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  • il y a 2 semaines
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Bonsoir, bienvenue, vous êtes dans BFM Grand Soir et nous allons évidemment maintenant nous projeter sur cette journée du 17
00:07octobre.
00:07Lycéens, gilets jaunes, syndicats, ils vont manifester dans la rue demain.
00:12Et on va faire un point dans un instant avec vous Hélène Lecomte sur les toutes dernières informations qui nous
00:17parviennent sur cette journée de contestation.
00:19Mais je vais d'abord saluer ceux qui m'accompagnent, Najat Vallaud-Belkacem.
00:22Bonsoir, nous avons le plaisir d'avoir une ancienne ministre de l'éducation nationale avec nous,
00:27sous François Hollande, c'était de 2014 à 2017.
00:30Bienvenue sur ce plateau.
00:32Bonsoir Victor Hérault, bonsoir Henri Blunden, vous êtes élève au lycée Simon Veil dans le 3ème arrondissement de Paris.
00:38Et l'un des visages de cette contestation.
00:41Et bonsoir Benjamin Cambouli, vous êtes porte-parole du syndicat Alternative Police
00:45parce qu'il faut aussi parler évidemment de l'enjeu sécuritaire de cette journée de contestation.
00:50Peut-être juste un mot tout d'abord Hélène sur les toutes dernières informations qui nous parviennent ce soir.
00:55Alors ça a été nébuleux tout au long de la journée, ce n'est pas beaucoup plus clair ce soir,
00:59même si on peut...
01:01Alors il y a quelques petites choses que l'on sait.
01:03D'abord les parcours qui sont autorisés à Paris,
01:06l'objet de longues tractations tout au long de cette journée.
01:09Pour les Gilets jaunes et pour les syndicats,
01:11un parcours autorisé entre la place de la République et la place de Clichy.
01:15Et puis pour les lycéens, étudiants, interfac,
01:18ce qui a été proposé c'est un parcours entre la place de la République et la place de la
01:22Nation.
01:22Ce n'est pas du tout ce qu'ils avaient demandé,
01:24puisque les premiers souhaitaient aller d'Opéra à Bastille
01:27et les seconds d'Opéra à Concorde.
01:29Et très précisément ces secteurs-là font l'objet d'interdictions partielles de manifestations,
01:35comme un très grand nombre de secteurs et de quartiers dans Paris.
01:39Les abords de l'Elysée, de Matignon, de l'Assemblée nationale, du Sénat, de l'Hôtel de Ville, les gares.
01:45J'en passe.
01:46Au total, en regardant tout à l'heure,
01:48la RATP ferme plus de 25 stations de métro demain.
01:52Ça c'est pour Paris.
01:53En revanche, ce que l'on ne sait pas,
01:55parce qu'il y a des cartes, vous les avez sans doute vues,
01:58qui circulent avec un très grand nombre d'actions,
02:00ce qu'on ne sait pas, c'est ces actions-là,
02:02est-ce qu'elles vont se tenir, est-ce qu'elles ne vont pas se tenir,
02:04ou comment, c'est ça aussi qui va se poser.
02:06Donc avoir une idée de la physionomie de la journée de demain à cette heure-ci,
02:10en tout cas, moi je suis incapable de vous dire à quoi ça va ressembler.
02:12Et à distance, aujourd'hui, le président de la République,
02:15lors d'un sommet européen, a fait passer un message.
02:19J'appelle au calme, au respect de ce qui accompagne le droit de manifester,
02:22et je veux ici redire ma confiance, évidemment,
02:24dans le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur,
02:26qui ont passé beaucoup de temps à préparer tout cela,
02:28en plus de tout ce qui s'est fait ces dernières semaines,
02:30et aussi mon soutien aux forces de l'ordre,
02:33parce que ce sont des moments qui sont très durs pour nos forces de l'ordre,
02:35qui sont confrontés à une extrême violence,
02:38et nul ne s'engage dans la police ou la gendarmerie
02:40pour subir des assauts, comme ceux qu'ils ont subis,
02:43par exemple, il y a quelques jours,
02:44de la part de gens qui ne connaissent que la violence et le désordre.
02:48Najat Vallaud-Belkacem, on parlera dans un instant, évidemment,
02:51de la colère lycéenne à proprement parler,
02:53parce que cette journée de contestation, à l'origine,
02:56c'est une journée de contestation contre la vie chère.
02:58Comment on se prépare quand on est membre d'un gouvernement,
03:03un président de la République, à quelques heures d'une telle journée ?
03:07D'abord, il y a une cellule interministérielle de crise
03:12qui a été convoquée aujourd'hui à Beauvau,
03:14donc j'imagine que c'est quelque chose que le gouvernement
03:17est en train de préparer, et il a raison.
03:20On s'y prépare en veillant à ce que, justement,
03:22les débordements ne l'emportent pas sur les mobilisations légitimes.
