Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 12 minutes
Les démocrates reprennent le contrôle du Congrès, selon des résultats encore en cours de dépouillement, infligeant un revers majeur à Donald Trump. Un vote marqué par les inquiétudes sur le pouvoir d’achat, tandis que les marchés saluent la perspective d’un pouvoir partagé à Washington.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:05Générique
00:10Deux invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14Laurent Dédier, directeur général délégué de Haut-Tingres Banque Privée.
00:17Bonsoir Laurent.
00:18Bonsoir Pauline.
00:18Gérald Grande, vous êtes associé gérant chez Fondesis.
00:21Bonsoir Gérald.
00:22Bonsoir Pauline.
00:22Commençons Laurent avec ses midterms 2026, le débâcle de Donald Trump.
00:27Comme je disais en introduction, le verdict des yeux en est tombé lors des élections de mi-mandat.
00:32Sur le plan politique, les démocrates reprennent donc le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat.
00:38Quelle est votre première lecture Laurent de ce résultat ?
00:41C'est une grande surprise.
00:43C'est une telle défaite pour Donald Trump.
00:44Les marchés avaient vraiment anticipé.
00:46Et quand on regardait tous les scénarii sur Polymarket, on voyait qu'il allait y avoir une vague bleue.
00:52La vague, c'est devenu un tsunami.
00:54Et donc clairement, il a eu du mal à...
00:56Il a reconnu tout de suite sa défaite.
00:57C'est plutôt une très bonne nouvelle.
00:59Maintenant, on va peut-être attendre un tout petit peu que la poussière retombe.
01:03Les marchés sont excessivement nerveux.
01:06Quand on regarde les secteurs, on voit que ça bouge très fort.
01:09D'accord.
01:09La partie finance progresse, par exemple en Europe.
01:14Aux Etats-Unis, vous avez la clean tech, qui est un secteur très aimé par les démocrates.
01:18On se souvient tous de l'Inflation Reduction Act de Joe Biden.
01:21Donc il y a un engouement sur certaines thématiques.
01:24Et à l'opposé, le marché met à l'index ou dans une case un peu punitive des secteurs.
01:30Et une partie des secteurs qui souffrent, c'est l'écosystème de l'IA.
01:33Principalement, les sociétés qui travaillent autour de toute la partie industrielle.
01:38Donc on voit que l'ensemble des équipements anti-industriels, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis,
01:42baissent en Europe de 2-3-4%.
01:44Aux Etats-Unis, plutôt de 8 à 15%.
01:46Donc c'est des mouvements très forts qui s'expliquent, je pense, par un positionnement de marché
01:52qui a été un peu surpris par la violence.
01:54On se disait que M. Trump allait peut-être pouvoir protéger des choses.
01:58Aujourd'hui, globalement, la cartographie est très claire.
02:03Les démocrates vont proposer des lois.
02:05Il va utiliser son droit de veto.
02:07Oui, il a dit qu'il serait M. Véto.
02:09Exactement.
02:10On n'imaginait pas autre chose.
02:11Et ce qu'il va surtout proposer, c'est de trouver des compromis et des accords progressivement.
02:17Dans ces conditions, je pense qu'il faut probablement un peu trier le bon gras de l'ivraie.
02:22Le marché est trop nerveux.
02:24Et nous, par exemple, sur l'IA, aujourd'hui, notre message, ce serait plutôt de dire
02:28« Utilisons la faiblesse », qui n'est pas nouvelle.
02:31Elle a commencé cet été, remontée des taux, incertitude sur la rentabilité, incertitude sur le financement.
02:37Aujourd'hui, incertitude politique.
02:39Qu'est-ce qui va se passer au Texas, en Illinois, en Ohio ?
02:42Que vont dire ces nouveaux gouverneurs, ces nouveaux sénateurs ou sénatrices ?
02:46Certains ont déjà dit « Moratoire, on va tout arrêter, on va se poser ».
02:50Notre analyse, elle est plutôt de dire que ça risque de ralentir un petit peu le process des permis,
02:57de la construction, il va y avoir du décalage.
02:59Il y aura sûrement des coûts qui vont progresser,
03:01parce qu'il faudra sûrement démontrer plus d'efficience sur l'énergie, sur l'eau,
03:06avoir plus de valeur autour de la nature.
03:09Il y aura des critères ESG qui vont rentrer certainement dans les schémas d'analyse,
03:13mais on ne va pas oublier que cette guerre digitale de la superpuissance,
03:17les États-Unis la mènent contre la Chine, et donc ils ne peuvent pas non plus s'arrêter.
03:21Je pense qu'il faudra peut-être 24-48 heures au marché pour un peu digérer.
03:25Aujourd'hui, c'est un peu la surprise et c'est le trading qui opère,
03:29donc c'est des réactions très nerveuses.
03:30Oui, réactions très nerveuses.
