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Mercredi 4 novembre 2026, retrouvez Laurent Deydier (Directeur général délégué, Hottinguer Banque Privée) et Gérald Grant (Associé et gérant, Fundesys) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
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00:01Générique
00:04...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à midi 30 et à 17h30.
00:16Vous nous retrouvez en rattrapage en replay sur notre site bismart.fr
00:20et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute
00:24préférées au sommaire de cette édition ce soir.
00:27Vague bleue aux élections de mi-mandat, c'est la grosse info de la nuit.
00:32Tombée tout droit des Etats-Unis, coup de balai démocrate lors des élections de mi-mandat.
00:37Le parti prend le contrôle du Sénat et décroche la majorité à la Chambre des représentants.
00:43Résultat, deux ans après être revenu à la Maison-Blanche,
00:46Donald Trump et le camp républicain se prennent une vraie claque politique.
00:51Clairement, les Américains ont voulu sanctionner le pouvoir en place
00:54et sa politique menée depuis le début de l'année 2025.
00:57Et ce qui a fait basculer le vote, c'est avant tout le portefeuille.
01:02Malgré les promesses du président, la vie reste trop chère pour une majorité de foyers.
01:07Ajoutez à cela le conflit avec l'Iran qui fait flamber les prix de l'énergie.
01:12Bref, pour les électeurs, c'est le président républicain,
01:15le premier responsable de l'inflation.
01:18Côté finances, les marchés n'ont pas tardé à réagir à cette vague démocrate.
01:23L'or et le bitcoin ont progressé.
01:25Les actions européennes, les actions américaines également.
01:27Wall Street progresse justement à l'ouverture avec un Dow Jones en hausse de 2,5%.
01:33Et le dollar a chuté à son plus bas niveau depuis deux mois.
01:37Et justement, j'évoquais le conflit au Moyen-Orient qui a pesé dans la balance sur l'inflation.
01:41On y garde là aussi un œil attentif à cette situation dans le Golfe.
01:46Un conflit qui dure depuis maintenant huit mois.
01:48Et les combats ne faiblissent pas.
01:50Dernier épisode en date aujourd'hui.
01:52Les gardiens de la révolution affirment avoir détruit quatre pétroliers dans le détroit d'Hormuz.
01:57Côté diplomatie, Donald Trump tente d'éteindre l'incendie.
02:01Alors que le premier ministre israélien laisse entendre qu'une nouvelle offensive approche.
02:06Le président américain lui tempère de son côté.
02:10Malgré ses tensions, le pétrole repart à la baisse aujourd'hui.
02:13Le Brent lâche encore 3% et repasse sous les 100 dollars au moment où on parle.
02:18Alors qu'il a déjà cédé plus de 10% en deux jours.
02:21Enfin, les investisseurs gardent aussi un œil sur les entreprises qui continuent de publier leurs résultats.
02:26Et aujourd'hui, côté valeurs à Paris, le CAC 40 gagne plus de 2%.
02:30Et ce sont les banques qui sont en tête et qui profitent grâce au repli des rendements obligataires.
02:37En France, Société Générale et BNP Paribas gagnent 5%.
02:40Kering également dans le luxe.
02:43Côté obligataire, je le disais, les rendements mondiaux se détendent globalement.
02:47Le rendement américain à 10 ans évolue autour de 4,90%.
02:51Le rendement français de même échéance autour de 4,85%.
02:55Le spread franco-allemand est toujours autour de 160 points de base.
02:59Et enfin, un mot rapide avec la Banque de Suède qui a relevé son taux directeur à 2%.
03:04C'était prévu, mais c'est la première fois depuis 2023.
03:19Deux invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
03:23Laurent Dédier, directeur général délégué de Haut-Tingres Banque Privée.
03:26Bonsoir Laurent.
03:27Bonsoir Pauline.
03:27Gérald Grand, vous êtes associé gérant chez Fondesis.
03:30Bonsoir Gérald.
03:31Bonsoir Pauline.
03:31Commençons Laurent avec ses midterms 2026.
03:34Le débâcle de Donald Trump, je disais en introduction, le verdict des urnes est tombé
03:39lors des élections de mi-mandat sur le plan politique.
03:42Les démocrates reprennent donc le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat.
03:47Quelle est votre première lecture Laurent de ce résultat ?
03:50C'est une grande surprise.
03:52C'est une telle défaite pour Donald Trump.
03:53Les marchés avaient vraiment anticipé.
03:56Et quand on regardait tous les scénarii sur Polymarket, on voyait qu'il allait avoir une vague bleue.
04:01La vague, c'est devenu un tsunami.
04:03Et donc clairement, il a eu du mal à...
04:05Il a reconnu tout de suite sa défaite, ce qui est plutôt une très bonne nouvelle.
04:08Maintenant, on va peut-être attendre un tout petit peu que la poussière retombe.
04:12Les marchés sont excessivement nerveux.
04:15Quand on regarde les secteurs, on voit que ça bouge très fort.
04:18D'accord.
04:18La partie finance progresse, par exemple en Europe.
04:23Aux Etats-Unis, vous avez la clean tech, qui est un secteur très aimé par les démocrates.
04:27On se souvient tous de l'Inflation Reduction App de Joe Biden.
