Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 minutes
Ce vendredi 6 novembre, Maxime Le Juez, gérant chez GSD Gestion, s'est penché sur Teleperformance abaissant ses prévisions 2026 après un repli de ses ventes, le nouvel élan boursier pour le groupe aérien Air France-KLM, ainsi que Wall Street tentant un rebond sans compenser la déroute, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Antoine, donc des marchés, on sent encore une forme de lourdeur aujourd'hui même si Wall Street tente un rebond.
00:12Oui, on n'allait pas, on a terminé en hausse hier sur le CAC 40, on n'allait pas ne
00:18pas prendre d'impact de ce qui s'est passé à Wall Street hier, c'est tout à fait logique.
00:22Donc on baisse, une baisse assez modérée, moins 1,2%, on est toujours largement au-delà des 8000 points, 8106
00:29points.
00:29On a un Eurostox 50 qui baisse plus en revanche, moins 1,34%. Le DAX à Francfort, ça baisse franchement
00:35plus, moins 2,3%.
00:37Qu'est-ce qui pèse à Paris ? Alors les grands disruptés, on va dire Capgemini qui recule de 3
00:43,14% à 126,40€.
00:45Sinon la Bouygues qui avait signé la plus forte hausse de la séance d'hier, qui perd 2,8%
00:50aujourd'hui à 41,89.
00:52On a le secteur du luxe qui est mal orienté depuis le début de la séance, élevé à mâche moins
00:562,47, 408,30€.
00:58Hermès moins 2,5% à 1353, et Kering moins 2,37 à 186,10€.
01:04A la hausse, on retrouve en revanche les titres liés à l'intelligence artificielle.
01:09Le Grand gagne 2,12% à 130,25€.
01:12STMicroelectronics plus 1,62, 37,65.
01:15Tiens un petit coup d'œil sur ce qui se passe sur le SBF 120.
01:17Vous avez parlé de téléperformance, c'est la plus forte baisse à moins 15, 68,68.
01:22La plus forte hausse, elle est encore pour Air France-KLM, qui se distingue et qui signera une très belle
01:26semaine.
01:27Plus 7,1% en ce moment, 13,54€.
01:30C'est vrai, Air France-KLM cartonne dans cette fin de semaine.
01:32Maxime Lejeuze nous rejoint pour GSD Gestion.
01:34Bonjour Maxime.
01:35Avant de parler d'Air France, c'est vrai qu'il nous surprend positivement, quand même, téléperformance.
01:40Certains l'appellent désormais télé sous-performance.
01:42Non mais, nouvelle baisse, là.
01:43On regarde ce titre.
01:44Pour ceux qui nous suivent à la radio, on est aussi à la télé.
01:46Et on voit cette falaise à la baisse, là, de téléperformance, moins 15%.
01:49Après, il faut le dire, un énième avertissement sur le résultat annoncé tout à l'heure, moins 15%.
01:54Bon, est-ce que c'est un point d'entrée éventuel, malgré tout, Maxime ?
01:59Alors, point d'entrée, je ne pense pas, Guillaume.
02:01Parce que, alors, téléperformance, c'est devenu le symbole des entreprises que le marché, finalement, croit complètement menacées par l
02:09'intelligence artificielle.
02:10Et même, le marché pense qu'elles vont finir par disparaître.
02:13Et le problème, c'est que la publication de téléperformance, aujourd'hui, ne va pas dans ce sens.
02:19Puisque le chiffre d'affaires recule et le marché attendait plutôt, finalement, une stabilisation.
02:26Et le pire message, c'est que le groupe abaisse, en fait, son objectif annuel.
02:31On espérait une petite croissance et, en fait, on va avoir un recul de l'activité sur l'année.
02:35Et ça, le marché n'apprécie pas du tout.
02:37Du coup, sanctionne le titre.
02:39Et surtout, téléperformance a dit qu'ils allaient communiquer plus tard sur leurs objectifs de l'année prochaine.
02:47Enfin, de 2028, pardon.
