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Lundi 5 octobre 2026, retrouvez David Charlet (président, ANACOFI), Joffrey Czurda (Directeur Général, Cigogne Management), Joffrey Czurda (Directeur Général, Cigogne Management) et Vincent Lamotte (Directeur général délégué, Perial AM) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:08Smart Patrimoine, depuis la convention patrimonia à Lyon, c'est évidemment le grand rendez-vous de l'industrie de la
00:14gestion d'actifs et du conseil en gestion de patrimoine, notamment.
00:17Tout le monde est réuni à Lyon à l'occasion de cet événement et dans cette émission spéciale de Smart
00:22Patrimoine.
00:23Nous évoquerons les enjeux de la profession de CGP, c'est le président de l'Anacofi, David Charlet, qui sera
00:28avec nous dans un instant.
00:30Nous évoquerons également les enjeux immobiliers à travers la stratégie de développement de Périal Asset Management qui veut se tourner
00:38vers les professionnels avec un nouveau FPCI.
00:42C'est Vincent Lamotte, le directeur général délégué des gestions de Périal AM qui sera avec nous dans cette émission
00:46pour nous en parler.
00:47Et puis nous évoquerons enfin les stratégies alternatives. Est-ce le bon moment pour se réintéresser à ces stratégies alternatives
00:54?
00:54C'est ce que viendra nous expliquer Romain Gobert, le directeur commercial distribution externe de La Française.
01:00Smart Patrimoine, spécial patrimonia, c'est parti !
01:07Smart Patrimoine, édition spéciale patrimonia, la suite.
01:11Et nous accueillons David Charlet à mes côtés, le président de l'Anacofi. Bonjour et bienvenue David.
01:16Bonjour.
01:16Nous sommes à la convention patrimonia à Lyon, bien sûr.
01:20Un mot peut-être de ce qui marque l'actualité de rentrée en ce mois de septembre pour l'Anacofi.
01:24L'Anacofi, que représente aujourd'hui l'association dans l'univers de l'épargne et du conseil en gestion de
01:29patrimoine ?
01:30Comment on mesure la croissance d'une association comme l'Anacofi, David ?
01:33On a plusieurs manières de la mesurer.
01:35Soit on la mesure par le chiffre d'affaires de ses membres ou par la fraction du marché qui est
01:39accompagnée.
01:39C'est toujours un peu délicat avec les différents modèles.
01:42Soit on la mesure par le nombre d'entreprises membres d'une organisation pro.
01:45Et nous, on a passé cet été les 10 500 membres.
01:49Donc 10 500 membres, ça veut dire que ça représente 40% des intermédiaires bancaires.
01:53Ça représente 43% des conseils en investissement financier.
01:58Ça représente à peu près l'équivalent des intermédiaires conseils en assurance.
02:02Donc pour les CGP, ça va faire entre 40 et 50% en réalité.
02:0610 500 membres, on parle des groupes de CGP.
02:08Nous, on parle d'entreprises.
02:09Chez nous, on ne parle pas en humain, on parle en entreprise.
02:13Derrière, vous avez des entreprises d'une personne, vous en avez des de 3 000, 4 000 personnes.
02:17Et pour les plus grandes de la gestion de patrimoine, on parle en général en centaines.
02:21Dès qu'on a le courtage, on en a un peu plus, il faut en être conscient.
02:23Mais les grandes entreprises de la gestion de patrimoine, c'est des ETI.
02:27Au-delà, on rentre plutôt vers le monde du courtage.
02:30La montée des exigences réglementaires est un sujet sans fin pour la profession.
02:35David, comment vous accompagnez vos adhérents vers cette nouvelle couche de réglementation européenne
02:40qui va arriver et qui va s'implémenter, se mettre en place prochainement ?
02:44Alors comment on accompagne ?
02:46On a en fait eu 4 époques, pour ceux qui sont ici.
02:50Ils ont pu vivre, selon leur âge, 4 époques réglementaires.
02:53Celles d'avant 2003 et même d'avant 2007.
02:56Ensuite, on a été dans une réglementation de 2007 à 2018, deuxième époque.
03:02Beaucoup sont marqués par celle-là.
03:03La construction de leurs entreprises avait été pensée dans ces schémas-là.
03:07Ensuite, on a eu, et on est toujours, dans ce qui est l'époque 2018 à maintenant.
03:13Et puis, se prépare.
03:15Donc là, on vit dans le monde de 2018, vous dites ?
03:16On vit dans le monde juridique de 2018, si on veut le faire de façon simple.
