- il y a 29 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00:00La suite de BFM, grand soir, on est en direct avec vous et avec ce soir, une date en tête,
00:00:04samedi le 17 octobre.
00:00:06Que va-t-il se passer samedi ? Appel à manifestation partout en France pour dénoncer notamment la vie chère,
00:00:10mais pas que.
00:00:11Comme un parfum de gilet jaune qui flotte, mais pas que.
00:00:16Quelle ampleur peut prendre ce mouvement ? Qui est à l'origine ? Quelle revendication exactement ?
00:00:19On va tenter d'y voir plus clair avec nos invités ce soir, avec Yves Tréhard, Dominique Rizet, Elisa Adephe
00:00:26et surtout, pardon pour tous les trois, mais surtout nos invités ce soir, Alexandre Jardin, bonsoir.
00:00:32Bonsoir, Alexandre, merci d'être là, et Clévin, autour du livre Les Gueux, le retour aux éditions Michel Laffont,
00:00:36Sophia Tizaoui qui reste avec nous, ancienne présidente de l'union syndicale ICN, Fabien Vildieu, bonsoir, merci d'être là,
00:00:41secrétaire fédérale Sudrail, on vous a invité tous les trois parce que vous avez un point commun,
00:00:46c'est que vous serez tous les trois dans la rue samedi ?
00:00:49Pas forcément à Paris.
00:00:51Pas forcément à Paris, mais vous serez dans la rue. Vous savez où vous serez, Alexandre Jardin ?
00:00:54Non, parce qu'il y a beaucoup de mouvements qui viennent vers nous.
00:00:59Le monde paysan, personne n'en a parlé ces dernières semaines, est en train de vivre un effondrement complet
00:01:06avec une accélération du nombre de suicides.
00:01:09C'est très, très stupéfiant à quel point les télés n'en ont pas parlé, les médias n'en ont
00:01:14quasiment pas parlé,
00:01:16mais il y a une accélération.
00:01:18On était dans un pays où il y avait à peu près deux paysans qui se tuaient par jour,
00:01:23et là on est vraiment, vraiment en train d'accélérer, et ça prend une tournure de bain de sang.
00:01:28De bain de sang parce que, en gros, le plan public couvre à peu près 10% de leurs pertes,
00:01:35et on a entre 50 000, c'est difficile d'estimer, mais entre 50 000 et 100 000 exploitations qui
00:01:40vont disparaître.
00:01:42– S'il n'y a pas une année blanche bancaire, ils le disent tous, peu importe le syndicat,
00:01:47s'il n'y a pas une année blanche où ils ne vont pas rembourser.
00:01:51– Il faut dire qu'il y a 600 000 exploitations en France.
00:01:53– Oui, il y en a donc à peu près 100 000 qui peuvent fermer.
00:01:58Et si l'argent de la PAC qui doit être versé en 2027 n'est pas avancé d'un an,
00:02:04tout simplement parce qu'ils n'ont pas la trésorerie pour planter.
00:02:07– Mais pardon Alexandre, vous qu'on a invité sur ces plateaux ces derniers temps
00:02:10pour nous parler du prix du carburant, là, votre première réponse est de dire
00:02:13« si je manifeste samedi, c'est pour les agriculteurs ».
00:02:17– Non, c'est la même France.
00:02:18C'est cette France qui vit et qui dépend du prix du pétrole,
00:02:23et qui est en train de s'effondrer, qui est complètement…
00:02:27Et lorsqu'il y a un événement comme les mouvements lycéens, tout à coup ça disparaît.
00:02:31Mais la crise sociale, elle est abominable.
00:02:36Les gens n'ont plus les moyens, dans un très grand nombre de cas,
00:02:39d'aller travailler, tout simplement d'y aller.
00:02:42Ils n'ont plus les moyens de…
00:02:46Avant l'été, on était à peu près à 24% des Français qui étaient dans le rouge
00:02:50à partir du 18 du mois.
00:02:52Donc avec la crise pétrolière, je ne sais pas quels sont les chiffres…
00:02:56– On est forcément au-delà.
00:02:57– On est forcément…
00:02:58Mais vous vous rendez compte, on ne parle pas de 3, 4, 5.
00:03:01C'est-à-dire que ce n'est pas un phénomène marginal.
00:03:03C'est des pans entiers de la société.
00:03:06Donc samedi, ces pans entiers, ils existent.
00:03:09Ils ne sont pas forcément repérés par les grandes centrales syndicales.
00:03:13Ils sont…
00:03:14– Vous les imaginez sortir samedi ?
00:03:16Alors attendez, on verra dans un instant qui est à l'initiative de ce mouvement-là.
00:03:19On verra ça avec Lisa.
00:03:20– Mais vous, Fabien Vildieu, pourquoi vous vous mobilisez samedi ?
00:03:23– C'est la convergence des luttes.
00:03:26Alors d'ailleurs, c'est marrant, chaque année on en a une.
00:03:29Rappelez-vous, l'année dernière, en 2025, c'était on bloque tout.
00:03:31Il y a eu le 17 ans.
00:03:32– Bloquant tout le 17 ans.
00:03:33– Le 18.
00:03:34Alors le 17 ans, à l'époque, c'était un site internet par rapport au budget.
00:03:38Toujours encore une fois le budget.
00:03:40Et on avait eu les organisations syndicales qui avaient appelé le 18 septembre.
00:03:44Bon, il y avait déjà eu une rentrée sociale un peu importante qui changeait.
00:03:47Là, on est un peu dans la même configuration.
00:03:49Cet été, presque, on se disait qu'il n'y a rien qui se passe.
00:03:52Il y avait la canicule.
00:03:53Il y a une mobilisation lycéenne que personne n'a vue venir sur des thématiques.
00:03:58On disait la jeunesse dépolitisée.
00:04:00On disait la jeunesse derrière son portable.
00:04:02La jeunesse, elle nous fait une leçon.
00:04:05Une leçon de mobilisation, une leçon de politique, une leçon d'espoir.
00:04:08C'est dire l'avenir.
00:04:09Moi, je ne suis pas l'avenir.
00:04:10Moi, j'ai 49 ans.
00:04:11Ce n'est pas moi l'avenir.
00:04:12L'avenir, elle est à ma droite.
00:04:13C'est la jeunesse.
00:04:14Cette jeunesse, elle dit qu'il faut se mobiliser.
00:04:16On a des raisons.
00:04:17Il faut se développer le service public.
00:04:20Nous, évidemment, Sud Rail, dans le rail, nous, ce qu'on dit,
00:04:23et on veut apporter notre petite pierre à l'édifice,
00:04:25ce n'est pas le 17 octobre, une mobilisation qui vient des organisations syndicales.
00:04:28Et c'est tant mieux.
00:04:29Et nous, à l'Union syndicale solidaire, à Sud Rail,
00:04:32être bousculés par des collectifs, ça nous pose zéro problème.
00:04:36Il faut venir avec ces revendications.
00:04:38Mais moi, je veux dire une chose très simple.
00:04:39Que vous soyez syndiqué ou pas syndiqué,
00:04:41que vous soyez salarié ou pas salarié,
00:04:43vous avez tous des raisons de revendiquer.
00:04:45Il faut y aller ensemble.
00:04:47Même s'il y a une espèce de melting pot, de mélange de revendications.
00:04:53Mais toutes les grandes mobilisations sont le fruit de melting pot de revendications.
00:05:00Ce n'est pas une centrale syndicale avec des drapeaux.
00:05:03Précisément, pas forcément.
00:05:05La dernière très grande mobilisation qu'on a connue,
00:05:06c'était contre la réforme des retraites.
00:05:07C'était contre la réforme des retraites.
00:05:09Mais tout le monde venait aussi avec ces revendications-là.
00:05:12Et c'est vrai que pour le coup, les retraites, ça, ça unifie toute la colère.
00:05:15En tout cas, là-dessus, il y a quand même la question qu'on pose,
00:05:19et nous, on le dit, de la répartition des richesses.
00:05:21Et une des réponses, pas la seule, mais une des réponses justement à une inflation dingue.
00:05:26On va avoir une inflation de 3%.
00:05:28Vous savez qu'aujourd'hui…
00:05:29On est déjà à 3%.
00:05:30On est à 3%, donc on sera un peu plus d'ici le mois de décembre.
00:05:34Il y a un cabinet de conseil, Deloitte, pour ne pas le citer,
00:05:36qui explique que les augmentations générales, à peu près, c'est 2% dans les entreprises en France.
00:05:41C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la plupart des salariés vont perdre du pouvoir d'achat.
00:05:45Parce que si vous avez une augmentation de salaire de 2%
00:05:47et que vous avez, au mois de septembre, 3% d'inflation,
00:05:50vous perdez un pouvoir d'achat.
00:05:51Donc, il faut venir là-dessus.
00:05:53Donc, le point commun, c'est ça.
00:05:54Si j'essaie de trouver des points communs avec Alexandre Jarnin, c'est ça.
00:05:57Sophia, vous n'avez pas peur ?
00:05:58Je voudrais être plus précis.
00:06:01Quasiment tout le monde a un problème avec le prix de l'essence.
00:06:05Le prix de l'essence est en train d'asphyxier tout.
00:06:08Ça veut dire que, quand vous avez une chute de 30% de la consommation d'essence,
00:06:13ça veut dire que les gens ne vont plus nulle part,
00:06:15ils ne vont plus dépenser, ils ne vont plus…
00:06:19Ça veut dire qu'on est en récession.
00:06:21Récession, ça veut dire que les taxes pétrolières, on les maintient élevées.
00:06:26Pour l'instant, on n'y est pas.
00:06:26Ce n'est pas ce que disent les chiffres globaux de l'économie française.
00:06:29C'est une escroquerie.
00:06:31Vous pouvez dire ça.
00:06:32Moi, je vous dis que le chiffre ne dit pas ça.
00:06:33Il faut sortir dehors, il faut aller sur les parkings de Leroy Merlin à 18h
00:06:37et regarder si c'est plein ou pas.
00:06:40L'activité, c'est ça.
00:06:41Ce ne sont pas des chiffres.
00:06:42Ce ne sont pas des statistiques.
00:06:45Lissé sur un an.
00:06:46Sur un an, ça ne veut rien dire.
00:06:47Les gens, ils vivent tout de suite.
00:06:49Et en ce moment, vous avez un effondrement des remontées des taxes pétrolières.
00:06:53C'est-à-dire que c'est imbécile, le gouvernement a maintenu des niveaux très élevés.
00:06:58Ça n'a fait qu'une chose, c'est qu'on remonte moins d'argent.
00:07:02– Non, attendez, Alexandre.
00:07:02On va reparler du carburant dans une seconde.
00:07:05– C'est complètement un héros.
00:07:05– Donc nous, on a une revendication.
00:07:07– Il y a eu des mesures.
00:07:08On va en parler, vous inquiétez mal.
00:07:09– Mais on a une vraie revendication.
00:07:10– Bien sûr, mais je vais donner la parole à Sophia avant d'écouter Lisa.
00:07:13Sophia, vous n'avez pas peur que justement, vos revendications,
00:07:17qu'on a tous bien compris désormais au bout de trois semaines de mouvement,
00:07:21soient ensevelies, mélangées à un mouvement qui serait autour de la vie chère,
00:07:27autour du carburant, etc.
00:07:28– Non, non, parce que tout est lié en fait.
00:07:29Franchement, tout est lié.
00:07:31Quand, par exemple, les jeunes sont descendus dans les rues contre la réforme des retraites,
00:07:35ils n'étaient pas concernés par la réforme,
00:07:36mais parce qu'on s'est battus pour nos papas et nos mamans,
00:07:38pour nos papiers et nos mamies.
00:07:39C'est pour ça aujourd'hui qu'on était dans les rues.
00:07:41Et donc, en fait, moi je suis très contente finalement
00:07:43qu'il y ait cet amas de revendications,
00:07:45parce que ça veut dire fondamentalement que les Français en ont marre d'Emmanuel Macron
00:07:49et qu'à un moment donné, il faudrait qu'ils s'en aillent.
00:07:51– Mais il y a une élection présidentielle l'an prochain ?
00:07:53– Moi je le souhaite plutôt que prévue, ça nous ferait du bien.
00:07:57Non, donc moi absolument pas.
00:07:58Je pense que justement, vous l'avez dit,
00:07:59nous avons tous très bien compris nos revendications.
00:08:01Maintenant, nous, on appelle à la convergence des luttes,
00:08:04c'est pour ça que la date du 17 a été posée,
00:08:05on en est très heureux, parce que finalement,
00:08:07c'est aussi globalement le service public pour lesquels on revendique.
00:08:12C'est aussi des droits fondamentaux, des droits aussi à exister finalement,
00:08:16parce que c'est ça qui est menacé aujourd'hui, c'est notre liberté,
00:08:18c'est notre avenir.
00:08:20Donc autant qu'on soit retraités que jeunes, etc.,
00:08:22on a tous intérêt à être dans les rues ce samedi 17 octobre,
00:08:26et je suis certaine qu'on sera très nombreux.
00:08:30Juste qu'on remonte à l'origine, à la jeunesse de ce moment-là.
00:08:34Qui est à l'initiative, notamment de cette date du 17 octobre ?
00:08:38À la base, c'est sur les réseaux sociaux que l'appel a été lancé,
00:08:41c'était face à la hausse du prix des carburants, effectivement,
00:08:43mais aussi face à la hausse des prix tout courts, du coût de la vie.
00:08:46Un jeune homme, un certain V295, poste une vidéo sur TikTok, regardez.
00:09:05J'imagine que vous avez vu la vidéo Sophia,
00:09:08vidéo devenue virale, vue plus de 3 millions de fois,
00:09:10repartagée en masse avec cette date, 17 octobre,
00:09:12reprise et relayée par des centaines de personnes sur les réseaux sociaux,
00:09:16certains avec un gilet jaune sur le dos à la station service,
00:09:19et d'autres ont créé des affiches à l'aide de l'intelligence artificielle.
00:09:23Jamais d'appartenance politique et jamais d'affiliation à un mouvement.
00:09:27Et pourtant, regardez, le symbole du gilet jaune est omniprésent.
00:09:30Certaines figures du mouvement des gilets jaunes de 2018,
00:09:33comme Maxime Nicole ou Jérôme Rodriguez,
00:09:35que l'on connaît tristement pour avoir été éborgnés en manifestation,
00:09:40disent soutenir le mouvement, assurent qu'ils seront présents samedi,
00:09:43mais estiment qu'ils n'ont, je cite, rien à voir avec ça.
00:09:46C'est une révolte populaire.
00:09:47En témoigne donc cette bande-annonce générée par l'intelligence artificielle
00:09:50qui circule depuis à peu près un mois partout sur les réseaux sociaux.
00:09:53La France est malade.
00:10:00Les pompiers,
00:10:02les agriculteurs,
00:10:04les routiers,
00:10:06les lycéens.
00:10:13Nous devons nous unir.
00:10:15Ensemble.
00:10:37C'est impressionnant, c'est sur la bande originale des Avengers que vous avez peut-être reconnu.
00:10:41Je rappelle que ce sont des films sur des super héros d'horizons divers qui s'unissent pour sauver la
00:10:46Terre, rien que ça.
00:10:47Et puisque tout le monde est convié, des personnalités politiques se sont évidemment emparés du sujet et de la date
00:10:52du 17 octobre.
00:10:53Fabien Roussel et Marine Tondelier ont été les premiers à s'en saisir également des syndicats avec la CGT en
00:10:59tête.
00:10:59Mais vous vous retrouvez là-dedans, Alexandre Jardin, la révolution de 2026 ?
00:11:03Quand vous cherchez une origine, c'est bidon.
00:11:06Pardon, mais c'est bidon.
00:11:07Dans la réalité,
00:11:09pourquoi ça prend ?
00:11:09Il y a bien quelqu'un qui a dit au début de 17 octobre.