03:25Enfin, je veux dire, on est quand même dans un pays
03:26où le droit de manifester doit continuer d'exister.
03:30Parfois, quand j'entends certains commentaires,
03:33j'ai l'impression que c'est illégitime en soi de descendre dans la rue.
03:36Non, et on doit pouvoir y descendre en s'y sentant aussi en sécurité.
03:39Donc, je ne nie pas qu'il y ait des casseurs.
03:41On a des images là, comme dans toutes les manifestations.
03:44Mais précisément, le travail qu'on attend d'une cellule interministérielle de crise,
03:47c'est d'identifier en amont le mieux possible
03:50et en discussion avec les organisations syndicales,
03:56finalement, les éléments problématiques pour laisser les autres manifester.
04:00Il y aura des profils très variés.
04:02Est-ce que vous, vous croyez, vous pensez à une coagulation des colères
04:08que certains annoncent depuis maintenant plusieurs semaines,
04:11que d'autres redoutent ?
04:12Mais est-ce que vous, vous pensez que c'est le grand jour de cette coagulation des colères ?
04:19Alors, je ne suis pas madame Irma, mais ce que je peux sentir, moi,
04:23c'est que, vous savez, on a beaucoup parlé à propos des mobilisations lycéennes
04:27et bien que beaucoup de ces mobilisations ont été faites avec de la joie et de l'enthousiasme,
04:32il faut le dire, mais on a beaucoup parlé quand même de l'état un peu de désespérance
04:36dans lequel se trouve la jeunesse aujourd'hui.
04:38Je pense qu'il va falloir qu'on reparle des problématiques de mal-être,
04:42de santé mentale, qui sont considérables.
04:45Les jeunes ne savent pas ce qui les attend, ils craignent ce qui les attend
04:48et on n'a pas besoin d'expliquer pourquoi.
04:50Eh bien, là où il y a convergence, c'est qu'au-delà de la jeunesse,
04:54dans la population générale, il y a une inquiétude, une préoccupation énorme,
04:59mais les questions de pouvoir d'achat, évidemment, en sont un moteur important.
05:04Mais vous pensez qu'il se passe quelque chose de particulier ?
05:06Il y aura notamment des figures emblématiques des gilets jaunes
05:09qui seront dans la rue, qu'on n'avait pas vues depuis plusieurs mois,
05:12se mobiliser, manifester.
05:14Est-ce que c'est le signe qu'il est en train de se passer quelque chose d'inédit ?
05:19Que peut-être ce mouvement des lycéens a déclenché ?
05:22Alors, le 17 octobre, la date du 17 octobre était annoncée
05:26avant la naissance du mouvement lycéen.
05:28Mais ce que je veux dire, c'est que ça ne paraît pas très étonnant
05:31de voir des gens descendre dans la rue pour dire qu'ils doivent se priver
05:35sur tant de choses.
05:37Je veux dire, quand vous regardez les chiffres de l'INSEE, par exemple,
05:39vous vous rendez compte qu'on a atteint aujourd'hui un taux de pauvreté
05:42dans notre population qui n'a jamais été aussi élevé depuis 1996.
05:47Vous vous rendez compte ? Enfin, je veux dire, on a des chiffres qui sont dramatiques.
05:50Ces dernières années, le nombre de familles qui ne peuvent pas se chauffer
05:55convenablement compte tenu du prix de l'énergie, etc.,
05:59a connu une augmentation de 5 points.
06:01Enfin, je veux dire, c'est des chiffres énormes.
06:04C'est quasiment 40% des ménages, des familles françaises
06:07qui sont dans cette situation d'avoir du mal à payer leur facture énergétique
06:11à la fin du mois.
06:12Et donc, oui, il y a des raisons pour lesquelles les gens expriment leur mécontentement.
06:16Et c'est vrai que ce mal-être, finalement, il dépasse la jeunesse.
06:19Comment y répondre ? Par quoi commencer ? C'est aussi toute la question.
06:23Vous, Henri Blumden, qu'est-ce que vous attendez de cette journée de contestation
06:27qui, effectivement, a été prévue avant que votre mouvement commence ?
06:31Qu'elle redonne encore un peu de vigueur à votre mouvement
06:34alors qu'on est à la veille des vacances scolaires ?
06:36Le mouvement, je trouve qu'il est très vigoureux et on l'a montré déjà cette semaine.
06:40Non, si vous voulez, le gouvernement n'écoute tellement pas les revendications.
06:44Pourquoi je pose la question ? Parce que votre mouvement, il fonctionnait aussi par les blocages des lycées.
06:47Or, pendant les vacances scolaires, ces lycées, ils seront fermés, donc il y aura moins de blocages.
