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  • il y a 2 jours
Ce lundi 26 octobre, Étienne Bracq a reçu Nathalie Janson, économiste, professeure à la Neoma Business School et présidente de Génération Libre, Patrick Artus, économiste et conseiller économique de la société de gestion Ossiam, et Daniel Gerino, président de Carlton Sélection, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:02BFM Business et la Tribune présente
00:05Débat et controverse
00:08Les experts
00:09Les experts, c'est parti, on est ensemble pendant une heure avec trois invités
00:13Nathalie Jansson, professeure d'économie à Neoma Business School, président du Think Tank Génération
00:17Lee Patrick Artus, économiste et conseiller économique de la société de gestion OCIAM
00:21et Daniel Girino, président de Carleton Selection
00:24Au menu de cette émission, nous reviendrons bien sûr sur Moody's
00:27qui vendredi soir, contre toute attente, a décidé de ne pas dégrader la France
00:31Bon, je vous rassure, ce matin, on n'a pas une grosse détente du 10 ans français
00:34Les marchés ont bien compris qu'il ne fallait pas totalement compter sur les agences de notation
00:38L'IA, la crainte d'une bulle est de retour
00:40Nous parlerons de ce sujet, bien sûr, alors que la semaine est importante
00:43avec la publication des GAFAM, que ce soit Microsoft et Alphabet
00:46qui vont publier leurs résultats trimestriels
00:48ça sera mercredi soir ou encore Amazon jeudi soir après la clôture
00:52et puis Parcoursup, bien sûr, la mobilisation des lycéens
00:56Que peut faire le gouvernement face aux demandes des lycéens ?
01:00En tout cas, aujourd'hui, Sébastien Lecornu va rencontrer les lycéens
01:04Élément de réponse, bien sûr, que peut faire le gouvernement ?
01:06Nous nous poserons la question dans la prochaine heure
01:12Avec donc Nathalie Jansson, bonjour Nathalie, merci de nous accompagner ce matin
01:16Professeur à Neoma Business School, président du Think Tank Génération Lee
01:19Patrick Arthus, conseiller économique de la société de gestion OCIAM
01:22et Daniel Gerino, président de Cardstone Selection
01:25Merci messieurs également d'être avec nous
01:28Nathalie Jansson, comment expliquer que Moody's n'ait pas dégradé la France ?
01:34Pour rappel, quand vous regardez un petit peu les échelles de notation
01:37Par rapport à S&P et Fitch, Moody's est assez optimiste
01:40On est encore dans la catégorie des doubleurs
01:44Oui, alors cette histoire de rating, c'est assez marrant
01:48Parce qu'il n'y a jamais de bon rating
01:49En fait, le rating qui va arriver n'est jamais le bon
01:51Alors souvent, je m'étais trompée en disant qu'ils allaient ajuster à la baisse
01:55Et ils ne le faisaient pas
01:56Cette fois-ci, effectivement, ils n'ont bien pas ajusté à la baisse
01:59Et en fait, leur rôle est un peu intenable
02:02C'est-à-dire que s'ils avaient...
02:04Je pense que ça peut être une raison politique
02:06Le fait qu'il n'ait pas fait
02:07Parce que je vous rappelle qu'on les avait beaucoup accusés
02:09Notamment au moment de la crise grecque
02:11D'avoir accéléré la chute de la Grèce
02:14Là, en fait, on est dans une situation
02:16Finalement, les marchés ont déjà donné leur verdict
02:19C'est-à-dire que vous l'avez dit vous-même
02:21La France, le taux français, ça fait longtemps
02:23Enfin là, ça fait depuis début octobre
02:25Qu'il s'est renchéri fortement
02:28Qu'il ne correspond pas à, effectivement, la note de Moody's
02:32Effectivement, d'un double A3
02:34Il devrait être plutôt proche du Japon
02:37Plutôt que dans cette catégorie
02:39Ou voire moins
02:41Mais, en fait, ça ne change pas tellement le fait
02:43Que, finalement, les marchés ajustent cette prime
02:46Les investisseurs vont ajuster leur portefeuille
02:49On voit bien qu'effectivement
02:50Les investisseurs étrangers ont ajusté leur portefeuille
02:54Au fur et à mesure
02:55Et donc, ça ne change pas tellement, en fait, l'histoire aujourd'hui
02:58De ce qui se passe sur le marché pour la dette
03:01Donc, c'est assez
03:02En fait, c'est une situation un peu lunaire, finalement
03:04Parce qu'on s'aperçoit à quoi sert, finalement, le rating de Moody's
03:09Puisque le marché a déjà tranché
03:12Les investisseurs prennent leur décision d'investissement en portefeuille
03:16Donc, effectivement, est-ce que c'est si important que ça
03:19D'avoir changé la note ou pas de la France ?
03:22Visiblement, ça n'a pas l'air d'avoir beaucoup perturbé les marchés
03:25Donc, on peut juste dire que la décision de Moody's
03:28A relativement été neutre sur son effet
03:30Pourquoi est-ce qu'effectivement elle a maintenu
03:32Alors que, de fait, ça ne correspond pas
03:34Comme je vous ai dit
03:35À part, effectivement, avoir une explication un peu d'ordre politique
03:39En disant, voilà, comme on est à la veille d'un week-end turbulent
03:43Bon, de toute façon, c'est déjà dans le prix de marché
03:47Donc, ce n'est pas la peine d'aller enfoncer le clou plus que ça
03:51On est un peu dans de la politique fiction
03:53Quoique, mais si Moody's avait dégradé la note
03:55Est-ce qu'on aurait dit que c'est un non-event, Daniel Gerino ?
03:58Alors, le marché s'attendait à ce que Moody's dégrade la note
04:02Simplement, Moody's, Fitch et S&P
04:05Tous les trois disent
04:06On est dans une période très incertaine au niveau français
04:10La seule différence entre S&P, Fitch d'un côté et Moody's de l'autre
04:15C'est que Moody's suppose que nous allons revenir
04:19Sur un déficit budgétaire à 5%
04:21Moody's suppose que la trajectoire de la dette va s'assouplir
04:26Et Moody's suppose que les manifestations sociales vont se calmer
04:32C'est quand même trois grosses suppositions
04:34Mais dans les faits, je dirais que ça ne change effectivement rien
04:38Ce que disait Nathalie
04:40Si ce n'est qu'on s'interroge sur, finalement, cette viabilité des données de Moody's
04:47On voit dans les réseaux sociaux des gens dire
04:50Finalement, est-ce que Moody's est vraiment la bonne agence de notation ?
04:53Il y a une interrogation qui est en train de se lever
04:56Fitch, ça sera dans un mois
04:59S&P, pardon, ça sera dans un mois, fin novembre
05:01C'est fin novembre
05:02Alors, peut-être juste un point quand même
05:04C'est que Moody's, pour être tout à fait exhaustif
05:08Moody's dit néanmoins
05:11Ce n'est pas une certitude, c'est une supposition
05:13Donc on met un outlook négatif
05:15Ce qui veut dire qu'en gros, il laisse une chance au gouvernement de rattraper le coup
05:20Mais la prochaine balle sera tirée
05:23Si, effectivement, les choses ne se rétablissent pas
05:26Patrick Artus, comment vous regardez cette situation ?
05:30Sur la situation française
05:32Le 10 ans français qui est à 5%
05:35Quand vous regardez nos voisins européens
05:38L'Italie, la Grèce, ils se financent moins cher
05:40Sachant qu'ils ont une note qui est 5 à 6 crans en dessous
05:44C'est-à-dire qu'en fait, la note, ça ne donne pas votre prix de l'obligation
05:47Loin de là
05:48Le rating souverain, ça ne sert absolument à rien
05:52Il n'y a absolument aucun investisseur qui regarde le rating souverain
05:56L'information sur la situation macroéconomique
05:59Des déficits publics, etc. d'un pays
06:01C'est de l'information qui est commentée tous les jours
06:05Les commentaires des agences de rating sur les États
06:10Ne servent absolument à rien
06:11Et ne sont regardés à peu près par personne
06:13Et puis d'ailleurs, quand vous regardez statistiquement
06:16Les agences de rating ont toujours suivi le mouvement des taux d'intérêt
06:20Et ne l'ont pas précédé
06:21Donc leur caractère d'anticipation est nul
06:23Donc les agences de rating devraient faire l'économie de leurs équipes de rating souverains
06:28Et les fermer, ça ne sert absolument à rien
06:30Et sur la situation de la France
06:32Moi je suis assez inquiet
06:33Parce que d'abord, il n'y aura aucune décision de réduction du déficit
06:39Qui est prenable au Parlement, etc.