00:11:12Oui, mais il y a plein de gens qui disent
00:11:14tout et n'importe quoi.
00:11:15Pourquoi un truc cristallise ?
00:11:16Ça cristallise parce que ça dit quelque chose de profond.
00:11:20À partir du moment où vous avez en vrai
00:11:22des millions et des millions et des millions de gens
00:11:24qui ne peuvent pas vivre,
00:11:25l'énergie, ça s'infiltre dans tout.
00:11:29Vous allez faire vos courses.
00:11:31Si on ne maîtrise pas le coût de l'énergie,
00:11:34vous provoquez une inflation dans tout.
00:11:36Vous ne pouvez plus faire vos courses.
00:11:37Votre panier monte.
00:11:38Donc à un moment,
00:11:39les gens peuvent vivre en France à peu près
00:11:41avec un plein,
00:11:43le litre à 1,70 €.
00:11:45C'est ça ce qui correspond à quelque chose qui est vivable.
00:11:47Mais on est à des années-lumière.
00:11:50Donc au début, nous, dans le mouvement des gueux,
00:11:52on disait
00:11:52il faut baisser de 50 centimes
00:11:54en coupant deux trucs.
00:11:56Certificat d'économie d'énergie
00:11:58et en coupant également les subventions aux éoliennes
00:12:00puisque pour l'instant,
00:12:01on a assez d'électricité.
00:12:03Le gouvernement vous dit
00:12:03nous on libère 10 millions de barils
00:12:04et ça va baisser autour de 10, 12, 15 centimes.
00:12:07Pour le gazole.
00:12:08Pour le gazole.
00:12:08Vous avez raison.
00:12:09D'abord, peut-être.
00:12:12Deuxièmement,
00:12:12en vrai,
00:12:13je vous parle de 1,70.
00:12:15À un moment,
00:12:17on arrête de dire des codes.
00:12:18Mais Alexandre,
00:12:19les gens n'y arrivent pas.
00:12:21Moi, il y a quelque chose qui me frappe quand même.
00:12:23C'est,
00:12:23bon, il y a un côté dramatique effectivement dans cette...
00:12:26Oui, mais c'est une crise sociale énorme.
00:12:28Il y a assez de bande-annonce en même temps.
00:12:29Oui, oui, dans cette bande-annonce présentée par Lisa.
00:12:31Mais il y a quelque chose qui va au-delà, à mon avis,
00:12:33qui est quand même assez...
00:12:34Vous savez que dans l'histoire de la Vème République,
00:12:37c'est la première fois
00:12:39qu'à l'aube d'une élection présidentielle,
00:12:43généralement, il ne se passe rien.
00:12:45C'est des débats très polissés à la télévision,
00:12:49parfois musclés entre d'autres.
00:12:50Mais généralement, il n'y a pas de mouvement social.
00:12:52Parce que les gens attendent ce qui va se passer.
00:12:55Et puis en plus, là, ce qui est terrible,
00:12:58c'est que non seulement les gens n'attendent pas,
00:13:00les gens ont une détestation,
00:13:03comme rarement on a vu d'un président de la République,
00:13:06c'est probablement l'usure du pouvoir aussi,
00:13:08pas uniquement le fait que...
00:13:11Et puis, une situation économique qui est détestable,
00:13:14alors que généralement, c'est prouvé dans l'histoire,
00:13:17à chaque fois qu'il y a un mouvement,
00:13:19c'est quand ça va.
00:13:20C'est-à-dire, c'est mai 68,
00:13:22c'est les Gilets jaunes.
00:13:23Je rappelle quand même que la croissance,
00:13:25on était à 2 ou 3 %,
00:13:27donc, elle n'a rien à voir.
00:13:29Et là, ça veut dire qu'il y a un malaise général.
00:13:32Et je reviens à ce que je disais tout à l'heure,
00:13:34j'ai l'impression que dans tous les pans de la société,
00:13:36il y a une volonté pour beaucoup
00:13:38de tourner la page,
00:13:40de passer à autre chose,
00:13:41de changer de société finalement.
00:13:44Le mot est un peu fort,
00:13:45mais je pense qu'on n'en est pas loin.
00:13:46Vous êtes là-dessus vous aussi, Fabien Villeux ?
00:13:48Oui, et puis tout simplement,
00:13:49les gens n'attendent pas
00:13:51parce qu'ils ne peuvent pas attendre.
00:13:52Ils n'en peuvent plus.
00:13:54Ils ne peuvent pas attendre 6 mois, 1 an.
00:13:56Non, ils ne peuvent pas attendre.
00:13:57Après, on verra.
00:13:58Est-ce qu'on verra ?
00:13:58Parce que la colère, c'est une chose.
00:14:00La colère qui fait que vous allez en manifestation,
00:14:03c'en est une autre.
00:14:04La colère qui fait que vous allez en manifestation
00:14:06et vous vous mettez en grève,
00:14:07donc vous assumez de perdre de l'argent,
00:14:09c'en est une troisième.
00:14:10On verra tout ça.
00:14:11La seule chose que je dis, c'est quoi ?
00:14:13On entend tout le monde râler
00:14:15sur les problèmes de pouvoir d'achat.
00:14:16Et pas que de l'énergie.
00:14:18L'énergie, évidemment, vous avez raison,
00:14:20c'est très important.
00:14:21Mais quand je vois l'augmentation des produits frais,
00:14:24de 10%, les produits frais,
00:14:26on nous dit toute la journée,
00:14:28donnez 5 fruits et légumes à vos propres gosses.
00:14:30Mais tu fais comment pour donner 5 fruits et légumes
00:14:32à vos propres gosses si tu as 10% ?
00:14:34Donc c'est pour ça qu'une des réponses,
00:14:36et pas la seule,
00:14:37c'est la question des salaires.
00:14:39Mais c'est maintenant qu'il faut se battre.
00:14:40Et pourquoi ça peut marcher ?
00:14:42Parce que si les gens se mobilisent,
00:14:44et moi j'invite tout le monde à se mobiliser,
00:14:46les gilets jaunes,
00:14:48les syndiqués,
00:14:48les pas syndiqués,
00:14:49les jeunes, les vieux,
00:14:50tout le monde à se mobiliser,
00:14:51parce qu'on a tous des raisons,
00:14:52se mobiliser.
00:14:53Et qu'en face,
00:14:53vous avez un gouvernement qui est affaibli,
00:14:55tout le monde le dit qu'il est affaibli,
00:14:56et bien c'est à ce moment-là
00:14:57qu'on peut gagner sur un certain nombre de revendications.
00:14:59On pourra gagner sur l'énergie,
00:15:01on peut gagner sur les salaires,
00:15:02on peut gagner.
00:15:03Vous avez un gouvernement qui est nu aujourd'hui.
00:15:06Vous avez un gouvernement qui est nu.
00:15:07Il n'y a plus d'argent, qu'est-ce ?
00:15:09Et il y a une présidentielle qui arrive dans 7 mois.
00:15:12Qu'est-ce que vous allez obtenir de ce gouvernement-là ?
00:15:14Non mais arrêtez là.
00:15:16La culpabilisation générale avec qu'il n'y a plus d'argent,
00:15:18alors j'ai un peu bossé avant de venir.
00:15:20J'ai regardé les bénéfices,
00:15:23on va dire qu'il ne faut pas parler des entreprises du 440.
00:15:24Mais c'est les seuls qui publient leurs chiffres.
00:15:26Parce que les autres entreprises,
00:15:28les 120 plus grandes entreprises,
00:15:30elles ne publient pas la totalité des chiffres,
00:15:32des bénéfices qu'elles vont.
00:15:34Au moins, les entreprises du CAC 40,
00:15:36elles ont au moins un mérite,
00:15:37elles les publient.
00:15:38Les 6 premiers mois,
00:15:39elles ont fait 74 milliards de bénéfices en 6 mois,
00:15:43ce qui est 40% en plus
00:15:45que les 6 premiers mois de l'année 2025.
00:15:49Mais qui ?
00:15:50Oui, toujours c'est l'étranger,
00:15:51mais en attendant, ils ont fait 40%.
00:15:54Qui a vu en France,
00:15:56ses revenus augmentés de 40% ?
00:15:59Personne.
00:16:00Donc je veux simplement dire,
00:16:01ce n'est quand même pas la crise pour tout le monde.
00:16:03Moi, je vois ma boîte, la SNCF,
00:16:061,2 milliard de bénéfices,
00:16:08l'entreprise,
00:16:08tout le monde dit
00:16:09oui, la SNCF c'est des nuls,
00:16:10vous n'êtes capables de rien.
00:16:12En attendant, on est peut-être nuls,
00:16:13on est peut-être capables de rien,
00:16:14mais en 6 mois,
00:16:15on a mis sur la table
00:16:151,2 milliard de bénéfices.
00:16:17Est-ce que ce sera très suivi à la SNCF ce week-end ?
00:16:20On fera tout pour.
00:16:21Et moi, je dis aux collègues
00:16:22qui ont sûrement du 7% du prix.
00:16:25Quand vous dites on fera tout pour,
00:16:26pour mettre notre pierre à l'édifice,
00:16:28parce que ça se joue aussi le 17 octobre.
00:16:31Vous savez aussi que parallèlement,
00:16:32il y a une mobilisation
00:16:33qui est appelée par l'ensemble
00:16:35de la SNCF le 5 novembre,
00:16:37donc il y aura aussi ça à construire.
00:16:39Comment on fera le lien
00:16:40entre le 17 octobre et le 5 novembre ?
00:16:43Je pense qu'à part Mme Irma,
00:16:44personne n'est capable de savoir
00:16:45ce qui va se passer.
00:16:46Mais en attendant, une chose est sûre,
00:16:48c'est qu'il faut utiliser toutes les occasions.
00:16:49Je reste sur le 17 octobre,
00:16:51Dominique Rizet, vos antennes,
00:16:52qu'est-ce qu'elles vous disent ?
00:16:53Avant, on appelait ça les renseignements généraux.
00:16:54Aujourd'hui,
00:16:55les renseignements territoriaux,
00:16:57qu'est-ce qu'ils envisagent
00:16:58pour ce week-end, pour ce 17 ?
00:16:59Quelqu'un en renseignements territoriaux
00:17:01et pas des moindres,
00:17:02comme je disais tout à l'heure,
00:17:03ils sont beaucoup plus prudents
00:17:04du côté des autorités.
00:17:06On parle d'une journée compliquée à évaluer,
00:17:10mais calme et mesure,
00:17:12car toujours, selon cette source du RT,
00:17:15les réseaux sociaux,
00:17:16je parle de ces appels à Warzone,
00:17:20c'est ça, la guerre,
00:17:21les réseaux sociaux n'ont rien de révélateur
00:17:23sur ce genre de mouvement.
00:17:25Voilà.
00:17:25Je dis ça, je ne dis rien.
00:17:27– Ce n'est pas parce qu'il y a des appels,
00:17:28notamment très violents, etc.,
00:17:30que ça va forcément être suivi.
00:17:30– Parce qu'effectivement,
00:17:32personne ne se reconnaît dans ces appels
00:17:34Warzone,
00:17:34on va tuer tout le monde,
00:17:36on va…
00:17:36– Bon, ça n'a aucun sens,
00:17:38personne ne se reconnaît là-dedans.
00:17:39En revanche, c'est vrai que l'agrégation,
00:17:43toutes ces colères des agriculteurs
00:17:45qui, en plus, vous disiez à juste titre,
00:17:48c'est mon monde,
00:17:48le monde de l'agriculture.
00:17:50Ma famille, c'est des agriculteurs.
00:17:52– C'est vrai ?
00:17:53– Alors, bien sûr, je le sais.
00:17:54Je le sais tellement qu'hors plateau,
00:17:56je vous raconterai une histoire.
00:17:58Mais le paysan, qu'est-ce qu'il fait
00:18:00le matin quand il se lève ?
00:18:01Il monte sur son tracteur,
00:18:02et son tracteur, il consomme du gasoil.
00:18:04Et toute la journée, il est sur son tracteur.
00:18:06Et le prix du gasoil, c'est terrible,
00:18:09c'est terrifiant.
00:18:10Dans ma famille, il y a des gens
00:18:12qui souffrent vraiment,
00:18:13qui sont vraiment…
00:18:15Et les suicides, oui, c'est vrai.
00:18:17Donc, les agriculteurs, les retraités,
00:18:20on sait de quoi on parle, Yves ?
00:18:22C'est notre tour, maintenant.
00:18:23C'est notre tour.
00:18:24On vous dit, vous avez bossé toute votre vie.
00:18:26Moi, j'ai 67 ans.
00:18:27J'ai travaillé toute ma vie.
00:18:29Mon père est ouvrier.
00:18:30J'ai commencé à travailler à 14 ans
00:18:32chez un maçon pendant les vacances scolaires.
00:18:34À 18 ans, aux forges de Guenion,
00:18:35à l'usine, au Laminoir,
00:18:36il ne fallait pas laisser traîner les doigts.
00:18:38Et puis, quand j'étais étudiant à Paris,
00:18:39à l'école de journalisme en fac de droit,
00:18:41je travaillais chez Cyclie, les extincteurs,
00:18:42et je faisais des gardes de nuit.
00:18:43Trois nuits par semaine.
00:18:45J'ai bossé.
00:18:46Avant l'âge de 20 ans,
00:18:46j'avais huit trimestres.
00:18:48Et là, on me dit maintenant,
00:18:49M. Rizet,
00:18:50non, non, on va vous baisser votre retraite.
00:18:53On ne doit pas me baisser ma retraite.
00:18:54Et vous voyez, je me dis que finalement…
00:18:56On va vous baisser votre retraite.
00:18:57Non, mais…
00:18:58M. Rizet, vous ne dit pas ça aujourd'hui.
00:18:59Oui, mais ça va se finir comme ça.
00:19:00On le sait bien.
00:19:01Ce qui fait que peut-être un jour,
00:19:02un 17 octobre,
00:19:03au lieu de faire un plateau à BFM TV,
00:19:06j'irai rejoindre,
00:19:07mais peut-être, peut-être un jour.
00:19:08C'est-à-dire, vous voyez que…
00:19:09C'est tellement concernant…
00:19:11Non, mais Maxime,
00:19:11je suis très sérieux.
00:19:14C'est tellement concernant
00:19:15que ça veut dire,
00:19:16même nous maintenant,
00:19:17des journalistes,
00:19:18on travaille à la télé,
00:19:18on gagne bien notre vie,
00:19:20même nous,
00:19:20on est impactés.
00:19:21Donc, je ne sais pas
00:19:22comment on fait le cheminot.
00:19:26Je ne sais pas comment font les autres.
00:19:28Parce que si nous,
00:19:29on commence à sentir le vent du boulet,
00:19:32ça veut dire que derrière nous,
00:19:34il y a des gens qui doivent souffrir
00:19:35depuis tellement longtemps.
00:19:36Je m'en veux parce que
00:19:37je ne les ai pas vus souffrir.
00:19:38Je n'ai pas vu ça arriver.
00:19:40Je n'ai pas vu souffrir.
00:19:40Même les étudiants,
00:19:41alors que j'ai cinq enfants.
00:19:43J'ai juste un moment,
00:19:44on en parlait,
00:19:44quand j'ai vu arriver Parcoursup,
00:19:46je n'ai plus rien compris.
00:19:47Et c'est leur mère
00:19:48qui s'en est occupée
00:19:49parce que moi,
00:19:49je ne comprenais pas tout ça.
00:19:50Vous voyez ?
00:19:51Donc, je pense que vraiment,
00:19:54cette souffrance…
00:19:55Et je regardais tout à l'heure
00:19:56l'effet que j'ai apporté.
00:19:57Emmanuel Macron a reconnu mercredi
00:19:58que la jeunesse exprime
00:20:00des angoisses légitimes.
