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  • il y a 6 semaines
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00... sociale par une taxe sur la consommation pour financer notre modèle social.
00:04On réduit les quantisations sociales et on augmente la TVA sur certains produits, pas les produits premières nécessités.
00:10Donc la logique, c'est ce que dit Gabriel Attal d'ailleurs en fait, c'est de soulager les travailleurs
00:16au détriment des consommateurs.
00:18Ça a donné lieu hier à un échange assez tendu dans le forum BFMTV et surtout à un coup de
00:23gueule d'un patron. Écoutez.
00:25Cette TVA sociale, si on fait le calcul, moi en tant que patron, j'ai calculé ce que ça coûte
00:29dans la poche du salarié si on transfère 6,5% des cotisations.
00:33Je vous l'annonce, celui qui est au SMIC ce soir à 1460 euros, il passe demain à 1600 euros.
00:39Pourquoi on ne le fait pas ?
00:40Je ne fais pas de politique et quand quelqu'un propose quelque chose qui peut réellement changer l'avis des
00:44gens, je me dis mais bordel, pourquoi on ne le fait pas ? Arrêtez !
00:48Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Même François Hollande est pour ?
00:50Quand l'employeur sort 100, le salarié touche 56. Donc il y a un écart entre le brut et le
00:55net.
00:56Et nous, ce que nous disons, et vous le retiendrez comme ça si vous êtes fan de foot, c'est
00:58le droit au brut.
00:59Il faut rapprocher le salaire net du salaire brut. Comment on le fait ?
01:03Ensuite, TVA sociale ou pas ? C'est une idée qui est intéressante en réalité parce que ça revient à
01:07baisser, c'était dit à l'instant, les charges,
01:09et à augmenter du coup le salaire qui arrive dans la poche du salarié.
01:13Nous, on ne le fait pas avec cette TVA sociale, même si l'idée est intéressante et c'est bien
01:16qu'il y ait ces idées-là dans le débat.
01:17Nous, on va faire des économies, pour le coup, on a tout un plan, Gabriel Attal, et je crois le
01:21seul candidat qui est détaillé de manière très précise comment on fait des économies.
01:24Et donc, c'est une mesure qui coûte à peu près 40 milliards d'euros.
01:27L'objectif, c'est de donner, on l'a chiffré, c'est l'équivalent d'un 13e mois, une augmentation
01:32de près de 15% de tous les salaires.
01:34Comment on le fait ? Parce que, pardon, il faut aussi parler d'économie.
01:37Nous, on dit de manière très claire, l'objectif, c'est de revenir sous les 3% dans 5 ans
01:41et à 0% dans 10 ans.
01:44Des départs de fonctionnaires volontaires, 100 000 départs de fonctionnaires sauf police, justice, école, armée.
01:50Une année blanche sur les prestations sociales sauf sur les plus petites pensions de retraite.
01:54Et puis, une grande réforme de la décentralisation aussi, parce que, ça a été dit tout à l'heure, et
01:58là je souscris,
01:59l'État est obèse et donc il faut qu'on soit en capacité de réduire le train de vie de
02:04l'État.
02:04Et puis, pardon de le dire aussi, une vraie réforme des retraites.
02:08Nous, on n'est pas là en train de dire qu'il faut 60, 62, 67.
02:11Et puis, une réforme de l'assurance chômage sur le social, puisque la dette, nos dépenses,
02:17deux tiers de nos dépenses sont des dépenses sociales.
02:18Il faut que deux tiers de nos économies soient des économies de dépenses sociales.
02:22Ce qui ne veut pas dire qu'on aidera moins, mais qu'on aidera mieux de manière plus ciblée.
02:25Donc, on ne dit pas TVA sociale, pour répondre à votre question,
02:27mais c'est une idée qui, philosophiquement, va un peu dans la même direction
02:31et donc, tant mieux que cette idée soit dans le débat.
02:33Vous allez essayer de rapprocher le brut du net, mais pas en allant augmenter la TVA.
02:38Voilà, en faisant des efforts que je viens de vous expliquer.
02:41Vous êtes contre la TVA, vous n'êtes pas pour la TVA sociale.
02:43Non, c'est une idée qui, philosophiquement, va dans le même sens, mais ce n'est pas ce qu'on
02:45défend.
02:45Je ne cherchais pas.
02:46Par contre, Martineau, je vous voyais réagir.