03:31Vous le rappeliez, Laurent, sachant que la reprise des démocrates pour la Chambre des représentants
03:38était quand même largement pricé à près de 95%.
03:40C'est le Sénat qui était un peu plus incertain.
03:44Gérald, vos commentaires, et puis peut-être un mot de l'impact réel sur l'économie,
03:50sur la macroéconomie et sur la gouvernance de Donald Trump,
03:56comment il va faire, lui, à Paris ?
03:58Est-ce qu'il va utiliser tout le temps son droit de veto ?
04:00Comment tout ça pourrait s'articuler dans les prochains mois, dans les deux prochaines années ?
04:05C'est compliqué. Après, effectivement, Laurent a dit beaucoup de choses
04:08et avec lesquelles je suis assez d'accord.
04:12Monsieur Véto, probablement, il va l'être.
04:16Probablement, effectivement, qu'il va essayer d'utiliser le compromis, la négociation, etc.
04:20N'oublions pas malgré tout que les décisions qu'il a pu prendre en matière de politique étrangère
04:25ou de politique étrangère, j'entends, droit de douane, mais même la guerre en Iran.
04:31Il n'avait pas forcément besoin des chambres pour se lancer là-dedans.
04:35Et puis, il a utilisé souvent les fameux décrets.
04:38Est-ce qu'il va continuer de la même façon ?
04:40Il va y avoir aussi la possibilité d'avoir des enquêtes qui peuvent être menées,
04:43avec même, éventuellement, des procédures d'impeachment de la part des démocrates.
04:47Ça aussi, ça va animer, probablement, les deux prochaines années.
04:51Donc, il va y avoir forcément beaucoup d'allers-retours.
04:54Mais, moi, le constat que je fais, et surtout par rapport à tout ce que vous avez dit en introduction,
05:00en décrivant tout ce qui se passe aujourd'hui sur les marchés,
05:03moi, je perçois une chose et un point commun.
05:05C'est un peu, comme disent les Américains, un relief, un espèce de soulagement.
05:09Parce que, finalement, j'ai l'impression que tous les actifs qui montent
05:13ou ceux qui vont dans le sens opposé vont quand même un peu avec un sentiment de
05:20on a un peu plus de visibilité, malgré tout.
05:22Une visibilité, peut-être, sur le fait qu'il se passera moins de choses, aussi.
05:25Parce que moins d'incertitudes d'un Donald Trump qui, du jour au lendemain,
05:28sur True Social, va dire « je vais faire ci, je vais faire ça »,
05:31puis le contraire, le surlendemain.
05:33Donc, quelque part, les marchés, on le sait historiquement,
05:35adorent ces espèces d'équilibre, de cohabitation.
05:39parce qu'au moins, il n'y a pas de grosses erreurs de politique économique qui sont faites.
05:45Ce qu'on peut comprendre pour le moment, mais encore une fois, je rejoins Laurent,
05:48c'est un peu tôt pour avoir un avis très, très strict,
05:50mais il est fort probable qu'il y ait un apaisement aussi sur la dépense, paradoxalement,
05:56puisqu'on a plutôt tendance à dire des démocrates, ils veulent dépenser plus.
05:58Mais comme Donald Trump avait un autre mode de fonctionner à ce niveau-là,
06:04c'est ce qu'on voit, effectivement, aussi sur le dollar, peut-être,
06:07en se disant « finalement, il évite peut-être un peu moins de hausse de taux,
06:10un peu moins d'inflation, donc le dollar se détend un petit peu ».
06:13Bref, moi, je sens quand même un peu moins de nervosité sur les marchés grâce à cela.
06:18Puis après, sur l'intelligence artificielle, effectivement,
06:21alors, j'ai lu quelque chose d'assez paradoxal, c'est Goldman Sachs qui écrivait ça,
06:24qui disait « est-ce que finalement, dans l'attente que les démocrates arrivent vraiment au pouvoir,
06:30il ne va pas y avoir une accélération des dépenses pour profiter de la fenêtre de tir
06:35avant qu'il y ait un éventuel moratoire, des éventuels, effectivement, taxes,
06:40je n'en sais rien, mais en tout cas, quelque chose qui ralentisse les data centers,
06:45puisque, effectivement, c'est un des éléments mis en avant par ceux qui ont gagné certains états,
06:49est-ce qu'ils ne vont pas en profiter pour aller plus vite
06:50et finalement donner aussi un peu plus de valeur à ce qui est déjà fait ?
06:53Donc, il y a aussi un peu ça à mettre en balance.
06:55Mais c'est un peu tôt encore.
06:57Franchement, c'est difficile à avoir quelque chose de très, très strict.
07:01Oui, vous parliez de soulagement, justement, l'indice VIX de la volatilité,
07:04je regardais juste avant l'émission, c'est de 15% quand même.
07:07C'est vraiment la preuve, effectivement, de soulagement sur les marchés.
07:14On va revenir plus en détail sur cette thématique IA juste après.
