- il y a 3 heures
Ce vendredi 23 octobre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Erwan Morice sur BFM Business.
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00:00DFM Business présente
00:06Le 18h écho, Erwan Morris
00:09Soyez les bienvenus dans votre rendez-vous d'informations économiques, d'analyses et de débats du soir.
00:13On est en direct pendant une heure, à la une de ce vendredi 23 octobre.
00:17La France attend sa sentence.
00:19Sans grande surprise, Moody's devrait dégrader la note de la dette souveraine ce soir.
00:23Si c'est le cas, alors quels sont les leviers que Paris va devoir activer pour stopper cet engrenage ?
00:28Les marges de manœuvre sembrent de plus en plus réduites, alors que l'écart de taux avec l'Allemagne ne
00:32cesse de gonfler.
00:34Analyse en longueur dans une poignée de secondes avec Alexandre Baradez, chef analyste chez IG.
00:39Cela a tout l'air d'un bien mauvais départ pour les négociations commerciales dans l'agroalimentaire,
00:44alors que les rencontres officielles entre les différents acteurs n'ont pas encore débuté.
00:48Les représentants de la distribution menacent déjà de ne pas se présenter à la première réunion qui est prévue mercredi.
00:54Pour quel motif ? Vous l'entendrez à 18h35, nous serons avec sa porte-parole.
00:58Et puis, direction les Balkans aussi ce soir, de vives tensions sociales en Albanie
01:02et un virage politique qui pourrait intervenir dimanche en Serbie.
01:05Nous en parlerons avec le chercheur le plus aiguisé sur les sujets de politique européenne,
01:10Benjamin Couteau de l'Institut Jacques Delors sera avec nous.
01:16Et c'est donc ce soir que Moody's va dégrader la note de la France ou pas, mais dans ce
01:21cas-là ce serait une surprise.
01:22Bonsoir Alexandre Baradez.
01:23Bonsoir.
01:23Merci de nous rejoindre sur BFM Business, vous êtes chef analyste chez IG.
01:28Alexandre, d'abord pour commencer, d'accord avec cette prédiction, on se dirige nécessairement vers une dégradation de la notation
01:36de la dette souveraine ?
01:36Oui, la vraie surprise serait que la note ne soit pas dégradée.
01:39Donc tout le monde attend une dégradation, une dégradation qui serait logique.
01:42La question aujourd'hui qui est la plus importante c'est de combien de crans sera dégradé,
01:47ou si c'est un cran, ce qui est normal avec les dégradations habituelles, quelle sera la perspective ?
01:52C'est vrai que deux crans ce serait vraiment une mauvaise surprise par contre.
01:55Donc maintenu ce serait la très bonne surprise, deux crans c'est une très mauvaise surprise,
01:58et l'entre-deux, alors l'entre-deux positifs ce serait un cran avec perspective stable,
02:03moi mon sentiment c'est qu'on risque peut-être un cran avec perspective négative directement,
02:08nous mettant sous pression pour la décision suivante.
02:10Et est-ce que les marchés sont préparés à cette cas-figure ?
02:14Alors il semble quand même que cette semaine a été particulièrement chargée,
02:18particulièrement tendue sur la question, vous l'avez vu, des taux, des spreads également avec l'Allemagne.
02:21Donc oui, le marché attend cette décision.
02:24Ils ne me semblent pas prêts par contre pour deux crans de dégradation,
02:27donc ils me semblent prêts pour un cran et peut-être perspective stable.
02:31Donc le sentiment sur le marché, oui, c'est qu'il a déjà pas mal encaissé ces informations-là.
02:37Le spread, rappelons-le, c'est cet écart entre le 10 ans français et le 10 ans allemand,
02:40clairement le baromètre du risque sur le marché obligataire.
02:43On est venu chercher il y a quelques jours, c'était presque les 180 points de base,
02:46et le pic de 2012, crise de la dette, c'était 190 points de base.
02:50Donc on s'est vraiment rapproché d'un point chaud,
02:51et ça s'est un tout petit peu stabilisé depuis 24 heures.
02:55Paris n'a pas été capable de signes rassurants depuis la dernière notation.
02:58Les agences attendent des actes qui n'arrivent pas, d'où cette dégradation qui va intervenir ?
03:04Oui, parce qu'il faut rappeler que la dernière décision de Moody's s'est faite en avril, début avril,
03:08et ce qu'avait noté Moody's à l'époque dans son rapport,
03:11c'est qu'il y avait un accord sur le budget qui était fait un peu au forceps,
03:13mais les forces politiques avaient quand même réussi à être un accord.
03:16Il y avait le centre-gauche qui s'est entendu sur un accord,
03:20et donc Moody's avait noté cette capacité finalement des institutions
03:22à trouver un accord, un peu dans l'intérêt général,
03:26notant aussi que le déficit semblait plutôt se diriger vers les 5% pour cette année,
03:30mais ça c'est une prévision d'avril,
03:31alors qu'on était sur les anticipations plutôt de 5-2.
03:34Et ce qu'on a vu dans les mois qui ont suivi,
03:36c'est un peu tout l'inverse, c'est-à-dire que les prévisions de déficit ont été réhaussées,
03:39et puis il y a clairement eu de la fragmentation politique,
03:42évidemment liée à l'approche de l'élection présidentielle,
03:44et donc ce qui avait été noté comme des éléments positifs pour Moody's,
03:47pour maintenir la note au mois d'avril,
03:49le double A3 avec perspective négative malgré tout,
03:52eh bien cette stabilité politique qui était évoquée à l'époque,
03:54aujourd'hui n'est plus de mise du tout,
03:56et le déficit s'est dégradé,
03:56donc il y a très très peu de chances que la note soit maintenue.
03:59Mais donc selon vous, Alexandre Bardez,
04:00la dégradation de la note qui va intervenir,
04:02elle est déjà intégrée par les marchés financiers ?
04:05Alors si on regarde les taux, une partie oui,
04:07encore une fois si c'est un cran et perspective,
04:09le stable voire négatif, je pense que c'est quand même intégré.
04:12Ce qui n'est pas dans ces deux crans,
04:14mais même si on regarde d'autres marchés comme le CAC 40,
04:16par exemple Marche Action cette fois-ci,
04:17regardez depuis déjà plusieurs semaines,
04:18la sous-performance de l'indice français par rapport à ses voisins allemands,
04:21comme le DAX, comme les Italiens,
04:23MIB ou Ibex pour l'Espagne,
04:25même les actions françaises ont sous-performé par rapport à leurs homologues européens.
04:29Pourquoi ? Parce que les investisseurs craignent tout simplement
04:30que l'instabilité entre le déficit et l'instabilité du politique
04:35n'entraînent finalement des choix fiscaux,
04:38qu'ils soient, contre les grands groupes cotés en bourse,
04:40avec des surtaxes par exemple exceptionnels, ce genre de choses.
04:44Donc même les actions ont sous-performé,
04:46donc c'est le signe que oui,
04:47les marchés ont quand même encaissé pas mal de risques pour la France.
04:51Pendant ce temps-là, on n'en parle quasiment pas,
04:53mais ce sera quand même intéressant de regarder ce soir,
04:55S&P qui note dans le même temps l'Allemagne,
04:58notre voisin qui est toujours triple A avec perspective stable,
05:02à quoi est-ce qu'il faut s'attendre ?
05:04Alors normalement la note, là aussi,
05:05le consensus est plutôt stable,
05:07on devrait garder, enfin une note qui ne change pas,
05:09triple A avec perspective stable.
05:11Les points qui seront qu'à surveiller,
05:13c'est la question de l'impact de la crise énergétique,
05:17notamment sur l'Allemagne,
05:18on sait que c'est une économie qui est sensible au coût de l'énergie,
05:19donc la hausse du pétrole, la hausse du gaz.
05:22Il y a aussi toujours ces enjeux,
05:23mais qui sont plus structurels, plus long terme,
05:25sur la démographie par exemple,
05:27ou sur la question de productivité,
05:28donc ça c'est des petits éléments qui peuvent être notés,
05:29mais qui normalement ne devraient pas justifier
05:31de dégradation de la perspective,
05:32ce qui serait une surprise,
05:33c'est une dégradation de la perspective.
05:34Triple A c'est une note, c'est 20 sur 20,
05:36donc si on dégradait de stable à négative,
05:38on serait à 19,7 ou 19,5 sur 20,
05:41ça resterait très bon,
05:42mais ce serait une surprise que la note soit dégradée.
05:44Mais on en conclut quoi ?
05:45Que l'Allemagne résiste mieux aux secousses ?
05:47Oui, il y a déjà des questions de structure,
05:50le déficit allemand aujourd'hui,
05:51c'est à peu près 4-65% du PIB,
05:54la France, on est sur les 120% du PIB,
05:56donc il y a déjà un fossé entre les deux pays
05:58par rapport au déficit,
06:00et puis ce déficit qui est très...
06:01enfin cette dette historique,
06:03la dette rapportée au PIB historique à 64%,
06:06permet aussi à l'Allemagne de faire ce qu'elle a fait
06:08il y a deux ans ou trois ans,
06:09d'annoncer ce plan budgétaire sur plusieurs années,
06:11une espèce de boost budgétaire,
06:12dont on voit bien qu'il ne produit pas ses effets tout de suite,
06:14ce n'était pas l'intention,
06:15c'était de produire des effets régulièrement dans le temps,
06:18et c'est ça qui fait d'ailleurs qu'on aurait dit aujourd'hui par exemple,
06:20vous avez une économie allemande qui ne tient quand même pas trop mal,
06:23vous avez des indices d'activité qui sont plutôt bien orientés,
06:25là où la France n'est pas le cas,
06:26donc elle a une position au sein de l'Europe,
06:28et parlons-en aussi très rapidement,
06:30c'est aussi parce que l'Allemagne a une note aussi solide
06:33que les autres taux de la zone euro,
06:35notamment la France,
06:36ne sont pas plus hauts,
06:37si on n'était pas arrivé à l'Allemagne,
06:38on n'était pas dans la zone euro,
06:39il y a très fort à parier que le taux 10 ans français aujourd'hui
06:42serait nettement plus haut que là où il est actuellement.
06:43Les Allemands qui nous maintiennent donc un petit peu dans ce contexte difficile,
06:48en France, Alexandre Baradez,
06:49on a aussi eu un mauvais indicateur aujourd'hui,
06:52l'indice PMI Flash,
06:53l'activité du secteur privé,
06:54qui replonge au mois d'octobre,
06:56alors que ce n'était pas forcément ce qui était anticipé,
07:00bon, c'est encore un mauvais signal.
07:01Oui, un mauvais signal,
07:02parce qu'avec le consensus,
07:03on avait des PMI qui étaient attendus un peu au-dessus de 50,
07:04on le rappelle,
07:05pour ceux qui ne connaissent pas le principe,
07:06PMI, c'est des enquêtes qui sont faites auprès des chefs d'entreprise,
07:09des directeurs d'achat,
07:10des secteurs manufacturiers,
07:11des secteurs des services,
07:12de tous les secteurs,
07:13on a fait un gros indice,
07:14si l'au-dessus de 50,
07:15expansion,
07:16c'est l'au-dessus de 50,
07:17contraction d'activité.
