- il y a 10 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00:00Je vais saluer ceux qui viennent de me rejoindre. Laurent Joffrin, re-bonsoir.
00:00:04Bonsoir.
00:00:04Mathieu Vallée, bonsoir, député européen du Rassemblement National.
00:00:08François Calfon, député européen, socialiste, place publique.
00:00:11Hott Madness, vous sera là dans un instant.
00:00:13Pouria Amir Chahil, député écologiste et social de la 5e circonscription de Paris.
00:00:18Bienvenue.
00:00:19Je voulais notamment vous entendre ce soir parce que je vous ai vu aujourd'hui interpeller Jordan Bardella.
00:00:25Ça a été assez tendu.
00:00:27Et du coup, je voulais revenir sur ce qui s'est passé.
00:00:29On va en parler dans un instant.
00:00:30Bonsoir, Louis Sarkozy et Céise.
00:00:32Bienvenue sur ce plateau.
00:00:33Je vais commencer.
00:00:35Messieurs, s'il vous plaît, on va évidemment parler dans un instant de ce qu'a dit le président de
00:00:38la République.
00:00:39Mais priorité évidemment à ces images en direct, à ce qui se passe encore sur le terrain ce soir.
00:00:45Mathieu Vallée, je vais commencer évidemment avec l'ancien policier.
00:00:49Comment expliquer que ça continue ce soir, dans une moindre mesure, certes.
00:00:54Mais il y a encore des tensions, il y a encore des pillages et de nombreuses forces de l'ordre
00:00:59mobilisées.
00:01:01Oui, la CRS suite est déclenchée.
00:01:02Vous savez qu'à 19h, il y avait à peu près dénombré par le renseignement de la préfecture de police
00:01:06de Paris,
00:01:063000 pillards, 3000 casseurs sur la capitale.
00:01:08principalement République, 3ème, 10ème arrondissement, puisque ça se touche, et qui font des va-et-vient.
00:01:13Donc il faut des unités très mobiles, très adaptables, puisque vous avez vu qu'on a des groupes de casseurs
00:01:18très éparses,
00:01:18très mobiles, qui connaissent parfaitement Paris et qui savent cibler les commerces.
00:01:23Et donc on a des CRS, des gendarmes mobiles et des compagnies d'intervention de la préfecture de police qui
00:01:27font le taf.
00:01:28Mais évidemment que là, j'ai vu que la BAC départementale de Nuit et des Hauts-de-Seine étaient engagées,
00:01:32puisque j'ai vu leur écusson BAC 92N.
00:01:34J'ai vu aussi que la 75N, leurs frères d'armes de Paris, sont aussi engagés.
00:01:38Et donc là, vous avez des mouvements collectifs de sections ou de peloton selon les policiers ou les gendarmes.
00:01:43Mais il faut aussi des unités de police, des BACE, des compagnies de sécurité de la préfecture,
00:01:47qui sont moins nombreuses, qui sont plus légères et qui arrivent à s'adapter à la mobilité des casseurs
00:01:51et en même temps à faire des interpellations flagrées.
00:01:53Mais petite précision sur ce que ça vous intéresse.
00:01:55Hier, lorsque, dans la journée, il y a eu des interpellations,
00:01:58après vous devez extraire ces interpellés pour les présenter à l'officier de police judiciaire.
00:02:01Et là, c'était difficile, parce qu'il n'y avait pas de véhicules disponibles,
00:02:04soit sur les trajets, il se faisait prendre un parti où les véhicules se faisaient caillasser.
00:02:07Donc quand vous avez interpellé un casseur ou un émeutier, ou même les deux à la fois,
00:02:12c'est compliqué de le ramener rapidement au commissariat devant l'OPG et de le placer en garde à vue,
00:02:16parce qu'il faut aller du point d'interpellation au point de commissariat.
00:02:19Et ça vous enlève un équipage et des effectifs.
00:02:21C'est du très technique, mais quand vous enlève des effectifs qui ont interpellé sur la voie publique,
00:02:25c'est autant d'effectifs mobiles que vous avez en moins pour affronter des casseurs qui sont quand même assez
00:02:29nombreux.
00:02:29Je trouve que 3000, il y a à peu près 4 heures, c'était quand même assez conséquent.
00:02:32Mais il y a eu beaucoup de questions, évidemment, ces dernières heures,
00:02:35sur le maintien de l'or qui a été mis en place pour gérer la journée d'hier.
00:02:40Mais est-ce que là, ce soir, ce qui est déployé vous semble adapté ?
00:02:44Pas assez. Moi, je ne comprends pas.
00:02:46J'ai énormément de policiers qui m'écrivent, qui me disent,
00:02:47on est en repos, si on nous rappelle, on revient.
00:02:50Non seulement les policiers de Paris-Intramuros, mais aussi les policiers de la Petite Couronne,
00:02:55et même de la Grande Couronne.
00:02:56Le préfet de police de Paris est préfet de la zone de défense d'Ile-de-France.
00:02:59Donc, ces compétences administratives lui permettent de rappeler des policiers en repos,
00:03:03c'est-à-dire des policiers volontaires pour revenir sur leurs jours de repos,
00:03:05sur leurs jours de récupération, pour épauler leurs frères d'armes,
00:03:08et interpeller des voyous, et rassurer les gens qui ont peur.
00:03:10Vous avez, tout à l'heure, je vous ai écouté montrer des images,
00:03:12vous expliqué que les touristes, les habitants, les gens honnêtes qui veulent rentrer chez eux,
00:03:16aller au restaurant, aller au cinéma, aller au café, puissent le faire sereinement.
00:03:20Aujourd'hui, en tout cas ce soir, ce n'est pas possible.
00:03:22À Lyon, à Marseille, on a eu aussi des scènes similaires.
00:03:25Donc, je pense que oui, il y a un plan de rappel qui est disponible,
00:03:27le ministre de l'Intérieur pour le faire, et les policiers sont volontaires.
00:03:30Donc, je pense qu'on manque encore de bras et d'effectifs pour pouvoir lutter contre ces voyous
00:03:34qui, dans leur tête, je vous le dis, ils ont vu qu'hier c'était open bar,
00:03:37donc ce soir, ils se disent, pourquoi se priver de faire encore nos emplettes et nos boutiques,
00:03:41puisque visiblement, on peut le faire.
00:03:42Ils ont fait une bijouterie à Paris, ils ont essayé de faire le Nike à la canopée à Châtelet,
00:03:46donc pour citer ces endroits blématiques de la capitale.
00:03:48Donc oui, on peut encore faire mieux.
00:03:50C'est ça qui, moi, me fait mal au bide, c'est que le ministre de l'Intérieur
00:03:52ne met pas tous les effectifs et tous les moyens à leur disposition.
00:03:56Hier, et je l'ai dit partout, les centaures, c'est des véhicules qui sont faits
00:04:00pour de la haute intensité, pour du milieu très dégradé.
00:04:02À Place de la République, vous aviez, à un moment donné, quand la manif est partie,
00:04:05elle, sérieuse et déclarée, vers Place de Clichy,
00:04:09vous n'avez plus que les casseurs et d'outre-gauches, y compris de l'étranger.
00:04:11Eh bien, il fallait mettre les centaures pour faire progresser les forces,
00:04:14pour les protéger des projectiles et surtout, Mme Darfeuil,
00:04:18un centaure, ça envoie jusqu'à 30 grenades lacrymogènes très puissantes pour disperser.
00:04:22Vous évitez le contact, vous protégez les policiers et les jordarmes,
00:04:25vous récupérez les places comme Bellecour à Lyon ou comme Place de la République à Paris
00:04:28et en plus, vous dégagez les barricades qui ont obstrué et ralenti.
00:04:32Vous me demandiez la progression des forces et qu'il est fatigué parce que les ultra-gauches étrangers
00:04:36d'Italie, d'Espagne, de Pays-Bas, de Belgique, d'Allemagne
00:04:40sont très spécialisés pour monter les barricades, plus que nos Français d'ailleurs.
00:04:43On va, évidemment, je voudrais vraiment qu'on joue le jeu et qu'on reste sur le direct.
00:04:47Et ensuite, on parlera des autres sujets.
00:04:49Mais je crois que pour la première fois de votre vie, vous êtes d'accord avec Mathieu Vallée ?
00:04:52Non, je suis d'accord avec une situation de fête.
00:04:55Ce soir, la situation est hors de contrôle à Paris.
00:04:58Et le sentiment que ça a donné, donc on reste sur l'actualité,
00:05:01mais quand vous avez la plus haute autorité de l'État
00:05:04qui utilise une cartouche sur le plan symbolique pour parler, pour ne rien dire,
00:05:08ça désorganise, ça démotive tout le monde.
00:05:10Et la question qui est posée, une commission d'enquête a été demandée
00:05:13par la présidente de l'Assemblée nationale, mais ça c'est du direct,
00:05:16combien d'effectifs réellement disponibles ?
00:05:18M. Vallée, qui est syndicaliste avant d'être un élu...
00:05:22Policier, M. Calfon.
00:05:23Oui, syndicaliste, policier, a une sorte de pudeur.
00:05:26Mais la vérité, c'est que les effectifs ne sont pas là.
00:05:28Et c'est incompréhensible. Moi, je peux comprendre,
00:05:30parce que je ne suis pas dans la polémique depuis cette affaire,
00:05:33parce que je crois que rétablir la paix publique,
00:05:35ça doit aller au-delà des clivages politiques.
00:05:37Je peux comprendre que le 17, donc hier, c'était...
00:05:41C'était hier.
00:05:42C'était hier, on a l'impression que ça fait une semaine,
00:05:44qu'il y ait eu une mauvaise évaluation.
00:05:46Mais on est le lendemain et ça continue.
00:05:48C'est-à-dire que vous avez une parole, soi-disant,
00:05:50qui va, quelque part, permettre de passer à autre chose.
00:05:54On dit, je dis au Premier ministre qu'il faudra réunir les forces politiques,
00:05:58on ne sait pas quand.
00:05:59Et pendant ce temps-là, pendant que le Président de la République parle,
00:06:01vous vous rendez compte de la perte d'autorité.
00:06:02Il y a des quartiers entiers qui sont hors de contrôle.
00:06:04Exemple, à Belleville, sur le boulevard de Belleville,
00:06:07quand Darty a été saccagé, il y a des images qui circulent.
00:06:12D'autres boutiques, énormément de boutiques sur le boulevard de Belleville
00:06:15ont été saccagées.
00:06:16Les forces de police ont mis 45 minutes à arriver.
00:06:19Donc moi, je ne les mets pas en cause comme policier.
00:06:21Je dis qu'il y a un vide.
00:06:23On parle du préfet de police.
00:06:25C'est des forces qui agissent sous le commandement du ministre,
00:06:29on est dans la capitale, du ministre de l'Intérieur
00:06:31qui doit être en cellule de crise et du préfet.
00:06:33Je me demande, à l'heure qu'il est, ce qui se passe dans Paris.
00:06:37Quel mot vous mettriez, vous, sur ces images ?
00:06:39À une époque, on disait que la parole du roi en France était sacrée.
00:06:42On n'a plus eu le rôle plus longtemps.
00:06:43On a un président de la République, un exécutif très fort,
00:06:45comparé à nos voisins européens, nos voisins de l'OCDE.
00:06:47On n'en a pas du tout l'impression ce soir.
00:06:50Le président de la République a fait pire que de rien dire.
00:06:52Il a même mis une cartouche, si vous me permettez l'expression,
00:06:54au renseignement de la police.
00:06:56C'est un peu bizarre pour nous, hors du monde de la haute politique,
00:07:00se poser la question.
00:07:00À chaque fois qu'il y a un match de foot,
00:07:02on sait pertinemment qu'il y aura des cases.
00:07:04Tout le monde s'attendait à ce que ça parte en vrille,
00:07:06aujourd'hui et hier.
00:07:07Et pourtant, le président de la République prend la parole,
00:07:09non pas pour encourager, non pas pour souder,
00:07:12non pas même pour faire front face au black bloc
00:07:15et face à la gauche insélectionnelle,
00:07:17mais pour dire qu'il y a eu un problème avec les renseignements de la police.
00:07:20Alors qu'il bosse H24 depuis des semaines,
00:07:22M. Vallée le disait tout à l'heure.
00:07:23C'est incompréhensible.
00:07:24Qui pensait que ça n'allait pas casser aujourd'hui ou hier ?
00:07:28Qui pensait une seule seconde que ça allait finir bien ?
00:07:30Et le président de la République,
00:07:32moi je peux vous dire comment cette conversation a eu lieu.
00:07:34Il y avait ses collaborateurs dans le cabinet,
00:07:36ils ont dû se dire qu'il faut dire quelque chose,
00:07:37là c'est trop grave.
00:07:37Il faut trouver un responsable.
00:07:38Il faut dire quelque chose.
00:07:39Qu'est-ce qu'on va dire ?
00:07:40On peut parler du renseignement,
00:07:41mais il faut que je prenne la parole,
00:07:42il faut que je dis quelque chose,
00:07:47de l'affaiblissement de la parole exécutive que ça engendre.
00:07:50Là-dessus, pour Yann Amir Chahier,
00:07:52est-ce que vous êtes d'accord avec cela ?
00:07:54Non.
00:07:55Je ne suis pas d'accord avec cette idée
00:07:57que c'est la seule question des effectifs qui manque.
00:07:59Ce serait trop simple.
00:08:01Je pense qu'il y a un problème de doctrine de police,
00:08:03dont on a vu les limites d'ailleurs,
00:08:05dont l'opinion, indépendamment de la position que moi je peux avoir
00:08:08sur le rôle de la police en France,
00:08:10c'est de la police républicaine,
00:08:11dont les parents des lycéens se sont rendus compte
00:08:13qu'il y avait quand même un problème dans la doctrine de maintien de l'ordre.
00:08:15Depuis là, les commerçants que j'ai visités toute la journée
00:08:17dans ma circonscription ne comprenaient pas pourquoi,
00:08:19alors qu'ils étaient nombreux.
00:08:22Place de la République, la rue d'à côté, rue Beaurepère,
00:08:25visiblement, les gens venaient, se servaient,
00:08:27sans qu'ils se soient sentis,
00:08:29ces commerçants, ces commerçantes protégés.
00:08:32Je pense qu'il y a un problème et une faillite
00:08:35au niveau du ministre de l'Intérieur,
00:08:38qui à aucun moment n'a su donner
00:08:41ni les ordres de désescalade quand il le fallait,
00:08:44au contraire, ni les dispositions nécessaires
00:08:48pour empêcher que ceux qui voulaient
00:08:50troubler les manifestations puissent le faire.
00:08:52Moi, j'ai fait la manifestation d'hier.
00:08:54Je peux vous assurer que du début à la fin,
00:08:56dans le cortège, c'était joyeux.
00:08:57C'était massif.
00:08:58Donc, il doit prendre ses responsabilités, selon vous.
00:09:01On a demandé la démission d'autres ministres
00:09:04pour bien moins.
00:09:05Oui.
00:09:05Est-ce qu'il doit démissionner ?
00:09:07Oui, même si ça ne réglera pas grand-chose,
00:09:08puisque là, il y a un vrai sujet,
00:09:10c'est qu'on a entendu un président de la République
00:09:13qui a dit, en gros, pas grand-chose si ce n'est.
00:09:16Bon, la question sociale, c'est un problème énergétique,
00:09:20donc je vais chercher du pétrole
00:09:21et débrouillez-vous avec le corps nu.
00:09:23Donc là, à partir de là, on a une situation
00:09:26où le vide politique est tel
00:09:28qu'il insécurise effectivement une opinion publique
00:09:30à mon droit.
00:09:31Mais, je voudrais finir sur ce sujet.
00:09:34On en parlait avec Laurent Joffrin
00:09:35juste avant, on a parté.
00:09:36Oui, je comprends tout à fait
00:09:38qu'on soit amené à s'interroger
00:09:40sur la situation que vit le pays.
00:09:42En tension plus que jamais.
00:09:44Je ne vous en dis pas, quand même,
00:09:45que ça efface définitivement
00:09:46ce qui, depuis quatre semaines,
00:09:49à force de ne pas avoir été écouté,
00:09:51le mouvement lycéen a amené à cette situation.
00:09:54Parce que ce mouvement lycéen était sublime.
00:09:56Regardez ces pancartes,
00:09:57regardez la projection que cette jeunesse faisait d'elle-même
00:09:59dans un monde qui n'est quand même pas super.
00:10:01Le réchauffement planétaire,
00:10:03une insécurité sociale grandissante,
00:10:05etc., etc.
00:10:06Attention, parce que, je dis ça,
00:10:07parce que ça peut générer beaucoup de rancœur
00:10:09chez les jeunes
00:10:10qui auraient aimé voir aussi,
00:10:11se revoir à la télévision le soir
00:10:12autrement qu'à travers ces images-là.
00:10:14Et pourtant, c'est des images belles.
00:10:15Et nous, on en a beaucoup parlé hier.
00:10:17Et on a cessé de faire la distinction entre les deux.
00:10:21Et on va y revenir,
00:10:22parce qu'il y a quand même une petite avancée sur ce plan-là,
00:10:23c'est que le Premier ministre va enfin les recevoir.
00:10:25C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron.
00:10:27Vous pouvez penser que c'est encore le service minimum,
00:10:29mais en tout cas, oui.
00:10:30Et après, je fais tourner la parole.
00:10:31Si je peux me répondre,
00:10:32juste souligner ce qui me semble quand même un sujet,
00:10:35c'est que j'ai eu la grande chance d'être sur votre plateau,
00:10:37Mme Darfeuil,
00:10:37pour parler des manifestations d'abord lycéennes
00:10:39et ensuite des casseurs.
00:10:41Vendredi.
00:10:42Vendredi et même la semaine dernière,
00:10:43où on parlait à peu près, à part égale,
00:10:45soit des revendications lycéennes,
00:10:47soit du fait qu'en gros,
00:10:48et tous mes interlocuteurs de gauche sur ce plateau
00:10:50ont eu à peu près le même discours,
00:10:51la répression de la police était trop importante.
00:10:53Et que même quand un lycéen, apparemment,
00:10:56l'enquête dira, pour être sûr,
00:10:58mais apparemment ramasse une grenade dans sa main
00:11:00et en perd le membre,
00:11:01que c'est soi-disant la faute des policiers.
00:11:03Même l'État semble avoir cédé,
00:11:04puisqu'on a interdit l'utilisation de ces grenades.
00:11:07Donc pendant deux semaines,
00:11:08le discours c'était « la police est trop répressive ».
00:11:10Et la seconde où ça dérape violemment,
00:11:13on se dit « mais pourquoi est-ce que la police
00:11:14n'est pas assez répressive ? »
00:11:16Moi je trouve qu'il y a une incohérence là-dedans.
00:11:18On ne peut pas s'étonner d'avoir des dérapements comme ça,
00:11:21on ne peut pas s'étonner d'avoir de telles violences,
00:11:23si à longueur de journée,
00:11:24notamment quand il y a des manifestations
00:11:25qui ne sont pas très importantes,
00:11:27personne ne fait le procès de la police ici.
