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  • il y a 17 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Et c'est aussi ce qu'a fait le président de la République, il a adressé un message aux différents
00:03partis politiques en les appelant à se positionner et à lancer un appel au calme.
00:08Vous parliez de la mairie de Limoges, nous avons aperçu des images de drones aussi qui montrent l'étendue de
00:14cet incendie dans la mairie de Limoges.
00:17On peut peut-être les revoir, on voit que quasiment rien n'a résisté à ces flammes, c'est impressionnant.
00:23Le maire de Limoges est avec nous, Guillaume Guérin, maire Les Républicains de Limoges.
00:27Merci d'être avec nous, merci d'avoir pas sorti, je remercie aussi M. Raffard, mais vous pouvez rester écouté
00:31évidemment.
00:32Je vais l'écouter volontiers, d'autant plus que j'apprécie beaucoup son action.
00:35M. le maire, le président de la République a pris un moment évidemment pour adresser son soutien ce soir aux
00:41élus en première ligne,
00:44aux élus qui ont été touchés ces dernières heures par ces violences dont vous faites partie.
00:48Est-ce que pour vous ces mots comptent, est-ce qu'ils ont un sens ?
00:52J'aurais préféré que la police nationale de Limoges, hier à 15h30, ait suffisamment de moyens pour réussir à faire
01:01la mission qui était la sienne,
01:02c'est-à-dire assurer le maintien de l'ordre.
01:04Ça n'a pas été possible puisqu'ils n'avaient plus suffisamment de munitions à disposition dès 15h30 hier.
01:09Vous savez, moi, le verbiage, les paroles, les mots, les bougies, les peluches, on ne peut plus en fait.
01:15Ce qui se passe dans ce pays est extrêmement grave.
01:18Il y a eu des défaillances d'État hier un peu partout en France et chez moi peut-être plus
01:23qu'ailleurs.
01:24Les policiers nationaux se sont retrouvés à cours de grenades de désencerclement,
01:29à cours de dispositifs qui permettent d'assurer le maintien de l'ordre.
01:33Hier, l'incendie de la mairie de Limoges aurait pu largement être évité
01:38s'il y avait eu des moyens à disposition des forces de l'ordre.
01:41Vous savez, j'ai longuement discuté avec chacun des policiers qui étaient sous le feu nourri
01:47des casseurs et des black blocs.
01:49Ils avaient en face d'eux des gens extrêmement déterminés
01:53qui étaient là pour semer la haine, qui étaient là pour détruire les symboles de la République.
01:58Et donc, moi, plus que des mots, aujourd'hui, j'attends des actes.
02:01Il est inadmissible que la ville de Limoges ait été en proie aux flammes hier
02:06par une minorité de casseurs, 450 casseurs, certes très déterminés,
02:11très équipés, avec sans doute des préméditations pour arriver à faire brûler la mairie.
02:18Mais encore une fois, si les policiers nationaux avaient été équipés,
02:26s'il n'y avait pas eu de rupture de moyens,
02:28jamais l'hôtel de ville de Limoges aurait été incendié.
02:32Donc, ce qui s'est passé, c'est la faute de l'État ?
02:35Non, ce qui s'est passé, c'est la faute des casseurs,
02:37c'est la faute d'une minorité issue des rangs de l'ultra-gauche.
02:42Quand c'est noir, il faut dire que c'est noir.
02:43Quand c'est blanc, il faut dire que c'est blanc.
02:45Il faut appeler un chat un chat.
02:46Nous avions des gens suréquipés, avec des moyens extrêmement importants,
02:51d'une logistique très bien huilée, qui étaient là pour casser du flic,
02:55qui étaient là pour détruire des équipements publics.
02:57Ils ont parfaitement réussi.
02:58Mais notre police républicaine, hier, a manqué de moyens.
03:01C'est un fait, ce n'est pas Guérin qui le dit.
03:04C'est les policiers qui étaient au front, c'est leur hiérarchie,
03:07c'est les renseignements territoriaux,
03:08et c'est même la préfecture qui le concède.