07:17On est en dessous.
07:18Donc malheureusement,
07:19on était au-dessus d'un peu au-dessus de 50,
07:20on est passé tous les trois gros PMI,
07:22un service,
07:23manufacturier et composite,
07:24sont passés en tout de 50 pour la France,
07:25au mois d'octobre.
07:26Pour l'Allemagne,
07:27ils étaient déjà assez nettement au-dessus de 50,
07:29ils se maintiennent,
07:29ils sont un tout petit peu en dessous sur le composite,
07:31mais qui reste très bon quand même,
07:32enfin très correct,
07:33et donc on voit vraiment là aussi,
07:34cet écart,
07:35ce spread qu'on voit sur les taux,
07:36on le mesure aussi
07:37via les indices d'activité économique.
07:39Aux Etats-Unis,
07:40l'indice PMI composite,
07:41lui, est conforme aux attentes,
07:43plutôt même très bon
07:44quand on le compare
07:45à celui de la zone euro,
07:46par exemple.
07:46Oui,
07:47c'est sans qu'une mesure.
07:48Alors attention quand même
07:48qu'aux Etats-Unis,
07:49ce qui permet aussi
07:50aux PMI composite
07:51d'être plus haut,
07:52et ça c'est,
07:53on regarde un peu des deux côtés,
07:54c'est la composante de prix,
07:55il n'y a pas que ça,
07:56mais la composante de prix,
07:57c'est que le PMI a plusieurs composantes,
07:58nouvelles commandes,
07:59prix,
08:00emplois,
08:00etc.
08:01Les composantes de prix
08:02aux Etats-Unis montent encore.
08:03Dans le secteur manufacturier,
08:04c'est plutôt un bon signe
08:05parce qu'on sait
08:06que les Etats-Unis
08:07avaient connu une période
08:08manufacturière contractée
08:09pendant pas mal de temps,
08:09donc là,
08:10il y a quand même pas mal d'investissements
08:11et ça commence à se voir
08:11sur la partie manufacturière.
08:13En revanche,
08:14pour les services,
08:15c'est le problème de la Fed
08:16parce que c'est un secteur
08:17qui est toujours assez dynamique,
08:18tant mieux pour l'activité économique,
08:19mais c'est un secteur
08:20dans lequel les prix
08:21sont toujours en tension.
08:22On rappelle que les services,
08:23c'est 80%
08:24de l'économie américaine quasiment,
08:25donc les deux gros secteurs,
08:27manufacturiers
08:27et surtout services
08:28avec des composantes de prix
08:29qui grimpent.
08:30Ça, par contre,
08:31pour la Fed,
08:32c'est un signe
08:33que l'économie
08:33iraimée résiliente,
08:34tant mieux,
08:34mais pour la Fed,
08:36il n'y a pas de hausse de taux
08:36dans l'entendu au mois d'octobre,
08:37mais peut-être en décembre,
08:38mais l'intérêt pour la réunion
08:40dans quelques jours,
08:41c'est de voir ce que la Fed
08:42a à dire par rapport
08:42à ces indicateurs récents
08:43qui montrent que la pression
08:44sur les prix se maintient toujours.
08:45En France, pour conclure,
08:46on a la sensation
08:47que les voyants,
08:48avec tout ce qu'on dit
08:49depuis le début,
08:50sont tous en train
08:51de passer progressivement
08:52au rouge.
08:52Est-ce qu'il y a encore
08:53dans ce contexte
08:54des quelques voyants verts ?
08:56C'est vrai qu'en ce moment,
08:57et c'est ce qu'on regarde
08:58sur les marchés,
08:59c'est qu'il n'y a pas
09:00de game changer.
09:01Il n'y a pas cet élément
09:02qui permettrait de dire
09:03ça y est, le pic est passé.
09:06Ce qu'il faut surveiller,
09:07je veux dire,
09:07qui pourrait nous rendre service
09:08et qui est totalement exogène
09:09à la France,
09:10nous, on sait que
09:11d'ici l'élection
09:12et avec les questions budgétaires
09:14qui se posent,
09:14il y a très peu de chances
09:15qu'il y ait d'embelli
09:16sur le front domestique
09:16dans les mois qui viennent.
09:17La seule chose
09:18qui pourrait nous rendre service
09:19et qu'on ne maîtrise pas
09:19mais qui peut quand même arriver
09:20avant la fin d'année par exemple,
09:22c'est une détente géopolitique.
09:23Par exemple au Moyen-Orient
09:24ou peut-être une surprise,
09:25Russie, Ukraine,
09:26Etats-Unis, on ne sait pas.
09:27Ça en revanche,
09:27ça devait arriver,
09:28ça ferait retomber
09:29les prix du pétrole
09:29assez rapidement,
09:30les prix du gaz aussi
09:31et il y a quand même
09:32une des explications
09:33au stress sur la dette française
09:35qui arrive,
09:36qui est arrivée
09:36depuis le mois de mars
09:37via les prix d'énergie
09:38et via l'inflation.
09:39Donc ça, c'est le seul point positif
09:40qu'on peut espérer
09:46là-dessus, malheureusement.
09:48Merci beaucoup
09:48Alexandre Baradès
09:50pour cette analyse très complète
09:51avec nous ce soir.
09:52Je rappelle que vous êtes
09:52chef analyste chez IG.
09:55L'actualité de ce vendredi
09:57en France,
09:57c'est aussi le budget
09:58à l'Assemblée nationale
09:59et les députés
10:00qui ont donc rejeté
10:01aujourd'hui quasiment
10:02à l'unanimité
10:02la partie recette
10:04du budget
10:05de la sécurité sociale.
10:06Bonsoir Valentina Debi.
10:08Bonsoir.
10:08Ce vote intervient
10:09après plusieurs jours de débat
10:10dans un hémicycle
10:11quasiment vide.
10:12Et oui, Yawan,
10:13et ça a été un rejet massif,
10:15115 voix contre
10:17et une seule petite voix pour.
10:19C'est l'ensemble
10:20des partis d'opposition
10:21qui a rejeté le texte
10:22quand le camp du gouvernement,
10:23lui, s'est majoritairement abstenu.
10:25Et ça illustre bien
10:26l'impasse
10:27dans laquelle se trouvent
10:28les discussions budgétaires.
10:30Il faut dire
10:30que le texte
10:31avait largement été vidé
10:32de son contenu.
10:33Les députés
10:34avaient notamment supprimé
10:35une réforme
10:35des exonérations
10:36de cotisations patronales
10:38qui devait rapporter
10:383,7 milliards d'euros
10:40à la sécurité sociale.
10:42Il y avait aussi
10:42la nouvelle taxe
10:43sur les produits sucrés
10:44censée rapporter
10:45300 millions supplémentaires
10:47supprimés également.
10:48C'est autant de recettes
10:49en moins
10:50pour un gouvernement
10:50qui espérait quand même
10:52ramener le déficit
10:53de la sécurité sociale
10:54à 12,7 milliards
10:55contre près de 22
10:57aujourd'hui.
10:58Mais finalement,
10:59les députés
10:59ont rejeté
11:00la partie recettes
11:01sans même examiner
11:02la partie dépenses.
11:03Ce qui frappe aussi,
11:03Valentine,
11:04c'est cette lassitude
11:05qui semble gagner
11:06les députés.
11:07Et oui,
11:07et ça se voit
11:08jusque dans le camp
11:09présidentiel.
11:10Ces derniers jours,
11:11il faut le dire,
11:11l'hémicycle
11:12de l'Assemblée nationale
11:13était très clairsemé.
11:15Il y a certains votes
11:16qui se sont déroulés
11:16avec moins d'une centaine
11:18de députés
11:18dans l'hémicycle.
11:21Et on a même
11:22des amendements
11:23qui n'ont pas été défendus
11:24par leurs auteurs
11:25parce que,
11:25tout simplement,
11:26ils étaient absents.
11:27Et donc,
11:27on a un conseiller parlementaire
11:29qui a été interrogé
11:30par nos confrères
11:30de l'AFP
11:31qui résume assez bien
11:32la situation
11:33puisqu'il dit
11:33c'est vertigineux
11:35à quel point
11:35tout le monde s'en fout.
11:37Et il faut dire
11:37que beaucoup de députés
11:39anticipent déjà
11:39que le budget sera adopté
11:41par ordonnance
11:42ou par 49-3
11:43et que leur vote
11:44finalement ne change
11:45pas grand-chose.
11:46Et d'autant qu'on a
11:47un calendrier électoral
11:48qui s'accélère
11:49avec des présidentielles
11:50au mois de mai
11:50mais aussi des législatives
11:52au mois de juin.
11:53Et donc,
11:53on a beaucoup d'élus
11:54qui préfèrent passer du temps
11:55en circonscription.
11:57Et donc,
11:57désormais,
11:58le texte du budget
12:00de la sécurité sociale
12:01doit être examiné
12:02par le Sénat
12:03dans sa copie originale
12:04à partir du 9 novembre.
12:06Voilà pour ce point
12:07sur les avancées
12:08autour du budget
12:09avec vous,
12:10Valentina Deby,
12:10ce soir.
12:11Et au chapitre de la santé,
12:12on reparle aussi
12:13des mutuelles.
12:14Ce vendredi,
12:15il avait été imposé
12:16aux complémentaires santé
12:17de geler leurs tarifs
12:18l'an dernier.
12:19Eh bien,
12:20les sages viennent de juger
12:21contraire à la Constitution
12:22cette interdiction
12:23qui leur avait été faite.
12:25Le point avec Hélène Cornet.
12:27Le gel des tarifs
12:28non conforme
12:29à la Constitution,
12:31c'était le principal argument
12:32d'ailleurs
12:32des complémentaires santé.
12:33et le Conseil vient
12:34de leur donner raison.
12:36La juridiction estime
12:37que c'est une atteinte
12:39disproportionnée
12:40à la liberté d'entreprendre
12:41et la liberté contractuelle.
12:43Les mutuelles
12:44ont l'obligation,
12:45par exemple,
12:45de rester à l'équilibre
12:47chaque année.
12:47La disposition
12:48avait été votée
12:49dans le cadre
12:50du budget
12:51de la sécurité sociale.
12:52L'an dernier,
12:53les députés
12:53voulaient éviter
12:54de fortes hausses
12:55de tarifs
12:56pour compenser
12:57une taxe supplémentaire
12:58d'un milliard d'euros
12:59imposée par le gouvernement.
13:01Les complémentaires,
13:02certaines de leurs bons droits,
13:03n'ont même pas appliqué
13:05le gel
13:05et ont augmenté
13:06de 4,5%
13:07en moyenne
13:08les cotisations
13:08cette année.
13:09Elles devraient faire
13:10de même l'an prochain
13:11avec des hausses
13:12attendues de 7 à 8%.