07:17Avant, juste une dernière question, Laurent, sur ces mid-terms 2026.
07:21Est-ce que vous pensez qu'il y aura un impact sur la réserve fédérale,
07:25le fait que les démocrates aient repris la Chambre des représentants et le Sénat ?
07:30Alors, je vais compléter la réponse précédente et partager l'avis de Gérald.
07:34C'est déjà un clearing event aussi.
07:35Quand on regarde, à trois mois après les mid-terms,
07:38les marchés montent 89% du temps, c'est-à-dire 9 fois sur 10.
07:41Et six mois après, ils sont 100% toujours en hausse, de manière non négligeable.
07:46Donc, pour les marchés, c'est un ouf de soulagement.
07:48On passe à autre chose.
07:50Nouvelle administration, ça aurait pu être la même, légèrement différent.
07:53Mais c'est un signal positif et on rentre en plus dans la période où les marchés aiment bien progresser.
07:59Novembre, début d'année en général, c'est plutôt...
08:01Et la troisième année aussi que l'électorale.
08:03Voilà.
08:04Donc, sur la statistique, c'est plutôt bien.
08:06Et après les mid-terms, la statistique marche très bien.
08:08D'accord.
08:09Si on revient à la question précédente, qui m'échappe maintenant justement...
08:15Est-ce qu'il y aura un impact sur la réserve fédérale ?
08:18Non.
08:18Non, non, non.
08:18Clairement, l'administration Trump, elle a choisi, entre guillemets,
08:23et elle a une capacité de choisir des membres.
08:25Mais que les choses soient claires, que ce soit au niveau de la Fed, au niveau de la SEC, au
08:29niveau de la FDIC,
08:30donc l'ensemble de la chaîne de commandement ou de décision financière,
08:34parce qu'on peut parler aussi de dérégulation,
08:36qui a été un sujet porté par M. Trump pour les banques,
08:39et qui permet de créer du levier et donc de la performance parfois,
08:44c'est statut quo total.
08:45Donc rien ne va changer, rien ne va bouger.
08:48M. Warch a démontré qu'il était indépendant,
08:51alors qu'on l'imaginait peut-être pas être une marionnette,
08:54mais en tout cas un candidat pro-Trump,
08:56et donc un pro-président qui serait en faveur,
08:59ou aurait une écoute bienveillante de la parole du président de son administration.
09:04Il a démontré qu'il était...
09:06Oui, en montrant les deux en septembre, bien sûr.
09:09Donc ça, de ce côté-là, il faut avoir une grande sérénité, une très grande certitude.
09:13L'ensemble des institutions américaines ne vont pas bouger,
09:16et ce qui est mis en place va continuer.
09:19Donc une Fed indépendante et des objets de gouvernance,
09:23ce qu'on citait, la SEC, l'AVDIC et tous les autres,
09:26vont rester eux aussi dans le mood actuel.
09:28Pour accentuer ce point-là,
09:30Donald Trump espérait nommer encore un gouverneur à la Fed
09:34qui aurait été aussi, a priori, bien choisi, en tout cas pour lui,
09:38et bien là, clairement, il ne pourra pas le faire.
09:39Donc ça apporte de l'eau au moulin de Laurent par rapport à ça.
09:42Oui, parce que c'est le Sénat qui valide, c'est ça, Gérald.
09:44Donc du coup, effectivement, là, ça ne va pas être possible.
09:46Pas être possible du tout.
09:47Un de moins qu'il aurait pu effectivement mettre,
09:49mais encore une fois, comme l'a dit Laurent,
09:51Kevin Warch a déjà démontré qu'il ne voulait pas en tout cas suivre
09:55stricto sensu ce que lui disait son patron jusqu'à hier, peut-être.
10:00En tout cas au début du mandat, il y a quelques mois.
10:03Moi, si je reviens sur les secteurs dont vous parliez,
10:07Laurent, vous avez évoqué plusieurs secteurs qui bougent aujourd'hui.
10:10Est-ce qu'il faut adapter, Gérald, les portefeuilles tout de suite,
10:15dans ce contexte de mouvance actuelle ?
10:19Encore une fois, je vais être normand, je vais dire oui et non.
10:22Alors que je ne suis pas normand.
10:23Non, oui et non, parce qu'on voit quand même
10:25qu'il y a certains secteurs qui bougent vite.
10:26Au sein de la tech, d'ailleurs, tout ne baisse pas.
10:28Parce qu'on regarde les hyperscalers aujourd'hui.
10:32Enfin, c'est quand même beau.
10:33Amazon a repassé son plus haut d'avant la baisse de la semaine dernière.
10:36Ce n'est pas le cas de Google, de Alphabet et de Meta.
10:40Mais Amazon, c'est le cas.
10:42Apple conforte son trône de première capitalisation boursière
10:45puisqu'elle prend plus de 7% avant de démarrer cette émission.