03:20Et on est en train de préparer le monde, on va dire, le temps que les textes européens se finissent.
03:25Et ils sont vraiment, là, on est vraiment au bord de leur finalisation.
03:30Et après, ils mettent à peu près 3-4 ans à rentrer dans notre droit national.
03:33Et ils ont commencé à se finir entre, on va dire, décembre 25 et maintenant.
03:38Puisqu'on nous annonce des fins de texte pour certains pour décembre 26 ou janvier 27.
03:43Donc, on est en train de dessiner le monde de 29-30 et qui sera valable pour une 12 à
03:4915 ans derrière.
03:50Voilà.
03:50Donc, comment on accompagne ?
03:52Déjà, en essayant d'informer nos membres en amont, parce qu'on peut déjà avoir des décisions qui arrivent.
03:56Un régulateur national peut décider d'anticiper quelque chose parce qu'il sait que ça va arriver.
04:01Nos services juridiques s'adaptent, ils suivent ça.
04:03On fait partie des débats.
04:05Donc, on a une vraie capacité d'anticipation.
04:07Et puis, quand on franchit les barres qu'on a franchies, la NACOFI a gagné près de 25 salariés en
04:13quelques années.
04:14Elle a gagné des élus.
04:16On disait qu'on était 45 élus et bénévoles.
04:18On est maintenant 85 élus et bénévoles.
04:20Sur les salariés, c'est un doublement.
04:21Les outils techniques se sont développés.
04:24Les outils mis à disposition des membres aussi.
04:26Les services, on les accompagne avec des centrales de référencement de cabinets, d'avocats ou de sociétés de conformité.
04:32Voilà comment on fait.
04:34Mais il y a une vraie stratégie à déployer pour absorber, appréhender ces nouvelles réglementations qui s'accumulent et qui
04:40lassent la profession.
04:41Vous le savez mieux que moi, Damien.
04:43Il y a un discours quand même de prise en main de cette réglementation qui, de toute façon, va arriver.
04:50Alors, là, quand même, l'avantage qu'on a en France, c'est qu'on a notre schéma dit de
04:53co-régulation.
04:54C'est-à-dire que les associations ne sont pas juste des assos de représentation.
04:57Ce sont des associations d'accompagnement et de vérification ou de contrôle selon les métiers.
05:02Mais du coup, ce que ça veut dire, c'est que nous, on n'est pas le régulateur central.
05:05On ne cogne pas parce qu'on arrive dans une entreprise et qu'elle est non conforme.
05:08On l'aide à se corriger.
05:10Si elle ne veut pas se corriger, alors on nous a délégué la fonction de coller une sanction qui n
05:14'est d'ailleurs pas du même niveau que celle que placerait un régulateur.
05:17Donc, avec ce schéma-là, qui est un schéma qui n'existe nulle part ailleurs en Europe.
05:22Il faut être très clair. On a une capacité d'accompagnement.
05:25On le regarde. On est un des marchés d'Europe dans lequel nos entreprises se développent le plus.
05:28La gestion de patrimoine française en continental est devenue la plus importante de l'Union.
05:34C'est une industrie qui va bien, David ?
05:36Alors, c'est une industrie qui considère souvent qu'elle va moins bien qu'avant.
05:40Mais juste avoir une petite histoire et voir à quel point c'est des fois un peu difficile.
05:44Je me souviens d'une discussion dans un ministère avec un membre du cabinet des ministres
05:47qui reçoit pendant toute la journée les représentants des métiers et il me reçoit à la fin.
05:52Et puis, quand il me reçoit en fin de journée, il me dit « Bon, comment va le métier ?
05:54Et qu'est-ce que vous voulez ? Qu'est-ce qu'on peut corriger ? »
05:56Je lui donne donc un certain nombre de petites choses.
05:58Et lui, il me répond « Écoutez, parce que vous ne m'en voudrez pas, David,
06:01mais vous êtes le premier métier à venir de la journée qui ne m'explique pas qu'il est en
06:07crise.
06:07Alors, vos demandes, je les entends, mais je vais m'occuper prioritairement de ceux que j'ai vus depuis le
06:12début de la matinée.
06:13C'est dur, c'est dur.
06:13Voilà. Donc, oui, on a des évolutions.
06:16Oui, les coûts fixes.
06:17Oui, les outils coûtent plus cher.
06:19Oui, la réglementation, c'est compliqué.
06:21Donc, il faut réfléchir des schémas des fois collectifs.
06:24Nous, les associations, il faut pousser dans la production de documents type.