04:30Donc il y a un engouement sur certaines thématiques.
04:33Et à l'opposé, le marché met à l'index ou dans une case un peu punitive des secteurs.
04:39Et une partie des secteurs qui souffrent, c'est l'écosystème de l'IA.
04:43Principalement, les sociétés qui travaillent autour de toute la partie industrielle.
04:47Donc on voit que l'ensemble des équipements anti-industriels, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis,
04:51baissent en Europe de 2-3-4%.
04:53Aux Etats-Unis, plutôt de 8 à 15%.
04:55Donc c'est des mouvements très forts, qui s'expliquent, je pense, par un positionnement de marché
05:01qui a été un peu surpris par la violence.
05:03On se disait que M. Trump allait peut-être pouvoir protéger des choses.
05:07Aujourd'hui, globalement, la cartographie est très claire.
05:12Les démocrates vont proposer des lois.
05:14Il va utiliser son droit de veto.
05:16Oui, il a dit qu'il serait M. Véto.
05:18Exactement.
05:19On n'imaginait pas autre chose.
05:20Et ce qu'il va surtout proposer, c'est de trouver des compromis et des accords progressivement.
05:26Dans ces conditions, je pense qu'il faut probablement un peu trier le bon gras de l'ivraie.
05:31Le marché est trop nerveux.
05:33Et nous, par exemple, sur l'IA, aujourd'hui, notre message, ce serait plutôt de dire
05:37« Utilisons la faiblesse », qui n'est pas nouvelle.
05:40Elle a commencé cet été, remontée des taux, incertitude sur la rentabilité, incertitude sur le financement.
05:46Aujourd'hui, incertitude politique.
05:48Qu'est-ce qui va se passer au Texas, en Illinois, en Ohio ?
05:51Que vont dire ces nouveaux gouverneurs, ces nouveaux sénateurs ou sénatrices ?
05:55Certains ont déjà dit « Moratoire, on va tout arrêter, on va se poser ».
05:59Notre analyse, elle est plutôt de dire que ça risque de ralentir un petit peu le process des permis,
06:06de la construction, il va y avoir du décalage.
06:08Il y aura sûrement des coûts qui vont progresser,
06:10parce qu'il faudra sûrement démontrer plus d'efficience sur l'énergie, sur l'eau,
06:15avoir plus de valeur autour de la nature.
06:18Il y aura des critères ESG qui vont rentrer certainement dans les schémas d'analyse,
06:22mais on ne va pas oublier que cette guerre digitale de la superpuissance IA,
06:27les États-Unis la mènent contre la Chine, et donc ils ne peuvent pas non plus s'arrêter.
06:30Je pense qu'il faudra peut-être 24-48 heures au marché pour un peu digérer.
06:34Aujourd'hui, c'est un peu la surprise et c'est le trading qui opère,
06:38donc c'est des réactions très nerveuses.
06:39Oui, réactions très nerveuses.
06:41Vous le rappeliez, Laurent, sachant que la reprise des démocrates pour la Chambre des représentants
06:47était quand même largement pricée à près de 95%.
06:49C'est le Sénat qui était un peu plus incertain.
06:53Gérald, vos commentaires, et puis peut-être un mot de l'impact réel sur l'économie,
06:59sur la macroéconomie et sur la gouvernance de Donald Trump,
07:05comment il va faire, lui, à Paris ?
07:07Est-ce qu'il va utiliser tout le temps son droit de veto ?
07:09Comment tout ça pourrait s'articuler dans les prochains mois, dans les deux prochaines années ?
07:14C'est compliqué. Après, effectivement, Laurent a dit beaucoup de choses
07:17et avec lesquelles je suis assez d'accord.
07:21Monsieur Véto, probablement, il va l'être.
07:25Probablement, effectivement, qu'il va essayer d'utiliser le compromis, la négociation, etc.
07:29N'oublions pas malgré tout que les décisions qu'il a pu prendre en matière de politique étrangère
07:34ou de politique étrangère, j'entends, droit de douane, mais même la guerre en Iran.
07:40Il n'avait pas forcément besoin des chambres pour se lancer là-dedans.
07:44Et puis, il a utilisé souvent les fameux décrets.
07:47Est-ce qu'il va continuer de la même façon ?
07:49Il va y avoir aussi la possibilité d'avoir des enquêtes qui peuvent être menées,
07:52avec même, éventuellement, des procédures d'impeachment de la part des démocrates.
07:56Ça aussi, ça va animer, probablement, les deux prochaines années.
08:00Donc, il va y avoir forcément beaucoup d'allers-retours.
08:03Mais, moi, le constat que je fais, et surtout par rapport à tout ce que vous avez dit en introduction,
08:09en décrivant tout ce qui se passe aujourd'hui sur les marchés,
08:12moi, je perçois une chose et un point commun.
08:14C'est un peu, comme disent les Américains, un relief, un espèce de soulagement.
08:18Parce que, finalement, j'ai l'impression que tous les actifs qui montent
08:22ou ceux qui vont dans le sens opposé vont quand même un peu avec un sentiment de
08:29on a un peu plus de visibilité, malgré tout.
08:31Une visibilité, peut-être, sur le fait qu'il se passera moins de choses, aussi.
