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  • il y a 13 minutes
Ce mardi 22 septembre, Laure Closier a reçu Olivier Garnier, expert associé à l'Institut Montaigne, Nathalie Janson, professeure à Neoma Business School et présidente du think tank Génération Libre, et Christian Parisot, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:03BFM Business et la Tribune présente
00:06Débat et controverse
00:08Les experts
00:10Leur closier
00:11Bonjour à tous qui est 9h30 sur BFM Business
00:13Les experts ça commence et ils m'ont promis
00:15d'être pacifique, pas comme hier pour ceux qui veulent
00:17réécouter en replay, ils seront calmes
00:19nos experts de ce matin, évidemment
00:21à parler de budget, évidemment on va parler de dette
00:23Emmanuel Macron et surtout les fronts pour sécuriser
00:25à provisionner et freiner
00:27l'envolée des prix des carburants
00:30on attend des annonces
00:31du côté du gouvernement ce soir
00:33à partir de 17h mais que peut annoncer
00:35Roland Lescure, le ministre de l'économie
00:38et des finances alors qu'on ne peut pas
00:39clairement budgétairement ni toucher aux taxes
00:42ni toucher aux prix
00:43on va en parler avec nos invités dans un instant
00:46on parle également de Donald Trump et sa cote de popularité
00:48où en est l'économie
00:50américaine, il y a désormais des déclarations
00:52notamment sur les questions d'inflation
00:53aux Etats-Unis qui ont commencé à être
00:55assez dynamiques, est-ce que ça pourrait nécessiter
00:57un nouveau relèvement de taux, plus
00:59taux que prévu du côté de la Fed
01:02on va en discuter dans un instant
01:04nos experts, je vous les présente
01:08Christian Parizeau, bonjour, économiste et conseiller
01:10auprès de Aurel BGC
01:12à côté de vous Nathalie Jansson, bonjour
01:13professeure d'économie à Neoma Business School
01:16et présidente du Think Tank Génération Libre
01:18et Olivier Garnier, bonjour
01:19expert associé à l'Institut Montaigne
01:22Olivier Garnier, comment vous regardez ces questions budgétaires
01:26ces 54 milliards annoncés par le gouvernement d'économie
01:30des annonces peut-être attendues cet après-midi
01:33on comprend quand même qu'on est sur une ligne de crête
01:35est-ce que vous, vous êtes comme Amélie Montchalin
01:37inquiet d'une asphyxie financière potentielle de la France ?
01:41Clairement il y a un risque d'asphyxie financière
01:44c'est-à-dire que si on ne redresse pas la trajectoire budgétaire
01:48dans ce cas-là il y a un vrai problème
01:51sachant qu'on a une dette qui grossit
01:55des remontants de refinancement qui sont importants
01:58donc à ce stade
02:00alors on sait que compte tenu du fait que le gouvernement
02:03n'a pas de majorité
02:04on ne peut pas lui demander de faire d'importantes réformes
02:09de faire des économies intelligentes
02:11ce qu'il faut au minimum
02:12c'est en tout cas enrayer la hausse de la dette
02:16et je crois que plutôt que le chiffre de 54 milliards
02:18ce qui sera plutôt important de regarder
02:20c'est l'évolution des dépenses
02:22parce que ce chiffre de 54 milliards
02:24c'est par rapport à un tendanciel
02:25c'est toujours compliqué
02:26c'est avec la hausse de la hausse naturelle
02:28après ce qui sera important
02:29c'est quelle est l'évolution
02:30et notamment ce qu'on appelle les dépenses primaires
02:32c'est-à-dire les dépenses hors intérêt
02:35on sait que du côté de la défense
02:37du côté des intérêts
02:38il y a une forte hausse des dépenses
02:40donc il faut que du côté des autres dépenses
02:44on ait une stabilisation
02:46voire une baisse en volume
02:48de ces autres dépenses
02:49et c'est ça qu'il faudra suivre
02:50Mais vous dites Olivier
02:51on n'est pas aux économies intelligentes
02:53c'est-à-dire que là on en est au coup de rabot
02:55bête et méchante
02:56Oui tout à fait
02:57mais ça je crois qu'on ne peut pas accuser
02:59le gouvernement là-dessus
03:00parce que sans majorité
03:01il ne peut pas faire ce qui n'a pas été fait
03:04durant les 20 dernières années
03:06Donc c'est déjà ça Nathalie Jansson ?
03:08Oui tout à fait
03:08le budget c'est simplement de contenir
03:11c'est-à-dire que par rapport aux prévisions budgétaires
03:14déjà cette année on est à 5-4 finalement de déficit
03:17on devait être à 5
03:18si on ne fait rien
03:19donc effectivement si on laisse
03:21l'évolution naturelle des dépenses
03:23c'est-à-dire qu'en fait naturellement
03:24il y aura plus de retraités
03:26il va y avoir plus de dépenses de santé
03:28parce qu'on a une population vieillissante
03:30donc il y a plein de facteurs
03:31qui mènent à une hausse naturelle des dépenses
03:34si on ne les ralentit pas
03:36eh bien on atteindrait 6,5
03:38ce que fait le gouvernement aujourd'hui
03:39c'est éviter qu'on aille à 6,5
03:42puisqu'on s'était engagé à être à 5 cette année
03:45qu'on n'a déjà pas tenu
03:46donc il essaye simplement de faire en sorte
03:48qu'on arrive à peu près autour de 5
03:50à l'issue de la prochaine année budgétaire
03:52c'est tout ce qu'il fait
03:53donc effectivement on est très loin
03:54de la baisse des dépenses
03:58selon les estimations
04:00entre 12 et 18 milliards de baisse de dépense
04:03les baisses qui ont été notifiées à peu près claires
04:07c'est effectivement l'État ne dépensera pas plus pour lui
04:09au niveau de son fonctionnement
04:11sauf les seuls crédits qu'augmenteraient
04:14c'est effectivement la défense
04:15et on a aussi dans les dépenses
04:18qui réduiraient la question des retraites
04:21ne sachant pas comment exactement ils vont faire
04:23mais sur la table il y avait des indexations
04:25l'abattement des 10%
04:26enfin voilà c'était encore ouvert
04:28mais en fait il n'y a pas de baisse de dépense
04:30en tant que telle
04:30c'est-à-dire qu'on n'est pas allé limiter
04:32des dépenses à la baisse
04:33parce qu'effectivement comme il a été dit
04:35il n'y aura pas de majorité
04:37on peut se demander s'il y en aura une
04:38après les présidentielles aussi
04:39mais ça on va pas
04:41chaque chose en son temps
04:42chaque problème en son temps
04:43mais Christian ce chiffre de 54 milliards
04:47il servait à quoi ?
04:47il servait à calmer un peu les marchés
04:49ça a fonctionné ?
04:50ça a eu un petit effet ou pas ?
04:51Non ça n'a pas fonctionné
04:52pour la simple et bonne raison
04:53c'est que derrière
04:54ce n'est pas ce chiffre en lui-même
04:55qui n'a pas fonctionné
04:56c'est la crédibilité du budget
04:57c'est-à-dire que très clairement
04:59dès qu'il a proposé 54 milliards
05:01tout le monde s'est dit
05:01mais la gauche ne va pas voter les 54 milliards
05:03la droite ne va pas le voter
05:04donc finalement on ne va pas avoir de loi de finances
05:06il peut dire 100 ou 1000
05:06il peut dire ce qu'il veut
05:08parce que le problème
05:09c'est que s'il avait dit 54 milliards
05:10en disant
05:11j'invente
05:12la gauche va le valider
05:13bon on disait le budget va passer
05:16voilà ça passait
05:17là le problème c'est une défiance
05:18parce qu'on craint
05:19qu'il n'y ait pas de loi de finances
05:20pour l'année prochaine
05:20mais un point important
05:22qu'il faut comprendre
05:22c'est juste
05:23on a l'avantage de l'obligataire
05:25c'est qu'on a le temps
05:27je m'explique
05:27aujourd'hui la maturité moyenne
05:29sur la dette française
05:30c'est 8 ans et 5 ans
05:31et 5 mois
05:328 ans et 5 mois
05:33ça veut dire qu'aujourd'hui
05:35on a un taux d'intérêt
05:36sur notre dette
05:37qui est de 2,30
05:38sauf qu'à chaque fois
05:40qu'on a une obligation
05:41qui arrive à maturité
05:42on la remplace
05:43par une obligation
05:43qui coûte 4,50
05:44donc ça c'est tout ce qu'on a
05:45à temps zéro
05:46ça veut dire qu'aujourd'hui
05:47on a le temps de réformer
05:48c'est le problème
05:49c'est que si on ne le fait pas maintenant
05:51on aura à le faire
05:52pourquoi ?
05:52parce qu'aujourd'hui
05:53on dépense à peu près
05:54en intérêt
05:552,3% de notre PIB
05:57si on devait refinancer
05:58nos stocks de dette
05:59si au bout d'8 ans
06:00on l'a refinancé à 4,50
06:01on passerait à 5,6
06:03donc c'est là
06:04où on n'aura plus
06:04de flexibilité budgétaire
06:07on en a encore
06:07on a le temps
06:08donc les gens
06:09qui vous disent
06:10c'est pas grave
06:10ils vous disent pourquoi
06:11parce qu'ils font la photo
06:12aujourd'hui
06:12ils vous disent
06:13bah oui aujourd'hui
06:14on est à 2,30
06:14bon on se refinance
06:16mais c'est à la marge
06:16l'État français a fait 85%
06:18de son programme de financement
06:19cette année
06:20donc finalement
06:21même si les taux vont à 7
06:22d'ici à la fin d'année
06:23on n'est pas en problème
06:25de défaut de paiement
06:26et puis quand on émet
06:27on trouve
06:27voilà
06:28il ne reste que 15%
06:29tant qu'on nous prête
06:29pour ces 15%
06:30même si on les fait à 7%
06:32c'est tout petit
06:33c'est un poids tout petit
06:34ça ne va pas nous mettre
06:35à la rue
06:35donc on a le temps
06:36de se réformer
06:37le problème c'est que
06:38plus on se rapproche
06:39de cette barre des 8 ans
06:40et si on continue
06:41à se refinancer à 4,50
06:42et bien je peux vous dire
06:43qu'on va pleurer
06:44dans le 8 ans
06:45si on n'a rien fait
06:45parce que là
06:46on sera sur une restructuration
06:48peut-être pas de dette
06:49mais en tout cas
06:50pour les français
06:50ça ne sera pas la problématique
06:51ça ne sera pas
06:52d'indexer les retraites
06:53sur l'inflation
06:54ça sera de baisser
06:55les retraites de X%
06:57pour payer les intérêts
06:58comme la GAS a dû faire
07:00et donc ce qu'il faut bien comprendre
07:01c'est qu'aujourd'hui
07:01on est encore dans un temps
07:03relativement stable
07:04on n'est pas sur un défaut
07:05de paiement de l'État français
07:06on est d'accord
07:06mais on est sur une augmentation
07:08du risque France
07:08qui se paye sur les marchés
07:10et on a en gros
07:118 ans pour se redresser
07:12dans les finances publiques
07:13et vous me dites
07:14Christian la gauche
07:15ne va pas le voter
07:16peut-être que l'objectif
07:17Olivier c'est de ne pas
07:18le faire voter
07:18c'est de passer par ordonnance
07:19en janvier
07:20et puis c'est la copie initiale
07:21et puis c'est les 54 milliards
07:23finalement
07:23c'est peut-être pas
07:24c'est peut-être
07:25c'est peut-être plus malin que nous
07:26je veux dire
07:27ça peut être politique
07:28mais derrière
07:29c'est une question
07:29de crédibilité du gouvernement
07:31on peut comprendre
07:32il y a une manœuvre politique
07:33il dit 54
07:34s'il n'en fait que 30
07:34il sera peut-être content
07:35lui politiquement
07:36et ça se fera peut-être
07:37mais le gros problème
07:38aujourd'hui aux yeux des marchés
07:39c'est est-ce qu'on aura
07:41une loi de finances
07:42pour l'année prochaine
07:42en attendant les présidentielles
07:44le marché n'est pas dupe
07:44il sait que derrière
07:45ça sera ajusté
07:46en fonction des résultats présidentiels
07:48mais le marché regarde
07:49aujourd'hui
07:49est-ce qu'il y a un risque
07:50ou pas de budget
07:51et là pour l'instant
07:52on est quand même
07:53dans le flou total
07:54Olivier ?