00:20:01C'est bien de le reconnaître.
00:20:02Le chef de l'État a demandé
00:20:03au gouvernement
00:20:03d'apporter des réponses concrètes.
00:20:05Et quand vous parliez
00:20:07du président Macron tout à l'heure
00:20:09et toi, Yves,
00:20:11je me souviens du premier samedi
00:20:12des Gilets jaunes.
00:20:13C'était un 19 novembre, 19 octobre.
00:20:15J'étais là en plateau.
00:20:17J'ai fait 28 samedis
00:20:18d'affilés de Gilets jaunes.
00:20:20Les Gilets jaunes voulaient
00:20:21aller dans la rue de l'Elysée,
00:20:23entrer dans cette rue de l'Elysée
00:20:24en venant de la place de la Concorde.
00:20:26Tout était bouclé.
00:20:27Le président n'est pas sorti.
00:20:28Le président...
00:20:29Souvenez-vous de ça.
00:20:30Regardez bien ça.
00:20:31J'ai relu toutes mes notes
00:20:32là, ce week-end.
00:20:32Le président n'est pas sorti
00:20:34de son palais.
00:20:34Le président ne s'est pas exprimé.
00:20:36Le président ne les a pas regardés.
00:20:38Il les a méprisés.
00:20:39Le gouvernement a méprisé
00:20:41les Gilets jaunes.
00:20:42Et voilà où on en est aujourd'hui.
00:20:43Il est prêt pour vous rejoindre,
00:20:44Alexandre Jardin ?
00:20:46Il a parlé du mépris.
00:20:49On est dans une énorme crise
00:20:50du mépris.
00:20:51Et aussi, ce qu'a dit Yves Tréard,
00:20:54c'est-à-dire qu'on est aussi
00:20:55dans un système
00:20:57où on n'arrive plus
00:20:57à prendre des décisions.
00:20:58La démocratie représentative,
00:21:00un, ne représente plus
00:21:00et n'arrive pas
00:21:01à prendre des décisions.
00:21:03Donc, il y a une vieille
00:21:06revendication des Gilets jaunes
00:21:07qu'on a reprise
00:21:08dans le mouvement des gueux,
00:21:09c'est le RIC,
00:21:11le référendum d'initiative citoyenne.
00:21:13Puisque la démocratie représentative
00:21:15n'y arrive pas
00:21:16à prendre des décisions,
00:21:18il nous semble raisonnable
00:21:20de laisser en 2027,
00:21:22au moment de l'élection présidentielle,
00:21:24de donner aux Français
00:21:25un double des clés.
00:21:26Le double des clés,
00:21:27c'est le fait
00:21:29de ne pas être virés
00:21:30tous le soir
00:21:31de l'élection présidentielle,
00:21:32quelle que soit
00:21:33la personne qui gagnera.
00:21:35Le fait que,
00:21:36plutôt que d'aller
00:21:37cramer des ronds-points,
00:21:38on puisse porter des textes,
00:21:41les porter de manière démocratique
00:21:43et devenir un grand pays démocratique.
00:21:45Je veux dire,
00:21:45en 1946,
00:21:46les femmes ont eu
00:21:47le suffrage universel.
00:21:48En 1962,
00:21:49on a gagné
00:21:50la possibilité
00:21:51de choisir notre président.
00:21:52Moi, j'aimerais,
00:21:53et le mouvement des gueux
00:21:54va aider à ça,
00:21:55j'aimerais qu'en 2027,
00:21:56on soit capable
00:21:57de prendre nous-mêmes
00:21:58nos décisions,
00:22:00comme nos voisins suisses.
00:22:02Le Suisse n'est pas viré
00:22:03le soir des élections.
00:22:04Il peut porter
00:22:05des référendums.
00:22:08C'est un citoyen adulte.
00:22:10Et c'est ça
00:22:10ce qu'on est en train
00:22:11de porter,
00:22:11avec un outil
00:22:12qui s'appelle
00:22:13le référendum citoyen,
00:22:14que doucement,
00:22:15les Français commencent
00:22:17à utiliser.
00:22:18Il y aura une accélération
00:22:19très forte
00:22:19de référendum citoyen
00:22:20parce qu'on sort
00:22:21un film dimanche
00:22:23sur référendum citoyen.
00:22:25Il ne faut jamais oublier
00:22:26que les Gilets jaunes,
00:22:27ça a porté le RIC.
00:22:29C'est-à-dire que les gens
00:22:30ne veulent plus être dépossédés
00:22:31de leur vie.
00:22:32Ils sont normaux.
00:22:33Ils sont normaux.
00:22:33Juste une question,
00:22:34Dominique Rizet.
00:22:35Encore,
00:22:36on se souvient
00:22:37de la manière
00:22:37dont le mouvement
00:22:38des Gilets jaunes
00:22:38a été généré.
00:22:39Est-ce que
00:22:40vos amis
00:22:41du renseignement territorial
00:22:43vous disent méfiance
00:22:44quand même
00:22:44sur les risques
00:22:45qu'il pourrait y avoir
00:22:45au-dessus de ce mouvement
00:22:46ou est-ce qu'aujourd'hui
00:22:47ils sont incapables
00:22:47de le dire ?
00:22:48Non.
00:22:49Pour samedi,
00:22:50il n'y a pas visiblement
00:22:52de crainte.
00:22:53Pour vous donner une idée,
00:22:54d'habitude,
00:22:55cinq jours avant
00:22:56une manifestation,
00:22:56on connaît le nombre
00:22:57du FM,
00:22:58unité de force mobile,
00:22:59qui vont être mobilisées
00:23:00encore une fois.
00:23:02Là,
00:23:02on ne le connaît pas encore.
00:23:03C'est-à-dire que
00:23:03des réunions vont avoir lieu
00:23:05et le mouvement,
00:23:06il ne va pas s'enflammer
00:23:07d'un seul coup.
00:23:09Mais c'est vrai,
00:23:10c'est vrai que
00:23:10s'il y a
00:23:12un 15 octobre,
00:23:14un 17 octobre,
00:23:15un 5 novembre derrière,
00:23:17ça peut monter.
00:23:17Et vous voyez,
00:23:18la violence dans les manifestations
00:23:20lycéennes,
00:23:21je veux dire,
00:23:21en marge
00:23:22des manifestations lycéennes,
00:23:23la violence,
00:23:24elle monte.
00:23:26On était au cinquième rendez-vous,
00:23:27vous avez vu comment ça se passe ?
00:23:29Ça dure de plus en plus longtemps
00:23:30le soir.
00:23:31Ceux qui viennent,
00:23:32viennent pour casser.
00:23:33Ce ne sont pas des lycéens,
00:23:34il y en a dedans,
00:23:34mais c'est une minorité.
00:23:37Donc le mouvement
00:23:38est en train de prendre
00:23:38de l'ampleur,
00:23:39il y a une assurance
00:23:40qui s'installe,
00:23:41il y a des gens
00:23:41d'extrême gauche,
00:23:42des black blocs
00:23:43qui sont là,
00:23:44et donc il y en a d'autres
00:23:45qui viendront,
00:23:46et de plus en plus
00:23:47dans les manifestations.
00:23:48On verra ce qui se passera
00:23:49donc samedi,
00:23:50ce 17 octobre.
00:23:51Encore un mot ?
00:23:52Très court,
00:23:53en tout cas c'est la première fois
00:23:54que je fais un plateau télé
00:23:55où globalement à BFM,
00:23:56où globalement les gens
00:23:57sont d'accord pour faire
00:23:58une mobilisation,
00:23:58donc c'est plutôt déjà
00:23:59un premier bon signe.
00:24:01Vous avez embarqué
00:24:02d'oblique crise,
00:24:02presque.
00:24:02Parce que Yves,
00:24:03parce que Yves.
00:24:05Yves, c'est A ?
00:24:06Je suis l'observateur.
00:24:08Je peux aller porter
00:24:09une pancarte,
00:24:09je peux le faire.
00:24:10Yves ne partira jamais
00:24:11à la retraite de tout ça.
00:24:12Merci à tous les quatre.
00:24:14On avance dans ce BFM Grand Soir.
00:24:15Merci à vous.
00:24:16Comme tous les soirs,
00:24:16on en vient aux débats politiques,
00:24:17tous les débats qui agitent
00:24:18la présidentielle.
00:24:20Avec ce soir,
00:24:21nos invités qui vont entrer
00:24:22sur ce plateau.
00:24:23Pierre Cazeneuve,
00:24:24député en centre
00:24:24pour la République des Hauts-de-Seine.
00:24:26Alexandre Dernicolique,
00:24:27député européen,
00:24:27porte-parole du Rassemblement National.
00:24:29Venez en plateau.
00:24:29Arthur Delaport,
00:24:30député PS du Calvados
00:24:31et porte-parole du groupe
00:24:33à l'Assemblée.
00:24:33Et Elsa Marcel,
00:24:34conseillère municipale
00:24:35de la Révolution Permanente
00:24:35à Saint-Denis.
00:24:37Pierre Fitte,
00:24:38merci à tous les quatre
00:24:39de nous rejoindre
00:24:41sur ce plateau.
00:24:42J'ai une question
00:24:43pour commencer.
00:24:45Je vais rester sur cette date
00:24:46du 17 octobre.
00:24:47On en parle à l'instant.
00:24:47Qui sera dans la rue
00:24:49samedi ?
00:24:50Il y aura que moi,
00:24:50je pense.
00:24:51A priori,
00:24:52c'est vite que j'ai un parti
00:24:52socialiste au réveil.
00:24:54Ce réveil,
00:24:54on est depuis toujours
00:24:55dans la rue.
00:24:57C'est un petit déjeuner.
00:24:59Ça commence immédiatement.
00:25:01Le parti socialiste se réveille.
00:25:02Pourquoi vous y serez,
00:25:04Elsa Marcel ?
00:25:04Est-ce que vous croyez-vous
00:25:05que le moment
00:25:06de la convergence des luttes,
00:25:07on en parlait juste avant,
00:25:08la vie chère,
00:25:09les agriculteurs,
00:25:10le carburant,
00:25:11les étudiants,
00:25:12les lycéens,
00:25:12c'est maintenant que ça se passe ?
00:25:13En fait,
00:25:14ce que je sais,
00:25:15c'est parce que je crois
00:25:16qu'il y a une colère
00:25:17extrêmement profonde
00:25:18dans le pays
00:25:18qui s'exprime depuis la rentrée.
00:25:20On en a beaucoup discuté
00:25:21à l'occasion de cette mobilisation.
00:25:22Je pense qu'il faut dire
00:25:23les termes franchement
00:25:24héroïques des lycéens
00:25:25que personne n'attendait.
00:25:26Non seulement,
00:25:27ils dénoncent la dégradation radicale
00:25:28de leurs conditions d'études,
00:25:29mais ils posent la question
00:25:30de leur avenir
00:25:30dans des termes
00:25:31extrêmement profonds.
00:25:32Je veux dire,
00:25:33moi, je suis hallucinée
00:25:33quand je vois qu'un des slogans
00:25:34de ce mouvement,
00:25:35c'est la fin de l'époque contemporaine
00:25:36et qu'ils disent
00:25:37qu'il n'y aura pas de 18 octobre.
00:25:38Il y a une vraie mystique révolutionnaire
00:25:40dans ce qu'ils charrient.
00:25:40Je pense qu'ils montrent la voie
00:25:42à des milliers de travailleurs
00:25:43et de travailleuses.
00:25:44Et le 17 octobre,
00:25:45effectivement,
00:25:46ça s'inscrit dans cette continuité-là.
00:25:47Avant ça,
00:25:47on discutait de l'explosion
00:25:48du prix du carburant,
00:25:49on discutait du fait
00:25:50que les gens
00:25:50n'arrivent plus à vivre.
00:25:52Et en fait,
00:25:52c'est la lutte des classes
00:25:53qui fait irruption
00:25:54et qui sanctionne
00:25:5510 ans de macronisme
00:25:56et de détestation
00:25:58de ce gouvernement
00:25:58qui est un des gouvernements
00:25:59les plus haïts
00:26:00de l'époque récente.
00:26:01Je pense qu'on peut le dire
00:26:01de manière claire.
00:26:02Et effectivement,
00:26:03ça convoque l'imaginaire
00:26:04des gilets jaunes.
00:26:05Les gilets jaunes,
00:26:05c'est un mouvement
00:26:06ultra subversif
00:26:07qui a mis le gouvernement
00:26:08Macron à la défensive
00:26:10comme jamais.
00:26:10Il faut se rappeler
00:26:11qu'il a fui
00:26:12dans son PC sécurité,
00:26:13qu'il a envisagé
00:26:14de se faire évacuer
00:26:15par hélicoptère.
00:26:16À quel point,
00:26:16en fait,
00:26:17il y avait cette colère
00:26:18accumulée ?
00:26:19Vous avez une imagination ?
00:26:21Pas du tout !
00:26:22Pas du tout !
00:26:22Vérifiez !
00:26:23C'est pas moi qui le dis.
00:26:26On peut difficilement
00:26:27contester
00:26:28que le mouvement
00:26:29des gilets jaunes
00:26:29a mis les classes
00:26:30dominantes à la défensive
00:26:32comme rarement.
00:26:32Ça, vous lui demanderez.
00:26:33Je pense que vous le connaissez
00:26:34mieux que moi.
00:26:35Mais en tout cas,
00:26:35je pense qu'évidemment,
00:26:36si vous voulez,
00:26:37le 17 octobre,
00:26:37c'est vraiment la coalition
00:26:40de ces colères
00:26:40extrêmement profondes
00:26:41qui sont en train
00:26:42de se promis.
00:26:43C'est une très, très bonne nouvelle.
00:26:43Je vais faire un pont
00:26:44entre Elsa Marcel
00:26:45et Yves Tréhard
00:26:46qui ont quasiment eu
00:26:47le même discours ce soir.
00:26:48Quasiment.
00:26:49Quasiment.
00:26:50Parce que le président Macron.
00:26:51Vous avez quand même expliqué
00:26:53qu'il y avait une détestation.
00:26:55Donc, ça se rejoint.
00:26:57Il n'y a pas beaucoup de gens
00:26:58qui vont dire
00:26:58que Macron était aimé,
00:26:59je pense.
00:27:00Je ne suis pas sûr
00:27:00que vous ayez la même lecture,
00:27:02Pierre Cazeneuve,
00:27:02de ce que vous dit Elsa Marcel.
00:27:03Mais Elsa Marcel vous dit
00:27:04c'est maintenant.
00:27:05Il y a quelque chose
00:27:05qui peut se faire samedi
00:27:07avec une convergence des luttes.
00:27:09C'est un sujet sérieux
00:27:10donc je ne voulais pas sourire
00:27:11mais derrière vous,
00:27:13thème Grand Soir.
00:27:14Oui, c'est vrai
00:27:15que c'est le nom de cette émission.
00:27:16Il y avait un peu
00:27:17c'est ça qui ressortait
00:27:19derrière votre propos
00:27:20mais que je respecte parfaitement.
00:27:21Mais effectivement,
00:27:22il y a un peu cette théorie
00:27:23du Grand Soir.
00:27:23Bon, moi je ne suis pas
00:27:24ni devin,
00:27:27ni j'ai pas...
00:27:28Personne ne sait
00:27:28ce que sera la réalité
00:27:29de la mobilisation.
00:27:31En tout cas,
00:27:31elle est contre vous.
00:27:32Ça, on le sait déjà quand même.
00:27:33Par contre,
00:27:33je ne vous ai pas interrompu,
00:27:34je crois.
00:27:35Oui, d'accord.
00:27:35Je dis ce que je veux.
00:27:36C'est un débat respectueux.
00:27:37Ça reste un débat.
00:27:38Oui, merci quand même.
00:27:38Ce n'est pas vous
00:27:39qu'allez faire la police
00:27:40de la parole
00:27:40parce qu'on n'est pas
00:27:40sortis de l'affaire.