06:28C'est exact.
06:29Mais on ne peut pas dire qu'on soit une industrie en crise.
06:32Attention, dans certains domaines, immobilier ou autre, ça peut ne pas aller.
06:35Bien sûr.
06:36Mais les entreprises de gestion de patrimoine ne vont pas mal.
06:40Oui, il y a un savoir-faire, une excellence française de ce point de vue-là.
06:42Il y a une excellence française, et d'ailleurs, qu'il faudrait exporter plus.
06:46C'est anormal que nos concurrents directs en Europe soient les Anglais en termes de niveau et de ce qu
06:52'on peut faire,
06:53et qu'eux s'exportent, et nous qu'on s'exporte aussi peu.
06:56Comment on accompagne ?
06:57Au-delà de l'aspect réglementaire, comment on accompagne en permanence, là aussi,
07:00la montée en compétence des adhérents et des CGP ?
07:03C'est un travail de formation continue, j'imagine.
07:05Face à un environnement de produits toujours plus complexe.
07:07La profession, évidemment, s'est familiarisée avec des produits SCPI, structurés, etc.
07:12Là, aujourd'hui, c'est le private equity qui est peut-être au démarrage de quelque chose
07:17vis-à-vis de la clientèle de CGP.
07:20Mais ce besoin de formation, il est continu, évidemment.
07:22Oui, avec quand même quelque chose qui est spécifique, pas à nos métiers,
07:25mais à la plupart des professions réglementées.
07:27Mais ce que nous sommes devenus, alors on n'est pas devenus profession réglementée en tant que CGP,
07:30mais en tant qu'entreprise du courtage, dans les différents domaines, SIF, etc.
07:35Nous avons les obligations de formation continue.
07:37Elles sont assez volumineuses pour permettre à chacun d'aller choisir ses formations dans les domaines.
07:45De toute façon, il est obligé d'en suivre.
07:46Donc, d'aller les choisir dans les domaines où il a besoin d'une montée en compétence.
07:49Et puis, le monde est devenu un monde dans lequel, entre l'accompagnement, il y a toute la sphère de
07:55l'information dont vous êtes,
07:57dont est Patrimonia et tout un tas d'autres organisations.
08:00Regardez, on est un des mondes dans lequel il y a le plus de médias métiers et vous tournez,
08:04et dans lequel on a le plus de salons professionnels et ils tournent.
08:08Alors même que pour les salons, le monde du présentiel est censé avoir beaucoup baissé.
08:14On va regarder, c'est plein, les gens sont dans des conférences.
08:17Donc, il y a une obligation, mais on ne peut pas dire que les gens ne se rendent pas compte.
08:20Ils y sont.
08:22Par contre, c'est vrai que la manière d'envoyer cette information ne se fait plus de la même manière.
08:26On fait plus de webinaires, on fait plus d'utilisation de médias qu'à une certaine époque.
08:31Les CGP doivent devenir leurs propres médias, vous dites, David ?
08:34Certains d'entre eux.
08:34Un sujet qui m'intéresse.
08:35Mais ils disposent d'un nombre de médias importants qu'ils consomment.
08:39S'ils ne les consommaient pas, vous n'existeriez pas.
08:41Il y a des univers dans lesquels les médias métiers sont peu nombreux.
08:44Vous, vous êtes nombreux et vous tenez.
08:48C'est juste ça.
08:49Et maintenant, on parle en plus de l'IA qui peut aider.
08:52Mais vous allez dire, c'est en plus.
08:53C'est une nouvelle manière.
08:54Pour l'instant, elle ne vous remplace pas.
08:56Ça remplacera peut-être le journaliste.
08:57Mais comme dans le cabinet de gestion de patrimoine, ça remplace peut-être l'assistant, pas l'entreprise.
09:02Dernière question, David.
09:04Comment est-ce que vous comptez peser dans le débat public, dans ce cycle politique français qui s'annonce intense
09:10?
09:10Alors, l'avantage qu'il y a l'Anacofi, c'est qu'on est une association de représentation tout domaine.
09:16Ça veut dire que peu d'organisations pro sont à la fois une organisation de représentation reconnue dans différents domaines.
09:23On siège dans toutes les commissions nationales qui existent de représentation.
09:27Ce qui fait qu'on est devenu assez incontournable.
09:28Mais on est aussi, nous, dans le paritarisme.
09:30C'est-à-dire le monde de la représentation des entreprises en général et des chefs d'entreprise.
09:35Donc là, en fait, on a, nous, une particularité.
09:38C'est qu'on est appelé un peu partout de façon automatique.