02:47Non, mais la TVA sociale, c'est dans le débat politique depuis les années 90.
02:51Oui, c'est dire que ça ne nous rajeunit pas quand même.
02:53Bon, alors, au passage, c'est totalement flou, puisque selon les interlocuteurs,
02:57c'est qu'on va baisser des charges salariales.
02:59Au passage, il n'y a plus que les cotisations retraites sur les charges salariales.
03:02Il y a peut-être une piste.
03:03Or, quand même, s'il y a quelque chose qui doit être financé sur le travail,
03:05a priori, c'est quand même les retraites, puisque...
03:08Bon, voilà.
03:09Donc, déjà, d'autres disent que c'est sur les charges patronales.
03:12Alors, ils ne le disent pas beaucoup, parce que c'est tellement impopulaire qu'ils ne le disent pas trop.
03:15Et finalement, personne ne fait jamais rien.
03:18Donc, tout ça est fort sympathique.
03:19Et ce patron, il dit, mais moi, je veux qu'on le fasse. Pourquoi on ne le fait pas ?
03:23Mais tout simplement, parce que si on le fait sur les charges salariales,
03:26ce qui est déjà, encore une fois, un peu bizarre, puisqu'il ne reste plus que les cotisations retraites.
03:29Bon.
03:30Qu'est-ce qui va se passer ?
03:31Vous allez redonner un peu de salaire net, et puis vous allez augmenter la TVA.
03:34Donc, vous allez reprendre dans une main ce que vous avez fait sur une autre.
03:36Et là, je vais peut-être être d'accord avec Mme Obono.
03:39Je pense que ce n'est pas la bonne question de poser le problème.
03:41Parce qu'on nous dit qu'il faut rapprocher le super brut, le coût du travail, du net.
03:46Très bien.
03:47Mais c'est quoi la différence entre le super brut et le net ?
03:50C'est ce qui permet de financer une grande partie, parce que ça ne finance pas tout,
03:54mais la protection sociale, les dépenses.
03:56Donc, la question n'est pas de savoir s'il faut rapprocher le brut du net,
04:00c'est qu'est-ce qu'on finance avec ?
04:01Et donc, la question, c'est de parler des dépenses.
04:04Et donc, si vous ne posez pas la question des dépenses,
04:07eh bien, vous ne pouvez pas poser la question du brut et du net.
04:11Donc, la question, le vrai débat...
04:12C'est parlé des recettes.
04:13Non, le vrai débat, c'est pas de savoir...
04:15Il était presse.
04:16Le vrai débat, c'est de savoir, et c'est ça le débat démocratique qu'on doit avoir,
04:20c'est quel est le niveau de protection sociale, collective,
04:24et d'assurance des risques sociaux qu'on est prêt ou qu'on veut se payer.
04:27Et c'est ce que je dis, par exemple, sur les retraites.
04:29Les retraites, je suis désolé, à la limite, tout système de retraite est soutenable,
04:34d'une certaine manière.
04:35Il suffit de décider qu'on dépense suffisamment
04:40et qu'on affecte suffisamment de ressources aux retraites.
04:42Mais alors, pour aller jusqu'au bout, les ressources qu'on affecte aux retraites,
04:44c'est des ressources qu'on n'affecte pas ailleurs.
04:46C'est-à-dire qu'on ne peut pas financer la dépendance,
04:48on ne peut pas financer...
05:01Vous savez pourquoi ?
05:02Parce que je pense que là, les Français sont tellement en difficulté
05:05que la moindre augmentation, même si on exclut les produits de première nécessité,
05:10la moindre augmentation est dramatique.
05:13Là, on en est, si vous voulez, à une telle dureté de gestion des foyers
05:19qu'on ne peut pas se permettre ça.
05:22Même si on leur dit, mais vous allez voir,
05:24on va taxer beaucoup de produits qui viennent de l'étranger.
05:27Non, mais attendez, il y a beaucoup de gens aussi qui achètent des produits
05:29qui viennent de l'étranger parce que c'est moins cher,
05:31parce qu'ils ne peuvent pas acheter des produits français.
05:32On peut me leur raconter comme vous voulez.
05:34Mais ce n'est pas les produits, ce n'est jamais les produits qui payent.