00:27:42Non, mais je...
00:27:43Claire Cazeneuve.
00:27:44Je ne veux pas faire la police.
00:27:45C'est vraiment le grand soir.
00:27:46Oui, bah allez, avancez.
00:27:48Si vous ne voulez pas...
00:27:49Non, mais je sais
00:27:49que vous êtes dans une théorie
00:27:50où les ordres
00:27:51ne sont pas le droit de parler
00:27:52et que vous devez manifester
00:27:53pour la liberté d'expression.
00:27:53En fait, ça commence
00:27:54par respecter les gens
00:27:55qui sont en plateau avec vous.
00:27:55Mais arrêtez de chouiner, là.
00:27:57Dites ce que vous avez à dire.
00:27:58Non, non, non.
00:27:58Ils en marçèrent.
00:27:59Non, mais je veux dire,
00:28:00c'est juste.
00:28:00Allez-y, allez-y, Claire Cazeneuve.
00:28:01Allez-y, allez-y.
00:28:02Quelques choses de plaintes comme ça.
00:28:03Vous êtes au gouvernement,
00:28:04je veux dire,
00:28:04au bout d'un moment...
00:28:05On va faire la confusion
00:28:06de députés, gouvernement.
00:28:08Oui, vous êtes macroniste.
00:28:09Ça, c'est vrai.
00:28:10Vous êtes à la tête de ce pays,
00:28:11si vous voulez.
00:28:11Donc, vous n'allez pas pleurer
00:28:12parce que vous n'arrivez pas
00:28:13à en placer une, là.
00:28:13Allez-y.
00:28:14Elsa, bah oui,
00:28:14mais il faut que j'essaie
00:28:15la possibilité de parler.
00:28:15Ah non, mais il ne faut pas
00:28:16que j'essaie la possibilité de parler.
00:28:19Il faut que j'essaie la possibilité de parler.
00:28:29Alors, samedi soir prochain,
00:28:30et on voit bien d'ailleurs
00:28:31que c'est ce qu'ils essayent d'agiter
00:28:33de permanence.
00:28:34Ils essayent d'agiter, évidemment,
00:28:36les tensions, le bordel,
00:28:37parce qu'ils vivent du bordel, finalement,
00:28:39comme toute l'extrême-gauche.
00:28:40Ils vivent de la violence
00:28:40et ils vivent des contestations
00:28:42et des manifestations.
00:28:42Bon, voilà, je ne sais pas
00:28:43ce que sera samedi.
00:28:44En tout cas, j'espère surtout
00:28:45que face, effectivement,
00:28:47à des vraies problématiques,
00:28:48des vraies colères,
00:28:49on pourra avoir un débat sérieux,
00:28:51budgétaire,
00:28:51qui vient de s'ouvrir
00:28:52à l'Assemblée nationale.
00:28:52On va reprendre les médias, évidemment.
00:28:54Et c'est notamment
00:28:56dans l'hémicycle
00:28:56de l'Assemblée nationale
00:28:57où sont élus
00:28:58les représentants
00:28:59du peuple français
00:29:00qu'on peut avoir un débat
00:29:01dans l'orientation budgétaire
00:29:02et essayer de répondre
00:29:02aux problématiques des gens.
00:29:03Mais vous n'y serez pas,
00:29:05Alexandre Nicoli ?
00:29:06Non, non, non,
00:29:07je n'y serai pas
00:29:07parce que je pense
00:29:08que la meilleure des réponses,
00:29:09elle doit être politique.
00:29:10Si des gens veulent manifester
00:29:13dans des manifestations
00:29:16pacifiques, apaisées
00:29:19et montrer leur désespoir,
00:29:21parfois,
00:29:22ça peut être intéressant
00:29:25de constater, justement,
00:29:26que des agriculteurs
00:29:27n'arrivent plus à vivre,
00:29:28malheureusement.
00:29:29Mais encore une fois,
00:29:30c'est une mise en avant
00:29:30de ce qu'on peut évoquer régulièrement.
00:29:32Aujourd'hui,
00:29:32il y a un désespoir
00:29:33dans la population française.
00:29:34Vous avez 70% des Français
00:29:36qui pensent que l'avenir
00:29:36sera moins bien que le présent.
00:29:38Donc, ces manifestations,
00:29:39elles s'expriment dans ce contexte.
00:29:41Après, c'est un fourre-tout
00:29:43de plusieurs revendications
00:29:44qui sont parfois très disparates.
00:29:47Aujourd'hui,
00:29:47ce qu'on constate quand même,
00:29:48c'est que la Macronie
00:29:49a réussi à se mettre
00:29:50à peu près tout le monde à dos
00:29:51dans ce mouvement
00:29:53d'une minorité de lycéens
00:29:55et de casseurs
00:29:57et des meutiers,
00:29:58notamment.
00:29:59On reparlera de ça
00:29:59dans un instant.
00:30:00Ils ont réussi à s'opposer.
00:30:02Donc, ces gauchistes
00:30:03s'opposent à eux.
00:30:04Mais vous avez,
00:30:04de l'autre côté,
00:30:05aussi la police,
00:30:06maintenant,
00:30:06qui s'oppose au Macron.
00:30:07Vous avez vu que ce soir,
00:30:07Alliance a décidé
00:30:08de porter plainte contre l'État.
00:30:11parce que, après plus de 900 policiers blessés,
00:30:15aujourd'hui, les policiers
00:30:15ne se sentent plus défendus.
00:30:17Mais alors, précisément,
00:30:18puisque vous empilez,
00:30:19vous aussi,
00:30:19les revendications,
00:30:20pourquoi est-ce que vous
00:30:21n'êtes pas dans la rue ?
00:30:22Parce que je pense
00:30:23que la meilleure des réponses
00:30:24aujourd'hui,
00:30:24elle doit être,
00:30:25je le disais,
00:30:26politique, démocratique,
00:30:27quand il va y avoir
00:30:27une élection
00:30:28dans quelques jours.
00:30:29Et j'ai peur,
00:30:30malheureusement,
00:30:30comme c'est trop souvent
00:30:31quand c'est récupéré
00:30:32par l'extrême-gauche,
00:30:33parce que là,
00:30:34on voit des appels
00:30:35de l'extrême-gauche,
00:30:35eh bien,
00:30:36assez logiquement,
00:30:37presque à chaque fois,
00:30:38il y a de la casse,
00:30:39de la violence,
00:30:39des agressions
00:30:40contre les policiers.
00:30:41Là, on le voit
00:30:42sur les émeutes
00:30:42qu'il peut y avoir
00:30:43dans les lycées,
00:30:44y compris contre le personnel
00:30:45de l'éducation nationale
00:30:46avec 149 personnes
00:30:47qui ont été blessées
00:30:49de l'éducation nationale,
00:30:50de la casse,
00:30:51je le disais,
00:30:52une cinquantaine
00:30:53de bâtiments scolaires
00:30:55qui ont été cassés.
00:30:56On reviendra
00:30:57sur les lycées
00:30:57dans un instant.
00:30:58Mais qu'est-ce que
00:30:59vous répondez à ça ?
00:31:00Ah, attendez,
00:31:00Arthur Delaporte, pardon.
00:31:02Oui, j'en dirai un mot.
00:31:03Elsa Marcel,
00:31:04vous disiez,
00:31:04attends, le PS se réveille.
00:31:05Donc vous,
00:31:05vous serez aussi
00:31:06dans les manifs de samedi.
00:31:07Bien sûr,
00:31:07mais d'où d'hier,
00:31:08on est dans les manifs
00:31:09des lycéens
00:31:10depuis le début
00:31:10en soutien.
00:31:11On était dans la rue
00:31:12encore hier
00:31:13pour dire que,
00:31:14oui, en effet,
00:31:15ce ras-le-bol,
00:31:15non seulement on le comprend,
00:31:16mais on le partage
00:31:17parce que ça rejoint...
00:31:18Mais c'est ras-le-bol de quoi ?
00:31:19Vous essayez de comprendre
00:31:20ce qu'il y a d'ailleurs
00:31:20ce 17 octobre,
00:31:21c'est ras-le-bol de quoi ?
00:31:22Mais déjà,
00:31:22il y a le ras-le-bol de la jeunesse.
00:31:24Je ne vais pas revenir
00:31:25sur les causes
00:31:25dont on parle
00:31:34qui a augmenté
00:31:35de 40%
00:31:36des personnes
00:31:37qui sont en situation
00:31:37de pauvreté
00:31:38depuis 2017.
00:31:39Ce n'est pas pour rien.
00:31:40C'est parce qu'en fait,
00:31:41il y a une erreur
00:31:42dans la vision
00:31:43de la théorie du ruissellement
00:31:44qui a été pensée
00:31:45par Emmanuel Macron.
00:31:46Ça n'a pas marché.
00:31:47Donc aujourd'hui,
00:31:48on est en train juste
00:31:49de constater
00:31:49les échecs du macronisme
00:31:51sur la réforme
00:31:52de l'assurance-chômage
00:31:53qui n'a pas produit
00:31:54des effets
00:31:54qui étaient escomptés
00:31:55par les libéraux
00:31:56mais qui a appauvri
00:31:57les travailleurs populaires.
00:31:59Elle est très récente
00:31:59la réforme de l'assurance-chômage.
00:32:02Non, désolé.
00:32:02La première,
00:32:03c'est l'assurance-pédicône
00:32:04en 2019.
00:32:05La deuxième,
00:32:05c'est en 2021.
00:32:06La troisième,
00:32:06c'est en 2023.
00:32:07On est en 2026.
00:32:08Désolé.
00:32:08Mais les réformes
00:32:09de l'assurance-chômage
00:32:10n'ont fait qu'une chose.
00:32:11Mettre les gens
00:32:11dans le pétrin.
00:32:12La réforme du RSA,
00:32:13on voit ses effets
00:32:14depuis un an,
00:32:15c'est des gens
00:32:15qui sont radiés.
00:32:16Moi, je les reçois
00:32:16à ma permanence.
00:32:17Ils n'ont plus rien.
00:32:18Voilà la réalité
00:32:18de ce que c'est
00:32:19que le macronisme.
00:32:20Donc en fait,
00:32:20ces gens-là,
00:32:21oui,
00:32:22ils en ont marre.
00:32:22Ils n'en peuvent plus
00:32:23et ils ont envie de dire
00:32:24que ça suffit.
00:32:25Ces politiques,
00:32:25ils ont appauvri.
00:32:26Eh bien, moi,
00:32:27je les soutiens.
00:32:27Je suis à leur côté.
00:32:29Et quand on ajoute à ça
00:32:30l'explosion liée
00:32:31à la fois à la hausse
00:32:32des prix du logement
00:32:33et à la hausse
00:32:34des prix de l'énergie,
00:32:35eh bien,
00:32:36c'est un coquet.
00:32:36Il faut être un coquet.
00:32:37Il faut être un coquet.
00:32:39Non, mais avant que le RN
00:32:41prenne la parole,
00:32:41je pense qu'il faut peut-être
00:32:42faire une petite mise au point
00:32:43parce que je trouve
00:32:44que ce soir,
00:32:45si vous voulez,
00:32:45le problème qu'on a,
00:32:46c'est que c'est le bal
00:32:47des hypocrites,
00:32:47tous en tant que vous êtes
00:32:48et je vais vous expliquer
00:32:49pourquoi.
00:32:50Déjà, le macroniste
00:32:51qui vient nous expliquer,
00:32:52désolé, je ne connais pas
00:32:53votre nom,
00:32:53qui vient nous expliquer
00:32:55le macroniste
00:32:55qui vient nous expliquer
00:32:57que le problème,
00:32:58c'est qu'il y aurait
00:32:59la volonté de foutre
00:33:00le bordel.
00:33:01Je pense que c'est
00:33:02un niveau de déconnexion
00:33:03et de mépris
00:33:04qui est à l'image
00:33:05de ces deux quinquennats
00:33:06qu'on fait la guerre
00:33:07aux travailleurs
00:33:08et aux classes populaires
00:33:10et à la jeunesse.
00:33:11Parce que la réalité,
00:33:11je vais terminer,
00:33:12parce que la réalité,
00:33:13c'est que c'est un rejet
00:33:15politique.
00:33:16C'est un rejet
00:33:18politique
00:33:19de tout ce que vous avez
00:33:20accumulé
00:33:21contre la jeunesse
00:33:22et les travailleurs
00:33:22de ce pays
00:33:22qui vous détestent.
00:33:23Donc, ce n'est pas
00:33:24le bordel,
00:33:24c'est du rejet.
00:33:25Et sur ce que disait
00:33:26le Rassemblement National,
00:33:27si vous voulez,
00:33:28c'est marrant.
00:33:28Vous vivez du bordel,
00:33:29on est d'accord.
00:33:30Vous alimentez le bordel
00:33:31en permanence
00:33:31parce qu'on est d'accord
00:33:32avec ça.
00:33:32Est-ce que là,
00:33:32vous venez ce soir
00:33:34en disant
00:33:34que c'est formidable,
00:33:36alimentons la contestation.
00:33:39Vous allez finir
00:33:42par me faire pitié,
00:33:45monsieur,
00:33:45parce que ça doit être
00:33:46terrible de regarder
00:33:47le monde à travers
00:33:48vos yeux.
00:33:48Ce n'est pas du bordel,
00:33:49c'est de la contestation
00:33:50politique,
00:33:51c'est de la revendication.
00:33:53Et c'est la tradition
00:33:55de lutte qui existe
00:33:56dans ce pays
00:33:56où votre gouvernement...
00:33:58Y compris les violences
00:33:58policières.
00:33:58Ne vous inquiétez pas,
00:33:59je dis bien.
00:34:01Et si vous voulez,
00:34:02dans votre pays,
00:34:02votre gouvernement,
00:34:05il a produit un mouvement
00:34:06de contestation contre vous
00:34:08par an quasiment,
00:34:09à quel point vous êtes détesté.
00:34:10Donc la réalité,
00:34:11c'est ça aujourd'hui.
00:34:11Et le Rassemblement National,
00:34:15si vous voulez,
00:34:16aujourd'hui,
00:34:17en fait,
00:34:17ce qui est marrant,
00:34:18c'est qu'ils sont très
00:34:18à la défensive
00:34:19et qu'ils sont très mal à l'aise
00:34:20parce que cette mobilisation
00:34:21de jeunesse
00:34:21qui a surpris tout le monde,
00:34:22qui fait la une
00:34:23du New York Times,
00:34:24je veux dire,
00:34:24moi je suis élu à Saint-Denis,
00:34:25Paul Éluard,
00:34:26c'était la une du New York Times.
00:34:28Ce mouvement de jeunesse,
00:34:29la réalité,
00:34:30c'est que vous incarnez
00:34:31tout ce qu'il déteste.
00:34:32Non seulement parce que
00:34:33sur les blocus,
00:34:34il crie la jeunesse
00:34:34en merde le Front National,
00:34:35mais c'est plus que ça,
00:34:36c'est parce que vous,
00:34:37la sélection,
00:34:38vous voulez l'instaurer
00:34:38au collège,
00:34:39vous voulez que des enfants
00:34:40de 11 ans,
00:34:40ils doivent passer des tests.
00:34:42Et c'est en réalité
00:34:42tout ça qu'ils sont en train
00:34:43de contester,
00:34:44d'autant plus que c'est pas ça.
00:34:45Vous, vous venez sur les plateaux télé
00:34:46pour défendre des mutileurs
00:34:48et des éborgneurs.
00:34:48La réalité aujourd'hui,
00:34:55l'avocat d'un jeune de 14 ans
00:34:57qui s'est fait détruire
00:34:58la mâchoire
00:34:58parce qu'on lui a tiré dessus
00:34:59à 1,50 m de distance.
00:35:00Et vous parlez du syndicat...
