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  • il y a 14 minutes
À Trappes puis à La Verrière, dans les Yvelines, un homme à bord d'un véhicule a tiré en rafales sur la voie publique ce vendredi 23 octobre au matin. Au moins une personne est morte et quatre autres ont été blessées. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez est sur place.

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Transcription
00:00Attrape aux côtés de nos élus et des populations parce que ce qui s'est passé aujourd'hui est un
00:06tournant dans la vie de notre république et de notre nation.
00:10Ce qui s'est passé aujourd'hui c'est un attentat terroriste raciste.
00:16Ainsi qualifié par le parquet national antiterroriste qui a fait six victimes.
00:24Un homme a été tué ce matin.
00:30Par un de nos copatriotes sur la base d'une idéologie raciste.
00:34On a cinq victimes par ailleurs dont une petite fille de 12 ans qui est en train de se battre
00:39à l'hôpital au moment où on se parle.
00:41Ces personnes elles ont été visées à raison de leur couleur ou de la religion supposée et pour rien d
00:50'autre.
00:52C'est ça ce qui s'est passé aujourd'hui.
00:55Et donc je remercie l'ensemble des forces de sécurité et en particulier la BAC ici dans le département.
01:04La BAC qui avait rire est tout de suite intervenue et a pu neutraliser l'assaillant et éviter d'autres
01:11victimes.
01:13Merci à notre police pour ce qu'elle a fait.
01:17Je veux évidemment avant toute chose avoir une pensée pour les familles des victimes.
01:23Certaines sont en train d'être prévenues et donc les noms seront dits en temps voulu.
01:29Dire combien on soutient évidemment les victimes et leurs familles qui sont en train de se battre entre la vie
01:34et la mort.
01:36Et apporter plus largement le soutien, le réconfort de la nation à l'ensemble des populations.
01:42Et dire ici aux élus qui sont à mes côtés, maire de Trappes, maire de la Verrière et députés,
01:49dire à monsieur le préfet combien la France tout entière est à leur côté, aux côtés de leurs équipes, de
01:53leurs habitants, pour dire notre soutien.
01:56Mais je vais vous dire aussi que nous ne céderons rien et nous n'avons rien à céder.
02:03Ce qui s'est passé aujourd'hui, je le dis, c'est un tournant parce que c'est la première
02:07fois qu'il y a un acte terroriste planifié
02:09pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur
02:18donne.
02:20On a vu une maman à l'instant qui était avec sa fille de 12 ans, dont la voiture a
02:25été criblée de balles par ce terroriste aussi.
02:29Et donc le message très clair au-delà évidemment du soutien, en remerciant les forces de sécurité intérieure,
02:35en remerciant les magistrats qui se sont tout de suite mobilisés,
02:37le parquet national antiterroriste qui s'est tout de suite saisi aux côtés du procureur,
02:41et merci aussi à nos magistrats tout de suite et qui vont faire le travail pour élucider la totalité de
02:47cet attentat terroriste
02:49et qui reviendront et qui donneront les détails.
02:51Et moi j'ai une chose à vous dire.
02:54Cela n'a pas sa place dans la République, ça n'a pas sa place en France.
02:59Et donc nous devons tous combattre, pas simplement cet acte qui s'est tenu aujourd'hui,
03:05mais comprendre ce qui est en train de se passer.
03:09Nous n'avons rien à céder aux idées qui s'installent dans la République
03:14et qui peuvent justifier ce genre de comportement,
03:18ou qui créent une atmosphère qui pourrait les justifier.
03:20La République, elle est une et indivisible.
03:24La République, elle n'a que des citoyennes et des citoyens.
03:27Elle ne les discrimine jamais, ni à raison de leur couleur de peau,
03:32ni à raison de leur religion, ni à raison de leurs opinions politiques.
03:36Et je le dis en particulier aux habitants des communes qui ont été touchés,
03:41mais plus largement dans tout notre pays.
03:46Ne baissez pas la tête.
03:48Vous êtes françaises et français.
03:50Et cette jeunesse de France, c'est notre chance.
03:53Ne baissez pas la tête, parce que la République tiendra.
03:58Et n'ayez pas peur, parce que la République tiendra.
04:01Et il n'y a pas un camp contre l'autre dans cette République.
04:04Elle est une et indivisible.
04:06Et je veux remercier les élus de la République, les associations,
04:10nos enseignants, toutes celles et ceux qui forgent cette unité.
04:15Plus que jamais, c'est notre trésor.
04:19Et donc ne laissons rien nous diviser.
04:22Rien.