06:43Et le déficit de 2027 ne sera pas de 5%
06:48Ça sera nettement supérieur à 5%
06:52Et puis la situation est totalement affreuse
06:56Parce qu'il faudrait, au taux d'intérêt d'aujourd'hui
06:59Il faudrait réduire de 6 points de PIB
07:01Enfin améliorer de 6 points de PIB le déficit primaire
07:04C'est-à-dire hors intérêt sur la dette
07:06Pour stabiliser le taux d'endettement public
07:07Donc ça veut dire 180 milliards d'euros d'économie budgétaire à trouver
07:11Et donc même si le budget le cornu
07:14Le budget le cornu c'est à peu près 25 milliards d'euros
07:17De réduction du déficit primaire
07:19Donc il faut faire 7 fois le cornu
07:21C'est monstrueux
07:23Et donc ma conclusion
07:25C'est que la France n'améliorera pas
07:27Sa situation des finances publiques
07:29Et il y a deux solutions
07:31Soit les marchés s'en contentent
07:33Et donc les taux d'intérêt restent élevés
07:36Mais on ne va pas vers une crise
07:38Et à ce moment-là l'économie sera étouffée par les taux d'intérêt
07:41Mais il n'y aura pas de crise
07:42Soit la France devra demander des deux l'aides
07:45Pour se financer
07:47Appeler la BCE
07:48Appeler l'ESM
07:50Mais il n'y a pas
07:51Aujourd'hui dans le contexte politique
07:53Il n'y a pas de solution
07:56Et puis compte tenu de la taille de l'effort qu'il faudrait faire
07:59Il n'y a pas de solution
08:00Qui sera prise à l'intérieur de la France
08:02Surtout avec un calendrier politique
08:04Qui est plus que complexe
08:05Avec la présidentielle
08:07Mais également des législatives l'année prochaine
08:09Après on parlera bien sûr de la situation française
08:11Mais juste pour finir sur
08:12Cette histoire d'agence de notation
08:14Nathalie Jansson
08:15Est-ce qu'il faut voir là les traces de 2008 aussi
08:17Des agences qui n'ont pas envie
08:19De mettre le feu aux poudres
08:20Je pense qu'elles ont aussi été échaudées
08:24Comme de toute façon l'a rappelé effectivement
08:25Patrick Artus
08:26Elle ne commande pas une information
08:28Qui n'est pas publique
08:30Effectivement
08:31Si chacun fait ses analyses
08:33Il voit bien la situation de chaque pays
08:35Je tempérerais juste le fait
08:37Qu'elles ont quand même une importance
08:38Celle disparaissait
08:39La seule chose
08:41Elle serait remplacée par d'autres notations
08:43J'imagine
08:43Mais c'est qu'effectivement
08:44Avec les réglementations
08:45Qu'on a aujourd'hui
08:46En fait la notation
08:47Fait que des investisseurs
08:49Peuvent ou peuvent pas investir
08:50Dans certains titres
08:53Avant que nous
08:54Nous ne soyons plus
08:55Dans la catégorie
08:56Investment grade
08:57On a quand même
08:57Si
08:58Il y a encore je crois
08:59Si
09:00Si différentes catégories
09:01Donc on a encore de la marge
09:03Bon après ça peut se précipiter
09:05Mais voilà
09:05Aujourd'hui les agents de notation
09:07En tout cas
09:07Dans l'impact qu'elles ont
09:09C'est parce qu'effectivement
09:10On va pouvoir faire partie
09:12De la qualité
09:14De la très bonne qualité
09:15Et donc rentrer
09:16Dans toutes les réglementations
09:17Qui
09:18Pour les banques par exemple
09:20Ou pour tous les investisseurs
09:21En portefeuille
09:22Qui sont obligés
09:23De respecter
09:24Un certain niveau de qualité
09:25Des titres qu'ils proposent
09:27Au titre de l'investissement
09:28Donc voilà
09:29C'est juste pour tempérer
09:30Et voilà
09:31Les agences de notation
09:32En tout cas servent à ça
09:33Principalement aujourd'hui
09:34Défiance sur les agences de notation
09:35Défiance aussi sur
09:38Les dettes d'Etat
09:39Daniel Girino
09:40Enfin
09:40Vous êtes un financier
09:42Tous les jours sur ce plateau
09:43Oui oui
09:43J'entends à longueur d'émission
09:45Ah non mais nous
09:46On préfère prêter de l'argent
09:47A des entreprises
09:48Plutôt qu'à des Etats
09:48Ça c'est véridique
09:50Bah oui
09:50C'est carrément mieux géré
09:51Il faut reconnaître
09:52Patrick en parler
09:54La France
09:55On en parlera tout à l'heure
09:56Et dans une situation
09:57Elle est dans un véritable corner
09:59Néanmoins
09:59Quand vous regardez
10:00Le niveau des taux d'Etat
10:03Vous savez
10:03Nous avons Christophe Barraud
10:05Comme dans notre comité consultatif
10:07Il a sorti un petit papier
10:09Ce week-end
10:10Où il explique
10:12Que si vous prenez
10:13Des fonds d'Etat français
10:145 ans
10:155%
10:16Vous le couvrez du risque de change
10:18Vous arrivez à 6% en dollars
10:20Or le taux de 5 ans en dollars
10:22Est à 5%
10:23Normalement couvert du risque de change
10:24On doit revenir
10:25A peu de choses près
10:26Sur les taux du pays
10:27Eh bien ça correspond pile
10:29Au spread
10:31Au CDS
10:32De 100 points de base
10:33Sur les fonds d'Etat
10:34On sait
10:35Donc aujourd'hui
10:36Il y a une vraie défiance
10:37Quand même sur la dette
10:38Alors peut-être que des fonds
10:39De pension américains
10:40Vont dire
10:41Bah free lunch
10:42En couvrant
10:43Je peux avoir
10:44100 points de base
10:45De plus
10:45Mais il y a quand même
10:46Une défiance
10:47Mais aujourd'hui
10:48Nous n'avons pas de vendeurs
10:50De la dette française
10:50On a une absence d'acheteurs
10:53Et ça c'est important
10:55Et alors pour le coup
10:56Effectivement
10:57Quand vous êtes investisseur
10:58Sur des fonds d'Etat
10:59Vous ne regardez pas
10:59Les agences de rating
11:01Mais la réglementation
11:03C'est tout à fait exact
11:04Fait que
11:04Vous avez des assureurs
11:06Vous avez des fonds de pension
11:06Qui
11:08Lorsque ça se dégrade
11:09Ne rentrent plus dans les buckets
11:10Et vous êtes obligé de bouger
11:11Pour l'instant
11:12Ce n'est pas le cas
11:13Mais ça peut se dégrader
11:15Quand même assez vite
11:17On en parlera sans doute
11:18Tout à l'heure
11:18Parce que l'Etat de la France
11:20Est rentré dans une spirale lente
11:22De dégradation
11:23Ce n'est pas vraiment un choc
11:25Mais c'est une spirale lente
11:26Et c'est ce qu'il y a
11:26De plus dangereux
11:28Ce 5%
11:29C'est le prix
11:30Qui est mis par le marché
11:31Sur la signature française
11:33Néanmoins
11:33On n'est pas du tout
11:34Sur un risque de défaut
11:36Ou de faillite
11:37Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui
11:38On n'a pas des investisseurs
11:39En dehors des assureurs
11:40On aura peut-être l'occasion
11:41D'en parler dans un instant
11:43Qui se disent
11:43C'est une bonne alternative
11:45Pour un portefeuille diversifié
11:47J'ai du 5%
11:48Si je suis sur une logique de portage
11:50Pendant 10 ans
11:51Le risque de défaut
11:52Il est très faible
11:53Comme vous l'avez dit
11:53Si on veut
11:54On peut se couvrir en face de ça
11:55Et comme vous le dites justement
11:56Il n'y a pas d'acheteurs
11:57Qu'est-ce qui fait qu'il n'y a pas d'acheteurs
11:58Aujourd'hui sur ce prix ?
11:59Parce que les acheteurs
12:00Sont opportunistes
12:01Ils se disent que peut-être
12:02Que demain
12:02Ils l'auront à 5,5
12:03Ils vont à 6
12:04Donc ils sont plutôt
12:05Dans l'attente
12:06De voir ce qui va se passer
12:07Après il y a quand même
12:08Une grosse hypothèque
12:12Au niveau social
12:13On n'est pas du tout sûr
12:14Que les choses ne dérapent pas
12:15Vous voyez le 5 novembre
12:16On va avoir des grèves
12:17Qui vont bloquer le pays
12:18C'est un pays
12:19Qui est dans une croissance
12:22Tétraplégique
12:22Qui n'a plus de croissance
12:24Vous avez des mouvements sociaux
12:26Qui sont quand même importants
12:27Il ne faut pas les négliger
12:28Parce que c'est vraiment
12:29On en parlera peut-être tout à l'heure
12:30Mais je trouve que
12:31Il est intéressant de comparer
12:33La crise des gilets jaunes 2018
12:36Avec la situation de la France
12:37De l'époque et aujourd'hui
12:38On voit que les choses
12:39Sont beaucoup beaucoup plus dégradées
12:40Qu'en 2018
12:41Et pourtant
12:43Alors nous nous avons
12:45Quelques investisseurs
12:46Qui disent
12:46Finalement
12:47Je vais acheter un peu du papier
12:49Plutôt que d'acheter
12:49De la bancaire subordonnée
12:51J'achète des fonds d'État
12:52Sur des durations
12:53Quand même relativement courtes
12:55À moins de 5 ans
12:55Parce qu'il y a une opportunité
12:57Et le raisonnement
12:59C'est de dire
12:59L'État ne fera pas défaut
13:01Il est certain
13:02Qu'on a quand même
13:03La BCE derrière
13:03On ne peut pas se permettre
13:05D'avoir 20% du PIB européen
13:06Qui disparaissent
13:08Patrick Arthus
13:095%
13:09C'est également le taux
13:10Du 10 ans américain
13:12Pour la première fois
13:13Depuis 2023
13:14Sur le marché secondaire
13:15La semaine dernière
13:16Les Etats-Unis
13:17Se sont financés
13:17Moins cher que la France
13:18Bien sûr
13:19On est sur des devises
13:20Qui sont différentes
13:21Ça montre bien
13:22Que cette remontée
13:23Des taux longs
13:23Elle est généralisée
13:25Ou presque
13:26Alors il s'est passé
13:27Quelque chose
13:28Entre 2022-2023
13:31On était dans le monde
13:32Qu'on appelle
13:32De savings glut
13:33C'est-à-dire
13:34Où il y avait
13:35Trop d'épargne
13:36Alors bien sûr
13:37C'est exanté
13:37Parce que
13:38Ex post
13:38L'épargne
13:39C'est la même chose
13:40Que l'investissement
13:40Mais exanté
13:42Avant que l'équilibre
13:44Économique passe par là
13:45Il y avait trop d'épargne
13:47Par rapport aux besoins
13:48D'investissement de la planète
13:49Et donc on avait
13:49Un monde de taux d'intérêt
13:50À long terme
13:51Extrêmement bas
13:51Ce qui compte d'abord
13:53C'est les taux d'intérêt réels
13:54On avait un monde
13:54De taux d'intérêt réels
13:55Qui était entre
13:56Moins 1 et moins 2
13:57Négatif
13:58Et puis on est passé
13:59Maintenant
14:00A une situation
14:01D'excès de demande d'épargne
14:03Puisque c'est dû
14:05A l'explosion
14:06Des besoins d'investissement
14:07Liés à l'IA
14:08Si vous regardez Gartner
14:09Gartner a calculé
14:11Que cette année
14:12Il y avait
14:132700 milliards de dollars
14:14D'investissement
14:15Liés à l'IA
14:16Dans le monde
14:16Dont à peu près
14:17Plus de 1200
14:18Aux Etats-Unis
14:20Et donc
14:20On est passé dans un monde