06:51Alors, ça dépend des zones, mais si vous voulez, quand les lycéens et les jeunes sont en vacances,
06:59on sait qu'il y a très peu d'élèves, finalement, qui partent en vacances.
07:02Donc, ça va donner la possibilité, je pense pour mon cas, en tout cas pour les lycéens parisiens et d
07:07'Île-de-France,
07:08ça va donner la possibilité à bon nombre de lycéens de pouvoir s'organiser,
07:12de pouvoir manifester, de penser à l'après.
07:13Mais si le mouvement lycéen s'est greffé à cette journée du 17 octobre,
07:18c'est parce que le gouvernement n'écoute rien de nos revendications.
07:21Et j'ai envie de dire, même si la convergence des luttes, est-ce bien, est-ce mal,
07:25je n'ai pas assez lu pour déterminer si, oui ou non, c'est utile ou pas.
07:30Je ne connais pas assez de dossiers, j'assume parfaitement, je n'ai pas assez lu sur le sujet.
07:35Mais quand j'entends que certains étudiants qui ont droit au déjeuner, au repas crousse,
07:43à un euro, et que quand ils font la queue et qu'après, il n'y a plus rien à
07:45manger,
07:46on voit bien qu'il y a un problème de vie, de pouvoir d'achat, qu'il y a un
07:50problème de nutrition.
07:51Donc si vous voulez, ces causes-là se mêlent, se comprennent, s'assemblent.
07:56Et à la fin, la colère du pays est tellement grande que ce mouvement se retrouve le 17 octobre.
08:02À titre personnel, je trouve que ce n'est pas totalement choquant.
08:04Vous serez où, vous, par exemple, demain ?
08:06Moi, je serai au cortège de l'Interfac.
08:08Que ce soit le cortège qui n'était pas choisi au départ,
08:13si vous voulez, ce n'est pas trop mon sujet.
08:15Moi, ce que je trouve intéressant, c'est qu'il y a eu effectivement cette séparation
08:21entre un cortège plus gilet jaune, pouvoir d'achat, et un cortège plus lycéen.
08:26Je trouve que ça apporte de la logique et de la structure
08:28à un mouvement qui s'est considérablement organisé ces derniers jours.
08:31On sent que votre malaise est profond.
08:33On le voit avec vos revendications.
08:35Ce ne sont pas des problèmes qui vont se régler à très court terme.
08:38Est-ce que vous considérez que Mme Najat Vallaud-Belkacem,
08:41qui a été ministre, je le précise, deux ans, huit mois et 21 jours,
08:45a d'une certaine manière aussi une part de responsabilité
08:48dans la situation dans laquelle vous vous retrouvez aujourd'hui ?
08:50Évidemment, je vous ferai répondre juste après.
08:52Tous ceux qui ont été au pouvoir ces dernières années ont une responsabilité.
08:56En revanche, je ne mets pas sur le même pied d'égalité le bilan de Mme Najat Vallaud-Belkacem,
09:02qui a mené des réformes, notamment la réforme du collège,
09:06qui a été une ministre très critiquée à l'époque,
09:08et d'ailleurs injustement, et aussi par votre journal, monsieur,
09:12qui a été, je trouve, à titre personnel, assez inhumain vis-à-vis du cas de Mme Vallaud-Belkacem.
09:18Mais je disais, je ne peux pas mettre sur un même pied d'égalité
09:20le bilan de Mme Vallaud-Belkacem et celui de M. Blanquer.
09:23Je veux dire, Mme Najat Vallaud-Belkacem n'a peut-être rien fait sur APB,
09:26mais enfin, elle n'a pas inventé Parcoursup pour autant.
09:30Donc, que tout le monde ait une part de responsabilité.
09:32Admission Post-Bac, qui a précédé Parcoursup.
09:35Il faut peut-être rappeler juste, Victor, et oui, je vous fais répondre, promis, juste derrière,
09:37pourquoi la réforme des collèges avait suscité des manifestations.
09:40Et en l'occurrence, vous avez tenu bon là-dessus.
09:43Vous êtes allé au bout de cette réforme.
09:44Oui, au bout. D'ailleurs, ça a été reproché d'une certaine façon.
09:47Vous l'avez reproché, notamment certains enseignants,
09:50disant que vous êtes passé par une voie de force, par décret,
09:54au lendemain de grandes manifestations.
09:55Il y avait entre 30 et 50 % des enseignants de collèges publics
10:00qui étaient, à ce moment-là, en grève ou en manifestation.
10:03C'était une réforme, si vous voulez, enfin, vous l'expliquerez mieux que moi,
10:05mais c'était une réforme qui avait vocation à mettre en place,
10:08à réformer le collège pour qu'il soit plus égalitaire, moins élitiste.
10:12Le reproche en face, les détracteurs disaient,
10:14non, ça va niveler par le bas et ça va, si vous voulez,
10:18tuer ou supprimer des filières d'excellence.