10:48Donc, les grosses boîtes de tech qu'on avait,
10:51pas enterrées, j'ai délégéré,
10:52mais la semaine dernière, on avait dit, c'est fini.
10:54Et puis, on commençait à dire, regardez les résultats.
10:56Pour la première fois depuis fin 2022,
10:59les résultats trimestriels des 7 magnifiques
11:02vont être inférieurs aux 493 autres,
11:04ce qui sera probablement le cas malgré tout.
11:07Mais en tout cas, là, elle se distingue.
11:09Contrairement, effectivement, à tout, comme l'a dit Laurent,
11:11tout ce qui est lié au microcosme EIA,
11:14donc les data centers, les semis qui s'ouvrent encore aujourd'hui,
11:18ça, effectivement, c'est compliqué.
11:19Mais d'autres secteurs qui bougent, c'est le solaire.
11:22Typiquement, le solaire, aujourd'hui,
11:23ça monte entre 6 et 10%.
11:26Les indices solaires, si on regarde un ETF solaire,
11:29c'est plus 8 aujourd'hui.
11:31Donc, le solaire réagit bien
11:33parce qu'effectivement, on sait que les démocrates
11:36sont en général plus favorables aux énergies renouvelables.
11:38Bien sûr.
11:39Donc là, il y a un aspect tout de suite.
11:41Nous, on aimait bien l'idée des énergies fossiles
11:45depuis quelques mois
11:46parce qu'on sentait qu'il y avait quand même
11:47déjà ce conflit qui s'enlise
11:49et puis des perspectives de résultats qui restent très bonnes.
11:52D'ailleurs, même en Europe,
11:52si on enlève l'énergie,
11:54les résultats européens sont moins bons.
11:56Mais là, typiquement, je pense qu'on va conseiller
11:58d'alléger un peu ces positions énergie dites fossiles
12:02parce qu'effectivement, ça peut remettre un peu en question
12:06certains enjeux.
12:07Donc oui, il y a des impacts tout de suite,
12:09mais après, pas tout, tout de suite.
12:11Oui, il y en a qui peuvent être faits tout de suite.
12:13Il faut tempérer, effectivement.
12:16Laurent, un mot sur l'énergie, justement.
12:18Je disais en introduction que le pétrole
12:20chute encore de 3%.
12:21Aujourd'hui, on repasse sous les 100 dollars.
12:24Donald Trump, qui se montre un peu plus mesuré
12:26sur ce conflit, tempéré, aujourd'hui en tout cas.
12:29Est-ce que vous avez un commentaire
12:33sur ces nouveaux propos
12:35et sur ce Donald Trump
12:36qui attendait les élections de mi-mandat
12:38avant de prendre une décision sur le Moyen-Orient ?
12:43Je crois que c'est le vrai sujet
12:44dont on doit parler pour les marchés financiers.
12:46C'est où va le pétrole ?
12:48Est-ce qu'on est dans un statu quo ?
12:49Est-ce qu'on a une escalade qui redémarre,
12:52donc réescalade,
12:52ou est-ce qu'on désescalade ?
12:54Il a marché depuis une petite semaine
12:56en train de se dire que le statu quo
12:58voire la désescalade sont peut-être
12:59en termes de probabilités
13:01plus élevées qu'une réescalade.
13:03Je veux dire, on n'est pas dans le secret des dieux
13:05et donc on n'a pas l'opportunité
13:07de commenter ce qu'ils imaginent.
13:09En revanche, si on regarde de manière assez factuelle
13:11la claque du jour pour Donald Trump,
13:14c'est le pouvoir d'achat,
13:15c'est lié au prix du baril.
13:16Donc, il doit entendre un message
13:18pour préparer la campagne 2028
13:20parce que je pense qu'il a quand même l'objectif
13:22d'avoir un candidat
13:23qui pourrait être un de ses poulains.
13:24Qu'il le protégerait
13:26sur toutes les affaires de corruption
13:28qui pourront être ouvertes
13:29après, en 2028, en 2029.
13:32Donc, dans son intérêt un petit peu machiavélique
13:34et personnel,
13:37il faut qu'il protège quand même
13:38peut-être ses arrières
13:39même si c'est, je n'en doute pas,
13:41très bien fait.
13:42Après, du côté iranien,
13:44on est dans une situation
13:45où j'aime bien regarder beaucoup de statistiques.
13:47Donc aujourd'hui, les bateaux circulent,
13:49on est proche de la circulation
13:51avant conflit,
13:54il y a beaucoup de bruit,
13:55il y a beaucoup de désinformation.
13:57La réalité, c'est que pour l'instant,
13:58l'économie va bien,
14:00que le prix du baril reste élevé,
14:02que le pétrole circule.
14:03Le problème, il est au niveau du raffinage.
14:05Grand sujet de discussion.
14:06Le prix du raffiné, le diesel, etc.
14:08Voilà, et du prix du fret.
14:09Et des assurances, etc.