08:34Parce que moins d'incertitude d'un Donald Trump qui, du jour au lendemain,
08:37sur True Social, va dire « je vais faire ci, je vais faire ça »,
08:40puis le contraire, le surlendemain.
08:42Donc, quelque part, les marchés, on le sait historiquement,
08:44adorent ces espèces d'équilibre, de cohabitation.
08:48parce qu'au moins, il n'y a pas de grosses erreurs de politique économique qui sont faites.
08:54Ce qu'on peut comprendre pour le moment, mais encore une fois, je rejoins Laurent,
08:57c'est un peu tôt pour avoir un avis très, très strict,
08:59mais il est fort probable qu'il y ait un apaisement aussi sur la dépense, paradoxalement,
09:05puisqu'on a plutôt tendance à dire des démocrates, ils veulent dépenser plus.
09:08Mais comme Donald Trump avait un autre mode de fonctionner à ce niveau-là,
09:13c'est ce qu'on voit effectivement aussi sur le dollar, peut-être,
09:16en se disant « finalement, il évite peut-être un peu moins de hausse de taux,
09:19un peu moins d'inflation, donc le dollar se détend un petit peu ».
09:22Bref, moi, je sens quand même un peu moins de nervosité sur les marchés grâce à cela.
09:27Puis après, sur l'intelligence artificielle, effectivement,
09:30alors j'ai lu quelque chose d'assez paradoxal, c'est Goldman Sachs qui écrivait ça,
09:34qui disait « est-ce que finalement, dans l'attente que les démocrates arrivent vraiment au pouvoir,
09:40il ne va pas y avoir une accélération des dépenses pour profiter de la fenêtre de tir
09:44avant qu'il y ait un éventuel moratoire, des éventuelles, effectivement, taxes,
09:49je n'en sais rien, mais en tout cas quelque chose qui ralentisse les data centers,
09:54puisque effectivement, c'est un des éléments mis en avant par ceux qui ont gagné certains états,
09:58est-ce qu'ils ne vont pas en profiter pour aller plus vite
09:59et finalement donner aussi un peu plus de valeur à ce qui est déjà fait ?
10:02Donc, il y a aussi un peu ça à mettre en balance.
10:04Mais c'est un peu tôt encore.
10:06Franchement, c'est difficile à avoir quelque chose de très, très strict.
10:10Oui, vous parliez de soulagement, justement, l'indice VIX de la volatilité,
10:14je regardais juste avant l'émission, c'est de 15% quand même.
10:16Donc, c'est vraiment la preuve, effectivement, de soulagement sur les marchés.
10:23On va revenir plus en détail sur cette thématique IA juste après.
10:26Avant, juste une dernière question, Laurent, sur ces mid-terms 2026.
10:30Est-ce que vous pensez qu'il y aura un impact sur la réserve fédérale,
10:34le fait que les démocrates aient repris la Chambre des représentants et le Sénat ?
10:39Alors, je vais compléter la réponse précédente et partager l'avis de Gérald.
10:43C'est déjà un clearing event aussi.
10:45Quand on regarde, à trois mois après les mid-terms, les marchés montent 89% du temps,
10:49c'est-à-dire 9 fois sur 10.
10:50Et six mois après, ils sont 100% toujours en hausse, de manière non négligeable.
10:55Donc, pour les marchés, c'est un ouf de soulagement.
10:57On passe à autre chose.
10:59Nouvelle administration, ça aurait pu être la même, légèrement différent.
11:02Mais c'est un signal positif et on rentre en plus dans la période où les marchés aiment bien progresser.
11:08Novembre, début d'année en général, c'est plutôt...
11:10Et la troisième année, le cycle électoral.
11:12Voilà, donc sur la statistique, c'est plutôt bien.
11:15Et après les mid-terms, la statistique marche très bien.
11:17D'accord.
11:18Si on revient à la question précédente, qui m'échappe maintenant justement...
11:24Est-ce qu'il y aura un impact sur la réserve fédérale ?
11:27Non, clairement, l'administration Trump, elle a choisi, entre guillemets,
11:32et elle a une capacité de choisir des membres.
11:34Mais que les choses soient claires, que ce soit au niveau de la Fed, au niveau de la SEC, au
11:38niveau de la FDIC,
11:39donc l'ensemble de la chaîne de commandement ou de décision financière,
11:43parce qu'on peut parler aussi de dérégulation, qui a été un sujet porté par M. Trump pour les banques
11:48et qui permet de créer du levier et donc de la performance parfois,
11:53c'est statut-côte totale.
11:54Donc rien ne va changer, rien ne va bouger.
11:57M. Warch a démontré qu'il était indépendant,
12:00alors qu'on l'imaginait peut-être pas être une marionnette,
12:03mais en tout cas un candidat pro-Trump,
12:05et donc un pro-président qui serait en faveur
12:08ou aurait une écoute bienveillante de la parole du président ou de son administration.
12:13Il a démontré qu'il était presque diamétralement opposé.
12:18Donc ça, de ce côté-là, il faut avoir une grande sérénité, une très grande certitude.
12:22L'ensemble des institutions américaines ne vont pas bouger,
12:25et ce qui est mis en place va continuer.
12:28Donc une Fed indépendante et des objets de gouvernance,
12:32ce qu'on citait, la SEC, l'AfDIC et tous les autres,
12:35vont rester eux aussi dans le mood actuel.
