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  • il y a 4 minutes
Vendredi 6 novembre 2026, retrouvez Jean-Marie Dumon (Délégué général adjoint, GICAN) et Jean Merveilleux du Vignaux (Directeur général adjoint, TechnicAtome) dans SMART DÉFENSE, une émission présentée par Nicolas Dendri.

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Transcription
00:07Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Smart Défense, votre émission 100% Défense
00:12qui fait le pont entre la sphère économique et le monde des armées.
00:15Et pour le lancement de votre nouveau rendez-vous sur Bsmart, nous sommes au salon Euronaval
00:20qui réunit de nombreux acteurs de l'industrie de défense navale.
00:24Au programme de votre premier numéro, le France Libre, le porte-avions nouvelle génération
00:29qui entrera en service en 2038.
00:31Nous détaillerons ses capacités avec deux entreprises qui sont engagées sur ce programme,
00:36Naval Group et Technique Atom.
00:38Avec la hausse des commandes, l'industrie navale se porte bien.
00:42C'est toute une filière qui bénéficie de cette croissance, un secteur avec de nombreuses innovations
00:47mais dans lequel il reste de nombreux défis.
00:49Nous sommes allés à la rencontre de Jean-Marie Dumont, c'est le délégué général adjoint du GICAN.
00:54Enfin, découverte d'une innovation, présentée sur ce salon, un conteneur multimission
01:00qui permet de s'adapter le plus rapidement possible aux opérations militaires.
01:08Et pour débuter cette émission, nous sommes sur le stand du ministère des Armées
01:13et nous allons débuter avec ce constat de l'amiral Christophe Cluzel,
01:17chef d'état-major de la Marine Nationale.
01:19Je le cite, « Tous les conflits débordent en mer.
01:22Notre supériorité aéromaritime est susceptible d'être contestée partout. »
01:26Fin de citation.
01:27Et pour s'adapter à cette situation, la Marine Nationale s'est lancée dans un choc de dronisation.
01:33Pour en parler, je suis avec Muriel, directrice du segment de management drone et activité sous-marine
01:37à la direction générale de l'armement.
01:39Bonjour.
01:39Bonjour.
01:40Alors déjà, première question, ce choc de dronisation, en quoi il consiste ?
01:44Alors le choc de dronisation, c'est faire plus de drones.
01:48On faisait déjà des drones, puisqu'on mène un certain nombre d'études.
01:51On a des programmes déjà d'armement sur la dronisation,
01:55notamment le programme de garde des mines SLAMEF, la maîtrise des fonds marins.
01:58Les capacités d'hydrographie se font à l'aide de drones.
02:01Mais au-delà de ce qu'on fait déjà, l'idée c'est d'étendre les usages des drones navals
02:06à la maîtrise de l'espace aéromatique et du combat naval.
02:11Donc on va lancer notamment, on a lancé en juin 2026, un nouveau PEM drone naval
02:19qui vise à équiper les forces avec de nouveaux drones navals,
02:24des drones qui vont répondre à trois familles de drones.
02:26Alors des drones qui vont être des drones tactiques, pour la protection et l'accompagnement de force.
02:32Des drones qui vont être plutôt des drones d'endurance, qui vont faire de l'ISR la surveillance sur et
02:37sous la mer.
02:38Et puis des drones d'action spécialisée, qui vont comprendre des cibles,
02:42qui vont comprendre les munitions navals téléopérées, des kits de dronisation
02:46ou encore des drones qui vont pouvoir être mis en oeuvre depuis les sous-marins.
02:49Vous l'avez dit, vous avez parlé de drones anti-mines.
02:52Je suppose que c'est en lien avec ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient ?
02:55Alors ça, les drones anti-mines, c'est alors, je dirais plutôt, c'est les drones pour faire de la
03:00guerre des mines.
03:00Ça, c'est un programme qui est lancé depuis déjà un certain temps au sein du ministère des Armées et
03:05des anciens combattants
03:06et qui a fait déjà l'objet de livraison.
03:08On a déjà des livraisons de ces drones depuis 2024, fin 2024 aujourd'hui.
03:13Donc c'est déjà dans les forces, c'est déjà opérationnel.
03:15Vous aviez anticipé, là vous accélérez maintenant.
03:18Et là, on accélère, on accélère avec de nouvelles capacités,
03:22des capacités qui vont intervenir, là où on faisait jusqu'à présent plutôt des drones
03:28qui répondaient à des métiers spécifiques, la guerre des mines, la maîtrise des fonds marins, l'hydro.
03:33Là, ça va être vraiment des drones intégrés au combat naval
03:37et qui vont pouvoir être embarqués ou pouvoir être mis en oeuvre depuis la Terre
03:41pour développer les missions réalisées via des drones navals.
03:48Et puis, il y a une réflexion aussi sur les drones d'attaque.
03:50Et les drones d'attaque.
03:52Alors, je parlais des munitions navales téléopérées.
03:56Effectivement, nous travaillons aujourd'hui, la DGA, en particulier la direction de l'expertise de la DGA,
04:05et nous travaillons sur le développement d'un prototype de munitions navales téléopérées
04:11qu'on appelle « Smokers ».