14:22Où il y a trop
14:23De besoins d'épargne
14:24Par rapport à l'épargne disponible
14:25Et donc
14:25Les taux d'intérêt réels
14:27Augmentent
14:27Et donc ça
14:28C'est un phénomène
14:29Planétaire
14:29Alors si vous êtes
14:30Les Etats-Unis
14:31C'est pas du tout inquiétant
14:32Parce que l'IA
14:33Vous en bénéficiez
14:35Avec vos investissements
14:36Dans l'IA
14:36Et donc
14:37Si vous regardez
14:38La croissance nominale
14:39En valeur aux Etats-Unis
14:40Elle est à 7
14:41Et donc les taux sont à 5
14:42Donc vous êtes du bon côté
14:43De l'inégalité
14:44Donc ça va très bien
14:45Si vous regardez la France
14:46Les taux sont à 5
14:47La croissance nominale
14:48Est à 2
14:48Donc vous êtes
14:49Très très très profondément
14:51Du mauvais côté
14:52D'inégalité
14:53Et donc
14:54Il y a une asymétrie profonde
14:56Entre l'Europe et les Etats-Unis
14:57Et les Etats-Unis
14:58Les taux à 5
14:59Ça n'est aucun problème
15:01Pour la croissance économique
15:02Parce qu'à nouveau
15:03C'est la croissance
15:04C'est les investissements
15:05De l'IA
15:05Et ces investissements
15:06Ont une rentabilité
15:08Anticipée
15:08Extrêmement forte
15:09Donc
15:09Vous continuez
15:12Les boîtes
15:13Qui développent
15:14Des modèles d'IA
15:15Ou les boîtes
15:15Qui développent
15:16Des semi-conducteurs
15:17Aux Etats-Unis
15:17Sont très indifférentes
15:19A leur taux d'emprunt
15:22Si c'est 3, 4, 5, 6
15:23Elles n'en ont absolument
15:25Rien à faire
15:26En Europe
15:26C'est très différent
15:27Et donc
15:28L'Europe importe
15:29La hausse des taux d'intérêt
15:31Mondial
15:32Qui est due
15:32A l'investissement
15:33Dans l'IA
15:34Des boîtes américaines
15:35Et aussi
15:36Des boîtes
15:38Coréennes
15:39Japonaises
15:40Et donc
15:40Ça crée une asymétrie
15:42Alors en France
15:43Comme on l'a dit
15:44Il faut rajouter
15:46De plus
15:46100 points de base
15:47De CDS
15:48C'est même un peu plus
15:49De 100 points de base
15:49Ce matin
15:50Et donc
15:51Il y a
15:52Un facteur spécifique
15:53De risque
15:54De défaut
15:55De la France
15:55Mais le phénomène mondial
15:57C'est
15:58Les besoins
15:59De financement
15:59De l'IA
15:59Qui ont fait pousser
16:01Les taux d'intérêt
16:02Réels vers le haut
16:03Et ça
16:03Donc la réponse
16:04C'est la croissance
16:05Mais le problème
16:07C'est que cette croissance
16:08N'est pas bien répartie
16:09Les Etats-Unis
16:10Alors les anticipations
16:11C'est que le troisième trimestre
16:12Il y aura 3-6 de croissance
16:14On verra
16:14La fin de cette semaine
16:16Mais
16:16Les Etats-Unis
16:18Ont de la croissance
16:18Parce que
16:20Les investissements
16:20Dans l'IA
16:21C'est la moitié
16:21De la croissance américaine
16:23Et donc
16:23Vous avez plein de croissances
16:24Donc les taux montent
16:25Donc il n'y a rien d'anormal
16:26La croissance européenne
16:27Il n'y a pas de croissance
16:28Et les taux montent
16:29Donc vous avez
16:29Un énorme problème européen
16:32Et
16:33Qui est lié
16:34Au fait que
16:35Les marchés financiers mondiaux
16:36Sont interconnectés
16:37Et que les investisseurs
16:39Européens
16:39Sont attirés
16:40Par les investissements
16:41Dans l'IA
16:41En Asie
16:42Aux Etats-Unis
16:43Donc
16:44Il faut voir
16:45La très très grande différence
16:47Entre les taux d'intérêt
16:49Aux Etats-Unis
16:50Et en Europe
16:50J'ai l'habitude de dire
16:51Que auparavant
16:52L'argent courait
16:54Après le rendement
16:54Maintenant
16:55C'est le rendement
16:56Qui court après l'argent
16:57Et ça se voit tous les jours
16:59Que peut faire la BCE
17:00Que peut faire la BCE
17:00Dans ce cas de figure
17:01Nathalie Jansson
17:02Ça tombe bien
17:02On est semaine de banque centrale
17:04Faites BCE
17:04Banque du Japon
17:06La BCE
17:07Ça fait des semaines
17:09Qu'il y a des questions
17:10Est-ce qu'elle peut intervenir
17:11Ou pas
17:11Sur la situation française
17:13Sur cet écart de taux
17:14Alors ça se détend un petit peu
17:15Ce matin
17:16On est à 160 points
17:18Christine Lagarde
17:18Elle sera forcément interrogée
17:20Là-dessus
17:20Jeudi après-midi
17:21Oui oui forcément
17:22Et pour reboucler
17:23Sur ce qui vient d'être dit
17:23En fait là
17:24On ne fait que subir
17:25Enfin subir
17:26On fait partie aujourd'hui
17:27D'un marché de capitaux mondiaux
17:29Ça fait
17:30Voilà
17:30Parce qu'aujourd'hui
17:31Il y a très peu
17:32Il n'y a pas de
17:32Il y a très peu d'obstacles
17:33Sur ce marché des capitaux
17:35Effectivement
17:35On ne fait que
17:36C'est le résultat
17:37De ces offres et demandes
17:38Et on est aussi
17:40Malheureusement
17:40Le résultat vient aussi
17:41De l'insuffisance
17:43Du développement
17:44Du capital
17:44Du marché des capitaux
17:45Européen
17:46C'est-à-dire qu'effectivement
17:47Si notre marché des capitaux
17:48Européen
17:48Était
17:49Plus
17:50Plus performant
17:51Par rapport à ceux américains
17:52On aurait peut-être
17:53Pu avoir aussi
17:54Nous
17:54Des
17:55Des investissements
17:58De la même manière
17:59Sauf que nous
17:59Il n'est pas
18:00Il n'est pas suffisamment
18:01Enfin il est trop fragmenté
18:03Et par conséquent
18:04On n'a pas la même
18:05Capacité d'attractivité
18:07Donc
18:07Et ça
18:08C'est un problème
18:09Mais c'est un problème
18:10Qui est dû à notre
18:11Enfin
18:11A la complexité
18:12En fait
18:12De l'Europe
18:13Quant à la BCE
18:14Effectivement
18:15Ça fait pas mal de semaines
18:16Qu'on questionne
18:17Sur cette question
18:18Est-ce qu'effectivement
18:19Le fait qu'il y ait
18:19Des spreads
18:20Comme ça
18:20Qui est fortement
18:23Augmenté
18:23En défaveur de la France
18:25Mais également
18:25Quand même
18:26Au sein de la zone euro
18:27Est-ce que c'est
18:29Une justification
18:30Pour son intervention
18:31Alors
18:31On pense tout de suite
18:33Effectivement
18:33Au programme
18:34Antifragmentation
18:35Puisque le programme
18:36Antifragmentation
18:37Qui a été mis en place
18:37Après le Covid
18:39C'est justement
18:40De faire en sorte
18:41De faire en sorte
18:41Que les taux
18:42Ne s'éloignent pas trop
18:44Les uns des autres
18:44Pour des raisons
18:45Qui ne sont pas propres
18:46Au pays
18:47Donc déjà
18:47Nous
18:47On ne se qualifie pas
18:49Pour une intervention
18:50En notre faveur
18:51De ce point de vue-là
18:52Puisque nous
18:53On s'écarte
18:54Parce que justement
18:55On a une situation
18:56Qui diverge des autres
18:57En revanche
18:58Elle pourrait effectivement
18:59Vouloir intervenir
19:01Sur ceux
19:01Qui ont
19:02Par répercussion
19:04Ont des taux
19:05Un peu plus élevés
19:06Qu'ils n'auraient dû l'être
19:07Donc à nos pays
19:08Juste à côté
19:09Voisins
19:10Et pourraient se dire
19:11Eux en fait
19:12Ils ont vu
19:14Leur spread augmenter
19:15Alors qu'en fait
19:16Il ne s'est rien passé
19:17C'est juste passé
19:18Que la France
19:18En fait
19:19A contribué
19:20A rendre cette zone euro
19:22A avoir des tensions
19:23Plus fortes
19:24Et une petite contagion
19:25Sur l'Italie notamment
19:26Voilà exactement
19:27Et l'Espagne aussi
19:28Oui et l'Espagne
19:28C'est vraiment nos voisins
19:30L'Espagne, le Portugais
19:31La Grèce
19:31C'est tout
19:32Toute l'Europe du Sud
19:33En fait
19:33Est contaminé
19:34Donc là
19:34Effectivement
19:35On peut se questionner
19:36Sur une intervention
19:36Puisque si on lit
19:38L'explication de texte
19:40Du programme anti-fragmentation
19:41Bah c'est effectivement
19:42Ça suit la définition
19:44Mais pas la France
19:44Comme l'avait répété
19:45C'est pour ça qu'Emmanuel Moulin
19:46D'ailleurs je pense
19:47A été intervenu très tôt
19:48En disant
19:49Attention attention
19:50Pas d'euphorie
19:52Le programme anti-fragmentation
19:54Pour ce qui est aujourd'hui
19:55Malheureusement
19:56De la situation française
19:57Elle n'est pas qualifiée
19:59Puisque au contraire
20:00Ce sera un détournement
20:01De sa fonction
20:01Voilà
20:02Emmanuel Moulin
20:02De la Banque de France
20:03Qui sera d'ailleurs sur ce plateau
20:04Vendredi matin
20:05Dans la matinale
20:06Le lendemain de BCE
20:07Pour revenir sur la décision
20:09Ou non
20:10Sur les taux
20:11Patrick Artus
20:13La BCE
20:13Vous vous dites
20:15Quant à Tivising
20:16On voit que la BCE
20:18Elle a très largement
20:18Réduit son bilan
20:19Depuis les années folles
20:21Elle continue
20:22Elle continue
20:22Elle continue à réduire son bilan
20:23Je crois de 30 milliards d'euros par mois
20:25Est-ce qu'il ne faudrait pas faire une pause aujourd'hui
20:27Un peu à court terme ?
20:28Je ne comprends pas la BCE
20:30Honnêtement
20:31Elle a monté les taux d'intérêt
20:33Alors qu'il n'y avait aucune inflation sous-jacente
20:35Que l'inflation était uniquement
20:36Les prix de l'énergie
20:38Et elle continue le quantitatif
20:39Tightening
20:40C'est-à-dire qu'elle continue à réduire son bilan
20:41Alors qu'on a des taux d'intérêt
20:43À long terme
20:44A normalement élevé
20:45Par rapport à la situation
20:46De l'économie européenne
20:47Comme on l'a dit à l'instant
20:48Ces taux d'intérêt à long terme
20:49Sont hérités de la situation mondiale
20:51Des marchés de capitaux
20:52Et en particulier de la situation américaine
20:54Donc normalement
20:55La BCE
20:55Si elle était raisonnable
20:58Devrait redémarrer
20:59Le quantitatif easing
21:00C'est-à-dire acheter des obligations
21:01Pour limiter la hausse des taux européennes
21:03Et ne pas augmenter
21:04Les taux d'intérêt à court terme
21:06Puisqu'il n'y a pas d'inflation sous-jacente
21:08Donc elle fait l'inverse
21:09Et donc ça me pose des questions
21:11Sur les compétences de la BCE
21:14Et puis pour continuer
21:17Ce que dit Nathalie très brièvement
21:19C'est la chance de la France
21:22Qu'il y a de la contagion
21:23Des hausses des taux français
21:25Aux autres pays
21:26Parce que s'il n'y avait pas de contagion
21:27La BCE n'aurait aucune raison
21:30D'intervenir sur la dette française
21:31Mais là
21:32On peut vraiment dire
21:34Que les taux d'intérêt espagnols
21:36Portugais, italiens, etc.