00:35:01Quand il était en train
00:35:01de frapper des policiers
00:35:02à coups de pied.
00:35:03Mais vous êtes un menteur.
00:35:04Mais vous êtes un menteur.
00:35:05Vous devriez avoir honte, monsieur.
00:35:07Vous êtes un menteur.
00:35:08Et la réalité...
00:35:10Et je dis une dernière chose.
00:35:11Je dis une dernière chose.
00:35:13La réalité,
00:35:14c'est que vous parlez
00:35:14du syndicat Alliance.
00:35:15Mais le syndicat Alliance,
00:35:17c'est ceux qui,
00:35:17en réalité,
00:35:18expliquent que les jeunes
00:35:19qui se révoltent
00:35:19après la mort de Naël,
00:35:20c'est des hordes de nuisibles.
00:35:21C'est ceux qui manifestent
00:35:22devant l'Assemblée nationale
00:35:23en disant
00:35:24le problème de la police
00:35:25et la justice.
00:35:26La réalité de ces organisations-là,
00:35:28c'est qu'ils demandent
00:35:28un permis de tuer XXL.
00:35:30Et ce que vous attendez,
00:35:31vous, c'est peut-être
00:35:31qu'un lycéen meurt.
00:35:32Ça ne vous suffit pas
00:35:33qu'il soit mutilé ?
00:35:34Qu'est-ce que vous attendez ?
00:35:34C'est plus les policiers
00:35:36aujourd'hui qui...
00:35:38Ah non, mais ce n'est pas
00:35:38une accusation,
00:35:39c'est une question.
00:35:39Mais ce n'est pas une question.
00:35:41Visiblement,
00:35:41ça ne leur suffit pas
00:35:42les mutilations.
00:35:43Visiblement,
00:35:43les enfants éborgnés
00:35:44qu'ont plus de mâchoire,
00:35:46ça ne leur suffit pas.
00:35:46Alexandre Nicoli.
00:35:47Parlez d'une infime minorité
00:35:49et justement de jeunes
00:35:50qui agressaient les policiers
00:35:52quand c'est arrivé.
00:35:54Mais vous mentez !
00:35:54C'est le mouvement de jeunesse
00:35:55le plus réprimé de l'histoire.
00:35:56Il y a 7000 interpellations.
00:35:57Vous m'avez attaqué.
00:35:58Il y a 7000 interpellations.
00:35:59Vous ne représentez pas les lycéens.
00:36:00Vous ne représentez pas la jeunesse.
00:36:01Mais vous pensez
00:36:01que vous les représentez,
00:36:02mais je les représente plus que vous.
00:36:03Vous êtes tous qui détestent.
00:36:05Madame Marcel,
00:36:06vous ne les représentez pas.
00:36:07Vous dites qu'il y a des émeutiers
00:36:08qui crient
00:36:09qu'ils nous combattent
00:36:10et qu'ils combattent
00:36:11le rassemblement national.
00:36:13C'est vrai.
00:36:14C'est vrai.
00:36:15Vous savez que les bloqueurs
00:36:17aujourd'hui,
00:36:18les bloqueurs aujourd'hui,
00:36:19j'ai regardé les chiffres,
00:36:20il y a 5% des lycées
00:36:22aujourd'hui qui sont bloqués.
00:36:23C'est les chiffres officiels.
00:36:24Sur le nombre de lycéens,
00:36:27au maximum,
00:36:28c'était 160 000 hier.
00:36:29Ça représenterait 7% des lycéens.
00:36:32Mais on sait
00:36:32qu'il y a même du renfort
00:36:34de l'étranger.
00:36:34Il y avait Greta Thunberg.
00:36:35Il y avait des Allemands.
00:36:36J'ai vu des t-shirts
00:36:37sans ne pas au lit antifa.
00:36:38C'est de la faute de l'étranger ?
00:36:39On l'avait manqué,
00:36:40celle-là.
00:36:40J'ai dit qu'il y a eu
00:36:41un regroupement d'antifa.
00:36:42Arrêtez de m'interrompre
00:36:43pour dire n'importe quoi,
00:36:44monsieur le Président.
00:36:44Vous êtes en train de dire
00:36:45que ce n'est pas les lycéens
00:36:45qui se mobilisent.
00:36:46Et donc, au maximum,
00:36:47on parle de 5-6% de manifestants.
00:36:50Je parle, moi,
00:36:51au nom de 95% de lycéens
00:36:53qui ne manifestent pas,
00:36:55qui veulent justement
00:36:59que leur lycée, évidemment,
00:37:02soit mieux entretenue,
00:37:03qui ne veulent pas la casse,
00:37:04qui veulent qu'on leur prépare
00:37:06un avenir avec un travail
00:37:07et justement qu'on soit
00:37:09en phase aujourd'hui
00:37:11en faisant de la prospective
00:37:12avec les enjeux de demain.
00:37:13Vous savez, Madame Marcelle...
00:37:15Vous pensez qu'il y a
00:37:15beaucoup de lycéens
00:37:16qui ont envie d'avoir
00:37:17le collège unique ?
00:37:17Madame Marcelle,
00:37:18je vais vous dire quelque chose.
00:37:19Madame Marcelle,
00:37:20je les comprends.
00:37:20Il y a combien de lycéens
00:37:20qui défendent votre programme, monsieur ?
00:37:21Les émeutiers, vous savez quoi ?
00:37:23Je vais vous faire un aveu.
00:37:24Ces émeutiers d'extrême-gauche,
00:37:26je les comprends
00:37:26parce qu'à 15 ans,
00:37:27j'étais comme eux.
00:37:28Vous voyez,
00:37:28j'organisais les manifs anti Le Pen.
00:37:30Et je sais qu'à 15 ans,
00:37:32oui, je vous le dis,
00:37:33à 15 ans,
00:37:33donc je les comprends.
00:37:34Je sais à quel point
00:37:35à 15 ans,
00:37:35on va être habité
00:37:36par des revendications
00:37:38très primaires.
00:37:40Vous avez vraiment mal tourné.
00:37:41C'est un peu une révélation.
00:37:42Ah oui ?
00:37:43Oui, je l'ai déjà dit.
00:37:44C'est pas ici, pas moi.
00:37:45Madame Marcelle
00:37:46était peut-être au Front National
00:37:47à l'époque.
00:37:47Non, mais attendez.
00:37:48Moi, je suis un petit peu cohérente,
00:37:50si vous voulez.
00:37:51Et donc, je comprends
00:37:52tout à fait
00:37:52cette espèce de pulsion,
00:37:54de rébellion,
00:37:55de révolution
00:37:55avec des revendications
00:37:58qui peuvent être très divergentes.
00:37:59Mais vous savez
00:37:59qu'ils sont très politiques,
00:38:01ils ont beaucoup de choses à dire,
00:38:02mais vous croyez où, en fait ?
00:38:04Donc, je pense
00:38:04qu'il s'agirait de grandir,
00:38:06de vous dire que...
00:38:06Mais arrêtez ce mépris-là.
00:38:07Oui, mais c'est pas du mépris,
00:38:08c'est de l'empathie.
00:38:10Sincèrement, parce que...
00:38:11Mais sincèrement,
00:38:12Mais vous vivez dans quel monde, monsieur.
00:38:14Vous savez,
00:38:15c'est mouvement gauchiste,
00:38:15c'est mouvement gauchiste,
00:38:16ça existe depuis les années 60.
00:38:18Jean Ferrat le chantait
00:38:19dans une chanson
00:38:19qui s'appelait
00:38:20Pauvre Petit Con.
00:38:21Non, mais vraiment...
00:38:22Vous allez parler
00:38:23ni de Jean Ferrat
00:38:24et il disait...
00:38:25Vous allez parler
00:38:27de votre programme, monsieur.
00:38:28Des bourgeois qui finiraient
00:38:28par voter comme leur père.
00:38:29Attendez,
00:38:30c'est souvent ces jeunes-là.
00:38:31Et d'ailleurs,
00:38:31c'est générationnel.
00:38:32Je vais vous dire...
00:38:32J'ai deux images à vous montrer.
00:38:33Attendez, juste,
00:38:34parce que je ne suis pas le seul.
00:38:35Vous savez,
00:38:36je disais que je manifestais
00:38:37en 2002.
00:38:38Vous savez que cette même génération,
00:38:39il y a eu une enquête.
00:38:407% des 18-24 ans.
00:38:43Contre l'Opén
00:38:44au deuxième tour.
00:38:44Oui, j'avais 15 ans.
00:38:4618% des 18-24 ans
00:38:50en 2002.
00:38:53Il y avait 7% seulement
00:38:54qui avaient voté
00:38:54des 18-24 ans
00:38:55Jean-Marie Le Pen.
00:38:56Et aujourd'hui,
00:38:57cette même tranche d'âge,
00:38:58on l'a vu en 2002,
00:39:01a dépassé 50%.
00:39:02Donc, il y a eu une évolution.
00:39:03C'est faux ce que vous dites.
00:39:04La jeunesse,
00:39:05elle ne vote pas majoritairement
00:39:06pour le Rassemblement national.
00:39:07Elle vote pour raconter
00:39:08n'importe quoi.
00:39:08Je dis que la même...
00:39:09Monsieur Le Laporte,
00:39:10vous n'avez pas compris
00:39:11ce que j'ai dit.
00:39:11J'ai dit que cette même tranche d'âge
00:39:13de 38 à 40 ans,
00:39:1444 ans,
00:39:15donc avec 20 ans de plus,
00:39:16cette même tranche d'âge.
00:39:17Il y a un article du Figaro
00:39:18qui traitait de ça.
00:39:20Vous voulez dire
00:39:21que vous n'êtes pas le seul
00:39:23à avoir changé ?
00:39:24Oui, mais c'est normal
00:39:26à 15 ans
00:39:27d'avoir des...
00:39:28Je voulais vous montrer...
00:39:29Je pense que l'extrême-gauche
00:39:30est l'idiot-utile
00:39:31du Rassemblement national.
00:39:32Évidemment.
00:39:33C'est eux qui font
00:39:34monter le Rassemblement national.
00:39:35Non, mais alors,
00:39:36il y a une confusion totale,
00:39:37si vous voulez.
00:39:38Qu'est-ce que vous répondez
00:39:38à l'accusation d'idiot-utile ?
00:39:40Non, mais je vais y répondre.
00:39:42Je n'ai pas ce problème.
00:39:42En fait, ce que fait le RN,
00:39:44c'est qu'ils sont très en difficulté
00:39:45dans la séquence
00:39:47et ils n'ont rien à apporter
00:39:48à cette jeunesse
00:39:48qui critique Parcoursup
00:39:50alors qu'eux,
00:39:50ils veulent imposer
00:39:51la fin du collège unique
00:39:52et surtout,
00:39:52la seule chose qu'ils ont à dire,
00:39:53c'est qu'il faut leur taper dessus
00:39:54encore plus fort.
00:39:55Donc, ils sont à la défensive
00:39:56et ils sont obligés
00:39:57d'avanter n'importe quoi
00:39:58en expliquant que c'est un mouvement...
00:40:00Excusez-moi.
00:40:02Ils cristallisent une colère
00:40:03bien plus profonde
00:40:04puisque ça s'est étendu aux facs.
00:40:05Il y avait 90% de facs bloqués.
00:40:07Il y avait 480 000 personnes
00:40:08dans la rue mardi
00:40:09et ça s'est étendu
00:40:10à des secteurs de travailleurs.
00:40:11Et c'est pour ça...
00:40:12On est à 35%
00:40:13selon le ministère.
00:40:14C'est toujours plus.
00:40:15Si vous voulez,
00:40:15moi évidemment,
00:40:16je vous laisse
00:40:16les chiffres du ministère.
00:40:18Et la réalité...
00:40:19Moi, je prends le chiffre
00:40:20des organisations
00:40:20qui organisent les manifestations
00:40:21si vous voulez.
00:40:22Et la réalité,
00:40:23d'ailleurs,
00:40:24là, c'est intéressant
00:40:26si vous vous parlez
00:40:28du 17 octobre.
00:40:29Ils adorent faire comme si
00:40:30les mouvements étaient isolés
00:40:31mais sauf qu'en fait,
00:40:32ça fait 10 ans
00:40:32qu'il y en a des luttes.
00:40:33Il y a eu des luttes massives
00:40:34contre la réforme des fraises.
00:40:36Il y a eu des luttes...
00:40:37Attendez, s'il vous plaît,
00:40:37s'il vous plaît.
00:40:39Il y a des luttes...
00:40:39Deux images.
00:40:41Vous reprez,
00:40:41Alexander Nicolique,
00:40:42Elsa Marcel, s'il vous plaît.
00:40:43J'ai deux images
00:40:44à vous montrer ce soir.
00:40:45Deux images.
00:40:45Montrez-nous.
00:40:47Et là, je sens
00:40:47que ça va être
00:40:47pour Arthur Delaporte.
00:40:49Ouh là !
00:40:50Deux images.
00:40:50Comment ça peut être pour vous ?
00:40:51La première,
00:40:52c'était ce matin,
00:40:54lycée à Shell,
00:40:55on est en Seine-et-Marne,
00:40:56avec des tirs de mortier
00:40:58d'artifice
00:40:58à l'intérieur du lycée.
00:41:00Regardez la réaction des élèves.
00:41:22La panique parmi les élèves.
00:41:23Vous allez pouvoir agir.
00:41:25Écoutez maintenant,
00:41:26deuxième extrait,
00:41:27le Premier ministre.
00:41:28Il demande
00:41:29où est passée
00:41:30la gauche
00:41:31face à ces violences.
00:41:34Où est la gauche
00:41:36qui défendait
00:41:36les enseignants
00:41:37et les proviseurs ?
00:41:39Où est la gauche
00:41:40même pas un mot
00:41:42pour condamner
00:41:43des tirs de mortier
00:41:44sur des salles de classe ?
00:41:46On voit bien aussi
00:41:47une classe politique
00:41:48qui est en train
00:41:48de courir après le mouvement
00:41:49pour essayer
00:41:50de le récupérer
00:41:51à des fins électorales.
00:41:52C'est le moment
00:41:53de la grande clarification,
00:41:54Madame la Présidente.
00:41:55Oui, oui,
00:41:56ce mouvement au début
00:41:58a été instrumentalisé
00:41:59par vos ailliers
00:42:00de la France insoumise
00:42:01dans le Val-de-Marne.
00:42:02Qu'est-ce que vous lui répondez
00:42:03où est passée la gauche ?
00:42:05Moi, je dis au Premier ministre
00:42:06que c'est absolument indécent
00:42:07d'avoir ce type de propos.
00:42:09Déjà, d'une part,
00:42:10moi, je soutiens
00:42:10le mouvement lycéen
00:42:11et je ne vais pas m'en excuser.
00:42:13Et je n'ai pas
00:42:13à m'en excuser
00:42:14auprès du Premier ministre
00:42:15qui, depuis le début,
00:42:16a fait n'importe quoi
00:42:17avec la gestion de ce conflit
00:42:18et qui a une part
00:42:19de responsabilité
00:42:20dans la manière
00:42:20dont les choses ont tourné
00:42:21parce qu'ils ont refusé
00:42:22dès le début
00:42:23d'entendre les lycéens
00:42:25et ils ont envoyé
00:42:26des moyens de répression
00:42:28inacceptables.
00:42:29Après, moi,
00:42:29je vais vous dire,
00:42:30j'ai écrit,
00:42:31moi, j'ai eu des lycées
00:42:32dans ma circonscription
00:42:33qui ont été pris pour cible,
00:42:35qui ont été dégradés.
00:42:37J'ai un lycée
00:42:38dont, par exemple,
00:42:39le poste d'accueil
00:42:40a été totalement détruit,
00:42:41dont l'agent a dû se réfugier
00:42:43parce que,
00:42:44qu'est-ce que j'ai fait ?