12:37Pour accentuer ce point-là,
12:39Donald Trump espérait nommer encore un gouverneur à la Fed
12:43qui aurait été aussi, a priori, bien choisi, en tout cas pour lui,
12:47et là, clairement, il ne pourra pas le faire.
12:48Donc ça apporte de l'eau au moulin de Laurent par rapport à ça.
12:50Oui, parce que c'est le Sénat qui valide, c'est ça, Gérald.
12:53Donc du coup, effectivement, là, ça ne va pas être possible.
12:55Pas être possible du tout.
12:56Un de moins qu'il aurait pu effectivement mettre,
12:58mais encore une fois, comme l'a dit Laurent,
13:00Kevin Warch a déjà démontré qu'il ne voulait pas, en tout cas,
13:03suivre stricto sensu ce que lui disait,
13:05ce qui devait être son patron jusqu'à hier, peut-être.
13:09En tout cas, au début du mandat, il y a quelques mois.
13:12Moi, si je reviens sur les secteurs dont vous parliez,
13:16Laurent, vous avez évoqué plusieurs secteurs qui bougent aujourd'hui.
13:19Est-ce qu'il faut adapter, Gérald,
13:23les portefeuilles tout de suite, dans ce contexte de mouvance actuelle ?
13:28Encore une fois, je vais être normand, je vais dire oui et non,
13:31alors que je ne suis pas normand.
13:32Non, oui et non, parce qu'on voit quand même
13:34qu'il y a certains secteurs qui bougent vite.
13:35Au sein de la tech, d'ailleurs, tout ne baisse pas,
13:37parce qu'on regarde les hyperscalers aujourd'hui,
13:41c'est quand même beau.
13:42Amazon a repassé son plus haut d'avant la baisse de la semaine dernière.
13:45Ce n'est pas le cas de Google, de Alphabet et de Meta,
13:49mais Amazon, c'est le cas.
13:51Apple conforte son trône de première capitalisation boursière
13:54puisqu'elle prend plus de 7% avant de démarrer cette émission.
13:57Donc, les grosses boîtes tech qu'on avait,
14:00pas enterrées, j'exagère,
14:01mais la semaine dernière, on avait dit, ah là, c'est fini.
14:03Et puis, on commençait à dire, regardez les résultats
14:05pour la première fois depuis fin 2022.
14:08Les résultats trimestriels des 7 magnifiques
14:11vont être inférieurs aux 493 autres,
14:13ce qui sera probablement le cas malgré tout.
14:16Mais en tout cas, là, elle se distingue,
14:18contrairement effectivement à tout, comme l'a dit Laurent,
14:20tout ce qui est lié au microcosme EIA,
14:23donc les data centers, les semis qui souffrent encore aujourd'hui.
14:27Ça, effectivement, c'est compliqué.
14:28Mais d'autres secteurs qui bougent, c'est le solaire.
14:31Typiquement, le solaire, aujourd'hui, ça monte entre 6 et 10%.
14:35Les indices solaires, si on regarde un ETF solaire,
14:38c'est plus 8 aujourd'hui.
14:40Donc, le solaire réagit bien,
14:42parce qu'effectivement, on sait que les démocrates
14:45sont en général plus favorables aux énergies renouvelables.
14:47Donc là, il y a un aspect, tout de suite,
14:50nous, on aimait bien l'idée des énergies fossiles
14:54depuis quelques mois,
14:55parce qu'on sentait qu'il y avait quand même
14:56déjà ce conflit qui s'enlise,
14:58et puis des perspectives de résultats qui restent très bonnes,
15:01d'ailleurs même en Europe, si on enlève l'énergie,
15:03les résultats européens sont moins bons.
15:05Mais là, typiquement, je pense qu'on va conseiller
15:07d'alléger un peu ces positions énergie dites fossiles,
15:11parce qu'effectivement, ça peut remettre un peu en question
15:15certains enjeux.
15:16Donc oui, il y a des impacts tout de suite,
15:18mais après, pas tout, tout de suite.
15:21Il y en a qui peuvent être faits tout de suite.
15:22Il faut tempérer, effectivement.
15:25Laurent, un mot sur l'énergie, justement.
15:27Je disais en introduction que le pétrole
15:30chute encore de 3%.
15:31Aujourd'hui, on repasse sous les 100 dollars.
15:33Donald Trump qui se montre un peu plus mesuré
15:35sur ce conflit, tempéré, aujourd'hui en tout cas.
15:38Est-ce que vous avez un commentaire
15:42sur ces nouveaux propos
15:44et sur ce Donald Trump
15:45qui attendaient les élections de mi-mandat
15:47avant de prendre une décision sur le Moyen-Orient ?
15:52Je crois que c'est le vrai sujet
15:53dont on doit parler pour les marchés financiers.
15:55C'est où va le pétrole ?
15:57Est-ce qu'on est dans un statu quo ?
15:58Est-ce qu'on a une escalade qui redémarre,
16:01donc réescalade,
16:01ou est-ce qu'on désescalade ?
16:04Marché depuis une petite semaine
16:05est en train de se dire
16:06que le statu quo, voire la désescalade,
16:08sont peut-être, en termes de probabilité,
16:10plus élevées qu'une réescalade.