21:38Sont anormalement élevés
21:39Par rapport à la situation budgétaire
21:41De ces pays
21:41Et donc ça donne un argument
21:43A la BCE pour intervenir
21:45Et donc elle ne peut pas intervenir
21:46En laissant de côté la France
21:47Donc la France peut être sauvée
21:49Par la dégradation des dettes des autres
21:51En gros
21:51Pas de hausse de taux attendue cette semaine
21:54Daniel Girineau
21:55Par contre au mois de décembre
21:56Le marché anticipe très clairement
21:58Une nouvelle hausse de taux
21:59Il anticipe déjà trois hausses de taux
22:02Donc clairement
22:03C'est effectivement tiré sur l'ambulance
22:06On n'a pas d'inflation sous-jacente
22:08On a une situation économique
22:10Qui est quand même très dégradée
22:11On est en train d'attiser
22:13Le ralentissement économique
22:15Et ce n'est pas en montant
22:15Les taux d'intérêt
22:16Qu'on va faire baisser
22:17Le prix du pétrole
22:19Et je pense que
22:20La Banque centrale européenne
22:22Moi je ne suis pas convaincu
22:23Qu'elle intervienne
22:24Mais j'ai plutôt l'impression
22:25Qu'elle va travailler davantage
22:27Sur l'aspect indirect
22:28C'est-à-dire sur le quantitatif tightening
22:30En le réduisant
22:31Voir même en l'arrêtant
22:33Ce serait une façon assez soft de le faire
22:35Et la meilleure façon
22:37La plus simple
22:37Ce serait d'arrêter de monter les taux
22:39Déjà c'est le premier élément
22:41Le TIP
22:42Je n'y crois pas du tout
22:43L'OMT
22:44Ça n'a jamais été mis en place
22:45Il y a des systèmes
22:47Qui ne fonctionneront pas
22:49Maintenant
22:50Alors ce serait l'idéal
22:51Qu'elle intervienne
22:52Dans le cadre de la défragmentation
22:54Le seul petit problème qu'on a
22:55C'est qu'il va falloir avoir
22:56Vraiment des billes
22:57C'est le bazooka
22:58Qu'il va falloir mettre
22:58Parce que l'Italie
22:59Espagne
23:00Peut-être Portugal un peu aussi
23:01Et France
23:02Ça fait des montants
23:03L'effet de signal
23:04Ce sera très puissant
23:06Draghi n'a pas dépensé un euro
23:08Quand il a dit
23:09Whatever it takes
23:09Mario Draghi
23:10C'était quand même quelqu'un
23:11Qui avait une vision
23:12De l'Europe
23:13Qui était quand même
23:14Un peu différente
23:14De ce que nous avons
23:15Il suffit qu'il parle
23:16Finalement
23:17C'est whatever it takes
23:18Et puis l'affaire était réglée
23:19Mais parce qu'il avait
23:20La crédibilité quand même
23:21On a mis quand même en place
23:22Les programmes
23:24Il s'était suivi d'action
23:26Même si c'est bien d'accord
23:28Il y avait
23:28En fait
23:29C'est le problème
23:30Qu'on a en Europe
23:30On n'a pas de stratégie
23:31On raisonne au coup par coup
23:33On met des pansements
23:34Partout où on peut mettre
23:35Des pansements
23:35Des emplates sur des jambes de bois
23:37Là
23:37Moi je pense que
23:38La banque centrale européenne
23:41Ça va être très très difficile
23:42Pour elle de le faire
23:43Même si
23:44J'estime que ça serait
23:44Vraiment nécessaire
23:46Mais on se demande
23:47Ce qu'ils attendent
23:47Pour donner quand même
23:48Des signaux
23:49Parce que les choses se dégradent
23:51De jour en jour
23:52On a un coût de refinancement
23:54Qui est énorme
23:55Ça veut dire que
23:55Tout
23:57La moitié
23:58Enfin pas la moitié
23:59Mais
23:59Disons la moitié
24:01De ce que
24:02Le haut commissariat
24:04Aux finances
24:05Estime être
24:06L'aide
24:07A l'État
24:08Ou les réductions
24:10Budgétaires
24:11Pour favoriser
24:11Ce fameux 54 milliards
24:13Qu'ils estiment
24:13Qu'à 28 milliards
24:14La moitié sera mangée
24:16Par la hausse
24:16Des taux d'intérêt
24:17Par le coût du refinancement
24:18Et qu'est-ce qu'on a pu dire
24:20Par le passé
24:21Que ça n'avait aucune espèce
24:22D'importance
24:23D'avoir davantage
24:24Davantage de dettes
24:25Oui sauf que
24:26Les dettes
24:27Vous êtes obligés
24:27De payer les intérêts
24:29Alors
24:30J'ai eu fait
24:31Plusieurs plateaux de télé
24:32Où les gens disaient
24:33Peu importe
24:34Peu importe
24:34De toute façon
24:34La dette
24:35On ne la remboursera pas
24:36Ce n'est pas grave
24:36Il faut y aller
24:36Oui sauf que
24:37Maintenant on a les intérêts
24:39On la renouvelle
24:40Parce que
24:40Le système de l'infiné
24:41C'est une chaîne de Ponzi
24:43Moi j'ai eu géré
24:44A une époque
24:45Où l'État
24:45Émettez des séries égales annuelles
24:47Et des annuités constantes
24:48Où vous remboursiez
24:50Comme un particulier
24:51Une partie du capital
24:52Donc vous ne pouviez pas
24:53Faire n'importe quoi
24:54Et en 86
24:55Quand Berré-Gauvois est arrivé
24:56Il a mis en place
24:57Les infinés
24:59Parce qu'il avait besoin d'argent
25:00Et que l'infiné
25:01C'était la norme européenne
25:03Américaine plutôt
25:04Et qu'il fallait
25:05Attirer les capitaux
25:06Pour payer les déficits
25:07Qu'il y avait
25:07Et en fait
25:09C'est un véritable
25:11C'est la boîte de Pandore
25:13C'est-à-dire vous ouvrez
25:14Les facilités de financement
25:16Et c'est Jacques Delarosière
25:18Qui a écrit un livre formidable
25:20Il a écrit
25:21Les dix préjugés
25:22Qui vont nous emmener
25:23Dans le désastre économique
25:24Et financier
25:25Il parle justement
25:26De cet argent facile
25:27Il suffit de le relire
25:28C'est un tout petit livre
25:29Vous pouvez le donner
25:29A votre concierge
25:30Elle comprend tout
25:30C'est très très bien écrit
25:32Et dans lequel
25:33Il explique que finalement
25:35À un moment donné
25:36Les États n'ont pas su
25:37Utiliser l'argent
25:38Comme ils le faisaient
25:39Au lieu de l'utiliser
25:41Pour développer
25:41Un système d'exploitation
25:42Si Windows nous dit
25:44Demain nous on arrête
25:45Je ne sais pas ce qu'on va faire
25:45On n'a pas de système
25:47D'exploitation
25:47L'intelligence artificielle
25:48On n'est pas présent
25:49On en parlera tout à l'heure
25:50Mais ça veut dire
25:51Que globalement
25:52Les États ont été dispendieux
25:54Mais pas pour de bonnes raisons
25:56Et aujourd'hui
25:57On fait quoi
25:57Quand on est à 5% ?
25:59Parce que c'est bien
25:59De refaire l'histoire
26:00Mais une fois qu'on est
26:01Les pieds dedans
26:01Eh bien on est coincé
26:03Etienne
26:04Nous sommes coincés
26:04Pour une raison très simple
26:05C'est que nous avons
26:06D'un côté
26:07Un sol primaire
26:08Qui nous mange
26:093% de notre PIB
26:10Ça veut dire que chaque année
26:12Nous rajoutons 3 à 4%
26:13De dettes supplémentaires
26:15On a un solde extérieur
26:17Qui est à 900 milliards
26:18De déficit
26:20Je parle sous votre contrôle
26:21La balance courante
26:22Est presque équilibre
26:23Alors la balance courante
26:24Non
26:24La balance courante
26:25Elle est à moins 0,4
26:26Donc c'est 11, 12 milliards
26:27Ça va
26:28Sauf que ce stock
26:30Ce solde extérieur
26:31Tout ne doit pas générer
26:33Des intérêts
26:34Mais une partie
26:35Mange sur le solde extérieur
26:38Et le solde extérieur
26:39Il est favorisé
26:40Par plusieurs choses
26:41Par les services
26:42D'une part
26:43Ensuite
26:44Il est favorisé
26:45Aussi par
26:46Les salaires
26:47Des frontaliers
26:49Qui ramènent
26:51Quand même pas mal
26:51Et surtout
26:52Par le tourisme
26:53Et le tourisme
26:55Nous n'avons pas fait
26:56Une bonne pub
26:56Il reste l'aéronautique
26:58Enfin le gros morceau
26:59C'est les services
27:00Quand même
27:00C'est les services financiers
27:02Les services de
27:03On est heureusement
27:03On a un peu défi
27:05Mais il n'empêche
27:07Qu'on est aussi déficitaire
27:09Sur les soldes courants
27:10Et on a une balance extérieure
27:13Qui est de l'ordre
27:14De 29% du PIB
27:15C'est pas rien
27:16Alors que d'autres pays
27:18Ont des balances courantes
27:19Beaucoup plus réduites
27:20Je parle notamment
27:21De l'Italie
27:22Qui a une balance courante
27:23Enfin une balance extérieure
27:25Un solde extérieur
27:26Qui est ultra positif
27:28Contrairement à l'Espagne
27:29Et au Portugal
27:30Dans un instant
27:31On va continuer
27:32De parler de ces échanges
27:33Et puis je vous poserai la question
27:34Patrick Artus
27:34Que faire aujourd'hui
27:35Face à ces taux
27:36À 5%
27:36Les solutions
27:37En tout cas
27:38Comment vous voyez la situation
27:39Dans un instant
27:40Donc on se retrouve
27:41Nathalie Jansson
27:41Patrick Artus
27:42Et Daniel Gérineau
27:43Pour la deuxième partie
27:44Des experts
27:48BFM Business
27:48Et la tribune présente
27:50Débat et controverse
27:53Les experts
27:55Etienne Braque
27:55Deuxième partie
27:56Des experts
27:57Avec donc Nathalie Jansson
27:58Professeure d'économie
27:59A Neoma Business School
28:00Président en sud
28:00Dissue du Simitank
28:01Génération
28:01Patrick Artus
28:02Économiste et conseiller
28:03Économique de la société
28:04De gestion
28:06Aussiam
28:06Et Daniel Gérineau
28:07Président de Carlton
28:08Sélection
28:09Alors on parlait justement
28:10De la situation française
28:11Dans un instant
28:11Bien sûr on parlera
28:12De l'IA
28:13Mais juste pour finir
28:13Sur ce chapitre
28:15Patrick Artus
28:16Quand on a un taux
28:16À 5%
28:17Vous nous dites
28:17La BCE
28:18Elle ne va pas intervenir
28:19Spécifiquement sur le cas français
28:21Là on voit bien
28:22Qu'à court terme
28:22Sur le budget
28:23On est dans une impasse
28:24Le budget de la sécurité sociale
28:25A été refusé
28:26Par l'Assemblée
28:28Vendredi
28:28Alors en le disant
28:29En début d'émission
28:29Vous nous disent
28:30Bon pourquoi pas passer
28:31Via une ordonnance
28:32Mais comment à court terme
28:32La situation pourrait se détendre
28:34Quelles sont vos préconisations ?