09:41Et ensuite, on a notre côté proactif.
09:44C'est-à-dire que nous-mêmes, à chaque fois qu'il y a eu un débat, vous avez vu
09:47sortir les positions publiques de l'Anacofi.
09:50Vous nous avez vu aller rencontrer les grands dirigeants des partis qui prétendaient à la présidence.
09:58Donc, on a toujours fait ça.
09:59En plus d'avoir un avantage, 10 500, pardon, mais ça donne une position automatique.
10:06Donc, on a les deux.
10:07Le fait qu'on vienne nous chercher et le fait que nous, on y va.
10:09Et donc là, on prépare d'ailleurs notre manière d'y aller pour la campagne qui démarre.
10:13Merci beaucoup, David.
10:14On aura l'occasion d'en reparler.
10:15David Charlet, le président de l'Anacofi avec nous depuis cette convention patrimonia à Lyon, bien sûr.
10:24Nous évoquons les enjeux de l'investissement immobilier à présent avec les équipes de Périal Asset Management
10:29et le directeur général délégué en charge des gestions, Vincent Lamotte, qui est à mes côtés depuis cette convention patrimonia
10:35à Lyon, bien sûr.
10:36Vincent, bonjour, bienvenue.
10:37Bonjour Grégoire.
10:38Merci d'être avec nous.
10:40Une des actualités de Périal, alors 60 ans d'existence, d'expérience dans l'investissement immobilier à travers évidemment une
10:46gamme de SCPI.
10:47Mais votre actualité en termes de produits, c'est le lancement d'un nouveau fonds, un fonds professionnel, un FPCI,
10:53comme on dit.
10:54Vincent, on va parler concrètement de cette offre et de ce que propose ce produit à un nouveau segment de
11:01clientèle.
11:02C'est ce qu'il faut comprendre.
11:03Vincent, qu'est-ce que ça nous dit de la stratégie de Périal ?
11:06Tout à fait. Alors d'abord, je veux que les choses soient très claires. Notre clientèle retail est une clientèle
11:13prioritaire pour le groupe Périal.
11:15Aujourd'hui, nous gérons plus de 5 milliards d'actifs immobiliers destinés à ces clients retail.
11:20Nous avons des produits qui collectent, donc des SCPI qui sont en collecte positive, sur lesquels on a des acquisitions
11:24d'actifs immobiliers.
11:25Et encore récemment, pour Périal Opportunité Territoire à Lille.
11:28Donc, encore une fois, c'est une diversification du groupe Périal.
11:32C'est une extension, effectivement, de votre marché.
11:35Exactement.
11:35J'entends.
11:37L'analyse de Périal, le constat de Périal, c'est qu'on n'adresse pas la totalité de la clientèle
11:43française et que la totalité de ces clientèles-là n'est pas totalement équipée en immobilier.
11:48Et un des constats également, c'est qu'une partie du travail immobilier qu'on réalise, et notamment ce qu
11:54'on appelle le value-wide de la transformation d'actifs immobiliers,
11:58on l'avait historiquement destiné à des clients, je dirais, familier-office, institutionnels, et qu'eux ont souhaité également faire
12:07profiter le client un peu plus grand public,
12:09même si ce sont des clients qu'on appelle professionnels.
12:13Qu'est-ce qui caractérise cette clientèle ? C'est intéressant.
12:16Vous dites que c'est une clientèle qui n'est pas encore, qui n'est finalement pas si bien équipée
12:20que ça en matière d'investissement immobilier, Vincent.
12:23Oui, tout à fait. C'est une clientèle qui aujourd'hui a un accès sur des SCPI, évidemment, mais qui
12:28aujourd'hui souhaite également avoir un accès sur des produits
12:32avec des valeurs ajoutées plus importantes et avec un risque supérieur.
12:36Le FPCI, le Fonds Professionnel de Capital Investissement, c'est du private equity immobilier.
12:41Autrement dit, c'est un fonds qui est fermé. Il y a une collecte qui va durer 12 mois ou
12:4518 mois.
12:46Pendant 5-6 ans, on va travailler les immeubles dans ce fonds et on va revendre ces actifs immobiliers avec
12:52des plus-values
12:53et donc distribuer ces plus-values à la fin et à la liquidation de ce fonds.
12:57Donc, c'est très différent des SCPI.
12:58Très clair. Logique très différente.
13:00C'est un peu la logique obligataire d'un côté, le côté rendement, coupons, fixed income
13:06et une logique de création de valeur plus proche de l'equity, comme vous dites là.