03:10Donc, vous voyez, il y a une défaillance majeure.
03:13Donc, aujourd'hui, si vous voulez, les mots du président de la République,
03:15très bien, je les entends comme tout élu républicain,
03:19mais ce ne sont pas des mots qu'on attend aujourd'hui.
03:20Ce sont des actes.
03:21Il y a eu un manquement grave sur les actes.
03:24J'entends votre message.
03:25Deux questions en une, monsieur le maire.
03:27Vous avez dit un peu plus tôt ce matin,
03:29je veux un plan particulier pour Limoges,
03:31je veux donner la capacité de reconstruire cette mairie
03:33dans les mêmes règles que Notre-Dame,
03:35avec le même calendrier, c'est-à-dire à peu près 5 ans,
03:39et l'aide du gouvernement.
03:40Et vous disiez, je laisse 48 heures à Matignon et à l'Élysée
03:44pour me répondre, sinon je démissionne,
03:45ainsi que tout mon conseil municipal.
03:47Est-ce qu'entre-temps, depuis ce matin, vous avez eu du nouveau ?
03:51Et est-ce que demain, vous serez comme tous les maires de France,
03:54en tout cas l'Association des maires de France
03:56qui appelle à manifester devant les mairies de France,
03:59est-ce que vous serez devant votre mairie
04:01pour manifester, quel que soit l'état dans lequel elle est ?
04:04Je serai à un endroit qui me permettra de réunir du monde.
04:07Je remercie le président de l'Association des maires de France
04:10qui était à mes côtés tout à l'heure,
04:11mon ami David Lysnard, qui a un discours très clair.
04:15Mais encore une fois, je vous le redis,
04:18le sujet, ce n'est pas les manifs,
04:20ce n'est pas les attermoiements, les bougies
04:22qui nous posent question aujourd'hui.
04:24Moi, je demande un plan particulier pour Limoges
04:26parce que si je passe sous les fourches collines
04:28d'un permis de construire classique,
04:30j'en ai pour des années pour reconstruire la mairie de Limoges.
04:32Et j'ai besoin d'assurer la continuité du service public.
04:36Aujourd'hui, les plus fragiles d'entre nous
04:37n'ont plus accès à ce service public de proximité.
04:40Et donc j'ai besoin que l'État m'aide,
04:42m'accompagne, que le gouvernement soit présent
04:45dans la reconstruction, à la fois financièrement,
04:47parce qu'il est hors de question
04:48que le contribuable Limougeau
04:50débourse le moindre centime pour reconstruire cette mairie,
04:53il n'est pas à l'origine de la casse.
04:54Donc j'attends une mobilisation massive financière de l'État
04:57et surtout le calendrier identique
04:59à celui qui a permis de reconstruire Notre-Dame de Paris.
05:02Donc pour l'instant, il ne s'y est pas engagé, formellement.
05:05Oui, pour l'instant, Sébastien Lecornu nous a écrit,
05:08a pris des engagements qui restent à éclaircir pour moi.
05:12Je l'attends à Limoges,
05:13dans un esprit constructif et bienveillant,
05:16mais ferme, parce qu'hier, il y a eu une défaillance
05:18dans la hiérarchie au sein du ministère de l'Intérieur
05:22pour allouer des moyens à notre police.
05:24Sans ces moyens-là, ils ne pouvaient pas lutter
05:26face à la violence qu'ils avaient en face de nous.
05:29Merci beaucoup, Guillaume Guérin,
05:31d'avoir été avec nous.
05:32Merci et mes salutations à Jean-Pierre Raffarin
05:34sur votre plateau, que j'apprécie.
05:35Qui vous écoutait attentivement.
05:37Il a quitté ce plateau il y a quelques instants,
05:38mais je suis sûre qu'il continue à vous écouter
05:40dans les couloirs.
05:40Merci à mes Tipeurs et souscripteurs.

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