05:36Moi, je veux dire, quand vous êtes à 10 euros près à la fin du mois,
05:40ce qui est le cas de nombreux Français,
05:43même si on dit que ce n'est pas des produits de première nécessité,
05:45c'est quand même des produits de consommation,
05:47c'est une difficulté pour les...
05:49Donc, je pense que ça ne résoudra rien.
05:51Tant qu'on ne résoudra pas, et là, je suis d'accord avec vous,
05:53le problème de fonds, de la dépense publique,
05:56c'est pour majorité la retraite et la santé.
06:00Les dépenses de santé explosent,
06:03les arrêts maladie explosent depuis le Covid.
06:05Pourquoi ?
06:06Pourquoi, depuis le Covid, les arrêts maladie explosent ?
06:09D'accord ?
06:10Pourquoi on ne veut pas regarder la réalité du système de retraite ?
06:13Parce que ce n'est pas un système par capitalisation
06:15qui, du jour au lendemain, va régler le problème.
06:17Ça met du temps, un système par capitalisation.
06:19Et puis pour l'installer, il faut faire payer plus les accès.
06:21Exactement.
06:22Tant qu'on ne dira pas la vérité aux Français,
06:24la vérité, c'est qu'il faut travailler plus longtemps.
06:27Parce que j'entends le Rassemblement National aussi,
06:29qui nous fait une entourloupe en nous expliquant
06:31si on va plutôt au travail.
06:32Mais une année travaillée,
06:35ce n'est pas l'équivalent d'une année de départ en retraite avant.
06:39Quand vous partez, c'est ce qu'on appelle l'effet ciseau en économie,
06:41quand vous partez à la retraite un an avant,
06:43non seulement vous ne cotisez plus,
06:45mais en plus vous avez votre pension.
06:46Donc ce n'est pas parce que vous allez rentrer
06:48sur le marché du travail un an avant
06:49que ça va compenser ça.
06:51Et ça, c'est le mensonge du Rassemblement National
06:52qui essaye de nous dire
06:54« Ne vous inquiétez pas, on mettra les gens plutôt au travail ».
06:56Ça n'a rien à voir.
06:58Aujourd'hui, si je peux me permettre,
07:00je suis en désaccord avec la TVA sociale.
07:03Bien sûr, c'est une arnaque.
07:04Et je pense que ça a été dit là.
07:06C'est-à-dire qu'on dit qu'on va augmenter votre salaire,
07:08mais on va augmenter le prix de tout ce que vous allez acheter.
07:10Et je ne suis pas sûre que tous les patrons
07:11soient d'accord avec ça.
07:12Parce que les restaurateurs, les boulangers, etc.,
07:15ils vont sentir passer la hausse de la TVA
07:18dans leur propre activité.
07:20Sur ce point, Thierry Arnaud.
07:21Non, mais c'est important.
07:22Et après, je reviens à vous voir.
07:23Thierry Arnaud qui était à la rentrée du MEDEF,
07:25la TVA sociale,
07:26est-ce que ça semble faire l'unanimité
07:28du côté des patrons ?
07:29Ce ne sont pas tous les patrons à la MEDEF,
07:32c'est les grands patrons.
07:33Parce que les TPE, PME ne sont pas représentés.
07:35Mais pas que les grands patrons.
07:36Non, ce ne sont pas les patrons de multinationales,
07:38la MEDEF.
07:39Il y a beaucoup de patrons de...
07:41Mais il y a une autre association.
07:43De grosses PME, mais...
07:45C'est la CGAPM.
07:46Ce n'est pas...
07:47Non, non, mais je vous assure que ce n'est pas...
07:49Bref, ce n'est pas le cœur du débat.
07:52Mais ce n'est pas que les grandes entreprises,
07:54le MEDEF.
07:55Le cœur des membres du MEDEF,
07:59ce n'est pas les grands patrons.
08:00Bref, mais peu importe.
08:01Il y a une logique,
08:02c'est permettre aux travailleurs de gagner plus,
08:04et aux entreprises d'embaucher plus.
08:06Tout ce qui va dans le sens
08:07d'un rapprochement entre le brut et le net
08:11est évidemment quelque chose que les patrons attendent.
08:14Mais ce qu'ils attendent surtout,
08:16c'est la diminution des dépenses.
08:19Et c'est ça pour eux le cœur de l'enjeu.
08:22C'est où est-ce qu'on va chercher des économies,
08:26comment est-ce qu'on les fait,
08:27comment est-ce qu'on les finance,
08:28parce que le système actuel est plus tenable.