28:36Je crois que
28:37Si vous regardez
28:38Ce que les français demandent
28:39De toute façon
28:40Il faut arriver
28:41A que les étudiants
28:43Recommencent à étudier
28:45Et que les entreprises
28:48Recommencent à fonctionner
28:49Donc on ne va pas
28:50Couper à des mesures
28:51De court terme
28:52Mais je crois
28:52Que dans l'éducation
28:54On a de l'argent
28:55Bien investi
28:56Donc je pense
28:57Qu'il faut augmenter
28:58La dépense d'éducation
28:59Dont on sait d'ailleurs
29:00Aujourd'hui
29:01Qu'elle est pour 30%
29:02Mangée par les retraites
29:03Des enseignants
29:05Et la France
29:06A 20%
29:08De salaire
29:08Des enseignants
29:09En moins
29:0920%
29:11De budget éducatif
29:14Par étudiant
29:14Ou par élève
29:15Dans le primaire
29:16Dans le lycée
29:17En moins
29:18Que les autres pays
29:19Incomparable
29:20Donc il y a un besoin
29:21D'augmenter la dépense éducative
29:22Et on sait que la dépense éducative
29:24C'est extraordinairement rentable
29:25Il y a des estimations
29:27Qui disent que
29:271 euro investi dans l'éducation
29:29C'est à terme
29:293 euros de PIB en plus
29:31Donc ça s'autofinance
29:32Est-ce qu'à court terme
29:33Vous pouvez vous permettre
29:34De faire plus de déficit
29:36Pour dépenser ces dépenses
29:37Regardez les Allemands
29:38Les Allemands font des grands déficits
29:40Ils vont faire
29:404% du PIB de déficit
29:42Cette année
29:43Et probablement
29:43Près de 5%
29:44L'année prochaine
29:46Mais personne ne proteste
29:47Parce que
29:48C'est des infrastructures
29:49C'est de la R&D
29:50C'est des infrastructures militaires
29:52Mais bon
29:53Le militaire
29:53A des effets
29:54De spillover
29:55Et donc
29:56Tout dépend de la nature
29:58Des dépenses publiques
29:59Que vous faites
29:59Donc si vous faites
30:00Des dépenses publiques
30:01D'éducation
30:01Personne ne peut vous en vouloir
30:03Donc ça c'est la première chose
30:04Et puis deuxième chose
30:06Il va falloir
30:07Faire quelque chose
30:08Quand même
30:08Pour le pouvoir d'achat
30:09Et donc je pense que
30:10Alors évidemment
30:11Le pouvoir d'achat
30:12La hausse du SMIC
30:13C'est absolument effrayant
30:14Que tout le monde
30:16Pousse la hausse du SMIC
30:17Parce que
30:17Les PME
30:19Et les TPE
30:19Ont des marges
30:21Extraordinairement faibles
30:22Donc ça ferait un bain de sang
30:23Dans ce milieu
30:24Des petites entreprises
30:25Mais on peut par exemple
30:26Substituer
30:28La CSG
30:29Aux cotisations sociales
30:30Des salariés
30:31Donc vous taxez
30:33Les profits
30:34Les revenus du capital
30:35Et vous détaxez
30:36Les salaires
30:37Et donc il y a des mesures
30:38Aussi qui amènent
30:39Du soutien à court terme
30:41Au pouvoir d'achat
30:41Il faut faire peser moins
30:43De financement
30:44De la protection sociale
30:44Sur les salaires
30:45Et vous pensez
30:46Qu'il y a encore
30:46Des marges de manœuvre
30:47Pour justement
30:47Augmenter la fiscalité
30:48Du capital
30:49Des entreprises
30:49A longueur de journée
30:50On dit la France
30:52C'est l'un des pays
30:52À ce moment-là
30:53Passez la TVA
30:55La TVA normale
30:56A 25%
30:57Vous l'augmentez
30:58De 5 points
30:58Ça vous rapporte
30:5945 milliards d'euros
31:00Vous baissez de 45 milliards d'euros
31:02Les cotisations sociales
31:03Des salariés
31:03Et vous avez
31:04Un vrai choc
31:05De pouvoir d'achat
31:06Financé en partie
31:07Par les touristes
31:08Et par les visiteurs
31:10De la France
31:10Donc il va falloir
31:12Et puis à long terme
31:13Je vais finir là-dessus
31:14La seule solution
31:15Pour s'en sortir
31:16C'est de faire monter
31:17Le taux d'emploi
31:17On a un taux d'emploi
31:19Qui est de 69%
31:20Dans les pays normaux
31:21C'est de 78 à 80%
31:23J'en avais 10 points
31:24De taux d'emploi en plus
31:25On aurait 14 points
31:26D'emploi en plus
31:26On aurait 11-12 points
31:28De PIB en plus
31:29Et on aurait
31:30Un excédent budgétaire
31:31Donc on s'en sortira pas
31:32Sans augmenter
31:34Le taux d'emploi
31:34Des jeunes
31:35Et des plus de 60 ans
31:37Bon le problème
31:38Nathalie Jansson
31:39C'est qu'augmenter l'emploi
31:41C'est bien
31:41Et là on n'a pas de croissance
31:42Ou presque
31:43En France
31:44Des taux élevés
31:46Incertitudes politiques
31:47Géopolitiques
31:47Enfin bref
31:48Cette situation
31:49Elle arrive un petit peu
31:49Au pire moment
31:50Oui tout à fait
31:51J'en profite
31:53À Génération Libre
31:54On en vient de sortir
31:55Enfin
31:56Hugo Spring-Rabin
31:57Le raguin
31:58Notre chargé d'études
31:59En fait
31:59Il a publié un rapport
32:01Justement sur plus
32:0210% de pouvoir d'achat
32:03En montrant comment
32:05On peut financer
32:06Effectivement
32:06C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas
32:07De donner 10%
32:09De pouvoir d'achat en plus
32:10En creusant des déficits
32:11Mais en arrêt
32:12Enfin en avant
32:12En ayant une gestion
32:14Beaucoup plus intelligente
32:15De la dépense publique
32:16Donc en enlevant
32:17Les niches qui servent à rien
32:18Enfin qui ont des faibles rendements
32:19Ou des impôts
32:20À faible rendement
32:21Enfin en réorganisant
32:22En fait
32:23Cette dépense publique
32:24Et effectivement
32:26Les pistes
32:26Sont celles évoquées
32:27Alors pour la TVA
32:28C'est pas de l'augmenter
32:29Mais c'est par exemple
32:30D'enlever les taux réduits
32:31Pour avoir plus qu'un taux unique
32:32Enfin il y a
32:33Il y a différents moyens
32:34Pour y arriver
32:35Mais effectivement
32:36Il y a bien un problème
32:37Et il est lié
32:37C'est-à-dire que tant que
32:38Vous n'avez pas un travail
32:39Qui attire
32:40Enfin une rémunération du travail
32:41Qui est attractive
32:42Et bien vous aurez moins de gens
32:44Qui seront sur le marché de l'emploi
32:45C'est-à-dire que
32:46Quelqu'un qui a envie de travailler
32:47Effectivement
32:47S'il est bloqué
32:48Ça a été dit
32:50De multiples reprises
32:51Enfin il y a des gens
32:52Qui ont consacré
32:52Des longs articles là-dessus
32:54Avec la situation française
32:55Et la SMICardisation
32:56Et effectivement
32:57Si vous avez un travail
32:58Qui ne vous rémunère pas
32:59Et là le SMIC
33:01Effectivement
33:01En étant un prix unique
33:03Sur l'ensemble du territoire
33:04Sur toutes les branches
33:05Est également un facteur
33:07Qui contribue
33:07Puisqu'en fait
33:08On est pris en étau
33:09Entre un prix du travail unique
33:11Et puis des cotisations
33:14Et des cotisations sociales
33:17Allégées sur le SMIC
33:18Donc vous avez les deux
33:19Vous êtes en même temps
33:20On va vous imposer
33:21Un prix minimum du travail
33:22Qui ne correspond pas forcément
33:23En fait à la valeur ajoutée
33:25Dans votre secteur
33:26Et en plus
33:26Pour essayer quand même
33:27D'attirer
33:28Donc de faire en sorte
33:29Que vous embauchiez
33:30On va vous alléger
33:31Sur les cotisations
33:32Donc on marche un petit peu
33:33Sur la tête
33:34C'est-à-dire qu'il y a un peu
33:34Une incohérence économique
33:37De la conjonction
33:38De ces deux effets
33:39Donc il faudrait en sortir
33:40Et effectivement
33:41Il faut bien rendre le travail attractif
33:43Pour qu'il y ait plus
33:44De gens
33:45Qui aient envie de travailler
33:47Et parallèlement
33:48Évidemment
33:48Il faut donner
33:50L'envie aux entreprises
33:51Effectivement
33:52D'embaucher
33:53Et d'avoir de l'activité
33:54Donc ça contribuerait
33:55Si effectivement
33:56Votre coût du travail
33:57Est plus en phase
33:58Avec votre activité
33:59Vous aurez sans doute
34:00Plus envie d'embaucher
34:01Mais effectivement
34:02Il faudrait aussi avoir
34:03Des perspectives de croissance
34:05Et pour ça
34:06Là aussi
34:06Il faudrait faire un travail
34:08D'arrêter
34:11De vouloir augmenter
34:11La fiscalité
34:12Par exemple
34:13Commencer par ça
34:14Dans un instant
34:15Parlera de lire
34:15Le mot de la fin
34:16Sur ce sujet
34:16Daniel Gérard
34:17Alors moi je pense
34:18Que c'est le problème
34:19De l'œuf et de la poule
34:20Qui au début
34:21Qui à la fin
34:21Alors effectivement
34:23Le point central
34:24C'est l'enseignement
34:25Ça c'est les fondations
34:26Si on ne met pas
34:27De l'argent
34:28Dans la formation
34:29On aura du mal
34:30Et pas des formations
34:31Du passé
34:32Des formations de l'avenir
34:33On a le plateau de Saclay
34:34On a Toulouse
34:35On a Sofia Antipolis
34:37On a des centres
34:37D'expertise extraordinaires
34:39Ça c'est le premier point
34:40Maintenant la difficulté
34:41C'est que les étudiants
34:42Quand ils sortent
34:43Si l'écosystème
34:44N'est pas favorable
34:45Un quart des étudiants
34:46Partent à l'étranger
34:47Et ils ne reviennent jamais
34:48Vous discutez
34:49Avec des jeunes diplômés
34:50Vous vous rendez compte
34:51Qu'ils sont attirés
34:52Par l'étranger
34:53Sur le problème du SMIC
34:55Une chose est quand même
34:56Assez paradoxale
34:56Même si c'est un peu choquant
34:58C'est-à-dire qu'on favorise
34:59L'allègement des charges
35:00Sur les salaires bas
35:01Donc c'est un aimant
35:03Vers le petit salaire
35:04Si on allégeait plus
35:05Vers les hauts salaires
35:06Ça favoriserait
35:07Les augmentations de salaires
35:08Des employeurs
35:10Qui
35:10Comme en Allemagne
35:11Sur les hauts salaires
35:12Les charges sont
35:14Beaucoup plus faibles
35:14Parce qu'elles sont capées
35:15Et là
35:16On aurait vraiment
35:17Une dynamique
35:18Mais pour ça
35:19Il faut renverser la table
35:20Et ça c'est difficile
35:21Parce que les gens