04:12Et au titre du nouveau PEM dont je viens de parler, au titre de l'incrément 1,
04:16on va réaliser l'industrialisation de ce prototype qu'on a réalisé en interne au ministère des Armées.
04:21Et ça, on le voit, c'est ce qui est derrière nous.
04:23Ça, c'est tout à fait l'objet qu'on voit derrière nous.
04:26Dernière question, Muriel, sur le PNG, le programme de porte-avions,
04:30le porte-avions nouvelle génération, pardon.
04:33Finalement, on conserve quand même les bâtiments traditionnels de la Marine nationale,
04:37sous-marins, nucléaires d'attaque, porte-avions et puis aussi les frégates.
04:42Effectivement.
04:42Ce porte-avions nouvelle génération intégrera des drones,
04:46mais effectivement, la Marine conserve les capacités traditionnelles qu'elle réalise jusqu'à maintenant.
04:52Les drones, c'est un complément de capacités
04:54qui vont permettre de réaliser mieux les missions dans le domaine naval.
04:59Je vous remercie, Muriel, pour ces précisions.
05:01Je la rappelle, vous êtes la directrice du segment de management de drones et activités sous-marines
05:07à la Direction Générale de l'Armement.
05:08Et on va rejoindre tout de suite le directeur du programme d'ensemble porte-avions nouvelle génération
05:14à la Direction Générale de l'Armement.
05:20Et on a rejoint l'ingénieur en chef de l'armement, Jean,
05:23directeur du programme d'ensemble PNG.
05:26Bonjour.
05:27Bonjour.
05:27Alors déjà, en quoi consiste un porte-avions nouvelle génération ?
05:31Alors dans un contexte international dégradé de manière durable,
05:36la Direction Générale de l'Armement, la DGA,
05:38donne les moyens à la Marine nationale de défendre les intérêts de la France partout dans le monde
05:43en pilotant la construction d'un nouveau porte-avions.
05:46Pourquoi un nouveau porte-avions ?
05:48Parce qu'à horizon 2038, le Charles de Gaulle arrivera en fin de vie
05:52et il est donc nécessaire de pérenniser cette capacité opérationnelle en lui donnant un successeur.
05:58On parlait juste avant de choc de dronisation, nouvelle stratégie de la Marine nationale,
06:03pour s'adapter justement aux conflits à haute intensité qui débordent en mer.
06:09C'est ça la nouvelle génération du porte-avions ?
06:11C'est que ça va intégrer des drones ?
06:12Ça n'est pas que ça, mais c'est en partie ça.
06:16Le porte-avions nouvelle génération, le France Libre,
06:19se caractérise par un besoin de durer longtemps à la mer dans des opérations de haute intensité.
06:26Par rapport au Charles de Gaulle, il aura des capacités opérationnelles, offensives, démultipliées.
06:31Et donc il devra également emporter des nouveaux systèmes,
06:36certains comme des drones qui existent en partie déjà,
06:39et certains qu'on n'a pas encore inventés.
06:41Et c'est ça tout le défi de ce programme,
06:44piloter la construction d'un grand navire,
06:47mais un grand navire évolutif,
06:49qui pourra intégrer, accueillir de nouvelles technologies,
06:54de nouveaux systèmes, dont en particulier les drones.
06:57Et en termes de capacité traditionnelle d'un porte-avions,
07:00qu'est-ce qui va le différencier du porte-avions Charles de Gaulle ?
07:04Comme je le disais, la caractéristique principale du France Libre,
07:08ça va être la haute intensité.
07:10Et donc pour ça, premier exemple, les capacités aviation.
07:14Nous changeons de technologie en partant sur des catapultes électromagnétiques
07:18qui vont permettre de mettre en œuvre à la fois des drones légers,
07:21des drones lourds, des avions de combat de génération actuelle,
07:24des avions de combat de prochaine génération, lourdement armés.
07:27Donc cette technologie permet de mettre en œuvre tout ce panel à plus haute cadence,
07:32avec trois rails de catapultes, au lieu de deux actuellement sur le Charles de Gaulle,
07:36en technologie vapeur,
07:37et donc une capacité de projection de puissance bien accélérée,
07:41et également une capacité de catapulter et de faire apponter simultanément des avions.
07:47Autre exemple, le système de combat,
07:49qui va intégrer de nouvelles technologies,
07:52de nouveaux senseurs, de nouveaux effecteurs,
07:54mais surtout qui va être dans une nouvelle architecture
07:58pour permettre de décider beaucoup plus rapidement comment réagir aux menaces,
08:02donc qui va permettre de s'adapter beaucoup plus facilement aux menaces du futur,
08:07y compris celles qu'on n'a pas encore imaginées,
08:10et une intégration native de systèmes numériques
08:14qui va permettre d'avoir un système beaucoup plus modulaire,
08:18et donc on saura faire évoluer très rapidement,
08:20et donc qui permettra aux France Libre de s'adapter
08:23décennie après décennie,
08:25en fonction de ce que le contexte international lui demandera.