08:31Et je pense que ceux qui nous écoutent
08:33ont parfaitement compris
08:34qu'au bout d'un moment donné,
08:35un pays qui a 3 500 milliards d'euros de dette,
08:39qui a un ratio de dette tel qu'il est aujourd'hui,
08:42on ne peut pas gérer un État comme ça,
08:46collectivement,
08:46ou des finances publiques,
08:47parce que ce n'est pas seulement l'État qui est en cause.
08:48Je rappelle que dans les dépenses publiques,
08:50il y a effectivement les dépenses sociales.
08:52On parlait tout à l'heure de la fonction publique,
08:53il y a la fonction publique d'État,
08:55la fonction publique territoriale,
08:56la fonction publique hospitalière.
08:58Donc en réalité,
08:59c'est une équation qui est beaucoup plus complexe
09:02avec une multitude de paramètres.
09:05Mais pour répondre à votre question très directement,
09:07c'est surtout du point de vue des patrons,
09:09dans la gestion des finances publiques
09:11et dans la réalisation d'économies
09:12que se trouve la solution.
09:13Si je peux me permettre quand même de rappeler,
09:15nous, nous sommes les seuls à dire
09:17que le problème, ce n'est pas les dépenses,
09:18c'est les recettes.
09:19Parce que là, on change véritablement de paradigme.
09:21Mais si, mais si, mais c'est peut-être qu'il y a un problème.
09:22C'est la question, non, mais parce que les dépenses,
09:25vous dites, les arrêts maladie augmentent.
09:27C'est peut-être parce que les gens
09:28sont véritablement en arrêt maladie,
09:30parce qu'il y a des besoins en matière de santé.
09:32Donc la question, ces dépenses,
09:35elles correspondent à des besoins de santé.
09:37Vous pensez qu'on a moins besoin de santé,
09:38y compris parce qu'on vit plus longtemps
09:39et que du coup, on a des nouvelles pathologies
09:41qui sont plus difficiles à prendre en charge ?
09:44Je n'ai pas eu le temps de répondre
09:47et vous avez développé vos arguments.
09:49Permettez que je développe les miens.
09:51Parce que, pour le coup,
09:52je pense que nous avons un état d'esprit
09:55qui est totalement différent.
09:56Nous, ce que nous disons typiquement
09:57sur la question du salaire brut et du salaire net,
09:59le salaire brut, c'est le salaire.
10:01C'est une partie de ce qu'on ne prend pas immédiatement,
10:04mais dont on va bénéficier ensuite,
10:05quand on va tomber malade,
10:07quand on va avoir un accident de travail.
10:09Mais bien sûr que si,
10:09les cotisations au rentrègle...
10:11Elles ne deviennent pas à vous,
10:12les cotisations au rentrègle de salaire.
10:13Elles viennent au retraité actuel ?
10:15Excusez-moi, elles sont mutualisées.
10:16Oui, c'est différé.
10:18Mais qui va les payer pour vous ?
10:20S'il vous plaît, je pourrais juste terminer.
10:21Vous êtes bien en débat.
10:23Est-ce que je peux déployer ?
10:26Je n'ai interrompu personne.
10:27Tout le monde a pu développer ses idées.
10:29Excusez-moi, le salaire brut,
10:31c'est le salaire net,
10:33plus les cotisations qui servent à financer
10:35les retraites, les arrêts maladies...
10:38Les retraites des autres.
10:38Excusez-moi, les retraites,
10:39les arrêts maladies, la santé.
10:41Si on est d'accord là-dessus.
10:42Et oui, c'est une mutualisation.
10:44Les actifs permettent pour les retraités...
10:47Mais donc l'actif ne reverra jamais l'argent
10:49qui est sorti de salaire.
10:50Vous avez dit les retraités de demain.
10:52Oui, c'est les retraités d'aujourd'hui.
10:53Et donc, je termine.
10:54Donc, ça s'appelle le salaire socialisé.
10:57C'est comme ça que ça s'appelle.
10:58Et nous, nous considérons
10:59qu'une manière d'augmenter le net,
11:01c'est d'augmenter le salaire de manière globale.
11:03Et pour ça, il y a une autre politique
11:05qui s'appuie notamment sur la consommation populaire.
11:08Voilà pourquoi l'augmentation de la TVA est une erreur.