04:23Voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui,
04:26en disant le soutien à l'affection de la nation,
04:29évidemment aux victimes, à leur famille,
04:31à toutes celles et tous ceux qui ont été confrontés
04:34à cet attentat terroriste, raciste, aujourd'hui.
04:39Et vous dire que la République tiendra,
04:40parce que nous venons tous de bien plus loin
04:43et de valeurs qui nous portent et qui nous tiennent.
04:45Je vais répondre à vos questions si vous en avez.
04:47Est-ce que vous vouliez un lien entre
04:50les tensions qui s'accumulent dans la société,
04:53les violences aussi du week-end dernier,
04:55et plus généralement la montée des extrêmes ?
04:57C'est ce que je ne peux pas comprendre de votre déclaration.
05:01Écoutez, d'abord, il y a un acte terroriste aujourd'hui,
05:04un attentat terroriste raciste.
05:06Il a été ainsi qualifié par le service de justice qui s'est produit.
05:12Je le disais, c'est une première dans notre pays.
05:14Et donc, ce qui a trait à cet attentat,
05:17c'est évidemment les investigations qui lui permettront de l'élucider.
05:22Et c'est au procureur national antiterroriste de vous le dire.
05:26Ce que je sais, c'est que tout ça s'appuie sur,
05:29d'abord, une préméditation de sa part,
05:30des propos qu'il a tenus
05:32et qui ont été très clairement consignés
05:36par les premières heures.
05:38Il a épargné des gens en raison de leur peau,
05:41en tout cas de ce qu'il croyait être.
05:43Et il a assumé son acte.
05:45Et ensuite, je dis juste que
05:48le discours ambiant qui parfois s'installe
05:53crée une atmosphère.
05:55Dans ces moments-là, on ne doit faire qu'une chose,
05:57être unis.
05:59Dans ces moments-là, on ne doit faire qu'une chose,
06:00nous rappeler qui nous sommes.
06:03Monsieur le Président, c'est pas un peu trop tard ?
06:06Quand vous dites que la République ne cèdera rien,
06:09justement, qu'on va des élus,
06:10nous n'avons pas des membres du gouvernement,
06:11tenir certains propos,
06:13vous ne pensez pas que c'est déjà un peu tard ?
06:14Vous m'avez toujours entendu tenir les mêmes propos,
06:16vous m'avez toujours entendu mener les mêmes combats
06:18depuis le premier jour.
06:19Et donc, je ne pense que ça n'est jamais trop tard.
06:22Je pense qu'on a malheureusement des discours,
06:25mais encore une fois, je distingue les choses,
06:28il faut avoir cet esprit de distinction.
06:31Parce que je ne veux pas tout réduire
06:34ou donner un sens courant à donner les services enquêteurs
06:37à ce qui s'est passé aujourd'hui.
06:38Enfin, il est raciste, cet acte terroriste.
06:42Et donc, qu'un racisme se soit installé
06:45dans le discours public ambiant, c'est un fait.
06:48Et je l'ai toujours combattu avec la plus grande force.
06:50Et c'est jamais trop tard.
06:52Et c'est jamais trop tard.
06:54Et donc, il y a aujourd'hui une montée des tensions,
06:56vous avez raison.
06:57s'est installé ces dernières années pour des tas de raisons.
07:00Parce qu'on a importé, monté les tensions.
07:03Parce qu'il y a beaucoup de choses qui ont bousculé
07:05notre République ces dernières années.
07:06D'autres attentats qui ont conduit à stigmatiser des religions.
07:09Et donc, je pense qu'aujourd'hui,
07:10la clé, c'est de ne pas tout confondre.
07:12Et surtout, c'est de ne pas tomber dans le piège
07:15d'un camp contre l'autre.
07:17Et donc, il n'est jamais trop tard.
07:19Mais je veux rappeler ici que la République,
07:20c'est l'unité et la concorde.
07:22Monsieur le Président, au soir,
07:23votre réélection, vous avez dit
07:25« Ce vote m'oblige ».
07:26Oui.
07:26S'il y a entendu qu'une partie des Français
07:28avait voté pour vous,
07:29pour faire barrage au Front National,
07:31au Rassemblement National.
07:33On voit que 5 ans plus tard,
07:34le barrage est...
07:36Je l'ai même dit il y a 9 ans.
07:37... de loi de réaliser.
07:39Mais, d'abord, je ne ferai pas de commentaire politique ici.
07:41Et je ne ferai pas de raccourci
07:44en parlant de ce pour quoi nous sommes aujourd'hui
07:46et du débat politique.
07:48Donc ça, sachons raison garder.