02:49Et là, le marché lit ça, en fait, comme un abaissement, tout simplement, de la guidance.
02:54Et donc, sanctionne le titre, aujourd'hui, un peu plus de moins 15 %.
02:58Et bon, alors, en fait, le problème de téléperformance, c'est que ça fait de longs mois que le management
03:04essaie de convaincre le marché
03:06qu'ils ne vont pas se faire disrupter par l'intelligence artificielle.
03:10Mais on n'arrive pas à comprendre, en fait, la feuille de route de téléperformance.
03:13Et c'est ça, je pense qu'aujourd'hui, le marché sanctionne.
03:15Surtout que le titre avait rebondi.
03:18Et finalement, on espérait peut-être un retour, pas forcément d'une forte croissance, mais d'un petit peu de
03:23croissance.
03:23Et là, on a une forte éception.
03:25Alors, il ne faut pas tout renoircir, c'est que sur le plan valorisation et cash, les cidures sont plutôt
03:34bons.
03:36C'est ça qui est assez particulier, parce que finalement, le groupe a confirmé sa marche, sa génération de trésorerie.
03:42Et il y a une statistique que je trouve un peu intéressante, c'est que finalement, chaque année, le groupe
03:48génère avec sa trésorerie
03:49à peu près 15 % de sa capitalisation boursière actuelle.
03:54Donc, il n'y a pas du tout de problème de cash, mais en fait, cette rentabilité, elle tient grâce
03:59aux réductions de coûts et pas à la croissance.
04:02Et ça, ce n'est pas tenable, en fait, sur long terme.
04:05Donc, nous, chez GSD, on est plutôt à l'écart, honnêtement, de ce titre.
04:08Pour être tout à fait franc, avant la publication, on avait réduit notre exposition et on n'a pas tellement
04:13envie de y retourner avec ce qu'on a entendu.
04:16Effectivement, encore un avertissement sur résultat, moins 15 % supplémentaires téléperformance cet après-midi.
04:21On va bientôt sortir, là, on sort peu à peu, d'ailleurs, déjà des publications de la saison du troisième
04:26trimestre.
04:27Quelle publication cette semaine vous a le plus marqué, vous, Maxime ?
04:32Alors, je pense que c'est Air France qui signe une des plus belles performances de la semaine, d'ailleurs,
04:38puisque le groupe a réalisé un des meilleurs trimestres, finalement, depuis très, très, très longtemps,
04:43en pleine flambée du kérosène.
04:45Et ça, c'est quand même à souligner.
04:46Et surtout, le troisième trimestre, pour les compagnies aériennes, c'est souvent le moment de vérité,
04:50parce que ça englobe l'été.
04:51Et c'est là qu'en général, elles font une grosse partie de leurs résultats.
04:56Et là, Air France a complètement dépassé les attentes, un peu plus de 25 %.
05:02Et surtout, on s'attendait à ce qu'ils consomment, en fait, de la trésorerie.
05:04Et il a dégagé pas mal de trésorerie.
05:08Donc ça, on a eu une bonne surprise.
05:09C'est ce qu'a salué le marché, d'ailleurs, hier, avec une très forte hausse d'un peu plus
05:12de 12 %.
05:13Et le secret, en fait, d'Air France, pour avoir réussi à publier ces chiffres,
05:17c'était que le groupe a réussi à augmenter ses prix
05:20et à répercuter, finalement, cette hausse des coûts du kérosène sur ses passagers.
05:25Et notamment avec ses billets un peu premium.
05:27On sait que le groupe joue cette thématique depuis un petit moment, maintenant,
05:31avec ses catégories business, sa nouvelle catégorie, la première.
05:35Et bon, alors, c'est surtout ce qui a été très positif aussi chez Air France,
05:40c'est que finalement, les coûts hors carburant sont restés stables.
05:44Et ça, finalement, c'est le signe d'une bonne gestion, d'une gestion saine.
05:46Donc on sent que finalement, le groupe va dans le bon sens.
05:51Après, bon, il faut quand même rester lucide.