07:55La question qui se pose
07:56je pense pour les différents
07:57partis politiques
07:58chacun se dit
07:59c'est peut-être moi
07:59qui sera aux affaires
08:01après les élections
08:02donc est-ce qu'il vaut mieux
08:04qu'il y ait eu
08:05un peu
08:06et c'est la position de certains
08:07de dire peut-être
08:08un budget
08:09ça c'est le RN
08:10après que je peux
08:11éventuellement
08:12avec une loi de finances
08:13rectificative
08:13modifier
08:14plutôt que pas de budget
08:16où là ça peut être
08:16beaucoup plus compliqué
08:17et en plus
08:18c'est là où je vais avoir aussi
08:19dès mon arrivée
08:20des mesures beaucoup plus douloureuses
08:22à prendre une situation
08:23et une situation budgétaire
08:24en plus
08:25arriver s'il y a une situation
08:26tendue
08:27sur les marchés
08:28en matière de financement
08:30c'est pas très confortable
08:31donc je pense que c'est un peu
08:32l'arbitrage
08:33qui va devoir se faire
08:34les partis vont raisonner
08:36de cette manière là
08:37mais n'importe qui
08:38qui arrive quand même
08:39au pouvoir
08:41au printemps prochain
08:42a quand même
08:42les mains un peu liées
08:44c'est-à-dire que
08:45celui qui arrive
08:46ne pourra pas annoncer
08:47des hausses de dépenses
08:48comme ça
08:49le lendemain de son arrivée
08:50et d'autant plus
08:51qu'on sait que pendant
08:52les campagnes électorales
08:52il y a pas mal de promesses
08:54donc il sera difficile
08:56de tenir les promesses
08:57c'est pour ça qu'il faudrait
08:59autant que possible
09:00que les promesses
09:02soient raisonnables
09:02Vous êtes inquiet vous Olivier
09:03de l'augmentation des taux
09:05vous dites comme Christian
09:05on a quand même un peu de temps
09:07Je crois qu'il ne faut pas
09:07alors je suis tout à fait d'accord
09:09avec ce qu'a dit Christian
09:09mais je crois qu'on a moins de temps
09:11que les 8 ans
09:12parce que
09:13quand on regarde
09:14un peu les difficultés
09:15que rencontrent les pays
09:16c'est pas finalement
09:17c'est pas de
09:18ne pas pouvoir payer
09:19les intérêts
09:20c'est tout simplement
09:21il y a un moment
09:21où les marchés se ferment
09:23c'est ce qu'on a vu
09:24au moment des crises de la dette
09:25il y a
09:26il y a une quinzaine d'années
09:28c'est que dans ce cas là
09:29le marché ne veut plus prêter
09:31ou alors très difficilement
09:32et ça ça peut
09:33et ça c'est pas uniquement
09:35parce que le marché
09:36il regarde
09:37il regarde un peu
09:37il regarde pas seulement
09:38quel est le niveau
09:40des intérêts
09:41aujourd'hui
09:41mais quelle est
09:42la dynamique de la dette
09:43si on voit qu'on est
09:44dans une situation
09:45incontrôlable
09:46surtout quand vous êtes
09:47dans la zone euro
09:49c'est assez facile
09:50d'aller sur d'autres
09:52émetteurs souverains
09:52à la limite
09:53vous êtes au Royaume-Uni
09:54vous êtes un fonds de pension
09:55qui est un passif
09:56en Sterlin
09:57dans ce cas là
09:58vous n'avez pas d'alternative
09:59vous êtes un peu coincé
09:59alors que là
10:00en plus l'Allemagne
10:02se met à émettre
10:03avant il y avait
10:03une rareté du Bund
10:05aujourd'hui l'Allemagne
10:06aimait plus
10:07donc vous avez
10:08de ce côté là
10:08une alternative
10:09et puis même du côté
10:10des pays qu'on appelait
10:11autrefois les périphériques
10:13ceux-là
10:15si j'étais un fonds de pension
10:16japonais
10:16j'hésitais à aller
10:17sur l'Italie
10:18ou sur l'Espagne
10:19aujourd'hui
10:20par rapport à la France
10:21je me pose des questions
10:22donc il y a aussi
10:23des alternatives
10:24donc il peut y avoir
10:25des mouvements de réallocation
10:26de portefeuille
10:27en tout cas
10:27ou plus difficile
10:29et donc c'est ça aussi
10:30qu'il faut prendre en compte
10:31surtout qu'on a des montants
10:32qui sont assez colossaux
10:34après juste un petit élément
10:36technique
10:36l'Etat français
10:38pourra toujours se refinancer
10:39il suffira qu'il aille
10:40sur la partie courte
10:40de la courbe des taux
10:41s'il se refinance
10:42tout le monde prêtera encore
10:43à l'Etat français
10:43à 3 mois
10:44à 6 mois
10:44à 9 mois
10:45donc vous n'adérez pas
10:46il n'y a pas de risque
10:47c'est pas très simple
10:49c'est pas forcément
10:50les meilleures choses à faire
10:51mais je dis juste
10:52c'est pas seulement
10:53ce problème là
10:53le gros problème
10:55c'est un problème
10:55alors quand je disais
10:568 ans
10:56je ne dis pas qu'on va
10:57attendre 8 ans
10:57mais c'est surtout
10:58que plus on attend
10:59plus les efforts
11:00seront importants
11:01et seront violents
11:01c'est un problème de prix
11:02plus qu'un problème de liquidité
11:03c'est plus ça
11:03c'est qu'à un moment donné
11:05si pendant 3 ans
11:06vous ne faites rien
11:07ça veut dire que
11:07grosso modo
11:08vous continuez à vous refinancer
11:09la chose s'aggrave
11:10et donc l'Etat
11:11les marchés demandent
11:12une prime supérieure
11:12ça augmente le coût
11:13et les efforts
11:14seront encore plus importants
11:15là on a 8 ans
11:17pour faire des réformes
11:19qui ne soient pas trop coûteuses
11:20pour l'économie
11:20et ça c'est important
11:21et là par exemple
11:23vous mentionniez
11:25est-ce qu'effectivement
11:25il y a de l'appétence
11:26des marchés
11:26pour les titres français
11:27effectivement aujourd'hui
11:28il y a toujours
11:29la même appétence
11:29quand on regarde
11:30le nombre de fois
11:31que l'émission est demandée
11:32c'est toujours sursouscrit
11:33c'est sursouscrit
11:34en fait la seule différence
11:36c'est qu'en fait
11:36l'Etat français
11:37a dû augmenter son taux
11:38pour maintenir
11:39ce même taux de demande
11:41en fait voilà
11:41on le voit
11:42c'est comme ça qu'on voit
11:43qu'effectivement
11:43il y a concurrence
11:44avec d'autres
11:45qu'il y a des arbitrages
11:46l'Etat français
11:47peut toujours émettre autant
11:50il demande de donner
11:51un peu plus de rendement
11:52pour avoir ce même niveau
11:53mais Nathalie Christian disait
11:55il faut faire des économies
11:56qui ne sont pas trop
11:56dommageables à l'économie
11:58c'est-à-dire que là
11:58c'est un savant mélange
11:59entre qu'est-ce que je baisse
12:01et à quel moment
12:02je bloque un peu la machine
12:05alors pour ce qui est
12:06des réformes
12:07et des baisses
12:07de dépenses publiques
12:08il y a eu quand même
12:09pas mal de travaux académiques
12:10notamment Alésina
12:11qui a fait beaucoup de travaux
12:13sur les pays
12:14qui ont baissé
12:15la dépense publique
12:15pour un mieux aller après
12:17puisqu'effectivement
12:19vous avez
12:19le problème
12:20de la dépense publique
12:20c'est qu'à un moment donné
12:21vous êtes dans un scénario
12:22d'étouffement
12:23c'est-à-dire qu'en fait
12:24à force d'avoir
12:26de la dépense publique
12:27vous allez contrôler
12:28davantage votre économie
12:29on en a plein d'exemples
12:30aujourd'hui
12:31avec par exemple
12:32de la fiscalité
12:33qui ne rend pas autant
12:34parce qu'en fait
12:34vous tarissez
12:35la source
12:36sur laquelle vous taxez
12:37c'est-à-dire qu'en fait
12:38vous réduisez la base fiscale
12:39sur laquelle vous taxez
12:40donc en fait
12:41ça ne rend pas suffisamment
12:42à l'Etat
12:43et donc de toute façon
12:44ça ne sert pas à grand-chose
12:45de la faire toujours
12:46voilà exactement
12:46donc vous avez ça
12:47d'un côté
12:47et puis d'un autre côté
12:48vous avez des dépenses
12:49de plus en plus contraintes
12:50où vous allez
12:52vraiment identifier
12:52des personnes
12:53vous allez en fait
12:54enfermer à chaque fois
12:55et contrôler davantage
12:56les personnes
12:57que vous voulez protéger
12:58donc vous allez rendre
12:59plus difficile
13:00l'accès
13:01à la protection
13:01et donc tout ça
13:02conduit en fait
13:03à un étouffement
13:04de l'économie
13:04donc en fait
13:05si vous voulez
13:05arriver vers
13:06vers un mieux
13:07il faut en fait
13:08il faut diminuer
13:09la dépense publique
13:10pour en fait
13:11faire en sorte
13:12que l'économie
13:12soit libérée
13:14donc c'est pour ça
13:15qu'on dit
13:16qu'il faut baisser
13:16la fiscalité
13:17puisque ce serait
13:18ou la rendre
13:19en tout cas
13:19plus transparente
13:20puisque un des problèmes
13:21qu'on a en France
13:22c'est qu'en fait
13:22on a une fiscalité
13:23tellement agruyère
13:24qu'en fait
13:24on s'y perd
13:25c'est le fameux
13:26j'ai des subventions
13:27d'un côté
13:28mais j'ai une fiscalité
13:29ouverte
13:29bon
13:30Génération Libre
13:30a d'ailleurs
13:31publié un rapport
13:33sur le double effacement
13:35et c'est cette idée
13:36qu'en fait
13:36on enlève les subventions
13:37mais on enlève aussi
13:38du côté de la fiscalité
13:39pour pouvoir retrouver
13:41de la simplification
13:43en fait
13:44et d'une plus grande
13:45transparence
13:46dans la lecture
13:46de ce qu'est la fiscalité
13:47et c'est beaucoup plus simple
13:49pour les entreprises
13:50puisqu'en fait
13:50elles savent à quoi s'attendre
13:51Olivier ?
13:52Non
13:53il faut clairement dire
13:54que
13:55de toute façon
13:56un ajustement
13:56des finances publiques
13:57ça sera douloureux
13:58au départ
13:59après
14:00on voit
14:01si on prend l'exemple
14:02de pays comme le Portugal
14:03qui ont fait
14:04un plan important
14:05bon les premières années
14:06ont été très douloureuses
14:07mais aujourd'hui
14:08le Portugal a retrouvé
14:09une forte croissance
14:10une économie dynamique
14:11une situation budgétaire assainie
14:13et donc il faut comparer
14:14en plus il ne faut pas
14:15raisonner dans l'absolu
14:16il ne faut pas se dire
14:17il faut raisonner
14:18si on ne fait rien
14:19qu'est-ce qui se passe
14:20et comparer
14:20les deux sentiers
14:21mais il ne faut pas cacher
14:23bien sûr
14:23que les premières années
14:24bien sûr
14:25ça sera
14:26mais ça veut dire
14:27baisse de la consommation
14:27ça veut dire
14:29parce que dans la dépense publique
14:30ça il ne faut pas
14:31il ne faut pas le cacher
14:33mais ça ne veut pas dire aussi
14:36si on ne fait rien
14:36il ne faut pas croire
14:37que la consommation
14:38ira bien
14:39parce que de toute façon
14:40c'est ce qu'on voit
14:41aujourd'hui
14:42dans ce cas-là
14:43tout le monde
14:44il y a un problème
14:44de confiance
14:45tout le monde attend
14:46donc c'est pour ça
14:47que je disais
14:48il ne faut pas comparer
14:49par rapport à une situation idéale
14:51c'est douloureux
14:52après il faut comparer aussi
14:53par rapport à la situation
14:54si on ne fait rien
14:55et en tout cas
14:56sur le moyen terme
14:57ça sera clairement
14:58une meilleure position
14:59Mais j'entends Christian
15:00que vous êtes plutôt
15:01sur la ligne
15:01Éric Ayer d'hier
15:03même si c'était une ligne
15:04un petit peu virulente
15:05de dire qu'il ne faut pas
15:06faire des efforts
15:07trop virulents
15:08Oui
15:08c'est ce que nous a appris la Grèce
15:10d'ailleurs
15:10c'est l'enseignement qu'on a eu
15:11même le Portugal
15:13il y a quand même des gens
15:14qui sont parvenus
15:14à leur niveau de vie
15:15qu'ils avaient avant
15:17les efforts budgétaires
15:18qui ont été faits
15:18donc le coût économique
15:20il faut l'étaler dans le temps
15:22et c'est ça qui est important
15:23mais ça ne veut pas dire
15:24qu'il faut être constant
15:25et l'étaler dans le temps
15:26et ça c'est pour ça
15:26que ça pose problème
15:27avec les politiques
15:28parce que c'est très dur
15:29de parler de rationalisation
15:32de la dépense
15:32sur plusieurs mandats
15:34mais ça c'est un élément important
15:36parce que le gros problème
15:37c'est que si c'est les marchés
15:39qui nous l'imposent
15:39si c'est après
15:41on est obligé de faire appel
15:42au FMI ou à la BCE
15:43mais ce sera plutôt
15:44via la BCE etc
15:45là on va nous exiger
15:47des efforts qui seront
15:48beaucoup plus drastiques
15:49beaucoup plus violents
15:49donc le mieux
15:50c'est de le faire progressivement
15:51et de gérer les choses
15:53parce que ça limite
15:54le coût économique
15:55parce que globalement
15:56ce qu'il faut bien comprendre
15:57c'est qu'il y a des entreprises
15:58qui dépendent totalement
15:59de la dépense publique
16:00donc du jour
16:01que vous réduisez
16:02la dépense publique
16:02vous mettez en faillite
16:03ces entreprises
16:04ça pèse sur l'emploi
16:05et ça pèse derrière
16:06sur la consommation
16:07donc ce qu'il faut éviter
16:08c'est un cercle vicieux
16:09donc on ne peut pas
16:10du jour au lendemain
16:11passer de taux de prélèvement record
16:13à des taux très très bas
16:14comme ça
16:14sans que ça ait un impact
16:15récessif sur l'économie
16:17parce que derrière
16:17on a une dépendance
16:18à la dépense publique
16:19donc il faut le faire progressivement
16:21et ça il faut être crédible
16:22sur le chemin
16:23mais même les marchés obligataires
16:24seront plus sensibles à ça
16:25parce que moi
16:26si je vous prête à 10 ans
16:27et que je vous dis
16:27que la France
16:28va casser son économie
16:30pour rééquilibrer ses comptes
16:31on va dire
16:32oui mais les rentrées fiscales
16:33vont baisser plus vite
16:34que la réduction de vos dépenses
16:35et le déficit
16:35ne va pas se réduire
16:36donc le marché obligataire
16:37va me dire
16:37non non
16:38je suis en risque
16:39à l'inverse
16:40si je ne vous faites rien
16:41vous savez que vous allez dans le mur
16:42donc il faut vraiment
16:43être crédible
16:44sur un plan
16:45sur plusieurs années
16:45ou alors
16:47vous êtes comme en Angleterre
16:48sous surveillance
16:49des marchés obligataires
16:50et dès que le Premier Ministre
16:52annonce quelque chose
16:53qui n'est pas financé
16:53tout ça
16:54on voit les taux longs anglais
16:55exploser
16:55alors je sais qu'on est
16:56dans la zone euro
16:57on est un peu différent
16:58dans les mécanismes
16:58mais on voit qu'il est obligé
16:59de revenir en arrière
17:00et de dire
17:01oui mais je vais le financer
17:02donc derrière
17:03il y a un contrôle
17:04des marchés permanent
17:04qui leur impose
17:06cette voie là
17:07mais c'est la meilleure solution
17:08parce que la Grèce
17:08nous a montré
17:09que couper
17:10et y aller à la hache
17:11drastiquement
17:11et d'ailleurs
17:12je dirais juste une chose
17:13rappelez-vous
17:13monsieur Trump
17:15qui nous a promis
17:16une coupe à la hache
17:17dans les dépenses publiques
17:19qu'il allait licencier
17:21tous les fonctionnaires
17:21inutiles et tout ça
17:22on avait même
17:23un service spécial là-dessus
17:25et ils sont très vite aperçus
17:26même aux Etats-Unis
17:28alors qu'ils ont la flexibilité
17:29sur les effectifs
17:30qu'on ne peut pas
17:31y aller à la hache
17:31on ne peut pas faire ça
17:32n'importe comment
17:33et que derrière
17:33ça a des coûts aussi
17:34pour l'Etat
17:34si on y va trop vite
17:35donc il faut être raisonnable
17:37il faut avoir une vision
17:38de long terme
17:38et c'est vrai que
17:39le gros problème
17:40c'est que ça ne correspond pas
17:41forcément au cycle politique
17:42et si on ne peut pas
17:43Nathalie toucher
17:44aux dépenses publiques
17:44de manière à la hache
17:46comme dit Christian
17:47ça reste travailler plus
17:48est-ce que ce n'est pas ça
17:49la réforme
17:50qui n'est pas trop douloureuse
17:53oui sans aucun doute
17:54en fait
17:54c'est l'incitation
17:55à vouloir
17:56que tous ceux
17:57qui peuvent travailler
17:57ou en tout cas
17:58qui ont envie
17:59de travailler davantage
18:00puissent le faire
18:01puisque en effet
18:02aujourd'hui
18:02on a quand même
18:03plusieurs pièges
18:04dans la fiscalité
18:06et les allégements
18:07enfin l'espèce de combo
18:08horrible
18:10en même temps on taxe
18:11mais en même temps
18:11on va alléger
18:12les cotisations
18:13donc on peut faire allusion
18:15effectivement à cette fameuse
18:16SMICardisation de l'économie
18:17puisqu'effectivement
18:18par exemple là
18:19sur cette poche là
18:20on se retrouve
18:20dans des populations
18:22qui ne sont peut-être pas
18:23incitées à davantage travailler
18:24parce qu'en fait
18:25leur travail n'est pas reconnu
18:26donc on a
18:27enfin n'est pas valorisé
18:28c'est pas une histoire
18:29il n'est pas valorisé
18:30et reconnu
18:30puisqu'effectivement
18:31si on s'aperçoit
18:33que entre
18:35coincé entre le SMIC
18:36et les allégements
18:37des charges
18:38en fait
18:38cette SMICardisation
18:39qui conduit donc
18:41à ce qu'en fait
18:42les salariés
18:42ne soient plus payés
18:44en fonction de leur performance
18:45en fait c'est ça
18:46c'est à dire
18:46vous travaillez
18:47mais vous n'êtes pas
18:48vous n'êtes plus
18:48c'est ceux qui sont
18:49entre 2008 et 2002
18:50exactement
18:51donc en fait
18:51eux à chaque fois
18:52quel que soit l'effort
18:53qu'ils vont fournir
18:54finalement
18:54ils ne vont pas pouvoir
18:55être reconnus
18:56par une valorisation
18:57de leur performance
19:00donc eux effectivement
19:02ils sont frustrés
19:03puisqu'ils ne sont pas reconnus
19:04donc à moins d'avoir
19:05des mobilités
19:06au sein de l'entreprise
19:07qui peut être
19:07un des seuls moyens
19:08d'échapper effectivement
19:09à cette trappe à bas salaire
19:11mais ce n'est pas partout le cas
19:12et bien en fait
19:13vous pouvez effectivement
19:14vous retrouver dans
19:15une espèce d'ennui
19:16et de non-motivation
19:17donc effectivement
19:18il faut essayer
19:19de trouver un moyen
19:20donc là effectivement
19:21par exemple
19:22on pourrait imaginer
19:24on a un rapport
19:26qui va sortir là-dessus
19:27de pouvoir redonner
19:29effectivement
19:29cette capacité
19:30à avoir un salaire
19:31plus élevé
19:31si on arrive
19:33effectivement
19:33à moduler
19:34ces allégements de charges
19:35pour faire en sorte
19:36que l'entreprise
19:36puisse à nouveau
19:37pouvoir augmenter
19:39les salariés
19:39donc effectivement
19:40on a cet axe-là
19:42sur les emplois
19:43à non qualifier
19:44mais on pense évidemment
19:45aussi aux seniors
19:46puisque c'est pareil
19:47il faudrait
19:48on sait bien
19:48qu'on a un taux d'emploi
19:49des seniors inférieurs
19:50à beaucoup de pays
19:51et compte tenu
19:52de l'évolution démographique
19:55et de la santé aussi
19:58aujourd'hui
19:59on vieillit quand même
19:59beaucoup mieux
20:00qu'on ne vieillissait avant
20:01il faudrait effectivement
20:02encourager les seniors
20:04qui ont envie
20:05de continuer à travailler
20:05et il y en a
20:06Olivier Garnier
20:06le problème c'est que
20:07si vous allégez les charges
20:09vous créez quand même
20:10un trou qu'il faut remplir
20:11c'est-à-dire qu'à un moment donné
20:12il faut financer
20:12le modèle social
20:13et c'est ce qu'on reproche
20:14à toute la politique
20:15de l'offre d'Emmanuel Macron
20:16c'est d'avoir allégé les charges
20:17mais d'avoir transféré
20:18en fait un déficit
20:19sur la sécu
20:20avec un trou
20:20qui est toujours béant
20:22comment on fait pour
20:23là par exemple
20:23sur le sujet
20:24des allégements
20:25de charges
20:26bas salaires
20:27il faut se souvenir
20:28pourquoi ça a été créé
20:29on a commencé
20:30au milieu des années 90
20:32ça a été créé
20:33parce que
20:34on avait un chômage
20:35massif
20:36chez les non qualifiés
20:37et on a un salaire minimum
20:38qui est relativement élevé
20:40quand on compare
20:41par rapport au salaire moyen
20:43et surtout
20:44si on compare
20:44par rapport à nos voisins
20:45le salaire minimum
20:46est plutôt élevé
20:47par rapport aux autres salaires
20:48donc comme
20:50pour des raisons
20:51qu'on peut
20:51après
20:52dont on peut débattre
20:53pour ne pas vous détoucher
20:54au salaire minimum
20:55on a créé
20:56les allégements de charges
20:57mais il ne faut pas oublier
20:58aujourd'hui
20:59il y a tout un débat
20:59de dire
21:00il faudrait faire
21:00des allégements de charges
21:01plus haut
21:02et non pas seulement
21:02sur les bas salaires
21:03que les allégements de charges
21:05leur raison d'être
21:06c'est le fait
21:07qu'il y a un salaire minimum
21:08et qu'on ne veut pas toucher
21:10à l'évolution
21:11au mécanisme d'indexation
21:12du salaire minimum
21:13c'est ça
21:14le sujet
21:15et c'est pour ça
21:16que
21:16et ces allégements de charges
21:18ont eu
21:18une grande efficacité
21:20en termes
21:20notre taux d'emploi
21:21aujourd'hui
21:22est au plus haut niveau
21:22depuis
21:23le chômage
21:24n'est plus une préoccupation
21:25des français
21:25on n'a plus
21:26le sujet
21:27que l'on avait
21:28sur les non qualifiés
21:29mais avec un coup
21:30puisque on a
21:31un coût qui était
21:33au départ de 20 milliards
21:34maintenant on est à 80 milliards
21:35de coût des allégements de charges
21:36mais
21:37et ça crée
21:37alors effectivement
21:38ça crée aussi
21:39une trappe à bas salaires
21:41parce que ça fait
21:41des taux marginaux
21:42mais
21:43alors on peut essayer
21:44de faire un peu de la cuisine
21:45pour essayer de lisser ça
21:46il y a eu un rapport
21:47tout à fait intéressant
21:48de Bozio et Vassemer
21:50sur le sujet
21:51mais
21:52il faut toujours garder en tête
21:54et souvent il y a des faux débats
21:55de dire
21:55il faudrait ne pas mettre ça
21:57que sur les bas salaires
21:58ce n'est pas oublié
21:59c'est notre sujet
22:00c'est le salaire minimum
22:01en fait on a transfert un problème
22:03vers un autre
22:05mais sans trouver le financement
22:07alors
22:08non
22:08enfin là
22:09ce qui a été décrit
22:10c'est ça
22:10c'est-à-dire qu'on avait un problème
22:12à la base
22:12qui était le SMIC trop élevé
22:13donc on a résolu
22:14en ajoutant les charges
22:15mais du coup
22:15on crée de la frustration
22:17puisqu'aujourd'hui
22:18on a de la SMICardisation
22:20ce qui veut dire que
22:20les gens qui bénéficient
22:22de cette entrée
22:22sur le marché du travail
22:23se retrouvent aussi
22:24aujourd'hui aussi frustrés
22:25et non reconnus
22:26parce qu'en fait
22:27ils sont bloqués dans cette règle
22:29le mot SMICardisation
22:30souvent est employé
22:31à toutes les sauces
22:31parce que par exemple
22:32lorsqu'on a eu
22:33en phase d'inflation
22:34le salaire minimum
22:35qui augmentait plus vite
22:36que les hauts salaires
22:37on a dit
22:37il y a de la SMICardisation
22:38parce qu'il y a plus de gens
22:39payés au SMIC
22:40mais ça ne veut pas dire
22:40que ces gens-là
22:41étaient en moins bonne position
22:42parce que c'est toujours pareil
22:44c'est parce que le SMIC
22:44évoluait plus vite
22:45et en plus ça a augmenté
22:46le coût des allégements de charges
22:48et là les entreprises
22:49n'étaient pas tout à fait
22:50de bonne foi
22:51lorsqu'elles disaient
22:51mais tiens
22:52on va nous raboter
22:53parce qu'on disait
22:53finalement
22:54on va raboter
22:55pour compenser
22:56cet effet indexation
22:57ça ne veut pas dire
22:58qu'elles avaient moins
22:58d'allégements de charges
22:59mais c'est le fait
23:00que les salaires
23:01les autres salaires
23:02augmentaient moins vite
23:03en plus souvent
23:04les minimas de branches
23:05eux ne sont pas révisés
23:07donc il y a plus
23:07de gens qui passent
23:09au niveau
23:09mais il faut bien
23:11avoir en tête
23:12les différents éléments
23:14SMICardisation
23:14ne veut pas dire
23:15nécessairement
23:15que les gens
23:16sont moins bien votés
23:17Est-ce que du coup
23:17le pari c'était quand même
23:18de dire
23:19il y aura plus de gens
23:19qui travaillent
23:20donc à la fin
23:21on s'y retrouvera
23:22financièrement
23:22non c'était pas ça
23:23l'objectif
23:24il y a effectivement
23:25plus de gens
23:25qui travaillent
23:26mais aujourd'hui
23:26ça génère
23:27d'autres problèmes
23:28donc puisqu'il y a
23:29une espèce
23:30de fonctionnalisation
23:31de cette population
23:33qui est proche du SMIC
23:34bah effectivement
23:35elle a une frustration
23:38au travail
23:38par rapport à d'autres
23:39et effectivement
23:41c'est aussi
23:42des pistes
23:43qui sont
23:44qui pourraient être
23:45étudiées plus sérieusement
23:46c'est effectivement
23:47de voir ce qui se passe
23:48dans d'autres pays
23:49et notamment
23:50comme en Allemagne
23:51où le SMIC
23:52est plutôt
23:53au niveau
23:54de la branche
23:55voilà
23:55parce qu'on voit bien
23:56que c'est quand même
23:57un problème
23:57d'avoir un SMIC
23:59tout court
23:59voilà
24:00je pense que
24:00le fond du problème
24:01c'est que
24:02votre travail
24:03doit correspondre
24:04à la richesse
24:04que vous créez
24:05on va rester basique
24:06donc c'est bien
24:07de vouloir aider
24:08des gens
24:08à dire
24:10oui mais
24:10leur travail
24:11ne leur permet pas
24:12de vivre
24:12et il faut les aider
24:13mais c'est pas
24:14en jouant sur les salaires
24:15moi je pense
24:16qu'il faudrait mieux
24:16qu'on ait
24:18je vais vous expliquer
24:20vous faites pas
24:21de salaire minimum
24:21vous permettez
24:23aux entreprises
24:23de payer
24:24donc les gens
24:24ils viennent ou pas
24:25si vous me payez 100 euros
24:26je vais peut-être pas venir
24:27par mois
24:27parce que je vais dire
24:28que c'est n'importe quoi
24:29donc on fait une vraie prime
24:31et derrière
24:32l'État joue son rôle
24:33en faisant
24:34un impôt négatif
24:37si vous avez travaillé
24:3839 heures
24:39ou 35 heures
24:40par semaine
24:42sur un ensemble
24:42de temps
24:43et bien c'est ce qui
24:44a déjà été mis en place
24:45à ce moment-là
24:46l'État vous offre
24:47un complément
24:47parce que
24:48votre travail
24:49n'est pas assez productif
24:50ou ne génère pas
24:51suffisamment de valeur
24:52c'est un spique inversé
24:53mais oui
24:54mais ça évite
24:55après tout cet effet-là
24:56ça vous incite déjà
24:57à travailler
24:57parce que vous n'avez pas d'aide
24:58si vous ne travaillez pas
24:59et ça évite de déformer
25:01le message
25:02qu'envoie le salaire
25:02alors je ne vous dis pas
25:03qu'on va faire
25:04comme en Angleterre
25:05les zéro niveau
25:07et puis on fera
25:08des contrats de travail
25:09à zéro heure
25:09etc
25:09on peut faire quelque chose
25:11qui limite un peu
25:11et qui borne
25:12mais le gros problème
25:13aujourd'hui
25:13c'est que le niveau
25:14du SMIC est trop élevé
25:15donc il ne faut pas
25:16déformer le message
25:17qu'envoie votre salaire
25:18par contre
25:19on peut compenser ça
25:20mais il faut le compenser
25:21après
25:21et là on évitera
25:23des effets d'éviction
25:24mais là on a fait
25:24une usine à gaz
25:25comme on sait faire
25:26en France
25:26et du coup
25:27pour corriger ça
25:28on met une autre chose
25:29et puis on fait ça
25:29et on s'amuse
25:30à la fin
25:30qu'on enlève
25:32le message envoyé
25:33qui est votre salaire
25:35moi ce qui me fait hurler
25:36c'est quand j'entends
25:37les politiques dire
25:37c'est à l'état
25:38de vous donner
25:39du pouvoir d'achat
25:40non parce que
25:41si vous baissez
25:42les cotisations sociales
25:43pour donner plus
25:43de pouvoir d'achat
25:44aux salariés
25:45peut-être
25:45mais ça ne donnera rien
25:47dans la dynamique
25:47parce que demain
25:48je vais revenir vous voir
25:49en disant
25:49mon salaire
25:51ne demande pas
25:51votre salaire
25:52on demandera
25:52que si vous montez
25:54en valeur ajoutée
25:54que si la France
25:56produit des semi-conducteurs
25:58au lieu de produire
25:59du textile
25:59dans des secteurs
26:00où il y a des fortes
26:01valeurs ajoutées
26:01là oui
26:02vous allez pouvoir monter
26:03certains secteurs
26:03à augmenter les salaires
26:04comme ça
26:05pour des questions
26:06d'attractivité
26:06à ce moment là
26:07il y aura un équilibre
26:08sur le marché
26:09si vous êtes
26:10c'est un secteur
26:10qui crée de la valeur ajoutée
26:11qui est par exemple
26:12qui est aujourd'hui
26:13un secteur
26:13qui est dans la cybersécurité
26:15où vous avez besoin
26:15de gens très qualifiés
26:16vous n'hésiterez pas
26:17de toute façon
26:18vous en avez besoin
26:19vous avez un retour
26:20sur l'investissement
26:20quand vous embauchez quelqu'un
26:22et vous le payerez bien
26:22parce que de toute façon
26:23pour l'attirer
26:24il faudra bien le payer
26:24et donc il va falloir
26:26à un moment
26:26rééquilibrer tout ça
26:27le problème
26:27c'est qu'aujourd'hui
26:28on envoie un faux prix aux gens
26:29en disant que
26:31entre guillemets
26:32je vais me faire
26:33peut-être tuer par cela
26:34mais je ne dis pas ça
26:35ce n'est pas un jugement de valeur
26:36on surpaye certaines personnes
26:38en mettant
26:38du coup les entreprises
26:40ne vous embauchent
26:41que si derrière
26:42elles ont la subvention
26:43mais ce n'est pas là
26:43où il faut mettre la subvention
26:44c'est plutôt avoir
26:45un vrai prix de votre travail
26:47et vous subventionnez vous
26:48pour éviter que vous soyez
26:50dans la misère
26:50en travaillant
26:50c'est quand même normal
26:51oui c'était
26:52en fait c'est ça
26:53la vraie réforme
26:54à mener
26:54de toute façon
26:55la vraie réforme
26:56c'est d'aller sur
26:56un vrai prix du travail
26:58parce que tout prix déformé
26:59effectivement
27:00va en fait
27:01mal orienter
27:03les ressources
27:03si on vous dit
27:04qu'effectivement
27:05avec un travail
27:06peu qualifié
27:07vous êtes au SMIC
27:08vous vous dites
27:11au moins j'ai le SMIC
27:12si effectivement
27:13le prix du travail
27:13reflète vraiment
27:14la contribution
27:15du salarié
27:16à l'entreprise
27:18effectivement
27:18certains travaux
27:19seront mal payés
27:20mais comme en effet
27:21vous avez ensuite
27:23vous recevez
27:24de l'État
27:25un crédit d'impôt
27:27pour effectivement
27:28compenser
27:28ce niveau de salaire
27:30trop bas
27:30vous avez quand même
27:31l'incitation à travailler
27:32et vous avez
27:33l'État est quand même
27:34là pour jouer son rôle
27:35d'amortisseur social
27:37et ça c'est quand même
27:38bien mieux
27:39parce que la vérité
27:40des prix est là
27:41et ça c'est très important
27:42pour les entreprises
27:42Olivier
27:43peut-être deux remarques
27:43là-dessus
27:43première remarque
27:45même avec un système
27:46d'impôt négatif
27:47vous aurez l'incitation
27:47au travail
27:48mais vous aurez toujours
27:48le problème
27:50de fait qu'un peu
27:51de trappe à bas salaire
27:52puisque vous aurez
27:53de toute façon
27:54dans ce cas-là
27:55si vous travaillez plus
27:56ou si vous êtes mieux payé
27:58vous allez moins recevoir d'aide
27:59et donc
28:00il y aura une imposition
28:01il y aura exactement
28:02le même phénomène
28:03que pour les allègements de charges
28:04les allègements de charges
28:05finalement c'est assez proche
28:07d'un impôt négatif
28:08non parce que le prix du travail
28:09n'est pas le bon
28:09le prix du travail
28:10mais du point de vue du salarié
28:12oui il y a le même
28:13il peut y avoir
28:13des faits au marginal
28:15et ma deuxième remarque
28:16c'est juste ce qu'on va
28:17beaucoup entendre je pense
28:18pendant la campagne
28:18c'est de dire finalement
28:19si on avait le taux d'emploi
28:20de l'Allemagne
28:21on n'aurait pas de problème
28:22de finance publique
28:23vous n'êtes pas d'accord
28:23avec ça ?
28:24c'est assez simpliste
28:26dans la mesure où
28:26un pour faire monter
28:28notre taux d'emploi
28:28on voit que c'est coûteux
28:30ça coûte les allègements de charges
28:31sur les bas salaires
28:32l'apprentissage
28:33toutes les mesures
28:34qui nous ont permis
28:35d'avoir une hausse
28:36du taux d'emploi
28:37ça a un coût
28:38surtout
28:38les premières années
28:40donc on ne peut pas dire
28:41que c'est sans coût
28:43et que c'est uniquement
28:44un rapport
28:44et deuxièmement aussi
28:45ce qu'on voit aussi
28:46c'est qu'en gros
28:47quand vous augmentez
28:48le taux d'emploi
28:49d'un point
28:50ça ne veut pas dire
28:51que vous allez augmenter
28:52à concurrence
28:53finalement
28:54le PIB par habitant
28:55parce que tout simplement
28:56les gens
28:57qui vont rentrer
28:58sur le marché du travail
28:59et ça c'est très bien
28:59mais ils vont être
29:00sur des emplois
29:01moins productifs
29:02et donc il y a un effet
29:03en gros l'effet
29:04en termes de productivité
29:05il est moitié moindre
29:06ce que montrent
29:07toutes les études
29:08donc vous n'avez pas
29:08non plus le même gain
29:10en termes de richesse
29:12produite
29:13parce que
29:13alors c'est mieux
29:14parce que si c'est des gens
29:15qui produisaient zéro
29:16mais on ne sera pas
29:16au niveau de l'Allemagne
29:17en quelques mois
29:18ils produiront moins
29:18que la moyenne
29:19donc il faut se méfier
29:21un peu de ces raisonnements
29:22un peu simplistes
29:23Christian Parizeau
29:24Nathalie Jansson
29:25Olivier Garnet
29:25vous ne bougez pas
29:26on revient dans un instant
29:33BFM Business
29:34et la tribune présente
29:36débat et controverse
29:38les experts
29:40leur closier
29:4110h01 sur BFM Business
29:43les experts
29:43aujourd'hui avec Christian Parizeau
29:45avec Nathalie Jansson
29:46et avec Olivier Garnier
29:47Olivier j'ai appris
29:48que vous étiez
29:48l'un des rares économistes
29:49à avoir travaillé
29:50à la Fed
29:51c'était quoi
29:51dans les années ?
29:52dans les années 90
29:53sous Greenspan
29:53Ah oui
29:54donc c'était une autre époque
29:55quand vous regardez aujourd'hui
29:56les évolutions
29:57et Kevin Warch
29:58comment vous le comprenez
30:00vous le Kevin Warch actuel ?
30:02Ce qui est intéressant
30:02c'est que Kevin Warch
30:03justement se réfère beaucoup
30:05à Alan Greenspan
30:06mais pas forcément
30:07pour les bonnes raisons
30:09parce que ce qu'on oublie
30:09alors souvent
30:10Greenspan
30:11on se rappelle de lui
30:11en disant
30:12si vous m'avez compris
30:12c'est que je me suis mal exprimé
30:14alors qu'en fait
30:14c'est sous Greenspan
30:15que la Fed est devenue
30:16plus transparente
30:17il faut se souvenir
30:18qu'au début des années 90
30:19encore
30:20la Fed
30:21quand elle montait ses taux
30:22quand elle les baissait
30:23elle n'annonçait pas
30:24ce qu'elle faisait
30:24c'était le métier
30:25de ce qu'on appelait
30:26les Fed Watchers
30:27c'était après
30:27de regarder ce qui se passait
30:29sur le marché monétaire
30:30et de voir si la Fed
30:31était en train de retirer
30:32ou d'injecter
30:32donc il n'y avait même pas
30:33de communiqué
30:35on ne disait pas
30:35on a augmenté les taux
30:36de 25 points de base
30:37et c'est sous Greenspan
30:39il faut d'ailleurs
30:39il y avait eu
30:42au moment de la première hausse
30:43des taux
30:44là en 93-94
30:45où les taux étaient restés
30:47à l'époque
30:47à 3%
30:48pendant longtemps
30:49on disait
30:49là c'est un peu le flore
30:51la première hausse de taux
30:52avait provoqué
30:53un mini-crac obligataire
30:55en février 94
30:56parce que justement
30:58les marchés
30:59manquaient un peu
30:59d'indications
31:00sur ce qu'allait se passer
31:01et au fur et à mesure
31:02c'est sous Greenspan
31:03que la Fed
31:04est devenue plus transparente
31:05donc du coup
31:06Kevin Warch
31:07qui dit
31:08lui aussi
31:09si vous n'avez pas bien compris
31:10c'est normal
31:10Kevin Warch aujourd'hui
31:11effectivement
31:11ce que l'on voit
31:12c'est que
31:13là notamment
31:15lors du dernier
31:16conseil
31:17de politique monétaire
31:19
31:20il a continué à dire
31:21moi je ne fais pas
31:22de forward guidance
31:23en même temps
31:24heureusement
31:24qu'il y avait les dots
31:27qu'il a dénoncés
31:28et que ses collègues
31:29continuent de remplir
31:30parce que ça a donné
31:31une indication
31:32au marché
31:33sinon
31:34on aurait pu imaginer
31:35sans
31:37avec le type de communication
31:38un peu
31:38celle que j'appelais
31:40un peu du début
31:40des années 90
31:41
31:42
31:43les marchés
31:44auraient pu être
31:44complètement dans le brouillard
31:46et se dire
31:46mais peut-être
31:47surtout qu'il a dit
31:47en même temps
31:48il y a des conditions
31:50financières
31:50qui restent
31:51accommodantes
31:51ce qui veut dire
31:52qu'on a encore besoin
31:53de monter les taux
31:54là il y aurait pu avoir
31:55un peu d'overshooting
31:56sur les taux d'intérêt
31:57là les dots
31:58ont plutôt aidé
31:59même s'il n'est pas du tout
32:01partisan
32:01donc il y a un peu
32:02de contradiction
32:02pour le moment
32:03dans la stratégie
32:04Christian vous le lisez
32:05comment le Kevin Warch ?
32:06Oui non
32:07le problème c'est que
32:07c'est un monétariste
32:08pour moi
32:09et qui veut
32:09véritablement révolutionner
32:11la communication
32:12de la banque centrale
32:13il n'a pas tort totalement
32:15il n'a pas tort totalement
32:17il n'a pas tort totalement
32:17il n'a pas totalement tort
32:20il dit
32:21voilà si on donne
32:22trop d'indications
32:22aux marchés
32:23les marchés vont s'ajuster
32:25à ce que l'on dit
32:25et comme la banque centrale
32:26quand elle prend sa décision
32:27elle regarde ce que disent
32:28les marchés
32:29finalement on tourne en rond
32:31et on s'auto-alimente
32:31le gros problème
32:32c'est que mettez-vous
32:33à la place d'un gérant obligataire
32:35c'est très intéressant
32:36de savoir
32:36que la banque centrale américaine
32:37a une forte probabilité
32:38de monter ses taux
32:39avant la fin de l'année
32:40donc vous faites vos prévisions
32:41vous savez à peu près
32:42où vont les taux d'intérêt
32:43et c'est un vrai élément
32:44de stabilité
32:45si demain
32:46et c'est ce que
32:46commençait à nous dire
32:47à l'origine Kevin Walsh
32:48je ne vous dis pas
32:49ma fonction de réaction
32:50donc vous ne savez pas
32:51comment je vais réagir
32:52je ne vous donne même pas
32:53les indicateurs
32:54que je vais prendre en compte
32:55donc vous ne savez même pas
32:56qu'est-ce qui rentre
32:57dans sa fonction de réaction
32:58parce que
32:58la banque centrale européenne
33:00on sait les indicateurs
33:01que regarde madame Lagarde
33:03et ses camarades
33:04et donc on sait à peu près
33:05ce qu'ils vont faire
33:06quoi qu'il arrive
33:07parce qu'on suit
33:08les mêmes indicateurs
33:08là lui il ne veut même pas
33:09nous donner ses indicateurs
33:10et donc si derrière
33:12il veut même supprimer
33:13les conférences de presse
33:14et finalement
33:15pouvoir être libre
33:16de faire tout ce qu'il veut
33:17ça crée une énorme
33:19volatilité potentielle
33:20sur les marchés obligataires
33:21et ça crée une prime de risque
33:21et je pense qu'une partie
33:22de ce qu'on a observé
33:23au mois d'août
33:24enfin cet été
33:25donc il en est revenu
33:26de la fortification de la courbe
33:27liée à cette prime de risque
33:28qu'il a créée lui-même
33:29d'où le changement de discours
33:31d'où le changement
33:32qui s'est beaucoup atténué
33:32alors deux choses qui ont joué
33:33c'est d'une part
33:34il n'est pas tout seul à décider
33:35et on s'en est aperçu
33:36au dernier FOMC
33:37c'est que ses petits camarades
33:38continuent
33:38c'est ce qui a été dit
33:39à remplir le graphique
33:41ils continuent à donner
33:42leur provision
33:42même s'il ne lui veut pas
33:43donc il n'est pas tout seul
33:44ils sont douze à voter
33:46et d'autre part
33:46il a quand même fait
33:47une petite marche arrière
33:48parce que étant donné
33:49que les marchés obligataires
33:50ont un petit peu mal réagi
33:51et on a eu cette
33:52quantification de la courbe
33:53lors de Jackson Hole
33:55il nous a quand même donné
33:56ses six priorités
33:57ses six points clés
33:58il commence un petit peu
33:59à nous donner
34:00quelques éléments de réflexion
34:01parce que le côté
34:02je vous surprends
34:03je fais ce que je veux
34:05ça fait monter la courbe des taux
34:07c'était trop violent
34:08et là ça créait vraiment
34:10de l'incertitude sur les marchés
34:11et ça faisait surréagir
34:12donc moi je pense
34:13qu'effectivement
34:14il revient un petit peu en arrière
34:15et encore une fois
34:16il n'est pas tout seul
34:16c'est ça aussi
34:17que viennent de comprendre
34:18les marchés
34:18Nathalie ?
34:19alors voilà
34:20moi je vais un petit peu
34:21je vais défendre un peu
34:23Kevin Walsh
34:23en fait son discours
34:25vient de l'idée
34:27que la banque centrale
34:28n'en sait pas plus
34:29que le reste
34:30et qu'en fait
34:31c'est pas bien
34:31qu'elle continue
34:33à faussement
34:36alimenter le marché
34:37en disant qu'elle sait
34:37où elle va
34:38donc en fait
34:38c'est ça son point de départ
34:40c'est-à-dire que comme en fait
34:41en termes d'information
34:42elle n'est pas du tout
34:43mieux positionnée
34:43que les agents privés
34:45en tout cas
34:46que les investisseurs
34:46c'est pas la peine
34:47de faire croire
34:48qu'elle sait mieux
34:48donc lui
34:49il veut abandonner
34:50le data driven
34:51il pense qu'en fait
34:52le data driven
34:53n'est pas une bonne chose
34:55quand on a dit ça
34:56effectivement
34:56ça ne veut pas dire
34:57qu'on a résolu les problèmes
34:58puisqu'effectivement
34:58on a bien vu
34:59que ça a donné des
35:00c'est surtout
35:02qu'en fait
35:02je pense qu'effectivement
35:03comme il a fait
35:05une partie de la communication
35:06mais pas l'ensemble
35:07puis de toute façon
35:08il n'a pas clairement dit
35:09ce qu'il pensait non plus
35:10en tout cas
35:10c'était pas très clair
35:11l'autre chose importante
35:13qu'il dit
35:13c'est qu'en fait
35:14lui il veut
35:14faire maigrir
35:15le bilan
35:16de la banque centrale américaine
35:17et ça il a été très clair
35:18là-dessus
35:18donc effectivement
35:19s'il ne veut plus
35:20être data driven
35:21et il ne veut plus
35:22faire croire
35:23qu'en fait
35:23une banque centrale
35:24est for white guidance
35:25parce qu'en fait
35:26elle n'en sait pas
35:26plus que le marché
35:27à ce moment-là
35:28il faut bien qu'il énonce
35:29des principes
35:30qui permettent
35:31de comprendre
35:31en fait
35:32comment il fonctionne
35:33et c'est effectivement
35:33là où il était resté
35:34au milieu du guet
35:35puisqu'il avait fait
35:36une partie du chemin
35:37en disant
35:37voilà moi je ne veux plus ça
35:38mais effectivement
35:39beaucoup de gens
35:40n'avaient pas clairement
35:41compris ce qu'il allait faire
35:42à la place
35:42et donc à la fin
35:44là je pense que ça va se
35:45il va monter les taux
35:48de toute façon
35:49son objectif
35:50je veux dire
35:50que si on comprend
35:51son idée de base
35:52moi c'est pour ça
35:53que j'avais été très surprise
35:54quand
35:57quand Trump
35:57finalement l'a nommé
35:59puisqu'il était quand même
36:00connu pour être
36:01un quelqu'un
36:02qui voulait réduire
36:03le bilan
36:04il n'a jamais été
36:05enfin il a toujours été
36:06très clair vis-à-vis de ça
36:06et en fait
36:08c'était assez antinomique
36:09avec Donald Trump
36:11qui veut baisser les taux
36:13donc
36:13mais bon bref
36:14donc une fois
36:14qu'il aura clairement
36:15dit effectivement
36:16comment il va aller
36:19dans cette politique monétaire
36:21ce sera plus simple
36:21et c'est vrai que si
36:22on prend ça
36:23comme axe principal
36:24ça veut dire
36:25qu'il va monter les taux
36:26je ne vois pas
36:26comment ça peut être
36:27autrement vu son objectif
36:28mais surtout que ce ne sera
36:29pas que lui
36:29qui décidera
36:30et là on a quand même
36:31eu encore hier
36:32deux membres
36:32qui ont clairement dit
36:33qu'ils pensaient
36:34continuer à monter les taux
36:36et qui restent
36:37à nous donner
36:38des forward guidance
36:39et qui restent à nous dire
36:40donc il est tout seul peut-être
36:41on verra s'il réussit
36:42à convaincre plus de membres
36:43mais pour l'instant
36:44il est quand même
36:44un peu isolé
36:45dans sa façon de faire
36:47Olivier
36:47quelle est votre analyse
36:48de l'économie américaine
36:49une inflation toujours
36:51solide
36:52un marché de l'emploi
36:52qui tient
36:53d'où cette hausse des taux
36:54à nouveau nécessaire
36:57oui alors sur l'inflation
36:59parce qu'il y a différents
37:00chocs
37:00qui affectent l'inflation
37:03il y a le choc bien sûr
37:04du côté des prix de l'énergie
37:05il y a le choc
37:06alors que les effets
37:07sont en train de diminuer
37:08il y a eu lié
37:09au droit de douane
37:10et puis maintenant
37:11il y a aussi les effets
37:12liés à tout ce qui est
37:15le secteur de l'intelligence
37:17artificielle
37:17et tout ce qui tourne autour
37:18où là il y a pas mal
37:19de goulet d'étranglement
37:20de surchauffe
37:21et donc c'est un troisième choc
37:23qui s'ajoute à cela
37:24si on avait eu
37:25à la limite
37:26que les tarifs douaniers
37:27là c'était un peu
37:28le scénario initial
37:29et je pense que c'est
37:30ce que Walsh avait en tête
37:31initialement
37:32c'était de se dire
37:33au fur et à mesure
37:33là je vais arriver
37:34au bon moment
37:35où l'inflation
37:36spontanément
37:37va ralentir
37:39là maintenant
37:40il y a le détroit d'Orbouze
37:41il y a
37:42ce qui se passe
37:43du côté
37:44intelligence artificielle
37:45où là aussi
37:46au départ
37:46il avait plutôt
37:47un raisonnement
37:47de dire
37:48mais ça c'est un choc
37:49de productivité
37:50et donc ça va être
37:51désinflationniste
37:52d'un point de vue
37:52long terme
37:53mais probablement
37:53il y a des effets
37:54demandes aussi
37:55qui sont très forts
37:56d'où finalement
37:58son pivot
37:59en quelque sorte
38:00pour monter
38:02monter les taux
38:04ce qui est un peu
38:05compliqué aussi
38:06dans la situation
38:06américaine actuellement
38:07c'est que par ailleurs
38:08il y a le trésor américain
38:09qui devient très activiste
38:11aussi en matière
38:12de politique d'émission
38:13et qui est en train
38:13de faire un peu
38:14ce qu'on appelle
38:15une opération twist
38:16c'est-à-dire
38:17d'émettre davantage
38:17à court terme
38:18d'ailleurs
38:19paradoxe c'est que
38:20Besant
38:21et ses acolytes
38:23avaient beaucoup
38:23critiqué Yellen
38:24quand Yellen
38:25avait fait ça
38:27et en disant
38:28d'ailleurs
38:28ça va gêner
38:29la politique monétaire
38:30et là
38:31il est en train
38:31de faire la même chose
38:31c'est pas loin
38:32à ce qu'il est en train
38:33de faire
38:33c'est le même effet
38:34ça revient à faire du QE
38:35en quelque sorte
38:35c'est
38:36c'est pas la banque centrale
38:37c'est le trésor
38:38c'est pas la banque centrale
38:38qui le fait
38:39c'est le trésor
38:40mais en même temps
38:41du coup
38:41Warsh ne peut pas dire
38:42c'est le marché
38:43qui me dit
38:44un peu ce qu'il en est
38:45parce que les taux longs
38:46ne vont plus refléter
38:47les forces de marché
38:48c'est aussi
38:49donc
38:51Besant
38:51ne facilite pas
38:52les choses
38:53pour qu'elle ait
38:53ça change quoi
38:54que ce soit
38:54la banque centrale
38:55par rapport au trésor
38:56ou le trésor
38:58ça décrébise
38:58la banque centrale
38:59pour moi
38:59parce que
39:00si l'état américain
39:01s'endette de plus en plus
39:03à court terme
39:03ce qu'a proposé Besant
39:05c'est pour faire ça
39:06je le fais à l'âge
39:07j'emprunte à très court terme
39:08et je rachète
39:09de la dette à long terme
39:10donc ça veut dire que
39:11ça revient à baisser
39:13pour faire baisser
39:14les taux longs
39:14mais ça revient
39:15à baisser la maturité
39:16de la dette fédérale américaine
39:18et donc
39:18elle est déjà basse
39:19elle a 4 ans
39:20donc c'est pas 8 ans
39:21comme en France
39:21c'est 4 ans
39:22mais si j'abaisse énormément
39:23ça veut dire que
39:24je vais être très dépendant
39:25des taux courts
39:26et donc de la politique monétaire
39:27de la banque centrale
39:28et donc on va avoir
39:29une banque centrale
39:30qui va être très clairement
39:31sous pression politique
39:32parce que soit
39:32la banque centrale
39:33monte ses taux très fortement
39:35et ça va faire exploser
39:36la charge de la dette
39:37pour l'état américain
39:38et donc ça creuse
39:39le déficit américain
39:41et ça peut en plus
39:41faire réagir la partie longue
39:42de la courbe en disant
39:43ça pose un problème budgétaire
39:45encore plus important
39:46et l'objectif
39:46c'est pas justement ça
39:47de pousser à une baisse des taux
39:49oui donc le problème
39:50c'est que si la Fed
39:51monte trop ses taux
39:51il y a le trésor
39:53elle va mettre en difficulté
39:55le trésor
39:55ou alors le trésor
39:56met la pression énorme
39:57sur la banque centrale américaine
39:59pour que la Fed
40:00laisse filer l'inflation
40:01mais à ce moment là
40:02ça pose un problème
40:03de crédibilité à 10 ans
40:04parce que si la banque centrale
40:05ne combat pas l'inflation
40:06elle laisse filer l'inflation
40:07ça pose un double problème
40:08sur la partie longue
40:09d'une part n'oubliez pas
40:10que 60% des émissions
40:12sur la partie longue
40:13c'est financé par les non-résidents
40:14ou pas par les résidents
40:16c'est-à-dire que 50%
40:17donc ils sont très dépendants
40:19des flux des japonais
40:20des européens
40:20et donc si derrière
40:22je laisse filer l'inflation
40:23et je laisse dévisser
40:24ça veut dire que je vais faire
40:25dévisser le dollar
40:25et donc je suis moins intéressé
40:27à financer la dette
40:28à l'intérieur américaine
40:29ça peut retraîner
40:31des effets très négatifs
40:32donc moi pour moi
40:33derrière le discours de Bessin
40:34il décrédibilise en partie
40:36l'action de la banque centrale
40:37et l'indépendance
40:38de la banque centrale
40:38donc c'est pas un bon message
40:39et c'est pas une bonne opération
40:40quand c'était la banque centrale
40:42qui le faisait
40:42elle le faisait sur son portefeuille
40:43obligataire
40:44et elle pouvait toujours
40:45c'était dans le cadre
40:47de sa politique monétaire
40:48là c'est plus le cas
40:48Oui oui
40:49il y avait clairement
40:49un sujet aux Etats-Unis
40:50de ce qu'on appelle
40:51la dominance fiscale
40:52de la politique monétaire
40:53et qui a été en fait
40:54clairement expliqué
40:55en fait c'est vraiment ça
40:56le problème
40:56c'est qu'en fait
40:57en faisant ça
40:58le trésor clairement
40:59s'oppose en fait
41:01presque à ce que
41:02voudrait faire Warch
41:04puisque comme je le disais
41:05lui il est plutôt dans l'idée
41:06de vouloir réduire
41:07le bilan de la banque centrale
41:08ce qui pèse sur les taux
41:09plutôt à la hausse
41:10donc là
41:10si en plus il force
41:12en rachetant
41:13en faisant une opération
41:14de twist
41:14comme ça a été expliqué
41:15il y avait clairement
41:16une opposition
41:17et effectivement
41:18il y a des collègues
41:20qui sont inquiets
41:20de cette tension
41:22puisque là vraiment
41:23on est dans un cas
41:23Avec une charge à la dette
41:24qui du coup explose
41:25alors c'est le cas chez nous
41:26mais là c'est encore pire Olivier
41:28Oui après
41:29dès lors que la dette
41:30est élevée
41:31alors les Etats-Unis
41:32pour le moment
41:33ont une situation
41:34il y a toujours
41:35un fort appétit
41:36pour la dette
41:37pour la dette américaine
41:38mais de toute façon
41:40on sait que c'est
41:41des phénomènes
41:41qui ne sont pas linéaires
41:43donc il peut y avoir aussi
41:45on voit qu'il y a quand même
41:47un changement
41:47vis-à-vis du dollar
41:48et vis-à-vis de la dette américaine
41:50il y a le contexte
41:51il faut prendre aussi en compte
41:51le contexte géopolitique
41:53c'est pas que
41:54de l'économie
41:55donc c'est vrai
41:56qu'il y a une plus grande
41:57vulnérabilité
41:58et c'est pour ça
41:59d'ailleurs
41:59je pense que les autorités
42:00américaines
42:01en sont conscientes
42:02on l'a vu d'ailleurs
42:03au moment aussi
42:04des interventions
42:04sur le Yen
42:05où il y avait
42:05des arrières-pensées
42:06en lien avec
42:08les détentions
42:09de titre du trésor
42:10pour que les étrangers
42:11soient là
42:11par les japonais
42:12donc on est
42:14dans une situation
42:14qui est effectivement
42:15qui comporte certains risques
42:17Nathalie
42:18après on parle énergie
42:18oui et néanmoins
42:19ils ont aussi un avantage
42:21c'est que leur dette
42:21très courte en fait
42:22est très achetée
42:24donc eux
42:24ils ont
42:25il y a une
42:25une élasticité
42:27de ce côté-là
42:27qui est grande
42:28parce qu'aujourd'hui
42:29la structure
42:30du marché
42:31du marché
42:32de cours
42:33en particulier
42:34du marché monétaire
42:35en fait
42:36il est beaucoup
42:36sur ce qu'on appelle
42:38des opérations
42:38de repo
42:39qui utilisent
42:40beaucoup
42:40le bond du trésor
42:41donc effectivement
42:43à la fois
42:44il est très demandé
42:45plus d'autres sujets
42:46comme les stable coins
42:47qui sont très gros
42:48acheteurs
42:49d'aides courtes
42:50donc ça fait
42:50beaucoup de facteurs
42:52positifs
42:52qui les avantagent
42:53de ce point de vue-là
42:53par rapport à d'autres pays
42:54voilà
42:55mais après
42:55juste un petit
42:56pour conclure
42:57juste un petit point
42:58quand même
42:58qu'il faut avoir en tête
42:58c'est qu'on est peut-être
42:59dans une phase
43:00de très long terme
43:01de remonter des taux
43:02des taux d'intérêt
43:03parce qu'on est plus sur
43:04ce qu'on appelait
43:04un excédent d'épargne
43:06et il se passe quand même
43:07quelque chose d'important aussi
43:08pour la dette américaine
43:09c'est qu'on avait un recyclage
43:10des pétrodollars
43:11qu'on n'a pas forcé
43:12mieux maintenant
43:12parce que je prends un exemple
43:13quand l'Arabie Saoudite
43:14par exemple
43:15vendait un baril de payroll
43:16elle touchait en dollars
43:16elle le replaçait
43:17sur les bons américains
43:19donc ça avait une sorte
43:20dès que le pétrole montait
43:21finalement ça faisait
43:22consommer plus de dollars
43:23et ça faisait baisser
43:23les taux américains
43:24là le problème
43:25c'est que l'Arabie Saoudite
43:25en ce moment
43:26elle doit soutenir
43:27son économie
43:27elle a peut-être
43:28à réinvestir
43:29dans ses capacités
43:30de production
43:30et donc elle a besoin
43:31des dollars
43:32donc elle n'achète pas
43:33de dette américaine
43:34donc il y a peut-être
43:35ce recyclage
43:36qui est en train
43:36de s'atténuer
43:36et puis plus globalement
43:38on le voit bien
43:38il y a quand même
43:39un investissement
43:40autour de l'intelligence
43:40artificielle
43:41il y a un investissement
43:42autour du secteur militaire
43:44il y a un investissement
43:45autour des destructions
43:46liées aux guerres
43:47ce qui fait qu'on a
43:48un besoin d'investissement
43:49qui est en train d'exploser
43:50et on a une épargne
43:51aujourd'hui
43:52alors ça s'ajuste
43:53forcément
43:53mais c'est les taux d'intérêt
43:54qui font l'ajustement
43:55mais on a forcément
43:56aujourd'hui
43:57peut-être une volonté
43:58d'épargne qui est moindre
43:58parce que les gens
43:59subissent la hausse
44:00des prix de l'essence
44:00et tout ça
44:01donc on a ce phénomène
44:03qui fait qu'aujourd'hui
44:04on va vers des taux d'intérêt
44:05durablement plus élevés
44:06c'est une contrainte
44:07pour les états
44:07très clairement
44:08une contrainte financière
44:09dans le long terme
44:09mais pour les entreprises aussi
44:10c'est ce qui fait
44:13que ça se rééquilibre
44:14mais on est sur
44:15un changement de monde
44:16on ne reviendra pas
44:17au taux négatif
44:17qu'on a connu
44:18il y a encore quelques années
44:19à propos du changement de monde
44:20donc on a Emmanuel Macron
44:21qui est aujourd'hui
44:22aux Etats-Unis
44:23pour tenter de discuter
44:25des questions d'approvisionnement
44:26notamment sur le gazole
44:27parce que c'est là
44:28où on a les tensions
44:29les plus fortes
44:30est-ce que vous craignez
44:31désormais Olivier Garnier
44:31qu'on passe d'une crise
44:33où finalement
44:33le pétrole est plus cher
44:34mais on n'a pas de problème
44:35d'approvisionnement
44:36à un vrai problème
44:37de pénurie ?