11:1155% de la richesse produite dans ce pays
11:13l'est grâce à la consommation populaire.
11:16La dépense publique est un des moteurs de l'économie.
11:19Donc, si on contracte tout ça,
11:20et c'est ça qui a été fait depuis 10 ans,
11:21parce qu'aujourd'hui, si on est au bord de la récession,
11:23c'est parce qu'il y a une politique de contraction permanente
11:26de cette dépense-là.
11:28Et donc, ça, c'est l'INSEE qui a averti là-dessus.
11:32Mais donc, non, il faut changer de logique.
11:34Nous, on pense que nous n'avons jamais été aussi riches.
11:37La question, c'est comment on partage.
11:39Et on partage avec plus de justice fiscal.
11:41Attendez, on ne peut pas dire des choses.
11:43Si, si, excusez-moi.
11:44Nous sommes la sixième ou septième puissance économique mondiale.
11:47Qu'est-ce que ça veut dire ?
11:48Pour qu'on ait un départ national...
11:49Je crois qu'on n'a jamais été aussi riches, ça, Bertrand Martin.
11:51Non, mais la question, c'est comment est partagée la richesse ?
11:55Voilà, quand vous avez 1 200 milliards de partages...
11:58Je pense qu'il y a de la richesse dans ce pays.
12:01Il faut juste la partager.
12:02On peut souhaiter que les dépenses publiques augmentent plus qu'aujourd'hui et ne dépassent.
12:06Je dis simplement que les ressources sont de toute façon limitées.
12:10Donc, quand vous allez investir dans certains domaines, forcément, vous allez en faire d'autres.
12:13Si vous investissez massivement dans la retraite, vous pouvez le faire.
12:16Mais alors, il faut oublier d'avoir une armée digne de ce nom.
12:18Il faut oublier les dépenses en matière de justice, d'éducation, de recherche...
12:21Si vous relancez l'emploi, excusez-moi, s'il y a plus d'emploi...
12:24Mais vous prenez un tiers du salaire des travailleurs pour le mettre dans la retraite.
12:26Deuxième point qui est factuel, on peut tout reprocher à ce gouvernement, peut-être,
12:34mais on ne peut pas lui reprocher d'avoir contracté les dépenses publiques, l'emploi public, matiment.
12:3762 milliards de pertes dans le trésor public chaque année.
12:41Je parlais des recettes, je parlais des dépenses.
12:43Oui, mais attendez, attendez, ça veut dire quoi ? 62 milliards chaque année qui est estimé de...
12:48Les dépenses publiques n'ont jamais été aussi importantes aujourd'hui depuis que le pays existe.
12:57Et ça fait quand même deux millénaires.
12:58Bon, donc, ce n'est pas possible de dire que les dépenses publiques ont régressé.
13:02En revanche, effectivement, il y a eu des baisses d'impôts, c'est vrai,
13:06mais elles intervenaient par rapport à un sommet historique qui était celui de 2015,
13:13où on n'avait jamais eu autant eu d'impôts dans l'histoire de France.
13:15Et effectivement, elles ont baissé.
13:17Et c'était certainement une bonne chose.
13:18Là où il y a eu une erreur, c'est que ces baisses d'impôts étaient financées à crédit.
13:21Parce qu'il n'y a pas eu de baisse de dépenses en face.
13:24Donc la politique n'a pas été cohérente.
13:25Et maintenant, les chefs d'entreprise s'en aperçoivent douloureusement,
13:30parce que comme les baisses qui ont été faites sur l'impôt sur les sociétés, par exemple,
13:34n'ont pas été financées et n'ont été financées à crédit,
13:36et bien maintenant, il y a l'effet boomerang qui fait que les charges sur les entreprises augmentent.
13:40Parce qu'on est dans une situation effectivement difficile.
13:42C'est les chiffres, en fait.
13:43Non, non, oui, mais d'accord, mais vous pouvez utiliser...
13:45On est le pays le plus taxé au monde, madame.
13:47Vous pouvez utiliser les chiffres de manière différente.
13:51Nous, ce que nous disons, c'est que quand on parle des dépenses,
13:53mais en fait, on dépense, pourquoi ? Par rapport à des besoins ?
13:56Les besoins augmentent.
13:57Les besoins de la population...
13:58Il n'y a pas besoin de retraite aussi.