14:11C'est ça qui coûte cher.
14:12Ça, c'est les sujets.
14:13Et après, il faut se mettre dans le camp des Iraniens.
14:15Alors, il y a des bureaux de statistiques qui existent,
14:17on pourrait en citer plein.
14:19Ce matin, on reparlait encore en interne
14:20de celui de Kepler,
14:22mais pas la banque d'investissement,
14:24un bureau indépendant qui mesure
14:25le prix du pétrole
14:27et surtout de sa circulation.
14:28Jusqu'à il y a deux semaines,
14:30il y avait encore des barils iraniens
14:31en circulation dans l'économie mondiale
14:33et sur les mers.
14:34D'accord.
14:36Depuis, il n'y a plus de pétrole iranien
14:38qui circule.
14:38Ce qui veut dire que pour financer
14:40leur effort de guerre
14:41ou financer leur effort de défense,
14:43ils ont besoin de trouver
14:45une ressource financière nouvelle.
14:47Je ne vais pas dire que la théorie du complot
14:50va dire qu'il pourrait être financé
14:52par des amis alliés ennemis de les Etats-Unis.
14:54Ce n'est pas le débat
14:55et je pense qu'il ne faut pas rentrer dans ce sujet.
14:56Mais par la force des choses,
14:58ils vont devoir avoir une approche plus pragmatique.
15:00D'accord.
15:00Parce que pour financer cet effort de guerre,
15:03il faut à un moment aussi avoir
15:04un petit peu de devise
15:05qui rentre sur les comptes en banque.
15:07D'accord.
15:07Et là, on arrive un peu au bout du système.
15:09pour eux.
15:10Donc, ça veut dire que
15:12l'heure n'est pas à la réescalade,
15:14selon vous,
15:15tout de suite, maintenant,
15:16après ces élections ?
15:17Peut-être ponctuellement,
15:18parce qu'il ne faut jamais dire jamais
15:19ni avec M. Netanyahou
15:21ni avec M. Trump.
15:22Et ils ont,
15:23au-delà de la vision stratégique,
15:25économique, géopolitique,
15:26peut-être aussi des sujets
15:27pour certains d'entre eux
15:28plus personnels.
15:29Mais clairement,
15:31je pense que la réescalade,
15:32elle ne sera que temporaire.
15:34et elle offrirait une très belle opportunité
15:36pour les investisseurs
15:37de revenir dans un schéma
15:39où, globalement,
15:40la vision sur les marchés,
15:41elle est quand même très puissante.
15:43Vous avez parlé,
15:44on en a parlé rapidement avec Gérald,
15:46une dynamique de croissance bénéficiaire
15:48des entreprises qui reste très forte,
15:50des projections pour l'année prochaine
15:51qui restent très bonnes,
15:52entre 8 et 10 pour l'Europe,
15:54de croissance des bénéfices en 27,
15:55autour de 15 aux Etats-Unis.
15:57Donc, on a des ratios de valorisation
15:59qui sont raisonnables
16:00si cette croissance est au rendez-vous.
16:02Et donc,
16:02si le marché devenait fébrile
16:04parce que, tout d'un coup,
16:06les alliés israélo-américains
16:08venaient à remettre un petit peu
16:10de bazar dans la région
16:11et que le baril venait à faire
16:13un petit spike à 120 au-delà
16:14sur quelques jours,
16:15quelques semaines,
16:16ça créerait une belle opportunité
16:18parce que ce que j'ai apprécié,
16:20c'est quand même le pragmatisme
16:21et le data-driven attentisme de la Fed
16:24qui, globalement, a montré
16:26et qu'elle était là,
16:26elle a un peu haussé le ton
16:28et elle a aujourd'hui une position
16:30en disant
16:30je peux continuer à monter les taux.
16:32Mais je pense qu'ils vont quand même
16:33être très prudents
16:34parce qu'ils ne veulent pas non plus
16:35faire dérailler une économie
16:36qui va bien
16:36à un moment où
16:38on peut imaginer
16:39que ce conflit
16:40a un horizon de,
16:41voilà,
16:41si je dois donner une statistique,
16:43au maximum d'ici l'été prochain,
16:44il sera résolu.
16:45Ah bon ?
16:45Espérons.
16:46Espérons-le,
16:47bah on verra.
16:47Je me mouille.
16:48Ceci dit,
16:49bravo,
16:49parce qu'effectivement,
16:50il y en a qui sont mouillés
16:50en disant que ça allait durer 20 jours.
16:53Dont le président Trump lui-même,
16:54je me souviens bien.
16:56Mais ce qui est étonnant
16:57quand même dans ce conflit,
16:58c'est qu'on ne sait pas trop
16:59comment on va en terminer.