16:12Je veux dire, on n'est pas dans le secret des dieux
16:14et donc on n'a pas l'opportunité
16:16de commenter ce qu'ils imaginent.
16:18En revanche, si on regarde de manière assez factuelle,
16:21la claque du jour pour Donald Trump,
16:22c'est le pouvoir d'achat,
16:24c'est lié au prix du baril.
16:25Donc, il doit entendre un message
16:27pour préparer la campagne 2028
16:29parce que je pense qu'il a quand même l'objectif
16:31d'avoir un candidat
16:32qui pourrait être un de ses poulains,
16:34qu'il le protégerait
16:35sur toutes les affaires de corruption
16:37qui pourront être ouvertes
16:38après, en 2028, en 2029.
16:41Donc, dans son intérêt un petit peu machiavélique
16:43et personnel,
16:46il faut qu'il protège quand même
16:47peut-être ses arrières,
16:48même si c'est, je n'en doute pas,
16:50très bien fait.
16:51Après, du côté iranien,
16:53on est dans une situation
16:54où j'aime bien regarder
16:55beaucoup de statistiques.
16:56Donc, aujourd'hui, les bateaux circulent,
16:58on est proche de la circulation
17:00en termes de nombre...
17:01Avant conflits, en nombre de...
17:02Voilà, donc, il y a beaucoup de bruit,
17:04il y a beaucoup de désinformation.
17:06La réalité, c'est que pour l'instant,
17:07l'économie va bien,
17:09que le prix du baril reste élevé,
17:11que le pétrole circule.
17:12Le problème, il est au niveau du raffinage.
17:14Grand sujet de discussion.
17:15Les prix du raffiné, le diesel, etc.
17:17Voilà, et du prix du transport.
17:18Et des assurances, etc.
17:20Ça, c'est les sujets.
17:22Et après, il faut se mettre
17:23dans le camp des Iraniens.
17:24Alors, il y a des bureaux de statistiques
17:25qui existent, on pourrait en citer plein.
17:28Ce matin, on reparlait encore en interne
17:29de celui de Kepler,
17:31mais pas la banque d'investissement,
17:33un bureau indépendant
17:33qui mesure le prix du pétrole
17:36et surtout de sa circulation.
17:38Jusqu'à il y a deux semaines,
17:39il y avait encore des barils iraniens
17:40en circulation dans l'économie mondiale
17:42et sur les mers.
17:43D'accord.
17:44Depuis, il n'y a plus de pétrole iranien
17:47qui circule.
17:48Ce qui veut dire que pour financer
17:49leur effort de guerre
17:50ou financer leur effort de défense,
17:52ils ont besoin de trouver
17:54une ressource financière nouvelle.
17:57Je ne vais pas dire que la théorie du complot
17:59va dire qu'il pourrait être financé
18:01par des amis alliés ennemis des États-Unis.
18:03Ce n'est pas le débat.
18:04Je pense qu'il ne faut pas rentrer dans ce sujet.
18:05Mais par la force des choses,
18:07ils vont devoir avoir une approche
18:08plus pragmatique.
18:09D'accord.
18:09Parce que pour financer cet effort de guerre,
18:12il faut à un moment aussi avoir
18:13un petit peu de devise
18:14qui rentre sur les comptes en banque.
18:16D'accord.
18:16Et là, on arrive un peu au bout du système
18:18pour eux.
18:19Donc, ça veut dire que
18:21l'heure n'est pas à la réescalade,
18:23selon vous,
18:24tout de suite maintenant,
18:25après ces élections ?
18:26Peut-être ponctuellement,
18:27parce qu'il ne faut jamais dire jamais
18:28ni avec M. Netanyahou,
18:30ni avec M. Trump.
18:31Et ils ont, au-delà de la vision stratégique,
18:34économique, géopolitique,
18:35peut-être aussi des sujets
18:36pour certains d'entre eux plus personnels.
18:38Mais clairement,
18:40je pense que la réescalade,
18:41elle ne sera que temporaire
18:42et elle offrirait
18:44une très belle opportunité
18:45pour les investisseurs
18:46de revenir dans un schéma
18:48où globalement,
18:49la vision sur les marchés,
18:50elle est quand même très puissante.
18:52Vous avez parlé,
18:53on en a parlé rapidement avec Gérald,
18:55une dynamique de croissance bénéficiaire
18:57des entreprises
18:57qui reste très forte,
18:59des projections pour l'année prochaine
19:00qui restent très bonnes,
19:01entre 8 et 10 pour l'Europe,
19:03de croissance des bénéfices en 27,
19:04autour de 15 aux Etats-Unis.
19:06Donc, on a des ratios de valorisation
19:08qui sont raisonnables
19:09si cette croissance est au rendez-vous.
19:11Et donc,
19:11si le marché devenait fébrile
19:13parce que tout d'un coup,
19:15les alliés israélo-américains
19:17venaient à remettre un petit peu
19:19de bazar dans la région
19:20et que le baril venait à faire
19:22un petit spike à 120 au-delà
19:23sur quelques jours,
19:24quelques semaines,
19:25ça créerait une belle opportunité
19:27parce que ce que j'ai apprécié,
19:29c'est quand même le pragmatisme
19:30et le data-driven attentisme
19:33de la Fed,
19:33qui globalement a montré
19:35qu'elle était là,
19:35elle a un peu haussé le ton
19:37et elle a aujourd'hui
19:38une position en disant
19:39je peux continuer à monter les taux.