00:11:28Le point qui a été soulevé,
00:11:30et je trouve que c'est un débat intéressant,
00:11:32c'est « où est le pouvoir ? »
00:11:33À un moment donné,
00:11:35et je suis ce qu'a dit pour Yal-Amir Chahi,
00:11:37le pouvoir n'était pas plus là pour écouter les lycéens,
00:11:40pour écouter l'angoisse de la jeunesse,
00:11:41puisqu'au bout de dix jours,
00:11:43on l'a refait recevoir par un ministre
00:11:46dont personne ne connaissait le nom,
00:11:47et il a fallu attendre ce soir,
00:11:49puisque c'est le président de la République
00:11:51qui lui-même dit « ah mais le Premier ministre
00:11:52va le recevoir ».
00:11:53Il n'y a pas un président de la République,
00:11:55vous en connaissez quelques-uns,
00:11:57qui aurait abordé un mouvement social comme celui-là.
00:11:59C'est normal que ce soir,
00:12:00personne ne fasse le procès de la police,
00:12:01ça serait suicidaire politiquement.
00:12:02Mais n'essayez pas de mettre des flammes
00:12:04un soir où Paris brûle, monsieur.
00:12:07Soyez responsables.
00:12:08Je constate juste une seule chose,
00:12:09ça fait une semaine que je suis à peu près sur ce plateau,
00:12:11et je peux vous dire que la totalité des gens
00:12:12ont mis des doutes sur le comportement de la police.
00:12:14Et on n'a pas le droit de s'étonner après,
00:12:16une fois que les choses dérapent.
00:12:17Ce soir, le faire, bien sûr.
00:12:19Mais les mêmes sur ce plateau,
00:12:19il y a une semaine qui me disent.
00:12:20La police, c'est ceux qui donnent les ordres.
00:12:21C'est là-dessus qu'on...
00:12:24En parlant d'ordre,
00:12:25Otman Nesrou.
00:12:26Je comprends les policiers,
00:12:27quand ils ne sont pas là,
00:12:28on dit « qu'est-ce qu'ils font ? »
00:12:29et quand ils sont là, on dit « mais il y en a trop ».
00:12:31Donc ça, c'est les policiers,
00:12:32mais il y a des gens qui leur donnent des ordres, quand même.
00:12:35Ou pas.
00:12:35C'est une mise de l'intérieur.
00:12:37Depuis Malik Osekin,
00:12:38la doctrine,
00:12:39notamment sur la perte d'équipement
00:12:40et sur le vandalisme,
00:12:42qu'on fait très attention.
00:12:43Malik Osekin, il est mort.
00:12:45Vous vous souvenez de ça ?
00:12:46C'est pour ça que je le cite.
00:12:47Il n'y a pas né.
00:12:48Et donc, c'est un peu normal qu'on se dise
00:12:50que ce n'est peut-être pas la peine
00:12:51de faire tuer des gens
00:12:52pour des projets de réformes universitaires.
00:12:57Je parle sous le contrôle de M. Vallée,
00:13:03qui, à ma connaissance,
00:13:04est le seul ancien policier ici.
00:13:06Aucun CRS ne commence une manifestation,
00:13:08même s'il y a une répression assumée
00:13:09de la part du létharchie,
00:13:10en disant « on va tuer des gens ».
00:13:11Ça n'existe pas.
00:13:12Vous avez l'air de dire
00:13:13« depuis qu'il y a eu un mort,
00:13:15on fait attention ».
00:13:16Ben oui, c'est normal qu'on fasse attention.
00:13:17On essaye d'éviter les morts.
00:13:19Vous avez raison.
00:13:20On essaye d'éviter les morts.
00:13:21Mais vous comprenez qu'il y a un juste milieu
00:13:22à trouver entre deux impératifs.
00:13:25Un, rétablir la loi républicaine.
00:13:27L'ordre, etc.,
00:13:29d'éviter, si possible,
00:13:30de tuer des gens.
00:13:31C'est un peu normal.
00:13:32Mais Marion Maréchal,
00:13:33Laurent Joffrin...
00:13:33Si on évite de tuer des gens,
00:13:35on ne pourra jamais...
00:13:36Non, mais Laurent Joffrin,
00:13:37Marion Maréchal...
00:13:37Qu'est-ce que c'est que cette manière
00:13:38de la raisonner ?
00:13:38Est-ce que ce n'est pas un peu caricatural ?
00:13:40Laurent Joffrin, Marion Maréchal,
00:13:41là-dessus, elle dit,
00:13:42en ce qui concerne Malik Ousekine,
00:13:44comme quoi on n'est pas obligé
00:13:44d'être né pour savoir quand même
00:13:46que ce drame a laissé des traces.
00:13:48D'où la valeur des livres d'histoire.
00:13:49Elle dit, en fait,
00:13:50depuis Malik Ousekine,
00:13:52on a moins peur
00:13:53qu'un policier soit blessé
00:13:54plutôt qu'un manifestant.
00:13:55Bien sûr.
00:13:56Mais non.
00:13:57Mais après,
00:13:58c'est pas la question.
00:13:59C'est une formule qui creuse,
00:14:01en fait.
00:14:02Les policiers,
00:14:03ils font leur métier.
00:14:03C'est un métier très dur,
00:14:04très difficile.
00:14:05Et ils ont beaucoup de mal.
00:14:07C'est normal.
00:14:07Mais par ailleurs,
00:14:08dans la question...
00:14:09Elle a l'air de dire,
00:14:09on sacrifie les policiers
00:14:10pour ne pas tuer les manifestants.
00:14:12Est-ce que ça ne résume pas
00:14:14aussi, en ce moment,
00:14:15le débat auquel on assiste
00:14:17en ce qui concerne
00:14:18le rôle des forces de l'ordre ?
00:14:19Je ne pense pas que ça résume
00:14:20pour une raison simple.
00:14:22Mettons-nous dans l'hypothèse...
00:14:22Et après,
00:14:23on ne fera pas parler
00:14:23de M. Abdel Nassau.
00:14:24Je vais poser une question intéressante,
00:14:25mais on n'est pas obligé
00:14:26de laisser libre champ
00:14:27à la pensée
00:14:28de Mme Marion Maréchal.
00:14:30Mettons qu'il y a un mort
00:14:31dans un lycéen qui meurt.
00:14:33Est-ce que vous croyez
00:14:33que c'est de nature
00:14:34à apaiser les tensions sociales ?
00:14:36Il y a la vie d'un homme,
00:14:37ça a été précisé,
00:14:38ou d'un jeune homme,
00:14:42j'en termine comme ça.
00:14:43On ne montrera pas le son
00:14:44sur ces sujets-là.
00:14:45Ce qu'on souhaite tous,
00:14:48c'est qu'il y ait une sortie de crise,
00:14:49en respectant les policiers,
00:14:51en respectant ceux
00:14:52qui, de bonne foi, manifestent.
00:14:54Pas seulement, pardon.
00:14:55Peut-être pas M. Sarkozy,
00:14:56j'ai compris que peut-être
00:14:57vous aviez une sorte de nostalgie
00:14:59d'une période
00:14:59que vous n'aviez pas connue,
00:15:00où on jetait les gens
00:15:01dans la scène,
00:15:02où Malik Ousekine,
00:15:03moi, parce que moi,
00:15:04ce n'est pas dans l'histoire,
00:15:05j'étais étudiant à cette époque-là.
00:15:07Nostalgique de ça ?
00:15:08Je pense que vous savez mieux.
00:15:09où Malik Ousekine,
00:15:11vous ne vous en souvenez pas,
00:15:12vous n'étiez pas né,
00:15:13est mort tabassé
00:15:14dans un hall d'immeuble.
00:15:15Tabassé dans un hall d'immeuble.
00:15:16Est-ce que je peux vous rappeler,
00:15:16voilà la réalité ?
00:15:17Est-ce que je peux vous rappeler
00:15:18une génération entière ?
00:15:19Voyez, je suis un livreur d'histoire,
00:15:21je m'en souviens.
00:15:21Est-ce que je peux vous rappeler,
00:15:22c'est moi qui cite M. Ousekine,
00:15:25loin de moi,
00:15:25l'idée d'essayer de m'échapper,
00:15:27ça, c'est un drame ignoble.
00:15:28Je le cite justement
00:15:29pour montrer que c'est un drame ignoble.
00:15:31Mais après, vous dites,
00:15:32la solution ce soir,
00:15:33ce qu'on veut tous,
00:15:34c'est sortir de la crise habituelle
00:15:35et de la crise actuelle.
00:15:36Pas seulement,
00:15:38pardonnez-moi pas,
00:15:39mais ce n'est pas le seul objectif
00:15:40qui devrait être le nôtre,
00:15:41ce n'est pas le seul objectif
00:15:42qui devrait être le vôtre
00:15:42en tant que responsable politique.
00:15:44Pourquoi ?
00:15:44En voyant les images
00:15:46des 10...
00:15:47Je ne vous ai pas interrompé, monsieur.
00:15:49Et si vous pouvez me laisser
00:15:51finir cette phrase,
00:15:51je sais que c'est très difficile pour vous,
00:15:52mais je vous promets,
00:15:53ensemble on va y arriver.
00:15:54Si vous pensez,
00:15:55en voyant les images aujourd'hui
00:15:56des commerçants,
00:15:57de cette jeune dame
00:15:58avec l'œil au beurre noir
00:15:59qui regarde sa brasserie défoncée,
00:16:01du jeune propriétaire,
00:16:02du magasin de jeux vidéo,
00:16:04le seul but aujourd'hui,
00:16:05ce n'est pas simplement
00:16:05de sortir de cette crise
00:16:06pour que ça recasse
00:16:07dans trois semaines.
00:16:08Les gens,
00:16:09on en en marre.
00:16:10Alors c'est quoi l'autre but ?
00:16:12Parce qu'on ne peut pas
00:16:13s'étonner à la fois
00:16:15de constamment vilipender
00:16:16les méthodes policières,
00:16:17de les remettre en question
00:16:18et laisser une doctrine
00:16:20s'installer depuis 40 ans
00:16:21dans ce pays,
00:16:22malgré le drame
00:16:22de la mort de monsieur Osekin,
00:16:24qui est un drame
00:16:24qui devrait être évité,
00:16:25de laisser et de tolérer
00:16:27la casse d'équipements
00:16:28et de propriétaires.
00:16:29Vous êtes dans votre propre
00:16:30délire, pardon de vous dire.
00:16:31Pour citer, pardon,
00:16:32les événements
00:16:33qui s'est passé il y a 40 ans.
00:16:33Vous vous demandez...
00:16:34Ce n'est pas possible.
00:16:35Hothman Nassrou,
00:16:35vous demandiez en l'occurrence
00:16:37ce soir une mesure concrète,
00:16:38c'est l'instauration
00:16:39de l'état d'urgence
00:16:40et vous n'avez absolument
00:16:41pas été entendus.
00:16:43En l'occurrence,
00:16:43est-ce que ça aurait
00:16:44vraiment changé la donne
00:16:45et empêché ces images,
00:16:47selon vous,
00:16:47cette instauration
00:16:48de l'état d'urgence ?
00:16:49D'abord, je constate
00:16:50effectivement que le président
00:16:51de la République
00:16:51a pris la parole
00:16:53à parler mais n'a rien dit
00:16:54et effectivement,
00:16:55je pense que vu
00:16:56ce à quoi nous assistons,
00:16:57nous avons besoin
00:16:58de nous donner les moyens
00:16:59de rétablir l'ordre
00:17:00qui n'est en aucun cas négociable.
00:17:02Et depuis le débat,
00:17:03tout le débat qu'on a depuis tout à l'heure,
00:17:04je dois dire que je suis assez d'accord
00:17:05avec Louis Sarkozy
00:17:06parce que la réalité aujourd'hui,
00:17:08c'est que nous ne devrions pas
00:17:09avoir ces scènes-là
00:17:09et que quand j'entends parler
00:17:11de sortie de crise
00:17:12de la part de M. Calfon,
00:17:14face à ceux qui pillent,
00:17:15je ne suis pas certain
00:17:16qu'il faille parlementer.
00:17:17Voilà.
00:17:17Donc il y a un moment
00:17:18où certains messages
00:17:20ont été donnés
00:17:21qui pour moi
00:17:22n'allaient pas dans le bon sens.
00:17:26Je pense qu'effectivement,
00:17:27il a donné le sentiment
00:17:28qu'il ne les soutenait pas suffisamment
00:17:30dans un travail étonnamment difficile.
00:17:32Allez faire preuve d'empathie
00:17:34quand vous recevez des parpins
00:17:35ou des cocktails Molotov
00:17:36sur la tête.
00:17:37Donc moi, je vais être très clair,
00:17:38l'ordre n'est pas négociable,
00:17:40il faut le rétablir.
00:17:41Oui, nous avons besoin
00:17:41de l'état d'urgence
00:17:42parce que ça permet
00:17:43des outils
00:17:43comme les perquisitions administratives,
00:17:45c'est un état temporaire.
00:17:46Oui, nous avons besoin
00:17:47de réformer notre état de droit.
00:17:49Vous voyez, on peut en parler.
00:17:51Pour pouvoir mettre hors
00:17:52d'état de nuire
00:17:53ces délinquants,
00:17:54ces voyous
00:17:54qui sont aujourd'hui
00:17:55dans un sentiment d'impunité
00:17:56absolument incroyable
00:17:57parce que le spectacle
00:17:58que nous donnons aujourd'hui
00:18:00aux honnêtes gens de ce pays,
00:18:02à tous ceux qui nous regardent
00:18:03de l'extérieur,
00:18:03est un spectacle
00:18:04qui nous fait honte collectivement.
00:18:06Il est temps
00:18:06que la main de l'état
00:18:07cesse de trembler
00:18:09quand il s'agit
00:18:09de sanctionner,
00:18:11de punir,
00:18:12d'interpeller
00:18:12et de condamner
00:18:13des voyous,
00:18:14des délinquants.
00:18:15Voilà la réalité aujourd'hui.
00:18:16Et maintenant,
00:18:17il faut arrêter
00:18:17de perdre du temps
00:18:18parce que c'est vrai
00:18:19que pendant plusieurs jours,
00:18:21on a eu des élus de gauche
00:18:22qui ont tenu des propos
00:18:24mais encore hier
00:18:25alors que les pièges
00:18:26avaient commencé,
00:18:27Mme Rousseau
00:18:27sur votre antenne
00:18:28qui expliquait
00:18:29que c'est la faute
00:18:29des policiers.
00:18:30Ce ne sont pas les policiers
00:18:31qui sont allés piller
00:18:32le Darty de Belleville
00:18:33quand même.
00:18:34Donc j'entends bien
00:18:34qu'il y a des choses
00:18:35à améliorer.
00:18:36Le dispositif
00:18:36a été probablement
00:18:37sous-dimensionné.
00:18:38C'est bien la première fois
00:18:39d'ailleurs que ces gens-là
00:18:40nous demandent
00:18:40plus de policiers
00:18:41alors que jusque-là
00:18:42ils en voulaient moins
00:18:43et ils voulaient les désarmer.
00:18:45Donc arrêtons maintenant.
00:18:46On a un problème
00:18:46dans ce pays
00:18:47sur l'ordre.
00:18:47Et donc maintenant
00:18:48moi je vous le dis
00:18:49il faut s'en donner les moyens.
00:18:50Le président ce soir
00:18:51ne va pas dans ce sens
00:18:52selon vous
00:18:52lorsqu'il dit
00:18:53une réponse de la justice
00:18:54plus ferme,
00:18:55plus rapide
00:18:55lorsqu'il dit
00:18:55qu'il laisse aussi
00:18:56au préfet
00:18:58le pouvoir
00:18:58d'organiser
00:18:59des manifestations
00:19:00non c'est insuffisant.
00:19:01Mais il n'a rien dit.