13:14Il s'agit cette fois
13:15de faire face
13:16au remboursement
13:16des transferts de charges
13:18décidés par le gouvernement
13:19cet été.
13:20Environ 1,5 milliard d'euros
13:22de remboursement supplémentaire
13:23sur les soins dentaires,
13:25les dispositifs médicaux
13:26ou les médicaments jugés
13:28peu efficaces.
13:30Anticiper de deux mois
13:31la revalorisation du SMIC,
13:32c'est une mesure envisagée
13:34aussi par le gouvernement
13:35mais qui ne passe pas
13:36auprès du patronat.
13:37Elle risquerait de mettre
13:39les entreprises en difficulté.
13:40C'est ce que dit en tout cas
13:41Patrick Martin,
13:42le président du MEDEF.
13:43Il était au micro
13:44de France Info ce matin.
13:46Le motif d'acheter
13:49en quelque sorte
13:49la paix sociale dans la rue
13:51on va créer la pagaille
13:53dans les entreprises.
13:54Les entreprises
13:54ne sauront pas faire face
13:56aux demandes
13:57d'augmentation salariale.
13:58Elles se conformeront
13:59évidemment aux décisions
14:00du gouvernement
14:01sur le SMIC.
14:02On ne peut pas
14:03d'un côté,
14:04la CFDT le fait,
14:05demander que le coût du travail
14:07soit augmenté
14:07à travers le rabotage
14:09des allègements de charges
14:10et d'un autre côté
14:10demander que les salaires
14:11augmentent.
14:12C'est une équation impossible.
14:14Moi je veux
14:15parler avec les syndicats.
14:16Il faut que les syndicats
14:17plutôt que de demander
14:18ce surcoût sur le travail
14:20sur les entreprises
14:21fassent exactement
14:22le contraire
14:23pour nous libérer
14:23des marges de manœuvre
14:24et qu'on puisse donner suite
14:25aux demandes
14:26d'augmentation de salaire.
14:28Patrick Martin,
14:28président du MEDEF,
14:29invité de France Info.
14:3118h13,
14:32on marque une pause.
14:32On va se retrouver
14:33dans un tout petit instant
14:34pour votre débat.
14:35Ce soir,
14:35c'est Marc Fiorentino
14:36qui affronte Frédéric Simotel
14:38au sujet de la bulle
14:39de l'intelligence artificielle.
14:42BFM Business présente
14:47Le 18h écho,
14:48Erwan Morris.
14:506h15 lors du débat
14:51sur BFM Business
14:52et ce soir,
14:53c'est Marc Fiorentino
14:54face à Frédéric Simotel,
14:56nos deux éditorialistes
14:57qui s'affrontent
14:58sur la question
14:58d'une bulle de l'IA
14:59et c'est notre journaliste
15:01tech qui lance
15:02les hostilités.
15:02Frédéric.
15:04Non,
15:05on ne peut pas parler
15:06d'une bulle de l'IA.
15:06Il y a un excès spéculatif,
15:08évident,
15:08vous venez de citer
15:09tous ces chiffres.
15:10Il y aura certainement
15:11des corrections,
15:12des consolidations,
15:13il y aura peut-être
15:13même des faillites,
15:14mais aujourd'hui,
15:15parler d'une bulle de l'IA,
15:16non,
15:16parce qu'il y a trop de choses
15:17qui est en train
15:17de se construire derrière.
15:19Cédrico,
15:19qui était là à l'instant,
15:20disait que l'IA,
15:21c'est une des plus grandes révolutions
15:22peut-être plus que l'électricité.
15:23Il disait,
15:23il faut y aller,
15:24il faut investir.
15:25Et c'est ce que je pense aussi.
15:26Donc aujourd'hui,
15:27on ne va pas comparer à 2000,
15:28parce que déjà,
15:29c'était une autre époque,
15:30c'était un moyen,
15:31mais on est en train
15:31de construire des data centers.
15:33On génère 400 millions
15:36de teraoctets
15:36par jour de données.
15:37Il va falloir les stocker,
15:39les analyser,
15:40faire travailler l'IA dessus.
15:41Donc voilà.
15:42Donc pour moi,
15:43oui,
15:43il y aura peut-être
15:44un effet correction,
15:46mais je ne peux pas promettre
15:47qu'une bulle ne va pas exploser,
15:48mais pour moi,
15:49non,
15:49on n'est pas dans une bulle,
15:50on est vraiment
15:50dans un nouveau mouvement,
15:52un nouvel élan,
15:53en tout cas,
15:53autour de la société.
15:55Ce n'est pas uniquement
15:55de la tech,
15:56de l'IA,
15:56c'est vraiment...
15:57C'est une révolution technologique,
15:58on parle de quatrième
15:59révolution technologique.
16:00Bon Marc,
16:01il y a quand même
16:01des chiffres
16:02qui sont un peu déroutants.
16:04Alors ce n'est pas
16:04tellement les chiffres,
16:05en fait,
16:06il y a des théories,
16:07ce n'est pas un feeling
16:07le fait de déterminer
16:09une bulle,
16:09c'est scientifique,
16:10c'est-à-dire qu'on a
16:11suffisamment de recul
16:12depuis la bulle de la tulipe
16:13pour savoir
16:13quelles sont les caractéristiques
16:15d'une bulle.
16:15Il y a eu beaucoup
16:16de littérature
16:17très intéressante,
16:18de spécialistes
16:19des crises financières,
16:20Kindle-Berger,
16:22Galbraith,
16:22et ils ont défini
16:23en fait des critères
16:25qui permettent de définir
16:26si on est dans une bulle
16:27ou pas,
16:28d'accord ?
16:28Et je vais vous les donner
16:30très rapidement,
16:31le premier critère,
16:32c'est qu'il y a des gens
16:32comme Frédéric Simotel
16:33qui disent
16:34cette fois c'est différent.
16:35Ça c'est le premier critère.
16:37Ça c'est le critère absolu,
16:38c'est-à-dire que tout ce
16:40qu'il vient de dire,
16:41c'est exactement
16:42le premier critère
16:43de définition d'une bulle,
16:44c'est une nouvelle révolution,
16:46il y a une révolution technologique,
16:47elle va changer la vie des hommes,
16:49c'est pas qu'une révolution technologique
16:50c'est une révolution sociale.
16:51Ça, première définition
16:53qui permet de déterminer
16:54que c'est une bulle.
16:55La deuxième,
16:56c'est évidemment
16:56le niveau de dette
16:58et d'endettement,
16:59c'est-à-dire que là
17:00on a basculé
17:01dans une spirale
17:04d'endettement
17:04qui fait un effet de levier,
17:06qui fait donc
17:07un risque financier
17:08qui est extrêmement fort
17:09et extrêmement puissant.
17:10Je vous rappelle qu'avant
17:11on arrivait à financer
17:12sur fonds propres,
17:13on le voit très bien,
17:14aujourd'hui on n'y arrive plus,
17:15on voit le CDS d'Oracle,
17:17on voit tout ça,
17:18ça c'est le deuxième critère.
17:19Le troisième critère,
17:20c'est des valorisations
17:21qui sont justifiées
17:22par des valorisations.
17:24C'est-à-dire des valorisations
17:25qui ne sont pas justifiées
17:26par des valorisations économiques,
17:27c'est X fois les résultats,
17:29on ne peut pas faire X fois les résultats
17:30puisqu'on a des pertes.
17:31Et donc on a des valorisations
17:32qui consistent à dire
17:34puisque Nvidia vaut plus
17:35de 5 000 milliards,
17:36c'est normal
17:37que OpenAI
17:39vaille 1 200 milliards.
17:41Ça c'est le troisième critère.
17:42Le quatrième critère,
17:43c'est l'engouement
17:44et l'excitation
17:45des particuliers
17:46sur les investissements.
17:47quand on voit ce qui se passe
17:49sur les plateformes,
17:50sur le pré-IPO,
17:51des gens qui spéculent
17:52sur la valorisation
17:53d'Enthropique,
17:54la valorisation d'OpenAI,
17:56ça c'est le quatrième critère.
17:57Donc aujourd'hui...
17:58Donc tous les critères sont réunis
17:59pour dire qu'on est dans une bulle.
18:01Tous les critères sont réunis.
18:02Ensuite,
18:03là où Frédéric a raison,
18:04il faut bien qu'il ait raison
18:05sur un truc,
18:06c'est qu'il y a une différence
18:08entre l'identification d'une bulle
18:10et l'explosion d'une bulle.
18:12Donc il n'y a absolument...
18:13On peut le prévoir, c'est très facile.
18:14Donc il n'y a aucun...
18:15Alors, il y a une certitude
18:17sur le fait qu'on soit sur une bulle.
18:19Il y a ça,
18:20c'est une certitude.
18:21Maintenant, la question de savoir
18:22quand est-ce qu'elle va éclater,
18:25généralement,
18:25il y a d'abord
18:26des premiers signes avant-coureurs.
18:28Les premiers signes avant-coureurs,
18:29on les a.
18:30On a eu CoreWeave,
18:31c'est-à-dire un fournisseur
18:32de plateformes,
18:33un loueur de capacités
18:35qui a des difficultés
18:37et qui est quasiment en faillite.
18:38On a une société comme Ora
18:39qui est un acteur majeur
18:40qui voit son CDS.
18:42Donc CDS,
18:43je rappelle pour les gens
18:44qui nous écoutent,
18:44c'est le coût d'assurance
18:45contre une faillite.
18:48Coût d'assurance
18:48contre une faillite,
18:49contre un défaut
18:50qui est passé de 0,50%,
18:52c'est-à-dire quasiment rien,
18:53à plus de 3% aujourd'hui
18:56en moins d'un an.
18:57Ça, c'est des premiers signes
18:58Alors, c'est des premiers signes,
18:59je rappelle toujours ça
19:00et j'ai fini,
19:01je laisserai la parole à Frédéric,
19:02c'est qu'on a eu,
19:04je rappelle toujours
19:05que dans la crise Internet
19:07et la bulle Internet,
19:08elle a été identifiée
19:09par le patron
19:10de la Banque Centrale
19:10américaine lui-même.
19:12En décembre 1996,
19:14il dit,
19:15nous sommes dans une
19:17exubérance irrationnelle.
19:18La bulle,
19:19elle a explosé en mars 2000,
19:21décembre 1996,
19:22mars 2000.
19:23Donc,
19:24on est aujourd'hui
19:25très clairement
19:26dans une bulle.
19:27je pense qu'il n'y a absolument
19:28aucun doute.
19:29Maintenant,
19:29quand est-ce qu'elle va éclater ?
19:30Ça, c'est impossible à dire.
19:31Mais on commence à avoir,
19:32et on l'a vu avec la journée d'hier
19:34sur le Nasdaq,
19:35on commence à avoir
19:36des petits craquements.
19:37Donc, ça veut dire que
19:38ça ne sera pas dans 4 ans,
19:41ça sera plus tôt.
19:43On a vu en tropique aussi
19:44des résultats
19:46qui ralentissent.