19:41Mais je pense qu'ils vont quand même
19:42être très prudents
19:43parce qu'ils ne veulent pas non plus
19:44faire dérailler une économie
19:45qui va bien
19:45à un moment où
19:47on peut imaginer
19:48que ce conflit
19:49a un horizon de,
19:50voilà,
19:50si je dois donner une statistique,
19:51au maximum d'ici l'été prochain,
19:53il sera résolu.
19:54Ah bon ?
19:55Espérons.
19:55Espérons-le,
19:56bah on ne va pas.
19:56Je me mouille.
19:57Ceci dit,
19:58bravo,
19:58parce qu'effectivement,
19:59il y en a qui sont mouillés
19:59en disant que ça allait durer
20:0020 jours.
20:02Dont le président Trump lui-même,
20:03je me souviens bien.
20:04Mais ce qui est étonnant
20:06quand même dans ce conflit,
20:07c'est qu'on ne sait pas trop
20:08comment on va en terminer.
20:10Est-ce que ça va être finalement
20:11parce que les Iraniens
20:12vont céder à certaines demandes
20:13des Américains
20:14ou au contraire,
20:15les Américains vont se dire
20:16bon bah ok,
20:17on arrête
20:17parce que maintenant
20:18le pouvoir d'achat,
20:19l'économie en cas,
20:20tout ce qu'on veut.
20:22Mais au moment où on se parle,
20:23si ça s'arrête là maintenant,
20:25on pourrait quand même être tenté
20:27de se demander
20:27tout ça pour ça.
20:29En dehors d'avoir créé
20:30un choc d'offres
20:33sur les marchés mondiaux
20:34de l'énergie
20:35et du pétrole en particulier,
20:37à quoi ça a servi ?
20:39Les projets de nucléaire iranien,
20:41a priori,
20:41jusqu'à présent,
20:42ils ne sont pas remis en question
20:43et ils n'ont aucune intention
20:44à ce stade
20:45de les remettre en question.
20:46On n'a pas résolu...
20:47Je trouve que c'est dommage
20:49parce que finalement...
20:50Enfin, c'est dommage,
20:51évidemment que c'est dommage,
20:51mais ce que je veux dire,
20:52c'est que la croissance
20:53telle que l'a décrit Laurent,
20:55qu'est-ce qu'elle aurait pu être
20:56sans ces problèmes
20:57là ?
20:57Alors, on aurait peut-être
20:59eu une année record,
21:00peut-être que du coup,
21:00les valorisations
21:01auraient été trop élevées.
21:02Ça a permis peut-être
21:03de tenir les valos
21:04parce que finalement,
21:05vous regardez les valorisations
21:06du S&P 500
21:06qui sont celles
21:07que tout le monde regarde
21:08à priori.
21:09Début d'année,
21:10on est plutôt à 22.
21:11Aujourd'hui,
21:12on est plutôt entre 18 et 19.
21:13Parce qu'effectivement,
21:15c'est que ces résultats
21:15sont présents,
21:16la croissance est bien là
21:18et qu'entre-temps,
21:19les cours
21:20n'ont pas fait grand-chose.
21:22Oui, justement,
21:23on a pris connaissance
21:24la semaine dernière
21:25de la croissance américaine
21:26du troisième trimestre
21:27en première estimation,
21:29plus 3,4%.
21:30C'est une croissance
21:32ultra solide,
21:34Gérald.
21:35Est-ce que cette croissance
21:36est tirée,
21:37je reviens un peu
21:38sur l'intelligence artificielle,
21:39du coup,
21:40est-ce que c'est en partie
21:41tirée par l'intelligence artificielle,
21:43par la consommation ?
21:44C'est évidemment tiré beaucoup
21:47par l'investissement
21:49et l'investissement aujourd'hui
21:50quand on le regarde
21:50de façon agrégare,
21:52agrégat,
21:53en agrégat, pardon.
21:54C'est vrai que la grosse partie
21:55de ces investissements
21:56vient de la tech et de l'IA.
21:59Et même Kevin Walsh,
22:01en cet été,
22:03Jackson Hole,
22:04ça m'échappait,
22:06Jackson Hole,
22:06avait vraiment expliqué
22:07qu'effectivement,
22:08l'IA était
22:09un solide contributeur
22:12à l'investissement
22:13et à la productivité américaine,
22:14donc oui,
22:15c'est un gros contributeur.
22:16Pour le moment,
22:17ça, a priori,
22:18c'est censé continuer
22:19puisque les gros hyperscalaires
22:20ont maintenu leurs engagements
22:21de dépense
22:22indépendamment
22:23des problématiques de cash flow
22:24qui ont été sanctionnées
22:25par le marché
22:25pour certains.
22:27La consommation
22:27n'est pas si mauvaise,
22:29donc globalement,
22:30les moteurs sont à plein
22:31et puis surtout,
22:31n'oublions pas
22:32que là,
22:32on parle en croissance réelle.