13:09Tout à fait. On appuie sur la complémentarité de ces produits-là.
13:12Et donc, on lance le FPCI, le Fonds Professionnel de Capital Investissement, Perial Suite Value,
13:18qui est un fonds de transformation.
13:20Donc, on va identifier dans Paris les meilleures adresses, des plateaux de bureaux vacants
13:25et on va les transformer en suite hôtelière, ce qu'on appelle aussi la micro-hôtellerie chez Perial.
13:31Ces suites hôtelières, on va les exploiter. Perial va les exploiter pendant un certain temps
13:35et puis va le revendre au marché avec des plus-values, soit à des family office qui cherchent des petits
13:40hôtels,
13:41soit à des groupes hôteliers qui cherchent une diversification.
13:44Comment est-ce que vous vous êtes assuré chez Perial AM d'avoir la bonne expertise
13:48pour mener à bien ce genre de projet, Vincent ?
13:52Et quels sont effectivement les leviers que vous maîtrisez pour créer cette valeur en 5-6 ans ?
13:58Tout à fait. Alors déjà, le cible de cette transformation, ce sont d'abord des micro-actifs.
14:05Ce ne sont pas des grands actifs de 3 à 4 000 m² qu'on va mettre 5-6 ans
14:09à transformer.
14:10Ça va être des surfaces de 150 à 300 m² où on va faire 7-8 suites hôtelières haut de
14:16gamme.
14:16Donc, c'est du très haut de gamme destiné à une clientèle touristique étrangère.
14:20Et en termes de practice, d'expérience de Perial, n'oublions pas que dans nos SCPI, on a également beaucoup
14:27d'hôtels.
14:28Bien sûr.
14:28On a du B&B, on a des hôtels à l'étranger et on a à peu près 15 à
14:3320 % de nos actifs qui sont de l'hôtellerie.
14:37Finalement, la découverte pour Perial ou la nouveauté pour Perial, c'est l'exploitation.
14:41Et là, évidemment, on a des partenaires qui vont nous accompagner dans l'exploitation de ce type de produit.
14:47C'est très parisien comme cible d'investissement, d'acquisition.
14:53Forcément, Vincent, c'est aussi le signe que Paris reste quand même une ville touristique de premier plan et plus
14:58que jamais peut-être.
14:59Alors complètement, les chiffres sont assez clairs.
15:0242 millions de nuitées en 2025 sur Paris.
15:06L'hôtellerie, c'est à peu près...
15:08L'année 2025 a été meilleure encore que l'année des JO.
15:10Exactement, donc des dénuités énormes, 80 % de tourisme étranger.
15:15Donc aujourd'hui, les hôtels sont remplis à 80 % de touristes étrangers.
15:18Le constat également, c'est qu'il y a à peu près 1 800 hôtels dans Paris.
15:24Et il y en a uniquement 300 qui sont du haut de gamme ou du luxe.
15:28Et donc, on a une surreprésentation, ce qu'on appelle de l'économique ou du moyen de gamme.
15:33Et donc là où nous, on intervient, c'est de proposer une expérience à des touristes qui veulent de l
15:39'hôtellerie haut de gamme
15:40sans être dans des grands palaces, avec un groom qui ouvre la porte,
15:43tout en offrant une gamme de services de conciergerie digitale.
15:47Il y a un horizon de temps adapté.
15:49Effectivement, vous recommandez une détention de 6 ans pour ce produit, je crois.
15:536 ans, c'est le temps qu'il vous faut justement pour travailler à cette création de valeur.
15:57Oui, complètement.
15:58C'est un produit, c'est une stratégie qui est à la fois opportuniste, exigeante et maîtrisée.
16:03Et ça, dans un horizon de temps de 6 ans recommandé en tout cas.
16:06Oui, le fonds, il a une durée de 6 ans.
16:08Le fonds, ça permet plusieurs choses.
16:10Le premier, ça permet de transformer ces actifs immobiliers en suite hôtelières
16:14et de les faire monter en puissance.
16:16Ce qu'on appelle le fameux rêve-part, qui est la performance.
16:20La métrique de performance dans l'hôtellerie.
16:22Exactement.
16:22Qui est en fait le prix de la chambre et le taux d'occupation des chambres.
16:26Donc, il faut du temps pour le faire monter en puissance.
16:28Et puis, le deuxième élément, c'est que c'est un fonds qui va s'adresser à une population,
16:32une catégorie d'investisseurs professionnels qui va également investir ce qu'on appelle en 150 obéter, en réemploi.