00:19:03Tout ce qui existe déjà
00:19:04les préfets ont la capacité
00:19:05d'autoriser
00:19:06ou pas une manifestation
00:19:07donc il n'a rien dit
00:19:08et après plus de 9 ans
00:19:10de pouvoir
00:19:11d'exercice du pouvoir
00:19:12on est en droit
00:19:13d'avoir un pays
00:19:14qui est en meilleur état
00:19:14que ce qu'il est aujourd'hui
00:19:16et donc on a besoin
00:19:17de dispositions législatives
00:19:18beaucoup plus fortes
00:19:19on a besoin de réviser
00:19:20la constitution
00:19:20c'est ce que nous nous proposons
00:19:21parce que
00:19:22parce que
00:19:23autrement
00:19:24nous n'arriverons pas
00:19:25à mettre hors d'état de nuire
00:19:26nous n'arriverons pas
00:19:27à muscler la réponse pénale
00:19:28et si nous ne le faisons pas
00:19:29je le dis à monsieur
00:19:31à monsieur
00:19:33Amir Chanière
00:19:33tout à fait
00:19:34qui
00:19:36qui explique
00:19:36qu'il ne faut surtout pas
00:19:37toucher à la constitution
00:19:38les choses pour moi
00:19:39sont extrêmement claires
00:19:40si vous continuez comme ça
00:19:41cher monsieur
00:19:41vous allez avoir des gens
00:19:42qui vont finir par se faire justice
00:19:43eux-mêmes
00:19:44attendez notre équipe juste
00:19:45me fait signe
00:19:46on continue ensuite
00:19:47sur ce plateau
00:19:48mais priorité évidemment
00:19:48à ceux qui sont sur le terrain
00:19:49notre reporter est avec nous
00:19:51racontez-nous ce qui se passe
00:19:54on a un peu
00:19:55l'impression
00:19:56ici sur le terrain
00:19:57d'être sur une nuit
00:19:58sans fin
00:19:59ça fait maintenant
00:20:00plusieurs heures
00:20:00qu'on assiste
00:20:02à ces affrontements
00:20:03à des tentatives
00:20:04de pillage
00:20:05à des pillages
00:20:05à des commerçants
00:20:07qui restent
00:20:07malgré l'heure
00:20:08vous imaginez
00:20:08depuis plus de 23 heures
00:20:10il y a encore
00:20:10des commerçants
00:20:11qui tentent
00:20:12de protéger
00:20:13leur établissement
00:20:14comme ils le peuvent
00:20:15armés de seulement
00:20:16leurs mains
00:20:16qui se mettent
00:20:17devant leurs portes
00:20:18pour éviter
00:20:18que des pilleurs ne rentrent
00:20:20et puis
00:20:20ce qui est
00:20:21ces commerçants
00:20:21ce soir
00:20:22il faut noter
00:20:23c'est ces dizaines
00:20:25d'unités
00:20:25de CAS
00:20:26qui sont extrêmement
00:20:27nombreux
00:20:27ici
00:20:28du côté
00:20:29des Halles
00:20:30et du Forum
00:20:30des Halles
00:20:31ils essayent à chaque fois
00:20:32de faire des ronds
00:20:33de faire des stratégies
00:20:35on l'imagine
00:20:35pour éloigner
00:20:36ces pilleurs
00:20:36des fois
00:20:37des charges
00:20:38des fois
00:20:38des jets de gaz
00:20:39lacrymogènes
00:20:40comme on vient de l'assister
00:20:41il y a quelques secondes
00:20:42il y a également
00:20:43des interpellations
00:20:44on a plusieurs dizaines
00:20:46d'interpellations
00:20:47qui ont été réalisées
00:20:48ici ce soir
00:20:49du côté des Halles
00:20:51et on a l'impression
00:20:52d'assister à cela
00:20:53depuis maintenant
00:20:54deux, trois heures
00:20:56et ça continue
00:20:56c'est-à-dire qu'ici
00:20:57même les mégrins
00:20:59les touristes
00:21:00les passants
00:21:01se demandent
00:21:02quand est-ce que ça va
00:21:03se terminer
00:21:03parce qu'on ne voit
00:21:05plus la fin
00:21:05et voilà
00:21:06on a cette scène
00:21:08de chaos
00:21:09où il y a
00:21:10des charges
00:21:11des CRS
00:21:12des pilleurs
00:21:12qui tentent d'aller
00:21:13dans une certaine ruelle
00:21:14puis dans une autre
00:21:15pour aller se servir
00:21:17dans des magasins
00:21:17pour en casser d'autres
00:21:18voilà à quoi
00:21:19on assiste
00:21:20depuis maintenant
00:21:20plusieurs heures
00:21:21ça semble interminable
00:21:24c'est vrai Mathieu Vallée
00:21:25que ça semble
00:21:26sans fin
00:21:26ces images
00:21:27malgré le dispositif
00:21:29qui est en place
00:21:30on a beaucoup entendu
00:21:31parler ces dernières heures
00:21:33pour décrire
00:21:33ceux qui commettent
00:21:34ces violences
00:21:35d'un côté
00:21:35des casseurs
00:21:37liés à l'ultra gauche
00:21:38et de l'autre
00:21:39des délinquants
00:21:40d'opportunité
00:21:41qui sont ceux
00:21:42en l'occurrence
00:21:42qui sont dans les rues
00:21:43de Paris ce soir
00:21:44est-ce qu'on est en mesure
00:21:45de le dire
00:21:45oui non mais l'ultra gauche
00:21:46n'est quasiment pas
00:21:47l'ultra gauche
00:21:48c'est du one shot
00:21:48ils sont venus hier
00:21:49faire leur baroud d'honneur
00:21:51ils étaient très bien organisés
00:21:53structurés
00:21:53tous les black blocs d'Europe
00:21:55sont quasiment venus
00:21:56on a beaucoup de pays
00:21:58frontaliers
00:21:58même non frontaliers
00:21:59qui sont venus
00:21:59s'exciter sur nos forces
00:22:01de l'ordre
00:22:01et on a vu les imagières
00:22:02c'était factuel
00:22:03Mme Rousseau
00:22:04elle doit changer de lunettes
00:22:05parce que visiblement
00:22:05on n'a pas vu les mêmes images
00:22:07avant que ça n'arrive
00:22:09je vais faire une réclication
00:22:11non non
00:22:11monsieur le député
00:22:12je ne vous ai pas coupé
00:22:13monsieur le député
00:22:15il ne faut pas donner
00:22:15de faux informations
00:22:17les fake news
00:22:17c'est plutôt votre parti monsieur
00:22:19ils ont fait
00:22:19une série de fake news
00:22:20oui mais c'est parce que
00:22:21Bardella vous a mis face
00:22:22à voir
00:22:22ça vous a fâché
00:22:24mais ce que je veux vous dire
00:22:26monsieur
00:22:26c'est que
00:22:27en fait
00:22:28sur l'un temps
00:22:29les spectateurs
00:22:29ne vous entendent pas
00:22:30chacun d'un tour
00:22:30c'est la politesse
00:22:32je vous respecte
00:22:33respectez-moi
00:22:33s'après-midi
00:22:34vous avez eu du mal
00:22:35à respecter monsieur Bardella
00:22:35ne refaisons pas
00:22:36les mêmes erreurs
00:22:37sur ma question
00:22:37mais sur la question
00:22:38de Mme Rousseau
00:22:39et sur ce que vous évoquez
00:22:41place de la République hier
00:22:42moi j'étais en contact
00:22:43avec mes frères d'armes
00:22:43des CRS
00:22:44et des compagnies d'intervention
00:22:45présents sur cette place
00:22:46leur seule volonté
00:22:47c'est que le cortège
00:22:48qui doit partir à 14h30
00:22:49je ne dis pas de bêtises
00:22:50vers place de Clichy
00:22:50qui était déclaré
00:22:51et accepté par vous
00:22:52et la préfecture
00:22:53en tout cas les organisateurs
00:22:54il n'y a pas eu de sujet
00:22:55sauf que juste avant
00:22:56à partir de midi
00:22:57et même à partir de 9h
00:22:58on a eu des cortèges chauvages
00:22:59qui ont été jusqu'à Gare du Nord
00:23:00qui ont voulu faire
00:23:01des dégradations
00:23:02qui ont voulu s'en prendre
00:23:03aux forces de l'ordre
00:23:03ils ont rejeté de la peinture
00:23:04ils ont rejeté
00:23:05pardon
00:23:05je sais que ça ne vous intéresse pas
00:23:07et moi ça m'intéresse
00:23:07c'est l'avis de mes camarades
00:23:09mais c'est-à-dire qu'ils ont subi
00:23:11une puits de projectiles
00:23:12et ensuite
00:23:12place de la République
00:23:13et c'est vrai que c'est rare
00:23:14c'est que d'habitude
00:23:15les cortèges partent
00:23:16et s'agrègent
00:23:17les Black Blocs
00:23:18ceux qui s'appellent antifas
00:23:19ceux que visiblement
00:23:20vous ne condamnez pas
00:23:21ou en tout cas avec difficulté
00:23:22et en fait
00:23:23ça a commencé
00:23:24avant même que le cortège arrive
00:23:25c'est pour ça que les grenades
00:23:26lacrymogènes ont été lancées
00:23:27ils avaient préparé
00:23:28une pluie de projectiles
00:23:28une pluie de réserves de pavés
00:23:30qu'ils ont même dépecés
00:23:31les murs
00:23:32et donc
00:23:32non non non
00:23:33je l'ai déjà entendu
00:23:34je suis d'accord
00:23:35j'ai entendu ce récit
00:23:36c'est très rare
00:23:37ce que je veux dire
00:23:37c'est que rien n'allait
00:23:38dès le départ
00:23:39on est bien d'accord là-dessus
00:23:40à la place de la République
00:23:41vous n'avez eu
00:23:42que des nervis d'extrême-gauche
00:23:43et d'ultra-gauche
00:23:43je ne sais que des fous furieux
00:23:44qui étaient du cas
00:23:45c'est du flic
00:23:45allez-y pour rien
00:23:46donc ça c'est la vérité
00:23:48il n'y a pas de fake news
00:23:48c'est vos amis de la Léphi
00:23:50qui ont fait des fake news
00:23:50sur la police
00:23:51pendant durant des semaines
00:23:52la Mme Dufour
00:23:52est-ce que vous pouvez
00:23:53le laisser répondre
00:23:53s'il vous plaît Mathieu Vallée
00:23:54il me dit que j'ai des fake news
00:23:55c'est ses camarades
00:23:56qui le disent
00:23:57c'est plus proche de la Léphi
00:23:57chacun s'accuse de fake news
00:23:58est-ce vraiment
00:23:59je peux le démontrer
00:23:59sur des fake news
00:24:00Mme Darfeuil
00:24:01M.Pourriamir Feuil
00:24:03même Street Press
00:24:03s'est trompé
00:24:03et a reconnu son erreur
00:24:05en diffusant une vidéo
00:24:05en accusant les policiers
00:24:07d'avoir 10 fils de pute
00:24:08à un manifestant
00:24:08ils ont retiré leur tweet
00:24:09même Street Press
00:24:10qui se mue en chevalier d'honneur
00:24:13de vouloir finalement
00:24:13à chaque fois
00:24:14câbler la police pour rien
00:24:15donc vous voyez
00:24:15que je ne dis pas de bêtises
00:24:17vous n'avez plus envie de parler
00:24:18la vérité fait mal
00:24:20je suis terriblement atteint
00:24:22je vous écoute
00:24:23tu es à votre disposition
00:24:24pour débattre
00:24:24mes certitudes
00:24:25nous ont pris un coup
00:24:25je le vois
00:24:26ça faisait vous en remettre
00:24:27il y a eu
00:24:28sur la place de la République
00:24:29mais c'est factuel
00:24:30on ne va pas passer
00:24:30la soirée dessus
00:24:32au moment du départ d'améni
00:24:33de la manifestation
00:24:34beaucoup de gens
00:24:34j'y étais vraiment
00:24:35beaucoup de gens
00:24:35des parents
00:24:37vous devriez d'ailleurs
00:24:37vous interroger
00:24:38savoir pourquoi des parents
00:24:39viennent accompagner leurs enfants
00:24:40moi ils me l'ont dit
00:24:41en m'expliquant
00:24:42qu'ils avaient peur
00:24:43pour leurs enfants
00:24:44des black bloc
00:24:45non je vous assure
00:24:46qu'ils ne disaient pas ça
00:24:47et vous ne devriez pas
00:24:48être dans le déni
00:24:49moi je ne suis pas là
00:24:50pour accabler la police
00:24:51voyez-vous
00:24:51j'ai une certaine haute
00:24:52estime de la police républicaine
00:24:53elle est toute en républicaine
00:24:54de ce qu'elle devrait être
00:24:55c'est fou cette façon
00:24:57de demander à ne pas être
00:24:57interrompu
00:24:58et d'interrompre les autres
00:24:58je vous réponds
00:25:00vous ne devriez pas
00:25:04être dans ce déni là
00:25:05d'ailleurs la police
00:25:06sent elle-même
00:25:07une forme de distance
00:25:08avec la population
00:25:09je vous l'ai dit
00:25:09vous devriez réfléchir
00:25:10parce que les syndicalistes
00:25:11policiers avec qui j'étais
00:25:11juste avant
00:25:12m'ont dit qu'eux-mêmes
00:25:13le ressentaient
00:25:13lorsque des parents
00:25:14lorsque des parents
00:25:15d'élèves
00:25:16sentent que
00:25:17il y a un problème
00:25:18avec la police
00:25:19ou commencent même
00:25:19à en avoir un peu peur
00:25:20et que vous avez
00:25:21des commerçants
00:25:22ou des riverains
00:25:22qui ne comprennent pas
00:25:23pourquoi ils ont ce sentiment
00:25:23de ne pas être défendu
00:25:24vous pouvez dire
00:25:24que c'est parce qu'il n'y a pas
00:25:25assez défectif
00:25:25peut-être
00:25:26ça c'est technique
00:25:27et je veux bien en discuter
00:25:27il y a peut-être un sujet
00:25:30sur la considération
00:25:31et le lien de confiance
00:25:32qu'il y a entre la population
00:25:33et la police
00:25:33auquel vous devriez réfléchir
00:25:35c'est un vrai sujet
00:25:36parce que la police
00:25:36c'est une question démocratique
00:25:38c'est une question importante
00:25:39c'est pas n'importe quoi
00:25:40et on n'y répondra pas
00:25:41comme vous l'avez prétendu
00:25:42tout à l'heure
00:25:43en disant
00:25:43on va juste réformer
00:25:44l'état de droit
00:25:45ce qu'en général veut dire
00:25:45on va revenir
00:25:46sur des principes fondamentaux
00:25:48de l'état de droit
00:25:49pour renforcer une doctrine
00:25:51plus sécuritaire
00:25:52plus punitive
00:25:52et au fond
00:25:53on en arrive à quoi
00:25:54à une société ou un pays
00:25:55où on ne comprend pas
00:25:56qu'il y a quelque chose
00:25:57qui ne va pas
00:25:58qui ne relève pas que de l'ordre
00:25:59mais d'une jeunesse
00:26:02c'est un sujet très intéressant
00:26:03là-dessus
00:26:04attendez
00:26:05moi je voulais revenir là-dessus
00:26:06parce que j'ai été frappée
00:26:08il y a un sondage
00:26:08non mais
00:26:0984% des français
00:26:10aiment leur police
00:26:11donc que M. Amir Shah
00:26:12ait dit qu'ils n'ont pas
00:26:13la confiance des français
00:26:14c'est pas vrai
00:26:14mais il y a quand même
00:26:15le ministre de l'Intérieur
00:26:16a reconnu qu'il y avait
00:26:16une agressivité plus forte
00:26:18de la part des jeunes
00:26:19à l'égard des policiers
00:26:20quel que soit le camp
00:26:22dans lequel on se situe
00:26:23aujourd'hui
00:26:23j'ai été frappée aussi
00:26:24de voir sur les images
00:26:25de la place de la République
00:26:26puisqu'il y a encore eu
00:26:27des tensions
00:26:27à quel point c'était
00:26:29tendu entre ceux
00:26:30qui étaient là
00:26:31et les forces de l'ordre
00:26:32à quel point aussi
00:26:32certains manifestants
00:26:33sont allés chercher
00:26:34les forces de l'ordre
00:26:35sont allés les provoquer
00:26:36comment on rétablit
00:26:38ce lien
00:26:38qui n'a jamais semblé
00:26:40aussi
00:26:41juste là-dessus
00:26:42M. Amir Shah
00:26:42puisque vous avez voulu
00:26:43aller sur ce sujet
00:26:44ça c'est une catastrophe
00:26:46pour le coup
00:26:47alors il faut faire
00:26:48une émission spécifique là-dessus
00:26:49mais il y a beaucoup de choses
00:26:50et ça remonte à loin
00:26:50non mais
00:26:51on commence par quoi
00:26:52on ne fait pas en 24 heures
00:26:53sans rétablir
00:26:54un lien de confiance
00:26:54ça veut dire
00:26:55qu'il y a beaucoup de jeunes
00:26:57dont il faut arrêter
00:26:59avec notamment
00:26:59les systèmes de contrôle aléatoire
00:27:01de les contrôler systématiquement
00:27:02et plusieurs fois à la journée
00:27:02par exemple
00:27:03ça veut dire
00:27:04demander à la police
00:27:05en lui donnant des moyens sérieux
00:27:06de faire d'abord
00:27:07de l'accueil
00:27:08du secours de la population
00:27:09de l'investigation
00:27:10des enquêtes
00:27:11des vraies missions nobles
00:27:12de police
00:27:12voilà ce qu'il faudrait faire
00:27:14il faudrait aussi considérer
00:27:15il faudrait aussi considérer
00:27:17que le rôle de la police
00:27:18n'est pas simplement
00:27:19de la caricaturer
00:27:20de l'enfermer
00:27:20dans des uniformes de Robocop
00:27:22et de taper du bâton
00:27:22on peut avoir une autre mission
00:27:24et une autre qui passe la police
00:27:25alors après
00:27:25vous croyez que c'est des lycéens ?
00:27:27attendez
00:27:27je parle des lycéens
00:27:28je parle des lycéens
00:27:30après quand vous faites référence
00:27:31à des gens qui viennent
00:27:32taper du flic
00:27:33c'est ça dont vous parlez
00:27:35je ne vous parle même pas
00:27:36de taper du flic
00:27:37mais juste aujourd'hui
00:27:38il y avait des tensions
00:27:39sur la place de la République
00:27:40et sans aller taper du flic
00:27:41il y avait énormément
00:27:42de manifestants
00:27:43qui cherchaient le contact
00:27:44qui allaient provoquer
00:27:45les forces de l'ordre
00:27:47il y avait une vraie détestation
00:27:50en fait
00:27:50Louis Sarkozy
00:27:51vous venez de souligner
00:27:53l'incohérence
00:27:54vous venez de souligner
00:27:55l'incohérence
00:27:57parlez-moi
00:27:57mais je suis ébahi
00:27:58par la conversation
00:27:59qu'on est en train d'avoir
00:28:00on vient d'avoir
00:28:01des dizaines de millions
00:28:02d'euros de dommages
00:28:03des centaines de blessés
00:28:05et la question
00:28:06qu'on se pose
00:28:07et qu'on est en train
00:28:07de débattre maintenant
00:28:08c'est
00:28:08est-ce que la police
00:28:09peut mieux travailler
00:28:10pour rétablir le lien de confiance
00:28:11avec ces jeunes ?
00:28:12c'est pas la question que j'ai posée
00:28:13c'est comment on rétablit
00:28:15ce lien de confiance
00:28:16que monsieur était en train de garder
00:28:17et vous venez de nous expliquer
00:28:19qu'il y a des missions plus nobles
00:28:21à la police
00:28:21que se déguiser en Robocop
00:28:23mais pardonnez-moi
00:28:23vous pense qu'il le fait
00:28:26vous avez vu les images ?