07:52Je dis que...
07:53Je mets en dehors même des partis politiques.
07:56Il y a des discours racistes.
07:57Il y a une tension qui s'installe dans la société.
07:59Et cela depuis plusieurs années.
08:01Et elle avait commencé à s'installer.
08:03Le terrorisme qu'on a vécu, certainement,
08:05l'a accéléré, les conflits internationaux
08:08et l'importation de la géopolitique
08:10dans le débat au sein de la nation.
08:13Et j'ai toujours essayé de faire très attention à ça.
08:15Mais elle a accéléré.
08:16Et ça, nous en sommes tous, les codépositaires.
08:18Moi, j'ai ma responsabilité.
08:19Là aussi, j'ai essayé de faire le maximum.
08:21Peut-être que je fais des erreurs.
08:22Peut-être que d'autres jours, je fais mieux.
08:24Je pense qu'il n'est en tout cas jamais trop tard.
08:26Mais ce que je suis venu,
08:27au-delà du soutien de la nation
08:28et du message très clair que je viens de passer,
08:31je vous dis simplement un message de concordé de l'unité.
08:35Ni la peur, ni la colère.
08:38Ni la peur, ni la colère.
08:39Monsieur le Président, est-ce que vous craignez
08:41des réactions de colère dans le secteur ?
08:42On a vu notamment qu'un CRS8 avait été déployé.
08:45Non, je pense que ça, c'est pour qu'il n'y ait pas de trouble
08:48à l'ordre public.
08:49Mais moi aussi, j'appelle...
08:51Je pense que d'abord, tout le monde est traumatisé.
08:53Tout le monde est bouleversé, touché.
08:55À Trappes, à Verrières, dans le département.
08:57Et je pense que la France entière est touchée
09:00par ce qui vient de se passer.
09:02Et donc, c'est aussi pour ça qu'on doit tous d'abord
09:04mettre les bons mots sur ce qui s'est passé.
09:06Il faut ensuite élucider la totalité et comprendre,
09:09et ça, ce sera dans les magistrats.
09:10Mais nous, il faut aussi que derrière ça,
09:12il y ait un sursaut.
09:14Il y ait un sursaut collectif.
09:16Et ce sursaut, c'est un sursaut d'unité.
09:19Et, pour reprendre la formule, il est jamais trop tard.
09:22Jamais trop tard.
09:24Et donc, ce à quoi j'appelle chacune et chacun,
09:28c'est au respect.
09:30C'est à l'unité.
09:33Et c'est aussi que beaucoup de nos compatriotes,
09:36je le sais, vont avoir peur demain en se disant
09:37« ça peut m'arriver à moi ».
09:40Et ça, c'est non.
09:41La police, elle sera là aussi pour les protéger.
09:45Je le dis aussi pour beaucoup de jeunes, parfois,
09:46qui pensent que, on a entendu des discours sur la police,
09:49c'est aussi pour ça que chacun doit réfléchir
09:52après ce qui s'est passé aujourd'hui.
09:54C'est nos fonctionnaires de là-bas qui ont arrêté,
09:56qui ont protégé, qui ont sauvé des vies.
09:57C'est des policières et des policiers municipaux
09:59qui, dans les deux communes, sont allés au contact,
10:01ont sauvé d'autres vies.
10:03C'est ça ce qui s'est passé aussi.
10:05Et c'est ce fil républicain qu'il faut tirer.
10:08Mais ne laissons pas cet attentat terroriste nous diviser.
10:14Unité, concorde.
10:15Mais aussi, regardons-nous les yeux dans les yeux,
10:19tels que nous sommes, tous français,
10:22compatriotes, concitoyens, enfants de cette République.
10:25Et notre responsabilité, c'est de la rendre plus belle, plus grande.
10:28Et je le disais à cette maman qui pleurait tout à l'heure,
10:31qui nous a bouleversés en disant
10:32« Moi, chaque jour, on me demande si je suis française,
10:35en raison de ma peau, j'aurais pu mourir, parce que ma peau est noire. »
10:39Ça, c'est pas la République et ça, c'est pas la France.
10:41Parce qu'elle est française, cette maman.
10:43Et qu'elle a sa place ici.
10:45Et qu'elle est dans la France, dans la République.
10:48Et qu'elle n'a pas à se justifier,
10:50mais qu'elle a à pouvoir vivre en paix et élever ses enfants.
10:53C'est ça la France, et rien d'autre.
10:55Je vous remercie.
10:55Merci.
10:57Merci.
10:58Merci.
10:58Merci.
10:58Merci.
10:59Merci.

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