08:28Eh bien je vous remercie.
08:29Je vous en prie.
08:30Ingénieur en chef de l'armement,
08:31Jean, directeur du programme d'ensemble PANG,
08:35on va justement aller voir votre homologue,
08:36mais chez Naval Group,
08:38le directeur du programme du porte-avions nouvelle génération,
08:40du maître d'oeuvre de ce programme.
08:46C'est un navire de 310 mètres de long, 78 000 tonnes.
08:50C'est un navire qui a en gros une capacité d'import de 50% plus importante que celle du
08:56Charles de Gaulle.
08:57En fait on parle d'un porte-avions, mais en réalité c'est un porte-aéronef.
09:00On a à la fois des avions de combat, des drones,
09:03des drones qui peuvent d'ailleurs évoluer de concert avec le groupe aéronaval,
09:08mais on a également des drones au service du navire,
09:12soit pour des fonctions logistiques, soit pour la protection rapprochée,
09:15de drones de surface, des drones aériens,
09:17et cette logique elle est permise par l'ouverture numérique du navire.
09:21Très concrètement, aujourd'hui on est en production
09:24pour un certain nombre d'activités qui sont sur le schéma critique de la production du navire.
09:28Toute la partie propulsion nucléaire notamment,
09:31qui a des délais de réalisation qui sont plus longs que le reste du navire,
09:35est engagée industriellement.
09:36La conception globale du navire sera achevée en 2029.
09:40A partir de 2031, on commencera à voir le bateau s'assembler à Saint-Nazaire,
09:46sachant que les sous-ensembles réalisés par Naval Group seront livrés à cette échéance.
09:51Toute la partie numérique système de combat,
09:53les choix sont encore en cours,
09:56on fait évoluer les solutions et on les figera au bon moment
09:59pour être au rendez-vous de l'admission de services actifs du navire.
10:01La plateforme, notamment du système de combat,
10:04va être une plateforme évolutive avec une logique d'ouverture sur les développements extérieurs
10:09pour apporter des fonctions tout au long de la durée de vie du navire.
10:12La partie, j'irais, data center ou réseau est prévue pour évoluer en cours de service du navire.
10:20Et tout ça fait qu'on maintiendra ce navire capable de mettre en œuvre les dernières technologies,
10:26l'intelligence artificielle, les drones,
10:29à partir de sa mise en service et jusqu'à son retrait.
10:31On a une grande visibilité sur la production de ce programme
10:35et donc la montée en puissance progressive au long du développement,
10:40c'est quelque chose qui est intégré dans la construction industrielle du programme.
10:44Tous les sites de Naval Group en France sont mobilisés,
10:47les sites de nos partenaires Chantilly de l'Atlantique et Technicatome également.
10:50Et puis on s'appuie sur un réseau de 600 PME
10:54qui mobiliseront au pic du programme jusqu'à 14 000 personnes.
10:58Et on va régénérer quelque part le potentiel et le savoir-faire
11:02d'un certain nombre d'acteurs industriels qui travaillent pour la défense
11:06et pour lesquels ce type de programme permet de pérenniser le savoir-faire.
11:15Technicatome a une histoire intrinsèquement liée à la propulsion nucléaire française
11:20créée en 1972.
11:22Cette filiale du Commissariat à l'énergie atomique
11:25travaille dès 1974 sur les chaufferies nucléaires
11:28qui vont équiper ensuite les sous-marins nucléaires d'attaque,
11:31les sous-marins lanceurs d'engins ou encore le porte-avions Charles de Gaulle,
11:35une entreprise qui compte aujourd'hui 2200 collaborateurs.
11:38Et nous sommes avec le directeur général adjoint de Technicatome,
11:42Jean Merveilleux Duvigneault.
11:43Bonjour.
11:44Bonjour.
11:44Alors est-ce que vous pouvez me dire, comme pour le Charles de Gaulle,
11:48comment vous travaillez sur le porte-avions nouvelle génération ?
11:52On vient du stand de Naval Group,
11:54on vient de voir les capacités de ce programme.
11:57Vous, à votre niveau sur la propulsion nucléaire,
11:59comment vous travaillez dessus ?
12:00Alors nous, on complète Naval Group
12:03puisque Naval Group est sur le bateau
12:04et nous on est sur la chaufferie,
12:06donc la partie propulsion, la propulsion nucléaire.
12:09Et donc on travaille sur ce bateau
12:10comme on travaille d'ailleurs sur les autres,
12:11les sous-marins et le prédécesseur du France Libre,
12:15le Charles de Gaulle.
12:16On travaille sur la chaufferie,
12:17commençant d'abord par pas mal d'années d'études,
12:19alors qu'ils sont du coup plutôt derrière nous à ce stade.
12:22Et là, on vient de lancer en début d'année
12:23la phase qu'on appelle la phase de réalisation du programme.
12:26Et donc là, on va commencer à approvisionner des matières,
12:30à commander des équipements
12:32et à faire des études dites d'industrialisation,
12:34qui sont des études plus en aval du cycle,
12:37pour après, dans une phase ultérieure,
12:39assembler tout ça,
12:41comme vous le savez, d'abord à Andrette
12:42et puis après à Saint-Nazaire.