13:59Donc on dit, ça suit, y compris, nous, nous considérons
14:03que ça ne répond pas suffisamment aux besoins qui ont...
14:06Eh bien, dépensez plus !
14:07Et donc, trouvons des recettes pour pouvoir...
14:12Eh bien, augmentons les tels !
14:13Le salaire !
14:13Le salaire !
14:14Pour trouver des recettes...
14:29de le rendre plus progressif et qui élargirait, en vérité...
14:32Mais bien sûr que si, excusez-moi, bien sûr que si.
14:34En tout cas, pour le coup, du côté de la France, il y a un...
14:36Pour la question de la taxe ZUGMAG, de la taxe ZUGMAG,
14:40c'est un problème, la taxe ZUGMAG,
14:43on entend plus.
14:43Attendez, à partir du moment où il y aurait un...
14:44On entend plus.
14:45On peut parfaitement augmenter les impôts, c'est une possibilité théorique.
14:49De qui ?
14:49De qui vous voulez ?
14:50On peut toujours...
14:51Ça tombe bien.
14:52En France, on est les champions du monde, on sait faire.
14:55Et on a un fisc extrêmement efficace.
14:56Nous, on va baisser l'impôt de toutes les personnes qui gagnent moins de 4 000 euros.
14:59On va augmenter les impôts de ceux qui gagnent beaucoup
15:02et qui refusent de partager...
15:04Beaucoup, c'est au-dessus de 3 000 à peu près, oui.
15:05Non, non, beaucoup, c'est bien plus que ça,
15:08si on considère que le niveau de la taxe est à plus de 4 000.
15:12Donc oui, c'est de qui ?
15:13Qui est-ce qui doit plus participer à l'époque collective ?
15:16Les retraités.
15:17Les ultra-riches, qui en plus...
15:19Vous baissez les impôts de toute personne redite cet engagement ?
15:23Nous, notre réforme fiscale,
15:25elle permet que les personnes qui gagnent moins de 4 000 euros
15:28voient leurs impôts baisser.
15:30C'est la classe moyenne, en fait.
15:31L'impôt sur le revenu ?
15:32Les classes populaires et les classes moyennes.
15:34Je vous invite à regarder le simulateur que nous avons en ligne,
15:37qui montre ça.
15:38Et donc, 14 tranches...
15:39Ça crée engagement, et c'est là où j'ai vu Thierry Arnaud réagir.
15:43Ça permet d'avoir plus de justice fiscale.
15:44Mais là, il faut faire contribuer les très grands patrimoines.
15:47Thierry, il y a pris en avance.
15:48Non, mais moi, je fais simplement deux remarques rapides.
15:50Je parle sur le contrôle de l'économie,
15:51mais de mémoire, je pense qu'il y a à peu près un ménage sur deux
15:54qui ne paie pas l'impôt sur le revenu.
15:56Déjà aujourd'hui, un peu plus de 50%.
15:58Et par ailleurs, c'est très bien, 4 000 euros.
16:02Mais moi, je pense à ceux qui nous écoutent,
16:04qui gagnent peut-être, je ne sais pas moi, 4 500 euros par mois,
16:07qui ont deux enfants et qui payent un loyer à Paris ou en région parisienne.
16:12Je ne pense pas qu'ils ont l'impression d'être riche
16:13et de ne rien donner à l'État pour reprendre les mots que vous employez.
16:15Non, non, ce n'est pas ce que j'ai dit.
16:17Si, c'est ce que vous avez dit.
16:18Là, on ne parle pas des 4 300, en fait.
16:20On parle, par exemple, des 500 plus gros...
16:22Non, non, non.
16:23Je parlais, par exemple, pour les taxes moyennes, on va lisser l'impôt.
16:26Donc, ça leur rend plus progressif, y compris les personnes qui sont juste au...
16:29Vous dites, il n'y a pas trop de 4 000 euros, on paye plus.
16:31C'est ce que vous venez de dire.
16:33Ceux qui ont moins de 4 000, vont moins payer d'impôts.
16:38Ce n'est pas exactement la même chose.
16:39Parce qu'au-delà, parce que nous augmentons la progressivité, en fait.
16:43Donc, vous augmentez les impôts.
16:44Non, non, non, les paliers sont beaucoup plus lissés.
16:46Et y compris, ça fait que...
16:48Non, moi, ce que je conteste...

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