17:01Est-ce que ça va être finalement
17:01parce que les Iraniens
17:03vont céder
17:03à certaines demandes
17:04des Américains
17:05ou qu'au contraire,
17:06les Américains vont se dire
17:07bon bah ok,
17:08on arrête
17:08parce que maintenant
17:09le pouvoir d'achat,
17:10l'économie,
17:10en carat,
17:11tout ce qu'on veut.
17:13Mais au moment où on se parle,
17:14si ça s'arrête là maintenant,
17:16on pourrait quand même
17:17être tenté de se demander
17:18tout ça pour ça.
17:20En dehors d'avoir créé
17:21un choc d'offres
17:24sur les marchés mondiaux
17:25de l'énergie
17:26et du pétrole en particulier,
17:28à quoi ça a servi ?
17:30Les projets de nucléaire iranien
17:32à priori jusqu'à présent
17:33ne sont pas remis en question
17:34et ils n'ont aucune intention
17:35à ce stade
17:35de les remettre en question.
17:37On n'a pas résolu.
17:39Je trouve que c'est dommage
17:40parce que finalement,
17:41enfin c'est dommage,
17:42évidemment que c'est dommage,
17:42mais ce que je veux dire
17:43c'est que la croissance
17:44telle que l'a décrit Laurent,
17:46qu'est-ce qu'elle aurait pu être
17:47sans ces problèmes-là ?
17:48Alors on aurait peut-être eu
17:50une année record,
17:51peut-être que du coup
17:51les valorisations auraient été
17:52trop élevées.
17:53Ça a permis peut-être
17:54de tenir les valos
17:55parce que finalement,
17:56vous regardez les valorisations
17:57du S&P 500
17:57qui sont celles
17:58que tout le monde regarde
17:59à priori.
18:00Début d'année,
18:01on est plutôt à 22.
18:02Aujourd'hui,
18:03on est plutôt entre 18 et 19.
18:04parce qu'effectivement,
18:06c'est que ces résultats sont présents,
18:07la croissance est bien là
18:09et qu'entre-temps,
18:10les cours n'ont pas fait grand-chose.
18:13Oui, justement,
18:14on a pris connaissance
18:15la semaine dernière
18:16de la croissance américaine
18:17du troisième trimestre
18:18en première estimation,
18:20plus 3,4%.
18:21C'est une croissance
18:23ultra solide, Gérald.
18:26Est-ce que cette croissance
18:27est tirée,
18:28je reviens un peu
18:29sur l'intelligence artificielle,
18:30du coup,
18:31est-ce que c'est en partie
18:32tirée par l'intelligence artificielle,
18:34par la consommation ?
18:35Qu'est-ce qui...
18:36C'est évidemment tiré beaucoup
18:38par l'investissement
18:40et l'investissement aujourd'hui
18:41quand on le regarde
18:41de façon agrégaire,
18:43agrégat,
18:44en agrégat, pardon.
18:45C'est vrai que la grosse partie
18:46de ces investissements
18:47vient de la tech et de l'IA.
18:50Et même Kevin Walsh,
18:52en cet été,
18:54à Jackson Hole,
18:55ça m'échappait,
18:57à Jackson Hole,
18:57avait vraiment expliqué
18:58qu'effectivement,
18:59l'IA était
19:01un solide contributeur
19:03à l'investissement
19:04et à la productivité américaine.
19:05Donc oui,
19:06c'est un gros contributeur.
19:07Pour le moment,
19:08ça, a priori,
19:09c'est censé continuer
19:10puisque les gros hyperscalers
19:11ont maintenu
19:12leurs engagements
19:12de dépense
19:13indépendamment
19:14des problématiques
19:14de cash flow
19:15qui ont été sanctionnées
19:16par le marché
19:16pour certains.
19:18La consommation
19:18n'est pas si mauvaise.
19:20Donc globalement,
19:21les moteurs sont à plein.
19:22Et puis surtout,
19:22n'oublions pas que là,
19:23on parle en croissance réelle.
19:25Si on rajoute effectivement
19:26l'inflation,
19:26on a une croissance nominale
19:27aux États-Unis
19:28de l'ordre de 6%.
19:29Donc c'est quand même élevé.
19:31Ce qui veut dire
19:31que finalement,
19:32avoir des taux
19:33à 10 ans
19:34qui tournent autour de 5,
19:35quand on a une croissance
19:36nominale à 6,
19:38ce n'est pas la même
19:39que quand on est à
19:39moins 0,1
19:40et qu'on a des taux à 5.
19:41Si vous voyez ce que je veux dire.
19:42Oui, bien sûr.
19:43Laurent,
19:44vos commentaires
19:45sur cette intelligence artificielle,
19:47peut-être qu'on peut revenir
19:48aussi un peu
19:49sur les résultats
19:50qui ont été publiés
19:51des entreprises récemment.
19:53On a,
19:54je pense,
19:54à Alphabet,
19:55il y a eu des gros mouvements
19:56sur les titres.
19:58L'Alphabet,
20:00Intel aussi,
20:01par exemple,
20:02qui cédait presque 30%.