05:53C'est que sur cette année, le groupe bénéficiait quand même d'effets de couverture sur le carburant.
05:58Ça va régler à son terme.
05:59Donc il va falloir, pour maintenir ses niveaux de marge,
06:02il va falloir continuer à répercuter cette hausse des prix sur les billets.
06:08Et on verra jusqu'où les consommateurs seront prêts à payer cette hausse.
06:12Et c'est ça qu'il faudra surveiller dans les prochains mois.
06:15Après, nous, c'est un titre qu'on aime bien.
06:17On avait renforcé nos positions sur Air France avant cette semaine.
06:23Et on est plutôt contents.
06:25Et on se retrouve qu'en fait, c'est un groupe qui se paye très peu cher,
06:28à peu près quatre fois les profits attendus pour cette année.
06:31Et on pense qu'il peut y avoir quelques catalyseurs.
06:34Si les prix du pétrole se détendent un petit peu,
06:36si on a une issue favorable au conflit Iran-États-Unis,
06:39ce qu'on espère tous, et on espère peut-être qu'avec la victoire des démocrates,
06:44peut-être que ça poussera un petit peu Donald Trump à essayer de trouver un accord.
06:48Donc voilà, on est plutôt positif sur l'équipe.
06:50Effectivement, avec des cours du pétrole qui sont énormément détendus ces derniers jours
06:53et encore plus depuis les mi-termes.
06:54On est toujours sous les 100 dollars le baril,
06:5697 dollars en ce moment pour le baril de Brent.
06:59France-KLM, c'est peut-être la star du marché parisien.
07:01Vraiment, cette semaine, après sa publication saluée hier,
07:03le relèvement d'opinion aussi très spectaculaire de Barclays.
07:06C'est rare.
07:07Barclays passe directement de sous-pondérés à surpondérés.
07:10Voilà, on enjambe l'étape médiane.
07:12On passe de sous à surpondérés sur Air France-KLM.
07:14Chez Barclays, le titre gagne donc 7% supplémentaire.
07:17Bon, vous ne ferez pas l'économie d'une question sur la tech quand même, Maxime.
07:20On va vous interroger après la chute du Nasdaq hier de 6% pour le Nasdaq 100,
07:25quand même la pire depuis le Covid.
07:26Aujourd'hui, il tente un rebond d'un peu plus d'1%.
07:29C'est bien, on enraye un peu la dynamique de baisse.
07:31C'est un signal favorable, mais le rebond n'est pas non plus super probant.
07:34Comment vous regardez l'impact de ce qui s'est passé hier et encore aujourd'hui sur la tech
07:37pour nos valeurs tech européennes, Maxime ?
07:41Ce qui est assez paradoxal, c'est que finalement, après la large victoire du camp démocrate,
07:49les marchés, notamment Wall Street, ont vraiment salué cette victoire.
07:52Et on a eu une très forte hausse mercredi.
07:55Et finalement, ça s'est complètement retourné le lendemain.
07:57Et bon, je pense que ce qui a surtout alarmé un peu le marché,
08:03c'est la victoire des démocrates dans certains états clés pour les data centers.
08:07Et je pense notamment au Texas, dans le 25% à peu près des data centers aux États-Unis.
08:12Et en fait, il y a la crainte que tout simplement, il y ait des moratoires sur les chantiers,
08:16qu'il y ait un ralentissement du déploiement de ces data centers.
08:19Donc, ça s'est répercuté un petit peu sur notre tech européenne.
08:25Et bon, il ne faut pas tout mettre dans le même panier.
08:27Je pense que le marché y est allé un peu fort, notamment hier.
08:29Et on a des champions, et je pense notamment à SML, qui reste en position de quasi-monopole,
08:35et qui a un carnet de commandes qui est extrêmement solide.
08:38Et je pense que ce sera peut-être un décalage seulement de certains chantiers,
08:43mais ça ne va pas impacter SML, en tout cas à moyen terme, de notre point de vue.
08:47Et je pense aussi à un groupe comme STM, qui a énormément corrigé depuis ses plus hauts.
08:53On a perdu quasiment 50%.