35:22Ne le veulent pas
35:23Le pouvoir d'achat
35:24Oui c'est important
35:25Mais il faut créer
35:25De la valeur ajoutée
35:26Le problème c'est
35:27Qu'on a une industrie
35:28Qui est très insuffisante
35:29Dans ce pays
35:30Il n'y a pas
35:32Les bébés qui naissent
35:33Ils ne seront pas tous
35:34Polytechniciens
35:34Donc il faut leur donner
35:36Un job
35:36Et il y a des jobs
35:37Extrêmement intéressants
35:38Regardez en Suisse
35:39La mécanique de précision
35:42Ça crée de la richesse
35:43Dans ce pays
35:44Tout petit pays
35:45De 9-10 millions d'habitants
35:46Ils ont des résultats
35:47Formidables
35:48Pourquoi est-ce que nous
35:49Qui avons une technologie
35:50Mais vraiment incroyable
35:51Avec des ingénieurs
35:52On n'arrive pas
35:53A créer cet écosystème
35:54Tout simplement
35:55Parce qu'on n'est pas
35:56Capable de réformer
35:58On est dans un bateau
35:59Qui prend l'eau
36:00Tant qu'il y a un peu d'eau
36:02Dans le bateau
36:02Il continue à avancer
36:04Et puis à un moment donné
36:04Il y a tellement d'eau
36:05Qui commence à piquer du nez
36:06Et là on se réveille
36:07Sauf que personne n'écope
36:08Et il va falloir écoper
36:10Et pour ça
36:10Moi je pense qu'aujourd'hui
36:12On est sur un point d'inflexion
36:14Au niveau de l'économie
36:15Et il va falloir prendre
36:16De véritables décisions
36:17Ce que l'on voit aujourd'hui
36:18Ce sont des mesurettes
36:19Où est-ce que nous avons
36:21Un plan
36:21Un programme
36:22A l'époque
36:23Alors pour les plus anciens
36:24Pompidou était un homme
36:26Qui a industrialisé
36:27Qui a créé énormément
36:28D'infrastructures en France
36:30Qui est une richesse
36:31Aujourd'hui pour le pays
36:32Et après on a eu
36:33Plus que des gestionnaires
36:34Des gestionnaires
36:35Faisant face au clientélisme
36:37Et là il faut passer le cap
36:38Et l'Europe doit jouer son rôle
36:40Mario Draghi a sorti un rapport
36:42Tout était dedans
36:43On n'est même pas
36:44A 10% de son programme
36:45C'est quand même
36:46Un peu dommage
36:47Puisqu'on a les hommes
36:48On a tout le monde
36:49Patrick Artus
36:50Qui est en face de nous
36:50Est un homme
36:51Qui depuis des années
36:53Voit les choses correctement
36:55Sur l'économie
36:55Mais c'est des gens
36:57Qui devraient être au gouvernement
36:58Enfin qui devraient
36:59Participer au gouvernement
37:00Agnès Verdier-Mollinier
37:02Qui analyse bien
37:03Toute la partie budgétaire
37:06C'est pareil
37:07On a des gens
37:08Extrêmement compétents
37:09Et ce qui est
37:11Absolument anormal
37:11C'est qu'on a
37:12Une espèce de politique
37:14Du déni
37:14Et une propagande
37:16Du tout va bien
37:17Et en fait
37:19On s'est endormi
37:20Pendant 30 ans
37:21Pendant que les pays
37:22Faisaient de l'IA
37:22Faisaient des systèmes
37:23D'exploitation
37:24Des semi-conducteurs
37:25Des panneaux photovoltaïques
37:27On a tout détruit
37:28Avec des réglementations
37:29Qui sont énormes
37:30Il y a un chantier colossal
37:32Et il faut nettoyer
37:33La fiscalité
37:34C'est pas possible
37:35Aujourd'hui
37:36On a l'IA
37:36Qui permet de faire
37:37Un travail de nettoyage
37:38Il faut en profiter
37:39Pour le faire
37:40Oui pourquoi pas
37:41Une TVA à 25%
37:43Mais à ce moment là
37:43On enlève toutes les niches
37:44Et on fait un truc
37:45Beaucoup plus simple
37:46Beaucoup plus lisible
37:47Vous faites vivre
37:48Des quantités de gens
37:50Qui vous trouvent
37:51Les optimisations fiscales
37:52Tout ça c'est de l'énergie
37:53Qui ne sert à rien
37:54Bon puisque vous avez parlé
37:55De Patrick Artus
37:56On va vous laisser répondre
37:57Quand même
37:57Non mais je voudrais
37:58Notre Raymond Bar
38:00Des années 2000
38:01Je m'en préserve
38:03Et donc
38:03Non je voudrais
38:05Avancer un argument de plus
38:06En France
38:07Il y a un attachement
38:08Incroyable à la protection
38:09De l'emploi
38:10Et on voit
38:11Que tous les pays
38:12Qui réussissent bien
38:13Ont abandonné
38:15La protection de l'emploi
38:15Au profit de la protection
38:16Des personnes
38:17Et des compétences
38:18Il y a une confusion
38:19C'est le cas en Suisse
38:20C'est le cas au Canada
38:21C'est le cas au Danemark
38:22Dans les pays du Nord
38:23Et dans un monde
38:25Qui évolue très rapidement
38:27Technologiquement
38:27La protection de l'emploi
38:28C'est absolument catastrophique
38:30On dispose d'études
38:32Qui montrent
38:32Que la protection de l'emploi
38:34Est extraordinairement corrélée
38:36Avec la faiblesse
38:37De la recherche-développement
38:38Dans les nouvelles technologies
38:39Parce que
38:41Faire de la R&D
38:42Dans les nouvelles technologies
38:43Vous avez un risque
38:44D'erreur
38:45Et d'échec
38:45Absolument incroyable
38:47Et donc
38:47Vous ne pouvez pas payer
38:48La protection de l'emploi
38:49Vous ne pouvez pas payer
38:503 années ou 4 années de salaire
38:52Si vous devez licencier
38:53Un chercheur
38:53Donc il y a
38:54Il y a vraiment
38:55Quelque chose de très important
38:56C'est de convaincre
38:57Le monde syndical
38:58Qui serait beau
38:59Que les salariés
39:00Seraient beaucoup mieux
39:01Si on avait un système
39:03À la danoise
39:03Si on protégeait très bien
39:05Les personnes
39:05Si on faisait
39:06De la formation
39:07Aux bons âges
39:09Aujourd'hui en France
39:10On forme très peu
39:11Les gens de plus de 55 ans
39:13On a très peu
39:13De formation des chômeurs
39:14Et si on avait un système
39:18Qui ramène les gens
39:19Très rapidement à l'emploi
39:20Au lieu de bloquer
39:22Les entreprises
39:23Dans leur état existant
39:25Avec la protection de l'emploi
39:26Si je peux juste me permettre
39:27Une petite anecdote
39:29J'ai eu la chance
39:31De déjeuner
39:31Avec Gérard Mullier
39:32Qui m'a dit
39:33La première chose
39:35Qu'il a eu fait
39:35Quand il a créé
39:36Auchan
39:37Il a formé
39:38Ses salariés
39:39À l'économie
39:41Avec des comptables
39:42Des experts comptables
39:43Et ça j'ai trouvé
39:44Et ça j'ai trouvé
39:44Que c'était génial
39:45Parce qu'aujourd'hui
39:47Les salariés
39:47Sont pas formés
39:48À l'économie
39:48La France
39:49C'est un pays
39:49Qui est peu formé
39:50À l'économie
39:50Heureusement
39:51Il y a BFM Business
39:52Qui forme
39:52Mais qui forme bien
39:54Parce que vous entendez
39:55Des restaurateurs
39:56Qui écoutent ça
39:56Qui s'informent
39:57Des chauffeurs de taxi
39:59Et c'est très important
40:00Il faut former
40:01Les gens à l'économie
40:02Moi je trouve
40:03Anormal qu'à l'école
40:04On n'apprenne pas
40:05À des étudiants
40:06Par exemple
40:07Tous les droits
40:08Successoraux
40:10Toute la partie
40:11Un peu fiscalité
40:12Vous débarquez dans la vie
40:13Vous ne savez rien
40:14Et on pourrait parler aussi
40:15Des droits de succession
40:17Qui est une catastrophe
40:19Pour la pérennité
40:20Des entreprises
40:21Des ETI
40:22Ou des PME
40:23C'est pas Nathalie Jansson
40:24Qui va vous contredire
40:25Puisque vous êtes professeure
40:25D'économie
40:26Oui et puis c'est surtout
40:27Qu'en fait
40:27Le problème
40:28Le paradoxe
40:29C'est que nous
40:29Prenons l'économie
40:30Aux élèves
40:31Assez tôt finalement
40:32Puisqu'au lycée
40:33Le programme est un problème
40:35De sociaux
40:35Et c'est une catastrophe
40:36Donc de toute façon
40:37Le problème c'est
40:38Elle est mal apprise
40:39Cette économie
40:40L'intelligence artificielle
40:42Patrick Artus
40:43Tout à l'heure
40:43Vous m'avez dit
40:44Bon on a quand même
40:44De plus en plus
40:45De signaux faibles
40:47Des craquements
40:48Il faut vendre
40:48Les valeurs liées
40:49Au semi-conducteur
40:50Qu'est-ce qui vous fait dire
40:50Que là
40:52Déjà il fallait les vendre
40:53Il y a trois mois
40:54Parce que
40:55Ah bon depuis le début de l'année
40:56Si vous regardez
40:57Ah oui alors
40:58C'est le pic en juin
40:59Si vous regardez
41:01Les actions coréennes
41:02Japonaises
41:03Ou même les actions
41:03Des actions T7 magnifiques
41:05On a un pic en juin
41:06Et depuis juin
41:06On a un déclin
41:07Alors qu'est-ce qui se passe
41:08Il y a deux choses qui se passent
41:09Un
41:10On a une rareté incroyable
41:12De semi-conducteurs
41:13Aujourd'hui
41:14Parce que la capacité
41:15De production
41:16De semi-conducteurs
41:16A pas été du tout calée
41:18Sur le besoin
41:18De l'intelligence artificielle
41:20Et donc les boîtes
41:22Qui fabriquent des semi-conducteurs
41:24Qui fabriquent des semi-conducteurs
41:24Bon Samsung
41:26Intel
41:27Micron
41:27NVIDIA
41:28Ont des marges
41:31Absolument hallucinantes
41:32Aujourd'hui
41:32Mais elles investissent
41:34Énormément
41:34Et donc cette surcapacité
41:36Cette insuffisance de capacité
41:37Probablement elle va se transformer
41:39En surcapacité
41:40Dans deux ou trois ans
41:41Et donc les prix
41:42Des semi-conducteurs
41:43Vont chuter
41:43Et donc les profits
41:45De ces boîtes
41:45Vont reculer
41:46Et deuxièmement
41:48Il y a un doute
41:49Sur le business model
41:51De l'IA
41:53Regardez le recul
41:54De la valorisation
41:56Annoncée
41:56Pour Anthropique
41:57Je veux dire
41:57Et si on regarde
42:00Si on regarde
42:03Si on compare
42:03Les investissements nécessaires
42:05Pour développer
42:06Des modèles d'IA
42:06Et si vous regardez
42:08Ces investissements
42:09Et que vous dites
42:11Qu'on exigera
42:1325% de ROI
42:14Sur ces investissements
42:15Vous arrivez
42:16A des profits de l'IA
42:17Qui sont
42:19Très très très
42:20Irréalistes
42:21Et qui ne seront pas
42:23Atteints