16:38Et donc, il y a besoin d'être, à minima, 5 ans dans un produit sans en ressortir.
16:43Donc, le 6 ans correspond à cette double obligation.
16:47Oui, le driver du remploi.
16:49Le driver du remploi.
16:50Vous avez collé avec ce schéma.
16:51Exactement.
16:51Et on a collé avec la loi de finances 2026, de février 2026,
16:55qui aujourd'hui ne rend plus éligible l'immobilier en tant que tel,
17:00c'est-à-dire la promotion des opérations marchandes bien,
17:02mais qui conserve l'hôtellerie et l'exploitation, évidemment, de l'hôtellerie éligible au réemploi.
17:07C'est quoi les ambitions et les objectifs que vous fixez à travers ce FPCI Suite Value, Vincent ?
17:12Alors, dans le prolongement du premier FPCI qu'on avait lancé il y a deux ans,
17:16qui s'appelle Perial Next Value 1, qui a collecté une vingtaine de millions d'euros
17:19et sur lequel on a des taux de performance qui sont très bons.
17:22Je pense que l'équity cible de ce fonds, c'est entre 25 et 50 millions d'euros à peu
17:28près,
17:29ce qui va nous faire pouvoir investir entre 50 et 100 millions d'euros d'immobilier.
17:33Il faut savoir qu'en fait, c'est très granulaire ce qu'on achète.
17:36Ce sont des actifs qui font moins de 5 à 10 millions d'euros.
17:39Ça ne peut pas être des fonds trop gros.
17:41Non, c'est ça.
17:42Et en fait, ce qu'on recherche aujourd'hui, c'est de la sélection, de la granularité et de la
17:47liquidité à la revente.
17:48Merci beaucoup, Vincent.
17:49Merci d'être venu évoquer les enjeux, l'actualité de Perial AM avec le lancement de ce FPCI Suite Value.
17:55Vincent Lamotte, directeur général délégué en charge des gestions de Perial AM,
17:59était avec nous depuis cette convention patrimonia à Lyon, bien sûr.
18:07Toujours depuis la convention patrimonia à Lyon, nous allons évoquer à présent le sujet des stratégies alternatives
18:13avec les équipes de La Française et le directeur de Sigogne Management qui est à mes côtés, Geoffrey Zurda.
18:19Bonjour, Geoffrey.
18:20Bonjour.
18:20Merci d'être là.
18:22Sigogne Management qui est une des 6 sociétés de gestion de La Française.
18:26C'est ça ?
18:26Un mot d'ailleurs de ce qui caractérise aujourd'hui La Française après quelques années de recomposition,
18:32de restructuration du groupe, qu'est-ce qui vous caractérise aujourd'hui dans l'univers de la gestion d'actifs
18:39au sens large ?
18:40Alors aujourd'hui, La Française, c'est près de 170 milliards d'actifs répartis à travers 6 sociétés de gestion.
18:45Comme tu l'indiquais, 3 sociétés qui sont basées sur les actifs cotés.
18:49Donc, on va retrouver Crédit Mutuel Asset Management, BLE et Sigogne pour la partie alternative.
18:54Et on a également 3 sociétés qui vont traiter le non-côté.
18:57Bon, Sigogne, donc on parle de stratégie alternative.
19:00Déjà, de quoi il s'agit ?
19:01Il faut quand même définir un petit peu ce que l'alternative veut dire chez Sigogne spécifiquement, Geoffrey.
19:06Et puis, pourquoi s'intéresser à ce type de stratégie dans l'environnement de marché actuel ?
19:12Alors, la gestion alternative chez Sigogne, c'est l'ADN.
19:15C'est un modèle qui a été créé il y a 20 ans.
19:17Une société de gestion qu'on a lancée en 2004 avec un objectif concret.
19:21C'était faire profiter nos clients du savoir-faire de notre salle des marchés.
19:25Alors, j'explique un petit peu ce modèle.
19:26Au début des années 90, dans notre banque, le Crédit Mutuel CIC s'est créé un desk de trading
19:30dans lequel on n'a pas voulu avoir trop d'exposition au marché.
19:33Et donc, on s'est spécialisé en gestion alternative.
19:36En 2004, on fait le constat qu'on a un excellent track record pour la banque.
19:39Et on se dit, tiens, ce savoir-faire-là...
19:41Pourquoi pas faire profiter les autres ?
19:42Exactement.
19:43Bien sûr.