10:20On parlait des classes bilangues, on parlait de tout un tas de choses.
10:23Et justement, le reproche principal, ça a été cette voie de passage,
10:26cette voie de force, le fait de passer par décret
10:28au lendemain de manifestation Mons,
10:31qui était le 19 mai 2015 et le 20 mai 2015, la mesure était passée.
10:35Voici les images de la manifestation, si c'était à refaire,
10:38vous referiez exactement la même chose, madame Najat Vallaud-Belkacem ?
10:42Non, non, non.
10:44Je pense que ça a été une erreur de passer un décret au lendemain d'une manifestation.
10:48D'ailleurs, j'ai eu l'occasion de m'exprimer sur le sujet,
10:51sans attendre l'émission de ce soir, avec le recul.
10:55Je pense qu'il y a un moment où notre gouvernement aussi a commis des erreurs
10:59dans la gestion des manifestations.
11:01Je ne vais pas vous dire le contraire.
11:02Au moment des manifestations contre la loi travail,
11:05on a commis des erreurs aussi.
11:07Mais peut-être qu'il est temps aujourd'hui de tirer les leçons
11:09des erreurs commises dans le passé.
11:11Et le gouvernement qui est actuellement aux manettes,
11:14c'est tout cela et a cet historique.
11:16Et aujourd'hui, je peux vous dire que quand on passe en force,
11:19en effet, surtout dans un domaine comme l'éducation,
11:22où à la fin des fins, ce sont les enseignants qui se retrouvent avec leur classe
11:25et donc, finalement, appliquent bon en mal en ce qu'ils veulent,
11:30appliquer des réformes, eh bien, ça ne marche pas.
11:32Et c'est ce que fait aujourd'hui ce gouvernement ?
11:34Eh bien, c'est ce qu'il a fait, par exemple, avec Parcoursup.
11:37Je sais qu'on a tendance à tout oublier,
11:39mais au moment où Parcoursup a été adopté,
11:41ou même la réforme du lycée de Jean-Michel Blanquer,
11:44vous aviez des enseignants qui protestaient tous les jours
11:47en expliquant que ça allait mal tourner, ces histoires-là.
11:51Donc ce procès fait à Parcoursup aujourd'hui est justifié, selon vous ?
11:55Ah oui, oui, oui, bien sûr.
11:56Il faut le supprimer.
11:57C'est-à-dire qu'en tout cas, il faut complètement remettre à plat
11:59le dispositif d'accès à l'enseignement supérieur.
12:02On a un sujet qui est que, je ne sais plus si c'est vous qui évoquiez tout à l
12:07'heure APB.
12:08Donc juste une explication rapide, mais le système qui existait avant
12:12était aussi un algorithme qui s'appelait admission post-bac APB,
12:15dans lequel donc, en fait, les élèves, les bacheliers,
12:19avaient la connaissance de l'offre existante dans l'enseignement supérieur
12:21et pouvaient ainsi candidater.
12:23Point.
12:24Il n'y avait pas, comme c'est le cas depuis que Parcoursup a été mis en place,
12:28un processus malthusien de sélection à l'entrée.
12:31Ce qui a changé, en fait, c'est ça qu'il faut comprendre.
12:34Il y avait du tirage au sort.
12:36Exact.
12:36Alors, est-ce qu'il y avait du tirage au sort ?
12:38Dans les filières en tension.
12:39Dans les filières, il y avait du tirage au sort.
12:41Non, mais c'est très intéressant de revenir là-dessus,
12:43parce que ça a été l'argument essentiel utilisé par ce gouvernement
12:45pour installer Parcoursup, c'était de dire
12:48APB, c'est horrible, c'est le tirage au sort.
12:50En fait, la vérité, c'est que non.
12:52D'abord, APB, ce n'est pas moi.
12:53Il faut comprendre qu'APB, ça date du début des années 2000.
12:55Mais c'était l'existant.
12:58Et est-ce qu'il y avait du tirage au sort ?
13:00Oui, en tout dernier recours,
13:02dans un nombre extrêmement limité de formations,
13:05moins de 1%, en gros 90 formations sur 10 000,
13:09et notamment des formations de sport,
13:12les métiers du sport, les STAPS.
13:13C'était là que, ces années-là,
13:16on assistait à un afflux de bacheliers
13:17qui voulaient faire STAPS.
13:18Et comme les capacités physiques d'accueil
13:21dans des formations comme celle-là étaient limitées,
13:24les formations concernées prenaient des élèves
13:27qui avaient des niveaux équivalents
13:28et ne sachant comment en servir certains
13:31plutôt que d'autres, tiraient au sort.
13:32Mais c'était complètement périphérique
13:35et ça n'a jamais été la norme.
13:37Mais on voit bien qu'il n'y a pas de système parfait.