19:47C'est académique
19:50ce que je dis, Frédéric.
19:52Mais moi aussi,
19:53je peux fonder mon académie.
19:55On est dans une vraie révolution.
19:58Oui, il y a des investissements
19:59démesurés,
20:00mais on est obligé
20:00d'avoir ces investissements-là
20:01aujourd'hui.
20:02Parce que construire un data center,
20:03ça coûte cher.
20:03Parce qu'aller chercher
20:04de la puissance de calcul.
20:06Parce que les processeurs
20:06coûtent cher.
20:07Parce qu'on l'a vu,
20:07la mémoire,
20:08les terrains.
20:08Toute la chaîne logistique
20:09aujourd'hui coûte de plus en plus
20:11cher parce qu'il y a un effet pénurie.
20:12Et parce qu'on voit
20:13les Etats-Unis,
20:14on voit la Chine aussi.
20:15On parle de DeepSync,
20:17par exemple,
20:17qui est un des grands moteurs
20:18d'un concurrent d'Open&A.
20:20Ils viennent lever 15 milliards.
20:22Ils comptent élever 7 milliards.
20:23Ils lèvent 15 milliards
20:24parce qu'on a besoin
20:25de cet argent-là.
20:26Mais comparé à 2000,
20:27là, on bâtit quand même
20:28des choses.
20:28On bâtit des data centers.
20:30On va bâtir
20:30de la puissance de calcul.
20:31On est en train de transformer...
20:33on a construit...
20:34Il y avait quand même
20:35beaucoup de choses...
20:36C'était laissant d'Internet quand même.
20:37Bien sûr,
20:38en 2000,
20:39on a construit énormément de choses.
20:40On a investi
20:42des montants colossaux.
20:42Est-ce que tu sais, Frédéric,
20:44que sur l'IA,
20:45aujourd'hui,
20:46le montant des investissements
20:47qui est prévu
20:47est la somme des investissements
20:49de toutes les révolutions
20:52technologiques passées ?
20:53C'est-à-dire...
20:54On est dans l'une des plus grandes
20:55révolutions technologiques aujourd'hui.
20:57Ça va changer notre façon
20:58de travailler.
20:59Ça va se faire en montant.
21:01Je pense que c'est pas le sujet.
21:02C'est irrationnel, quoi.
21:02Non, c'est pas ça.
21:03C'est pas le sujet.
21:04Le sujet, c'est pas de savoir
21:05si on est dans une révolution.
21:06Personne ne nie la révolution
21:08comme personne n'a nié
21:09la révolution des chemins de fer.
21:11C'était en 1840.
21:12Il y avait des gens
21:13qui disaient exactement
21:13la même chose.
21:14Ils ont eu raison.
21:15Le problème,
21:16ce n'est pas de savoir
21:17si c'est une révolution technologique.
21:19Le problème,
21:20c'est de savoir
21:20si le montant
21:21des investissements
21:22qui sont faits aujourd'hui
21:26sera rentable.
21:26est-ce que les professeurs
21:28sont là ?
21:28Tu ne peux pas me démontrer
21:29qu'il y a un business model
21:31aujourd'hui pour l'IA
21:32et l'inquiétude des marchés
21:33en ce moment,
21:34c'est de dire
21:35mais tout le monde
21:35est d'accord avec toi.
21:36C'est une révolution technologique
21:38majeure.
21:38C'est peut-être la plus grande
21:40des révolutions technologiques
21:41qu'on a connues
21:42depuis les chemins de fer.
21:43La question,
21:44c'est comment on rentabilise
21:45tous ces dizaines de milliards
21:47parce que tu ne parles
21:49que d'investissement.
21:50Il ne parle pas
21:51de rentabilisation
21:52des investissements.
21:52Pour l'instant,
21:54la productivité,
21:55on la voit à titre individuel.
21:56On utilise tous
21:57ces outils-là
21:58et on voit ce qu'on gagne
21:58comme temps.
21:59Le business model.
22:01C'est vrai qu'on n'arrive pas
22:02à la retraduire
22:03à un niveau collaboration.
22:04On peut être 10 employés,
22:05on fait chacun 30% de productivité.
22:06Sauf que l'IA
22:07va faire gagner des gains
22:07de productivité,
22:08on en est sûr.
22:09On n'arrive pas à retraduire
22:10ces 30% de productivité
22:11que je gagne
22:11au niveau de l'entreprise.
22:13Ce n'est pas pour ça
22:13que l'entreprise fait 30%
22:14de chiffre d'affaires en plus.
22:15Parce que tout ça,
22:16ça va être à long terme
22:17parce qu'on est encore
22:18à utiliser l'IA
22:19par rapport à ce que l'on fait
22:20aujourd'hui.
22:20Mais quand on va commencer
22:21à travailler vraiment
22:22sur l'IA natif,
22:24c'est-à-dire à transformer
22:25l'organisation...
22:25Le business model,
22:27ce qu'on est en train
22:27de démontrer,
22:28c'est que c'est une révolution
22:30technologique
22:30et qu'elle va modifier notre vie
22:32et changer notre vie.
22:33Ce que je suis en train
22:33de te dire,
22:34c'est les 1 000 milliards
22:35par exemple qui sont prévus
22:36comme où est la rentabilité.
22:38C'est ça qui définit...
22:40La rentabilité va arriver,
22:41alors ce n'est pas sur
22:41les abonnements à 200 dollars,
22:43je suis d'accord,
22:43mais ça va être dans ce que
22:47ça va être dans la santé connectée,
22:48on va commencer à travailler
22:49beaucoup mieux.
22:50Mais par contre,
22:51tu parles de gain de productivité,
22:52ça c'est une révolution technologique.
22:54La rentabilité.
22:55C'est-à-dire que pour investir,
22:57on va investir 1 000 milliards,
22:59il faudrait avoir des revenus
23:01qui soient à la hauteur,
23:02c'est des abonnements
23:02à titre personnel,
23:04JP Morgan a chiffré ça,
23:05il faudrait qu'on soit capable
23:06aujourd'hui de payer
23:07entre 500 et 1 000 euros
23:09ou 1 000 dollars par mois
23:11pour rentabiliser les investissements.
23:13Personne ne va les payer.
23:14En revanche,
23:15l'IA deviendra payante
23:16forcément de plus en plus.
23:18Elle est déjà payante
23:20et on voit ce qu'on appelle
23:21les tokens,
23:22ça coûte de plus en plus cher
23:24aux entreprises
23:25qui sont obligées
23:26de revoir un peu leurs dépenses.
23:28Mais c'est parce qu'on est
23:29vraiment au début,
23:30il faut que les entreprises
23:31réorganisent aussi
23:32tous leurs processus.
23:32C'est le principe d'une bulle,
23:34c'est-à-dire qu'il y a
23:34trop d'investissements
23:35qui sont nécessaires
23:36par rapport à un business model
23:38qui n'est pas encore trouvé
23:39et une rentabilité future
23:41qu'on n'aura pas.
23:41Marc Fiorentino
23:42face à Frédéric Simotel,
23:44le débat tous les matins
23:45à retrouver dans Good Morning Business
23:46et bien sûr à retrouver
23:47aussi en podcast,
23:48en replay,
23:49sur le site de BFM Business.
23:50On marque une courte pause,
23:52il est 18h25,
23:53dans un instant,
23:53le point sur les marchés
23:54et la suite de votre édition,
23:56on reviendra sur le dossier
23:58déjà brûlant
23:58des négociations commerciales
24:00dans l'agroalimentaire
24:00qui s'annonce très agitées,
24:03vous allez voir.
24:03A 18h45,
24:04votre rendez-vous international,
24:05nous serons avec Benjamin Couteau
24:07de l'Institut Jacques Delors
24:08avec qui nous prendrons
24:09la direction des Balkans
24:10où l'actualité est très dense,
24:12les tensions sociales en Albanie
24:14et un virage politique
24:15qui pourra intervenir dimanche en Serbie.
24:17On en parle donc
24:18dans un gros quart d'heure.
24:21BFM Business présente
24:26Le 18h écho,
24:28Erwann Morris.
24:3018h28,
24:30on est en direct,
24:31soyez les bienvenus
24:32si vous nous rejoignez ce soir.
24:34Votre rendez-vous d'actualité
24:35se poursuit.
24:36Avec les marchés,
24:37tout ce qu'il faut retenir
24:38de cette journée avec vous,
24:40Guillaume Sommerer,
24:40bonsoir.
24:40Bonsoir.
24:41Alors, on va essayer
24:42de faire le tour
24:43de tout ce qui s'est passé.
24:44C'est vrai que l'actualité
24:45a encore été très dense
24:45cette semaine.
24:46Peut-être pour commencer,
24:47comment c'est conclu
24:48là ?
24:49Ce sont conclu
24:50les séances en Europe ?
24:51Dans le rouge,
24:52voilà, à l'image de la semaine,
24:53le CAC ce soir
24:53perd un peu plus de 0,3%,
24:55mais sur la semaine
24:56perd 2%,
24:56ça aurait encore été
24:57une semaine compliquée,
24:58moins 0,3%.
24:59Donc ce soir sur le CAC,
25:00l'Eurostock 50 aussi
25:01perd 0,3%.
25:02Alors vous allez me dire
25:02les taux d'intérêt,
25:03est-ce que ça reste tendu ?
25:04Oui, ça reste au-dessus de 5%.
25:05On a eu une légère détente aujourd'hui,
25:07mais malgré tout,
25:07le 10 ans français
25:08est à 5,03%.
25:10Ce soir,
25:10Moody's va sans doute
25:11dégrader la note de la France
25:13d'un ou plusieurs crans,
25:14on verra,
25:14en gros le risque
25:15c'est que la note de la France
25:16passe de 15, 15,5% à 14%.
25:19Ce n'est pas très grave en soir,
25:20d'autant que le marché
25:20est pris de l'avance là-dessus,
25:22c'est-à-dire que le marché
25:22note déjà la France
25:23sur une note largement inférieure
25:25à celle que nous donnera
25:26Moody's ce soir.
25:26Et ce qui compte,
25:27c'est les marchés,
25:27c'est eux la banque,
25:28c'est eux qui nous font payer.
25:30Et voilà,
25:30sur les marchés,
25:31on paye déjà beaucoup plus
25:33strictement nos dérives budgétaires.
25:34Les investisseurs japonais
25:35commencent quand même
25:36à nous manquer
25:36sur le marché de la dette
25:37parce que ce sont
25:39des investisseurs importants
25:40sur les dettes européennes,
25:41des gens qui nous achètent
25:42régulièrement de la dette,
25:43à nous aussi français,
25:44et bien les japonais
25:45viennent de vendre
25:46des obligations étrangères
25:47pour la cinquième semaine d'affilée.
25:49Le solde de leurs obligations étrangères
25:50est en baisse
25:51pour la cinquième semaine d'affilée.
25:53Plus longue série de ventes
25:54d'obligations étrangères
25:55par les japonais en 4 ans.
25:57Donc ce n'est pas rien.