19:43Et donc, ce savoir-faire-là, c'est aujourd'hui 6 single funds de spécialité,
19:47de l'arbitrage d'ABS, de CLO, de crédit, de convertible, d'émetteur souverain
19:52et d'arbitrage de fusion-acquisition.
19:54Et qu'on va combiner dans des solutions d'investissement à destination de nos clients.
19:58C'est quoi la dynamique d'une société comme Sigogne aujourd'hui dans la gestion d'actifs ?
20:02Aujourd'hui, c'est 2 milliards et demi d'encours avec une très forte collecte sur les 3 dernières années.
20:07Ça traduit évidemment beaucoup d'intérêt de nos investisseurs
20:10pour des solutions décorélentes, diversifiantes.
20:13Et c'est exactement comme ça qu'on essaie de s'intégrer dans le portefeuille de témoins d'un client.
20:18Quel segment de clientèle est-ce que vous cherchez à adresser,
20:21pardon pour le mauvais français, à travers ces stratégies alternatives ?
20:24Ce fonds-là, il a une dimension plutôt patrimoniale.
20:26On a des durées d'investissement recommandées qui vont être de 3 à 5 ans.
20:29Donc typiquement, c'est un produit qu'on va retrouver dans les réseaux de banques privées,
20:33dans les réseaux de banques de détail et évidemment sur le segment des CGP
20:36qui cherchent encore une fois des solutions décorélentes.
20:38C'est quoi pouvoir avoir accès à ce genre de stratégie alternative ?
20:42Oui, alors à travers différentes solutions d'investissement,
20:44je pense qu'on les décrira tout à l'heure,
20:45mais nous, notre gamme historique, elle est plutôt réservée
20:47à une clientèle professionnelle au sens de Mifid.
20:49Mais on a également des déclinaisons qui touchent le retail
20:52avec des performances qui sont tout à fait encourageantes.
20:54Bon, rentrons un peu dans le cœur du réacteur.
20:56Le savoir-faire de Sigogne en matière d'arbitrage,
20:59en l'occurrence sur différentes classes d'actifs.
21:02Geoffrey, comment ça fonctionne et qu'est-ce qu'une stratégie alternative
21:05comme les vôtres peut apporter effectivement dans une allocation d'actifs ?
21:08Alors effectivement, on a parlé d'un ADN qui vient plutôt de la banque initialement.
21:12Donc, qui dit ADN bancaire dit plutôt un ADN crédit taux.
21:16Donc, la plupart de nos stratégies d'arbitrage sont basées sur des stratégies obligataires.
21:20Ce qui va déjà nous traduire peut-être ou nous représenter,
21:22c'est déjà une non-indexation au taux.
21:24Donc, on a une couverture systématique du risque de taux,
21:27ce qui je pense est extrêmement intéressant dans le contexte actuel.
21:30Le moment est particulier d'ailleurs de ce point de vue-là.
21:32Exactement, c'est quelque chose qu'on avait vu en 2022-2023.
21:35On est très fiers d'avoir délivré des performances positives sur ces exercices-là.
21:39Et aujourd'hui, effectivement, arriver à l'aune de hausse de taux
21:42que tout le monde anticipe à la fois en Europe et aux US sans exposition taux,
21:46c'est quand même quelque chose qui est très intéressant pour nos clients.
21:49Donc, quand on dit ça, comment on met en place des stratégies d'arbitrage ?
21:52Tout simplement à travers la combinaison de plusieurs instruments.
21:54Donc, ça peut être une obligation contre une autre obligation,
21:57une obligation contre un dérivé, par exemple un swap ou un CDS.
22:01Ça peut être un indice contre ses composantes.
22:03Voilà, ça, c'est tout, je dirais, l'expertise que l'on a.
22:06Je pourrais citer également l'arbitrage de convertible,
22:09dans lequel on va être acheteur d'obligations convertibles,
22:11vendeur de l'action de référence.
22:13Voilà, c'est tout un pan de segments d'arbitrage
22:16et de stratégies de valeur relative qui vont être déployés
22:19dans nos solutions d'investissement.
22:21Petite parenthèse, marché septembre 2026,
22:23c'est évidemment le sujet de la hausse des taux.
22:25L'accélération de la hausse des taux est dans tous les esprits.
22:29C'est un bon moment pour mettre en place justement des stratégies d'arbitrage.
22:33Les marchés restent quand même fonctionnels, si je puis dire.
22:36Ou est-ce qu'il y a des poches de dislocation
22:38qui peuvent d'ailleurs être aussi des anomalies à aller exploiter ?