08:56Je pense qu'il y a déjà beaucoup de mauvaises nouvelles, en fait, qui sont dans les cours.
09:00Et nous, on est quand même plutôt...
09:02Alors, on attend peut-être de meilleurs points d'entrée à court terme sur ces deux valeurs.
09:07Mais honnêtement, on est quand même plutôt positifs sur le secteur.
09:10On n'a pas de grosses inquiétudes.
09:12Vous restez positifs sur ces secteurs.
09:14On a un de nos auditeurs, il s'appelle Les Tontons-Répliqueurs,
09:16il nous écrit souvent, Les Tontons-Répliqueurs, il nous demande...
09:18Je vous pose sa question, je vous la transmet, je vous l'adresse directement, Maxime.
09:21Il nous demande s'il est vraiment de plus en plus difficile pour les acteurs des data centers
09:26de construire nouveaux data centers aux Etats-Unis.
09:28Est-ce que l'Europe pourrait en profiter, attirer les data centers ?
09:31Et dans ce cas, certains acteurs européens, certaines valeurs européennes,
09:33pourraient-elles en profiter pour capter une partie de ce marché ?
09:36C'est la question Les Tontons-Répliqueurs.
09:37Est-ce que vous auriez une réponse à lui proposer ?
09:40Alors, déjà, la première peut-être nuance que je mettrais,
09:42c'est que l'Europe n'est pas non plus un Eldorado pour les data centers,
09:44parce qu'on a aussi des petits soucis, on a les mêmes contraintes.
09:47On a des réseaux électriques qui sont saturés dans certaines régions,
09:51je pense notamment en Irlande, en Allemagne.
09:54Mais on a des atouts, et c'est vrai qu'on a une électricité qui est stable,
09:57abondante et décarbonée, je pense notamment à la France,
09:59évidemment, avec notre parc nucléaire.
10:01Donc, on a aussi les pays nordiques qui bénéficient de l'énergie hydraulique
10:05et puis d'un climat qui est favorable, finalement,
10:07pour le refroidissement des data centers.
10:09Donc, c'est des régions qui pourraient, finalement, en bénéficier.
10:12Après, qui en profiterait concrètement ?
10:14Pas forcément ce qu'on imagine, c'est-à-dire que pas forcément une valeur comme ASML,
10:20où, finalement, qu'un data center soit déployé au Texas ou en Normandie,
10:25ASML vend partout dans le monde et ça ne va pas forcément l'impacter.
10:28Par contre, des entreprises, finalement, dans les infrastructures physiques,
10:31je pense plutôt à des entreprises comme Vinci, comme Bouygues,
10:34avec sa filiale équence,
10:36qui pourraient peut-être justement bénéficier de ce rapatriement.
10:39et puis aussi à toutes nos valeurs, à tous nos cabillets.
10:43Je pense à une valeur comme Lexan, aussi, qui pourrait bénéficier de ça.
10:46Et finalement, le paradoxe intéressant, c'est que les valeurs qui ont été sanctionnées
10:50parce qu'on pensait qu'elles allaient subir les retards du déploiement des data centers aux États-Unis,
10:55ça pourrait être les mêmes qui profiteraient d'un redéploiement, finalement, en Europe.
11:01Donc, ce qu'elles pourraient perdre d'un côté, elles pourraient perdre de l'autre.
11:03Je pense notamment à des valeurs comme Schneider Electric ou Le Grand,
11:05qui seraient forcément sollicités si on avait des déploiements en Europe.
11:09Merci, merci beaucoup, Maxime.
11:11Le Juez, qui sera aussi avec nous à la clôture des marchés tout à l'heure,
11:13en fil rouge, donc, tout l'après-midi, depuis GSD Gestion et le CAC 40.
11:16Pendant ce temps, il recule d'un pour cent, notre CAC.
11:18Alors qu'à Wall Street, on tente un rebond, on y reviendra.
11:20Le S&P 500 gagne 1,1%.
11:22Merci.
11:22Merci.
Commentaires

Recommandations