42:23Et donc vous allez
42:24Avoir une révision
42:25A la baisse
42:26Des anticipations
42:26De profits de l'IA
42:27Donc le marché de l'IA
42:28Va être attaqué
42:29Par les deux bouts
42:30Par le bout
42:30Des producteurs
42:31De semi-conducteurs
42:33Et par le bout
42:34De la profitabilité
42:35Anticipée
42:36Des boîtes
42:37Qui développent
42:37Des modèles d'IA
42:38Et donc
42:39Les boîtes de semi-conducteurs
42:40Ont déjà beaucoup chuté
42:42C'est 30
42:43Moins 30%
42:44Même NVIDIA
42:45A baissé une 10%
42:46Par rapport au pic
42:47Mais c'est rien
42:47Par rapport à la hausse
42:48De ces 45 dernières années
42:49Mais à nouveau
42:50Aujourd'hui
42:51Elles ont des carnets
42:52De commandes pléthoriques
42:54Elles ont toujours
42:54Des marges extraordinaires
42:55Je veux dire
42:56Elles continuent à annoncer
42:57Des résultats en hausse
42:58Stratosphérique
42:59Mais ça va changer
43:00Et donc le marché se dit
43:02Mais ça va changer
43:02Et puis
43:04Le marché se dit
43:05Les profits annoncés
43:06Par les boîtes
43:07Qui développent des modèles d'IA
43:08Ils ne sont pas possibles
43:09Et donc on va réviser
43:10A la baisse
43:11Leur valorisation
43:12Donc
43:13Regardez toutes
43:14Les révolutions industrielles
43:15Je ne vais pas regarder
43:17Les chemins de fer
43:18Aux Etats-Unis
43:19Les sociétés
43:20Qui ont été à l'origine
43:21Des chemins de fer américains
43:22Ont toutes fait faillite
43:23En 1873
43:25Et en 1893
43:26Elles ont toutes fait faillite
43:27Elles ont été rachetées
43:28Restructurées
43:29Donc les chemins de fer
43:30Ont continué
43:30Mais il y a eu des faillites
43:32Il y aura des faillites
43:33Le message que
43:33Ce n'est pas la fin de l'IA
43:34Non c'est pas la
43:35L'IA c'est une innovation
43:38Estrella
43:39Simplement comme d'habitude
43:40Ça provoque
43:42Trop d'endettements
43:43Trop une valorisation
43:45Boursière exagérée
43:47Trop de crédits
43:48Trop de dettes privées
43:48Et donc il y aura
43:49Un ajustement
43:51Brutal
43:53Des valeurs
43:53Par rapport à ce que vient de dire
43:55Patrick Artus
43:56Daniel Girino
43:57Cette prudence
43:57Elle se voit sur les niveaux
43:58De valorisation
43:59De ce segment des semi-conducteurs
44:01C'est à dire que
44:01Les SKNX
44:02Les Samsung etc
44:04Ce sont des valeurs
44:04Qui ont des niveaux
44:05De valorisation assez faibles
44:06Au regard des profits attendus
44:08Parce que le marché se dit
44:09Ça va se normaliser
44:09Un jour ou l'autre
44:10Oui mais parce que
44:11Alors il y a quand même
44:11Un phénomène important
44:12C'est à dire que
44:14Profits attendus
44:14Mais on attend des miracles
44:16Et quand vous avez
44:17Les profits attendus
44:18Et que vous n'avez pas le miracle
44:19Pouf
44:19Ça corrige
44:20Alors moi je nuancerai juste
44:22Je suis assez d'accord
44:23Sur le constat
44:24Simplement moi je pense
44:25Que l'IA
44:26C'est quelque chose
44:27De fondamental
44:28C'est une véritable révolution
44:30Ça nous oblige
44:31À travailler totalement différemment
44:33Et pas mettre sur
44:35Nos procédures
44:36Et nos systèmes
44:37Le
44:37Un bout d'IA
44:38C'est on revoit tout
44:40Nous on a tout revu
44:40Chez nous
44:41Chez Carlton Selection
44:42On a tout revu
44:42On est reparti de zéro
44:43Et je peux vous garantir
44:44Que la productivité
44:45Et la qualité
44:46C'est hallucinant
44:47Sauf que
44:48J'utilise
44:48Quand même
44:49Beaucoup
44:49D'IA
44:52Pour faire le travail
44:53De non valeur ajoutée
44:56Mes collaborateurs
44:57Doivent réfléchir
44:58Ils doivent analyser
44:58Je leur ai dit
44:59C'est pas
44:59Une suppression d'emploi
45:02Puisque nous recrutons
45:03C'est plutôt
45:03L'inverse
45:04C'est à dire que là
45:05Vous allez donner
45:05Plus de valeur
45:06À ce que vous faites
45:07Mais
45:08La consommation
45:09Aujourd'hui
45:10Moi j'ai pas envie
45:11De mettre l'IA
45:12Sur DeepSync
45:13En Chine
45:14Donc le reste
45:15Sur les marchés
45:16Occidentaux
45:17Et je pense
45:19Que d'ici quelques temps
45:20Les prix vont monter
45:21On va nous prendre
45:23En étau
45:23Une fois que vous avez
45:24Mis le doigt là-dedans
45:25Ça va être difficile
45:26D'en sortir
45:26Et regardez
45:27Ce que vous payez
45:28Les tokens
45:29Quand vous êtes
45:30Sur un abonnement
45:32Vous payez par exemple
45:33200 dollars
45:33Par mois
45:35Si vous dépassez
45:37Votre limite
45:37Et que vous posez
45:38Trois questions
45:39Ça vous coûte
45:4056 euros
45:41Pour trois questions
45:42Donc vous voyez
45:43À un moment donné
45:44Moi je pense
45:45Que c'est comme
45:46Tous les systèmes
45:47On vous fait rentrer
45:48Dans le système
45:49C'est pas cher
45:50Vous êtes habitué
45:52Vous êtes drogué
45:53Par le système
45:53Et après on vous dit
45:54Bah si vous payez pas plus
45:55Vous n'aurez pas
45:56C'est pas que c'est pas cher
45:57C'est que c'est même
45:57Gratuit
45:58C'est gratuit
45:58Jansson
45:59La question c'est
46:00Est-ce que demain
46:01L'utilisateur
46:01Notamment un client
46:03B2C
46:03Parce que bon
46:04Vous êtes prêt à payer
46:04Parce que vous êtes une entreprise
46:06Vous avez besoin d'un usage
46:07Poussé
46:07Mais le client aujourd'hui
46:09Particulé
46:10Qui utilise
46:10Gemini ou Chajipiti
46:12Il paye pas
46:12Est-ce que demain
46:13Si vous lui dites
46:13Chajipiti c'est 5 euros par mois
46:15Il va payer ?
46:16Je pense que c'est comme
46:17Ce qui s'est passé
46:18Avec toutes les innovations
46:20En fait au début
46:21On vous fait pas vraiment payer
46:23Ou alors c'est vous le produit
46:24Comme la célèbre formule
46:26Avec Google
46:27C'est pas parce que
46:29Vous avez de la pub
46:30Donc je pense que
46:31C'est tout simplement
46:32Le propre de toute innovation
46:34C'est-à-dire que là
46:35Ils sont sortis
46:36Effectivement
46:36Il y a un problème
46:37De donner
46:38De savoir qui va les gérer
46:39Est-ce que vous voulez
46:40Les donner aux Chinois
46:40Qui eux veulent absolument
46:42Aller sur le modèle
46:43En fait ouvert
46:44Donc effectivement
46:47Du coup ça remet
46:49Ça questionne le modèle américain
46:50Qui est beaucoup plus
46:52Propriétariste
46:52Que le modèle chinois
46:53Puisque c'est de l'open source
46:55Mais dans ce cas-là
46:56Qui va gagner ?
46:57Je parlais avec d'autres personnes
46:58Qui sont dans les infrastructures
46:59Et ils me disaient
47:00Oui mais peut-être que finalement
47:01Le futur en fait de l'IA
47:03Et de la gestion des données
47:04Ce sera des espèces
47:06De structures adossées
47:08En fait à votre entreprise
47:09Où vous allez en même temps
47:10Produire de l'énergie
47:11Et en fait avoir des serveurs
47:13Qui seront vraiment collés
47:15A votre entreprise
47:15Donc en fait
47:16Ça sera totalement décentralisé
47:17Donc je pense qu'on est dans un moment
47:19Qui est complètement ouvert
47:21C'est-à-dire qu'on a eu
47:22L'émergence des Américains
47:24Version propriétariste
47:25La vengeance de la Chine
47:27Je vais faire de l'open source
47:28Et les entreprises
47:30Qui se disent
47:30Mais comment je vais faire
47:31Pour intégrer tout ça
47:32Et je pense qu'on est dans
47:33Un moment de questionnement
47:34Et effectivement
47:35Comme il a été dit
47:36Enfin je veux dire
47:36Comme dans toute innovation
47:37On est incapable
47:38Enfin personne ne peut dire
47:39Je pense raisonnablement
47:40Même si
47:41Même vous demandez
47:42Au patron d'Entropie
47:43Je pense que raisonnablement
47:44Aujourd'hui
47:45Ils ne savent pas
47:46Ce qui va se passer demain
47:47Parce que toutes les entreprises
47:48Prennent des décisions
47:49De façon décentralisante
47:50En disant
47:50Moi je vais plutôt aller là-dessus
47:52Moi je vais plutôt
47:52Après il y a des découvertes
47:53En permanence
47:54Et c'est ça en fait
47:55Qui fait à la fois le risque
47:56Et c'est pour ça que
47:59Ce secteur est risqué
48:00Et qu'effectivement
48:01On peut aller
48:02On peut être à la veille
48:02De certaines fortes dévalorisations
48:04Parce que le chemin
48:05Qu'on pensait
48:06Qui était pris au début
48:07Et bien en fait
48:08Il ne va pas du tout être pris
48:09Pour les raisons
48:09Que vous venez de donner
48:10Par rapport à l'appropriation
48:13Que se fait
48:14Chaque entreprise
48:15De cette innovation
48:16Qui est mais carrément
48:17Qui est
48:18Une révolution
48:19De Copernic
48:20C'est absolument
48:21C'est une révolution copernicienne
48:22En termes de la modification
48:24Des structures
48:26D'organisation
48:27Des entreprises
48:28Cette année
48:28Les investissements dans l'IA
48:29Vont approcher
48:30Les 1000 milliards
48:31C'est juste spectaculaire
48:332700 milliards
48:34Mondialement
48:3510 000 milliards aux Etats-Unis
48:36Les hyperscalers
48:37Pour boucler la boucle
48:39Avec tout à l'heure
48:40Le sujet de l'OAT
48:41Parce qu'on parlait
48:41De la dette française
48:42Bah oui aujourd'hui
48:43La France elle est en concurrence
48:44Face à des entreprises
48:45Dans l'IA pour lever des capitaux
48:47Ca veut dire que si demain
48:48Il y a un ralentissement
48:49Des dépenses
48:50Voir même une bulle
48:51Ou que sais-je
48:52Ca pourrait être une bonne nouvelle
48:53Pour la France
48:53Alors le problème
48:55C'est d'habitude
48:55Si la confiance se dégrade
48:57Sur les endroits
48:57C'est-à-dire que les Etats
49:26Disent que mondialement
49:27On aura des dépenses
49:29On aura des dépenses
49:30Liées à l'IA
49:30Alors c'est pour une grosse moitié
49:32Les data centers
49:33Pour les logiciels