25:57Et ces acheteurs-là traditionnels,
25:59ce n'est pas terrible
26:00parce que ce sont des acheteurs traditionnels,
26:01ils participent à nous aider
26:02à nous refinancer
26:03à des taux à peu près acceptables.
26:04Si les japonais viennent à manquer,
26:05ce qui semble être le cas,
26:07ça ne va pas nous aider,
26:07nous qui avons besoin
26:08de plus en plus de refinancer nos dettes.
26:10Donc on est à 5,03 ce soir.
26:11Ce contexte,
26:12il pèse sur le moral
26:13des milieux d'affaires.
26:14On a eu un indicateur aujourd'hui
26:16qui a pesé,
26:17le PMI français,
26:19en contraction.
26:20Alors ça,
26:20on ne l'avait pas vu venir,
26:21on l'attendait quand même en expansion,
26:22peut-être en ralentissement,
26:23mais pas en contraction.
26:24Mais il est carrément en contraction,
26:25ce PMI français
26:26qui mesure le moral
26:28des chefs d'entreprise
26:29et des milieux d'affaires.
26:3148,4,
26:31on l'attendait à 51.
26:33Résultat donc,
26:33le CAC a souffert.
26:35On suivra,
26:35du coup,
26:36la semaine prochaine,
26:37des publications bancaires.
26:38Les banques,
26:39dans ce contexte
26:39de hausse de taux,
26:40de défiance sur la France,
26:41de ralentissement sans doute
26:42de la croissance,
26:42les banques vont dire
26:43ce qu'elles en pensent,
26:44comment elles le vivent,
26:44tout ça de l'intérieur.
26:45BNP va publier ses résultats,
26:47ce sera mardi,
26:48il y aura aussi Société Générale,
26:49Crédit Agricole,
26:50la semaine prochaine,
26:50le trio bancaire
26:51va devoir se dévoiler
26:53et dire tout cela,
26:55comment,
26:56dans quelle mesure
26:56tout cela impacte
26:57les résultats du secteur.
26:58On parlera aussi,
26:59la semaine prochaine,
26:59beaucoup d'air liquide
27:00et Total Énergie,
27:01deux valeurs qui publieront,
27:02Total ce soir,
27:03Air One,
27:04termine en hausse de 4%,
27:05mais surtout Total Énergie
27:07sur un nouveau record historique.
27:09Plus 4%,
27:09nouveau plus historique
27:10avec les cours du pétrole
27:11qui montent fort.
27:12On est à 117 dollars
27:14ce soir sur le Brent,
27:15on n'est plus qu'à 2 dollars
27:17du plus haut
27:18sur les cours du pétrole
27:19depuis le début
27:19de cette guerre en Iran.
27:20On y est presque,
27:21parce que le marché anticipe,
27:22peut-être,
27:23après les mi-termes,
27:24à nouveau des bombardements
27:25de la part des Etats-Unis
27:26sur l'Iran,
27:27c'est ce qui bruise
27:28en ce moment dans le marché
27:29et donc on a un pétrole
27:30qui ne cesse de progresser,
27:31ce qui n'est pas une bonne nouvelle
27:32pour le pouvoir d'achat,
27:33ni en France,
27:33ni ailleurs,
27:34et en revanche,
27:35une bonne nouvelle
27:35pour ce type Total Énergie
27:36donc sur un plus haut.
27:37Ce soir, en clôture,
27:38les autres valeurs
27:39qui se sont distinguées
27:40alors à la baisse,
27:41Kering ?
27:42Catastrophe.
27:43Oui, ça fait un peu mal
27:44d'en parler
27:44parce que là,
27:45oui, c'est le terme,
27:47moins 16%.
27:47On ne va pas tourner
27:48autour du pot,
27:48moins 16% ce soir sur Kering.
27:50Il y a eu un vrai bénéfice
27:51du doute quand Lucas Nemeo
27:52est arrivé à la tête de Kering
27:53en disant qu'il va parvenir
27:54sans doute
27:55avec son expérience industrielle
27:56à redresser une marque
27:57comme Gucci.
27:58Il l'a fait dans le secteur automobile,
28:00redresser,
28:01changer une image de marque,
28:02il y parviendra.
28:02Là, on voit que
28:03l'effet Lucas Nemeo
28:04est en train de s'évanouir,
28:05moins 16%.
28:06On s'est même demandé
28:07tout à l'heure à l'antenne
28:08si non seulement
28:09les investisseurs ce soir
28:10vendaient Kering
28:11mais vendaient carrément
28:12Lucas Nemeo,
28:12moins 16%.
28:13Alors c'est un peu trop tôt,
28:14il est arrivé il n'y a pas
28:15si longtemps que ça.
28:15Ça prend du temps,
28:16dit Kering.
28:17Alors ça prend du temps
28:18et ce qui est plus compliqué encore
28:20c'est que Kering
28:21doit changer l'image Gucci
28:22alors que l'ensemble du secteur
28:24est en train de souffrir
28:24et changer une marque,
28:26redresser une marque
28:26alors que l'ensemble du secteur
28:28allossé à cette marque
28:29est en train de s'ouvrir,
28:30c'est encore plus dur
28:30et c'est des choses
28:31qui se voient très peu historiquement.
28:32Donc le marché,
28:33les analystes
28:34après cette publication
28:35se disent
28:36et on le voit
28:36dans les textes d'analystes
28:37post-publication
28:38que ça va être
28:39beaucoup plus dur
28:40encore qu'anticiper
28:41de redresser la marque Kering
28:43dans un contexte
28:43pour l'ensemble du luxe
28:45plombant, plombé.
28:46On l'a vu aussi
28:47cette semaine
28:47avec la publication d'Hermès
28:48et toujours
28:49ces ventes en Chine
28:50qui ont du mal à redémarrer.
28:51Les autres valeurs
28:52qui se sont distinguées ce soir
28:53alors il y a Safran
28:53on a été un peu surpris
28:55mais voilà
28:55c'est comme ça
28:56le marché a toujours raison
28:57Safran perd 10%.
28:58Pourtant la publication
28:59était correcte
29:00oui
29:00mais Safran
29:01lors d'un confcall
29:02donc d'une conférence téléphonique
29:03a parlé d'investissements à venir
29:05un peu supérieurs
29:06à ce que le marché
29:07aurait pu
29:07ou était en train d'espérer
29:09si bien que
29:09ces investissements supérieurs à tendre
29:10sont sanctionnés
29:11un peu comme dans la tech.
29:12Ça suffit
29:14Exactement
29:14ça suffit à faire basculer
29:15un titre
29:15C'est une modification de trajectoire
29:17impitoyable.
29:18Exactement
29:18d'autant que ce secteur de la défense
29:19un peu comme le luxe
29:20il est en train d'être allégé
29:21dans les portefeuilles
29:22on est vraiment sur un moment
29:23où le marché est en train
29:24de vouloir passer à autre chose
29:25que le segment de défense
29:26il y a des doutes
29:26qui sont en train d'émerger
29:27avec les dettes d'État
29:28est-ce qu'il y aura autant
29:29d'investissements des États
29:30dans la défense en Europe
29:31que ce qu'on espérait
29:32donc l'ensemble du secteur
29:33est peu à peu allégé
29:35et quand dans ce contexte-là
29:36vous annoncez des choses
29:37qui froissent le marché
29:38c'est d'autant plus sanctionné
29:39ce soir donc
29:40ça fera en paire
29:4010% en clôture
29:42qui d'autre se disting
29:43il y a des hausses
29:44L'Oréal
29:44ah oui L'Oréal quand même
29:45gagne 5,6%
29:46et alors là
29:47les commentaires sont hyper positifs
29:49euphoriques
29:49ce serait beaucoup dire
29:50mais vraiment enthousiastes
29:51les commentaires sur L'Oréal
29:52parce que toutes ces divisions
29:54accélèrent
29:54dans toutes les régions du monde
29:55dans un segment
29:57alors c'est le luxe
29:58pas le plus haut de gamme
29:58L'Oréal
29:59mais quand même
29:59on est sur des choses
30:00pas forcément indispensables
30:02dans la vie quotidienne
30:03mais si
30:03les consommateurs considèrent
30:04que le rouge à lèvres
30:05le lipstick est fait
30:06que ça reste quelque chose
30:07d'important
30:08que le soin de la peau
30:09ça reste quelque chose
30:10d'important
30:10même si on a du mal
30:11à payer son essence
30:11et donc L'Oréal
30:12ce soir gagne 5,6%
30:14en clôture
30:14juste devant Total Energy
30:16qui donc a gagné
30:17un peu plus de 4,3%
30:18Sodexo aussi a publié
30:19plutôt costaud
30:20conforme aux attentes
30:21plus 6%
30:22et puis un petit mot
30:23quand même d'OVH Cloud
30:24qui aura reculé ce soir
30:25d'un peu plus de 20%
30:27pourquoi ?
30:27parce qu'un actionnaire
30:28un actionnaire
30:29a vendu 3% du capital
30:31d'OVH
30:31avec une grosse décote
30:32de 15%
30:33résultat le titre
30:34s'est un peu aligné
30:35sur la décote
30:35et ce soir
30:36OVH
30:36qui avait été salué
30:37sur sa publication
30:38il y a quelques jours
30:38OVH est sanctionné
30:40et signe une des plus
30:41fortes baisses
30:41du marché parisien
30:4318h35
30:44rapidement Guillaume
30:45quelle est la tendance
30:46du côté de Wall Street ?