00:42:44Moi, j'ai contacté
00:42:45les établissements,
00:42:46je leur ai exprimé
00:42:47la solidarité,
00:42:47j'ai évidemment condamné.
00:42:49Sauf que, en fait,
00:42:50est-ce que ma condamnation,
00:42:53j'aurais dû aller voir
00:42:54le Premier ministre
00:42:54pour lui dire,
00:42:55voilà,
00:42:56j'ai toujours dit
00:42:57sur tous les plateaux télé
00:42:57que je condamnais
00:42:58les violences
00:42:59envers les équipes éducatives,
00:43:01envers les biens publics
00:43:03et que je pensais
00:43:04que ces manifestations
00:43:05devaient s'exprimer
00:43:05dans le calme.
00:43:06Vous avez écrit
00:43:07aux proviseurs
00:43:08de votre circonscription
00:43:09pour leur dire
00:43:10que vous étiez vraiment désolé ?
00:43:12Je leur ai écrit pour dire
00:43:13les revendications
00:43:14des lycéens sont légitimes
00:43:17mais ce qui s'est passé,
00:43:18ce qui s'est produit
00:43:19est inacceptable
00:43:20et, en fait,
00:43:21l'un n'empêche pas l'autre
00:43:22et à côté de ceux-là,
00:43:24la réponse du gouvernement
00:43:26n'a pas été à la hauteur.
00:43:27Parce qu'il y a un petit côté
00:43:28pompier piroumane.
00:43:29À la rigueur,
00:43:30le côté extrême-gauche,
00:43:31au moins,
00:43:31ils assument une forme
00:43:32de radicalité
00:43:34et ils sont là,
00:43:35ils défendent les lycéens
00:43:36le bordel, etc.
00:43:37Et ils n'ont évidemment
00:43:38pas un mot.
00:43:39Mais quand on a
00:43:39mille policiers,
00:43:40moi, dans ma circonscription,
00:43:42ma commissaire
00:43:43a été lourdement blessée,
00:43:45j'ai un proviseur
00:43:46qui a été attaqué,
00:43:47l'un des tout premiers lycées
00:43:48qui a connu des violences.
00:43:51C'est insupportable, en fait.
00:43:54qu'est-ce que j'ai dit
00:43:54d'insupportable ?
00:43:55Vous les avez lâchés,
00:43:56M. Cazeneuve ?
00:43:58Un cheveu d'un enseignant
00:43:59ou d'un proviseur ?
00:44:00Vous croyez que j'ai dit ça ?
00:44:01M. Cazeneuve,
00:44:02un peu de respect,
00:44:02si vous voulez.
00:44:03Vous avez l'air de dire
00:44:04que c'est intolérable.
00:44:07Est-ce que j'ai le droit
00:44:07de dire que c'est intolérable
00:44:08qu'on attaque des proviseurs
00:44:09et des professeurs ?
00:44:10Vous pensez que c'est pour vous ?
00:44:11Je ne vous réponds pas.
00:44:13M. Cazeneuve,
00:44:14vous avez lâché les policiers ?
00:44:15Dans ce cas-là,
00:44:16ce que dit le provisiste,
00:44:16M. Cazeneuve ?
00:44:17C'est indécent,
00:44:18si vous voulez,
00:44:19d'avoir ce débat aujourd'hui
00:44:20quand on sait
00:44:21qu'on a autant de policiers,
00:44:23autant de personnels
00:44:24de l'éducation nationale
00:44:25qui ont été agressés
00:44:26au cours de ces manifestations
00:44:28et, d'un côté,
00:44:29de vouloir les alimenter
00:44:31et de surfer
00:44:31sur ce qui se passe
00:44:32et, de l'autre,
00:44:34péniblement condamner
00:44:34autour d'un plateau télé
00:44:35ces violences.
00:44:36Donc, en fait,
00:44:36il faut aussi être très clair
00:44:38par rapport à ça.
00:44:38Oui,
00:44:39et vous avez raison,
00:44:40M. Delaporte,
00:44:40il y a un certain nombre
00:44:41des revendications
00:44:42des décisions
00:44:42qui sont entendables.
00:44:43On peut tout à fait avoir
00:44:44un débat sur Parcoursup,
00:44:45on peut tout à fait avoir
00:44:46un débat sur les...
00:44:48Ce que vous êtes en train de faire.
00:44:49Moi, j'ai dit
00:44:49qu'il y a une rupture
00:44:50de promesse très publique
00:44:52quand il n'y a pas
00:44:53de professeur devant une classe
00:44:54et qu'on a,
00:44:55à ce titre-là,
00:44:56échoué et des choses
00:44:57à réparer concrètement.
00:44:58Évidemment qu'on n'a pas
00:44:59tout bien fait,
00:45:00sinon il n'y aurait pas
00:45:00cette colère
00:45:00qui s'exprimerait dans la rue.
00:45:02Néanmoins,
00:45:02tous les débordements
00:45:03qu'on a connus
00:45:04depuis deux semaines,
00:45:04on doit les condamner
00:45:05d'une seule et même voie,
00:45:07être extrêmement clairs
00:45:08et quand on s'attaque
00:45:09à des policiers,
00:45:09quand on s'attaque
00:45:10à des fonctionnaires
00:45:10de l'éducation nationale,
00:45:11on passe un cap
00:45:13et le reste n'est plus audible.
00:45:15C'est ça la limite
00:45:16qu'il faut poser.
00:45:16Non mais,
00:45:17moi je trouve ça choquant
00:45:18parce que sincèrement,
00:45:20là aujourd'hui,
00:45:21je disais qu'il y avait
00:45:21une plainte d'alliance,
00:45:22les forces de l'ordre
00:45:23aujourd'hui n'en peuvent plus,
00:45:24elles sont à bout
00:45:24parce que justement
00:45:25elles ne sont plus soutenues
00:45:26par le pouvoir.
00:45:27Aujourd'hui,
00:45:28quand vous avez Emmanuel Macron
00:45:29qui dit
00:45:30il faut qu'ils aient de l'empathie
00:45:31pour qui ?
00:45:32Pour des gens
00:45:32qui leur jettent des pavés,
00:45:38d'un policier
00:45:38qui s'est fait taper
00:45:39à coups de marteau
00:45:40sur la tête
00:45:40qu'Alliance porte plainte.
00:45:43Aujourd'hui,
00:45:43les policiers disent
00:45:44qu'ils sont démunis.
00:45:45Il a dit de l'empathie,
00:45:45il a dit du discernement,
00:45:46je sais que vous en avez pas beaucoup.
00:45:46Non, non,
00:45:47il a dit empathie,
00:45:48il a dit empathie,
00:45:49il a dit empathie,
00:45:49ne mentez pas M. Cazeneuve.
00:45:51Et aujourd'hui,
00:45:51on a dit aux policiers
00:45:52qu'ils ne peuvent pas utiliser
00:45:53leur LBD ou alors
00:45:54avec parcimonie,
00:45:55qu'ils ne peuvent pas utiliser
00:45:56leur gonade ou avec parcimonie
00:45:57et ils se retrouvent désarmés
00:45:58totalement
00:45:59face à des gens
00:45:59qui les agressent.
00:46:00Pour être honnête intellectuellement
00:46:02et envers les gens
00:46:02qui nous regardent
00:46:03et pour la clarté du débat,
00:46:04Laurent Nunez dément ce soir
00:46:06avoir interdit
00:46:06toute utilisation du LBD
00:46:07et en l'occurrence,
00:46:08c'est un préfet.
00:46:09Je n'ai pas dit ça,
00:46:10j'ai dit avec parcimonie,
00:46:11ce sont les mots.
00:46:12Le préfet d'Indre-et-Loire
00:46:13qui lui a ordonné
00:46:15la suspension
00:46:15de l'utilisation du LBD
00:46:16et Laurent Nunez
00:46:18l'a rappelé à l'ordre.
00:46:19J'ai remarqué que souvent
00:46:20vous me reprenez
00:46:20pour dire des choses
00:46:21que je n'ai pas dites.
00:46:22Je n'ai jamais dit
00:46:23qu'il avait interdit,
00:46:24j'ai dit que l'ordre
00:46:25était avec parcimonie.
00:46:26Mais je vais vous dire,
00:46:27on fait un débat.
00:46:28C'est d'ailleurs problématique.
00:46:29Ça ne paraît pas
00:46:29complètement délérant.
00:46:30Je vais vous dire,
00:46:32M. Cazeneuve,
00:46:33en fait,
00:46:34il y a des points...
00:46:35On revient sur ce sujet
00:46:37des émeutes.
00:46:38Mais il y a un sujet crucial
00:46:40qu'on évoque malheureusement
00:46:42très peu depuis le début
00:46:44de ces émeutes.
00:46:45Et je parlais de cette majorité
00:46:47qui veut justement
00:46:48qu'on puisse étudier
00:46:50avec des cours normaux,
00:46:52que l'autorité soit rétablie,
00:46:54qu'il y ait moins d'heures
00:46:54et qu'aujourd'hui
00:46:56ne fasse pas des 8 heures,
00:46:5618 heures.
00:46:57Tout ça peut s'entendre.
00:46:58Mais parce que justement,
00:46:59aujourd'hui,
00:46:59le vrai problème qu'on a,
00:47:00M. Cazeneuve,
00:47:01c'est un déclin global.
00:47:02Vous êtes au pouvoir
00:47:03depuis 2017.
00:47:04On peut faire un bilan.
00:47:05En maths,
00:47:06le classement PISA,
00:47:08on est tombé de 495
00:47:09à 458 points
00:47:12entre 2017 et 2025.
00:47:13C'est 37 points de perdu.
00:47:15C'est deux années scolaires
00:47:16de déclin.
00:47:17En compréhension de lecture,
00:47:19là aussi,
00:47:19on a perdu 37 points.
00:47:21Deux années scolaires
00:47:21qu'on a perdu.
00:47:22Donc en sept ans,
00:47:24nos jeunes ont perdu
00:47:25deux années de niveau.
00:47:26Et en science,
00:47:28on a perdu 10 points
00:47:29de classement PISA.
00:47:29C'est une demi-année scolaire.
00:47:31Cet échec,
00:47:32c'est le vôtre.
00:47:32Alors après,
00:47:33on peut faire...
00:47:33Vous pouvez dire,
00:47:35non,
00:47:35mais on a mis plus de moyens.
00:47:36Vous avez mis des moyens...
00:47:38Juste vous proposer,
00:47:39je n'ai pas tout à fait compris.
00:47:40qu'on ait aujourd'hui
00:47:42un système scolaire adapté
00:47:44en faisant de la prospective.
00:47:45Alors pourquoi...
00:47:46Attendez,
00:47:46attendez,
00:47:47on entend ça quand même.
00:47:47Yves Traillard,
00:47:48M. Switek,
00:47:49la réponse du Rassemblement National
00:47:50à la crise de l'éducation nationale,
00:47:51c'est quoi ?
00:47:52Avoir un système
00:47:52d'éducation adapté
00:47:54pour avoir de la prospective.
00:47:55Vous vous rendez compte
00:47:56au niveau de bullshit ?
00:47:58Mais M. Cazeneuve,
00:47:59si vous m'interrompez...
00:48:00On dirait un macroniste
00:48:01avec cette nomme blanche
00:48:02pour prendre le temps.
00:48:03Vous êtes Rassemblement National
00:48:05et l'éducation.
00:48:07J'avais 15 ans,
00:48:07je n'étais jamais...
00:48:08Oui, justement,
00:48:10d'un point de vue professionnel.
00:48:11M. Cazeneuve,
00:48:13M. Cazeneuve,
00:48:14je vais vous répondre.
00:48:15C'est risible.
00:48:15Parce que moi,
00:48:16j'assume,
00:48:16contrairement à ce que...
00:48:17Enfin, par rapport
00:48:17à ce que disait Mme Marseille,
00:48:18c'est un débat sérieux.
00:48:20Allez-y, allez-y, allez-y.
00:48:21C'est un débat sérieux,
00:48:22M. Cazeneuve.
00:48:23J'assume qu'il faut sortir
00:48:25du collège unique.
00:48:27J'assume parce qu'aujourd'hui,
00:48:29effectivement,
00:48:30il faut qu'on envoie
00:48:30nos jeunes vers l'apprentissage.
00:48:32Oui, M. Cazeneuve.
00:48:33Je pense qu'il faut sortir...
00:48:35Il faut que nos jeunes
00:48:36aillent vers l'apprentissage
00:48:37aujourd'hui,
00:48:38vers des filières
00:48:39où il y a des centaines
00:48:41de milliers d'emplois
00:48:42qui sont recherchés
00:48:43dans l'industrie,
00:48:44dans le sanitaire et social.
00:48:46Et si on veut justement
00:48:47augmenter le PIB,
00:48:48il va falloir que ces emplois
00:48:49soient pourvus.
00:48:50Et donc, ça demande justement
00:48:51qu'on oriente
00:48:52nos jeunes,
00:48:52aujourd'hui,
00:48:53beaucoup plus vers l'apprentissage.
00:48:54Aujourd'hui,
00:48:54quand on voit les chiffres
00:48:57de ceux qui vont faire des...
00:48:58On peut avoir un débat
00:48:59sur l'orientation professionnelle.
00:49:00Non, parce que vous avez
00:49:01refusé de revenir dessus.
00:49:03Et là-dessus,
00:49:03vous avez appliqué,
00:49:04au final...
00:49:04On est la majorité
00:49:05qui a mis en place
00:49:06un million d'apprentis.
00:49:06Vous n'allez quand même
00:49:07pas nous donner des leçons
00:49:07sur la capacité à faire
00:49:09des actes extrêmement faires.
00:49:09Mais c'est en nombre
00:49:10bien insuffisant,
00:49:11M. Cazeneuve.
00:49:11Et vous réduisez le budget
00:49:12par rapport aux apprentis
00:49:14sur le budget.
00:49:15Oui, parce qu'on le sait,
00:49:16à gauche,
00:49:16ils avaient fait diminuer
00:49:17les apprentis.
00:49:18Je sais.
00:49:18Je sais, M. Cazeneuve.
00:49:19Mais sauf qu'aujourd'hui,
00:49:20quand on part aux Allemands...
00:49:21Ça n'a rien à voir.
00:49:22Vous avez dressé un bilan.
00:49:24Juste, mais...
00:49:24Juste une précision importante.
00:49:26Le niveau de nos jeunes,
00:49:27c'est quand même important.
00:49:29Et le sujet de l'autorité,
00:49:30on ne peut pas l'occuper.
00:49:30Non, non, non.
00:49:31On a 18%.
00:49:31Vous n'allez pas empiler les sujets.
00:49:33Je m'arrête sur le sujet
00:49:34que vous venez de mettre
00:49:34sur la table
00:49:35parce que je trouve
00:49:35que c'est un des sujets
00:49:37passionnants
00:49:37et à mon avis
00:49:38qui sera peut-être
00:49:39un des grands changements
00:49:40après la présidentielle
00:49:40en fonction de
00:49:41qui arrivera à l'Élysée.
00:49:42Vous savez que 24%
00:49:43des élèves dans un master
00:49:44sont...
00:49:44Attendez !
00:49:44Qui arrivera à l'Élysée ?
00:49:46À quel âge ?
00:49:48À quel âge ?
00:49:49Alexandre Nicolique,
00:49:51vous commencez
00:49:51à envisager,
00:49:53comment dire,
00:49:54une bifurcation
00:49:55ou des bifurcations différentes
00:49:56pour les élèves ?
00:49:57À 11 ans.
00:49:58Non, mais...
00:49:58La réponse, c'est à 11 ans.
00:50:00Madame Marcel,
00:50:01madame Marcel...
00:50:01Quand on dit
00:50:01la fin du commège unique...
00:50:02Oui, voilà, à 11 ans.