13:40Est-ce qu'aujourd'hui, le problème,
13:41c'est vraiment la méthode de sélection
13:43ou finalement le niveau des élèves ?
13:45Je voudrais insister sur une chose.
13:46C'est qu'à l'époque, on a présenté ça,
13:48le tirage au sort, comme étant la norme
13:50pour dire qu'on va créer un nouveau système Parcoursup
13:53dans lequel on assumera la sélection.
13:56Le vrai problème, c'est que désormais,
13:58et c'est ça que les élèves contestent,
14:01vous n'avez plus de droit garanti
14:03à aller dans l'enseignement supérieur.
14:05Alors même que ça devrait être un droit fondamental,
14:07quand un bachelier va y aller dans l'enseignement supérieur,
14:09c'est évidemment son droit.
14:11Et deuxièmement, c'est l'intérêt du pays.
14:13Pourquoi ? Parce qu'on considère que vous n'avez pas le niveau, c'est ça ?
14:14En fait, le gouvernement, depuis 2017,
14:17a considéré que tout le monde n'avait pas sa place
14:20dans les études supérieures.
14:21En effet, oui.
14:22Et a laissé, alors que la population étudiante
14:24ne cessait de croître, je rappelle que depuis 10 ans,
14:26on a 20% d'étudiants supplémentaires,
14:29le gouvernement a laissé, finalement,
14:32l'enseignement public supérieur
14:34sans place supplémentaire
14:36et se développait en parallèle
14:39l'enseignement supérieur privé.
14:41Et donc, en fait, bon nombre de bacheliers
14:43ces dernières années se sont retrouvés,
14:44même quand leur famille n'avait pas forcément
14:46les moyens de payer,
14:47obligés de devoir aller faire de l'enseignement supérieur
14:49dont ils ne connaissent pas forcément la qualité.
14:52Et ça, c'est un problème.
14:53Et donc, vous dites, vous, aujourd'hui,
14:55il faut un conclave sur ce sujet, notamment,
14:58et tout remettre à zéro.
14:59Et après, on parlera de la dimension sécuritaire.
15:01Ce que j'appelle un conclave,
15:02pour que les choses soient bien claires,
15:04c'est qu'en fait, moi, je pense que le gouvernement
15:06se trompe s'il pense qu'une simple consultation
15:09des lycéens va le tirer d'affaires.
15:11Il faut une négociation.
15:13sur des objets extrêmement précis.
15:15Donc, moi, ce que j'entends par conclave,
15:16c'est une réunion avec les organisations syndicales,
15:18etc., les organisations d'enseignants aussi,
15:21qui se termine à un moment donné.
15:23C'est-à-dire, on prend tant de jours pour le faire.
15:25Et à un moment donné,
15:26comme on l'a fait avec le conclave sur les retraites,
15:28on ressort de là avec une série de mesures.
15:31Par exemple, une liste prioritaire de lycées à rénover,
15:35puisqu'il y a un problème du bâti,
15:37et l'engagement de les rénover en quelques mois,
15:39ce qui est parfaitement faisable.
15:41Par exemple, des enseignants supplémentaires
15:44pour remplacer les absents,
15:45mais aussi le fait d'annuler dans le budget qui vient
15:49les suppressions de postes d'enseignants
15:51qui y sont prévues, puisque je vous rappelle
15:52qu'il y a encore 1 500 postes d'enseignants
15:54qui sont annulés dans le prochain budget.
15:57– Vous dites ce conclave, pourquoi pas ?
15:59Mais nous, on veut dialoguer avec le Premier ministre,
16:01et pas le ministre de l'Éducation nationale
16:03qui vous a reçu trois fois en le cas.
16:04– Oui, mais le ministre de l'Éducation nationale,
16:06fondamentalement, il se planque.
16:08Il refuse toutes les interviews.
16:10Il ne s'est jamais rendu devant un blocus
16:12ou devant une manifestation.
16:14– Le ministre de l'Éducation nationale se planque ?
16:16– Oui, le ministre de l'Éducation nationale se planque.
16:17– Il discute avec vous quand même ?
16:18– Non, mais il discute, pardonnez-moi, mais…
16:20– Il est allé sur le terrain ?
16:21– Oui, sur le terrain.
16:22Le ministre de l'Éducation nationale,
16:24je ne l'ai jamais vu sur le terrain,
16:25le ministre de l'Éducation nationale.
16:26– Qu'est-ce que vous appelez sur le terrain ?
16:27Vous voulez qu'il vienne dans les manifestations ?
16:28– Non, mais j'aimerais qu'il se comporte
16:30comme un responsable politique.
16:31– Il n'est pas à la hauteur ?
16:32– Non, il n'est pas à la hauteur.
16:33Et le ministre de l'Enseignement supérieur,
16:35non plus, n'est pas à la hauteur.