00:28:27pardonnez-moi
00:28:28le sujet
00:28:29le sujet ce soir
00:28:31est simple
00:28:31la France
00:28:32a un vrai problème
00:28:34de fond
00:28:34avec une violence
00:28:35grandissante
00:28:36une jeunesse
00:28:37de plus en plus violente
00:28:38des taux de violence
00:28:39que ce soit les vols à main armée
00:28:40que ce soit les agressions sexuelles
00:28:42que ce soit les dérapages
00:28:43dans les manifestations
00:28:44qui grimpent partout
00:28:45la réponse à cela
00:28:47comme dans tous
00:28:48les pays modernes
00:28:49qui ont eu
00:28:49une telle ascendance
00:28:50de la violence
00:28:51c'est une répression
00:28:52plus importante
00:28:53vous ne pouvez pas
00:28:54mais pardonnez-moi
00:28:55François Calcon
00:28:56François Calcon
00:28:57si je peux me permettre
00:28:58de finir
00:28:59soit
00:28:59je sais
00:29:02complètement d'accord
00:29:03sur le fait
00:29:03qu'il y a un débat
00:29:04vous serez d'entendre
00:29:05que malheureusement
00:29:05sur ce débat
00:29:06j'ai
00:29:07et mes interlocuteurs aussi
00:29:08ont raison
00:29:09vous ne pouvez pas
00:29:10la semaine passée
00:29:12Louis et Sarkozy
00:29:13sont d'accord
00:29:14avec lui-même
00:29:14c'est une grande découverte
00:29:15et les deux
00:29:15le trouvent très éloquent
00:29:16d'ailleurs
00:29:16vous ne pouvez pas
00:29:17vous plaindre
00:29:18d'une répression
00:29:19trop importante
00:29:20quand les manifestations
00:29:21sont relativement bénignes
00:29:22et ensuite
00:29:22vous plaindre
00:29:23que la répression
00:29:24n'est pas assez importante
00:29:24quand elles deviennent
00:29:25pour essayer
00:29:28de donner un peu
00:29:29de hauteur
00:29:29à ce débat
00:29:31il nous l'a fait
00:29:32à chaque fois
00:29:33c'est pas comme ça
00:29:34que ça marche
00:29:35la vérité
00:29:36c'est que ça fait
00:29:36dix ans
00:29:37qu'il y a un pouvoir
00:29:37qui ne répond
00:29:38à aucune urgence
00:29:39politique
00:29:40ou sociale
00:29:41et on a un président
00:29:42qui s'est défilé
00:29:43devant nos yeux
00:29:43ce pays
00:29:44il aime la verticalité
00:29:45ce pays
00:29:46il aime un président
00:29:48qui décide
00:29:48et vous avez eu
00:29:50la redite
00:29:50c'est la bis repetita
00:29:52des violences
00:29:53que nous avons eues
00:29:53pendant les gilets jaunes
00:29:54vous savez le coup
00:29:55des cahiers de doléances
00:29:56il l'a fait dix fois
00:29:57Macron
00:29:57donc à un moment donné
00:29:58les gens sont en colère
00:29:59deuxième élément
00:30:00et je crois que ça
00:30:01c'est extrêmement important
00:30:02oui quand vous regardez
00:30:03les 27 pays
00:30:04de l'Union Européenne
00:30:05il y a d'autres stratégies
00:30:06du maintien de l'ordre
00:30:07qui sont faites
00:30:07mais cela suppose
00:30:09mais oui
00:30:09de désescalade
00:30:11ça ne vous plaît
00:30:12ça ne vous plaît pas
00:30:12c'est le même tarif
00:30:15donnez les pays
00:30:16l'Allemagne par exemple
00:30:17l'Angleterre
00:30:18l'Italie
00:30:19l'Angleterre
00:30:20les éborgnés
00:30:22les mains arrachées
00:30:25nous n'avons pas
00:30:27parce qu'ils ramassent pas
00:30:28les grenades
00:30:30je vais terminer mon propos
00:30:32est-ce que monsieur Capron
00:30:33peut terminer
00:30:33après je vais terminer
00:30:34mon propos
00:30:34ça se compare
00:30:36ça se regarde
00:30:37et en plus de la violence
00:30:39de la société
00:30:40parce qu'on essaie
00:30:41de se comprendre
00:30:41les uns les autres
00:30:42oui il y a une violence
00:30:43de la société
00:30:43et bien la réponse
00:30:44c'est la non-discussion
00:30:46du pouvoir politique
00:30:47et c'est finalement
00:30:48une sorte de laisser aller
00:30:49généraliser
00:30:50je termine sur deux points
00:30:51monsieur Macron
00:30:51parce qu'on dit
00:30:52on a judiciarisé
00:30:53un certain nombre de gens
00:30:54c'est bien
00:30:54mais il a désorganisé
00:30:55la police judiciaire
00:30:56voilà ce qu'il a fait
00:30:57deuxième chose
00:30:58parce que monsieur Vallée
00:30:59en parle
00:30:59quand vous avez
00:31:00des milliers de Black Blocs
00:31:01et peut-être qu'il est bien informé
00:31:03qui viennent de l'Allemagne
00:31:04de la Grande-Bretagne
00:31:05que ça fait un mois
00:31:06qu'on attend le 17 octobre
00:31:07et que ces gens
00:31:08n'aient pas été appréhendés
00:31:09à la frontière
00:31:10excusez-moi
00:31:10je ne mets pas en cause
00:31:11les policiers
00:31:12où était le pouvoir politique
00:31:13c'est la première fois
00:31:14que vous êtes pour une frontière
00:31:15monsieur Calfon
00:31:15pardon
00:31:15c'est la première fois
00:31:16que vous avez accepté
00:31:19le pacte à l'immigration
00:31:20qui nous a genou
00:31:20face à l'immigration
00:31:21et face au frontière
00:31:23si vous aviez un peu de mémoire
00:31:24c'est monsieur Hollande
00:31:24qui a déclenché
00:31:25l'état de résidence
00:31:26en matière de terrorisme
00:31:27on a vécu
00:31:27les pires attentats
00:31:28du 20ème siècle
00:31:30donc il aurait fallu
00:31:31par exemple
00:31:31est-ce qu'on soit le front
00:31:34est-ce qu'il aurait fallu
00:31:35le faire ce soir
00:31:36l'état de l'immigration
00:31:37je vais vous dire
00:31:37exactement ce que je pense
00:31:38oui ou non
00:31:39je ne sais pas oui ou non
00:31:40demain
00:31:41je ne comprendrai pas
00:31:42qu'il n'y ait pas
00:31:43par exemple des mesures
00:31:44de restriction
00:31:45des transports publics
00:31:46s'il y a une délinquance
00:31:46d'opportunité
00:31:47moi j'attends que le préfet
00:31:48de police prenne des décisions
00:31:49peut-être
00:31:50peut-être que même
00:31:51il faudra un couvre-feu
00:31:52moi ça ne me choque pas
00:31:53Laurent Geoffrin
00:31:54vous êtes le prochain
00:31:55après mon équipe
00:31:56sur le terrain
00:31:57puisqu'on est de nouveau
00:31:58connecté avec elle
00:31:59le regard noir
00:32:00que vous m'avez lancé
00:32:01c'est à vous
00:32:02que se passe-t-il
00:32:03aux abords des Halles
00:32:04on est en plein cœur
00:32:05de Paris
00:32:06on a toujours
00:32:08ces opérations
00:32:09de plusieurs unités
00:32:11plusieurs dizaines
00:32:12d'unités
00:32:12qu'on a pu suivre
00:32:14et assister
00:32:15à ces opérations
00:32:16de plusieurs dizaines
00:32:17d'unités
00:32:17de CRS
00:32:18qui continuent
00:32:19de faire une chasse
00:32:20au pire ici
00:32:21dans les quartiers
00:32:24des Halles
00:32:25proches
00:32:25du forum des Halles
00:32:26et là regardez
00:32:27on a peut-être
00:32:28sur la gauche
00:32:28vous voyez une rue
00:32:29entièrement envahie
00:32:31par le gaz lacrymogène
00:32:33parce qu'ils ont fait face
00:32:35il y a quelques minutes
00:32:36à plusieurs dizaines
00:32:37de personnes
00:32:39vêtues de noirs
00:32:40de pilleurs
00:32:40de casseurs
00:32:41qui sont venus
00:32:42pour justement
00:32:43essayer de tâter
00:32:45de nouveau le terrain
00:32:46de tâter encore une fois
00:32:47ces unités de CRS
00:32:49parce que leur objectif
00:32:50ce soir
00:32:50et c'est le cas maintenant
00:32:51depuis plusieurs heures
00:32:52c'est de continuer
00:32:53à piller des commerces
00:32:55à détruire des vitrines
00:32:56à y entrer
00:32:57pour récupérer
00:32:59des objets
00:33:01de toutes sortes
00:33:02si je peux détenir
00:33:04la situation
00:33:04que l'on a vécue
00:33:05tout à l'heure
00:33:05on a vu
00:33:07des personnes
00:33:08qui sortaient
00:33:08de magasins
00:33:09avec des sacs
00:33:10remplis
00:33:11d'objets
00:33:13voilà
00:33:13voilà
00:33:14à quoi on assiste
00:33:15ce soir
00:33:16ce sont des personnes
00:33:17qui profitent des fois
00:33:18que le magasin
00:33:19soit déjà ouvert
00:33:20pour pouvoir
00:33:20dérober
00:33:21toutes sortes
00:33:22de fournitures
00:33:23et d'objets
00:33:24et puis donc
00:33:25on a des CRS
00:33:26qui tentent
00:33:27justement d'empêcher
00:33:28ce genre d'agre
00:33:29mais ils ne peuvent pas
00:33:29être partout
00:33:30à la fois
00:33:31et donc voilà
00:33:32c'est des opérations
00:33:33ici de chasse
00:33:34au pillage
00:33:35je ne peux pas
00:33:36décrire mieux
00:33:36cette situation
00:33:37qui est chaotique
00:33:38et qui surtout
00:33:38n'en finit plus
00:33:39ça fait depuis des heures
00:33:41que ça dure
00:33:41ils sont extrêmement nombreux
00:33:43les CRS
00:33:43mais en face
00:33:44il y a encore
00:33:45encore à cette heure-là
00:33:46encore de très nombreux
00:33:47casseurs et pilleurs
00:33:48présents ici
00:33:50Merci beaucoup
00:33:51Laurent Geoffrin
00:33:52là-dessus
00:33:52non là-dessus
00:33:53et après vous irez
00:33:54sur votre question
00:33:55mais est-ce que
00:33:56l'exécutif
00:33:56c'était une opinion
00:33:57ah bah une opinion
00:33:58c'est encore mieux
00:34:00est-ce que l'exécutif
00:34:02peut rester comme ça
00:34:03est-ce qu'il ne faut pas
00:34:03une prise de parole
00:34:04je ne sais pas
00:34:05supplémentaire
00:34:06de la part du Premier ministre
00:34:07on voit bien
00:34:08même Edouard Philippe
00:34:09a dit ce soir
00:34:10le chef de l'État
00:34:11n'est pas là pour
00:34:12commenter
00:34:12mais commander
00:34:13oui il a raison
00:34:14mais je pense qu'il y a
00:34:16une chose qu'on ne dit
00:34:16qu'on ne dit pas
00:34:17parce qu'on dit
00:34:18il ne négocie pas
00:34:19ils ont tort
00:34:20de ne pas négocier
00:34:21je pense qu'ils se trompent
00:34:22mais il y a une raison à ça
00:34:23c'est qu'ils ont un budget
00:34:24et ils ont une crise financière
00:34:26à la clé
00:34:27et donc ils savent très bien
00:34:28que s'ils commencent à négocier
00:34:29ils seront obligés
00:34:29de lâcher de l'argent
00:34:31et s'ils lâchent de l'argent
00:34:32ils risquent d'avoir
00:34:34une crise financière
00:34:35et donc là
00:34:36je ne dis pas ça
00:34:37pour les excuser
00:34:38je pense qu'ils se trompent
00:34:39mais ça explique
00:34:40mais là vous êtes
00:34:41sur les revendications
00:34:42sur ceux qui ont manifesté
00:34:43pour arrêter les manifestations
00:34:46je parle des gens
00:34:47qui manifestent pacifiquement
00:34:49moi je vous parle
00:34:49de ce soir
00:34:49Laurent Joffrin
00:34:50qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:34:52là il faut réprimer
00:34:53bien sûr
00:34:54c'est là où il y a
00:34:56une confusion
00:34:57dans tout ce que disent
00:34:58les gens de droite
00:34:58ils attaquent
00:35:01la gauche radicale
00:35:03là-dessus
00:35:04ils oublient de dire
00:35:05qu'il y a une autre gauche
00:35:07qui a condamné
00:35:09qui a condamné
00:35:11de manière absolument
00:35:13radicale
00:35:13le comportement des casseurs
00:35:15qui l'a fait ?
00:35:16Glucksmann
00:35:17Hollande
00:35:18toute la gauche réformiste
00:35:21et qui à chaque fois
00:35:22attendez je n'ai pas fini
00:35:24et qui à chaque fois
00:35:25qu'on pose la question
00:35:26répond
00:35:27c'est la police
00:35:28qui est responsable
00:35:29ça c'est la France insoumise
00:35:30ce sont deux gauches différentes
00:35:32ce sont deux gauches différentes
00:35:36pas seulement la France insoumise
00:35:37oui parce que vous essayez
00:35:38de mettre tout le monde
00:35:39dans le même sac
00:35:39ça vous arrange
00:35:40de résumer la gauche
00:35:42à Mélenchon
00:35:43c'est plus facile
00:35:45de taper sur Mélenchon
00:35:46que de réfuter
00:35:48les thèses
00:35:48que nous nous défendons
00:35:49je note que vous dites
00:35:50vous même
00:35:50qu'il y a une gauche
00:35:51dans ce pays
00:35:51qui n'aime pas la police
00:35:52et qui a un problème
00:35:52avec l'ordre
00:35:53oui
00:35:53bon et bien très bien
00:35:54parce que depuis tout à l'heure
00:35:55c'est pas la mienne
00:35:56depuis tout à l'heure
00:35:56j'entends
00:35:57et je m'excuse auprès
00:35:58de monsieur Amir Chahib
00:35:59parce que j'ai écorché son nom
00:36:00tout à l'heure
00:36:00je ne risque pas de l'oublier
00:36:01ce que j'ai entendu
00:36:02puisque j'ai le sentiment
00:36:03moi que depuis tout à l'heure
00:36:04sur ce plateau
00:36:05vous mettez en cause
00:36:06la police
00:36:06bien sûr
00:36:07parce que quand vous dites
00:36:07qu'il y a un sujet
00:36:08de défiance vis-à-vis de la police
00:36:09c'est intéressant
00:36:10c'est un débat qui est noble
00:36:11c'est un débat qui est noble
00:36:12c'est un débat qui est noble
00:36:12avec la gauche radicale
00:36:13mais vous évitez complètement
00:36:14l'autre gauche
00:36:15mais parce que l'autre gauche
00:36:16à chaque fois
00:36:16elle a fini par salier
00:36:17avec la gauche radicale
00:36:17donc moi j'attends de voir monsieur
00:36:18mais moi je ne suis pas de la gauche radicale
00:36:19et vous le direz à vos amis
00:36:20du parti socialiste
00:36:20cette fois peut-être
00:36:21d'arrêter de salier
00:36:22mais je vais dire à monsieur Amir Chahi
00:36:23parce que je crois
00:36:24que ce qui a été dit
00:36:24quand même mérite vraiment
00:36:25qu'on s'y arrête
00:36:26s'il y a une défiance
00:36:27vis-à-vis de la police
00:36:28et j'entends ce que vous dites
00:36:29votre témoignage
00:36:30mais peut-être que vous-même
00:36:31avez une responsabilité là-dedans
00:36:33quand on explique que la police tue
00:36:34quand on explique que la police
00:36:35est le problème
00:36:36comme vous
00:36:36madame Rousseau
00:36:37madame Tondelier
00:36:37et tant d'autres
00:36:38ne cessez de l'expliquer
00:36:39depuis plusieurs jours
00:36:40peut-être que ça montre
00:36:41que ça met dans la tête
00:36:42d'un certain nombre de jeunes
00:36:43que la police est l'ennemi
00:36:44vous n'avez cessé de le faire
00:36:46et d'ailleurs
00:36:46vous le faites encore ce soir
00:36:47parce que pardon
00:36:48face aux images qu'on a
00:36:49j'entends qu'il faut négocier
00:36:51là nous ne sommes pas
00:36:52sur un sujet de revendication
00:36:53de mobilisation sociale
00:36:55c'est ce qu'on a dit
00:36:55qui est la sortie
00:36:56de la négociation
00:36:58et sur les exactions
00:37:00je n'ai interrompu
00:37:03j'ai bien entendu monsieur Amir Chahi
00:37:08dire qu'il faut en finir
00:37:09avec l'idée de la répression
00:37:11pourquoi est-ce que dans ce pays
00:37:12on a une gauche
00:37:14qui a un problème
00:37:15avec la sanction
00:37:16avec la répression
00:37:18aucune société
00:37:19aucune société
00:37:20ne peut faire
00:37:20mais en tout cas
00:37:21ce qui est intéressant
00:37:22c'est qu'on a deux visions
00:37:23de cette réalité ce soir
00:37:25d'un côté vous dites
00:37:26que la réponse
00:37:27c'est la répression
00:37:28le tour impressif monsieur
00:37:29c'est pas le tour impressif
00:37:31monsieur Calmon
00:37:31c'est pas le tour impressif
00:37:32c'est le tour impressif
00:37:35qu'on voit à la télévision
00:37:35il parlait avec une ostéanogie
00:37:38de l'essai de monsieur Ousekine
00:37:39quand même
00:37:40c'est ce que vous avez fait
00:37:41il est depuis le total
00:37:43ne revenons pas là-dessus
00:37:44est-ce que vous le pensez vraiment
00:37:46vous êtes juste malhonnête
00:37:46gratuitement
00:37:47tout à l'heure vous avez dit
00:37:48depuis la mort de Malik Ousekine
00:37:51la police ne peut plus faire son travail
00:37:52c'est en substance
00:37:53et nous nous avons dit
00:37:55la police doit faire son travail
00:37:57et on doit éviter les morts
00:37:58c'est pas parce que vous faites
00:37:59ce soir monsieur Amir Chey
00:38:02qu'est-ce que vous attendez
00:38:04du gouvernement
00:38:04comme décision
00:38:05pour que ces images s'arrêtent
00:38:07concrètement
00:38:08alors c'est le problème
00:38:10pour que ces images s'arrêtent
00:38:11je suis d'accord avec Laurent Geoffrin
00:38:12il faut répondre à un mouvement social
00:38:13qui aura du coup
00:38:14moins de risque d'être parasité
00:38:16par d'autres violences
00:38:17l'abrogation de parcours
00:38:19sup est sur la table
00:38:1910 milliards ont été mis sur la table
00:38:21un budget arrive
00:38:22ça tombe bien
00:38:22ce sera l'occasion de discuter
00:38:23on peut ne pas être d'accord
00:38:24mais au moins
00:38:24c'est constructif
00:38:26les blagues ce soir
00:38:27ne vont arrêter de piller les magasins
00:38:28si le parcours sup est supprimé
00:38:29je voudrais
00:38:30non c'est pas ça
00:38:31il n'a pas dit ça
00:38:32pour que les images
00:38:32qui se passent à la télé ce soir
00:38:34on doit négocier
00:38:35oui mais on peut prendre
00:38:35le problème différemment
00:38:36on peut aussi se dire
00:38:37qu'il y a eu ces scènes là
00:38:38parce qu'il y a eu des manifestations
00:38:40parce qu'il y a eu une contestation
00:38:41qui n'a pas été entendue
00:38:42donc on arrête les matchs de foot
00:38:43parce qu'à chaque fois
00:38:44qu'il y a des manifestations
00:38:46donc à chaque fois
00:38:47je vais aller au bout
00:38:50et je vais peut-être
00:38:51faire un pas de côté
00:38:52vous avez vu ces images
00:38:53vous voyez l'état du pays
00:38:54vous le voyez depuis quelques semaines
00:38:55d'ailleurs
00:38:56pas simplement ces violences là
00:38:57vous avez nos services publics
00:38:59ceux de la police en particulier
00:39:00mais pas uniquement
00:39:00qui sont à bout
00:39:01nos hôpitaux
00:39:02qui sont à bout
00:39:02nos écoles
00:39:03qui sont à bout
00:39:04et là on est sur un plateau
00:39:05à entre nous
00:39:06se lancer des choses
00:39:07qui au fond
00:39:09ressemblent un peu
00:39:10à une conversation de bistrot
00:39:11c'est un peu le jeu
00:39:11mais au fond
00:39:12qui ne règle rien
00:39:13il faut remettre
00:39:14à quelques mois
00:39:14de l'élection présidentielle
00:39:15dans un contexte géopolitique
00:39:17traumatisant
00:39:17inquiétant
00:39:18des perspectives
00:39:19de sortie de crise
00:39:19pour notre pays
00:39:20c'est pour ça
00:39:20que je pose ces questions là
00:39:21concrètement
00:39:22les perspectives
00:39:23de sortie de crise
00:39:24dans notre pays
00:39:24elles se trouveront
00:39:25en partie
00:39:26dans l'élection présidentielle
00:39:27ça c'est sûr
00:39:28et d'ailleurs
00:39:28le vide présidentiel
00:39:29dont parlait François Cadefond
00:39:30tout à l'heure
00:39:31va y inciter énormément
00:39:32de gens
00:39:32pour combler ce vide politique
00:39:33et puis il y a
00:39:34les mesures immédiates
00:39:35dans les mesures immédiates
00:39:36il y a
00:39:38mettre sur la table
00:39:39ce qu'il faut mettre sur la table
00:39:39pour discuter avec des lycéens
00:39:40et des étudiants
00:39:41qui commencent à y être
00:39:42je rappelle par ailleurs
00:39:43que monsieur Macron
00:39:43a tenté vaguement
00:39:45de répondre
00:39:45à une colère sociale
00:39:46qui dépasse la jeunesse
00:39:47je crois qu'il a dit
00:39:48c'est une question énergétique
00:39:49donc je vais m'occuper du pétrole
00:39:50personne n'a rien compris
00:39:50ce qu'il allait faire
00:39:51non on n'a pas compris
00:39:52en fait
00:39:53vous avez compris moi pas
00:39:54c'est ce que j'ai cru à peu près
00:39:56c'est ce que j'ai cru
00:39:57au moins vous êtes tous d'accord là-dessus
00:39:59il n'y a pas grand chose
00:40:01donc si vous nous demandez
00:40:02ce qu'il faudrait faire
00:40:03si on était au gouvernement
00:40:04ça je peux vous répondre
00:40:05mais si vous me demandez
00:40:06qu'est-ce que devrait faire
00:40:06un gouvernement
00:40:07qui ne répond rien
00:40:07je vous avoue
00:40:08que je suis un peu en panne
00:40:10mais en revanche
00:40:11sur ces situations là
00:40:12il faut donner
00:40:13aux officiers de police judiciaire
00:40:14c'est à dire
00:40:14je parle des violences
00:40:15auxquelles vous faites face
00:40:17il faut que les commerçants
00:40:18soient garantis
00:40:18dans leur fonds d'indemnisation
00:40:19il y a des villes
00:40:20qui commencent à s'en occuper
00:40:21je pense à la ville de Paris
00:40:21en particulier
00:40:22il faut encourager
00:40:23les citoyens qui sont venus
00:40:24moi j'y étais ce matin
00:40:25déblayer et aider les commerçants
00:40:26à se réinstaller
00:40:27la solidarité ça compte aussi
00:40:28vous voyez où
00:40:28il n'y a pas que l'ordre
00:40:29qui vient d'en haut
00:40:30il y a aussi une société
00:40:31le fait de vivre ensemble
00:40:32et moi quand j'ai vu
00:40:33ce matin
00:40:33des femmes et des hommes
00:40:35de façon sublime
00:40:36aller aider des commerçants
00:40:36les accompagner
00:40:37ça ça fait société aussi
00:40:38vous n'avez à aucun moment
00:40:39parlé de réponse pénale
00:40:40de mettre en prison
00:40:41les voyous
00:40:41les délinquants
00:40:42je ne vous le dis pas ça
00:40:43ça vous dérange
00:40:43je vais vous répondre
00:40:44d'où vient ce tabou
00:40:45une partie de la gauche
00:40:46sur la question de la sécurité
00:40:47je vais vous répondre
00:40:48si vous me posez la question
00:40:48il se trouve que je suis
00:40:49à la commission des lois
00:40:50à l'Assemblée Nationale
00:40:51donc la question pénale
00:40:51je la traite matin, midi et soir
00:40:53et il se trouve qu'on a
00:40:54aujourd'hui
00:40:55une réponse pénale adaptée
00:40:57ah c'est adapté
00:40:58ça c'est pas pénal
00:40:59ça c'est sécuritaire
00:40:59on ne parle pas de la même chose
00:41:00c'est à dire la loi
00:41:01vous pensez qu'aujourd'hui
00:41:02on a les moyens
00:41:03si vous voulez me poser une question
00:41:06si vous avez
00:41:08aujourd'hui
00:41:09une infraction
00:41:11dont l'incrimination est connue
00:41:12la peine et le quantum
00:41:13sont connues
00:41:14la question c'est
00:41:15les interpellations
00:41:16la question c'est
00:41:17la gestion du trouble public
00:41:18la question c'est
00:41:19les enquêtes qui sont faites
00:41:20vous allez voir
00:41:21que quand vous aurez
00:41:22les vidéos qui vont arriver
00:41:22notamment à la mairie de Limoges
00:41:24que ça a commencé à circuler
00:41:25et ailleurs
00:41:25les officiers de police judiciaire
00:41:27vont commencer à faire leur enquête
00:41:28vous, vous avez une impatience
00:41:29c'est marrant que ça va être debout
00:41:30parce qu'il y a
00:41:31Marx ou Engels
00:41:32qui disait
00:41:32le propre du gauchisme
00:41:34c'est d'ériger son impatience
00:41:35en théorie politique
00:41:36vous ressemblez en fait
00:41:37à un peu un gauchiste
00:41:38qui veut tout tout de suite
00:41:38ça se passe pas comme ça monsieur
00:41:40la politique publique
00:41:41la politique publique
00:41:43je suis très passion
00:41:43parce que j'ai réussi
00:41:44à vous écouter jusqu'au bout
00:41:46simplement
00:41:47je vais vous donner un seul exemple
00:41:48il va y avoir des mineurs
00:41:49parmi ceux qui vont être interpellés
00:41:51aujourd'hui en l'état de notre droit
00:41:52ils sont tout de suite remis en liberté
00:41:53on ne peut quasiment rien faire
00:41:54la justice des mineurs aujourd'hui
00:41:56les mineurs d'aujourd'hui
00:41:56ne sont pas
00:41:57les mineurs
00:41:58vous n'avez pas interrompu
00:41:58les mineurs d'aujourd'hui
00:42:00ne sont pas les mineurs de 1945
00:42:02et donc nous avons besoin
00:42:03de réformer la justice des mineurs
00:42:04ça pour vous
00:42:05ça n'est pas un seul
00:42:06votre sujet
00:42:07c'est la tenue de nos policiers
00:42:09à qui vous reprochez
00:42:11d'avoir des tenues solides
00:42:12parce qu'ils ressentent
00:42:12des cheminées sur la scène
00:42:13vous répondez juste à une chose
00:42:14alors ok
00:42:15si on les emmène en prison
00:42:17admettons
00:42:18une réponse ferme
00:42:18ils vont en prison
00:42:19je vais vous dire une chose
00:42:19vu l'état de nos prisons
00:42:21vos gamins ils vont sortir pire encore
00:42:22mais on pourrait avoir
00:42:24des prisons adaptées
00:42:24vous ne voulez rien faire
00:42:25vous ne voulez rien faire
00:42:27vous pensez qu'avec la solidarité
00:42:29là-dessus
00:42:29on va régler
00:42:30s'il vous plaît
00:42:32Mathieu Vallée
00:42:33vous qu'est-ce que vous attendez
00:42:34comme annonce supplémentaire
00:42:36de la part du gouvernement
00:42:36pour mettre fin à ces images
00:42:38concrètement
00:42:38là aussi
00:42:39mais j'attends rien moi
00:42:40du gouvernement
00:42:41il ne nous écoute pas
00:42:41donc on fait des propositions
00:42:43non pas depuis
00:42:44qu'il y a eu les exactions
00:42:45et les scènes d'émeute
00:42:46de pillage et de chaos
00:42:47qu'on a vu hier
00:42:48dans toutes les villes
00:42:49et pas simplement à Paris
00:42:50il y a aussi les villes de province
00:42:51on a parlé de Limoges
00:42:52une mairie qui brûle
00:42:53une mairie de 150 ans
00:42:54patrimoine des français
00:42:55monument historique
00:42:56qui est entièrement détruit
00:42:57il ne reste plus que la façade
00:42:57vous l'avez montré sur vos images
00:42:58moi ça fait saigner mon cœur de patriote
00:43:01comme tout le cœur des français
00:43:01qui en fait
00:43:02par leur impôt
00:43:03par leur travail
00:43:04par la sueur de leur front
00:43:05ont contribué à construire
00:43:06cet édifice public
00:43:07qui accueille les plus miséreux
00:43:08les plus nécessiteux
00:43:09les plus en difficulté
00:43:11et donc moi je dis simplement
00:43:12que sur les mineurs
00:43:13parce que je crois que c'était ça
00:43:14que vous disiez monsieur le député
00:43:15c'est que
00:43:15vous savez
00:43:16combien représente
00:43:17sur l'ensemble des mineurs
00:43:18la proportion des mineurs
00:43:19qui ont 16-18 ans
00:43:20dans les infractions
00:43:2150%
00:43:22quand vous avez des mineurs
00:43:23qui se comportent comme des majeurs
00:43:24l'excuse de minorité
00:43:25aujourd'hui
00:43:26elle s'applique
00:43:26sur ces mineurs là
00:43:27le mineur de 45
00:43:29c'est plus le mineur de 2026
00:43:30on en a même pu dire
00:43:31de 2025
00:43:32donc quand vous allez
00:43:33non pas dans des rassemblements
00:43:34pour manifester
00:43:35mais pour casser
00:43:36pour se faire du flic
00:43:37évidemment que vous devez être jugé
00:43:38comme un majeur
00:43:39et je termine
00:43:39est-ce que vous saviez
00:43:40monsieur le député
00:43:41parce que vous êtes attaché
00:43:42à la police
00:43:42moi on partage aussi
00:43:43cet attachement
00:43:44moi très fort évidemment
00:43:44c'était mon métier
00:43:45mais est-ce que vous savez
00:43:46combien il y a d'interventions
00:43:47parentes de la police nationale
00:43:48vous parlez des interventions nobles
00:43:49les différents familiaux
00:43:50les cambriolages
00:43:51les vols avec violence
00:43:52ce qu'il y a beaucoup d'ailleurs
00:43:53dans le 3ème et le 10ème
00:43:53il y a une bac d'ailleurs civile
00:43:55du commissariat
00:43:55on s'est vu cet après-midi
00:43:56du Paris Centre
00:43:57à 2-3-4
00:43:57qui fait un travail formidable
00:44:00lié au pipoquette
00:44:01lié au vol avec violence
00:44:02ils travaillent fort du moment
00:44:02je vous invite à partager
00:44:03leur quotidien
00:44:04mais est-ce que vous savez
00:44:04combien il y a d'interventions
00:44:05parentes de la police nationale
00:44:072 millions
00:44:072 millions d'interventions
00:44:095500 interventions par jour
00:44:10donc le travail nobles
00:44:11que vous demandez
00:44:12les policiers le font
00:44:13et je vais même vous le dire
00:44:14sans polémique
00:44:14le policier
00:44:15que vous voyez intervenir
00:44:16pour sauver une femme
00:44:17parce que c'est 84%
00:44:18des victimes de l'ancredi
00:44:19c'est des femmes
00:44:20une femme qui se fait massacrer
00:44:21par son conjoint
00:44:22comment ?
00:44:23pas trop de chiffres
00:44:23pardon ouais
00:44:24j'essaye juste
00:44:24c'est quand même
00:44:25les français comprennent
00:44:2684% des victimes
00:44:27c'est quand même
00:44:27il y a eu 350 chiffres
00:44:30pardon non mais
00:44:30j'y suis très attaché
00:44:31parce que moi
00:44:32la lutte contre les féminicides
00:44:33et les violences conjugales
00:44:34ça a toujours été
00:44:35mon leitmotiv
00:44:36je suis aussi rentré en police
00:44:36pour ça
00:44:37parce qu'en France
00:44:38on ne lève pas la main
00:44:39et encore moins sur une femme
00:44:40mais la réalité c'est que
00:44:42vous savez
00:44:42celui qui intervient
00:44:43sur les violences conjugales
00:44:44monsieur député
00:44:44c'est aussi celui
00:44:45qui met sa tenue
00:44:46que vous appelez Robocop
00:44:47pourquoi ?
00:44:47parce que quand vous avez
00:44:48des cacatofs
00:44:49vous savez des bocaux
00:44:50où les voyous
00:44:51les antifas
00:44:52les black blocs
00:44:53font macérer
00:44:53leur excrément
00:44:54dans des bocals
00:44:55vous n'aimeriez pas recevoir
00:44:56une merde sur la figure
00:44:57ben eux c'est pareil
00:44:58ensuite quand vous avez
00:44:59des cheminées
00:44:59qui sont lancées
00:45:00depuis l'étoile
00:45:00sur des policiers
00:45:01ça peut les tuer
00:45:02donc oui le bouclier
00:45:03oui le casque
00:45:04oui leur armure
00:45:05Laurent Geoffrin
00:45:06Laurent Geoffrin
00:45:07mais qu'est-ce qui
00:45:08attendez
00:45:08ben oui mais vous terminez
00:45:09mais ça fait une demi-heure
00:45:10vous ne l'avez pas là
00:45:11vous demandez du calme
00:45:13et du sérieux
00:45:14aux forces de l'ordre
00:45:14de garder votre sang froid
00:45:15mais oui non
00:45:15vous êtes typiquement
00:45:18le mec
00:45:18on peut pas nous interrompre
00:45:21on peut pas dire
00:45:23que Laurent Geoffrin
00:45:23n'est pas calme ce soir
00:45:25il vous écoute tous
00:45:26il a juste essayé
00:45:28d'en placer une
00:45:28j'ai eu l'habitude
00:45:29allez Laurent Geoffrin
00:45:30s'il vous plaît
00:45:30j'avais l'habitude
00:45:31des gens comme ça
00:45:32mais allez-y
00:45:32vous essayez de faire croire
00:45:33aux gens
00:45:34que des gens comme nous
00:45:36défendent
00:45:36ceux dont vous parlez
00:45:37vous êtes vraiment
00:45:38une mauvaise foi
00:45:39une mauvaise foi
00:45:40punique
00:45:40et je vous ai même écouté
00:45:42avant la libération
00:45:45je n'ai jamais défendu
00:45:46quiconque
00:45:47qui faisait des choses
00:45:48de ce genre
00:45:49assumez-vous une
00:45:50vous n'avez jamais fait
00:45:51des unes uniquement
00:45:52sur surveillance policière
00:45:53j'ai toujours défendu
00:45:54la police républicaine
00:45:55j'ai toujours défendu
00:45:56le principe de la sanction
00:45:57et nous en sommes
00:45:58et je n'ai pas vu
00:45:58toujours
00:45:59je n'ai pas vu
00:46:00je n'ai pas vu
00:46:01le visage de Vincent
00:46:01et Jenny
00:46:02ce débat est stérile
00:46:05pardon
00:46:05je n'ai pas
00:46:06c'est stérile
00:46:07je ne vous ai pas vu
00:46:07non non c'est très important
00:46:08j'ai le parler
00:46:09de Vincent Jenny
00:46:10qui il y a 11 ans
00:46:11qui il y a 11 ans
00:46:12oui parce que je dis
00:46:13des choses sérieuses
00:46:13mais il y a 11 ans
00:46:16si on reste sur ces images
00:46:18qui nous parviennent
00:46:19en direct
00:46:20avec le visage
00:46:21et je vais terminer
00:46:22avec le visage
00:46:23de Vincent Jenny
00:46:23c'est deux policiers
00:46:24brûlés vifs
00:46:26par des voyous
00:46:27à virer chatillon
00:46:28vous ne les avez jamais
00:46:29en une
00:46:29par contre pour accabler
00:46:30la police
00:46:30revoyez-vous une
00:46:31et assumez ce que vous
00:46:32faites
00:46:34s'il vous plaît
00:46:35c'est moi qui reprend
00:46:35la main
00:46:36ça fait 20 minutes
00:46:38que la droite
00:46:38déroule son tapis
00:46:40pas du tout
00:46:41vous avez aussi
00:46:42pris la parole
00:46:42c'est à moi de jauger
00:46:43et de juger
00:46:44qui prend la parole
00:46:45et qui le fait suffisamment
00:46:47qu'aurait-il fallu
00:46:47dire de plus ce soir
00:46:48je me permettrais
00:46:49de poser une question
00:46:50mais à nos
00:46:51interlocuteurs
00:46:53vous venez avec vos questions
00:46:56vous ne jouez pas le jeu
00:46:57je veux juste revenir
00:46:58sur un point
00:46:59il me semble d'ailleurs
00:47:00qu'on peut tous être unis
00:47:01sur ce fait là
00:47:02et je reprends vos paroles
00:47:03et non les nôtres
00:47:04dans un souci
00:47:05d'objectivité parfaite
00:47:06vous avez parfaitement
00:47:07admis
00:47:08qu'il y a une part de la gauche
00:47:09qui est anti-police
00:47:10et anti-ordre
00:47:11non je ne veux pas
00:47:11dire ça comme ça
00:47:12il y en a une
00:47:13j'aimerais
00:47:15mais vraiment
00:47:17j'aimerais qu'on avance
00:47:18sur ce débat
00:47:19s'il vous plaît
00:47:19est-ce que donc
00:47:21vous
00:47:21représentant ici
00:47:22je suis fier d'être face à vous
00:47:23de la gauche respectable
00:47:25vous vous engagez
00:47:27dans l'éventuel second tour
00:47:28Mélenchon-Le Pen
00:47:28qui se dessine
00:47:29de ne pas
00:47:31non mais pardon
00:47:31excusez-moi
00:47:32parce qu'on a entendu
00:47:33le débat sur la gauche respectable
00:47:35et pas respectable
00:47:36pendant les européens
00:47:37et d'ailleurs
00:47:37vous vous êtes à l'écrit
00:47:39avec une violence inouïque
00:47:40le soir
00:47:41le soir
00:47:43de la dissolution
00:47:43je vous enverrai
00:47:43les 22 000 articles
00:47:44que j'ai écrits contre Mélenchon
00:47:45le soir de la dissolution
00:47:47pour aller lire le soir
00:47:48le NFA était fait
00:47:48est-ce que dans l'éventuel
00:47:49second tour Mélenchon-Le Pen
00:47:51vous appelez
00:47:52à ne pas voter
00:47:52Jean-Luc Mélenchon ?
00:47:53Moi j'aimerais savoir
00:47:54ce qu'il aurait fallu dire de plus
00:47:55parce que je suis désolée
00:47:56mais ce débat là
00:47:57au bout d'un moment
00:47:58il est stérile
00:47:58on vous mettra pas d'accord
00:47:59ok ?
00:48:00Donc on avance
00:48:01on avance
00:48:01il y a encore des violences ce soir
00:48:04mais justement je vous fais parler
00:48:06mais je vous fais parler
00:48:06sur les sujets importants
00:48:07et je pense que c'est ce qui intéresse
00:48:09aussi ceux qui nous regardent
00:48:10comment on fait en sorte
00:48:11que ça s'arrête
00:48:12qu'aurait-il fallu dire de plus ce soir ?
00:48:14Donc d'abord
00:48:15je vais vous répondre
00:48:16ensuite je répondrai
00:48:17il est très évident
00:48:19que ce soir à Paris
00:48:21parce qu'il n'y a pas
00:48:21de pouvoir politique
00:48:22parce que le ministre
00:48:23de l'intérieur
00:48:24je ne sais pas où il est
00:48:25parce que le préfet
00:48:26on l'entend pas
00:48:26la situation est hors de contrôle
00:48:28ça ne peut pas durer
00:48:29jusqu'à demain soir
00:48:30moi je dis
00:48:31à titre très personnel
00:48:32là si j'engage
00:48:33aucun parti politique
00:48:34que s'il y a
00:48:35une délinquance d'opportunité
00:48:36qui vient
00:48:37depuis des endroits
00:48:38qui ne sont pas Paris
00:48:39on peut parfaitement
00:48:40et je ne crois pas
00:48:40que ce soit une grosse atteinte
00:48:41à l'état de droit
00:48:42bloquer les transports
00:48:43à partir d'une certaine heure
00:48:44décente
00:48:45voilà ça c'est
00:48:45une proposition qu'on peut faire
00:48:47la deuxième chose
00:48:48c'est que si on s'aperçoit
00:48:49mais pour l'instant
00:48:50on n'a pas les statistiques
00:48:51qu'il y a
00:48:52beaucoup de jeunes
00:48:53qui sont appréhendés
00:48:54dans des faits
00:48:54de délinquance d'opportunité
00:48:56voilà
00:48:56un couvre-feu pour 24 heures
00:48:58sur des gens mineurs
00:48:59ne me paraît pas non plus
00:49:00extrêmement liberticide
00:49:01ce que je regrette
00:49:02parce que je ne suis pas
00:49:03ministre de l'Intérieur
00:49:03comme vous l'avez remarqué
00:49:04c'est qu'aucune de ces pistes
00:49:06n'a été mise en oeuvre
00:49:07alors qu'on a le président
00:49:07de la République
00:49:08qui a parlé
00:49:08qui a tous les moyens
00:49:09depuis l'état d'urgence
00:49:11et autres
00:49:12de mettre en oeuvre
00:49:13ces moyens
00:49:13de le déléguer
00:49:14à son ministre de l'Intérieur
00:49:15il n'y a aucune espèce
00:49:16de réponse
00:49:16et que c'est vrai
00:49:17que les téléspectateurs
00:49:18doivent se regarder
00:49:18en disant
00:49:19c'est quoi cette conversation
00:49:20qu'ils ont
00:49:20alors que Paris brûle
00:49:21mais ici
00:49:22aucun n'est en charge
00:49:24et nous nous interpellons
00:49:25à travers vous
00:49:26nous interpellons
00:49:27le pouvoir en place
00:49:28pour qu'il fasse quelque chose
00:49:29d'une part
00:49:30parce que moi
00:49:30je n'oppose pas à la police
00:49:31et je ne fais pas partie
00:49:32pour vous répondre
00:49:33de ceux qui disent
00:49:34que la police tue
00:49:35que l'institution policière
00:49:36tue
00:49:36et je me distingue fortement
00:49:38et je vous pose
00:49:38la même question
00:49:39si à madame Le Pen
00:49:40au second tour
00:49:41face à monsieur Glucksmann
00:49:42est-ce que vous voterez
00:49:43monsieur Glucksmann
00:49:44puisque vous voulez
00:49:44nous tendre un piège
00:49:45absolument pas
00:49:45je voterai à madame Le Pen
00:49:46très bien
00:49:47vous êtes du côté
00:49:48de l'extrême droite
00:49:49c'est clair
00:49:50c'est le même
00:49:51qui nous disait
00:49:51regretter que la police
00:49:52ne puisse plus avoir
00:49:53les moyens
00:49:54vous êtes dans votre cohérence
00:49:57mais parce que vous pensez
00:49:58que voter pour madame Le Pen
00:49:59aujourd'hui
00:49:59c'est souhaiter
00:50:00la mort de certains
00:50:01je préfère monsieur Glucksmann
00:50:02moi je préfère monsieur Glucksmann
00:50:03pour procéder l'état démocratique
00:50:05je vous rappelle quand même
00:50:06mais vous êtes dans le front
00:50:07anti-républicain
00:50:07excusez-moi
00:50:08c'est votre choix
00:50:10permettez-moi
00:50:10de vous rappeler
00:50:11que j'ai fait campagne
00:50:12contre la porte-parole
00:50:12de madame Le Pen
00:50:13contre le rassemblement national
00:50:14vous nous annoncez ce soir
00:50:15vous allez voter Marine Le Pen
00:50:16je suis connu
00:50:17monsieur Vallée
00:50:18prépare la carte
00:50:18du rassemblement national
00:50:19il faudra vous rappeler
00:50:20la définition d'une conversation
00:50:21monsieur
00:50:22deuxièmement
00:50:22j'ai fait campagne
00:50:23contre le rassemblement national
00:50:24tous les jours
00:50:25et j'ai vraiment essayé
00:50:26de les battre
00:50:26je suis connu d'ailleurs
00:50:27pour ne pas être
00:50:27un grand ami de ce parti
00:50:28et on pourra faire
00:50:29un autre débat d'ailleurs
00:50:31sur un sujet économique
00:50:32pour vous montrer
00:50:33à quel point
00:50:33je ne pense pas
00:50:33que c'est un parti de droite
00:50:34mais face
00:50:35pardon
00:50:35à monsieur Glucksmann
00:50:36face à une gauche
00:50:38traditionnelle
00:50:39pas du tout
00:50:39ah bah alors
00:50:40pas du tout
00:50:41il ne fait pas partie
00:50:42de la rétébrique
00:50:42mais pardonnez-moi
00:50:43je vous pose des questions
00:50:44combien de personnes
00:50:44ont participé
00:50:45à la primaire socialiste
00:50:46c'est le seul candidat
00:50:50parmi tous les candidats
00:50:50qui étaient investis
00:50:51par 120 000 personnes
00:50:52alors messieurs
00:50:54s'il vous plaît
00:50:55il y avait 150 000
00:50:57de sécurité
00:50:58le rassemblement national
00:50:59justement
00:50:59parlons de sécurité
00:51:01oui
00:51:01non mais parlons de sécurité
00:51:03juste
00:51:03François
00:51:04attendez
00:51:05s'il vous plaît
00:51:05François Calfour
00:51:06disait tout à l'heure
00:51:06Paris brûle
00:51:07précisément
00:51:07pour ceux qui nous regardent
00:51:08vous avez commissaire de police
00:51:10Madame Darfeuil
00:51:10j'aurais adoré
00:51:13comme les images vous intéressent
00:51:15je suis très admirative
00:51:18de ceux qui font ce boulot
00:51:19je suis hyper détendue
00:51:23mais ce que je veux dire
00:51:25c'est que pour ceux
00:51:25qui nous regardent
00:51:26nous on est détendus
00:51:27parce qu'on est en plateau
00:51:28mais précisément
00:51:28là j'ai une amie
00:51:29qui arrive
00:51:30gare Montparnasse
00:51:30et qui me dit
00:51:31est-ce que je peux prendre
00:51:31le métro à cette heure-ci
00:51:32qu'est-ce qui se passe
00:51:33exactement ce soir dans Paris
00:51:34parce que François Calfour
00:51:35disait Paris brûle
00:51:36est-ce que Paris brûle
00:51:37comment décrire la situation
00:51:39non mais il y a
00:51:40le secteur déal
00:51:41de Châtelet
00:51:41de Paris ultra-centre
00:51:43qui est la circonscription
00:51:45du député
00:51:46qui en fait
00:51:47en réalité
00:51:48je peux parler comme je veux
00:51:49je peux parler comme je veux
00:51:50c'est bon monsieur Calfour
00:51:51je n'ai pas besoin de porte-parole
00:51:52et surtout pas du parti socialiste
00:51:53et lui non plus d'ailleurs
00:51:54mais oui c'est vrai
00:51:55mais c'est la circonscription
00:51:56en tout cas
00:51:56donc je dis simplement
00:51:59merci monsieur Calfour
00:51:59je dis simplement
00:52:01que sur Paris centre
00:52:02oui on a une concentration
00:52:03des casseurs
00:52:04qui sont très mobiles
00:52:04mais l'explication
00:52:06que je vous ai donnée
00:52:06en début de plateau
00:52:07n'a pas changé
00:52:07et de toute façon
00:52:09la nuit dernière
00:52:10moi je suis allé sur Paris
00:52:12donc pour voir un peu
00:52:13mes frères d'armes
00:52:14en toute discrétion
00:52:14il n'y a pas besoin
00:52:15forcément
00:52:16comme vous l'avez dit tout à l'heure
00:52:17qu'il y ait des médias
00:52:17qui nous accompagnent
00:52:18ou de filmer
00:52:18pardon question naïve
00:52:20pourquoi on ne les attrape pas
00:52:21ils courent trop vite
00:52:22c'est si mais il y a des interpellations
00:52:23madame Darfeu
00:52:23mais ils sont nombreux
00:52:24mais plus nombreux que les policiers
00:52:25non mais ils ne sont pas plus nombreux
00:52:26que les policiers
00:52:27ils sont plus rapides
00:52:28mais ah bah oui
00:52:29ils n'ont pas 25 kg d'équipement
00:52:31sur le dos
00:52:31et ils n'ont pas des équipements
00:52:32pour éviter de se faire massacrer
00:52:34vous avez vu qu'il y a un policier en civil
00:52:35qui s'est fait prendre un parti
00:52:36par plusieurs individus
00:52:37la nuit dernière
00:52:38sur le secteur de Vendôme
00:52:39je peux vous lire un message
00:52:40qui vient de nous parvenir
00:52:41de nos équipes
00:52:41qui étaient sur le terrain
00:52:42j'ai de mortier d'artifice
00:52:44d'ailleurs elles sont bien courageuses
00:52:44parce que
00:52:45elles se sont faites agresser
00:52:46cet après-midi
00:52:46par des mêmes voyous
00:52:47qui caillassent
00:52:48et que moi j'ai vu
00:52:49arracher une caméra
00:52:49un journaliste
00:52:50et qui l'ont traîné
00:52:51qui ont volé sa caméra
00:52:52ce qui est évidemment insupportable
00:52:53j'ai de mortier d'artifice
00:52:54par dizaines
00:52:54rarement vu ça
00:52:55dès que les CRS sont partis
00:52:57une centaine de casseurs
00:52:58sont revenus dans le quartier
00:53:00et ont lancé des mortiers
00:53:02je vous laisse la parole
00:53:03c'est une question pour vous
00:53:05d'ailleurs
00:53:06ça va être ma fête
00:53:06je vais bien répondre
00:53:08mais
00:53:08vous aussi vous allez
00:53:09en réalité
00:53:10en réalité
00:53:11mais on s'en fout ça
00:53:12monsieur Calfon
00:53:12ça c'est vrai
00:53:13on parle en public
00:53:14on parle en public
00:53:15mais la réalité
00:53:17c'est que
00:53:17quand vous avez une compagnie
00:53:18qui part
00:53:19les jeunes profitent
00:53:20pour réinvestir les lieux
00:53:21et c'est pour ça
00:53:22que moi j'estime
00:53:22que les CRS et les gendarmes
00:53:23font un très bon travail
00:53:24mais que
00:53:25ça vous intéresse pas
00:53:26dites le
00:53:26mais que la réalité
00:53:27c'est que derrière
00:53:28lorsque vous avez
00:53:29des mouvements d'unité
00:53:30très souples
00:53:32non attendez
00:53:33s'il vous plaît
00:53:33là j'aimerais comprendre
00:53:34ce qui se passe
00:53:35vraiment
00:53:35ça importe pas
00:53:36et pour le coup
00:53:36c'est un ancien policier
00:53:37qui parle
00:53:38mais en fait
00:53:39mais j'ai le droit de rire
00:53:40quand même encore
00:53:41là c'est quand même
00:53:42pas très drôle
00:53:43ce qui se passe
00:53:44bah oui
00:53:45mais ça ne les intéresse pas
00:53:46mais la réalité
00:53:46à part les joutes politiques
00:53:47mais la réalité
00:53:48c'est que
00:53:49oui quand vous avez
00:53:50des forces mobiles
00:53:50qui se déplacent
00:53:51ils tiennent un point
00:53:51après on les envoie
00:53:52sur un autre point
00:53:53où il y a des gros rassemblements
00:53:54et ceux
00:53:54qui ont vraiment
00:53:55la mobilité
00:53:56l'adaptabilité
00:53:56et la facilité
00:53:57de faire des interpellations
00:54:01il y en a eu
00:54:02la baissière
00:54:03dans le 17ème
00:54:03à Paris
00:54:04elles y sont
00:54:05mais pas de manière suffisante
00:54:06là on est clairement
00:54:07sur un jeu numérique
00:54:09de manière à couvrir
00:54:10la capitale
00:54:10de manière plus ample
00:54:12comme les casseurs
00:54:12le font
00:54:13donc pas assez de personnes
00:54:14on y revient
00:54:15mais oui mais en plus
00:54:17les CSI
00:54:18ont fait 14, 15, 16 heures
00:54:20comme les compagnies d'intervention
00:54:20la nuit dernière
00:54:21donc ils ont pris
00:54:22en décalé
00:54:23et pardon
00:54:23mais il y a
00:54:24la difficulté
00:54:26et le repos
00:54:26qui manque
00:54:27ça intéresse vraiment pas
00:54:28M. Calfon
00:54:28M. Nassrou
00:54:29s'il vous plaît
00:54:29allez-y
00:54:33pour faire un vrai programme
00:54:34je pourrais peut-être
00:54:35vous donner des conseils
00:54:35s'il vous plaît
00:54:36à un moment donné
00:54:37ce débat est très intéressant
00:54:39mais d'abord je voulais
00:54:39donner à acte
00:54:41à M. Calfon
00:54:41qui propose des mesures
00:54:42en termes de sécurité
00:54:43c'était votre question
00:54:44parce que personne n'a répondu
00:54:46je note néanmoins
00:54:47M. Calfon
00:54:47que vous avez du mal
00:54:48à dire état d'urgence
00:54:49qui est ce que nous proposons
00:54:50avec Bruno Bataillot
00:54:50je ne suis pas d'accord
00:54:51je peux vous expliquer pourquoi
00:54:53pardon
00:54:54quand vous demandez
00:54:55des mesures d'exception
00:54:56l'état d'urgence
00:54:57nous permet d'avoir
00:54:57le cadre juridique
00:54:58pour le faire
00:54:58voilà
00:54:59donc c'est fait pour
00:55:00donc vous n'avez pas envie
00:55:00de le faire
00:55:01je peux vous dire pourquoi
00:55:02mais j'ai un vrai problème
00:55:05ce soir
00:55:05j'en ai plusieurs
00:55:06mais j'en ai un
00:55:07particulièrement ce soir
00:55:07avec le Rassemblement National
00:55:09parce que
00:55:10j'entends beaucoup de choses
00:55:11j'entends effectivement
00:55:12d'ailleurs la réalité
00:55:13c'est que la France Insoumise
00:55:14sont vos meilleurs alliés
00:55:15parce que ce désordre
00:55:16je pense que vous imaginez
00:55:17qu'il vous profite
00:55:18et si
00:55:19vous voulez vous installer
00:55:20moi j'ai une question
00:55:21extrêmement précise
00:55:22allez-y
00:55:22on est en train de reparler
00:55:23en ce moment
00:55:23d'une loi casseur-payeur
00:55:25tout le monde a l'air d'accord
00:55:26pour la faire
00:55:26il se trouve que cette loi
00:55:27elle a été initiée en 2019
00:55:29il y a beaucoup de gens
00:55:30qui sont d'accord pour la faire
00:55:31elle a été initiée en 2019
00:55:33au Sénat d'ailleurs
00:55:33par Bruno Retailleau
00:55:34bon
00:55:35à l'époque
00:55:36le Rassemblement National
00:55:36avait voté contre
00:55:37donc moi j'aimerais comprendre
00:55:39comment vous pouvez demander
00:55:39aujourd'hui
00:55:40vous pouvez rappeler en deux mots
00:55:40ce qu'elle prévoit
00:55:41elle prévoit tout simplement
00:55:42un principe dans lequel
00:55:43quand vous avez un attroupement
00:55:44avec des gens
00:55:45et que vous n'arrivez pas
00:55:46à distinguer très clairement
00:55:47dans cet attroupement
00:55:47qui se livre
00:55:48par exemple à des dégradations
00:55:49qui est celui
00:55:50qui a vraiment
00:55:51ce qui est une vraie difficulté
00:55:52aujourd'hui
00:55:53puisqu'ils sont cagoulés
00:55:53on avait dix qui sont cagoulés
00:55:55vous les interpellez
00:55:56vous ne savez pas
00:55:56lequel a porté le coup
00:55:57par exemple
00:55:57et bien qu'ils soient
00:55:58solidairement responsables
00:55:59des dégradations
00:56:00qui sont commises
00:56:01et donc le Rassemblement National
00:56:03et en plus d'aller pouvoir
00:56:04bien sûr
00:56:05les récoltes
00:56:05la Rassemblement National
00:56:06en 2019
00:56:07a voté contre
00:56:08et aujourd'hui
00:56:09le Rassemblement National
00:56:10ce qui est le propre
00:56:11d'un parti démagogique
00:56:12et bien demande
00:56:13cette loi
00:56:14à laquelle il s'était pourtant
00:56:15opposé à l'écheur
00:56:16je réponds rapidement
00:56:17je trouve que dans les circonstances
00:56:19dramatiques
00:56:19tragiques dans lesquelles
00:56:20notre pays est plongé
00:56:21c'est-à-dire que la France brûle
00:56:23et bien c'est-à-dire que
00:56:24monsieur Nassrou
00:56:24nous avons voté
00:56:25la loi du narcotrafic
00:56:26présentée
00:56:26mais casseur payeur
00:56:27vous avez voté contre
00:56:28et vous voulez la faire aujourd'hui
00:56:29je vous réponds
00:56:31laissez-moi venir
00:56:33je vous ai laissé parler
00:56:33s'il vous plaît allez-y
00:56:34donc la réalité
00:56:36la réalité c'est que
00:56:37la loi du narcotrafic
00:56:38nous l'avons votée
00:56:39et la loi casseur payeur
00:56:41non seulement nous la voterons
00:56:42mais nous la proposons également
00:56:43il y a aussi des lois
00:56:44que nous avons proposées
00:56:45à l'Assemblée
00:56:45que vous n'avez pas votées
00:56:46je pense que les guéguerres politiques
00:56:47les français n'en peuvent plus
00:56:48la réalité c'est que
00:56:49les lois qui vont dans le bon sens
00:56:50monsieur Nassrou
00:56:51nous les avons toujours votées
00:56:52c'est celle-là
00:56:53et nous la voterons
00:56:54mais pourquoi vous ne l'avez pas votée ?
00:56:56mais si
00:56:56mais écoutez
00:56:57moi je n'ai pas ces informations
00:56:57madame Darfeuil
00:56:59ça dépend ce qu'il y avait dedans
00:57:00je sais reconnaître
00:57:02non mais madame Darfeuil
00:57:03vous avez le droit de dire
00:57:05que vous n'êtes pas sûr
00:57:06de votre réponse là-dessus
00:57:07pas de souci
00:57:08je ne vais pas vous inventer
00:57:08un discours que je n'ai pas vérifié avant
00:57:10mais en tout cas
00:57:11si ça correspond en tout point
00:57:12à ce que nous nous attendons
00:57:13c'est-à-dire
00:57:14un vrai paiement
00:57:15par l'autorité parentale
00:57:16si c'est un mineur
00:57:16ou par le majeur lui-même
00:57:17si effectivement
00:57:18il joue pleinement
00:57:19de ses capacités pour le faire
00:57:20oui nous l'accepterons
00:57:21nous nous proposons
00:57:22d'ailleurs c'est pour ça
00:57:22que je parle de narcotrafic
00:57:23c'est que monsieur Nassrou
00:57:24c'est très bien
00:57:24avec des projets de loi
00:57:25qui ne venaient pas de chez nous
00:57:26mais du gouvernement
00:57:27qui venaient en l'occurrence
00:57:28pendant un an à participer
00:57:29et ça ne l'a pas dérangé
00:57:30d'être dans le gouvernement
00:57:30de monsieur Macron
00:57:31et bien nous l'avons voté
00:57:32Laurent Joffrin
00:57:33oui elle est passée grâce à nous
00:57:34à qui profitent ces images
00:57:35et cette crise
00:57:36pour reprendre une expression
00:57:37de monsieur
00:57:38Marine Le Pen
00:57:40tous ces gens là
00:57:41qu'on voit
00:57:42costumés en noir
00:57:43et qui cassent
00:57:44c'est des agents
00:57:45de Marine Le Pen
00:57:45ils ne sont pas stipendiers
00:57:47évidemment
00:57:47ah bon ?
00:57:48on leur donne des instructions
00:57:48de casser monsieur
00:57:49non j'ai pas dit ça
00:57:50vous dites des agents
00:57:51c'est une formule
00:57:52des agents volontaires
00:57:53ou involontaires
00:57:54une formule qui vous arrangent
00:57:56c'est une punchline
00:57:57ce sont des gens
00:57:58c'est une formule
00:57:59je pensais que vous vouliez
00:58:00du sérieux
00:58:00mais vous parlez tout le temps
00:58:01vous alors c'est insupportable
00:58:02allez-y monsieur Joffrin
00:58:04vous ne pouvez pas l'arrêter un peu
00:58:05non mais je
00:58:05mais non parce qu'il saoule tout le monde
00:58:07pas du tout
00:58:08il est là
00:58:08il est invité
00:58:09il dit ce qu'il a à dire
00:58:11attention
00:58:11attention à ce qu'on dit
00:58:13personne ne saoule personne
00:58:15on vous écoute
00:58:15si lui
00:58:18je ne pense pas
00:58:19que monsieur Vallée
00:58:20se réponde
00:58:20attendez juste
00:58:21je voudrais que
00:58:22Laurent Joffrin termine
00:58:23et ensuite je viens
00:58:23vous voir
00:58:24vous demandez
00:58:25à qui ça profite
00:58:27évidemment
00:58:27au Rassemblement Nation
00:58:29grosso modo
00:58:30quand il y a un désordre
00:58:31de cette nature
00:58:32de cette violence
00:58:33et de cet excès incroyable
00:58:36de tout ce qui s'est passé
00:58:37hier
00:58:37ça crée un traumatisme
00:58:38par l'opinion
00:58:39qui est compréhensible
00:58:41et légitime
00:58:41et ça profite aux gens
00:58:43qui ont le discours
00:58:45de l'ordre
00:58:46et les gens qui ont le plus
00:58:47le discours de l'ordre
00:58:48jusqu'à l'outrance
00:58:50et jusqu'à l'exagération
00:58:51et jusqu'à des propositions
00:58:52qui n'en sont pas
00:58:54c'est le Rassemblement National
00:58:55et est-ce que c'est de nature
00:58:56à fragiliser Jean-Luc Mélenchon
00:58:58tous ces black blocs
00:58:58qui paraît-il
00:58:59se réclament de l'extrême gauche
00:59:03donc une partie de la gauche
00:59:04d'une certaine manière
00:59:05ces gens-là font le lit
00:59:07de l'extrême droite
00:59:07ils sont en train de mettre
00:59:08l'extrême droite au pouvoir
00:59:09évidemment
00:59:10ça c'est pas
00:59:11là-dessus
00:59:11non s'il vous plaît
00:59:12non monsieur
00:59:13vous avez un autre présenté
00:59:16je ne pense pas
00:59:16pour rien
00:59:17s'il vous plaît
00:59:17Marine Le Pen
00:59:18c'est un peu la candidate
00:59:19que je défend
00:59:19Louis Sarkozy
00:59:21elle est délinquante elle-même
00:59:22ça c'est vrai
00:59:23pour vous en cassation
00:59:24on n'est pas encore jugé
00:59:24je vous ferai un cours de droit
00:59:25en votre temps
00:59:25Louis Sarkozy
00:59:26s'il vous plaît
00:59:27monsieur
00:59:28monsieur Vallée
00:59:28je ne pense pas
00:59:29que vous serez en désaccord
00:59:29que de dire que
00:59:30quand il y a des scènes
00:59:31de désordre grandissant
00:59:33dans un pays
00:59:33le parti qui fait le plus campagne
00:59:35sur le maintien de l'ordre
00:59:36a tendance à bénéficier
00:59:37ce n'est pas l'accusé elle-même
00:59:39c'est juste en fait
00:59:41personne ne le sous-entend
00:59:42mais ça va de soi
00:59:44que quand il y a des scènes
00:59:45de désordre
00:59:45le parti qui fait le plus campagne
00:59:47sur l'ordre
00:59:48a tendance à bénéficier
00:59:49premier point
00:59:49deuxième point
00:59:50il y a un rejet
00:59:52de la part des français
00:59:52la totalité des sondages
00:59:54et des études le disent
00:59:55un rejet de la classe politique
00:59:57et de la Macronie actuelle
00:59:58il y a dans ce cadre-là
01:00:00donc une obsession grandissante
01:00:02ou plutôt un intérêt croissant
01:00:03sur les partis d'opposition
01:00:05il se trouve que
01:00:05le rassemblement national
01:00:06n'a jamais été à l'Elysée
01:00:08et donc dans la majorité
01:00:09des électeurs et des français
01:00:11puisque c'est le premier groupe
01:00:12aujourd'hui
01:00:12et à en croire les sondages
01:00:13sur les personnalités politiques
01:00:14préférées des français
01:00:15monsieur Bardella
01:00:16et madame Le Pen
01:00:17sont les premiers
01:00:17et dans cette vérité
01:00:19d'alternance
01:00:20d'alternance
01:00:20si vous me permettez
01:00:21de finir une phrase
01:00:22sans caricaturer immédiatement
01:00:25il y a
01:00:25il y a
01:00:26bien évidemment
01:00:27une volonté d'alternance
01:00:29ce n'est pas insulter
01:00:30le rassemblement national
01:00:30ou Marine Le Pen de le dire
01:00:31c'est un fait
01:00:32et c'est d'ailleurs
01:00:33ce qu'on devrait faire comprendre
01:00:34à tous ces jeunes
01:00:35qui manifestent
01:00:36et aussi à ceux qui cassent
01:00:37c'est qu'ils vont faire advenir
01:00:39exactement ce qu'ils craint
01:00:40sur la terre
01:00:41les chances politiques
01:00:42de monsieur Mélenchon
01:00:42parce que la totalité
01:00:43des petits bourgeois
01:00:44et des électeurs modérés
01:00:45voit ça
01:00:46et se dit
01:00:46oulala avec la France insoumise
01:00:47comme on a pu le voir
01:00:48place de la républicaine
01:00:49c'est le chaos
01:00:50et Marine Le Pen
01:00:51c'est elle qui va rétablir l'ordre
01:00:53voilà ce que beaucoup d'électeurs
01:00:54sur l'impact
01:00:55sur la présidentielle
01:00:56je peux juste faire la parenthèse
01:00:57Jean-Philippe Tanguy
01:00:58vous connaissez
01:00:59me précise un fait
01:01:00pour répondre à monsieur Nassrou
01:01:01la loi anti-casseurs
01:01:02notamment en 2019
01:01:03qui avait été présenté
01:01:04d'ailleurs le conseil de la censure
01:01:05parce que vous l'avez mal rédigé
01:01:06elle prévoyait un préfet
01:01:07sans la cadrer
01:01:09et sans cibler
01:01:09l'ultra-gauche
01:01:10avec des éléments précis
01:01:11parce qu'on est attaché
01:01:12à l'état de droit
01:01:13contrairement à ce que certains disent
01:01:14voilà pourquoi on a voté contre
01:01:15puisque c'est un melting pot
01:01:16elle permettait à un préfet
01:01:17sur aucun fondement
01:01:18sur aucun fondement
01:01:19parce que vous m'écoutez pas
01:01:24il essaie de vous expliquer
01:01:29pourquoi ils n'ont pas voté
01:01:30à l'époque cette loi
01:01:31en 2019 cette loi a été présentée
01:01:33l'article 3
01:01:33je vais essayer d'être encore plus précis
01:01:35mais vous pouvez le dire gentiment
01:01:36ça vous changera
01:01:36vous voulez confier
01:01:38ce pouvoir d'interdiction
01:01:39sans fondement
01:01:40sans cadrage
01:01:41et sans bonne rédaction
01:01:42à un préfet
01:01:43sans que vous puissiez justifier
01:01:45valider
01:01:45si un recours au tribunal administratif
01:01:46alors est annulé
01:01:47cette interdiction de paraître
01:01:48je parle d'interdiction de paraître
01:01:49c'est dans la même loi en fait
01:01:50etc
01:01:51et donc pour la lantiquette
01:01:52vous avez bien l'affiche
01:01:53de M. Tanguy
01:01:54jusqu'à minuit
01:01:54j'ai pas honte de dire
01:01:56qu'il y a un collègue qui m'aide
01:01:56vous êtes monsieur
01:01:57je sais pas
01:01:57en tout cas ce qu'on a compris
01:01:59Mathieu Vallée
01:02:00c'est que les modalités
01:02:01avec des dispositions
01:02:02qui étaient mal ficelées
01:02:03qui ne luttaient pas
01:02:03contre les casseurs
01:02:04et qui en plus
01:02:05auraient pu proposer
01:02:07des graves problèmes
01:02:07de liberté individuelle
01:02:08M. Tanguy
01:02:09il est minuit 9
01:02:10nous gardons l'antenne
01:02:11jusqu'à minuit 45
01:02:12vous êtes toujours le bienvenu
01:02:13si vous voulez
01:02:14et oui oui bien sûr
01:02:15c'est une chaîne
01:02:17Laurent Valdiguier
01:02:18je voudrais qu'on parle
01:02:19de ce qui se passe
01:02:21quand c'est poche
01:02:21je demande à un collègue
01:02:22quand c'est la voix publique
01:02:23j'ai un frère d'âme
01:02:24qui ne savait pas
01:02:24je l'ai dit
01:02:25les téléspectateurs
01:02:26sont plus simples
01:02:26l'impact sur la présidentielle
01:02:28de ce qui est en train
01:02:29de se passer
01:02:30le président de la république
01:02:30il a dit
01:02:31je rappelle quand même
01:02:32quelques mots
01:02:32de ce qui ont été prononcés
01:02:34ce soir
01:02:35il dit comprendre
01:02:35les inquiétudes des jeunes
01:02:37il promet d'agir
01:02:38sur le pouvoir d'achat
01:02:38je sais que ça vous fait sourire
01:02:40mais il dit aussi
01:02:42qu'il appelle
01:02:42les français à privilégier
01:02:44le débat démocratique
01:02:45à 6 mois
01:02:46de l'élection présidentielle
01:02:47dans quelle mesure
01:02:48ce qui se passe ce soir
01:02:49va changer
01:02:50ces 6 mois qui viennent
01:02:51et ce débat démocratique
01:02:52ce qui s'est passé hier
01:02:53il y a une ligne rouge
01:02:54qui a été franchie hier
01:02:55c'est les pillages dans Paris
01:02:57au moment des émeutes urbaines
01:02:59de 2023
01:03:00il y a eu quelques petits pillages
01:03:02autour des Halles
01:03:03justement
01:03:03parce que les Halles
01:03:04c'est le hub du RER
01:03:06de Parisien
01:03:07à Châtelet
01:03:08donc il y en a eu
01:03:09quelques-uns
01:03:09qui ont été vite
01:03:10ça ne s'est pas étendu
01:03:12il y a eu 2 ou 3 magasins
01:03:13à rue de Rivoli
01:03:14il n'y en a jamais eu
01:03:16et là hier
01:03:17il y a eu
01:03:18et ce soir
01:03:19ça continue
01:03:20donc la spirale
01:03:21il y a un magasin d'articles
01:03:22qui a été pillé
01:03:22à Belleville tout à l'heure
01:03:23il y a une spirale
01:03:25des pillages
01:03:26dans Paris
01:03:26qui se met en route
01:03:29et ça c'est extrêmement inquiétant
01:03:32parce qu'à Marseille
01:03:33la rue Sainte-Ferreule
01:03:34elle a été livrée à la rue
01:03:35pendant plusieurs heures hier
01:03:37donc c'est vrai qu'au-delà de tout ça
01:03:39puisque moi je ne fais pas de politique
01:03:41au-delà de tout ça
01:03:42je ne suis candidat à aucune élection
01:03:43c'est pas une tare
01:03:44non mais c'est ça
01:03:44c'est que le maintien de l'ordre
01:03:46on voit bien que c'est un sujet
01:03:49qui ne devrait pas faire politique
01:03:50il devrait y avoir un consensus
01:03:52il devrait y avoir des consensus
01:03:54ça évolue
01:03:55parce que la rue évolue
01:03:57et tout ça ne devrait pas faire partie
01:03:59des sujets de contentieux
01:04:01comme il y en a ce soir
01:04:02et précisément
01:04:03hier on voit bien
01:04:04qu'hier soir
01:04:04hier en tout cas
01:04:05il y a eu toute une série
01:04:07de défaillances
01:04:09en ce sens que la police
01:04:11n'avait manifestement
01:04:11pas anticipé
01:04:13un aussi grand cortège
01:04:15n'avait pas adapté
01:04:16un parcours à ce cortège
01:04:18et ensuite
01:04:19n'avait pas déployé
01:04:20dans Paris
01:04:22suffisamment d'effectifs
01:04:23pour pouvoir contenir
01:04:25et gérer ce qui s'est passé
01:04:26parce que la journée d'hier
01:04:27est une journée
01:04:28c'est du
01:04:29moi qui étais autour de l'étoile
01:04:31le 1er décembre 2018
01:04:34c'est sans commune mesure
01:04:35la journée d'hier
01:04:36c'est à la fois
01:04:37les gilets jaunes de 2018
01:04:38et à la fois
01:04:39les émeutes en bon lieu de 2023
01:04:40c'est un mélange inédit
01:04:41la journée
01:04:41c'était un peu plus intense
01:04:42quand même monsieur
01:04:43est-ce que
01:04:43question simple
01:04:44Laurent
01:04:44par rapport à tout ça
01:04:45il faudrait qu'il y ait
01:04:46un peu de consensus
01:04:49et en tout cas
01:04:49qu'on parle de choses
01:04:51alors il y a eu au début
01:04:52une forme de consensus
01:04:53et puis ça évite
01:04:54et sur l'absence
01:04:57effectivement
01:04:57sur l'absence
01:04:58de réponses politiques
01:04:591500 commerçants
01:05:01touchés
01:05:01ils seront reçus demain
01:05:02par le ministre du commerce
01:05:04ça pose aussi la question
01:05:05de qui va payer
01:05:07qui doit payer
01:05:08par exemple
01:05:08le maire de Limoges
01:05:10qui était tout à l'heure
01:05:10avec nous
01:05:11il a bien raison le maire de Limoges
01:05:11de quoi ?
01:05:12il a bien raison le maire de Limoges
01:05:13il dit en gros
01:05:14il est hors de question
01:05:15que les habitants de Limoges
01:05:16et il est hors de question
01:05:17que la ville de Limoges
01:05:18payent ce qui est arrivé
01:05:20à la mairie de Limoges
01:05:21je donne au gouvernement
01:05:2348 heures pour me répondre
01:05:25sur ce point
01:05:25il a raison ?
01:05:26mais je pense que
01:05:27l'ordre public
01:05:28c'est pas une mission municipale
01:05:29même des polices municipales
01:05:30donc il a été totalement dépourvu
01:05:32ce qu'on sait
01:05:33de la mairie de Limoges
01:05:34je parle sous le contrôle
01:05:35des gens qui connaissent mieux
01:05:36les spécialistes
01:05:37en matière de police
01:05:38c'est pas une délinquance
01:05:39d'opportunité
01:05:40d'ailleurs on a vu
01:05:40les tags à l'extérieur
01:05:42et à l'intérieur
01:05:43donc c'est bien
01:05:44ces blacks blocs
01:05:44qui a priori
01:05:46ont même prémédité
01:05:47tout cela
01:05:47donc c'est une mission
01:05:48régalienne de l'état
01:05:49et je vois pas pourquoi
01:05:49c'est aux contribuables
01:05:50de Limoges
01:05:51de payer la réfection
01:05:52de leur mairie
01:05:53mais
01:05:53si ils payent pour Limoges
01:05:54l'état
01:05:54est-ce qu'ils payent aussi
01:05:55pour Marseille
01:05:56ou est-ce qu'ils payent
01:05:57aussi pour Lille
01:05:57mais moi je pense
01:05:59qu'il y a un vrai problème
01:06:00de défaillance de l'état
01:06:01donc je ne fais qu'aller
01:06:02dans le sens de votre question
01:06:04et j'observe quand même
01:06:05ce soir que
01:06:05quand on sort des postures
01:06:07c'est très difficile
01:06:08d'en sortir
01:06:09moi j'ai proposé
01:06:10une question directe
01:06:11j'ai répondu très directement
01:06:12sur la manière
01:06:12dont on pouvait
01:06:14rétablir l'ordre
01:06:14demain dans Paris
01:06:15mais j'entends que des postures
01:06:17sur l'état d'urgence
01:06:17etc
01:06:18et monsieur Nasseron
01:06:19je vous réponds au passage
01:06:20quand vous déclenchez
01:06:21un état d'urgence
01:06:22comme si nous étions
01:06:23en situation
01:06:24comme au moment
01:06:25du Bataclan
01:06:25vous n'avez plus
01:06:26aucune gradation
01:06:27j'ai proposé
01:06:27des mesures extrêmement concrètes
01:06:29donc
01:06:30pardon monsieur Calfon
01:06:31on a déclenché
01:06:31l'état d'urgence
01:06:31en 2005 aussi
01:06:32quand il y avait des émeutes
01:06:33pardon
01:06:34on l'a déclenché aussi
01:06:35en effet
01:06:35mais c'est pas simplement
01:06:36sur le risque terroriste
01:06:37qu'on a utilisé l'état d'urgence
01:06:37donc il n'y a pas d'un côté
01:06:39vos solutions
01:06:39qui sont acceptables
01:06:40et les nôtres
01:06:40non mais j'ai le droit
01:06:41d'avoir un désaccord
01:06:42bien sûr
01:06:42moi j'assume
01:06:43donc je dis
01:06:44qu'il peut y avoir
01:06:45un désaccord
01:06:45aujourd'hui
01:06:46il n'y en a pas du tout
01:06:46voilà un peu
01:06:47ce que je dis
01:06:49et donc
01:06:50parce que j'essaie
01:06:50de m'extraire un peu
01:06:51de la campagne électorale
01:06:53il y a une espèce
01:06:53de concours lépine
01:06:55de la solution
01:06:55la fausse solution
01:06:57la plus radicale
01:06:57entre l'extrême droite
01:06:59qui s'assume
01:07:00et la droite extrême
01:07:01qui ne s'assume pas
01:07:02sur la question
01:07:03de la loi
01:07:03anti-casseur
01:07:04de qui doit payer
01:07:05mais je rappelle
01:07:06mais je rappelle
01:07:07que si nos lois
01:07:08étaient appliquées
01:07:09quand quelqu'un
01:07:10est judiciarisé
01:07:10il y a des sanctions pénales
01:07:12qui peuvent tomber
01:07:12surtout quand vous volez
01:07:14surtout quand vous êtes
01:07:15récidiviste
01:07:15moi je n'ai aucun problème
01:07:16pour que des gens
01:07:17aient des peines de prison ferme
01:07:18il y a aussi
01:07:19allez on fait tourner
01:07:20la parole
01:07:20je termine sur un point
01:07:21il y a aussi des peines civiles
01:07:22et les gens peuvent être
01:07:23amenés à contribuer
01:07:24donc il n'y a pas besoin
01:07:25mais ça c'est le droit positif
01:07:27il n'y a pas besoin
01:07:28d'une nouvelle loi
01:07:28pour que les gens
01:07:29payent les dégâts
01:07:30c'est tout
01:07:31oui Sarkozy
01:07:32sur le qui doit payer
01:07:34la mairie de Limoges
01:07:35et pour le coup
01:07:36un bon exemple
01:07:37c'est intéressant
01:07:38ce qu'il dit
01:07:38ce maire de Limoges
01:07:39c'est difficile
01:07:39de faire payer
01:07:41les gens de Limoges
01:07:42ils n'ont pas payé
01:07:43oui mais du coup
01:07:45il faut que ce soit l'Etat
01:07:46mais est-ce que l'Etat
01:07:48a les moyens ?