20:03Qu'est-ce qu'on peut dire
20:06de cette saison des résultats
20:07en matière de tech et d'IA ?
20:09Et est-ce que faire bien
20:11ne suffit plus ?
20:12Et sachant que
20:14les investisseurs
20:15sont très attentifs
20:16au retour sur investissement
20:18de toutes ces dépenses
20:20dont on parlait justement
20:20avec Gérald
20:22il y a un instant.
20:22Comme toujours,
20:23les marchés,
20:23les investisseurs
20:24sont impatients.
20:25Et donc,
20:26une fois qu'on a vu
20:27l'investissement,
20:28on aimerait avoir
20:28le retour sur investissement.
20:30Et c'est pas possible.
20:31Mais dans la vie,
20:31quand on investit
20:32dans un projet,
20:33il faut quelques trimestres,
20:34parfois quelques années
20:35pour que le retour s'opère.
20:37Je pense que
20:38le point de rencontre
20:40le plus important
20:40pour les marchés,
20:41c'est est-ce qu'en 2028,
20:43on aura des vrais retours
20:44sur investissement
20:45parce que là,
20:46on est encore,
20:47je pense,
20:47dans la phase forte
20:49d'investissement.
20:50C'est ça.
20:5126, 27,
20:52c'est le pic.
20:53Derrière,
20:53ça a décéléré.
20:54Alors,
20:55le marché est inquiet.
20:56Inquiet,
20:57pourquoi ?
20:57Parce que les coûts
20:58de financement montent,
20:59parce que les taux
20:59sont montés.
21:00Ok,
21:00mais ces sociétés,
21:01elles ont des visions
21:02de long terme,
21:02elles ont des business
21:03solides.
21:04Pas d'inquiétude,
21:05je préfère prêter
21:05à Alphabet
21:06que peut-être à un État
21:07sans en citer aucun.
21:10Et surtout,
21:11le marché a été choqué
21:12parce que depuis cette année,
21:14des acteurs
21:15qui sont des géants,
21:17qui vont peut-être
21:17être attaqués
21:18après-demain
21:19par les démocrates
21:19en antitrust
21:21pour préparer 29,
21:22parce qu'entre les deux,
21:22ils ne gagneront rien
21:23sur 26,
21:2327,
21:2428.
21:24Mais ça peut être un sujet
21:25à un moment,
21:26ces mastodontes,
21:26comment on peut les découper,
21:27qu'est-ce qui se passe ?
21:29Vous en parlerez sûrement
21:30dans quelques trimestres,
21:31on a le temps.
21:32sont passés en cash flow négatif,
21:34c'est-à-dire qu'opérationnellement,
21:36ça gagne beaucoup d'argent,
21:37mais comme il y a plus
21:38d'investissements,
21:39et donc quand on regarde
21:40ce que le marché attend
21:41cette année,
21:42c'est basé sur le consensus
21:43Bloomberg,
21:44considère que pour les hyperscalers,
21:46les cash flows
21:46après investissement
21:48seront négatifs
21:48de 4 milliards.
21:49Une goutte d'eau,
21:50on passe à autre chose.
21:51L'année prochaine,
21:52on serait autour de 107 milliards
21:53de cash flow négatif.
21:55Ce n'est pas grand-chose
21:56107 milliards de dettes
21:57à lever sur les marchés
21:58ou d'augmentation de capital.
22:00Ça se passe très très bien.
22:02Ce qui compte,
22:02c'est où on va après
22:03et on retournerait presque
22:05à l'équilibre.
22:05On serait à moins 16 milliards
22:07à aujourd'hui.
22:08Et d'ici 24 mois,
22:09il va se passer tellement de choses
22:10que ce chiffre va évoluer
22:11et probablement plus
22:12à la hausse qu'à la baisse.
22:13On ne serait plus qu'à 16 milliards
22:14de cash flow négatif
22:16après investissement
22:17pour les hyperscalers.
22:18Donc on est,
22:19le marché je pense,
22:20à cette année,
22:21pricé parce qu'on est toujours
22:22en amont,
22:23de deux trimestres,
22:24parfois de trois.
22:25On a déjà pricé cette année
22:27le creux de la vague de 2027.
22:29Et je pense que l'année prochaine,
22:30on va regarder au-delà de la vallée
22:32ce qui se passe en 2028 et après.
22:34Et on va se dire,
22:35ok, mais ces boîtes
22:36ont fini leur investissement massif.
22:38Maintenant,
22:38on est dans la productivité,
22:39dans le retour sur investissement
22:40et on rachète.
22:42Donc nous,
22:43notre conseil,
22:44c'est de dire que ça reste
22:45dans une allocation globale,
22:46une colonne vertébrale
22:47de l'investissement.
22:48On ne peut pas faire sans la tech
22:49et sans l'IA aujourd'hui.
22:50Complètement d'accord.
