imputer
26:41au macronisme,
26:41comme vous avez bien dit,
26:43l'origine de cette crise.
26:44Et donc, il faut que collectivement
26:45on soit à la hauteur.
26:46Rapide détour par la salle
26:47des quatre colonnes,
26:48les insoumis sont en train
26:49de s'exprimer.
26:49...aux agriculteurs de vivre
26:51de leur métier,
26:52qui permettent aussi
26:53de développer un modèle
26:54qui est moins gourmand en eau,
26:55qui est moins gourmand
26:57en intrants chimiques,
26:58bref, qui permettent
26:59de respecter le vivant
27:01et toutes et tous
27:01en garantissant une alimentation saine.
27:04Or, c'est le chemin inverse
27:05que prend ce gouvernement
27:06au fil des textes.
27:08Nous le dénonçons,
27:09nous disons qu'ils sont coupables
27:10de la situation
27:11dans laquelle nous sommes aujourd'hui.
27:13Et nous appelons toutes et tous
27:15à changer radicalement de voie
27:17dès 2027 en votant
27:19pour Jean-Luc Mélenchon
27:20et pour notre programme
27:21qui permettra, lui,
27:23de mettre la limite,
27:24la respectation,
27:25le respect, pardon,
27:26des limites.
27:26Voilà, et chaque camp politique
27:28en profite aussi
27:29pour appeler à voter
27:30pour ses candidats.
27:31On a beaucoup parlé,
27:32et c'est vrai que le Premier ministre,
27:33on l'a vu,
27:33une intervention très houleuse
27:35la semaine dernière
27:35sur les 10 000 morts
27:37que certains responsables
27:38écologistes ont dénoncées.
27:40Pour l'instant,
27:41les chiffres sont autour
27:41de 2 000,
27:42même si le constat
27:43est tout à fait sous-estimé
27:44avec les morts à domicile.
27:46Est-ce que vous avez compris
27:47que le Premier ministre
27:48vous reproche
27:49de grossir ces chiffres ?
27:51Non, j'ai vu une manœuvre
27:53politicienne assez misérable
27:54de la part du Premier ministre
27:55pour détourner l'attention
27:56sur la question
27:57qui a été posée
27:57par Cyril Châtelain,
27:59qui n'a pas affirmé...
28:00Mais dire qu'on a des morts
28:00sur la conscience,
28:01c'est assez dur.
28:01Oui, mais je considère
28:02que quand vous êtes
28:03les pouvoirs publics,
28:04quand vous avez,
28:05depuis 10 ans,
28:06la responsabilité du pays
28:07et qu'en période de canicule,
28:09des gens continuent
28:09à pouvoir aller au travail
28:10parce que nous n'avons pas
28:11protégé les droits des salariés,
28:12parce qu'on a supprimé
28:13les CHSCT,
28:14parce qu'on n'a pas instauré
28:15un chômage technique climatique
28:16par exemple,
28:17parce qu'on n'a pas suffisamment
28:18protégé aussi
28:19les conditions de travail,
28:21les conditions de vivabilité
28:22de la planète, etc.
28:22Je considère que oui,
28:23on porte une part de responsabilité
28:25dans les drames qui arrivent,
28:26mais c'est vrai
28:26sur tous les sujets.
28:27Pourquoi est-ce que
28:27depuis des années,
28:28on se bat pour la sécurité routière ?
28:29C'est aussi parce que
28:30des dirigeants politiques,
28:31des décideurs publics
28:32se sont dit
28:32qu'on doit agir
28:33parce qu'on peut,
28:33par l'action publique,
28:34limiter le nombre de morts.
28:36C'est ce qu'on doit faire
28:36avec le réchauffement climatique
28:37et c'est ce qui,
28:38de notre point de vue,
28:38n'est pas fait suffisamment vite,
28:39suffisamment fort,
28:40et je le disais tout à l'heure,
28:41mais ne pas avancer assez vite
28:44sur ces sujets-là,
28:44c'est reculer.
28:46Christopher Weisberg,
28:46là il va y avoir,
28:47donc cette motion de censure
28:48n'a pas été adoptée,
28:49il va y avoir des choix,
28:50des choix budgétaires à faire
28:52et on voit qu'il y a déjà
28:53un certain nombre de priorités,
28:54la lutte contre les violences,
28:55contre les enfants.