12:43Donc là, concrètement,
12:44que font vos collaborateurs dans les usines ?
12:46Alors, dans les usines, nous, on n'a pas d'usines.
12:49Par contre, effectivement,
12:50nos collaborateurs à nous,
12:51ils sont sur la fin des études,
12:53études d'industrialisation.
12:55Ils approvisionnent,
12:55ils approvisionnent pas mal d'équipements,
12:57pas mal d'approche,
12:58ce qu'on appelle les appro longs délais,
13:00pour la plupart qui sont déjà passés.
13:02Et puis, il y a aussi toute la partie logistique
13:04sur laquelle on travaille aussi,
13:05parce qu'il va falloir un jour rejoindre
13:07ce que je dirais le village du France Libre à Saint-Nazaire.
13:11Donc ça, c'est chose qui s'anticipe aussi.
13:12Donc aujourd'hui, on est dans une phase
13:13de fin d'études et de début de réalisation
13:16où on va,
13:17principalement nos sous-traitants,
13:18qui sont en train de fabriquer,
13:20vraiment fabriquer les équipements
13:21dont on aura besoin
13:22pour la chaufferie du France Libre.
13:24Alors, le Charles de Gaulle,
13:25il était équipé d'un K15.
13:27Et là, on passe au K22.
13:29Alors, en quoi la technologie change
13:32et en quoi,
13:33qu'est-ce qui diffère entre le K15 et le K22 ?
13:36Alors, en fait,
13:37entre la K22 et la K15,
13:39il n'y a pas de grande rupture technologique.
13:42On est un peu sur les mêmes bases,
13:44les mêmes principes.
13:45Par contre, effectivement,
13:46la chaufferie est beaucoup plus puissante.
13:48Le K22, il dit bien ce qu'il veut dire
13:50par rapport au K15.
13:52Évidemment, on l'améliore.
13:53Mais ce qu'il faut retenir,
13:54c'est que c'est en fait la même technologie,
13:56beaucoup plus vitaminée,
13:58avec donc beaucoup plus de puissance.
13:59Et on a besoin de plus de puissance
14:00parce que forcément,
14:01le bateau est beaucoup plus gros.
14:03Le France Libre fait, je crois,
14:04de l'ordre de 80 000 tonnes.
14:06Là où le Charles de Gaulle,
14:06aujourd'hui, fait 40 000, 45 000.
14:08Donc, on voit bien
14:08qu'il y a des besoins
14:09de beaucoup plus d'énergie
14:10pour propulser ce bateau
14:11et aussi répondre aux besoins d'énergie
14:13liés au nouveau système d'armes.
14:15Oui, parce qu'il y a des drones.
14:16On parle d'un système de guerre électronique
14:19plus performant.
14:20Ça aussi, ça nécessite de l'énergie
14:22et il faut l'alimenter.
14:23Absolument.
14:24Ça fait partie de l'équation.
14:25Sur le calendrier de Technicatome,
14:27est-ce que vous pouvez nous dire
14:28à quelle échéance, disons,
14:30les chaufferies seront assemblées ?
14:32Alors, vous savez que le bateau
14:35est censé prendre la mer en 2038.
14:38Et donc, l'assemblage
14:40qu'on appelle vraiment
14:40l'assemblage de chaufferies
14:41va commencer.
14:43Alors, ça se passe en plusieurs étapes.
14:45Il y a assemblage à Indrette,
14:46il y a assemblage et montage
14:48à Saint-Nazaire.
14:49Ce qu'il faut retenir,
14:50c'est qu'au léventu des années 30
14:51et à partir des années 2030,
14:52on est dans une phase
14:53assez intense d'activité,
14:54notamment à Saint-Nazaire.
14:56Et en plus de ce programme,
14:57en plus, je le disais,
14:58des SNLE 3G,
15:00il faut continuer l'activité
15:01toujours en cours.
15:02Les programmes qui ont déjà
15:03fait leur preuve,
15:04je pense notamment
15:04aux sous-marins nucléaires d'attaque
15:06de classe Barracuda.
15:07Vous avez raison.
15:08Il ne faut pas l'oublier.
15:09Il faut aussi finir
15:10le programme Barracuda.
15:12Il y a encore deux bateaux
15:13à sortir.
15:15C'est en cours.
15:16Ça sera probablement fini
15:17d'ici un ou deux ans.
15:19Et donc, il faut finir ça.
15:20Et puis, en plus de ce qu'on appelle
15:21les programmes neufs,
15:22qui sont des programmes
15:22où on réalise de nouveaux bâtiments,
15:25il y a tout le récurrent,
15:26notamment tout ce qui contribue
15:28aux métiers en condition opérationnelle
15:29des bâtiments déjà existants.
15:32Nous avons également l'exploitation
15:33des installations de CEA à Cadarache
15:36dédiée à l'APN.