22:51Je veux remondir quand même là-dessus,
22:52même si peut-être
22:53qu'on perd du temps sur d'autres choses.
22:55Mais c'est important, je pense.
22:57Il ne nous reste que deux minutes.
22:58Très vite,
22:59toujours sur l'IA,
23:01n'oublions pas aussi
23:01que dans les résultats
23:03qui sont sortis,
23:05les hyperscalers
23:06ont montré justement
23:07qu'on commençait
23:07à monétiser l'IA.
23:09Parce que les résultats,
23:10là où ça a été bon,
23:10ça a été le cloud.
23:12Là où Google a déçu,
23:13c'est sur son business historique
23:14de la pub.
23:15Et pourquoi ?
23:16Parce que justement,
23:17avec ce petit moteur
23:18qu'on voit tous maintenant
23:19quand on va sur Google
23:19et qui nous envoie tout de suite
23:20le Google IA
23:21en termes de réponse,
23:23derrière,
23:24c'est moins facile
23:24de monétiser
23:25des gens qui utilisent
23:27les liens
23:28pour aller vers eux,
23:28notamment Reddit
23:29qui le même jour
23:30a baissé beaucoup
23:31parce qu'effectivement,
23:32ils n'ont plus ce lien
23:33automatique qui se fait.
23:34Donc,
23:35la monétisation IA,
23:36elle est là.
23:37Donc ça,
23:37il ne faut pas l'oublier.
23:38Et puis,
23:39de façon plus générale,
23:40sur les résultats,
23:41ils sont quand même
23:42très bons.
23:43Mais surtout,
23:43ce qu'il faut voir,
23:44c'est que c'est plutôt
23:44la marge
23:46quand ils battent
23:47les attentes,
23:48c'est la marge
23:48qui est peut-être
23:49un peu moins élevée.
23:51Parce que là,
23:51on s'est toujours
23:51vraiment focalisés
23:52sur Amazon,
23:53Meta,
23:54qui ont fait les grands titres.
23:55mais il y a plein
23:56d'autres boîtes.
23:56Hier,
23:57AMD,
23:58Arista,
23:59Supermicro,
23:59c'était quand même
24:00super bon.
24:01Et d'ailleurs,
24:02la bourse les a salués
24:03cette nuit.
24:04Donc voilà,
24:05c'est important
24:05d'avoir à l'esprit.
24:06Il nous reste une minute.
24:07Je voudrais terminer
24:09avec ces résultats.
24:11Peut-être juste un mot
24:11très rapide,
24:12Gérald,
24:12sur l'Europe.
24:13La croissance des bénéfices
24:15n'est pas si mauvaise.
24:16Non, complètement.
24:1730%,
24:17un peu moins 30%.
24:17Oui, alors encore une fois,
24:18si on enlève
24:19la partie énergétique,
24:20alors c'est comme
24:21ceux qui disaient
24:21si on enlève Messi
24:22au Barça,
24:23c'est plus le Barça.
24:23Donc je n'aime pas
24:24trop faire ça,
24:25mais malgré tout,
24:26l'énergie est quand même
24:28un gros driver.
24:29Mais effectivement,
24:30je suis d'accord avec vous,
24:31l'Europe en termes
24:32de croissance des résultats,
24:33ce n'est pas si mal
24:34et c'est une très bonne nouvelle.
24:35En revanche,
24:35pour être très honnête,
24:36on a du mal
24:37à être très acheteur
24:38de l'Europe en général
24:39parce qu'il y a
24:39d'autres sous-sujets
24:40qui sont toujours présents.
24:42Le risque France,
24:42c'est un vrai risque.
24:43Quand on regarde
24:44et on a fait une revue
24:45de tous les fonds européens
24:46que l'on suit
24:46la semaine dernière,
24:48le facteur France
24:49dans les allocations
24:50géographiques des gérants,
24:51il est discriminant
24:52en termes de perfs
24:53cette année
24:54et même avant
24:54puisque ça a commencé
24:55en 2024
24:56à la dissolution.
24:58Et ça,
24:58c'est un élément important
24:59et malheureusement,
25:00il y a ce frein un peu
25:00à trop prendre de place
25:01parce que Laurent a sûrement
25:02des choses à dire.
25:03On va devoir s'arrêter là
25:04malheureusement.
25:04Non, pardon Laurent,
25:05tout va bien.
25:06Désolé,
25:07merci beaucoup à tous les deux.
25:08Gérald Grand,
25:09associé gérant
25:09chez Foundési,
25:10c'est Laurent Dédier,
25:11directeur général délégué
25:13de Hauteingre
25:14Banque privée.
25:15Merci à tous les deux
25:16d'avoir été sur ce plateau.
25:18Demain,
25:19on suivra les résultats
25:20de Le Grand.
25:21On les détaillera
25:22dans cette émission.
25:24On se retrouve demain midi
25:25à midi et demi
25:26en direct sur Bismarck.
25:32Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations