- il y a 14 minutes
Ce vendredi 23 octobre, Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, Pascale Seivy, directrice commerciale France du Groupe Lombard Odier, et Virginie Robert, présidente de Constante Associé, étaient les invités de la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:03BFM Business présente, c'est votre argent, spécial crise de la dette en France. Marc Furentino.
00:10J'aime bien faire ça, spécial crise de la dette en France, ça fait du boss et bon,
00:14en fait, il y a quand même une crise, c'est pas que pour faire du boss. Cette fin de
00:18règne est
00:18dramatique, mais j'ai trois bonnes nouvelles. C'est votre argent, c'est votre week-end,
00:24et c'est une émission non pas exceptionnelle mais spéciale, spécial crise financière,
00:28vous l'avez entendu, on a un jingle même spécial car c'est une crise financière. En France
00:33principalement, mais on le verra avec certains de nos invités, pas seulement en France, nous allons
00:38analyser les événements majeurs qui sont produits sur l'économie, la finance et les marchés cette
00:42semaine, des événements qui se bousculent et nous bousculent dans nos placements, mais aussi dans
00:47notre vie quotidienne. Je fais sérieux là ? Bah aujourd'hui, c'est du sérieux. Au sommaire aujourd'hui,
00:53le mot de la semaine, c'est un chiffre, évidemment on en a parlé toute la semaine, 5%, le fameux
00:57taux
00:57d'emprunt à 10 ans, 7 barrières qu'on pensait inatteignables et qu'on a transpercées. La question de la
01:03semaine,
01:03on va essayer d'être positif, comment sortir de la crise ? Le parti pris de la semaine, en fait,
01:08il faut arrêter, non, donc c'est le parti pris, mon parti pris, de laisser la gestion de notre argent
01:13à des
01:14fonctionnaires et des politiques qui n'ont aucune formation économique, financière ou
01:18entrepreneuriale, ils sont nuls. Et en deuxième partie des missions, la bourse, dans ce contexte où est-ce
01:23qu'on va, la question d'argent, quelle est la bonne allocation d'actifs ? Je connais déjà la
01:28réponse d'une des invités. Quel est le placement de la semaine, le top ou le flop de la semaine,
01:33le top 3 des gérants, les actions à acheter ou vendre, mais vous le savez maintenant, qu'est-ce
01:36qu'il faut pour une ambition spéciale ? Et vous allez voir que ça va être très spécial,
01:40c'est un plateau très spécial, il faut des invités très spéciaux ou des invités EES très spécial.
01:46On ne parle que de taux depuis des semaines, il nous fallait donc la spécialiste des taux la plus
01:51qualifiée, c'est Valentine Ennouz, vous êtes responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute.
01:55Bonjour Valentine. Bonjour Marc. Vous vous ennuyez pas vous aujourd'hui ? On s'ennuie pas, mais ça fait
01:59déjà un certain temps qu'on s'ennuie plus sur les marchés de taux. Oui mais là on parle que
02:02de taux,
02:02c'est quand même incroyable parce qu'en fait le grand public ne connaissait pas les taux, ne connaissait
02:07pas la problématique des taux, il vient de découvrir le problème des taux et le domaine des taux. Et les
02:12taux sont un
02:13élément central dans l'économie. Oui mais jusqu'à présent, autant le grand public, on entend parler
02:18d'un krach boursier, de choses comme ça, on lui dit le taux à 10 ans est monté, il sait
02:22pas ce que c'est,
02:22sauf que maintenant ça touche leur vie quotidienne. Ça touche leur vie quotidienne et cette remontée des
02:26coûts de financement aura des conséquences. C'est bien, vous nous remontez le moral dès le démarrage.
02:31Dans cette tourmente, comment allouer votre argent ? C'est elle qui va nous le dire, c'est sa spécialité,
02:35Pascal Séville, directrice commerciale Banque privée France de Lombard-Rodier. Bonjour. Bonjour Marc.
02:40Ça vous embêterait de faire un titre plus court ? Dis Pascal Séville, ça ira très bien. Vous pouvez
02:46leur demander parce que ça tient sur, remarquez, il n'y a plus de carte de visite. Pascal Séville,
02:51directrice commerciale Lombard-Rodier, ça suffit. Nous avons besoin de connaître la situation des
02:55Etats-Unis mais aussi du reste du monde, ça tombe bien, c'est sa spécialité. Virginie Robert,
03:00présidente de Constance Associé. Bonjour, vous êtes contente de ne pas être trop investie en France ?
03:04Je remarque. Oui, on peut le dire, oui. On va repasser sur les taux, le taux français qui est au
03:11-dessus du taux disant américain.
03:13Mais ça fait tellement longtemps que vous nous conseillez d'investir à l'étranger, d'abord aux Etats-Unis et
03:18puis dans les autres.
03:19Ce n'était pas pour ces questions de taux d'ailleurs.
03:21Non, ce n'était pas pour ces questions de taux, c'est pour les questions de potentiel de croissance notamment.
03:25Oui, absolument. Et puis, le fait qu'on soit un pays socialiste, anticapitaliste, c'est quand même pas pratique.
03:31Non, non plus. Mais c'est moi qui le dis, c'est pas grave. Seule face à ces trois femmes
03:35talentueuses. Qu'est-ce que ça fait Denis ?
03:38Je tremble, mais bon, je crois qu'on est deux sur le plateau quand même. On va se...
03:41Ah non, mais moi, je ne suis pas intervenant. Moi, je ne fais qu'animer. Vous êtes seul face à
03:47elle.
03:48Je rappelle que vous êtes l'homme qui murmure à l'oreille des dirigeants d'entreprise et l'homme qui
03:52nous a appelés à raison depuis quelques jours les Frogs.
03:56Vous allez nous expliquer pourquoi. Denis Ferrand, vous êtes directeur général d'Orex & Côte.
04:00Toujours un plaisir de vous avoir sur le plateau. Bonjour.
04:02Merci Marc.
04:03Le mot de la semaine, évidemment, c'est un chiffre.
04:06Franchement, qui a pu y échapper ?
04:09Aller plus haut ?
04:09Exactement. Sur les taux, aller plus haut.
04:12Un seuil symbolique a été franchi.
04:145% et pas simplement symbolique.
04:16Un écart de taux de plus de 1,70% avec l'Allemagne.
04:20Et près de 1% avec l'Espagne.
04:23Comment on en est arrivé là, Denis ?
04:26Et est-ce que c'est un phénomène français ou un phénomène international ?
04:30Non, c'est un phénomène international et un phénomène français.
04:33En réalité, c'est les deux qui jouent.
04:35Parce que, du point de vue international, on est à la recherche d'un nouvel équilibre sur le marché des
04:40fonds prêtables, sur le marché de l'obligataire.
04:42Avec cette baleine qui est arrivée, que sont les émissions des hyperscalers américains,
04:47qui ont vraiment déformé la demande de fonds prêtables, qui l'a vraiment aspiré très fortement.
04:52Les endettements également de l'ensemble des États, qui créent également une aspiration à la hausse du côté de la
04:57demande de fonds prêtables.
04:58Ce que l'on oublie de regarder, parfois, c'est un peu l'offre de fonds prêtables.
05:02Alors, je parle sous le contrôle de Valentine, donc je vais être très prudent.
05:05Oh là là, qu'est-ce qu'il est tout, il arrive.
05:10Mais du côté de l'offre de fonds prêtables, donc de ceux qui vont investir, vous avez aussi des basculements
05:15qui s'effectuent.
05:16Vous avez entendu parler du fonds norvégien, qui avait décidé de réallouer sa poche obligataire, 600 milliards de dollars quand
05:23même,
05:23de faire passer la partie à destination du souverain de 70% de sa poche obligataire à seulement 50%.
05:30Donc, une réallocation sur quelqu'un, ça vous enlève 100 milliards, grosso modo, sur le marché.
05:34Vous ajoutez aussi à cela des évolutions dans les politiques de gestion de grands fonds de retraite,
05:41notamment britanniques, notamment néerlandais, qui sont des fonds qui jusqu'à présent étaient à prestation définie.
05:47C'est-à-dire que je vais garantir un niveau de prestation et qui désormais passent sur des fonds à
05:51cotisation définie.
05:52Et donc, ils ont désormais beaucoup plus une politique d'allocation qui va être plutôt orientée vers de la dynamisation,
05:59vers du marché d'action et moins vers la création de régularité du revenu.
06:03Donc, ça bouleverse quand même assez fondamentalement.
06:07Au même moment où vous avez une offre qui va moins vers l'obligataire,
06:11vous avez une demande de fonds prêtables qui est aspirée à la hausse.
06:15Donc, ça, c'est la partie internationale.
06:17La partie française, oui, quand on a développé l'acronyme FROGS,
06:22bon, c'était une blague potache que l'on a fait entre économistes à CECODE.
06:25Rappelez-nous ce que c'est.
06:26FROGS pour French Oversized Government and Social Security.
06:30Tout ça pour dire que, par rapport aux pigs, les pigs, la crise financière,
06:35qui était un agglomérat de plusieurs pays.
06:36On a dit FROGS parce qu'en fait, nous sommes seuls sur le paysage.
06:40C'est vraiment une circonstance, la crise, ou plutôt le stress financier très important,
06:45il nous est quand même assez propre.
06:49On a déjà le 10 ans français qui a dépassé le 10 ans américain,
06:52le 30 ans, c'est la même chose.
06:54C'est quelque chose qui a quand même des racines assez spécifiques à la France
06:57à l'intérieur du paysage européen.
06:58Et profond.
06:59Et structurel.
07:00Exactement.
07:00Et pourquoi FROGS ?
07:02Eh bien, c'est l'autre partie, c'est-à-dire que ça vient de notre système de dépenses
07:07qui est sans commune mesure avec ce que l'on a dans les autres pays européens,
07:11sans qu'il soit plus efficace.
07:13Et on pourra en revenir notamment...
07:14Et sans commune mesure avec nos moyens.
07:16Et sans commune mesure avec nos moyens qui sont donnés par la capacité
07:19à exclure de la croissance sur le territoire.
07:21Comment on en est arrivé là, Laurentine ?
07:24Alors, il y a un contexte mondial, on voit que ce n'est pas simplement
07:27les taux français qui montent, mais c'est les taux d'intérêt
07:29de toutes les grandes économies développées qui grimpent.
07:33Nous, un peu plus.
07:34Ce contexte mondial exacerbe les faiblesses françaises,
07:39mais c'est quand même un contexte mondial qui s'explique.
07:41Il y a trois raisons.
07:42La première, c'est les prix de l'énergie.
07:44On est quand même dans un contexte qui est très différent de quelques mois auparavant.
07:48Maintenant, on anticipe des prix de l'énergie qui restent plus élevés plus longtemps.
07:51On a du mal à voir une fin à ce conflit au Moyen-Orient.
07:55On pense même qu'il va y avoir un nouvel affrontement après les mid-terms.
07:58Voilà.
07:59Donc, c'est une escalade qui peut se dessiner.
08:02On est sur des prix du baril de Brent.
08:04On est au-dessus de 110 dollars le baril.
08:07Donc, en juin, on était sur un prix du baril de Brent qui se normalisait autour de 60-70.
08:12Donc, c'est un contexte qui est totalement différent.
08:14Le prix du diesel aussi, les prix alimentaires.
08:17Donc, un contexte inflationniste.
08:19Des banques centrales qui vont monter leur taux.
08:21Début de cette année, rappelez-nous, on était sur un contexte où la Fed devait baisser ses taux, la BCE
08:26devait baisser ses taux.
08:27Maintenant, on attend trois nouvelles hausses de la part de la Fed et de la BCE.
08:31Et puis, c'est cette fameuse hausse de la prime de terme.
08:35C'est-à-dire, maintenant, les investisseurs demandent plus de rendement pour aller acheter des parties longues parce qu'on
08:40est dans un nouveau régime où ce n'est pas simplement la dette de la France qui inquiète.
08:43Mais c'est globalement toutes les dettes des États qui ont grimpé très fortement.
08:48Et ces besoins de financement qui sont tout simplement monstrueux.
08:51Pour mener des ordres de grandeur sur la zone euro en besoin net de financement par rapport à la période
08:56avant Covid, on est sur du x3.
08:58L'Allemagne, maintenant, avant, elle était en excédent.
09:01Maintenant, elle fait du déficit et elle augmente son endettement.
09:04Aux États-Unis, c'est du x2.
09:05J'entends ce que vous dites sur le contexte.
09:07Mais on a vu, par exemple, une journée, comme je dis, qui était très intéressante, où on a vu les
09:11taux allemands baisser avec une course à la valeur refuge.
09:15Les taux américains baissaient parce que le Nasdaq baissait.
09:18Et les taux espagnols baissaient et les seuls taux qui montaient, c'était quand même les taux français.
09:22Oui, parce que cet environnement, ça va exacerber les faiblesses de tous les secteurs pays qui ont des niveaux de
09:28dette élevés et des niveaux de croissance faible.
09:30Et là, on est en première ligne.
09:32Pascal, on va parler de votre allocation tout à l'heure.
09:34Mais qu'est-ce que ça vous inspire, cet environnement de taux aujourd'hui qui est quand même très différent
09:39de ce qu'on a pu connaître, surtout de ce qu'on a anticipé tous ?
09:43Très clairement, ça pèse, évidemment, dans les portefeuilles qui sont investis en obligations.
09:47Mais ça offre aussi des opportunités pour ceux qui ont du cash à déployer.
09:50Parce qu'aller acheter des OAT françaises au-dessus de 5, les investisseurs ne pricent pas aujourd'hui un risque
09:55de faillite de la France, un risque de défaut.
09:58Donc en fait, c'est assez confortable finalement d'aller acheter de la dette dans un pays qui a une
10:02capacité à lever de l'impôt.
10:04Et surtout qui est garantie par la zone euro et par l'épargne des ménages.
10:08Et une économie malgré tout qui reste résiliente.
10:10Donc si vous voulez, évidemment pour les obligations qui sont déjà détenues dans les portefeuilles, ça pèse.
10:15Mais nous, on va aussi chercher les opportunités d'aller investir sur des nouvelles émissions.
10:20Néanmoins, il y a quand même un effet qui est aussi intéressant.
10:22Il y a une contagion aussi au marché actions, au CAC notamment.
10:25Parce qu'aujourd'hui, on a une décote de valorisation, par exemple avec le DAX.
10:29Donc ce n'est plus que le spread qu'on va regarder.
10:31Et ça, quelque part, c'est quand même assez préoccupant.
10:33Parce qu'on n'est plus trop sur les fondamentaux des entreprises qui composent le CAC.
10:37Même s'il y a une question sectorielle, valeur luxe et tout.
10:40Mais on a quand même une vraie défiance.
10:41On le ressent quand même des investisseurs sur le pays de manière générale.
10:45Et juste un mot que je voudrais rajouter pour dire quand même quelque chose de positif.
10:49Et je vous laisserai commenter si vous le souhaitez.
10:51Je voulais quand même dire un mot sur la balance courante.
10:53Parce qu'aujourd'hui, la France est extrêmement endettée.
10:56Mais on oublie quand même souvent de parler de l'endettement des ménages et des entreprises.
11:00Et la balance courante aujourd'hui, elle est meilleure qu'elle n'a été au pire moment de la crise
11:05de la zone euro de 2011, etc.
11:08Et c'est quand même un point un tout petit peu positif dans ce contexte.
11:10On va revenir là-dessus avec Denis.
11:13Virginie, vous qui avez une exposition qui est quand même assez internationale.
11:17Cette hausse de taux qui est très marquée partout, mais qui est particulièrement marquée en France.
11:25Ça implique quoi pour vous ?
11:26Au général, pour moi, elle est plutôt légitime.
11:29Parce qu'on a un moteur d'investissement qui, là, est allumé et qui est lancé à grande vitesse.
11:35Donc, elle est plutôt légitime.
11:37Et j'ai tendance même à penser que c'est peut-être même un facteur de modération quelque part.
11:43Donc, c'est plutôt sain.
11:44Et puis, n'oublions pas qu'on est sorti, on est rentré.
11:47On a vécu pratiquement deux décennies de taux très très bas.
11:53Ce n'était pas non plus.
11:55Il y a un changement de paradigme.
11:56Donc, ça, je...
11:57Voilà.
11:57Moi, mon seul point d'attention, c'est quand même de dire attention sur des taux qui sont plus élevés.
12:04Il faut regarder le delta.
12:06Évidemment, c'est le parallèle taux d'intérêt-croissance.
12:10Parce que, c'est bien ça le sujet aujourd'hui sur la France.
12:14C'est qu'est-ce que ce qu'on doit...
12:18Si on a des taux qui vont à 7% en France, admettons, comment on fait ?
12:23Comment on fait ?
12:25Ça va être le sujet de...
12:26Oui, voilà.
12:27C'est vraiment...
12:28Alors, s'il y a de la croissance, on peut tout admettre.
12:31Moi, j'ai connu des années où il y avait des taux qui étaient au-delà de 10%.
12:34Oui, mais avec des hausses de taux comme celle qu'on a connues.
12:36Ou même des perspectives de croissance.
12:38Mais là, on est...
12:40Le problème, c'est la perspective.
12:43Qui est aussi un sujet, d'ailleurs, aux Etats-Unis.
12:46On en reparlera tout à l'heure sur le moteur, justement, de l'intelligence artificielle.
12:49Vous voulez répondre à Pascal ?
12:51Oui, deux choses.
12:52À la fois, vous répondre à vous, puis répondre à Pascal également.
12:56Je serai assez prudent sur l'utilisation du mot crise financière.
13:00Crise financière, c'est vraiment quand il y a une levée qui ne se fait pas,
13:04quand on n'arrive plus à se financer.
13:06On n'y est pas, mais attention, il ne faut pas se tromper de l'endroit où on regarde.
13:11Sur les OAT, donc les obligations qui sont émises par l'agence France Trésor, il n'y a pas de
13:16risque.
13:16Ce n'est pas là qu'il y a un risque le plus important, parce que vous avez tout un
13:20système qui s'appelle le système des spécialistes des valeurs du Trésor,
13:22où vous placez dans un premier temps sur le marché, auprès de quelques acteurs qui sont bien identifiés.
13:28Là où, en revanche, il peut y avoir une difficulté, et c'est le point qui, de mon point de
13:32vue, est à surveiller,
13:33c'est tout ce qui concerne la dette courte des administrations de sécurité sociale.
13:37La COS, la CADES, qui va aller lever des fonds, notamment sur les marchés anglo-saxons, des fonds sur des
13:44échanges qui sont très courtes.
13:45Et là, on n'est jamais à l'abri d'un incident. Et c'est là que se manifestera cette
13:50crise financière.
13:51Et peut-être, effectivement, sur la balance courante, je partage tout à fait le point de Pascal,
13:55c'est une énorme différence avec les pays du sud de l'Europe. Il n'y a pas de déficit
13:58courant.
13:59Mais attention, on est en train de changer de nature dans la balance courante.
14:03Jusqu'à présent, la France, on sait qu'on a plus d'engagement vis-à-vis de l'étranger, d
14:07'engagement financier vis-à-vis de l'étranger,
14:09que l'on a d'actifs sur l'étranger. Mais malgré cette situation, on avait jusqu'à présent des revenus
14:14nets
14:14de nos investissements. On a moins d'actifs, mais on a plus de revenus.
14:18Superposition. Ça s'appelle le privilège exorbitant. Ce privilège a disparu.
14:22Depuis quelques mois, on est dans une situation où la France, désormais, paye plus à l'étranger
14:27qu'elle ne reçoit de l'étranger pour les investissements que nous détenons.
14:30Du fait de la hausse des taux.
14:32Du fait de la hausse des taux, qui est plus forte chez nous. Et ce mouvement va se poursuivre.
14:36Alors, justement, on passe tout de suite à la question de la semaine.
14:39Je vais me tourner vers vous, Valentin. Comment on sort de la crise ?
14:43Je parle de la France.
14:45Alors déjà, un objectif, c'est de réduire ce déficit en ayant un impact minimum sur la croissance.
14:51Parce que quand on est dans ce contexte de hausse des taux d'intérêt,
14:54il paraît évident qu'il faut avoir plus de discipline budgétaire.
14:57La conséquence, c'est que ça a un impact négatif sur la croissance.
15:00Donc pour moi, il faut être aussi privilégié des mesures qui vont favoriser la croissance
15:05à moyen terme, qui vont favoriser l'investissement.
15:08Il faut aujourd'hui avoir des politiques de croissance.
15:10Oui, être plus discipliné d'un point de vue budgétaire,
15:12mais maintenir des politiques de croissance.
15:14Parce qu'on est tous d'accord pour dire que ce n'est pas un problème de chiffres,
15:17c'est un problème d'utilisation.
15:18C'est-à-dire que le problème, c'est que ce n'est pas parce qu'on va dépenser plus
15:22d'argent
15:22qu'on fera plus de croissance.
15:23C'est que l'argent qu'on met dans le système, il ne sert à rien.
15:26Une partie est brûlée pour rien.
15:28Et pour moi, il y a deux axes.
15:30Déjà, le premier axe, c'est le nombre d'heures travaillées.
15:33Donc ça, c'est un axe sur lequel il faut s'améliorer en France.
15:36Parce que si on compare par rapport à nos voisins européens,
15:39on a une entrée sur le marché du travail qui est beaucoup plus tard pour les jeunes.
15:43On a une sortie du marché du travail qui est beaucoup plus tôt pour les plus âgés.
15:49Et on a un âge de la retraite qui est aussi beaucoup plus bas par rapport au reste de l
15:52'ordre.
15:52D'accord, mais une fois qu'on a dit ça, c'est un peu les voeux des Miss France.
15:56Je veux dire, la paix dans le monde.
15:58Non, mais je suis d'accord.
16:00Il faut qu'il y ait un courage politique aussi pour prendre ces décisions, pour jouer là-dessus.
16:04Tout ce que vous voulez dire est juste, mais il n'y a rien qui va se passer.
16:07Il n'y a ni courage politique, ni volonté des Français de travailler plus.
16:11Et quand on voit les réactions à la moindre réforme, on se dit...
16:15Moi, ce que je me dis, c'est, vous avez raison, mais comment on s'en sort vraiment ?
16:20Parce qu'aujourd'hui, est-ce qu'on va s'en sortir uniquement parce qu'on va être mis sous
16:25contrainte ?
16:25Est-ce qu'il faut être mis sous contrainte ?
16:26Puisqu'on sait qu'il n'y a pas le courage politique pour prendre les mesures nécessaires,
16:30est-ce qu'on va être mis sous contrainte ?
16:31Est-ce que ça peut arriver qu'on soit mis sous contrainte ?
16:33Oui, je dirais...
16:34Est-ce que la BCE peut nous mettre sous contrainte ?
16:36La BCE, de toute façon, si on va avoir le soutien de la BCE,
16:39ça ne se fera pas sans avoir un peu plus de discipline d'un point de vue budgétaire,
16:42sans pas avoir un plan où on s'engage aujourd'hui en France.
16:45Est-ce que c'est ça la seule solution ?
16:46C'est une des solutions.
16:47C'est une des solutions.
16:48Mais je ne vois même pas d'autres solutions.
16:50C'est une des solutions, je dirais, qui ne seraient pas extrêmement coûteuses.
16:54Et pour moi, l'autre axe de développement,
16:55et ce n'est pas simplement un axe de développement au niveau de la France,
16:58c'est plutôt un axe de développement européen,
17:00c'est sur la location de notre épargne.
17:02C'est pour moi un axe de développement majeur en Europe pour faire de la croissance.
17:07Je comprends, mais d'un autre côté, aujourd'hui,
17:09heureusement qu'on a les fonds en euros, les contrats d'assurance-vie,
17:11l'épargne des ménages, pour investir encore aujourd'hui,
17:14parce qu'il y a des gens qui sont très intéressés, comme disait Pascal, par les taux de 5%.
17:18Heureusement qu'on a ça, parce que si on devait se financer encore plus à l'étranger, on serait mort.
17:21On a cette base-là, certes,
17:23mais il faut quand même avoir en tête que sur l'épargne monstrueuse qu'on a en Europe,
17:26parce que contrairement aux ménages américains, nous, on épargne énormément,
17:29il y a quand même un tiers de cette épargne qui est sur des comptes de dépôt.
17:33Et il y a simplement 10% de l'épargne des ménages européens
17:35qui est allouée à des investissements, je pourrais-je qualifier, de productifs.
17:39Aux Etats-Unis, on est sur un scénario qui est totalement différent,
17:42où il y a 70% du bilan des ménages américains sur des actifs financiers,
17:46et la moitié qui est de cet actif financier,
17:49qui est plus de la moitié qui est sur des actions.
17:51Donc c'est des profils qui sont très différents,
17:53et pour moi, c'est là-dessus où on doit travailler en Europe
17:55pour redégager une histoire de croissance.
17:57Parce que notre problème français,
17:58ce n'est pas juste un problème de dépense publique,
18:00c'est aussi un problème de croissance.
18:01Je suis d'accord.
18:02Denis, est-ce qu'il faut que le spread avec l'Allemagne dépasse les 2% ?
18:07On y est presque.
18:09Et qu'on fasse appel à la BCE pour s'en sortir ?
18:12En fait, la BCE, elle va nous dire,
18:14de toute façon, elle va nous renvoyer dans nos buts.
18:16Elle va nous dire,
18:17commencez déjà à être un petit peu plus sérieux.
18:20Dans un premier temps, il faut sortir du déni.
18:24Regardez le...
18:25Je vous pose une question précise.
18:28Le spread dépasse les 2%.
18:29Je sais qu'il n'y a pas de seuil automatique,
18:31mais c'est là, avec l'Italie,
18:32qu'elle s'est un peu réveillée, la BCE, en 2022,
18:34même si elle n'est pas intervenue.
18:36Ça dépasse 2, 2,5%,
18:38ce qui est possible et probable.
18:40On est quand même obligé d'aller voir la BCE
18:42pour lui dire, il faut faire quelque chose.
18:44Et la BCE, elle, elle va nous dire,
18:46on veut bien vous aider,
18:47mais voilà la liste des courses.
18:48Tout à fait, mais dans ce cas,
18:49il faut aussi regarder,
18:51est-ce qu'il y a une prise de conscience
18:53de la dangerosité de cette situation ?
18:56Sur ce plateau, oui.
18:59Regardez ce qui est voté actuellement
19:00à l'Assemblée nationale.
19:01Philippe Juvin, qui est le rapporteur général du budget,
19:03a fait le relevé des dépenses
19:05qui ont été votées,
19:07qui ont été annoncées en commission.
19:08Plus de 17 milliards de dépenses.
19:10Vous avez jeudi soir,
19:11Sandrine Rousseau,
19:12qui fait voter un amendement
19:13pour porter l'âge de la retraite
19:15à 62 ans et à 42 ans.
19:16Et si vous n'êtes pas encore à l'âge
19:20de la retraite légale,
19:21vous avez un congé jusqu'à arriver à cet âge.
19:23Ça vous fait 1,8 milliard en plus.
19:26Donc si vous voulez...
19:27D'accord, mais si on est contraint,
19:29là je prends le scénario,
19:30on est contraint,
19:31c'est-à-dire on a les taux qui dérapent,
19:34on doit faire appel à la Banque Centrale Européenne,
19:37là c'est plus Sandrine Rousseau qui va décider.
19:39Ah non, non, là de toute façon,
19:41on passe dans un mécanisme avec,
19:42il faut déclencher le MES,
19:45le mécanisme européen de stabilité,
19:47ce qui veut dire un mémorandum
19:49sur un certain nombre de réformes,
19:51et puis on est soumis au même sujet.
19:52Est-ce que ce n'est pas ça la seule solution ?
19:54Parce que comme vous dites,
19:55les politiques ne feront rien.
19:57Oui, alors il y a quand même un élément
19:58qui est important à regarder,
20:00qui change sur le contexte,
20:02c'est un, l'AFD,
20:04c'est un parti qui a été créé en 2014,
20:05et qui a été créé parce que les Allemands refusaient,
20:08ou en tout cas c'était un mouvement
20:09qui était contre le soutien apporté à la Grèce.
20:11Donc le fondamental de l'AFD,
20:13c'est un truc qui ne veut pas refinancer
20:15les pays qui sont déficients.
20:16Non, ils ne sont pas au courant.
20:18Ils ne sont pas encore au courant.
20:20Donc ça, c'est quand même un élément
20:22qui est très important dans le paysage politique,
20:23et qui ne viendra pas d'eux.
20:25Les pays du sud de l'Europe
20:26qui se sont refaits la cerise,
20:27ils se sont quand même appuyés
20:28sur des fonds européens.
20:29Donc toute la question,
20:30aujourd'hui, nous ne sommes pas créanciers nets.
20:34Enfin, nous ne recevons pas en net
20:36ce que l'on reçoit.
20:37Et donc, il va falloir construire
20:38un consensus en Europe.
20:40J'ai l'impression que les Européens
20:41attendent qu'on touche le seuil de douleur
20:43pour pouvoir intervenir.
20:44Ce n'est pas rassurant tout ça.
20:45Juste, je voudrais revenir,
20:47je rebondirai très rapidement
20:48sur ce que vous avez dit
20:50avec le parti pris de la semaine.
20:51Moi, je pense qu'on devrait arrêter,
20:53c'est tout à fait normal finalement
20:54que notre argent soit mal géré,
20:55puisqu'il est géré par des gens
20:56qui ne savent pas gérer l'argent.
20:58Ce n'est pas une critique,
20:59ce n'est pas leur métier.
21:00Je veux dire, quand on est avocat,
21:02on n'est pas forcément spécialiste
21:04de la gestion financière
21:05et des dépenses publiques.
21:07Quand on a fait l'ENA,
21:08ça ne veut pas dire
21:09qu'on est capable de compter.
21:11Denis, est-ce que mon parti pris,
21:12c'est de dire,
21:13il faut arrêter finalement
21:14de donner la gestion.
21:16On peut donner les orientations politiques,
21:17mais l'exécution ne doit pas être
21:20entre les mains des politiques
21:21ou des fonctionnaires.
21:22Oui, c'est vrai que de toute façon,
21:23les politiques, à la fin,
21:24c'est nous qui les avons élus.
21:26Donc forcément...
21:27Oui, mais on les a élus
21:27pour la direction,
21:29on ne les a pas élus pour l'exécution.
21:31On sait, ou alors,
21:31il faut aller chercher des gens
21:32qui connaissent l'exécution.
21:34Mais on les a élus,
21:35enfin, c'est intéressant
21:36de regarder les programmes
21:37que vous pouviez avoir
21:38dans les différentes élections présidentielles.
21:40Tous les programmes sont construits
21:41comme le sont les programmations
21:43pluriannuelles de finances publiques.
21:44C'est un retour à l'équilibre
21:45qui est toujours promis.
21:46Mais il n'y a jamais
21:47l'analyse économique
21:48qui est effectuée de ces programmes.
21:51On fait du chiffrage,
21:52on ne fait jamais
21:53de compréhension économique.
21:54Mais mon point,
21:54c'est que ce n'est pas leur métier.
21:56Je ne peux même pas leur en vouloir.
21:57Il y a deux niveaux.
21:58Il y a le niveau décisionnel,
21:59la vision long terme,
22:01et chaque poste d'investissement
22:03dans un budget...
22:04Parlons budget,
22:05parce que c'est un budget,
22:06c'est où est-ce que je mets de l'argent,
22:08où est-ce que je vais investir,
22:09et qu'est-ce que j'attends
22:10comme retour sur investissement ?
22:12Aujourd'hui,
22:13il y a plein de lignes
22:14où il y a zéro retour sur investissement,
22:16ou inférieur à 1.
22:18Même si on regardait...
22:19Le retour n'étant pas forcément financier,
22:21c'est un retour social.
22:23Oui, exactement.
22:24D'efficacité sociale.
22:26Vraiment,
22:27comme on dit figure out,
22:28de le définir,
22:30ça c'est extrêmement important.
22:32Donc ça,
22:32il y a ces décisions.
22:33Et ensuite,
22:35oui,
22:35le mode opérationnel,
22:38peut-être qu'il peut être très bon
22:39pour manager justement
22:40l'application,
22:41etc.
22:42Mais je pense que ce qui nous manque,
22:44c'est ça.
22:44Absolument.
22:45C'est vraiment essentiel.
22:47On le voit bien, Pascal,
22:48dans le domaine du placement.
22:49Il ne nous viendrait pas à l'idée
22:51de placer notre argent
22:52ou d'avoir un gérant de fonds.
22:53Et d'ailleurs,
22:54les caisses de retraite
22:56et les compagnies d'assurance,
22:57elles ne donnent pas leur argent
22:58à des politiques,
22:59elles donnent leur argent
23:00à des gens qui savent gérer.
23:02Donc là,
23:02on donne des centaines de milliards
23:04à des gens
23:05qui ne savent pas compter.
23:06Ce n'est pas complètement ça
23:07le problème,
23:08je pense.
23:08Parce que regardez,
23:10rappelez-vous,
23:10le premier gouvernement Macron,
23:11il avait quand même
23:12beaucoup ouvert à la société civile.
23:14Il y a eu des entrepreneurs
23:14qui sont venus au gouvernement.
23:16Je ne sais plus de tous les noms.
23:17Mais la direction était mauvaise.
23:18Oui,
23:19mais en fait,
23:19le problème,
23:20là je parle juste,
23:21il y a eu une incursion quand même
23:22pour essayer d'amener des personnes
23:23qui avaient une autre formation
23:24et d'autres qui allaient apporter
23:26autre chose.
23:26de la société civile
23:28qu'on est forcément compétent.
23:29Vous mettez le meilleur cerveau au monde
23:31pour aller gérer tout ça.
23:33Regardez,
23:33depuis la dissolution de l'Assemblée,
23:35on n'arrive à rien faire passer.
23:36Ça n'est pas non plus.
23:37Parce que toutes les réformes
23:38qu'on aurait pu faire passer,
23:40le pays,
23:40il est quand même
23:40dans une paralysique.
23:41mais moi je parle de gérer
23:42juste notre budget.
23:43C'est-à-dire,
23:43une fois qu'on a alloué ça
23:44à tel poste...
23:45Oui,
23:45mais même si vous avez
23:45des bonnes idées,
23:46si derrière tout est bloqué
23:47et qu'on n'arrive même pas
23:48à passer des réformes,
23:49on n'est même plus
23:49dans un problème de gestion,
23:50on est dans un problème,
23:51comme le disait Virginie,
23:52trouver la bonne destination
23:53pour nos dépenses.
23:54C'est complètement là
23:55que le bas blesse.
23:56Et moi,
23:56ce qui me fait peur
23:57dans ce contexte,
23:58il y a des élections
23:58qui arrivent en France,
23:59Espagne,
24:00Pologne,
24:01je ne sais plus encore
24:02quel pays,
24:02l'Allemagne potentiellement.
24:04Comment voulez-vous
24:04dans ce contexte,
24:05on a des élections de partout,
24:07l'année prochaine,
24:08année électorale,
24:09là on est en fin de règne,
24:10donc hyper compliqué.
24:11L'année prochaine,
24:12on va attendre présidentielle,
24:13puis les législatives.
24:14En gros,
24:15avant début 2028,
24:17au mieux du mieux du mieux,
24:18si on est dans une configuration
24:19correcte,
24:20ça va être extrêmement compliqué.
24:21Sauf si on est sous contrainte,
24:22on est en train de le voir
24:23avec les marchés,
24:25si les marchés nous collent
24:26le taux d'OAT à 6%
24:28et avec un spread
24:29de 2 ou 3%,
24:30on devra réagir.
24:32Très rapidement,
24:33Valentin,
24:34très rapidement.
24:34Je pense que ce qui nous manque
24:35plutôt que des experts,
24:36de toute façon,
24:37les experts,
24:37ils ont souvent des avis
24:38divergents aussi.
24:39Ce qui nous manque,
24:40c'est d'avoir une vision.
24:40Je ne parle pas d'expert,
24:41je parle de gérant.
24:42On parle de gérer son argent.
24:44Notre émission,
24:45c'est votre argent.
24:46Exactement.
24:46Ce qui nous manque,
24:47c'est une vision
24:48à moyen long terme
24:49et avec un engagement
24:50de s'y tenir.
24:51Et c'est aujourd'hui,
24:52je pense que ce qui manque
24:52cruellement à la France
24:53mais à l'Europe aussi.
24:55Une seconde.
24:56Warren Buffett,
24:57on n'en réélit pas
24:57un politique qui a voté
24:59un budget en déséquilibre
25:00de plus de 3 points de PIB.
25:01Voilà,
25:01c'est ça qu'il faut faire.
25:03Allez,
25:03on se retrouve
25:03en deuxième partie de l'émission.
25:04On va parler de la bourse,
25:05évidemment.
25:06Quel est le placement
25:07ou l'allocation d'actifs
25:08dans cette période de crise ?
25:10Le top 3,
25:10vous allez voir,
25:11il y a des surprises
25:12et le top ou le flop
25:13de la semaine.
25:24Et on se retrouve
25:26pour une émission
25:27spéciale crise financière
25:28même si Denis Féron
25:29dit que ce n'est pas
25:30une crise financière.
25:31D'ailleurs,
25:31Denis Féron,
25:32est-ce qu'on doit l'écouter
25:32face à un plateau
25:33où on a 3 femmes
25:35absolument talentueuses ?
25:37Bon,
25:37je ne sais pas
25:37ce que vous faites là.
25:41On va parler
25:41dans cette deuxième partie
25:42de l'émission des marchés.
25:43Les marchés
25:44toujours un peu sous contrainte.
25:46Ce n'est pas la panique.
25:47On a une journée chaude
25:49jeudi,
25:49notamment aux Etats-Unis
25:50avec des craintes sur l'IA.
25:51Enfin,
25:52on se pose des questions
25:52sur la rentabilisation de l'IA.
25:54Il était quand même temps.
25:56Mais quand on regarde
25:57les performances
25:58depuis le début de l'année,
25:59tout va bien.
25:59Le Nasdaq à 12%,
26:01le S&P à 11%.
26:02Bon,
26:03évidemment,
26:03toujours,
26:04on en parle chaque semaine,
26:05cet écart
26:05entre le CAC 40
26:07et l'Eurostox,
26:08on a à peu près 10%,
26:109%.
26:10Ça veut dire que là,
26:11comme disait Pascal,
26:12le spread,
26:13ce fameux écart,
26:14il n'est pas simplement
26:15sur les taux,
26:16il est aussi sur les actions.
26:18Pascal,
26:18avant de passer tout à l'heure
26:20à l'allocation,
26:22c'est quoi l'événement
26:23qui a été marquant
26:23pour vous cette semaine ?
26:25C'est quoi votre vision
26:26de la bourse
26:27sur la durée,
26:28à la fois la bourse internationale
26:29mais aussi la bourse française ?
26:31Alors,
26:32pour moi,
26:33l'événement,
26:33ce n'est pas un événement
26:35en tant que tel
26:35parce que ça revient
26:36tous les trimestres.
26:36Mais là,
26:36on rentre dans la période
26:37de publication des résultats.
26:39Pour le moment,
26:40on est au tout début
26:40et pour le moment,
26:41c'est encore de très bonnes factures.
26:43Alors,
26:43de nouveau,
26:43on va attendre de voir
26:44quand tout le monde aura publié,
26:45c'est que la croissance
26:47des bénéfices par action,
26:48elle est,
26:49j'allais presque dire,
26:50exceptionnelle,
26:50si vous me permettez
26:51d'employer votre mot.
26:52parce que l'émission est spéciale
26:53donc vous pouvez dire exceptionnel.
26:54Mais pour moi,
26:55c'est ça l'événement marquant
26:56et ça reste encore aujourd'hui
26:58l'arbitre
26:58sur les marchés financiers.
27:00Donc,
27:01regardez au niveau global,
27:02vous l'avez dit,
27:02les marchés quand même se tiennent.
27:04La France,
27:04on en a parlé
27:05des codes de valorisation
27:06par rapport à d'autres marchés,
27:07mais je précise quand même
27:08qu'il y a aussi
27:09la composition de l'indice
27:10qui pèse,
27:10avec notamment
27:11nos valeurs du luxe
27:12qui souffrent.
27:13Mais globalement,
27:13on a quand même
27:14une économie
27:15qui reste résiliente
27:16de manière générale.
27:17Les données macro
27:18sont plutôt bonnes
27:19et cette fameuse croissance
27:20des bénéfices par action.
27:21Le chiffre,
27:23sur une perspective 12 mois,
27:25on est à 43% de hausse
27:26des bénéfices par action
27:28sur l'indice monde
27:29avec une contribution
27:31de 49% des Etats-Unis.
27:33Et là,
27:33je vais vous faire peur,
27:34croissance des bénéfices par action
27:35des marchés émergents,
27:3697%.
27:37Corée du Sud,
27:38480%.
27:39On rappelle que la Corée du Sud,
27:41c'est deux entreprises
27:42à plus de 50% de l'indice.
27:45La super vague,
27:47et Virginie va en parler,
27:48vous avez raison,
27:49on commence à se poser
27:50des questions.
27:50Mais les CAPEX
27:52qui restent très importants,
27:53cette énorme vague
27:54d'investissement
27:55qu'il y a autour de l'IA,
27:57elle est quand même
27:57toujours présente aujourd'hui,
27:59elle drive les marchés.
28:00L'autre point pour moi,
28:01c'est que les 7 magnifiques
28:02ont beaucoup driveé
28:03les marchés
28:04depuis pas mal de temps maintenant
28:05et on commence quand même
28:06à voir une diffusion
28:07vers le reste de l'indice.
28:09Aujourd'hui,
28:09les 493 hautes valeurs
28:11du S&P
28:12commencent aussi
28:13à montrer
28:14des résultats intéressants.
28:15Il y a une diffusion
28:16aux petites et moyennes valeurs,
28:17il y a une diffusion
28:18en dehors de la tech
28:19ou sur des techs différentes,
28:21le software est revenu aussi.
28:23Donc,
28:24cette observation-là,
28:25tant que les États-Unis
28:26continuent à tirer le marché,
28:28vous avez quand même
28:28cette vague
28:29qui devrait
28:31faire en sorte
28:32au moins que l'année
28:32se termine plutôt bien.
28:34Vous partagez
28:34cette avis, Virginie ?
28:35Oui, absolument.
28:36Je trouve que les marchés
28:37fonctionnent mieux
28:37que la politique finalement
28:39parce qu'il y a une espèce
28:39d'autorégulation.
28:40Parce que si j'arrivais
28:41par des professionnels.
28:42Et je reviens
28:43sur l'intelligence artificielle
28:45puisque, bon,
28:45on a été porté,
28:47alors il fallait plus
28:47de, comme on dit,
28:48de compute,
28:50de semis,
28:51de puissance de calcul,
28:53d'électrification,
28:55de refroidissement,
28:56parce que vous savez
28:56tout ce que ça nécessite
28:58pour construire
28:58un data center.
28:59Et puis là,
29:00tout d'un coup,
29:01ah bah oui,
29:01finalement,
29:02le marché se dit,
29:03ah oui,
29:04mais ok,
29:04tous ces investissements,
29:06ça va être quoi,
29:07la rentabilité ?
29:08Voilà.
29:08Et là,
29:09on est rentré,
29:10c'est ça l'événement.
29:11C'est le début.
29:12Oui,
29:12on a eu des signaux faibles là.
29:14Ça y est,
29:14on a eu des signaux faibles.
29:15On est encore dans les signaux faibles.
29:16Et je reviens sur la Corée du Sud.
29:18On n'a pas d'accident,
29:19à part Corwean,
29:19on n'a pas d'accident.
29:20On a eu une IPO,
29:21Hélice,
29:22E-L-I-C-E,
29:23qui participe,
29:24qui fait un peu du néoclode,
29:26bon,
29:26qui essaye de donner
29:28toute la chaîne de valeur
29:31de développement
29:32dans un data center,
29:33qui a été souscrit
29:35400 fois
29:36par le retail,
29:37d'accord ?
29:38Et premier jour de cotation,
29:41moins 32%.
29:42Donc,
29:42et ça,
29:43c'est très symptomatique.
29:44On voit bien cette volatilité
29:45sur les marchés des semis.
29:47Un jour,
29:47ça perd 5,
29:48le lendemain,
29:49ça reprend 3.
29:50Mais finalement,
29:50il y a une espèce de dégradation.
29:51Il y a plusieurs signaux faibles.
29:53Je n'ai pas tant de...
29:54Donc,
29:54ça veut dire quoi ?
29:55Ça veut dire qu'il faut faire attention là ?
29:57Non,
29:57ça veut dire qu'il y a un marché
29:58dans un marché.
29:59C'est-à-dire que là,
30:00Pascal le disait,
30:02oui,
30:02il y a jusqu'à encore 15 jours,
30:04on avait 80% du S&P 500
30:07où les stocks étaient
30:08à moins 20%
30:10par rapport à leur plus haut niveau.
30:11Donc là,
30:12il va y avoir un effet rattrapage.
30:13Avec évidemment...
30:14Donc,
30:14vous dites rattrapage,
30:16mais pas forcément
30:17de baisse généralisée des indices.
30:20Non,
30:20mais on voit bien,
30:20c'est ce qui se passe actuellement
30:21et c'est sain,
30:23c'est plutôt sain.
30:24Oui,
30:24pardon,
30:25Marc.
30:25Non,
30:25je pose juste les questions.
30:27Alors oui,
30:28forcément,
30:28parce que vous avez des gros poids
30:29dans l'indice,
30:30donc vous avez un impact au départ,
30:32ce qui fait qu'il y a une baisse
30:34sur les indices,
30:35mais il y a une redistribution.
30:37Ce que vous nous dites les deux,
30:38c'est que globalement,
30:38il va y avoir un rééquilibrage
30:40entre les valeurs
30:41qui ont profité de la hausse
30:43et qui vont peut-être souffrir
30:45un tout petit peu.
30:45Un peu plus de fondamentales
30:46dans la lecture.
30:47Parce qu'il se passe quand même
30:48des choses sur cette vague.
30:49Il y a quand même là,
30:50vous avez raison.
30:51Il y a des mauvaises choses.
30:51Il y a des très mauvaises choses.
30:52On se pose des questions.
30:54On s'aperçoit quand même
30:55que toutes ces boîtes,
30:56elles sont très liées entre elles.
30:57Il y a de très mauvaises choses.
30:58Moi, je suis très près,
31:00le CDS,
31:01donc l'assurance
31:03contre la faillite d'Orak.
31:03Il y a du John Vance,
31:04regardez les Néoclodes,
31:05les Corweb,
31:06les Nebus, etc.
31:07Mais même Meta,
31:08Meta qui communique
31:09jusqu'à maintenant.
31:10Il y a effectivement
31:11des CAPEX
31:12qui restent élevés.
31:14Eh bien,
31:14toute la ligne en profite.
31:17ça n'a pas été le cas.
31:18Ça n'a pas fait monter
31:19tous ces acteurs
31:21de la chaîne Valeur,
31:22on va dire,
31:23d'un développement typique
31:24d'un data center.
31:25Donc,
31:25il y a des signaux.
31:27J'ai juste une question
31:28sur votre raisonnement
31:29que je comprends très bien,
31:30rééquilibré.
31:31Simplement,
31:32on sait que
31:32deux tiers de la croissance américaine
31:34est tirée par l'IA,
31:35directement par les investissements,
31:37indirectement par l'effet richesse.
31:39Si on commençait quand même
31:40à avoir un peu
31:41la tremblote sur l'IA,
31:44je veux dire,
31:44le niveau global de la croissance,
31:45il va peut-être prendre un coup quand même.
31:46Mais parce que l'IA est en train de se...
31:48Ce qui est intéressant,
31:50c'est de voir comment
31:51l'ensemble de l'économie
31:53profite de l'IA.
31:54Alors, oublions simplement
31:58les acteurs de l'infrastructure.
31:58C'est le seul truc intéressant
32:00que vous avez dit
32:00depuis le début, Virginie.
32:01Merci beaucoup.
32:02Marche pas.
32:02J'ai bien fait de venir.
32:04Non, mais c'est vrai
32:05que c'est très intéressant
32:06et c'est vrai qu'en fait,
32:07c'est en train d'infuser
32:08dans le reste de l'économie.
32:09Exactement.
32:10Pardon.
32:10Vous avez parlé de bourse maintenant.
32:12Oui.
32:13Non, mais j'aurais une question
32:14ensuite à poser à nos gérants.
32:16C'est un point qui est fondamental.
32:18C'est-à-dire qu'une révolution technologique
32:21profite d'un premier temps
32:22à ceux qui apportent les solutions.
32:24Et ensuite, elle fait des gains
32:25de productivité dans ceux
32:26qui les utilisent.
32:27Et donc, on peut avoir tout à fait
32:28ce type de rotation
32:29qui s'effectue
32:30et on change en gros
32:32de cheval de celui qui est gagnant.
32:34La question qui m'interpelle
32:35beaucoup sur les marchés,
32:36c'est ce point.
32:38On a quand même
32:38cette montée des taux
32:39et ce passage en taux réel.
32:41Et au total,
32:42les marchés d'action,
32:43ils ne s'en sortent pas si mal que ça.
32:44Très bien,
32:45c'est même incroyable.
32:47On regarde des taux
32:48et moi,
32:48c'est quelque chose.
32:49J'ai énormément de mal.
32:50Est-ce que c'est un effet
32:51il y a principalement ?
32:53Moi, je voulais ajouter un point
32:54qui est quand même très important
32:55par rapport aux taux notamment
32:56qui sont aussi montés,
32:58on l'a dit un peu
32:58en début d'émission,
32:59sur le fond,
33:00de conflits Moyen-Orient
33:01et des pressions inflationnistes
33:03sur l'énergie et autres.
33:05La clé quand même
33:05de la trajectoire des marchés,
33:07c'est qu'est-ce qui va se passer
33:07dans cette guerre ?
33:08Vous avez mentionné tout à l'heure
33:10qu'il y aura peut-être
33:10de nouveau des attaques armées
33:12après les mid-term ou autres.
33:13C'est la clé, finalement.
33:15Si le conflit se résout,
33:17qu'on arrive à avoir
33:17un nouvel approvisionnement énergétique
33:19par ce chemin Hormuz ou d'autres,
33:21on devrait quand même avoir
33:22de nouveau un boost des marchés,
33:25des taux qui se détendent,
33:26qui profiteront temporairement
33:27à la France aussi
33:28parce que cette détente
33:29est généralisée
33:30et des marchés
33:31qui souffrent aussi,
33:33les valorisations des marchés
33:34souffrent quand les taux montent.
33:35Et donc, tout ça...
33:37Denis dit que ça soit
33:38que ça ne souffre pas tellement.
33:39Alors, ça ne souffre pas tellement,
33:41ça a un petit peu souffert.
33:42Il y a eu des essoufflements
33:43par moments aussi
33:44sur cette hausse de taux.
33:45Et pour nous,
33:45la perspective, elle est là.
33:47Si jamais on a une résolution
33:48de ce conflit relativement rapide,
33:50le pétrole va baisser,
33:51les banques centrales
33:52seront moins contraintes
33:53et les marchés vont bien en profiter.
33:54C'est les actifs risqués
33:55qui en profitent le plus.
33:57Valentin, vous parlez de bourse.
33:58Oui.
33:59C'est n'importe quoi.
34:00Exactement.
34:00Cette émission.
34:01Ce qui joue un recré,
34:02c'est évidemment
34:03le prix de l'énergie,
34:04mais c'est aussi la solidité
34:05de cette économie américaine
34:06qui est aujourd'hui
34:07complètement dépendante de l'IA.
34:09Et ce qu'on voit,
34:10c'est jusqu'à quel point
34:11l'économie américaine
34:12va résister avec ce niveau de taux.
34:13Et aujourd'hui,
34:14on ne peut absolument pas
34:15considérer les conditions
34:16de financement aux États-Unis
34:17comme étant restrictives.
34:19Les conditions de financement
34:20restent accommodantes.
34:21Déjà, gardez à l'esprit
34:22que 80% du financement
34:24des entreprises aux États-Unis
34:25passe par les marchés.
34:26Et sur les marchés,
34:27certes, on voit les spreads
34:28s'écarter,
34:28mais on voit toujours
34:29une très bonne activité
34:31sur les entreprises
34:32pendant leur capacité
34:33à lever de la dette.
34:33Et la chose qui est
34:35très surprenante,
34:36parce qu'elle était
34:36complètement à l'encontre
34:37de ce que je pensais,
34:38on voit aussi un rebond
34:39de l'activité de crédit
34:40pour les moyennes entreprises.
34:43Aux États-Unis ?
34:44Aux États-Unis.
34:44Pas en Europe.
34:45Non, pas en Europe.
34:46Au contraire, en Europe,
34:47on voit que ces niveaux
34:48de taux élevés
34:50qui s'expliquent
34:51par des facteurs globaux
34:52pèsent sur l'activité économique
34:53et vont continuer de peser.
34:55Par contre, aux États-Unis,
34:56on a ce rebond
34:57de l'activité de crédit
34:59pour les moyennes entreprises
35:00qui se mettent
35:01elles aussi à investir.
35:02Et ça, ça va être
35:03un aimant clé.
35:03Donc ça, c'est plutôt
35:04un bon signal.
35:04Bon signal, ça dépend pour qui.
35:07Mais l'IA, certes,
35:08il y a beaucoup de questions.
35:09On se pose de retours
35:10sur investissement.
35:10Mais globalement,
35:12c'est un secteur
35:12qui continue de tenir la route
35:14et continue de porter
35:15l'économie américaine.
35:16La question, c'est
35:17est-ce qu'on va avoir
35:17ce qui n'est pas
35:18notre scénario central
35:18ou pas une réaccélération
35:20de cette économie
35:21à partir de ce niveau de taux-là ?
35:22Justement, dans ce contexte,
35:24quel est le placement
35:25que vous conseillez
35:26ou l'allocation d'actifs
35:28que vous conseillez ?
35:29Comme je connais
35:29la réponse de Virginie,
35:30je commence par vous,
35:31parce que je pense
35:33qu'on va se rejoindre
35:34parce que nous,
35:35on continue à avoir
35:35une légère surpondération
35:36sur les actions.
35:38Surpondération ?
35:39Oui, alors,
35:40surpondération,
35:41ça veut dire qu'on a
35:41un niveau de départ
35:42et que comme on y croit
35:43aujourd'hui,
35:44on est un peu plus élevé
35:45que notre niveau de départ.
35:46C'est 2 et quelques pourcents
35:48de surpondération.
35:49Et qu'est-ce qu'on joue
35:50comme région
35:51dans cette surpondération ?
35:52Le Japon,
35:53qu'on continue de soutenir
35:54et les États-Unis,
35:55au détriment de l'Europe notamment.
35:57Donc on a baissé
35:58en fait notre exposition
35:59à l'Europe
35:59pour l'augmenter
36:02sur les États-Unis
36:03pour toutes les raisons
36:04qu'on a citées avant.
36:05Donc nous,
36:05on continue d'y croire.
36:06On a aussi élargi,
36:07comme on l'a dit,
36:08aux petites et moyennes valeurs.
36:09Donc aussi parce qu'il y a
36:10une décote qui est intéressante
36:11et assez historique
36:13encore aujourd'hui.
36:13Les obligations,
36:15on continue d'en acheter
36:16et d'ailleurs là aussi,
36:16on est légèrement surpondéré.
36:18Et on est neutre aujourd'hui
36:19sur l'or notamment.
36:21Parce que des taux élevés,
36:22c'est pas très facile
36:23d'aller acheter de l'or
36:24qui est un actif
36:25qui ne rapporte pas de rendement
36:26et qui est un coût de détention
36:27quand vous avez
36:28des taux d'intérêt américains
36:30sans risque
36:30qui vous rapportent
36:31quand même
36:32pas mal de rendement.
36:33Ce qui est important
36:34de comprendre,
36:35c'est que,
36:36pour être confronté
36:38à des ménages
36:40et des épargnants,
36:425% capital garanti,
36:45c'est un peu
36:46le graal
36:47pour beaucoup d'épargnants.
36:48Ils ne demandent pas plus.
36:49C'est-à-dire,
36:50ils ont 5%
36:51de capital garanti
36:51et là,
36:52le taux sans risque,
36:53il est de 5%.
36:54Donc,
36:55on est dans une combinaison
36:57qui peut paraître
36:58être parfaite
36:58et qui fait qu'il y a
36:59quand même,
37:00par rapport à ce que disait
37:01tout à l'heure Denis
37:02en première partie
37:02de l'émission,
37:03entre l'offre
37:03et la demande de capitaux,
37:05il y a cette offre
37:06venant de l'épargne
37:07qui est quand même
37:07assez forte
37:08qu'on voit toujours
37:09les fonds obligataires
37:11à échéance
37:12collectent énormément d'argent
37:14et plus les taux montent,
37:15plus on collecte d'argent.
37:16Virginie,
37:17le placement de la semaine,
37:19ce ne serait pas
37:19les actions,
37:20par exemple ?
37:20Ah oui !
37:22Non mais ça me permet
37:23de répondre aussi à Denis
37:24parce que sa question
37:25était très pertinente,
37:28c'est que,
37:29oui,
37:29mais comme je l'ai dit,
37:30ce marché était
37:31en trompe-l'œil
37:32depuis le début de l'année
37:33jusqu'à la fin
37:35du second trimestre.
37:38Ça a commencé
37:39à se détériorer
37:39cet été
37:40parce qu'il n'y avait
37:41que certains acteurs
37:42qui avaient progressé,
37:45qui avaient bénéficié
37:46de cette hausse.
37:47Et une fois de plus,
37:48attention,
37:49ne pas résumer
37:50la croissance américaine
37:52à juste de l'IA.
37:53Oui,
37:54bien sûr qu'ils sont champions
37:54dans cette révolution technologique
37:56avec la Chine,
37:59mais il y a tout le reste
37:59et c'est en train
38:00d'infuser.
38:01Il y a beaucoup de choses
38:02qui sont à moins 20,
38:03moins 30
38:04depuis le début de l'année.
38:06Donc,
38:06ce rééquilibrage,
38:07nous,
38:07c'est ça qu'on joue,
38:09qu'on va privilégier,
38:10qu'on a déjà privilégié
38:11et qu'on a été patient d'ailleurs
38:13parce que,
38:14pendant un certain temps,
38:15c'était compliqué.
38:15On vous laisse continuer
38:16votre émission
38:17tous les deux.
38:18Il y en a un qui pose
38:19des clés sur l'autre
38:20qui répond.
38:21Moi,
38:21je vais continuer
38:22avec le top et flop.
38:23Ne vous inquiétez pas,
38:24on ne fera pas de bruit.
38:25Top ou flop pour vous ?
38:27Flop,
38:27c'est Barclays
38:28qui supprime 5000 emplois
38:30dans le cadre
38:30d'une stratégie
38:31de déploiement de l'IA.
38:32Ce n'est pas flop.
38:33Flop,
38:33supprimer des emplois,
38:34ce n'est jamais très top.
38:35Non,
38:36mais on ne va pas
38:37contre le sens de l'histoire.
38:39C'est l'IA.
38:41Vous défendiez les calèches
38:42au moment où il y avait
38:43les voitures à vacances ?
38:44Pour moi,
38:44ça soulève quand même
38:45des questions.
38:47Pour moi,
38:47il y a peu de questions
38:48sur la capacité de l'IA
38:49à générer des gains
38:50de productivité.
38:51Mais il y a beaucoup
38:52de questions qu'on doit
38:52se poser,
38:53surtout aux Etats-Unis.
38:54Comment est-ce qu'on va
38:54se partager la valeur ajoutée
38:56créée par cette IA ?
38:57Il n'y aura plus de travail.
38:58Vous avez compris ça.
38:59Il n'y aura plus de travail.
39:01Vous avez compris ça.
39:01Non,
39:01il y aura quand même
39:02du travail.
39:02Les électriciens
39:03sont payés
39:05500 000 dollars
39:06aux Etats-Unis.
39:07Et les infirmières
39:08avec des...
39:08Exactement.
39:09Voilà,
39:10et les infirmières
39:11plus de 100 000 dollars.
39:13Exactement.
39:13Donc non,
39:13il y aura du travail.
39:14C'est juste,
39:14ça va se redéployer différemment.
39:16Et puis,
39:16il faut quand même
39:16s'interroger aux Etats-Unis
39:17sur le partage
39:18du revenu américain.
39:20On voit les salaires
39:21qui sont sur des plus bas
39:22historiques.
39:22On est revenu
39:23à 43%.
39:24C'est des niveaux
39:25qu'on observait
39:25pendant la Grande Dépression.
39:27C'est intéressant ça.
39:29On en reparlera.
39:30On en reparlera.
39:31Pascal Top ou Flop ?
39:32Les deux.
39:33Je vais aller vite,
39:34comme ça je peux faire les deux.
39:35Le Flop,
39:36c'est une note de la BCE
39:37qui a fait
39:39une étude
39:39sur les prix alimentaires.
39:41Et aujourd'hui,
39:42ce n'est pas inflationniste
39:43parce qu'il y avait eu
39:44des bonnes récoltes
39:45l'année dernière.
39:45Mais il voit
39:46qu'il peut y avoir
39:47une inflation.
39:48Cette note voit
39:48qu'il peut y avoir
39:49de l'inflation
39:49sur les prix alimentaires
39:50dès l'année prochaine
39:51de manière assez importante,
39:53notamment dû aux conditions climatiques
39:54et à la diffusion
39:56du choc énergétique
39:57sur tout ce qui est
39:58approvisionnement,
39:58emballage, etc.
40:00Vu l'importance que ça...
40:01C'est ça qui fait rapide ?
40:02Quand vous dites
40:02que je vais faire rapide ?
40:03Alors attendez,
40:03là c'est juste le flop.
40:04Mais vu l'importance
40:05que ça quand même
40:06pour les gens
40:07qui nous écoutent
40:07et le pouvoir d'achat,
40:08je voulais quand même
40:09en dire un mot.
40:10Et mon top,
40:11je vais faire plaisir à Denis.
40:12C'était ça le but du jeu.
40:13Le seul homme
40:13parmi toutes ses femmes.
40:14Donc je voulais lui faire
40:15un petit hommage.
40:16Et il y a une mission
40:18croissance et transmission
40:19sur les TPE et PME
40:21qui a été confiée
40:22à Olivia Grégoire.
40:24J'ai trouvé ça
40:25très intéressant
40:25parce que vous savez
40:26qu'on va vivre
40:26une grande transition,
40:28transmission d'entreprises
40:29dans les prochaines années.
40:30Il y a 370 000 entreprises
40:32qui vont passer
40:33d'une main à l'autre.
40:34Donc c'est évidemment
40:35hyper clé.
40:36Moi ça me touche
40:36particulièrement
40:37dans mon travail
40:37notamment de banquier privé.
40:39Et elle est arrivée
40:40avec une analyse
40:42que j'ai trouvée
40:43assez pertinente
40:44qui a été menée
40:44en lien avec Rex & Cote
40:46pour le petit hommage.
40:47Et évidemment
40:48il va falloir
40:48que ça se traduise ensuite
40:49dans les lois de finances.
40:51A priori
40:51elle a trouvé des mesures
40:52qui n'étaient pas très coûteuses
40:53pour accompagner
40:54les entrepreneurs.
40:56Virginie ?
40:57Alors je ne sais pas
40:58si c'est un top
40:59ou un flop.
41:00On verra.
41:00On verra à l'avenir.
41:02Moi je vois toujours loin
41:04donc c'est quand même
41:05la plus grosse fusion
41:06on a commencé à aborder
41:08la plus grosse fusion
41:09de l'histoire quoi.
41:113500 milliards
41:12évidemment
41:13je parle de SpaceX
41:14et Tesla.
41:15Et la question
41:16c'est drôle
41:16parce qu'on regarde
41:18comment les analystes
41:20alors là
41:20il y a toutes les lectures possibles
41:22c'est
41:22à qui profite le crime ?
41:24Est-ce que ça profite
41:24à Tesla ?
41:25Est-ce que ça profite
41:26à SpaceX ?
41:26Est-ce que ça profite
41:27évidemment
41:28ça profite à Elon Musk
41:30on est tous à peu près
41:31d'accord là-dessus
41:31mais après
41:32c'est très divergent
41:33quand on fait tourner
41:34les modèles
41:35on ne sait pas
41:36il y a beaucoup de synergie
41:37mais il y a beaucoup de
41:38alors
41:39c'est un dossier
41:41très intéressant
41:42C'est hallucinant
41:43Denis
41:43à l'hommage
41:44Ah oui oui
41:45il faudra que je prépare
41:46un top prochainement
41:47sur le logiciel
41:48parce qu'effectivement
41:49moi je pose des questions
41:50parce que j'ai des réponses
41:51de leur part
41:51donc c'est important
41:53peut-être un flop
41:54l'Indonésie
41:56l'Indonésie en fait
41:58MSCI
41:58le fournisseur d'indices
41:59a envisagé
42:00de les dégrader
42:01envisagé
42:02de la catégorie
42:03de marché émergent
42:04au statut
42:05de marché autonome
42:05en gros ça les mettrait
42:06au même niveau
42:07que la Jamaïque
42:08que le Zimbabwe
42:09le Panama
42:10pour des raisons très simples
42:11c'est de
42:12d'obscurité
42:14dans la manière
42:15dont se traite
42:16le marché des actions
42:17avec une
42:19accusation
42:19de capitalisme
42:20de connivence
42:21en gros
42:21qui est propre
42:22à l'Indonésie
42:24qui est une histoire
42:24quand même assez
42:26assez profonde
42:27dans ce domaine
42:27c'était quand même
42:28le pays
42:28qui avait été
42:29le principal crack
42:30de la crise asiatique
42:31de 98
42:32et donc
42:33ces sanctions immédiates
42:35chute de la bourse
42:36chute de la valeur
42:37de la roupie indonésienne
42:38on parle quand même
42:39de la plus importante
42:40économie d'Asie du Sud-Est
42:41plus de 200 millions
42:42d'habitants
42:43s'ils le font
42:44pour l'Indonésie
42:44ils devraient le faire
42:45pour la Chine
42:45en France aussi
42:46parce que
42:47capitalisme de connivence
42:48oui
42:49un peu non
42:50alors
Commentaires