00:50:03Non, mais juste peut-être
00:50:03pour intervenir un petit peu
00:50:05parce que là,
00:50:06ils se font un tunnel respectif
00:50:07mais pour dire quelque chose.
00:50:08Partir des images
00:50:09que vous avez montrées
00:50:09et ensuite discuter
00:50:10de, en fait,
00:50:11les revendications
00:50:12qui sont portées
00:50:13et l'avenir de la jeunesse
00:50:14puisque c'est ça
00:50:15qu'il y a en cause.
00:50:16Pour commencer par les images
00:50:17que vous avez représentées.
00:50:19Moi, je pense qu'effectivement,
00:50:21la difficulté face à laquelle on est,
00:50:23c'est que ça consiste
00:50:24à traiter la colère lycéenne
00:50:25par quelques images isolées
00:50:26que vous mettez en boucle
00:50:28sur les plateaux télévés.
00:50:29Non, c'est faux.
00:50:29Une 900 policiers blessés.
00:50:30Non, non, non.
00:50:30Et si vous voulez...
00:50:31Alors ça, alors ça...
00:50:32Non, non.
00:50:32Et si vous voulez...
00:50:33Ça, je ne peux pas vous laisser dire ça.
00:50:34Je ne peux pas vous laisser dire ça.
00:50:35Hier soir,
00:50:36hier soir,
00:50:383 heures,
00:50:383 heures
00:50:39avec 18 lycéens
00:50:40et étudiants en plateau.
00:50:41Oui, je sais très bien.
00:50:41Et l'étudiant a été très très fort.
00:50:43La semaine dernière,
00:50:443 heures avec 18 lycéens
00:50:46et étudiants en plateau.
00:50:47Vous pensez qu'on a parlé
00:50:47de toutes ces images-là ?
00:50:48Non, mais alors attendez,
00:50:48moi je vais vous répondre sur ça.
00:50:49On a parlé de tout,
00:50:50d'absolument tout.
00:50:51Oui, mais moi je vais vous répondre.
00:50:52Donc ne dites pas
00:50:52qu'on résume ce mouvement à ça.
00:50:53Arrêtez, arrêtez.
00:50:54Arrêtez.
00:50:55Arrêtez.
00:51:02Arrêtez.
00:51:03Je vous dis une chose claire.
00:51:05En fait,
00:51:05le problème qu'on a aujourd'hui,
00:51:07et je pense qu'il faut dire
00:51:08quand même les chiffres,
00:51:08c'est le mouvement de jeunesse
00:51:09le plus réprimé de l'histoire.
00:51:11Il y a 7000 interpellations
00:51:12et encore ça a augmenté.
00:51:147900.
00:51:14Voilà, très bien.
00:51:168000 avec 86% de mineurs.
00:51:18Et aujourd'hui,
00:51:19quand on vient vous parler
00:51:19de manière complètement décomplexée,
00:51:22d'émeutier,
00:51:22de majorité,
00:51:23qu'en réalité,
00:51:24ce que les jeunes
00:51:24seraient en train de réclamer,
00:51:26c'est réclater l'ordre.
00:51:26Les 50 établissements,
00:51:27les images que l'on a vues là.
00:51:30Bien sûr, j'y arrive.
00:51:30Monsieur, la réalité,
00:51:31vous savez quand vous parlez...
00:51:33Elles existent ou pas ?
00:51:34Oui, bien sûr qu'elles existent.
00:51:36Mais moi, je pense
00:51:36que ça n'invalide en rien
00:51:37la colère.
00:51:38Mais est-ce qu'il faut
00:51:38les laisser casser,
00:51:39Madame Marcel ?
00:51:40Est-ce qu'il faut les laisser casser ?
00:51:41Madame Marcel,
00:51:42est-ce qu'il faut les laisser
00:51:43taper des profs,
00:51:44des proviseurs cassés ?
00:51:45Vous savez qui tape des profs
00:51:46dans ce pays ?
00:51:46Eh bien, c'est la police.
00:51:48Et si vous regardez
00:51:49la réalité de ce mouvement,
00:51:51vous avez devant...
00:51:53C'est vraiment grave de dire ça.
00:51:54Non, non, mais je l'assume.
00:51:56Regardez ces témoignages
00:51:57d'enseignants.
00:51:57Regardez les témoignages
00:51:58d'enseignants qui...
00:51:59Attendez, attendez, attendez.
00:52:00Il y a des témoignages
00:52:01d'enseignants qui ressortent
00:52:03de la manifesta...
00:52:03Vous allez répondre,
00:52:04ne vous inquiétez pas,
00:52:05calmez-vous.
00:52:05Qui ressortent de la manifestation
00:52:09du mouvement de 6 octobre.
00:52:12Vous avez des témoignages
00:52:12d'enseignants qui expliquent
00:52:13qu'elles se sont fait
00:52:13agresser sexuellement.
00:52:15Vous avez des enseignants
00:52:16devant les centres...
00:52:18Oui, oui, mais...
00:52:20Mais renseignez-vous,
00:52:21c'est votre métier.
00:52:22Renseignez-vous,
00:52:22c'est un témoignage.
00:52:23On a fait l'enquête, justement.
00:52:24Mais elle le maintient.
00:52:26Elle le maintient.
00:52:27Vous avez l'âge
00:52:28de déplacer sur les violences scolaires.
00:52:30Qu'est-ce que vous proposez
00:52:31pour que les lycéens aillent mieux ?
00:52:33C'est ça qu'on vous demande.
00:52:33Mais là, moi, je vais vous le dire.
00:52:34On vous demande ça.
00:52:35Bien sûr, non, mais moi,
00:52:36je vais vous le dire,
00:52:36mais attendez,
00:52:37ce n'est pas vous qui me demandez.
00:52:37Moi, je réponds sur la réalité.
00:52:39Non, mais attendez.
00:52:41Attendez, frère.
00:52:42Non, moi, je vous dis une chose.
00:52:43Je vous dis que la réalité
00:52:44de ce qui est en train
00:52:45de se produire aujourd'hui,
00:52:46c'est que Laurent Nunez,
00:52:47il a du sang sur les mains.
00:52:48Il a appelé à ne pas user
00:52:50de la retenue dans l'usage
00:52:57de lanceurs de grenades
00:52:58de désencerclement
00:52:59qui ont mutilé le jeune à l'Anse.
00:53:01Son avocat faisait une conférence
00:53:02de presse hier.
00:53:03C'est une arme de guerre
00:53:04classée comme telle
00:53:04par le Code de sécurité intérieure.
00:53:06Ce qui est criminel aujourd'hui,
00:53:07c'est ça.
00:53:08Et moi, je continuerai de le dire.
00:53:10Évidemment que les violences,
00:53:11elles sont du côté de la police.
00:53:12Vous êtes d'accord ?
00:53:12Attendez, attendez, attendez, attendez.
00:53:14Y compris contre les enseignants.
00:53:15Pierre Caseneuve.
00:53:16Demandez aux enseignants du lycée
00:53:17Paul-Éluard
00:53:18par qui ils se font frapper
00:53:19quand ils essayent de défendre
00:53:20leurs élèves des charges policières.
00:53:21Laurent Nunez.
00:53:24Sur ce qu'on propose
00:53:25pour les lycéens
00:53:25parce qu'il faut quand même
00:53:26répondre à ça aussi,
00:53:27effectivement.
00:53:27Et puis, il vous l'a dit.
00:53:28On s'arrête d'abord
00:53:29sur ce que vous voulez dire.
00:53:30D'accord, après je répondrai
00:53:30parce que c'est quelque chose
00:53:31de très important.
00:53:32Pierre Caseneuve.
00:53:33Le niveau de provocation
00:53:36qui aujourd'hui
00:53:36est sur ce plateau
00:53:37est scandaleux.
00:53:38Quand on commence à dire
00:53:39que des policiers...
00:53:39Ce qui est scandaleux,
00:53:39ce n'est pas des enfants mutilés, monsieur ?
00:53:41Vous ne trouvez pas ça scandaleux ?
00:53:41Quand on commence à dire
00:53:41que des policiers tapent sur les enseignants,
00:53:43que le ministre de l'Intérieur
00:53:44a du sang sur les mains...
00:53:45Enfin, il faut vraiment avoir
00:53:47toute proportion gardée.
00:53:48Mais ça ne vous choque pas ?
00:53:49Pour elle, les policiers
00:53:50devraient se laisser frapper.
00:53:51À coup de marteau
00:53:52et se faire balancer de la cible.
00:53:53Parce qu'elle a la haine
00:53:55de la police.
00:53:57Attendez, s'il vous plaît.
00:53:58En fait, les policiers,
00:54:00c'est leur métier
00:54:01de maintenir l'ordre
00:54:02et de maintenir le respect.
00:54:03De frapper des lycéens ?
00:54:03C'est un problème
00:54:04si c'est leur métier
00:54:05de frapper des lycéens
00:54:05qui sont désarmés.
00:54:06Les lycéens 14-15 ans,
00:54:08frapper des lycéens,
00:54:09c'est leur métier ?
00:54:09C'est bien triste.
00:54:10Ce que vous dites est faux.
00:54:11Ils se font un métier
00:54:15Vous savez ce que c'est
00:54:16un enfant en garde à vue ?
00:54:17Vous avez déjà vu
00:54:18à quoi ça ressemblait
00:54:18un enfant en garde à vue ?
00:54:19Vous savez quoi ?
00:54:20J'ai assisté des jeunes
00:54:21au commissariat de Saint-Saint-Denis
00:54:22qui sont sortis
00:54:23avec des suspicions
00:54:24de fractures du crâne.
00:54:25Un enfant de 14 ans.
00:54:26Un enfant de 14 ans.
00:54:27On est rentré dans sa cellule
00:54:29à partir de 20h30.
00:54:30On l'a giflé.
00:54:31On lui a dit
00:54:31maintenant il n'y a plus
00:54:32ton avocate pour te défendre.
00:54:33Mais pourquoi vous dites
00:54:34que c'est n'importe quoi ?
00:54:34Vous vivez dans quel monde ?
00:54:35Mais ça se voit
00:54:36que vous n'avez jamais manifesté
00:54:37de votre vie.
00:54:38Vous ne savez pas
00:54:38à quoi ça ressemble
00:54:39les manifestations ?
00:54:40Vous ne savez pas
00:54:40à quoi ça ressemble
00:54:41à les manifs de droite ?
00:54:43J'imagine que c'est un réprimé.
00:54:44Vous ne savez pas
00:54:44à quoi ça ressemble
00:54:45à manifesté dans le pays
00:54:47de plus de temps ?
00:54:48Pourquoi la police
00:54:48n'interprime pas
00:54:50et il n'y a pas de caractère
00:54:51pour répondre à Elsa Marseille ?
00:54:52Vous participez
00:54:53à des mouvements ultra-violents
00:54:54et vous alimentez
00:54:55une haine et une défiance
00:54:56envers la police
00:54:57qui est extrêmement dangereuse
00:54:59et dramatique.
00:55:00C'est une remise en question
00:55:00de l'état de droit,
00:55:01de qui détient
00:55:02la violence légitime.
00:55:03Ce n'est pas vous qui allez
00:55:03m'expliquer
00:55:03ce que c'est
00:55:04que les libertés démocratiques.
00:55:05Je crois que les Macronis
00:55:06sont très très mal passés
00:55:07pour chacun.
00:55:07C'est juste de laisser
00:55:08entendre ses adversaires
00:55:09politiques parler.
00:55:10C'est le début
00:55:10de la démocratie.
00:55:11Il y a des libertés démocratiques.
00:55:13Excusez-moi,
00:55:13c'est le droit
00:55:14de dire ce que je pense.
00:55:15Non mais ce plateau
00:55:16est l'unier.
00:55:19C'est difficile,
00:55:20très sincèrement.
00:55:21Je veux dire,
00:55:21ce n'est pas agréable.
00:55:22Vous allez vous en remettre.
00:55:23Non mais ce n'est pas
00:55:24question de m'en remettre.
00:55:25Moi je m'en fiche,
00:55:25je pense à des spectateurs
00:55:26qui sont là
00:55:27pour entendre des débats
00:55:28contradictoires.
00:55:29Vous alimentez
00:55:29de la peine
00:55:30envers de la police.
00:55:31Vous alimentez
00:55:31des propos
00:55:32qui sont faux,
00:55:33dangereux.
00:55:35Vous mettez des fonctionnaires
00:55:36les uns contre les autres
00:55:37alors qu'aujourd'hui
00:55:38les policiers de ce pays
00:55:39font un métier
00:55:40extrêmement difficile.
00:55:41Il y en a 1000
00:55:41qui ont été blessés
00:55:42dans le cadre de leur fonction.
00:55:43Et quand vous avez 8000 élèves
00:55:45mais vous avez le droit
00:55:46de ne pas être d'accord
00:55:46mais c'est la vérité.
00:55:47Et quand vous avez 8000 élèves
00:55:48ou mineurs
00:55:49qui sont en garde à vue,
00:55:51c'est peut-être aussi
00:55:52parce que jamais
00:55:53les manifestations
00:55:53n'ont été aussi violentes.
00:55:54On ne met pas les gens
00:55:55en garde à vue
00:55:55juste pour le plaisir.
00:55:56Ça veut dire que ce sont des gens
00:55:57qui ont été pris
00:55:58en flagrant délit
00:55:59d'actes de dégradation
00:56:01de violence.
00:56:02Et donc c'est ça aussi
00:56:03qu'il faut regarder.
00:56:04Je vous permets de vous dire
00:56:05que des élèves du lycée
00:56:06Paul Langevin de Beauvais
00:56:07ont témoigné du fait
00:56:09que leur professeur
00:56:09ait été frappé par des policiers.
00:56:11Je ne sais pas
00:56:11s'il y a une enquête en cours
00:56:12ou je ne sais pas
00:56:13ce que va donner cette enquête.
00:56:14Néanmoins,
00:56:15il y a effectivement eu
00:56:16des témoignages de lycéens
00:56:17qui ont vu leur professeur
00:56:19bien sûr.
00:56:19Mais avant de dire
00:56:20comme ça,
00:56:21c'est l'heure de commencer.
00:56:22C'est frappé par des policiers.
00:56:32Quand vous avez 150
00:56:34personnels de l'éducation nationale
00:56:35qui ont été blessés,
00:56:35on est bien d'accord
00:56:36que ce n'est pas la police.
00:56:37Personne ne l'unit.
00:56:38On est bien d'accord.
00:56:39C'est avant tout les manifestants.
00:56:40Moi, je suis juste
00:56:40à vous dire que c'est
00:56:42les émeutiers
00:56:43qui les ont blessés.
00:56:44Ah oui, exactement.
00:56:45S'il vous plaît.
00:56:45D'accord.
00:56:46Donc ce sont les policiers
00:56:47qui affirment là.
00:56:48Extrêmement grave,
00:56:49M. Toutek.
00:56:50La personne à la droite
00:56:51peut-être encore de dire
00:56:52que les 150 enseignants
00:56:54ont été blessés
00:56:55par la police.
00:56:55C'est des policiers
00:56:56qui les chargent
00:56:57devant des blocus.
00:56:58Je suis désolée de vous le dire.
00:56:59Elsa Marcel,
00:57:00quand on regarde la liste
00:57:01des 140 de la police
00:57:02qui peut sortir de chez vous.
00:57:04Ce sont,
00:57:04je ne vais pas dire
00:57:05des lycéens,
00:57:06ce sont des émeutiers
00:57:07qui ont été,
00:57:08qui ont visé,
00:57:09qui ont visé,
00:57:10vous prenez les témoignages
00:57:11de proviseurs,
00:57:12vous prenez les témoignages
00:57:13d'un certain nombre
00:57:13d'enseignants,
00:57:14ce sont des émeutiers
00:57:15qui les ont visés
00:57:16avec des tirs de mortier,
00:57:17etc.