28:57Maintenant,
28:57la question écologique
28:59est aussi poussée.
29:00Comment vous allez faire
29:01pour tenir tout ça
29:02sans hausse d'impôts ?
29:03On voit un peu les budgets
29:04qui vont augmenter,
29:05on ne voit pas encore
29:06tout à fait les coupes
29:06et on sait que les coupes,
29:07elles ne sont jamais populaires.
29:08C'est ça la difficulté
29:09d'être aux responsabilités.
29:10Vous devez gérer tous les problèmes
29:12et par principe,
29:13tous les problèmes
29:14sont une priorité.
29:15On vient de nous offrir
29:16la possibilité
29:16de les laisser,
29:17les responsabilités.
29:18Si c'est si dur que ça
29:19d'être aux responsabilités,
29:20que le gouvernement s'en aille,
29:21voter la censure,
29:22je pense que vous avez été
29:23aux responsabilités.
29:24Vous êtes aux responsabilités.
29:26La mairie de Paris,
29:27non mais attendez.
29:31Dans les collectivités,
29:33il y a des collectivités
29:34gérées aussi
29:34par des socialistes
29:35ou des écologistes.
29:36J'étais dans une toute petite
29:37commune,
29:37conseiller municipal,
29:38il y a 7 ans.
29:39Le premier truc
29:40qu'on a fait
29:40quand on est arrivé,
29:41ça a été d'isoler l'école.
29:42On l'a fait avec
29:43des données publiques
29:44et avec des subventions.
29:45C'est une compétence
29:46qui est une compétence locale.
29:47On l'a fait collectivement.
29:49Et il y avait des moyens
29:50et il y avait du côté
29:51du gouvernement
29:52des moyens pour le faire.
29:53On en a beaucoup parlé,
29:54il y a un plan pour le faire
29:55qui est un fonds,
29:56un fonds vert
29:57qui est utilisable.
29:57Qui a été réduit
29:58considérablement.
29:59Encore une fois,
30:00il n'y a que des priorités.
30:00J'essaie juste de répondre
30:01à votre question.
30:02La question que je vous pose,
30:03c'est que oui,
30:04il va falloir probablement,
30:05je suis très attaché
30:06à la loi intégrale
30:06sur les violences sexuelles
30:07et les violences sexistes,
30:08il va falloir probablement
30:09encore trouver 3 milliards d'euros.
30:10Donc il y a plein de priorités.
30:12La priorité dont vous parlez,
30:13c'est probablement
30:14la plus importante,
30:15c'est la plus civilisationnelle.
30:17Alors elle est fondamentale,
30:18elle va s'inscrire
30:19dans la durée.
30:20Ce n'est pas en votant
30:21une censure maintenant
30:22qu'on va la régler.
30:22On a besoin de tous
30:23se retracer les bras
30:25pour réussir à être
30:26à la hauteur
30:27de ce défi collectif.
30:28Vous, Benjamin-Luc Alain dit,
30:29quand on voit que les priorités,
30:31que la lutte intégrale,
30:31elle est chiffrée
30:32autour de 3 milliards
30:33sur le fonds vert
30:34pour le remettre à flot,
30:35si je puis dire,
30:36c'est ce chiffre encore
30:37en quelques milliards.
30:38Avec les finances publiques
30:39qu'on a,
30:40est-ce qu'on peut se permettre
30:41et dans ce cas,
30:42comment ?
30:42Vous allez me dire,
30:43il y a des impôts peut-être
30:44qu'on peut mettre en place.
30:45Pourquoi est-ce que j'ai voté
30:45une vingtaine de motions de censure ?
30:47Parce que je considère
30:48qu'on doit changer de gouvernement.
30:49Parce que mon désaccord,
30:50il ne porte pas que sur des thématiques,
30:51que sur des mesures.
30:52Mon désaccord porte sur l'orientation
30:54économique, sociale, environnementale,
30:56démocratique de ce gouvernement
30:57dont je considère par ailleurs
30:58qu'il est un trompe-l'œil
31:00par rapport aux résultats
31:00des élections législatives de 2024
31:02qui ont mis dehors,
31:03si je puis dire,
31:03les amis de M. Macron.
31:04Moi, je veux changer de gouvernement
31:05parce qu'effectivement,
31:06la discussion budgétaire
31:07qu'on va avoir là à l'automne,
31:08elle va porter sur les mêmes débats
31:09que les précédentes.