30:47On est mitigé
30:49on va dire que
30:49le S&P recule encore
30:51moins 0,2
30:51mais le Nasdaq progresse
30:52c'est quand même
30:53un petit événement
30:53sur deux semaines
30:54le Nasdaq a perdu 8%
30:55là aujourd'hui
30:56on tente un petit rebond
30:56à plus 0,17
30:57le Nasdaq
30:58on a cette détente
30:59des toits américains
31:00pendant que le 10 ans
31:00français se tend
31:01le 10 ans américain
31:01se détend
31:02on est sous les 5%
31:04ce soir à 4,99
31:05inférieure à la France
31:06exactement
31:07les Etats-Unis
31:07empruntent aujourd'hui
31:08depuis hier
31:09à des taux inférieurs
31:10à ceux de la France
31:10c'est vrai
31:11pour la première fois
31:11depuis 2013
31:12et donc cette petite détente
31:14des taux américains
31:14fait du bien au Nasdaq
31:16aux valeurs de croissance
31:16qui ont tant souffert
31:17ces derniers jours
31:18Meta néanmoins
31:18est toujours sous pression
31:19il y a vraiment une sanction
31:21sur un certain nombre
31:22de géants de l'intelligence
31:22artificielle
31:23Meta hier a annoncé
31:24un cash flow négatif
31:25et des investissements
31:26en hausse
31:27ça c'est vraiment mal perçu
31:28par le marché
31:28donc Meta ce soir
31:29recule encore d'un pour cent
31:31après avoir hier perdu 7%
31:33la semaine prochaine
31:34très important
31:34du coup dans l'IA
31:35et dans la tech
31:35est-ce que les autres acteurs
31:37vont à leur tour inquiéter
31:38ou au contraire
31:39apporter des réponses
31:39à ce qui inquiète le marché
31:40on le saura
31:41puisque Microsoft
31:43Alphabet
31:44Amazon
31:44publieront coup sur coup
31:45mercredi jeudi
31:46leur résultat
31:47la semaine prochaine
31:48ce sera une grosse semaine
31:49avec aussi la Fed
31:50à surveiller
31:51en milieu de semaine
31:51mercredi
31:52on attend un statut quo
31:52quand on regarde
31:53les probabilités
31:54dans le marché
31:55d'une hausse de taux
31:55elles sont très très faibles
31:56elles sont seulement ce soir
31:57de 9%
31:58mais bon la Fed
31:59à surveiller
31:59puis j'ai oublié de le dire
32:00mais en Europe il y aura la BC aussi
32:01ce sera jeudi prochain
32:02important à suivre
32:03on retient donc
32:04la notation de Moody's
32:06ce soir pour la France
32:08on en a moins parlé
32:09on va conclure là-dessus
32:11Guillaume Sommerer
32:12il y a S&P
32:13quand même
32:14qui note aussi
32:14l'Allemagne
32:15ce soir
32:16l'Allemagne
32:16qui devrait
32:18elle conserver
32:19son triple A
32:20un dernier mot
32:21sur les valeurs
32:22les valeurs auto
32:23elles ont souffert
32:24elles ont vraiment souffert
32:25ce soir
32:26voilà on les met un peu
32:26à part effectivement
32:27parce que c'est un secteur
32:28qui en soi souffre
32:29quasiment tout le temps
32:30et ce soir
32:31allez encore
32:31un point bas touché
32:33pour Valeo
32:34qui perd 11% en clôture
32:35on a aussi Volvo Cars
32:37qui recule de 25%
32:39plusieurs annonces négatives
32:41encore sur ces valeurs
32:42automobiles
32:43c'est du lourd
32:44franchement
32:45il y a des points communs
32:46à toutes les nouvelles négatives
32:47des constructeurs
32:48ou des équipementiers
32:48tous souffrent
32:49d'une transition vers l'électrique
32:50plus lente que prévu
32:52tous souffrent
32:53de la concurrence chinoise
32:54qui pèse sur les marges
32:55et ils souffrent tous aussi
32:56des coûts de production
32:57qui augmentent
32:58avec l'inflation
32:58les composants
32:59dont les prix augmentent
33:00concrètement donc
33:01Valeo a annoncé
33:02des revenus trimestriels
33:04inférieurs au consensus
33:05inférieurs à ce qu'attendait
33:06le marché
33:06d'un pour cent
33:07résultat donc Valeo
33:07a chuté en bourse
33:08les activités traditionnelles
33:10de Valeo
33:10font moins bien que prévu
33:11en Europe
33:12parce qu'il n'y a pas assez
33:13d'achats de véhicules neufs
33:14en Europe
33:14en revanche
33:15l'activité logicielle
33:16et intelligence embarquée
33:17de Valeo
33:18elle est au-dessus des attentes
33:19Valeo affiche des perspectives
33:20plus prudentes
33:21que ce qu'anticipait le marché
33:22il vise désormais
33:23au second semestre
33:24une marge opérationnelle
33:25Air One
33:26en ligne
33:26avec celle du premier semestre
33:28alors que Valeo
33:29jusqu'ici
33:30anticipait
33:31une marge opérationnelle
33:32non pas en ligne
33:32mais au moins équivalente
33:33à les marges précédentes
33:35donc ça c'est sanctionné
33:36et puis on a Volvo Cars
33:37donc moins 25%
33:38c'est un plus bas historique
33:39évidemment pour Volvo Cars
33:41le groupe a annoncé
33:42une perte d'exploitation
33:43au troisième trimestre
33:44parce que
33:45la production
33:45de son nouveau SUV électrique
33:47va trop lentement
33:48la demande en Chine
33:49reste faible
33:49ainsi qu'aux Etats-Unis
33:50la marge brute de Volvo
33:52est passée là
33:53en à peine un an
33:54de 20%
33:54à 14%
33:56résultat
33:56Volvo annonce
33:572000 suppressions
33:58d'emplois
33:59pour faire face
34:00à la concurrence chinoise
34:01et ce titre donc
34:02ce soir sur un plus bas historique
34:03la semaine prochaine
34:04on suivra les constructeurs français
34:05ce sera à leur tour
34:06Renault est un des rares
34:07à arriver à préserver
34:09ses marges
34:09on verra si ça se confirme
34:10dans sa publication
34:11ce sera un gros enjeu
34:11la semaine prochaine
34:12Renault et Stellantis
34:13annonceront leur trimestriel
34:14merci Guillaume Sammer
34:16pour ce point
34:16sur les marchés
34:17très complet
34:1818h38
34:19et nous avons à présent
34:20le dossier
34:21des négociations commerciales
34:23elles débuteront
34:24dans un mois
34:24mais voilà
34:25cela semble déjà
34:26mal embarqué
34:27la fédération du commerce
34:28et de la distribution
34:29menace de ne pas participer
34:31à une réunion
34:32de préparation
34:33organisée par le gouvernement
34:35mercredi prochain
34:36la FDA conditionne
34:38sa présence
34:38à la résolution
34:39de deux exigences
34:40la première
34:41que les industriels
34:42du secteur
34:42fassent preuve
34:43d'une plus grande
34:43transparence
34:44sur les coûts
34:44des matières premières
34:45agricoles
34:45la deuxième
34:46que les PME
34:47soient traités
34:47différemment
34:48dans ces négociations
34:49nous serons
34:50dans un tout petit instant
34:51avec la porte-parole
34:52de la FDA
34:52Judith Giguet
34:54mais écoutez d'abord
34:55la réaction
34:56des industriels
34:57qui sont donc
34:58directement visés
34:59par la fédération
35:00des distributeurs
35:01Pauline Tadevin
35:02a joint ce soir
35:03pour BFM Business
35:04Nicolas Facon
35:05le PDG de l'ILEC
35:06un des représentants
35:07des industriels
35:08il dénonce
35:08une attitude
35:09irresponsable
35:11l'heure est grave
35:12en fait
35:12on a une crise sociale
35:13on a aussi
35:14une crise agricole
35:15et demain
35:15si rien n'est fait
35:16on aura une crise industrielle
35:17donc c'est une politique
35:18de la chaise vide
35:19qui en fait
35:20est du mépris
35:20à la fois envers l'État
35:22qui essaye de jouer son rôle
35:24et puis une façon
35:25d'éviter de rendre des comptes
35:26sur les pratiques
35:27de la distribution
35:27et puis ce qu'on peut dire
35:29c'est qu'une fois de plus
35:31la distribution
35:33elle cherche à imposer
35:34ses propres dictats
35:35en toute impunité
35:37donc nous ce qu'on demande
35:38mais c'est l'ensemble
35:39des industriels
35:40on demande à ce que
35:41les pouvoirs publics
35:43sifflent la fin de la partie
35:44et jouent pleinement
35:45leur rôle de régulateur
35:47auprès des distributeurs
35:48Bonsoir Judith Giguet
35:49déléguée générale de la FCD
35:51merci de répondre
35:52à l'appel de BFM Business
35:54vous représentez
35:55la fédération des distributeurs
35:57alors vous venez d'entendre
35:58avec nous
35:58Nicolas Facon
35:59le PDG de l'ILEC
36:00qui dénonce donc
36:01cette menace
36:02que vous faites
36:02de boycotter
36:03cette réunion
36:04organisée
36:05mercredi prochain
36:06à Bercy
36:07à un mois du début
36:08des négociations annuelles
36:09avec les industriels
36:10des négociations
36:11qui on le sait
36:12comme à chaque fois
36:13s'annoncent
36:13compliquées déjà
36:15mais alors là
36:15vous lancez carrément
36:16les hostilités
36:17qu'est-ce que vous répondez
36:18aux industriels
36:19avec ce porte-parole
36:20que vous venez d'entendre
36:26je ne sais pas si
36:28Judith Giguet
36:30nous entend
36:34on reviendra vers elle
36:35dans un instant
36:37après ce reportage
36:39dans l'actualité
36:40des entreprises
36:41de ce vendredi
36:42aussi cette bonne nouvelle
36:43pour la société
36:44Wondercraft
36:45l'Europe autorise
36:46la commercialisation
36:47de son exosquelette
36:48au grand public
36:49pour la première fois
36:50au monde
36:51des patients en fauteuil
36:52vont pouvoir se mettre
36:53debout chez eux
36:54grâce à la technologie
36:55de cette entreprise française
36:56qui est installée à Paris
36:58un dispositif
36:59qui cependant
37:00n'est pour l'instant
37:00pas pris en charge
37:01par la sécu
37:02Nathan Cocampo
37:04nous avons travaillé
37:0514 ans
37:06pour arriver
37:07à ce résultat
37:08tous les voyants
37:09sont désormais au vert
37:10pour Jean-Louis Constanza
37:11après l'autorisation
37:12de la FDA cet été
37:13son exosquelette
37:14Eve
37:15obtient le marquage
37:16CE en Europe
37:16une personne
37:17en fauteuil roulant
37:18ayant une lésion
37:19de la moelle épinière
37:20va pouvoir se lever
37:21chez elle
37:21en gardant les mains libres
37:23pour cuisiner debout
37:24par exemple
37:24aux Etats-Unis
37:25Eve commence à arriver
37:26dans les foyers
37:26où elle bénéficie
37:28d'un remboursement
37:28quasiment intégral
37:29de 95 000 euros
37:31on aimerait beaucoup
37:31voir Eve
37:32dans la rue
37:33à Paris
37:34et dans toutes
37:35les villes d'Europe
37:37mais Eve
37:38n'est pas remboursée
37:38donc elle va se développer
37:40plus lentement
37:40évidemment en Europe
37:41qu'aux Etats-Unis
37:42à cause de ça
37:43il faudrait que les systèmes
37:44de remboursement évoluent
37:45pas encore de prix annoncés
37:47pour l'Europe
37:47où 120 hôpitaux
37:48sont déjà équipés
37:49d'Atalante
37:50l'autre exosquelette
37:50de rééducation
37:51de Wondercraft
37:52en attendant de remplir
37:53ses carnets de commandes
37:54l'entreprise prépare
37:55la montée en cadence
37:56dans sa nouvelle usine
37:57située dans le 13ème
37:58arrondissement de Paris
37:59on peut sortir un robot
38:00ou un exosquelette
38:01indifféremment
38:02toutes les deux heures
38:02grâce à l'investissement
38:04qu'on fait sur la partie
38:05robots humanoïdes
38:06qui vont travailler en usine
38:07qui est notre autre produit
38:08on va rendre souverain
38:11dans le jargon
38:11c'est-à-dire
38:12on va rapatrier vers l'Europe
38:13et vers la France
38:14tous les composants critiques
38:15de ces robots
38:16Rien qu'aux Etats-Unis
38:17le marché qui s'ouvre
38:18dépasse les 800 000
38:19patients potentiels
38:20pour ce qui est de son
38:21robot humanoïde
38:22à usage industriel
38:23Calvin
38:23déjà en test chez Renault
38:25on parle en millions
38:25pour continuer de faire
38:27la course en tête
38:27dans les prochaines années
38:28Wondercraft vient de racheter
38:30l'américain Exo Bionics
38:31son principal concurrent
38:32Voilà pour ce dossier
38:34entreprise
38:35avec la société française
38:36Wondercraft
38:3718h42
38:38on revient sur le dossier
38:39des négociations commerciales
38:41avec vous Judith Giguet
38:42est-ce que vous nous entendez
38:43désormais ?