22:41Alors, effectivement, peut-être pour répondre à ta question,
22:43déjà une première chose, c'est que parfois,
22:46il y a une assimilation entre gestion alternative
22:48et on se dit que c'est une martingale et qu'on ne peut pas perdre d'argent.
22:51Le mois de septembre, il va montrer à toute l'industrie
22:53que oui, on peut perdre un petit peu d'argent.
22:55Pourquoi ? Parce que tout simplement,
22:56on n'attend pas le mois de septembre pour avoir des stratégies en place
22:59et évidemment, ça peut un petit peu souffrir momentanément.
23:02Par contre, quand on a une gestion qualitative comme la nôtre
23:04et également opportuniste,
23:05c'est effectivement un excellent moment de recharger les portefeuilles.
23:09Et là, je crois qu'on va avoir six mois à venir
23:11avec les midterms aux US,
23:13les élections françaises à venir
23:14qui nous réservent quand même pas mal de surprises,
23:16pas mal d'interrogations.
23:16Et donc, on pense effectivement que le segment des stratégies d'arbitrage
23:20peut être intéressant.
23:21Les performances passées ne préjugent pas des performances futures,
23:23mais quel type de performance est-ce qu'on arrive à délivrer
23:26avec ce genre de stratégie ?
23:28Alors, sur un véhicule alternatif pur,
23:30c'est-à-dire notre savoir-faire historique,
23:33on va être sur des objectifs de l'ordre d'Esther,
23:35plus 3 à 5%.
23:36Et en format YouSeed,
23:38sur lesquels évidemment,
23:39on est soumis à des contraintes de liquidité,
23:41mais également des contraintes réglementaires,
23:43on va plutôt être sur du Esther plus 2 et jusqu'à 3%.
23:45Donc ça, c'est effectivement ce que l'on propose également aujourd'hui.
23:49Quelle place est-ce que ça représente
23:50dans une allocation type d'un client aisé,
23:54puisque c'est le sujet évidemment de patrimonia ?
23:57Aujourd'hui, clairement, on le voit,
23:59il y a énormément d'intérêts
24:01pour des solutions déco-vélantes et diversifiantes.
24:03Donc je dirais que dans un poignet moyen,
24:04ça va tourner autour de 10%.
24:06d'un portefeuille d'un client standard,
24:08ça va aller de 5 à 15%,
24:09mais la moyenne est autour de 10%.
24:11Quels sont les objectifs que vous avez
24:12chez Sigogne Management ?
24:15Vous disiez 2 milliards d'encours, c'est ça ?
24:16Aujourd'hui, l'idée, c'est de consolider nos encours
24:20à travers notre fonds phare,
24:21qui est le fonds Stork,
24:22donc un pur véhicule alternatif
24:24réservé à une clientèle professionnelle.
24:251,5 milliard, c'est vraiment notre véhicule flagship,
24:29extrêmement diversifié.
24:30Et puis une solution YouSeeds,
24:32à travers le fonds Sigogne YouSeeds Credit Opportunities,
24:35est éligible chez tous les assureurs.
24:37Une très belle réussite commerciale,
24:38puisqu'on vient de dépasser les 600 millions d'encours.
24:41Et sur ce support-là,
24:42on va essayer de chercher 800, 900 millions
24:43dans les quelques mois à venir.
24:44Il y a des tailles cibles
24:45pour ces stratégies alternatives en termes de fonds ?
24:47Il y a un moment où on ne peut plus gérer
24:50quand le fonds est trop important ?
24:51Effectivement, ça reste des marchés de niche
24:53sur lesquels on ne peut pas déployer
24:55à l'infini ces stratégies,
24:56parce que ça compresserait tout simplement
24:58les spreads et les opportunités d'investissement.
25:01Donc effectivement, sur ce fonds Credit Opportunities,
25:03en objectif, une taille de fonds maximale
25:05à hauteur de 800, 900 millions.
25:06Mais on réfléchit déjà
25:07et je fais un petit peu de teasing
25:08au relais de croissance,
25:11qui sera probablement sur une thématique
25:13un peu plus high yield.
25:14Donc voilà, ça c'est le petit teasing
25:15pour ceux qui nous suivent.
25:16Merci beaucoup Geoffrey.
25:17Merci d'avoir été avec nous
25:18depuis Lyon Patrimonia.
25:19Geoffrey Jourdain,
25:20directeur général de Seagone Management,
25:22une des sociétés de gestion de la française,
25:25avec nous à l'occasion
25:26de cette édition spéciale Patrimonia
25:28pour Smart Patrimoine et Bsmart 4 Chain.