22:34Si on rajoute effectivement
22:35l'inflation,
22:35on a une croissance nominale
22:36aux Etats-Unis
22:37de l'ordre de 6%,
22:38donc c'est quand même élevé,
22:40ce qui veut dire que,
22:41finalement,
22:41avoir des taux à 10 ans
22:44quand on a une croissance nominale
22:46à 6,
22:47ce n'est pas la même
22:48que quand on est à moins 0,1
22:49et qu'on a des taux à 5,
22:50si vous voyez ce que je veux dire.
22:51Oui, bien sûr.
22:52Laurent,
22:53vos commentaires
22:54sur cette intelligence artificielle,
22:56peut-être qu'on peut revenir
22:57aussi un peu
22:58sur les résultats
22:59qui ont été publiés
23:00des entreprises récemment.
23:02On a,
23:03je pense,
23:03à Alphabet,
23:04il y a eu des gros mouvements
23:05sur les titres,
23:08Alphabet,
23:09Intel aussi,
23:10par exemple,
23:11qui cédait presque 30%.
23:13Qu'est-ce qu'on peut
23:14dire de cette saison
23:15des résultats
23:16en matière de tech et d'IA ?
23:18Et est-ce que faire bien
23:20ne suffit plus ?
23:21Et sachant que
23:23les investisseurs
23:24sont très attentifs
23:25au retour sur investissement
23:27de toutes ces dépenses
23:29dont on parlait justement
23:29avec Gérald
23:31il y a un instant.
23:31Comme toujours,
23:32les marchés,
23:32les investisseurs
23:33sont impatients.
23:34Et donc,
23:35une fois qu'on a vu
23:36l'investissement,
23:37on aimerait avoir
23:37le retour sur investissement.
23:39Et ce n'est pas possible.
23:40Mais dans la vie,
23:41quand on investit
23:41dans un projet,
23:42il faut quelques trimestres,
23:43parfois quelques années
23:44pour que le retour s'opère.
23:46Je pense que
23:47le point de rencontre
23:49le plus important
23:49pour les marchés,
23:50c'est est-ce qu'en 2028,
23:52on aura des vrais retours
23:53sur investissement ?
23:54Parce que là,
23:55on est encore,
23:56je pense,
23:56dans la phase forte
23:58d'investissement.
23:59C'est ça.
23:5926-27,
24:01c'est le pic.
24:02Derrière,
24:02ça date d'essayer.
24:03Alors,
24:04le marché est inquiet.
24:05Inquiet,
24:06pourquoi ?
24:06Parce que les coûts
24:07de financement montent,
24:08parce que les taux sont montés.
24:09Ok.
24:09Mais ces sociétés,
24:10elles ont des visions
24:11de long terme,
24:11elles ont des business solides.
24:12Pas d'inquiétude,
24:14je préfère prêter
24:14à Alphabet
24:15que peut-être à un État
24:16sans en citer aucun.
24:19Et surtout,
24:20le marché a été choqué
24:21parce que depuis cette année,
24:23des acteurs
24:24qui sont des géants,
24:26qui vont peut-être
24:26être attaqués
24:27après-demain
24:28par les démocrates
24:28en antitrust
24:29pour préparer 29
24:30parce qu'entre les deux,
24:31ils ne gagneront rien
24:32sur 26, 27, 28.
24:33Mais ça peut être un sujet
24:34à un moment,
24:35ces mastodontes,
24:36comment on peut les découper,
24:36qu'est-ce qui se passe ?
24:37Vous en parlerez sûrement
24:39dans quelques trimestres,
24:40on a le temps.
24:41Ils sont passés
24:42en cash flow négatif,
24:43c'est-à-dire que
24:45opérationnellement,
24:45ça gagne beaucoup d'argent,
24:46mais comme il y a
24:47plus d'investissements,
24:48et donc quand on regarde
24:49ce que le marché attend
24:50cette année,
24:51c'est basé sur le consensus
24:52Bloomberg,
24:53considère que pour
24:54les hyperscalers,
24:55les cash flows
24:55après-investissement
24:57seront négatifs
24:57de 4 milliards.
24:58Une goutte d'eau,
24:59on passe à autre chose.
25:00L'année prochaine,
25:01on serait autour
25:01de 107 milliards
25:02de cash flows négatifs.
25:04Ce n'est pas grand-chose
25:05107 milliards de dettes
25:06à lever sur les marchés
25:07ou d'augmentation
25:09de capital,
25:09ça se passe très très bien.
25:11Ce qui compte,
25:11c'est où on va après
25:12et on retournerait
25:13presque à l'équilibre,
25:14on serait à moins 16 milliards
25:16à aujourd'hui.
25:17Et d'ici 24 mois,
25:18il va se passer
25:18tellement de choses
25:19que ce chiffre
25:20va évoluer
25:20et probablement plus
25:21à la hausse qu'à la baisse,
25:22on serait plus qu'à
25:2316 milliards de cash flows
25:24négatifs
25:25après investissement
25:26pour les hyperscalers.
25:27Donc on est,
25:28le marché je pense
25:29à cette année,
25:30pricé parce qu'on est
25:31toujours en amont
25:32de deux trimestres,
25:33parfois de trois.