16:37Le ministre de l'Enseignement supérieur
16:38accepte des interviews face à face
16:40avec des journalistes, sans contestation lycéenne.
16:42Or, c'est précisément ce que nous demandons.
16:44On demande au ministre de l'Éducation nationale
16:46et au ministre de l'Enseignement supérieur,
16:48dans un dialogue qui n'est pas hémiplégique,
16:50de discuter avec nous.
16:53Et pas dans une réunion
16:55avec trois leaders syndicaux
16:57pendant une demi-heure.
16:58Ce n'est pas assez, ce n'est pas à la hauteur.
16:59– Est-ce que le ministre de l'Intérieur
17:00est à la hauteur, Benjamin Kambouliv ?
17:03Est-ce qu'il défend suffisamment
17:04les forces de l'ordre ?
17:05Alors qu'il y a aussi un enjeu sécuritaire
17:07à la veille, évidemment,
17:08de cette journée de contestation.
17:09Que redoutez-vous, vous, demain ?
17:11– Déjà, c'est un enjeu sécuritaire majeur
17:14qu'on a demain,
17:15et qui s'inscrit dans cette longue, maintenant,
17:18période de violence
17:19qu'essuient mes collègues.
17:21Là où je peux rejoindre, monsieur,
17:22sur un point, c'est qu'en effet,
17:23il y a une carence de l'État.
17:24Il y a une carence de l'État
17:25pour l'explication des problématiques sociales.
17:27On parle des lycéens,
17:28on parle des agriculteurs,
17:29on parle des gilets jaunes,
17:30de ce que vous voulez.
17:31Au départ, il y a l'État
17:32qui ne maîtrise pas une situation,
17:33ça crée des problèmes,
17:34ça énerve les gens,
17:35ils se retrouvent dehors.
17:36Une fois qu'il y a beaucoup de monde dehors,
17:37c'est une opportunité
17:38pour d'autres types de public,
17:39des casseurs,
17:40qui vont venir se greffer à ces mouvements.
17:41Ça remet nullement en cause
17:43les revendications légitimes
17:44de Pierre-Paul-Jacques.
17:45Ça, ce n'est pas le sujet.
17:46Le sujet du policier,
17:47ce n'est pas les revendications
17:48qui sont portées.
17:48On va faire notre travail
17:50exactement de la même façon
17:51avec des gens qui portent
17:52des revendications
17:53qui vont nous parler,
17:55individuellement,
17:55en tant qu'hommes ou femmes,
17:56ou on va encadrer exactement
17:58de la même manière
17:58une manifestation anti-police
18:00avec des gens qui vont nous traiter
18:01de nazis pendant tout le cortège.
18:02On fait notre travail
18:03de maintien de l'ordre.
18:04Mais est-ce qu'on encadre
18:04exactement de la même manière
18:06une contestation lycéenne
18:07et une journée comme celle de demain,
18:09précisément ?
18:09Mais il se trouve que
18:11tout sera mélangé
18:11et ça fait partie des difficultés.
18:12Ah non, tout n'est pas mélangé.
18:13Il y a deux cortèges différents.
18:15Oui, mais dans tous les mouvements
18:16que nous encadrons en ce moment,
18:17la principale difficulté,
18:18c'est celle-là.
18:19C'est que viennent se mêler
18:20à des très jeunes,
18:22des adultes, eux,
18:23extrêmement radicaux.
18:24Donc, vous,
18:25quand vous intervenez
18:25en tant que policier,
18:26vous n'intervenez pas
18:27sur la carte d'identité
18:28d'une personne
18:28en regardant s'il a 16 ou 17 ans
18:30ou s'il en a 35.
18:31Vous, ce que vous faites,
18:32c'est engadrer une manifestation.
18:33Si elle se passe bien,
18:34cette manifestation,
18:34vous n'aurez jamais
18:35l'intervention policière,
18:36vous n'aurez jamais
18:36la moindre violence.
18:37Il n'y aura aucune légitimité
18:38à l'employé,
18:39elle ne sera pas employée.
18:40En revanche,
18:40s'il y a des violences,
18:41vous allez devoir intervenir
18:42avec les moyens
18:43qui sont les vôtres.
18:44Et là, à ce moment-là,
18:45que la personne qui vous balance
18:46des mortiers ou des pavés
18:47ait 15 ans ou 35 ans,
18:49ça ne fait pas l'ombre
18:50d'une différence.
18:51Il y a une différence
18:52qui est faite
18:53puisque jusqu'à demain,
18:56la grenade assourdissante
18:58à SSD,
19:00son usage était suspendu.
19:02Demain,
19:02son usage,
19:04si nécessaire,
19:05disait ce matin
19:06le ministre de l'Intérieur
19:07quelques heures après
19:08un entretien d'ailleurs
19:09avec des lycéens
19:09donnés aux Parisiens
19:10qui ne semblaient pas
19:11avoir tout à fait
19:12la même tonalité,
19:13elle disait que demain,
19:14si besoin,
19:15elle pourrait être utilisée.