15:37Et puis, nous avons aussi
15:38un sujet chez nous moins connu
15:40qui est la transformation
15:41du réacteur d'essai à Cadarache
15:42sur lequel nous travaillons aussi beaucoup
15:44et qui nécessite pas mal d'énergie
15:46et qui nécessite pas mal
15:48de travail de notre part.
15:502200 collaborateurs,
15:51ça affichait juste derrière nous,
15:52je le disais au début.
15:54Comment vous faites face
15:55à cette cadence ?
15:56Parce que 2200 collaborateurs,
15:59est-ce que finalement,
16:00vous avez déjà modifié
16:02vos process pour permettre
16:06une cadence industrielle
16:08qui réponde aux exigences
16:10des demandeurs d'ordre ?
16:13Et est-ce que derrière,
16:14vous avez aussi un enjeu RH ?
16:15Parce qu'il va falloir peut-être
16:16recruter un peu plus
16:17et ajouter des collaborateurs
16:19à ces 2200.
16:20Alors, vous touchez des doigts
16:21à un vrai sujet pour nous
16:22et un vrai défi
16:24qui est qu'effectivement,
16:25la montée en puissance
16:26de ces programmes
16:27dont on a parlé,
16:28notamment le porte-avions
16:29et France Libre
16:30et ce qu'on appelle
16:32le S3G,
16:32l'Invincible si vous voulez,
16:34nécessite que nos fournisseurs
16:35nous suivent
16:36et nous accompagnent
16:36et montent eux aussi
16:38en puissance.
16:39Nos fournisseurs
16:40sont souvent les mêmes,
16:42pas tous,
16:42mais beaucoup sont les mêmes
16:43que le secteur du nucléaire civil.
16:46Donc là aussi,
16:47il y a de la demande
16:47et là aussi,
16:48il y a des besoins
16:48d'augmentation de la capacité.
16:50Donc nos fournisseurs
16:51qui sont pour nous
16:52des véritables partenaires
16:53au sens où nous avons besoin
16:55vraiment d'eux
16:55pour pouvoir maintenir
16:57nos compétences
16:57et avancer sur ces programmes
16:59ont des vrais enjeux
16:59effectivement d'augmentation
17:00de la capacité
17:01et donc on les accompagne,
17:02on échange beaucoup avec eux
17:03et on essaie d'avoir
17:04la relation la plus proche d'eux
17:06pour que les choses
17:07se passent bien
17:07et qu'à la fin,
17:09les moyens nécessaires
17:10à l'accomplissement
17:10des programmes
17:11soient au rendez-vous.
17:12Sur l'aspect RH,
17:13c'est un autre sujet,
17:14il a fallu augmenter
17:15sensiblement les effectifs.
17:16Vous avez peut-être constaté
17:17que nos effectifs
17:18ont à peu près augmenté
17:19de 20% en 4-5 ans,
17:20ce qui est quand même beaucoup.
17:22Là aussi,
17:22nous avons dû revoir
17:23nos procédures d'embauchement,
17:24être plus présents
17:25sur les forums des écoles,
17:27inventer des systèmes
17:27d'ambassadeurs,
17:28tout ça a pu permettre
17:29de franchir la barre
17:30des 2200 collaborateurs
17:31il n'y a pas très longtemps.
17:32Juste, je reviens sur,
17:33parce que c'est le sujet
17:34qui va suivre,
17:35c'est les relations
17:36avec les fournisseurs,
17:37c'est des TPE, des PME.
17:39Comment vous les accompagnez,
17:40vous les soutenez
17:40dans leurs investissements ?
17:41Comment ça se passe ?
17:42Alors, le principe de notre relation
17:48avec nos fournisseurs,
17:49on leur dit et on aime le redire,
17:51en fait, chez Technicatome,
17:52on parle plus de partenaires
17:54que de fournisseurs.
17:55Ce sont des PME,
17:56comme vous l'avez dit,
17:57voire des très petites entreprises
17:58avec lesquelles on travaille
17:59depuis très longtemps,
18:00qui ont acquis une vraie compétence
18:01dont on a donc besoin
18:03et on les accompagne
18:04au sens où la relation
18:05est très fluide
18:06et on se voit régulièrement
18:08de façon assez assurée
18:09qu'on se comprend bien,
18:10qu'il n'y a pas de problème particulier
18:12et qu'on avance comme ça
18:12de façon harmonieuse.
18:13Donc, on les accompagne
18:14plutôt sur cet angle-là
18:15en donnant le maximum de visibilité
18:17puisque nous avons la chance
18:18d'avoir des programmes
18:18à long terme.
18:19Donc, ça, c'est quelque chose
18:20qui, pour un industriel,
18:20est important.
18:21En donnant de la visibilité,
18:23vous facilitez l'investissement
18:24et vous facilitez l'organisation
18:25de votre propre entreprise.
18:26Donc, ça, on s'efforce
18:27de leur donner
18:27et je crois que ça marche plutôt bien.
18:29Et qu'il y a une bonne relation
18:30entre non pas les demandeurs d'ordre
18:31mais les donneurs d'ordre, pardon.
18:33C'est-à-dire pour le terme
18:34et donneurs d'ordre
18:35et pas demandeurs d'ordre.