38:45Oui tout à fait
38:46Merci d'avoir répondu
38:47à l'appel de BFM Business
38:48vous êtes délégué général
38:49de la FCD
38:50la fédération des distributeurs
38:52on entendait juste avant
38:53ce sujet
38:54sur la société Wondercraft
38:57Nicolas Facon
38:58le PDG de l'ILEC
38:59qui dénonce
39:00la menace
39:01que vous faites donc
39:01de boycotter
39:02cette réunion
39:03qui a été pourtant organisée
39:04mercredi prochain
39:06à Bercy
39:06à un mois du début
39:07des négociations annuelles
39:08avec les industriels
39:09des négociations
39:10qui je le disais
39:11s'annoncent à chaque fois
39:12assez compliquées
39:13mais alors là
39:14vous lancez carrément
39:15les hostilités
39:16en menaçant de ne pas
39:18vous y présenter
39:19qu'est-ce que vous répondez
39:20donc aux industriels
39:21qui dénoncent
39:22ce comportement ?
39:25Alors d'abord
39:25on n'est pas
39:26dans le boycott
39:27on n'est pas dans la
39:28il faut sortir de la caricature
39:29on n'est pas là
39:30pour faire de la polémique
39:31mais pas du tout
39:33au contraire
39:34on tend la main
39:35on dit
39:36pas une réunion de plus
39:38où ça va être
39:39le théâtre
39:40une tribune
39:41sans action
39:42sans engagement
39:43ce qu'on dit nous
39:44c'est qu'il faut
39:45préalable
39:46s'entendre
39:48et se mettre d'accord
39:48sur les indispensables
39:50sur les conditions
39:53pour que cette année
39:54on tienne bien compte
39:56des plus fragiles
39:57c'est-à-dire
39:57le monde agricole
39:58à l'amont
39:59le consommateur
40:00à l'aval en fait
40:02et au milieu
40:03dans le bloc industriel
40:04il y a des fragiles
40:06ce sont les PME
40:07et les TPE
40:07et bien nous on dit
40:09à l'amont
40:10de cette réunion
40:11il est temps
40:12que ceux qui vont bien
40:14les grands industriels
40:15les multinationales
40:18européennes
40:18américaines
40:20assument
40:21et
40:23prennent leur part
40:24de l'effort
40:25en fait
40:26soient responsables
40:27c'est-à-dire
40:28qu'elles ont
40:28une santé financière
40:30qui leur permet
40:31de jouer un rôle
40:32d'amortisseur
40:33de l'inflation
40:34mais vous demandez
40:34Judith
40:35Giguet
40:36pardon
40:36une différenciation
40:37pour les PME
40:39mais c'est déjà le cas
40:40pour celle de moins
40:41de 350 millions d'euros
40:42de chiffre d'affaires
40:44alors
40:45pour tout vous dire
40:46dans la loi
40:47la dernière loi agricole
40:48il y a bien eu
40:49ce seuil
40:50de 350 millions
40:51qui est mis
40:52et nous avons
40:53milité
40:54c'est quand même dingue
40:55que ce soit les distributeurs
40:56qui ont vraiment porté
40:58cette volonté
40:59de différencier
41:00les PME
41:01les petites ETI
41:02de moins de 350 millions
41:03mais ça ne porte
41:04en fait
41:05que sur la date
41:07butoir de négociation
41:08c'est-à-dire
41:08qu'on va les faire passer
41:09en premier
41:10pour discuter
41:11évidemment
41:12les prix
41:13mais aussi
41:14les plans d'affaires
41:15les accès aux rayons
41:16donc ça c'est très important
41:17vous avez raison
41:18de le souligner
41:19mais ça ne suffit pas
41:20on ne va pas pouvoir
41:21demander
41:22de l'effort
41:23aux PME
41:24ce qu'on dit
41:25c'est que la différenciation
41:26elle doit aussi jouer
41:26dans l'autre sens
41:27c'est-à-dire que ceux
41:28qui font plus de 350 millions
41:30de chiffres d'affaires
41:32et bien il faut qu'elles s'engagent
41:34pour le monde agricole
41:35et donc qu'elles s'engagent
41:36dans la transparence
41:37qu'elles s'engagent
41:38sur la transparence
41:39l'origine des produits
41:41et surtout
41:41le prix
41:42qu'elles payent
41:43au monde agricole
41:44et que ce prix
41:45payé au monde agricole
41:47il nous soit bien remis
41:48pour qu'on le protège
41:50qu'on le sanctuaire
41:50mais ça c'est justement
41:52l'objet des négociations
41:53commerciales
41:53alors est-ce qu'il y a encore
41:55une chance que vous participiez
41:56à cette réunion mercredi
41:58qui de toute façon
41:59est maintenue
41:59Bercy l'a confirmé
42:00oui bien sûr
42:02mais en fait
42:03la négociation commerciale
42:05c'est on prend un tarif
42:06et on commence à discuter
42:07avec l'industriel
42:09dans ce tarif
42:10il y a une partie
42:11qui est le prix
42:13de la matière première agricole
42:15et le prix de la matière
42:16première industrielle
42:16et la loi permet
42:18aux industriels
42:20trois options
42:21quand il transmet
42:22ses tarifs
42:23la première et la deuxième option
42:25il donne la valeur
42:26du prix qu'il a acheté
42:27au monde agricole
42:28et il y a une option 3
42:29qui est utilisée
42:31par les grands industriels
42:32et les multinationales
42:33qui cache cette valeur
42:35qui rend opaque
42:36la valeur du prix
42:38versé à l'agriculteur
42:40et nous on dit
42:41ça c'est optionnel
42:42c'est de la responsabilité
42:44c'est un choix
42:45que fait l'industriel
42:46et bien l'industriel
42:48cette année
42:49on l'appelle
42:50et on lui dit
42:51solidarité
42:53unité
42:53avec le monde agricole
42:54et avec
42:55le consommateur
42:57soyons transparents
42:58et dites nous réellement
43:00ce que vous payez
43:02à l'agriculteur
43:03donc utilisez
43:04l'option 1 et 2
43:04d'accord
43:05mais alors est-ce qu'il y a
43:05encore une chance
43:06pour qu'on vous voit
43:07à ce rendez-vous
43:09mercredi ?
43:10en fait on espère
43:11vraiment
43:11on espère
43:12parce qu'on est constant
43:13dans nos demandes
43:14mais c'est maintenant
43:15c'est maintenant
43:16ou jamais
43:16comme vous le dites
43:17les négociations
43:18vont commencer
43:18mais ils vont envoyer
43:21avant au 1er décembre
43:22ils vont envoyer
43:23leur clause
43:23et c'est là-dedans
43:25c'est là-dedans
43:25qu'ils vont choisir
43:26entre l'option 1, 2, 3
43:27ils vont choisir
43:29de me dire ou pas
43:29l'origine des produits
43:31oui déléguée générale
43:32je profite de vous avoir
43:34en ligne avec nous ce soir
43:35pour un mot sur la journée
43:36de demain
43:36comment est-ce que les magasins
43:38vont s'organiser
43:38dans les points chauds
43:39avec les manifestations
43:41est-ce qu'il y a des dispositifs
43:42spéciaux qui sont prévus
43:43pour éviter le carnage
43:44du week-end dernier ?