19:16Donc,
19:16ce n'est pas exactement
19:17la même configuration.
19:18Là,
19:18on est sur une aberration
19:20et quand vous parlez
19:21de manque de clarté,
19:22là,
19:22on a un exemple
19:23assez parlant.
19:24Mais c'est une bonne chose
19:26qu'il utilise à nouveau
19:27ces grenades assourdissantes,
19:28c'était pour vous ?
19:29Est-ce que c'est une bonne chose
19:31qu'on ait un équipement intermédiaire
19:32entre la matraque
19:33et l'arme de service ?
19:35Je pense que c'est
19:35à peu près cohérent
19:36que ce soit intéressant
19:37de plus graduer
19:38notre réponse
19:38par rapport aux situations.
19:40Parce qu'on parle
19:40des grenades,
19:41on parle des lanceurs
19:42de balles de défense,
19:43vous avez des opposants
19:44à cet équipement-là
19:45qui parlent d'armes de guerre.
19:47Il faut quand même
19:47comprendre un petit peu
19:48de quoi on parle.
19:48C'est justement pour éviter
19:50le recours aux armes létales
19:51que l'on a
19:52un équipement intermédiaire.
19:53Donc,
19:53c'est à ça que ça sert.
19:54Parce que si,
19:54on n'a pas d'équipement intermédiaire,
19:56soit on laisse tout cramer
19:57et quand on laisse tout cramer,
19:58il tire au mortier
19:59dans tous les sens
20:00pour permettre
20:00le feu d'un immeuble d'habitation
20:01ou tirer dans une poussette
20:02qui a eu lieu
20:02C'est devenu un sujet
20:04parce qu'un jeune
20:04a perdu la main
20:05en raison d'une grenade
20:06à surdécentre.
20:07Et je ne dis pas
20:08que c'est le policier
20:08qui lui a mis dans la main.
20:09Mais pourquoi le sujet
20:10est revenu sur la table aussi ?
20:12Est-ce que ce sont
20:13les bonnes armes
20:14face à des lyciens ?
20:15Je me permets juste
20:16de dire là-dessus
20:16qu'on ne pose pas
20:17les bonnes questions
20:17donc on n'a pas
20:18les bonnes réponses.
20:18Cette histoire à Lens
20:20c'est un drame
20:21évidemment qu'un gamin
20:21de 15 ans
20:22soit mutilé
20:22et n'allait pas imaginer
20:23un quart de seconde
20:24qu'il y ait un flic en France
20:25qu'on soit content.
20:26Simplement,
20:26est-ce que le problème
20:27c'est un policier
20:27qui est habilité
20:28à ces termes-là
20:29qui tire avec un armement
20:30qu'il a en dotation administrative
20:31qui le fait sur ordre
20:32passe à des assaillants
20:33qui agressent les policiers
20:35ou est-ce que le problème
20:36c'est éventuellement
20:37que ce gamin
20:37il n'y a personne
20:38qui lui dit
20:38ne va pas sur un blocus
20:39comme vous venez
20:39de le banaliser
20:40parce que c'est un délit
20:41le délit d'entrave
20:42à l'enseignement
20:42ça dépend lequel monsieur
20:43ensuite c'est quand on empêche
20:44les gens d'accéder
20:45pour faire leur métier
20:46Henri Blumden
20:47il y a quand même
20:48quelque chose
20:48qui est absolument incroyable
20:50c'est que
20:50je vais citer Alain Bauer
20:51qui était il y a deux semaines
20:53sur votre antenne
20:54et qui disait
20:54on a affaire à des amateurs
20:57de la protection civile
20:58les policiers
20:59depuis le début
21:00du mouvement lycéen
21:00montrent leur incompétence
21:02cuisante
21:02vis-à-vis de la protection civile
21:04le concept de NAS
21:06monsieur
21:06je l'ai découvert
21:08pendant ce mouvement lycéen
21:09j'en ai moi-même été victime
21:10à Bastille
21:11j'en ai été victime
21:12aux Invalides
21:13et je constate
21:14que c'est d'une violence
21:15absolument inouïe
21:16et ça ne vient pas
21:17à des lycéens monsieur
21:18ça vient des policiers
21:19qui encerclent
21:21enferment
21:22les manifestants
21:23alors que c'est un droit
21:23constitutionnel
21:24dans un même endroit
21:26et se refilent
21:27la patate chaude
21:28si vous voulez
21:28à chaque entrée
21:29quand on est
21:30je veux prendre l'exemple
21:31de la place de la Bastille
21:31j'y vis
21:32boulevard Beaumarchais
21:33c'est fermé
21:35rue Saint-Antoine
21:36c'est fermé
21:36boulevard Henri IV
21:37c'est fermé