18:35Merci, Jean-Merveilleux Duvigneault.
18:38Je vous en prie.
18:39Merci pour cet entretien.
18:40Je rappelle,
18:40vous êtes le directeur général
18:41adjoint de Technique Atom.
18:43Et on va tout de suite
18:43rejoindre justement
18:44Jean-Marie Dumont
18:46qui est délégué général adjoint
18:48du GICAN
18:48pour parler et approfondir
18:50ce sujet des relations
18:51entre les grands groupes,
18:52les PME, TPE, start-up
18:55et aussi les établissements
18:56de taille intermédiaire.
19:01Le GICAN, c'est le groupe
19:03des industries de construction
19:05et des activités navales
19:06qui rassemblent 320 industriels
19:09du secteur,
19:10des grands groupes
19:10au TPE, PME
19:11en passant par les start-up
19:13ou les établissements
19:14de taille intermédiaire.
19:16Ce syndicat professionnel
19:17crée du lien
19:17à travers cette filière
19:19et accompagne son développement.
19:21Et avec moi,
19:21pour en parler,
19:22nous sommes avec
19:22Jean-Marie Dumont.
19:23Bonjour.
19:24Bonjour.
19:25Merci d'être là.
19:28Je suis heureux
19:28de vous accueillir
19:29sur le centre du GICAN.
19:29Vous êtes le délégué
19:31général adjoint du GICAN.
19:33Alors déjà,
19:33première question,
19:3417 milliards d'euros
19:35de chiffre d'affaires
19:35en 2025 pour le secteur.
19:37La conjoncture économique
19:38de votre secteur
19:39est plutôt bonne.
19:40Alors effectivement,
19:4117 milliards,
19:42ça recouvre le chiffre d'affaires,
19:43donc l'activité
19:44de l'industrie navale
19:45en France,
19:46à la fois sur le segment
19:47dual,
19:47donc civil et défense.
19:49Civil,
19:50c'est-à-dire tout ce qui est
19:51en lien avec la construction
19:52navale civile,
19:52mais aussi les énergies
19:53en mer et les secteurs
19:55industriels,
19:56effectivement,
19:57voisins de notre secteur.
19:59Et du côté défense,
20:00effectivement,
20:01on observe une progression
20:02du chiffre d'affaires
20:03continue,
20:04positive,
20:05qui effectivement
20:06était aussi
20:08à coupler
20:08avec le nombre
20:10d'emplois directs
20:11dans notre secteur,
20:12plus de 57 000 emplois directs,
20:13également en progression.
20:15Donc,
20:15nous sommes un secteur
20:16au plus près des territoires
20:18qui produit en France,
20:19qui permet effectivement
20:21de développer
20:21des capacités souveraines.
20:22Et cette dynamique,
20:23on la voit sur votre salon,
20:25puisque le GICAN organise
20:26le salon ici,
20:27le salon Euronaval.
20:28Et effectivement,
20:29on est heureux
20:30d'accueillir finalement
20:31le monde entier
20:32du secteur naval
20:32à Paris.
20:34Nous sommes le premier
20:35salon naval de défense
20:36au monde
20:36et nous avons une progression
20:38de plus de 50%
20:39des exposants cette année,
20:40ce qui montre le dynamisme
20:42du secteur naval
20:43dans le monde,
20:43en Europe
20:44et en particulier en France.
20:46Dynamisme du secteur naval,
20:47dynamisme du secteur
20:48industriel de défense
20:50en général,
20:50puisque,
20:51eh bien,
20:51il y a des investissements
20:52de plus en plus prononcés
20:54par l'État.
20:54On voit notamment
20:55à travers la loi
20:55de programmation militaire
20:582024-2030,
20:59mis à jour cette année
21:00en 2026
21:01avec 36 milliards supplémentaires,
21:03qui au total
21:04rassemble 450 milliards
21:06à peu près
21:08entre 2024 et 2030.
21:10C'est ça qui booste
21:11votre secteur aussi
21:12d'activité au niveau naval ?
21:13Alors, effectivement,
21:14nous avons la chance
21:15en France d'avoir
21:16une loi de programmation
21:16militaire qui permet
21:17de donner de la visibilité
21:18à l'industrie navale française.
21:20On a l'habitude
21:21de dire que notre premier client,
21:23c'est la Marine nationale française,
21:24qui représente 60%
21:26finalement du chiffre
21:27d'affaires défense,
21:28mais aussi nous exportons
21:29pour 40%
21:30auprès de marines alliées.
21:32Et la compétitivité
21:34de nos entreprises
21:34est aussi sur le fait
21:36d'être capable
21:36d'assurer
21:37la délivrance,
21:38effectivement,
21:39des outils capacitaires
21:40pour les besoins nationaux
21:41et aussi d'être dynamiques
21:42et compétitifs à l'export.
21:43Nous avons des grands programmes.