44:38Alors ça fait partie
44:39il y a le pétrole
44:41il y a aussi
44:42dont on parle moins
44:43il y a le gaz
44:43parce que l'Europe
44:45est très dépendante du gaz
44:46et là
44:47on a un sujet aussi
44:48de réserve
44:49et là
44:49il peut y avoir
44:50des tensions
44:51on avait vu
44:52lors de la crise précédente
44:53que c'est le gaz
44:54d'ailleurs
44:54qui avait eu
44:55le plus d'effet
44:56et là
44:57c'est un problème
44:57qui est plus
44:58le pétrole
44:59c'est un problème mondial
44:59donc
45:00il peut y avoir
45:01éventuellement
45:02des accords
45:03et on voit que tout le monde
45:03essaye des Chinois
45:05aux Américains
45:05en passant par les Européens
45:06là sur le sujet gaz
45:08c'est un sujet
45:09qui est plus spécifique
45:11à l'Europe
45:11et donc on a
45:12un vrai sujet
45:13Parce qu'on consomme
45:13beaucoup plus de gaz
45:14que les autres ?
45:14Non mais c'est parce que
45:16on importe plus
45:16et puis on est
45:18complètement dépendant
45:19d'importation
45:21les Japonais
45:22comme c'est le gaz
45:23liquéfié etc
45:23les Asiatiques aussi
45:26demandent
45:26on n'a pas un prix unique
45:27le gaz
45:28c'est pas le pétrole
45:29il y a un prix mondial
45:30en gros du pétrole
45:31dans le gaz
45:31le prix du gaz
45:32n'est pas le même
45:33aux Etats-Unis
45:33n'est pas le même
45:34en Europe
45:34et n'est pas le même
45:35en Asie
45:37et donc
45:37là c'est un marché
45:38qui est beaucoup plus
45:40cloisonné
45:41et d'où
45:42un risque
45:42de tension
45:44plus important
45:45et d'où un risque
45:45Christian
45:46potentiellement
45:47avec des Américains
45:47qui disent
45:48le GNL
45:49je vous en envoie moins
45:50le gazole
45:51je vais le garder pour moi
45:51c'est pas un problème
45:52parce que les Américains
45:53nous en donnent du GNL
45:53ils en ont trop même
45:55le problème
45:56c'est qu'ils font
45:57du pétrole de schiste
45:58et dans le pétrole de schiste
45:59on extrait du gaz
46:00et même ils sont en train
46:00de le brûler des fois
46:01tellement qu'ils ne savent pas
46:02où le mettre
46:03le gros problème
46:04c'est qu'ils n'ont pas
46:04les méthaniers
46:05pour nous les exporter
46:06c'est ça leur gros problème
46:07c'est pour ça que le marché
46:08est fragmenté
46:08c'est parce que
46:09c'est pas un marché
46:10qu'on peut ajuster facilement
46:12le gros problème
46:13c'est le Qatar
46:13et ils viennent de nous dire
46:14que pendant peut-être
46:15deux ans
46:15ils ont des destructions
46:17qui va peut-être
46:18prendre deux ans
46:19pour revenir
46:19et donc le Qatar
46:20ne livre pas
46:22ce qu'ils avaient promis
46:23de livrer à l'Europe
46:23et donc du coup
46:24on ne veut bien
46:25acheter le gaz
46:28mais à part si vous faites
46:29un long tuyau
46:29entre les Etats-Unis
46:30et l'Europe
46:31pour l'instant
46:31on n'a pas de solution
46:32idéale pour le faire
46:33donc il va manquer
46:34des capacités
46:34il y a un vrai problème
46:36aujourd'hui
46:36on est à 69%
46:37de taux de remplissage
46:38de nos stocks
46:39avant l'hiver
46:39si on a un hiver froid
46:41on risque d'avoir
46:41des pénuries de gaz
46:42donc il y a un vrai problème
46:43donc ça va s'ajuster
46:44par le prix
46:44on va diminuer
46:46notre consommation de gaz
46:47comment ?
46:47en montant le prix
46:48tout bêtement
46:48c'est que comme ça
46:49qu'on arrive à faire les choses
46:51donc oui
46:52il y a un problème
46:52sur le gaz
46:53il y a aussi
46:54un énorme problème
46:55sur les produits distillés
46:56plus que sur le pétrole brut
46:57parce qu'aujourd'hui
46:58le pétrole brut
46:59c'est les réserves
47:01stratégiques américaines
47:02qui alimentent
47:03et qui équilibrent le marché
47:04alors les Etats-Unis
47:05ont bien compris
47:06que c'était un problème
47:07là par contre
47:07on est sur un produit mondial
47:08on vous dit distillé
47:09c'est raffiné
47:09raffiné oui
47:10tout ce qui est diesel
47:11tout ce qui est
47:12oui excusez-moi
47:14donc il y a un déséquilibre
47:16pour l'instant
47:16la demande est plus forte
47:18que l'offre
47:18quoi qu'il arrive
47:20à cause du détroit d'Hormuz
47:21à cause de tous les problèmes
47:22même si on essaie
47:23de régler le problème
47:24et les Etats-Unis
47:25savent que le prix
47:27est mondial
47:27ils savent que aussi
47:28eux ils ont les capacités
47:29d'exporter leur pétrole
47:30même qu'ils produisent
47:31donc un pétrolier américain
47:32soit il fournit
47:34son marché intérieur
47:35soit il l'exporte à l'Europe
47:36donc comme on a
47:37les capacités
47:38là oui il y a un prix mondial
47:39et donc ce que fait
47:40l'administration Trump
47:41c'est qu'ils utilisent
47:42les stocks stratégiques
47:43qui diminuent
47:431980 au plus bas
47:45depuis 1982
47:45et qui montrent
47:46qu'il y a toujours
47:47un déficit
47:47pour moi tant que
47:48ces stocks diminuent
47:49c'est un signal
47:50qu'on est en déficit
47:51malgré tout ce qu'on dit
47:52sur le nombre de pétroliers
47:53qui passent ou pas
47:54il y a un déficit
47:55sinon les stocks
47:56ne seraient pas en train de baisser
47:57donc on équilibre
47:58le pétrole brut
47:59le gros problème
48:00c'est les capacités de raffinage
48:01et c'est là
48:02où on a un vrai problème
48:03parce qu'aujourd'hui
48:04la Russie
48:05qui est exportateur
48:06de produits raffinés
48:07est fermée
48:09la Chine
48:10qui a du mal
48:11quand même à s'approvisionner
48:12en pétrole brut
48:13limite ses exportations
48:14de produits raffinés
48:15parce qu'ils ne veulent pas
48:15acheter à prix d'or
48:17du pétrole brut
48:17pour l'exporter
48:19et nous l'offrir
48:19donc ils préfèrent garder
48:21leur pétrole brut
48:22donc la Chine consomme
48:23moins de pétrole brut
48:24mais c'est pour réduire
48:25ses exportations
48:26de produits raffinés
48:27donc on a un vrai problème
48:28donc il ne reste que l'Inde
48:29aujourd'hui
48:30qui profite
48:30qui achète du pétrole
48:32et qui le raffine
48:32mais on a un vrai problème
48:33de capacité de raffinage
48:35et ça c'est le gros problème
48:36c'est le problème du diesel
48:37aux Etats-Unis
48:37etc
48:38on a une pénurie
48:39de produits raffinés
48:40parce qu'on a cette guerre
48:42c'est pour ça que Trump
48:42de nouveau s'intéresse
48:43à l'Ukraine aujourd'hui
48:44et demande à l'Ukraine
48:45de ne plus bombarder
48:47les capacités russes
48:47capacité de raffinerie
48:48de raffinage
48:49qu'on a fait baisser
48:50quand même
48:50ces dernières années
48:51parce que ça ne rapportait rien
48:52parce que l'Inde
48:53la Chine
48:54la Russie
48:55nous cassaient les prix
48:57donc parce qu'ils étaient
48:57en capacité excédentaire
48:58qui les exportaient
48:59donc c'est une question
49:00mais du jour au lendemain
49:00vous ne construisez pas
49:01des capacités
49:02donc vous n'avez pas
49:03un ajustement immédiat
49:04donc c'est là où est
49:05vraiment l'inquiétude
49:05aujourd'hui
49:06parce qu'on manque
49:07de capacités
49:08parce que
49:08n'oublions pas
49:09les capacités de raffinage
49:10du Moyen-Orient
49:11sont bloquées
49:11aussi
49:11c'est pour ça
49:14qu'on est en tension
49:14aujourd'hui
49:15et d'autant plus
49:16que comme c'est un conflit
49:18géopolitique
49:19enfin c'est un problème
49:20géopolitique
49:20depuis le début du conflit
49:22par exemple même
49:23je m'en rappelais
49:24tout au début du conflit
49:24on parlait du gaz de schiste
49:26en disant voilà
49:27ils viendront en complément
49:28mais il y en a plein
49:28qui ne voulaient pas
49:29en fait
49:30augmenter
49:32passer à un niveau
49:33supérieur de production
49:33parce qu'ils ne savaient pas
49:34pour combien de temps
49:35c'est-à-dire que eux
49:36s'ils n'avaient pas
49:36une certitude
49:37qu'il y allait avoir
49:38une pénurie
49:39pendant au moins
49:4024 mois
49:41ils ne faisaient rien
49:41donc ils n'ont rien fait
49:43donc du coup
49:44aujourd'hui effectivement
49:45on serait tous dans cette situation
49:46et c'est le cas aujourd'hui
49:47même quand on parle
49:48des capacités de raffinage
49:49est-ce que ça vaut le coup
49:51pour quelqu'un
49:51de les augmenter
49:52étant donné
49:53de passer vraiment
49:54au niveau supérieur
49:54alors que
49:55avant le conflit
49:56on était en excédent
49:58en fait c'est toute la difficulté
49:59c'est-à-dire que
50:00la situation aujourd'hui
50:01est bloquée
50:01à cause de conflits
50:02et de tensions géopolitiques
50:04mais comme on n'a
50:05aucune visibilité
50:06sur sa fin
50:07effectivement
50:08ceux qui produisent
50:09ne peuvent pas se lancer
50:10sur un projet
50:10si dans 6 mois
50:11c'est terminé
50:11Juste un petit point technique aussi
50:13attention
50:14le Brent
50:14c'est livraison fin novembre
50:16et par contre
50:17si vous voulez acheter aujourd'hui
50:18un baril de pétrole
50:20pour être livré demain
50:21c'est beaucoup plus cher
50:2235 dollars de plus
50:24que le Brent
50:25pourquoi ?