00:57:17Si je prends l'exemple
00:57:18de ma circonscription,
00:57:19le jeune a été interpellé,
00:57:20il a été différé.
00:57:21Vous savez que ça a été
00:57:23la foire aux fake news
00:57:24dès le début.
00:57:25Vous savez que Sébastien Lecornu
00:57:26lui-même,
00:57:27il a diffusé une fake news
00:57:28sur le lycée Paul-Éluard
00:57:29en disant qu'une élève
00:57:29avait été attaquée
00:57:30à l'acide.
00:57:31Ça a été démenti.
00:57:32Gabriel Attal,
00:57:33il a diffusé des fake news
00:57:35sur des enfants.
00:57:37Excusez-moi de ne pas
00:57:38les croire sur parole.
00:57:39Excusez-moi de ne pas croire
00:57:40Laurent Nguyen sur parole.
00:57:41des fake news.
00:57:42Non, non, attendez.
00:57:42Je peux faire la liste
00:57:43de ceux qui ont témoigné
00:57:45sur notre antenne,
00:57:46qui ont témoigné
00:57:46sur notre antenne
00:57:47de ce qui leur est arrivé,
00:57:48notamment des proviseurs,
00:57:50de ce que nos équipes
00:57:50ont filmé, etc.
00:57:52Oui, mais je vous dis
00:57:52dans ce cas...
00:57:53Pardon, mais quand vous filmez
00:57:55par exemple un lycée à Paris
00:57:57qui est attaqué
00:57:58par des mecs qui mettent,
00:57:59pardon pour l'expression,
00:58:00des barricades,
00:58:01qui mettent le feu
00:58:02avec nos équipes à l'intérieur
00:58:03qui filment,
00:58:04ce n'étaient pas des policiers
00:58:05derrière Elsa Marcel.
00:58:06Oui, mais déjà,
00:58:07il faut discuter
00:58:07de quoi on parle
00:58:08parce que pour moi,
00:58:08des poubelles brûlées,
00:58:10ce n'est pas une violence.
00:58:11Donc déjà,
00:58:11il faut mettre ça au clair.
00:58:12Quand vous avez...
00:58:13Ah non, des poubelles brûlées,
00:58:14ce n'est pas une violence.
00:58:15Ah non, pas du tout.
00:58:16C'est pas une violence.
00:58:19C'est pas une violence.
00:58:20C'est pas une violence.
00:58:20Je vous explique...
00:58:21C'est comme si vous...
00:58:22Vous avez une boucle de fleurs.
00:58:23Ah oui, votre problème,
00:58:24c'est que les poubelles brûlées,
00:58:25ça pollue, c'est ça.
00:58:25Tire de mort, c'est violent.
00:58:27Ça coûte de l'argent
00:58:28et c'est les contribuables
00:58:30en site qui doivent payer.
00:58:31Mais vous en fichez,
00:58:31madame Marcel.
00:58:32Comme après Naël,
00:58:33ça a coûté un milliard d'euros,
00:58:34les émeutes après Naël
00:58:35que vous avez défendu.
00:58:36Non, vous n'allez pas me faire dire
00:58:37que brûler un sac poubelle,
00:58:38c'est une violence.
00:58:38Alors ça, il faut vraiment
00:58:39vivre dans un monde parallèle
00:58:40pour penser ça.
00:58:41Et si vous voulez,
00:58:42moi, pareil,
00:58:42je conteste les opérations
00:58:43de communication
00:58:44qui sont construites
00:58:45sur ce mouvement.
00:58:46Même quand on dit
00:58:46tir de mort.
00:58:46C'est vrai que vous ne vous communiquez pas du tout.
00:58:48Vous ne vous faites pas du tout
00:58:49de communication
00:58:49et vous envoyez des gamins.
00:58:51C'est un vocabulaire guerrier
00:58:54pour déformer la réalité.
00:58:55C'est des feux d'artifice
00:58:58qui sont en vente libre.
00:58:59Mais on se répète.
00:59:00Non, mais je veux dire
00:59:00que vous n'avez pas besoin.
00:59:01Mais ils n'ont pas forcément
00:59:02en vente libre.
00:59:03Moi, je sais de quoi je parle,
00:59:04monsieur.
00:59:04C'est mon métier.
00:59:05Moi aussi, je sais de quoi je parle.
00:59:06C'est mon métier.
00:59:06Mais quand vous le parti socialiste
00:59:07n'avez pas le monopole,
00:59:08elle n'a pas le monopole.
00:59:09C'est pas tout à fait.
00:59:12Mais j'ai pas d'espace.
00:59:12Parce qu'on se dit
00:59:13que finalement,
00:59:14on a le droit de parler aussi
00:59:15ou c'est celle qui délire
00:59:16qui dit n'importe quoi
00:59:17tout à l'heure
00:59:17qu'elle doit relâcher
00:59:18le droit de la porte sur ce plateau.
00:59:19Arthur Delaporte.
00:59:21Non, mais en fait,
00:59:21moi, je trouve que ce débat
00:59:22est absolument lunaire
00:59:23parce qu'on a l'impression...
00:59:24Parce que vous êtes plutôt
00:59:24du côté de la révolution permanente
00:59:26et de l'extrapoche.
00:59:28Moi, je suis un révolutionnaire
00:59:29dans l'âme.
00:59:29Non, je vais vous dire...
00:59:31Parce qu'on vous sent gêné.
00:59:32Non, je ne suis pas du tout gêné.
00:59:34Je me dis que...
00:59:35Je me sens sur la présidentielle.
00:59:36Je me dis, tiens,
00:59:37peut-être que monsieur Glucksmann,
00:59:38il va avoir fort à faire
00:59:39parce qu'il y a une partie
00:59:40du Parti Socialiste
00:59:41qui va être plutôt
00:59:43du côté de M. Mélenchon.
00:59:45Et ça tombe bien,
00:59:45on parlera de sondage
00:59:46dans un instant.
00:59:46Le tout dernier est tombé.
00:59:47Depuis tout à l'heure,
00:59:47je suis quand même assez discipliné.
00:59:49J'écoute tout le monde
00:59:49et j'essaie juste de dire une chose.
00:59:51Vous essayez de ne pas trop
00:59:51vous mouiller surtout.
00:59:52Avec le groupe socialiste
00:59:53et l'intégralité du groupe socialiste.
00:59:55De François Hollande
00:59:57à Olivier Faure.
00:59:59Nous avons déposé
01:00:00une proposition de loi
01:00:01visant à interdire
01:00:02les armes de désencerclement
01:00:04et les techniques
01:00:05d'immobilisation létales.
01:00:06Pourquoi ?
01:00:07Parce qu'en France,
01:00:07on est l'un des rares pays en Europe
01:00:09à avoir ce niveau d'harcelal
01:00:11et ce niveau aussi
01:00:12de personnes blessées
01:00:13lors d'interventions policières.
01:00:14Donc on a un vrai sujet
01:00:15de doctrine de maintien de l'ordre.
01:00:16Et je crois que poser ce sujet,
01:00:18ce problème,
01:00:19et qui était déjà visible...
01:00:21Le problème, c'est le maintien de l'ordre.
01:00:23Dans ces émeutes,
01:00:24c'est le maintien de l'ordre.
01:00:25Attendez, laissez-moi finir.
01:00:26Poser ce problème,
01:00:27est-ce que c'est un sujet tabou ?
01:00:30La réponse ne pourrait pas être ça.
01:00:32Et en fait,
01:00:32dire qu'on a un problème
01:00:33de maintien de l'ordre,
01:00:34c'est tout de suite dire
01:00:35vous êtes le complice
01:00:37de personnes
01:00:38qui cautionnent la violence.
01:00:39Justement, non.
01:00:41Justement, non.
01:00:41Je ne cautionne la violence
01:00:43d'où qu'elle vienne.
01:00:45Et moi, je crois que
01:00:45dans une démocratie,
01:00:46on doit pouvoir affirmer
01:00:48son désaccord
01:00:49dans la paix
01:00:49et que le rôle premier
01:00:51des forces de l'ordre,
01:00:52c'est de protéger
01:00:52les manifestants.
01:00:53Vous êtes en désaccord
01:00:53avec Mme Marcelle.
01:00:54De protéger quoi ?
01:00:55De protéger les manifestants.
01:00:57Le rôle premier,
01:00:57c'est de protéger
01:00:58ceux qui cassent,
01:01:00ceux qui les...
01:01:00Monsieur Nicolique,
01:01:01il n'a pas eu ceux qui cassent,
01:01:02il a dit les manifestants,
01:01:03Alexandre Nicolique.
01:01:03Vous qui êtes le premier
01:01:04à donner des leçons
01:01:05de maintien de l'ordre.
01:01:06Je vais vous dire une chose,
01:01:06ça s'appelle la doctrine française
01:01:07de maintien de l'ordre.
01:01:08Elle a été fixée
01:01:09par Daniel Valland,
01:01:10ministre de l'Intérieur.
01:01:11Et c'est évidemment
01:01:12la première des priorités
01:01:14de la Jolisse.
01:01:15C'est de faire en sorte
01:01:16qu'il n'y ait pas
01:01:16de baisser dans les manifestations
01:01:17pour pouvoir exercer
01:01:19un droit constitutionnel.
01:01:21Voilà.
01:01:21C'est la réalité.
01:01:22Est-ce que vous condamnez
01:01:24les feux de poubelle ?
01:01:25Mais écoutez,
01:01:26je vais demander...
01:01:26Alors là, non.
01:01:27Il fait un.
01:01:29Évidemment que...
01:01:30Est-ce que vous condamnez
01:01:32les feux de poubelle ?
01:01:33Je vais vous dire une chose.
01:01:34S'il vous plaît, s'il vous plaît.
01:01:36S'il vous plaît, s'il vous plaît.
01:01:39Juste, moi,
01:01:39un feu de poubelle,
01:01:40ça me choque moins
01:01:41qu'un gamin défiguré.
01:01:42Voilà, désolé.
01:01:43Non mais...
01:01:44Ah oui, ça vous fait rire ?
01:01:45J'ai vu les enfants...
01:01:45J'ai vu les enfants...
01:01:46J'ai vu les enfants de poubelle et des poubelle.
01:01:47C'est ce qui répond pas à la question.
01:01:48Voilà, il y a tout le temps.
01:01:50C'est toujours...
01:01:51Mais non mais, Yves Tréard,
01:01:52vous émutez les postures qui fâchent.
01:01:54Est-ce que vous condamnez
01:01:54les feux de pneus
01:01:55dans les préfectures ?
01:01:57Est-ce que vous condamnez
01:01:57les feux de pneus
01:01:59dans les préfectures
01:01:59par les agriculteurs ?
01:02:00Est-ce que vous avez condamné
01:02:01les feux de palettes ?
01:02:02Bien sûr que je condamne.
01:02:02Est-ce que vous condamnez
01:02:03les feux de palettes ?
01:02:03Bien sûr que je condamne.
01:02:14sont contre les enseignants.
01:02:16Inacceptables.
01:02:17Voilà, inacceptables.
01:02:18Et donc, moi, je dis évidemment
01:02:19que je préférerais
01:02:20qu'on ne brûle pas de poubelle.
01:02:22Pourquoi je ne veux pas
01:02:22qu'on brûle de poubelle ?
01:02:23Parce que ça met en danger
01:02:24les manifestants,
01:02:25parce que ça met en danger
01:02:26les bâtiments publics
01:02:27et la sécurité des personnes.
01:02:28Parce que ça peut être, en effet,
01:02:30de la destruction,
01:02:31de biens privés.
01:02:31Et c'est pénible
01:02:32d'avoir sa poubelle brûlée.
01:02:33Oui.
01:02:33Vous êtes le sort de la godille.
01:02:35Mais non, mais c'est pas de la godille.
01:02:36Attendez, on avance.
01:02:37Je peux quand même vous dire
01:02:38que j'ai pas envie
01:02:38que des gamins de 14 ans
01:02:39se trouvent pendant 24 heures
01:02:40en garde à vue
01:02:42pour des charges qui sont nulles,
01:02:44parce qu'il y en a beaucoup.
01:02:45Il faut regarder les résultats
01:02:47des 7000 garde à vue.
01:02:48Vous pouvez ne pas déresponsabiliser
01:02:50les jeunes qui...
01:02:52C'est inédit ce taux d'absence
01:02:55de poursuite.
01:02:56Et vous avez en effet
01:02:56des gamins de 14 ans
01:02:58qui ont dormi
01:02:58avec la lumière permanente,
01:03:00qui ont essayé
01:03:01privés de couverture.
01:03:01C'est la réalité.
01:03:02C'est la réalité.
01:03:03Donc, moi, j'ai essayé
01:03:04de contrôler des locaux de garde à vue.
01:03:06J'ai essayé de contrôler
01:03:07des locaux de garde à vue.
01:03:08Je n'ai même pas pu échanger
01:03:16avec les jeunes.
01:03:17On m'a interdit
01:03:18d'échanger avec les jeunes
01:03:19pour savoir juste
01:03:19comment ça allait.
01:03:21Je n'ai même pas pu poser
01:03:22cette question.
01:03:22Je peux aller dans n'importe
01:03:23quelle prison de France
01:03:24poser cette question.
01:03:25On m'a interdit de le faire.
01:03:26Je ne sais pas pourquoi.
01:03:27J'ai posé la question ce matin
01:03:29au conseiller du ministre
01:03:29de l'Intérieur
01:03:30qui a été incapable
01:03:31de me répondre.
01:03:33Il y a un problème
01:03:35d'inégalité.
01:03:36J'ai un collègue
01:03:36qui a été faire ça
01:03:37à Marseille cette semaine.
01:03:38Il l'a fait.
01:03:39Il a constaté, en effet,
01:03:40des jeunes
01:03:41qui étaient dans
01:03:41des situations de délire.
01:03:43Ils ont 14, 15 ans.
01:03:44Qu'est-ce que vous pensez
01:03:45des 800 policiers
01:03:46qui ont été blessés ?
01:03:47Je vous l'ai dit.
01:03:48Je le condamne.
01:03:49Je le condamne.
01:03:50Je le condamne.
01:03:50Et je le regrette.
01:03:51Et j'apporte ma solidarité
01:03:52à toutes celles et ceux
01:03:53qui, dans l'exercice
01:03:54de leur fonction,
01:03:55en disant que la plupart
01:03:57de ceux qui sont aujourd'hui
01:03:58engagés là
01:03:59font ce qu'ils peuvent
01:04:00dans des conditions difficiles.
01:04:01Et je le reconnais.
01:04:02Mais pour autant,
01:04:03est-ce que j'ai à dire
01:04:04que c'est plus grave
01:04:05ou moins grave ?
01:04:05Non.
01:04:06Pour moi,
01:04:06c'est un niveau de qualité.
01:04:07Mais non,
01:04:08je suis désolé.
01:04:09Un enfant qui est défiguré
01:04:10qui a la mâchoire éclatée,
01:04:13qui a 14 ans
01:04:13et qui ne va pas pouvoir manger
01:04:14pendant 3 à 4 ans
01:04:15et qui aura des années à attendre
01:04:17avant d'avoir une chirurgie reconstructrice,
01:04:19moi, je le dis
01:04:19et j'aurais aimé
01:04:20que le gouvernement puisse le dire aussi,
01:04:22je peux ne pas endormir.
01:04:23Parce que ça me prend au trip.
01:04:26Je prends au trip.
01:04:26Non, il faut qu'on avance.
01:04:28Il faut qu'on avance.
01:04:29Il faut qu'on avance.
01:04:30Il y a des monologues.
01:04:31Il faut qu'on avance.
01:04:32Vous en avez eu tout à l'heure aussi,
01:04:34Alexandre Van Gogh.
01:04:34Oui.
01:04:35Si, on peut faire le replay
01:04:37si vous voulez,
01:04:38mais il y en avait aussi.