21:45On peut parler, effectivement,
21:46du programme du porte-avions
21:47de nouvelle génération
21:48qui a été lancé,
21:49la troisième génération
21:50des sous-marins nucléaires
21:51lanceurs d'engins
21:52nécessaires à la dissuasion,
21:53le rythme de délivrance
21:56finalement à la France,
21:57à la Suède prochainement
21:59et déjà à la Grèce
22:00des frégats de défense
22:01et d'intervention
22:02et également l'arrivée
22:04dans les forces
22:05du premier système autonome
22:06de guerre des mines.
22:07Donc, ce sont des exemples
22:08qui montrent
22:08qu'effectivement,
22:11l'accélération
22:12ou en tous les cas
22:12l'évolution
22:14et la satisfaction
22:15du besoin capacitaire
22:16de la marine nationale
22:17est un enjeu fort
22:18que nous relevons
22:19tous les jours.
22:20Et l'industrie navale
22:21est même
22:22mise en valeur
22:23par le monde entier
22:24parce que
22:24vous impressionnez
22:26les industriels mondiaux
22:27par la cadence
22:28en fait
22:29à exécuter
22:30et à produire
22:31les bâtiments
22:32et je parle notamment
22:32de la frégate
22:34de dévance d'intervention
22:34qui a été livrée
22:36la semaine dernière
22:37à la Grèce
22:39finalement
22:39en 10 mois.
22:41Écoutez, oui,
22:42nous sommes une industrie
22:43du temps long.
22:44Effectivement,
22:44il faut intégrer
22:45des systèmes complexes
22:46à bord de navires.
22:47Ça prend du temps,
22:48il faut les concevoir,
22:49les développer,
22:50les produire.
22:51Mais en même temps,
22:52nous avons la conviction
22:53que
22:53time is your money
22:54en excellent français
22:57et que nous sommes
22:58en mesure
22:58effectivement
22:59d'accélérer
23:00en fonction du besoin
23:01des marines clientes.
23:02C'est illustré
23:03par la cadence
23:04effectivement
23:04pour les frégates,
23:06effectivement,
23:07une frégate
23:07tous les 6 mois
23:08donc quasiment
23:08deux frégates par an.
23:09C'est le rythme
23:10que nous avons acquis
23:11sur le site de Lorient
23:12et l'intégration
23:14par Naval Group
23:15et d'autres exemples.
23:16Et ce qui est important
23:17c'est qu'il faut concilier
23:18ce temps long,
23:20délivrer des frégates,
23:21des sous-marins,
23:22des porte-avions
23:22qui vont durer
23:23plusieurs dizaines d'années
23:24à la mer
23:24en activité
23:25et en même temps
23:26intégrer
23:26les évolutions
23:27technologiques complexes,
23:29intégrer l'hybridation
23:30par les drones.
23:31Ce sont les défis
23:32que nous avons actuellement.
23:33Alors il y a les grands groupes
23:34mais il y a aussi
23:35les PME, TPE,
23:36les ETI
23:37qui suivent aussi
23:38cette cadence.
23:39Ça va,
23:39c'est pas trop compliqué
23:40pour elles,
23:41pour les plus petites structures
23:42de suivre la cadence ?
23:44Eh bien c'est une
23:45de nos préoccupations majeures
23:46bien évidemment.
23:46Nous avons tout ce qui est lié
23:48aux compétences,
23:49aux formations humaines
23:51effectivement
23:51et à la mobilisation
23:52de la chaîne de valeur.
23:53Donc nous avons la chance
23:54effectivement
23:55de, comme je le dis souvent,
23:56de faire du Made in France.
23:58Donc d'avoir effectivement
23:59une chaîne de valeur
24:00complète sur le territoire national.
24:03L'enjeu effectivement
24:04c'est de continuer
24:04à développer,
24:06à protéger,
24:08à accompagner
24:09les PME,
24:10les ETI
24:10et les start-up du secteur.
24:11Nous avons un programme
24:12sur les start-up
24:12qui s'appelle
24:14Sistart
24:14qui permet d'accompagner
24:15les jeunes pousses.
24:16Nous avons
24:16un comité spécialisé
24:18et dédié
24:19aux préoccupations
24:19des PME
24:20et nous faisons en sorte
24:22aussi que le financement,
24:23que les financeurs
24:24privés,
24:25publics,
24:25les collectivités territoriales
24:26s'intéressent à notre secteur.
24:28C'est un enjeu très important.
24:29Nous mettons beaucoup d'énergie
24:30et nous espérons
24:31que ce sera encore
24:32couronné de succès
24:33à l'avenir.
24:34Et les grands programmes
24:34bénéficient aussi
24:35aux plus petits alors ?
24:36Alors exactement,
24:38quand vous prenez
24:39un programme de défense
24:40naval majeur,
24:41vous avez plus de 50%
24:42de la valeur
24:44qui descend
24:45effectivement
24:45dans la chaîne de valeur,
24:46dans la sous-traitance,
24:47dans les équipements,
24:48dans les systèmes
24:48qui sont intégrés à bord.
24:49Donc effectivement,
24:50c'est une équipe France
24:52qui gagne
24:54au travers
24:54des grands programmes navals
24:55et ce sont des territoires.