31:09Vous allez dire,
31:10il faut baisser la dépense.
31:11Moi, je vais dire,
31:12il faut augmenter les recettes.
31:13Et donc, il faut effectivement
31:14aller chercher du côté
31:15des ultra-riches,
31:16des grandes entreprises,
31:16la ressource nécessaire
31:17pour répondre à quoi ?
31:18Aux besoins essentiels
31:19de nos compatriotes.
31:20Le climat, la justice sociale,
31:22la santé.
31:22Aujourd'hui, nos hôpitaux
31:23ne vont pas bien.
31:24L'école, vous parliez du bâti scolaire.
31:25Combien de villages et de villes
31:27dans nos territoires,
31:28et j'en ai beaucoup
31:28dans ma circonscription,
31:29de communes aimeraient
31:30pouvoir agir plus vite ?
31:31Elles n'en ont plus les moyens.
31:32Vous avez asphyxié
31:33les collectivités locales.
31:34Alors, c'est vrai,
31:35ça a commencé sous M. Hollande.
31:36Mais enfin, vous avez largement
31:37continué à contribuer à cela.
31:38Christophe Peisberg,
31:38sur cette question,
31:39est-ce que vous,
31:40vous pensez qu'au niveau
31:41du débat budgétaire à l'automne,
31:42sur la question écologique,
31:43il y aura un consensus ?
31:45Là, tout le monde dira
31:45avec les canicules qu'on a vécues,
31:47il faut absolument mettre le paquet.
31:48Ou est-ce qu'en septembre,
31:49il fera moins chaud
31:49et ce sera peut-être
31:50moins une priorité ?
31:51Ce que je regrette,
31:52c'est que normalement,
31:53ça devrait être un débat de fond.
31:54Il y a quand même
31:54une élection présidentielle
31:55l'année prochaine
31:55qui va permettre de trancher
31:57les grands arbitrages du pays
31:58pour les cinq prochaines années.
31:59Et donc, oui,
32:00il va falloir qu'on trouve
32:00des accords,
32:01des arbitrages politiques
32:02pour le dernier budget.
32:04Je ne suis pas sûr
32:05que ce sera le budget du siècle
32:06parce que ce sera un dernier budget.
32:08Il faudra être à la hauteur.
32:09Il y a tellement de priorités
32:10sur lesquelles on s'est déjà engagés
32:11qu'il faudra assumer
32:12que ce soit un peu encore
32:13au compte-gouttes
32:14et qu'il y aura un débat ensuite
32:15pour décider
32:16de ce qu'on fera
32:16dans les cinq prochaines années.
32:17Merci beaucoup,
32:18Christophe Peisberg.
32:19Merci, Benjamin Lucas Alendi.
32:21Stéphanie Despierre
32:22nous informe qu'une vingtaine
32:23de socialistes à peu près
32:24ont voté la motion de censure
32:26restée sur les réseaux sociaux d'LCP.
32:28On vous donnera tout.
32:29Vingt socialistes exactement
32:30ont voté cette motion.
32:32On vous en dira plus.
32:33On vous donnera justement
32:34toutes ces listes des votes.
32:36Qui a voté quoi ?
32:37Dans nos différents articles.
32:38Vous avez peut-être suivi
32:39ces travaux à l'Assemblée nationale.
32:41Il y a eu une commission
32:41d'enquête sur l'inceste.
32:43On vous propose sur LCP
32:44un documentaire de Thibault Linard.
32:46Il sera disponible
32:46sur notre chaîne YouTube
32:47à partir de 18h.
32:49Inceste du silence à la loi.
32:51Un documentaire pour retracer
32:52les travaux de cette commission.
32:54Merci à toutes les équipes.
32:55Merci à vous de nous avoir suivis
32:56pour cette motion de censure.
32:58Peut-être la dernière
32:58de la session extraordinaire.
33:00Normalement c'est le cas
33:01mais on n'est pas à l'abri
33:02de certaines surprises
33:02et on les suit évidemment
33:04ensemble sur LCP.
33:05Bon après-midi à tous.
33:06Sous-titrage Société Radio-Canada
33:08Sous-titrage Société Radio-Canada
33:12Sous-titrage Société Radio-Canada
33:14Sous-titrage Société Radio-Canada
33:17Sous-titrage Société Radio-Canada
33:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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