25:34On a déjà pricé
25:35cette année
25:36le creux de la vague
25:37de 2027
25:38et je pense que
25:39l'année prochaine,
25:40on va regarder
25:40au-delà de la vallée
25:41ce qui se passe
25:42en 2028 et après
25:43et on va se dire
25:44ok, mais ces boîtes
25:45ont fini leur investissement
25:46massif,
25:47maintenant on est
25:47dans la productivité,
25:48dans le retour
25:49sur investissement
25:49et on rachète.
25:51Donc notre conseil
25:53c'est de dire
25:53que ça reste
25:54dans une allocation globale
25:55une colonne vertébale
25:56de l'investissement.
25:57On ne peut pas faire
25:58sans la tech
25:58et sans l'IA aujourd'hui.
25:59C'est complètement d'accord,
26:00je vais rebondir quand même
26:01là-dessus,
26:02même si peut-être
26:02qu'on perd du temps
26:04sur d'autres trucs
26:04mais c'est important
26:05je pense.
26:06Il ne nous reste que deux minutes.
26:07Très vite,
26:09toujours sur l'IA,
26:10n'oublions pas aussi
26:11que dans les résultats
26:12qui sont sortis,
26:14les hyperscalers
26:15ont montré justement
26:16qu'on commençait
26:16à monétiser l'IA
26:17parce que les résultats
26:18là où ça a été bon,
26:19ça a été le cloud.
26:21Là où Google a déçu,
26:22c'est sur son business
26:23historique de la pub
26:24et pourquoi ?
26:25Parce que justement
26:26avec ce petit moteur
26:27qu'on voit tous maintenant
26:28quand on va sur Google
26:28et qui nous envoie tout de suite
26:29le Google IA
26:30en termes de réponse,
26:32derrière c'est moins facile
26:33de monétiser
26:34des gens qui utilisent
26:36les liens
26:37pour aller vers eux,
26:37notamment Reddit
26:38qui le même jour
26:39a baissé beaucoup
26:40parce qu'effectivement
26:41ils n'ont plus
26:42ce lien automatique
26:43qui se fait.
26:43Donc la monétisation IA
26:45elle est là.
26:46Donc ça il ne faut pas l'oublier
26:47et puis de façon plus générale
26:49sur les résultats
26:50ils sont quand même
26:51très bons
26:52mais surtout
26:52ce qu'il faut voir
26:53c'est que c'est plutôt
26:53la marge
26:55quand ils battent
26:56les attentes
26:57c'est la marge
26:57qui est peut-être
26:58un peu moins élevée
26:59parce que là
27:00on s'est toujours
27:00vraiment focalisé
27:02sur Amazon,
27:02Meta, etc.
27:03qui ont fait les grands titres
27:04mais il y a plein
27:05d'autres boîtes
27:05hier,
27:06AMD,
27:07Arista,
27:08Supermicro
27:08c'était quand même
27:09super bon
27:09et d'ailleurs
27:11la bourse les a salués
27:12cette nuit
27:13donc voilà
27:13c'est important
27:14de l'avoir à l'esprit.
27:15Il nous reste une minute
27:16je voudrais terminer
27:18avec ces résultats
27:20peut-être juste un mot
27:20très rapide Gérald
27:21sur l'Europe
27:22la croissance des bénéfices
27:24n'est pas si mauvaise
27:25elle a 30%
27:26un peu moins de 30%
27:26Oui alors encore une fois
27:27si on enlève
27:28la partie énergétique
27:29alors c'est comme
27:30ceux qui disaient
27:30si on enlève Messi
27:31au Barça
27:31c'est plus le Barça
27:32donc j'aime pas trop faire ça
27:33mais malgré tout
27:34Oui c'est vrai
27:35Malgré tout
27:36l'énergie est quand même
27:37un gros driver
27:38mais effectivement
27:39je suis d'accord avec vous
27:39l'Europe en termes
27:41de croissance des résultats
27:42c'est pas si mal
27:43et c'est une très bonne nouvelle
27:44en revanche
27:44pour être très honnête
27:45on a du mal
27:46à être très acheteur
27:47de l'Europe en général
27:48parce qu'il y a
27:48d'autres sous-sujets
27:49qui sont toujours présents
27:50le risque France
27:51c'est un vrai risque
27:52nous quand on regarde
27:53et on a fait une revue
27:54de tous les fonds européens
27:55que l'on suit
27:55la semaine dernière
27:57le facteur France
27:58dans les allocations
27:59géographiques des gérants
28:00et bien il est discriminant
28:01en termes de perfs
28:02cette année
28:03et même avant
28:03puisque ça a commencé
28:04en 2024
28:05à la dissolution
28:06et ça c'est un élément
28:08important
28:08et malheureusement
28:09il y a ce frein un peu
28:09pas trop prendre de place
28:10parce que Laurent a sûrement
28:11des choses à dire
28:12On va devoir s'arrêter là
28:13malheureusement
28:15Désolé
28:15merci beaucoup à tous les deux
28:17Gérald Grand
28:18associé gérant
28:18chez Foundési
28:19c'est Laurent Dédier
28:20directeur général délégué
28:22de Hautingre
28:23Banque privée
28:24merci à tous les deux
28:25d'avoir été sur ce plateau
28:27demain on suivra
28:28les résultats
28:29de Le Grand
28:30on les détaillera
28:31dans cette émission
28:33on se retrouve demain midi
28:34à midi et demi
28:35en direct sur Bsmart