50:26parce qu'aujourd'hui
50:26les marchés futurs
50:27disent
50:28du jour au lendemain
50:29Trump peut serrer la main
50:30au président iranien
50:30on va débloquer
50:31le détroit d'Harmouz
50:32et donc du coup
50:33il n'y a plus de problème
50:33on va rééquilibrer
50:34l'offre et la demande
50:35et donc personne
50:36n'est prêt à mettre
50:37les cours à 150 dollars
50:38et à parier à 150 dollars
50:40au mois de novembre
50:40parce qu'on se dit
50:41que c'est une question politique
50:42demain
50:43on peut régler le problème
50:44donc du coup
50:45les futures
50:47les futures
50:47vous donnent
50:48alors oui
50:48mais déjà
50:49on est à un niveau plus haut
50:51on ne revient pas à 60 dollars
50:52on ne va pas revenir à 60 dollars
50:54donc on restera plus haut
50:55mais on tient compte
50:55de ces destructions de capacités
50:56mais la situation
50:57peut se débloquer très vite
50:58du coup
50:59on a peut-être
51:00une mauvaise image
51:01quand on voit
51:01les cours du pétrole
51:02on parle toujours
51:02des futures
51:03par exemple
51:04en ce moment
51:04on regarde le contrat
51:05de novembre
51:05mais parce qu'on intègre
51:07peut-être une solution
51:08cette semaine
51:08entre Trump
51:09et le président iranien
51:11mais ce n'est pas
51:12le vrai prix
51:12le vrai prix
51:13c'est
51:13combien j'ai mon baril
51:14de pétrole aujourd'hui
51:15livré dans ma raffinerie
51:17et ça c'est beaucoup plus cher
51:18donc ça montre
51:18qu'il y a quand même
51:19une vraie tension
51:20il y a une vraie pénurie aussi
51:21Olivier je reviens quand même
51:22à mon consommateur français
51:23qui va se manger
51:24la hausse du gaz
51:25cet hiver
51:26s'il en a
51:28les assurances
51:29qui augmentent
51:29le pouvoir d'achat
51:30sous pression
51:31je ne vois même pas
51:32comment on peut tenir
51:33les 0,5 de croissance
51:34c'est-à-dire que là
51:35on est quand même
51:35sur une somme
51:38quand même
51:38de difficultés
51:39assez importantes
51:41alors qui ne sont pas
51:41d'ailleurs spécifiques
51:42à la France
51:44le consommateur
51:44allemand
51:45a le même
51:46problème
51:46il y a peut-être plus
51:47de marge de manœuvre
51:47oui
51:48il y a eu des annonces
51:49de baisse de prix
51:50la poule
51:50ça c'est l'avantage
51:51d'avoir une dette
51:52plus faible
51:53on revient à la question
51:56initiale
51:57c'est une des raisons
51:58d'ailleurs pour lesquelles
51:58il faut avoir
51:59une dette plus faible
52:00pour pouvoir
52:01en cas de problème
52:03utiliser
52:03les marges de manœuvre
52:05or aujourd'hui
52:06on n'a pas vraiment
52:07de marge de manœuvre
52:08surtout
52:08ce qu'enseignent un peu
52:10normalement
52:10les principes
52:11lorsqu'on
52:13sur un sujet
52:14comme ça
52:14c'est qu'il faut
52:15s'il y a des aides
52:16c'est qu'elles soient
52:16ciblées
52:17et temporaires
52:19alors le ciblage
52:20c'est toujours un peu
52:21compliqué
52:21et puis le temporaire
52:23ça l'est aussi
52:24surtout qu'on est dans
52:25une situation
52:25là qu'on vient de le dire
52:26on ne sait pas
52:27combien de temps
52:29si on était sûr
52:30que ça durait un mois
52:31dans ce cas là
52:32pourquoi pas
52:33faire des aides
52:34on se dit
52:35mais sinon
52:35vous prenez un pari
52:36d'ailleurs en termes
52:37de coût
52:38quand on a fait
52:38le bouclier tarifaire
52:39si ça avait duré
52:41beaucoup plus longtemps
52:42ça pouvait être
52:42une machine
52:43c'est comme si
52:43sur les marchés
52:44vous preniez
52:44une position
52:45et vous pouvez
52:48avoir des pertes
52:49colossales
52:49avec une position
52:50ouverte
52:51donc il faut faire
52:52attention
52:53surtout qu'on n'est pas sûr
52:55aussi politiquement
52:55parce qu'un autre schéma
52:56quand on dit
52:57il faudrait faire des taxes
52:58qui s'ajustent
53:00est-ce que lorsque
53:00les prix redescendront
53:01est-ce qu'on pourra
53:03communiquer
53:04de dire
53:04mais dans ce cas là
53:05maintenant j'augmente
53:06les taxes
53:06et je maintiens
53:07le prix
53:09du carburant
53:10au même niveau
53:11pour compenser
53:12finalement
53:13le coût
53:15des baisses
53:16que j'avais faites
53:16avant
53:17ce qui serait
53:17normalement
53:18la bonne politique
53:19donc tout ça
53:21fait qu'on a
53:22très peu
53:23de marge
53:24donc il faut
53:25sans doute essayer
53:26de continuer
53:27à voir
53:27côté offre
53:28côté desserré
53:29c'est ce qu'on essaye
53:30de faire un peu
53:31dans l'ensemble du monde
53:32de voir ce qui peut
53:33être fait
53:34et puis après
53:34du point de vue
53:36dans le ciblage
53:38de voir
53:38où est-ce que c'est
53:40les situations
53:41les plus critiques
53:42et notamment
53:43du point de vue
53:43des entreprises
53:44mais parce que
53:45beaucoup attendent
53:45de cet après-midi
53:4617h
53:46de la prise de parole
53:48de Roland Lescure
53:49une baisse à la pompe
53:50mais ça n'est pas possible
53:52Nathalie
53:54franchement
53:54vu la situation
53:55dans laquelle on est
53:56au niveau budgétaire
53:57et même le gouvernement
54:00a rappelé
54:01qu'effectivement
54:01l'objectif
54:02n'était pas
54:02d'aider tout le monde
54:03c'est-à-dire qu'effectivement
54:04après il n'y a que ceux
54:06le problème
54:07porte sur les grands rouleurs
54:10juste pour faire
54:11un petit rappel
54:12parce que j'aime toujours
54:13c'est Jean-Marc Daniel
54:14peut-être qui m'a donné
54:15cette envie
54:16mais si on regarde
54:1774
54:17ce qui était quand même
54:18le choc de référence
54:20on est toujours
54:21en fait
54:21on a toujours
54:22un pouvoir d'achat
54:22un peu supérieur
54:23par rapport au choc
54:24qui avait été subi
54:25par la population
54:27à l'époque
54:28donc effectivement
54:30si on veut vraiment
54:31aller sur cette question
54:32de pouvoir d'achat
54:32et de gens qui effectivement
54:33se posent la question
54:34de comment aller travailler
54:35il faut rester effectivement
54:37sur un ciblage
54:37si vous êtes sur la TVA
54:38tout le monde
54:39effectivement bénéficie
54:40et on voit bien
54:41que les pays
54:41qui l'ont fait
54:42ce sont des pays
54:42comme l'a rappelé
54:44Olivier Garnier
54:45qui en fait
54:46ont des situations budgétaires
54:47qui sont bien meilleurs
54:48que la nôtre
54:49l'Espagne
54:50l'Allemagne
54:51l'Italie
54:51parce qu'effectivement
54:52ils peuvent se le permettre
54:54mais je rappellerai
54:55encore une autre chose
54:55c'est que
54:56si vous allez sur la TVA
54:57en plus vous rentrez
54:58frontalement
54:59c'est antagonique
55:00à votre politique verte
55:02de transition
55:03donc à un moment donné
55:04il faut quand même arrêter
55:04voilà
55:05donc si vous voulez
55:06il y a un moment donné
55:06il faut quand même arrêter
55:07d'être schizophrène
55:09que vous êtes dit
55:10les populations très affectées
55:11voilà
55:12c'est une question
55:13qui se discute
55:13mais d'aller remettre
55:15un prix
55:16qui est plus bas
55:18alors que vous êtes en train
55:18d'inciter les gens
55:19à passer électrique
55:20c'est pas possible
55:20question de dernier mot
55:21Inoua
55:21je dirais juste
55:23des fois
55:23il faudrait peut-être
55:24raisonner plus simplement
55:25parce que
55:25je prends l'exemple
55:26des infirmières
55:27elles sont à un acte
55:28les actes sont payés
55:29sont définis
55:30il y a un tarif
55:30pourquoi
55:31on n'en demande pas
55:32carrément leur acte
55:33c'est plus ça
55:34c'est pas de baisser
55:35les prix pour tout le monde
55:36c'est d'indexer
55:37en partie
55:38je sais qu'on n'aime pas
55:39indexer ça sur les prix
55:40d'énergie
55:40mais d'indexer leur acte médical
55:42par rapport à leur coût
55:43tout simplement
55:44donc c'est ça
55:45où est le problème
55:45c'est qu'on a
55:46on a fait
55:47des prix fixes
55:48vous avez des choses
55:49qui n'ont pas le vrai prix
55:50en fait
55:50voilà
55:50qui n'ont pas de vrai prix
55:51et qu'il faut juste
55:52tenir compte de leur coût
55:53c'est tout
55:53donc à ce moment là
55:54voilà pour ces cas là
55:55on nous donne toujours
55:56les mêmes cas
55:56mais c'est un peu ça
55:57c'est que normalement
55:58il faut ajuster les prix
55:59par rapport aux coûts
56:00c'est toute entreprise
56:02le fait
56:02donc c'est là
56:03où on a des problèmes
56:04c'est quand l'état
56:04s'en mêle
56:05et quand l'état
56:05veut fixer les prix
56:06absolument
56:06c'est là qu'on revient
56:07à des machines à gaz
56:08merci beaucoup
56:09à tous les trois
56:10d'être venus ce matin
56:10dans Les Experts
56:12dans un instant
56:12on parle immobilier
56:13avec Marie-Cœur de Roi
56:14Les Experts de Limon
56:15on se retrouve demain
56:16pour une nouvelle session
56:17bonne journée
56:20débat et controverse
56:22les experts sur BFM Business
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