49:35La connexion des réseaux électriques
49:37Qui vont atteindre
49:38Apparemment
49:393,5 à 4% du PIB
49:41Quand vous comparez
49:42Aux grandes innovations du passé
49:44Les chemins de fer
49:44C'était 2% du PIB
49:45Et internet
49:47C'était 1,5
49:47Donc c'est
49:483 internet
49:50Et 2 chemins de fer
49:51Donc c'est pour vous donner
49:52Une idée des besoins
49:53Et donc
49:53La meilleure nouvelle
49:54Pour les Etats
49:55C'est que ce besoin
49:56De financement
49:56Lié à l'IA
49:57S'effondre
49:58Parce qu'on
50:00On développerait
50:01Des modèles
50:01Beaucoup moins gourmands
50:04Qui nécessiteraient
50:05Des apprentissages
50:06Beaucoup plus économes
50:06Etc
50:07Et puis que ça redonne
50:09De la marge de manœuvre
50:10Pour s'endetter aux Etats
50:11Daniel Gérineau
50:12La discussion qu'on a aujourd'hui
50:13Les points que vous avez soulignés
50:14Beaucoup de personnes
50:15Les ont en tête
50:16Et pourtant
50:17Ils sont investis
50:18Sur la tech
50:18Sur l'IA
50:19C'est-à-dire que
50:20Au bout d'un moment
50:21Quand on est investisseur
50:23On ne peut pas totalement
50:23Tourner le dos à l'IA
50:24Oui
50:25Sauf que
50:26Vous ne pouvez pas tourner le dos
50:27Parce que c'est la tech
50:28Et la tech
50:29Elle représente
50:29La moitié du S&P 500
50:31Donc c'est quand même pas rien
50:33Ceci étant
50:34Je me suis amusé
50:34Ce week-end
50:35A regarder
50:35Quelles étaient
50:36Les 10 premières valeurs
50:38Les plus performantes
50:40Elles font
50:40En moyenne
50:41Pondérée par la capitalisation
50:43Boursière
50:43175%
50:45De performances
50:46Depuis le début de l'année
50:48Et il n'y a pas de
50:49Il n'y a pas de valeur
50:51Des hyperscalaires dedans
50:53Donc on voit aujourd'hui
50:54Qu'il y a quand même
50:55Quelque chose qui change
50:55Alors effectivement
50:57On ne peut pas être en dehors
50:58Parce que quand vous achetez
50:58Un indice
50:59Vous l'avez de facto
51:00Mais regardez le nombre
51:01De personnes qui sont
51:02En train de se mettre
51:03Sur le S&P
51:04Equal weighted
51:04C'est quand même un signe
51:06Équipondéré
51:08Le deuxième point
51:09C'est le recel 2000
51:10Qui a une partie
51:12De superbes sociétés
51:14Et puis des sociétés
51:14Pas terribles dedans
51:16Et bien vous voyez
51:16Que c'est quasiment
51:17La même performance
51:18Que le S&P
51:19Et les gens
51:20Commencent à se dire
51:20Oui effectivement
51:21Ça ne veut pas dire
51:22Que tout va partir
51:23À la trappe
51:23Il ne faut pas non plus
51:24Exagérer
51:24Mais on commence
51:26A revenir sur
51:27D'autres types de valeurs
51:28Et puis après
51:28Il y a d'autres thématiques
51:30Nous on regarde
51:31Deux autres thématiques
51:32Et c'est amusant
51:33C'est exactement
51:33Le même chiffre
51:34De 2700 milliards
51:35C'est la thématique
51:36Des ordinateurs quantiques
51:37Il va y avoir
51:392700 milliards
51:40De dollars
51:40Investis
51:41D'ici à 2035
51:42Sur le quantique
51:44C'est McKenzie
51:44Qui sort
51:45Ça c'est pas bon
51:45Pour les aides publiques
51:46Oui
51:49Pardon
51:50Et cette aide
51:50Enfin ces investissements
51:52Alors c'est là
51:53Où c'est très intéressant
51:54C'est qu'auparavant
51:56C'est tellement cher
51:57Et tellement coûteux
51:57Le quantique
51:58Il n'y avait que les états
51:59Qui étaient capables
52:00De financer
52:00Or aujourd'hui
52:01Le privé
52:02Finances
52:02Mais on n'a pas
52:04L'un qui s'éclipse
52:06Au profit de l'autre
52:06C'est les deux
52:07Qui continuent à monter
52:08Et 2700 milliards
52:09C'est énorme
52:10Pourquoi ?
52:11Parce qu'il y a une rupture
52:12Qui est en train d'arriver
52:13Auparavant
52:13Faire du quantique
52:14C'était quoi ?
52:15C'était obligé
52:16D'avoir des ordinateurs
52:17Parce que vous assemblez
52:17Tout un tas d'ordinateurs
52:19Pour fabriquer du quantique
52:20Et bien maintenant
52:21C'est fini
52:21Ils l'ont dans le cloud
52:22Donc ça veut dire
52:23Qu'il y a plein de gens
52:23Qui peuvent l'utiliser
52:24Avec des coûts
52:25Beaucoup beaucoup plus faibles
52:26Et c'est tellement puissant
52:28Pour vous donner
52:29Un ordre d'idée
52:30Cinq minutes
52:31De calcul
52:32D'un ordinateur
52:33Quantique
52:34C'est 10 puissance
52:3525 années
52:36De calcul
52:37Pour le meilleur
52:38Ordinateur au monde
52:39C'est-à-dire
52:40Plus que la durée
52:41De vie de l'univers
52:42Donc c'est une véritable révolution
52:44Et ce sera une révolution
52:47Dans le domaine médical
52:48Pour les recherches
52:50Notamment sur le cancer
52:51Moderna et autres
52:52Puisque là
52:52Ils sont en train
52:53De faire des bons
52:54Gigantesques
52:55Qui pensent pouvoir
52:55D'ici à 5 ans
52:56Régler une majorité
52:58Des cancers
52:58Et le deuxième domaine
53:01Qui pour nous
53:02Est un domaine
53:02De rupture
53:03C'est l'espace
53:05Le coût
53:06De lancement
53:06D'un satellite
53:07A baissé
53:08De 98%
53:09En 4 ans
53:11Les lanceurs
53:12Qui sont des lanceurs
53:13Qui envoient
53:148 fois
53:15Dans l'espace
53:16Des satellites
53:16Font énormément
53:18Chuter le coût
53:19Et Elon Musk
53:20A quand même
53:20Anné qu'à partir
53:21De 2029
53:22Je crois
53:23Il n'y aura plus
53:24De vols commerciaux
53:25Il va envoyer
53:27Les data centers
53:28Il va utiliser
53:29Ces lanceurs
53:29Pour les data centers
53:31D'Elon Musk
53:32Alors évidemment
53:33C'est quand même
53:33Génial
53:34Parce que vous n'avez
53:35Pas besoin de refroidir
53:37Plus besoin de consommation
53:38D'eau
53:38Il fait glacial
53:39Dans l'espace
53:40Et les panneaux solaires
53:41Amènent l'énergie
53:42Après il faut transporter
53:43Tout ça
53:43Mais c'est copernicien
53:45C'est clair
53:46On est dans une phase
53:47Où tout va changer
53:48Et comme tout bouleversement
53:50Il y a de la casse
53:52Il y a de la casse
53:53Et c'est là
53:53Où il faut être
53:54Face à des spécialistes
53:55Parce qu'il ne faut pas se romper
53:56Et Patrick Artus
53:57Les niveaux de taux actuels
53:59Ce n'est pas un problème
54:00Vous nous dites
54:00Pour les hyperscalers
54:02Mais à la fin
54:02Il faut bien se financer
54:03Alors on a des entreprises
54:05Qui sont créatives
54:05Meta vous dit
54:06On va émettre des actions
54:07Donc ils ne vont pas faire appel
54:08Au marché obligataire cette fois
54:09Mais au marché actions
54:11Mais à la fin
54:11Quand vous vous endettez
54:12Sur des taux à 6-7%
54:14Oui mais à nouveau
54:15Si vous regardez
54:16Les bénéfices par actions
54:17Sur le Nasdaq 100
54:18Ils augmentent de 38%
54:19Cette année
54:20Donc une boîte du Nasdaq 100
54:21Finance à 4, 5 ou 6
54:23Je voudrais juste
54:24Une toute petite
54:25Il faut relire
54:27Les écrits de Robert Schiller
54:28Et Robert Schiller
54:29Qui a eu le prix Nobel
54:30D'économie pour ça
54:31A vraiment fait
54:33Une fresque historique
54:34De l'évolution
54:35De la technologie
54:36En disant
54:37Chaque fois
54:38Chaque fois
54:38Il y a une bulle
54:39Il y a une bulle
54:40Associée à chaque développement
54:42Technologique
54:43Et puis la bulle éclate
54:44Et puis on revient
54:45À la normale
54:45Et probablement
54:48On est
54:49Ça dit
54:50Ça ne conduit pas du tout
54:52À l'abandon
54:52De la technologie
54:54Simplement
54:54Ça conduit
54:55À des changements
54:56D'acteurs
54:57Une correction boursière
54:58Et donc
54:59Il faut relire
55:00Les écrits de Robert Schiller
55:01Qui sont très adaptés
55:04Aujourd'hui
55:04Et ça peut durer longtemps
55:06Nathalie Jansson
55:06C'est-à-dire que
55:07Ce mot de bulle
55:08Il est évoqué
55:08Sur les plateaux
55:09Depuis 3, 4
55:10Oui
55:10C'est ça
55:11On sent que ça craque
55:13Quand même
55:13Ça peut encore durer
55:146 mois
55:151 an
55:152 ans
55:16Non
55:17Honnêtement non
55:18Moi je ne serais pas
55:19Aussi ferme
55:19En tout cas
55:20C'est le propre
55:20Et l'innovation
55:21Parce que la propre
55:22Dans l'innovation
55:22C'est qu'en fait
55:23On est projeté
55:24Dans un monde
55:24Où en fait
55:25Les projections
55:26Qu'on fait
55:27N'ont aucun référentiel
55:28Qui a existé auparavant
55:29Donc on se doute bien
55:30Qu'on projette
55:32Sur des données
55:33Qu'on va simuler
55:34Qu'on estime
55:35Mais c'est tout ce qu'on peut faire
55:36Mais si ça arrive
55:38Ça veut dire quand même
55:39Qu'on se réserve
55:40Des croissances
55:41En décélération
55:42Massive
55:43Avec des déséquilibres
55:44Oui parce qu'aux Etats-Unis
55:46La moitié de la croissance
55:47C'est des investissements
55:48Dans l'IA
55:49Alors ils ne vont pas tomber
55:50À zéro
55:50Mais on va revenir
55:51Quelque chose de plus raisonnable
55:52Et du coup les taux
55:54Les taux vont baisser
55:55Parce qu'on reviendra
55:56Sur les dettes publiques
55:57Donc il faut acheter des taux
55:58Eh bien oui peut-être
55:59Allons sur l'OAT disons
56:01Merci
56:02C'est peut-être pas un mauvais choix
56:05Merci à tous les trois
56:06De nous avoir accompagnés
56:06Ce matin en plateau
56:07Nathalie Jansson
56:08Donc professeure d'économie
56:09A Neoma Business School
56:10Présidente du Sintank Génération
56:11Li Patrick Artus
56:12Économiste et conseiller économique
56:13De la société de gestion
56:14Ossiam
56:15Et Daniel Girino
56:16Président de Carlton Selection
56:18Dans quelques secondes
56:18Il sera 10h30
56:19Vous retrouvez Marie-Cœur de Roi
56:20Pour les pros de Limo
56:21On se retrouve demain
56:22À 9h
56:23Good Morning Market
56:249h30
56:24Les experts
56:25Bonne journée

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