24:56Nous sommes le quatrième
24:57recruteur industriel
24:58en France,
24:59au plus près de territoires
25:00parfois méconnus,
25:02pas uniquement
25:02sur les littoraux.
25:03Donc on considère
25:04qu'on a un rôle aussi
25:06économique.
25:06Et nous avons des enjeux
25:07aussi de modernisation
25:08de nos infrastructures
25:09de production,
25:10d'excellence opérationnelle
25:11dans nos process.
25:12Tous ces mots,
25:14toutes ces locutions
25:15veulent dire qu'on s'engage
25:15sur ces sujets,
25:16on essaie de mener
25:17des nouvelles actions
25:17et évidemment,
25:19les PME sont au cœur
25:20du GICAN.
25:21C'est 75%
25:22de nos entreprises
25:22qui sont des PME.
25:24Merci Jean-Marie Dumont.
25:25Je vous remercie.
25:26Je rappelle délégué
25:26général adjoint
25:27du GICAN
25:28et on poursuit cette émission
25:30avec la découverte
25:31d'un système modulable
25:32de défense
25:33prenant la forme
25:34d'un conteneur
25:35adapté à n'importe
25:36quelle mission navale.
25:37C'est le produit
25:38dévoilé par Thalès
25:39lors de l'édition
25:402026.
25:41Regardez.
25:46Ce que vous voyez derrière,
25:47c'est un démonstrateur
25:49qui comprend un système
25:50de combat,
25:50quelques censeurs
25:51et un système
25:52en fait d'effecteurs,
25:54un canon.
25:55C'est un moyen
25:56de donner des capacités
25:58à des navires
26:00sans avoir à les intégrer
26:02dans la construction
26:03d'un bateau.
26:03Vous allez voir
26:04en fait
26:04comment l'information
26:05venant de ce censeur
26:08est utilisée
26:09en fait
26:09par le système
26:10de combat
26:10et je vais vous montrer
26:11à l'intérieur.
26:12Alors là,
26:12vous avez en fait
26:15les informations
26:16qui sont prises
26:16en fait
26:17par le Mirador
26:18et qui sont intégrées
26:19dans le système
26:20en fait
26:21de commandement
26:22de combat
26:23et ça vous permet
26:24d'avoir à la fois
26:25des images
26:26en fait
26:26sur le spectre
26:27ou alors des visions
26:28en fait
26:29par exemple
26:29pour les images thermiques
26:33que vous voyez ici
26:34de détecter
26:35d'autres types
26:36d'informations.
26:37Sur cette maquette là,
26:38vous avez en fait
26:39un prototype
26:40de plateforme d'aval
26:42pour l'instant
26:43ça reste un prototype
26:44sur lesquels
26:45vous allez pouvoir mettre
26:46des capacités
26:48de conteneuriser
26:50comme le Mirador
26:51que vous voyez ici
26:52là
26:52qui est au-dessus
26:53mais aussi en fait
26:54certains types
26:55de radars
26:56des lanceurs
26:57en fait
26:58de missiles
26:59ou un canon
27:01en fait
27:02de différentes tailles.
27:03L'intérêt
27:04en fait
27:04de cette approche
27:06c'est que vous avez
27:07des plateformes
27:08qui peuvent être
27:09beaucoup plus simples
27:09à construire
27:10parce que
27:11la construction
27:12des plateformes
27:12et l'intégration
27:13de l'ensemble
27:14des effecteurs
27:14et des senseurs
27:15c'est un travail
27:16qui est très complexe
27:18et donc en termes
27:18de construction
27:19de mise à disposition
27:20de ces capacités
27:21on est beaucoup plus rapide
27:22et vous avez aussi
27:23une modularité
27:25parce que vous pourrez
27:25rajouter en fait
27:26des capacités
27:27comme des Lego.
27:29L'approche
27:29qu'on a aujourd'hui
27:30c'est de dire
27:30qu'on veut
27:32télépiloter
27:32ce genre de plateforme.
27:33Certaines plateformes
27:34vont être non habitées
27:36certaines plateformes
27:37vont devoir
27:37avoir un minimum
27:39d'équipage
27:41pour des raisons
27:41de safety
27:42selon la doctrine
27:43en fait
27:43des armées
27:44ou d'autres plateformes
27:45peuvent être
27:46des navires
27:46un peu plus autonomes
27:48mais c'est très ouvert
27:49et c'est vrai
27:49que c'est une ouverture
27:50vers la marine hybride
27:52qu'on pense
27:53comme étant significative
27:54parce que ça permettra
27:56d'avoir des plateformes
27:57beaucoup moins chères
27:58ce qui est un des problèmes
27:59de la marine hybride.
28:01C'est la fin
28:01du premier numéro
28:02de SmartDéfense
28:03et merci de l'avoir suivi
28:05merci aussi
28:06à Loïc Allègre
28:07qui m'accompagnait
28:07à la réalisation
28:08sur cette édition
28:10vous pouvez revoir
28:10l'émission en replay
28:11sur le site internet
28:13à très vite
28:14pour continuer
28:15à parler de défense
28:16sur Bsmart
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