43:46alors d'abord
43:47on compte évidemment
43:48sur les pouvoirs publics
43:49on a été rassurés
43:51on est allés
43:51à toutes les réunions
43:52de la semaine
43:54on y était encore ce soir
43:56on compte vraiment
43:57sur le renforcement
43:58des forces de police
44:01on a eu ces garanties-là
44:03c'est déjà un élément
44:04essentiel pour nous
44:06ensuite bien sûr
44:07on va suivre
44:07les recommandations
44:09du préfet de police
44:10de Paris
44:11mais après
44:12sur l'ensemble
44:12du territoire
44:13des recommandations
44:15des pouvoirs publics
44:16d'abord c'est la fermeture
44:18quand on est
44:18sur le parcours
44:21et alentour
44:22en fait
44:23il n'y a pas de doute
44:24on va suivre
44:25les instructions
44:26mais il y a la peur
44:28il y a la peur
44:31de perdre
44:31toute l'oeuvre
44:33d'une vie
44:34ça c'est sûr
44:34on ne peut pas le nier
44:35merci Judith
44:37Jiguet
44:37déléguée générale
44:38merci beaucoup
44:39d'avoir répondu
44:39à l'appel de BFM Business
44:41déléguée générale
44:41de l'AFCD
44:42avec nous ce soir
44:4318h48
44:44on marque une courte pause
44:45on se retrouve dans un instant
44:46pour l'actualité internationale
44:47qui nous emmènera
44:48ce soir dans les Balkans
44:50BFM Business présente
44:56le 18h écho
44:57Erwan Maurice
44:5918h51
44:59le 18h écho
45:00se poursuit
45:01avec votre dossier international
45:02ce soir
45:03direction les Balkans
45:04avec une actualité politique
45:06ma foi très dense
45:07aussi dans cette région du monde
45:09bonsoir Benjamin Couteau
45:10bonsoir
45:10vous êtes chercheur
45:11à l'institut
45:12Jacques Delors
45:13au centre
45:13grand d'Europe
45:14alors on voit bien
45:14que le climat social
45:15il est très tendu
45:16en ce moment
45:17chez nous
45:18vous revenez des Balkans
45:20où il y a aussi du mouvement
45:21on va parler de la Serbie
45:22notamment
45:22où ont lieu dimanche
45:23des élections législatives
45:25anticipées
45:26qui pourraient renouveler
45:27le paysage politique du pays
45:28mais prenons d'abord
45:29la direction de l'Albanie
45:30le pays qui est aussi plongé
45:32dans un climat social
45:33extrêmement tendu
45:34avec le Parlement
45:35qui a été le théâtre
45:36de violences échangières
45:38on va le voir
45:38sur les images
45:39pour ceux qui nous suivent
45:40à la télévision
45:40alors que les étudiants
45:42manifestent depuis 10 jours
45:43maintenant sans interruption
45:44rappelez-nous peut-être
45:45ce qui se passe
45:46depuis quelque temps
45:47dans le pays
45:49ce qui se passe
45:49c'est qu'on a eu
45:50une mobilisation
45:51qui part à l'origine
45:53il y a 4 mois
45:54d'un projet d'investissement
45:55de luxe
45:57de Jared Kushner
45:58et Van de Quatre Hommes
45:59qui est forcément
46:00gendre et fille
46:01de Donald Trump
46:01dans une réserve naturelle
46:03et à ce moment-là
46:04commence à
46:06se construire
46:06ce qu'on appelait
46:07le mouvement des flamants roses
46:08en référence
46:09à cette espèce
46:10qui est dans cette réserve
46:11naturelle protégée
46:12et que
46:13le gouvernement
46:14sous la coupe
46:15des dirhams
46:15premier ministre
46:16depuis 13 ans
46:17a
46:19comment dire
46:20ce que le gouvernement
46:21a fait d'une réserve
46:22naturelle
46:23quelque chose
46:24de constructible
46:24et ce qui pose problème
46:25aux habitants
46:26qui se disent qu'à la fois
46:27il y a des questions
46:27de corruption
46:28qui sont soulevées
46:28pour un régime
46:30qui aujourd'hui
46:31a les voyants rouges
46:32niveau corruption
46:32et des problèmes
46:33de protection
46:34de l'environnement
46:34sans parler forcément
46:35des questions de démocratie
46:37qui sont posées
46:37par des procédures
46:38rapides utilisées
46:39pour changer cette loi-là
46:40parce que cet événement
46:44environnemental
46:44en réalité
46:45il révèle
46:47une accumulation
46:49de choses
46:50vous le disiez
46:50opacité
46:51corruption
46:52vassalité géopolitique
46:53désinformation
46:54qui cristallisent
46:55un petit peu
46:57cette flopée
46:58de problèmes
46:59et cette crise
46:59oui exactement
47:00en fait c'est aussi
47:00le résultat
47:01d'une décennie
47:02de frustration
47:02et même plus
47:03vis-à-vis actuellement
47:04du gouvernement socialiste
47:05précédemment dans notre gouvernement
47:06ce que disent d'ailleurs
47:07les manifestants
47:08c'est qu'ils demandent
47:08la démission du premier ministre
47:09mais ils demandent aussi
47:10que le président
47:11du principal parti d'opposition
47:13lui-même ancien premier ministre
47:14et président de la république
47:15se retire de la vie politique
47:17parce que
47:17quel que soit le parti
47:18qui a gouverné l'Albanie
47:19depuis 30 ans
47:20on se retrouve
47:20face à une situation
47:22dans laquelle
47:22la plupart des élites
47:23est corrompue
47:24et ce gouvernement
47:25a su
47:27gérer
47:28les manifestations
47:29de manière pacifique
47:30jusqu'à les quelques jours
47:31et effectivement
47:31vous en avez parlé
47:32depuis 10 jours
47:33maintenant depuis le 13 octobre
47:34ces manifestations
47:35sont devenues violentes
47:36parce qu'avec la rentrée
47:37se sont agrégées
47:38aux revendications
47:39contre la corruption
47:40contre des mesures
47:42qui mettent en danger
47:42l'environnement
47:43la volonté d'avoir
47:44de meilleures conditions
47:46dans l'éducation nationale
47:48dans l'enseignement supérieur
47:49ce qui fait quoi
47:50ce qui se passe en France
47:50ce qui fait quoi
47:51ce qui se passe en Serbie
47:52tout ça prend de l'ampleur
47:54Benjamin Couteau
47:54qu'est-ce que cette révolte
47:56peut produire en Albanie ?
47:59c'est difficile aujourd'hui
48:00de voir une sortie de crise
48:01encore une fois
48:02dans d'autres pays
48:04ça peut être la même chose
48:05là où il n'y a pas
48:06d'élections qui sont prévues
48:07le Premier ministre
48:08lui a répété
48:09maintes et maintes fois
48:10qu'il ne démissionnerait pas
48:11il a proposé de dialoguer
48:13même si effectivement
48:14il l'a fait de manière
48:15très théâtrale
48:16pardon
48:16Edirama est quand même
48:18prompt à ce genre
48:19de mise en scène
48:20et les manifestations
48:21ont répondu à chaque fois
48:21qu'il ne cherchait pas
48:22le dialogue avec un pouvoir
48:23qui pendant 4 mois
48:24les avait méprisés
48:26humiliés
48:26discrédités
48:27et aujourd'hui
48:28malheureusement
48:29s'il n'y a pas
48:29de voix électorale
48:32le mouvement risque
48:33de prendre de l'ampleur
48:34et des manifestations
48:35étaient convoquées demain
48:36qui elles aussi
48:37risquent d'être réprimées
48:37violemment
48:38et alors si on regarde
48:39un peu plus loin
48:39quid de l'entrée
48:40dans l'Union Européenne
48:41parce que l'Albanie
48:42est candidate depuis 2014
48:43avec des négociations officielles
48:45qui ont débuté en 2022
48:47et qui visent toujours
48:48une intégration
48:49en 2030
48:50bon est-ce que le calendrier
48:52va être modifié ?
48:53c'est l'objectif du gouvernement
48:54après on sait très bien
48:55que du côté de l'Union Européenne
48:56on ne peut pas prévoir de date
48:57parce que rentrer dans l'Union Européenne
48:58ça ne se fait pas
48:59en quelques années
49:00ça se fait à travers
49:01un processus très long
49:03de démocratisation
49:04des institutions
49:04et là on voit l'ampleur du chantier
49:05exactement
49:06mais en fait
49:07ce qui est peut-être rassurant
49:08c'est qu'on voit
49:09que face à la corruption
49:10ce pays n'est pas totalement capturé
49:12contrairement à d'autres
49:12et que les citoyens
49:13sont capables justement
49:15de revendiquer
49:16plus de démocratie
49:17plus d'état de droit
49:18moins de corruption
49:18donc ça laisse aussi espérer
49:20vis-à-vis de
49:21dans tout cas
49:22de l'envie d'Europe
49:23de l'envie d'Union Européenne
49:25de cette population-là
49:26mais ce qui est sûr
49:26et je vais finir très rapidement
49:28c'est que l'Union Européenne
49:29n'est pas aveugle
49:30à ce genre de répression
49:31et que même si l'Albanie
49:32fait partie aujourd'hui
49:33des pays favoris
49:33pour rentrer dans l'Union Européenne
49:34cela ne peut pas se faire
49:36sans respect du droit
49:37de manifester
49:37Il nous reste deux minutes
49:39avec vous Benjamin Couteau
49:40et notre regard se tourne donc
49:41vers un autre pays des Balkans
49:43aussi ce soir
49:43la Serbie
49:44où un virage politique
49:46pourrait intervenir dimanche
49:47avec la tenue d'élections
49:48législatives anticipées
49:50en gros
49:51les 250 sièges
49:52de l'Assemblée Nationale
49:53sont remis en jeu
49:53Exactement
49:54on a deux forces
49:55qui se dégagent
49:56le parti au pouvoir
49:57qui contrôle l'état
49:59depuis 15 ans
50:00qui contrôle non seulement
50:01les institutions étatiques
50:02mais aussi les médias
50:02la justice
50:03et globalement
50:05fait en sorte
50:05que les fonctionnaires
50:06votent pour lui
50:06donc très difficile à déloger
50:07et face à lui
50:08un mouvement étudiant
50:09qui est apartisan
50:11horizontal
50:11qui a agrégé
50:12toute une variété
50:13de revendications populaires
50:15qui pourrait lui permettre
50:16de gagner
50:16aujourd'hui
50:17les deux sont au coude à coude
50:1942-43%
50:20donc c'est très difficile
50:21de le dire
50:21ce qui est sûr
50:22c'est que le terrain
50:22n'est pas équilibré
50:23parce que le parti au pouvoir
50:24fait tout pour ne pas perdre
50:25le pouvoir
50:25Et là encore
50:26un mouvement de contestation
50:27inédit mené par la jeunesse
50:28est déclenché par une série
50:30de scandales
50:30de corruption
50:31de drames
50:32d'infrastructures
50:33dénoncées en l'opinion
50:34en fait on retrouve un peu
50:34ce qu'on a en Albanie
50:36Oui c'est pour le coup
50:37l'effondrement
50:38de l'auvent de la gare
50:38de Novissade
50:39qui va en 2024
50:41cristalliser
50:41toutes les revendications
50:43de la population serbe
50:44en fait elle ne se rend pas compte
50:45simplement que son élite
50:46est corrompue
50:47elle se rend compte
50:47que la corruption tue
50:48et c'est ça qui a fait
50:51comment dire
50:52effet d'électrochoc
50:53au sein de la population
50:54les étudiants
50:55qui ont été les premiers visés
50:56par la répression
50:57se sont soulevés
50:58mais suivis ensuite
50:58par les agriculteurs
51:00des professionnels
51:01de la justice
51:02de la police
51:03et c'est pour ça
51:04qu'on arrive à un mouvement
51:04qui est capable
51:05aujourd'hui peut-être
51:05de mettre fin à 15 ans
51:07de pouvoir
51:08du parti progressiste serbe
51:09Et si ce bloc de jeunes
51:10l'emportait justement
51:11qu'est-ce que ça pourrait
51:12changer pour le pays ?
51:14Leur priorité principale
51:15c'est rétablir la démocratie
51:16assainir la justice
51:17les médias
51:18l'éducation
51:19la santé
51:19qui ont été malmenés
51:20par une décennie
51:21de pouvoirs autoritaires
51:22et donc
51:23on ne va pas remettre en cause
51:25si jamais ils arrivent au pouvoir
51:26l'orientation géopolitique
51:28de la Serbie
51:28qui on le sait
51:29peut parfois poser problème
51:30à l'Union Européenne
51:31ils vont se concentrer
51:32avant tout
51:33sur la rénovation
51:34de ces institutions
51:34et ensuite redonner
51:35comme ils le disent
51:37la main
51:37au parti politique traditionnel
51:39pour à partir de basse saine
51:40reprendre
51:41une vie démocratique
51:43normale
51:43La Serbie
51:44qui aimerait peut-être
51:45aussi entrer
51:45dans l'Union Européenne
51:46même si
51:47exactement
51:48depuis quelques années
51:49parce que le pouvoir
51:50d'Alexandre Vucic
51:50dit officiellement
51:51qu'il veut rentrer
51:52mais il ne fait en réalité
51:53pas le travail sur le terrain
51:54il ne fait que faire patienter
51:55ses homologues européens
51:56pour se donner le temps
51:57de capturer l'État
51:58comme je le disais
51:59Merci beaucoup
51:59d'avoir partagé
52:01votre analyse avec nous
52:02ce soir
52:02Benjamin Couteau
52:03chercheur au centre
52:03Grande Europe
52:04de l'Institut Jacques Delors
52:07dans un instant
52:07sur BFM Business
52:08vous retrouvez
52:09François Sorel
52:10aux manettes
52:11de De quoi je me mail
52:12bonne soirée
52:13et très bon week-end
52:16Le 18h écho
52:17sur BFM Business