21:37rue de Lyon
21:38c'est fermé
21:38rue du Faubourg
21:39Saint-Antoine
21:39c'est fermé
21:40ne reste que la rue de la Roquette
21:42et un bout du boulevard
21:43Richard Lenoir
21:43et on a des policiers
21:45qui nous disent
21:45allez à la sortie rue de Lyon
21:46on va à la sortie rue de Lyon
21:47on fait 100 mètres
21:48on a les lacrymos
21:48la sortie rue de Lyon
21:50est fermée
21:50et on finit par trouver
21:52au bout de 30 minutes
21:53de recherche
21:53avec les yeux rouges
21:54de lacrymogènes
21:55la rue de la Roquette
21:56qui nous permet de sortir
21:57et j'ai dû
21:58monsieur
21:58j'ai dû
21:59à Invalide
22:00montrer
22:01j'aimerais donner un témoignage
22:03j'ai dû montrer
22:05un message
22:05qui confirmait ma venue
22:06sur BFM TV
22:07pour pouvoir sortir
22:08de la NAS
22:09oui c'est le principe
22:10d'une NAS
22:10oui mais c'est insupportable
22:11de manifester
22:12dans ces conditions
22:13de façon à éviter
22:14la propagation
22:14des trous
22:15c'est insupportable
22:18de manifester
22:19dans ces conditions
22:20comment faire
22:21pour que ça se passe bien
22:22demain
22:23Najat Vallaud-Belkacem
22:24et est-ce que c'est encore
22:25comment dire
22:27possible
22:27de l'imaginer
22:29moi je voudrais
22:30quand même souligner
22:31une chose
22:31vous connaissez
22:32ce site d'analyse
22:34des médias
22:34qui s'appelle
22:35Acrimed
22:35qui a fait un travail
22:37récemment
22:38où ils ont recensé
22:39à quoi était consacré
22:41le temps de parole
22:42depuis le début
22:43du mouvement lycéen
22:44sur les médias
22:45et franchement
22:4675% du temps
22:48a été consacré
22:50en effet
22:50aux violences
22:538% du temps
22:54a été consacré
22:55aux revendications
22:56lycéennes
22:56et en fait
22:57ce qu'il faut comprendre
22:58c'est que ce qui se dit
22:59dans les médias
23:00la réponse politique
23:01en parallèle
23:02ça donne
23:03la couleur aussi
23:04du mouvement
23:05et donc
23:06ça transforme
23:07aussi un mouvement
23:08parce qu'en fait
23:08plus les jeunes
23:09sur leurs réseaux sociaux
23:10vont voir des images
23:11de brutalité
23:12qu'ils vont juger
23:13par définition injuste
23:14des mutilations
23:15etc
23:15et plus ça donne
23:17envie à certains
23:17d'en rajouter
23:18dans la violence
23:19alors que si
23:20du côté des médias
23:21comme du côté des politiques
23:22on avait dès le début
23:24du mouvement
23:24pris le temps
23:25de l'écoute
23:26moi je trouve ça
23:27tellement intéressant
23:27d'écouter les lycéens
23:28et pour le coup
23:29je ne vous jette pas
23:31forcément la pierre
23:31chez BFM
23:32parce que j'ai remarqué
23:32plusieurs forums
23:33où vous avez invité
23:35cette parole lycéenne
23:37et honnêtement
23:38comme spectatrice
23:39moi je me suis dit
23:39mais c'est merveilleux
23:41de les entendre
23:41en fait on a un vrai problème
23:43c'est que généralement
23:44on ne leur donne
23:44jamais la parole
23:45donc écoutons-les
23:46il me semble que
23:47nous avons commencé
23:48d'ailleurs cette émission
23:49avec les revendications
23:50les réponses
23:50plutôt que la dimension
23:52sécuritaire
23:52oui je vous en remercie
23:53mais bon
23:53mais bon quoi
23:55ça va trop vite
23:55non c'est pas que ça
23:56alors oui non seulement
23:57ça va trop vite
23:57je suis d'accord avec vous
23:58les débats sont toujours
24:00sautés les plus
24:00toutes les plus
24:02parfait
24:02il y en a qui ne seront pas contents
24:03vous reviendrez évidemment
24:04merci à tous les cinq
24:06on continue
24:06on se retrouve dans quelques secondes
24:08dans BFM Grand Soir
24:09on recevra notamment
24:10Olivier Besancenot
24:11on parlera évidemment
24:12avec lui de cette journée
24:13de demain
24:14et puis un débat
24:15à suivre aussi
24:16Flora Ghebali
24:17face à Louis Sarkozy
24:19ce sera à partir de 22h50
24:20à tout de suite
24:21merci à tous

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