01:07:48pardonnez-moi
01:07:48l'Etat ça reste
01:07:50l'argent des contribuables
01:07:52que ça soit
01:07:53sorti de la poche
01:07:54d'un budget municipal
01:07:55de celui de Limoges
01:07:56ou que ça soit
01:07:57à la fin
01:07:58mais il y a des fausses
01:07:58de sécurité publique
01:07:59c'est ça que vous voulez pointer
01:08:00comprenez que
01:08:00pour nos téléspectateurs
01:08:01ce soir
01:08:02on a beau leur expliquer
01:08:03ce qu'on veut
01:08:04à la fin de la journée
01:08:05ce sera le contribuable
01:08:06qui paiera encore une fois
01:08:07encore une fois
01:08:08que ça soit la faute
01:08:10de l'Etat
01:08:10est aussi établie
01:08:12ce n'est pas la responsabilité
01:08:13je vous rejoins là-dessus
01:08:14de la police municipale
01:08:15de gérer des légions
01:08:16acharnées
01:08:17organisées
01:08:17des chaînes télégramme
01:08:18et des chaînes whatsapp
01:08:19et des chaînes snapchat
01:08:20étaient d'ailleurs bouclées
01:08:21il y a des jours
01:08:22pour préparer
01:08:23l'attaque de la mairie
01:08:24ce n'est pas à eux
01:08:25de gérer ça
01:08:25ce n'était pas du tout
01:08:26dans leur jurisdiction
01:08:27ni dans leur capacité
01:08:28mais qu'on soit parfaitement clair
01:08:29le contribuable français
01:08:31paiera encore la note ce soir
01:08:33est-ce que quelqu'un
01:08:34doute de ça encore aujourd'hui
01:08:35d'où l'importance
01:08:36mais vous proposez
01:08:37que ce soit qui qui paye
01:08:38mais non
01:08:39il n'y a pas d'autres solutions
01:08:40il y a pas d'autres solutions
01:08:40il faudrait constater
01:08:41il y a des criminels
01:08:42qui ont fait ça
01:08:43et d'ailleurs
01:08:44vous parliez tout à l'heure
01:08:46vous parliez tout à l'heure
01:08:47vous avez l'air de dire
01:08:47qu'on trouve ça normal
01:08:48et vous
01:08:49que vous indignez
01:08:50mais absolument pas
01:08:53en tant que mot
01:08:54qui va peut-être vous faire peur
01:08:55on est pas favorable
01:08:55au pillage des boutiques
01:08:57vous me rassurez
01:08:57mais vu aux prises de position
01:08:58tout à l'heure
01:08:59je n'étais pas sûr
01:08:59je suis content d'ailleurs
01:09:00que vous le spécifiez
01:09:00je vais utiliser un autre mot
01:09:02qui va peut-être vous faire peur
01:09:03je suis libéral
01:09:04et comme tout libéral
01:09:05le sait l'argent public
01:09:05ce n'est qu'autre
01:09:06que l'argent du contribuable
01:09:07et pourquoi est-ce que d'ailleurs
01:09:08il faut une répartition plus appuyée
01:09:10et pourquoi est-ce que d'ailleurs
01:09:11pardonnez-moi
01:09:12parce que je veux vraiment
01:09:12revenir sur la conversation
01:09:13qu'on a eue tout à l'heure
01:09:15j'ai un nom de famille
01:09:16tous les téléspectateurs
01:09:16le connaissent parfaitement
01:09:18et vous le savez aussi
01:09:19et si vous pensez
01:09:20que c'est facile pour moi
01:09:21d'ailleurs après que j'ai fait campagne
01:09:22contre le représentant
01:09:22du Rassemblement National
01:09:23de dire que face à monsieur Glucksmann
01:09:25ou un autre candidat de la gauche
01:09:26d'ailleurs je voterai
01:09:27madame Le Pen
01:09:28ce n'est pas sain
01:09:29vous avez tort
01:09:30ce n'est pas sain
01:09:30pour mon nom de famille
01:09:31écoute ce n'est pas sain
01:09:32pour mon nom de famille
01:09:34vous pardonnez
01:09:35un parti
01:09:35comme la majorité des français
01:09:36pour racines antisémites
01:09:38à un candidat
01:09:39de centre gauche
01:09:40vous vous êtes républicain
01:09:42le reste de la France
01:09:43ne l'est pas
01:09:43je n'ai aucune leçon
01:09:45à recevoir
01:09:45pardonnez-moi
01:09:46sur le républicanisme
01:09:48d'une part de la gauche
01:09:49pardonnez-moi
01:09:50je vous en veux
01:09:51vous êtes prêt à voter
01:09:51pour un parti
01:09:52qui a des racines
01:09:53vous êtes élu
01:09:54la déclaration de monsieur Glucksmann
01:09:55en même temps
01:09:55s'il vous plaît
01:09:57vous vouliez revenir
01:09:58la déclaration
01:09:59s'il vous plaît
01:10:00c'est la première fois
01:10:01que vous l'avez dit
01:10:02aussi clairement
01:10:02c'est pour ça
01:10:03que vous voulez revenir
01:10:03la déclaration
01:10:04il a envie de dire
01:10:04qu'il vote pour Marine Le Pen
01:10:05je pose une question
01:10:07il fait son coming out
01:10:08parce que je vous en veux
01:10:12profondément
01:10:12à la gauche traditionnelle
01:10:13et même en partie
01:10:14à la droite traditionnelle
01:10:16votre échec
01:10:17sur l'immigration
01:10:18votre échec
01:10:19sur le régalien
01:10:19votre échec
01:10:20sur la sécurité
01:10:21a poussé non seulement moi
01:10:23mais une bonne mère
01:10:24qui a supprimé
01:10:24des effectifs
01:10:25mais si
01:10:26si messieurs
01:10:27vous écoutiez
01:10:28si messieurs
01:10:29vous écoutiez
01:10:29vous aurez entendu
01:10:30il n'y a à peine
01:10:31qu'un second
01:10:31ce qui n'est pas
01:10:33que j'ai aussi
01:10:35mis dans la phrase
01:10:36précédente à la mienne
01:10:37la droite traditionnelle
01:10:39dans ce l'autre
01:10:39mais quand vous êtes
01:10:40gangrené
01:10:41par votre idéologie
01:10:42de l'immobilisme
01:10:43vous êtes incapable
01:10:44de reconnaître
01:10:44les yeux
01:10:46allez pas tous
01:10:47en même temps
01:10:48Hoffman Nassro
01:10:48vous a pas entendu
01:10:50et après
01:10:51on revient
01:10:52à ce qui se passe
01:10:53en direct
01:10:53dans un instant
01:10:54mais votre réponse
01:10:55là-dessus
01:10:55on vous a pas entendu
01:10:56oui parce que puisqu'on est
01:10:57sur les leçons
01:10:58qu'on ne veut pas
01:10:58recevoir
01:10:58je ne veux pas
01:10:59entendre
01:11:00je ne veux pas
01:11:04entendre
01:11:04monsieur Calfon
01:11:05me parler
01:11:05de droite extrême
01:11:06parce que ce qui est
01:11:07extrême aujourd'hui
01:11:07c'est le sentiment
01:11:09d'impuissance publique
01:11:10ce qui est extrême
01:11:11ce sont les images
01:11:12qu'on est en train de voir
01:11:12et la colère
01:11:13des gens qui ne comprennent pas
01:11:14qu'on ne puisse pas
01:11:15les protéger aujourd'hui
01:11:16donc il n'y a rien d'extrême
01:11:17à vouloir rétablir l'ordre
01:11:18et à s'en donner
01:11:19les moyens
01:11:19et donc je le dis
01:11:20là-dessus aussi
01:11:21parce qu'il faut maintenant
01:11:23mettre un terme
01:11:23à cette accusation permanente
01:11:25qu'on a
01:11:25dès qu'on veut mettre
01:11:26de l'ordre dans le pays
01:11:26on a une loi droite
01:11:28traité de fasciste
01:11:29à chaque fois qu'on a voulu
01:11:31attendez
01:11:32il répond
01:11:32et ensuite vous y allez
01:11:33je lève la main
01:11:34je demande à madame
01:11:35je lève la main
01:11:36et je insiste là-dessus
01:11:38même la gauche
01:11:39soi-disant républicaine
01:11:40a un problème
01:11:41sur cette question de sécurité
01:11:42je prends un exemple
01:11:43qui est d'actualité à Paris
01:11:44pourquoi la police municipale
01:11:46de Paris n'est pas armée
01:11:47vous mettez
01:11:47ce sont vos amis
01:11:48monsieur Calfon
01:11:49vous mettez un uniforme
01:11:50sur eux
01:11:50vous en faites des cibles
01:11:51vous en faites des cibles
01:11:53et vous refusez de les armer
01:11:55vous avez toujours eu
01:11:56à gauche
01:11:57un tabou
01:11:57que nous payons très cher
01:11:58aujourd'hui
01:11:59une culture de l'excuse
01:12:00parce que vous mêlez
01:12:01vous
01:12:01je ne vous ai pas interrompu
01:12:03vous mêlez vous
01:12:03les pilleurs
01:12:04avec ceux qui manifestent
01:12:06pacifiquement
01:12:06que je respecte
01:12:07et avec lesquels
01:12:07on peut échanger
01:12:08mais les pilleurs
01:12:09c'est une autre chose
01:12:10il n'y a pas
01:12:11la sortie de crise
01:12:12je vais juste finir
01:12:14madame Darfeuil
01:12:15n'a cessé de nous dire
01:12:16quelle est la sortie de crise
01:12:17face aux scènes de pièges
01:12:18la sortie de crise là
01:12:19c'est la prison
01:12:20pour ceux-là
01:12:20je ne les mets pas
01:12:21dans le même sac
01:12:22avec les manifestants pacifiques
01:12:23avec lesquels
01:12:24on peut discuter
01:12:24de pouvoir d'achat
01:12:25de la situation des lycées
01:12:26je n'ai pas de problème
01:12:27mais là ce sont des délinquants
01:12:28je dois sortir
01:12:29juste la culture de l'excuse
01:12:30puisque vous parliez
01:12:31des maires
01:12:32Laurent Valdigué
01:12:33pourquoi
01:12:33comment expliquer
01:12:34qu'autant de maires
01:12:35ont pris la parole
01:12:36pour dire que ces dernières
01:12:3724 heures
01:12:38ils s'étaient sentis
01:12:39abandonnés
01:12:40en termes de maintien de l'ordre
01:12:41je veux dire
01:12:41c'est pas un maire
01:12:42c'est pas que le maire de Marseille
01:12:43vous avez entendu
01:12:44le maire de Limoges
01:12:45et le maire de Marseille
01:12:46ils se sont sentis démunis
01:12:47on a le sentiment
01:12:48que dans chaque ville
01:12:49la situation a dégénéré
01:12:51de la même manière
01:12:52ça dépend pas d'eux
01:12:53le ministère de l'intérieur
01:12:54il déploie
01:12:55une centaine de forces
01:12:56c'est ça
01:12:57il déploie
01:12:58avant chaque manifestation
01:12:59sur l'ensemble du territoire
01:13:00c'était 50 samedi
01:13:01c'était 50 samedi
01:13:0250 forces
01:13:03il déploie des forces
01:13:03la moitié à Paris
01:13:04voilà
01:13:05et ces forces
01:13:06elles sont prépositionnées
01:13:07en fonction de
01:13:09de ce qu'ils anticipent
01:13:10puisque c'est leur travail
01:13:12ce qu'ils anticipent
01:13:13donc c'est pour ça
01:13:14que c'est difficile
01:13:14et alors c'est encore plus difficile
01:13:16quand il n'y a pas seulement
01:13:17une grosse manifestation à Paris
01:13:18mais quand il y en a
01:13:19dans plein de communes
01:13:20et de villes de France
01:13:21c'est pour ça
01:13:22que la situation d'hier
01:13:25était chaotique partout
01:13:26parce qu'il n'y a pas eu
01:13:27assez de force
01:13:29partout
01:13:30et c'est ça qui rend le...
01:13:31et pour le coup
01:13:31ce sont des maires d'horizons différents
01:13:33mais quand le président de la République
01:13:34dit...
01:13:35parce qu'on avait pas évoqué
01:13:35le sujet sur le renseignement
01:13:36justement
01:13:36question là-dessus
01:13:37le président de la République
01:13:38il dit
01:13:38il y a eu
01:13:39enfin il semble
01:13:40laisser entendre
01:13:42qu'il y a eu des problèmes
01:13:43en matière de renseignement
01:13:44et qu'il attend
01:13:44des réponses
01:13:46transparentes
01:13:46et concrètes là-dessus
01:13:48à quoi peut-il bien
01:13:49faire référence ?
01:13:50Deux choses
01:13:51vous imaginez
01:13:51comment c'est sévère
01:13:51vis-à-vis de son ministre de l'Intérieur
01:13:52qui a été coordinateur
01:13:53national du renseignement
01:13:54placé auprès de lui
01:13:55donc il coordonnait
01:13:56tous les services de renseignement
01:13:57du premier et du second cercle
01:13:58que ce soit le renseignement territorial
01:13:59la DGSI
01:14:00la direction du renseignement militaire
01:14:02traque fin
01:14:02tous les services de renseignement
01:14:03qui font un travail considérable
01:14:05donc quand il dit pas
01:14:05que les policiers
01:14:06manquent d'empathie
01:14:07vis-à-vis finalement des casseurs
01:14:08il explique
01:14:09que sur le renseignement
01:14:10ils ont failli
01:14:11mais madame Darfait
01:14:11vous savez combien
01:14:12il y a de policiers en France
01:14:13et de gendarmes
01:14:13puisque c'est une direction mixte
01:14:15qui travaille au sein
01:14:16du renseignement territorial
01:14:16avec 250 emprises
01:14:18sur le territoire national
01:14:19vous savez combien
01:14:19de policiers suivent
01:14:21finalement 68 millions de personnes
01:14:23puisque c'est ce qu'on leur demande
01:14:24de faire en fait
01:14:25les devinettes du numéro du loto
01:14:26parce que c'est de la prédiction
01:14:27le renseignement
01:14:27il fallait un bouc émissaire
01:14:29ils sont 3100 policiers
01:14:32et gendarmes
01:14:33donc
01:14:34ils sont quand même 900
01:14:35ils sont quand même 900
01:14:37à Paris
01:14:38le service de renseignement
01:14:39de la police
01:14:39la préfecture de police de Paris
01:14:40c'est 900 personnes
01:14:42à Paris
01:14:42ça n'a rien à voir
01:14:43puisque à Paris
01:14:44c'est la direction du rassemblement
01:14:45de la préfecture de police de Paris
01:14:46qui n'est pas intégrée
01:14:47au renseignement territorial
01:14:47vous semblez tous dire
01:14:48qu'ils sont nombreux
01:14:49du coup
01:14:49non non
01:14:50ils sont 3100
01:14:51l'objectif c'est 3600
01:14:52et moi je connais bien
01:14:53je connais bien le directeur
01:14:55laissez-le répondre s'il vous plaît
01:14:57juste sur ce point
01:14:58parce que vous ne metterez pas le sujet
01:14:59qu'il faut me couper
01:14:59pourquoi il pointe du doigt
01:15:01l'enseignement
01:15:01le directeur national
01:15:02du rassemblement territorial
01:15:03Bertrand Chamouli
01:15:04au qui j'apporte mon soutien
01:15:05qui a depuis plusieurs années
01:15:06qui a même créé ce service
01:15:07parce qu'avant
01:15:07ce n'était pas une direction nationale
01:15:08c'était intégré à la sécurité publique
01:15:10et bien la réalité
01:15:11c'est que oui
01:15:11il faut que ce service monte en puissance
01:15:13parce que sur l'ultra gauche
01:15:14comme l'ultra droite
01:15:15puisque moi
01:15:16contrairement à ce que M. Geoffrin dit
01:15:18on traite les sujets
01:15:19avec la même acuité
01:15:20et la même priorité
01:15:20c'est que oui
01:15:21il faut mettre le paquet
01:15:23sur ces sujets-là
01:15:23on a bien fait
01:15:24contre le terrorisme islamiste
01:15:25vous avez vu que depuis 2015
01:15:27différentes réformes
01:15:27et différentes mesures
01:15:28ont permis de gonfler
01:15:29par exemple la DGSI
01:15:29ils sont 5700 fonctionnaires
01:15:31là la réalité
01:15:32c'est que le renseignement territorial
01:15:33il va falloir l'augmenter
01:15:35parce que dans le cas
01:15:35de l'augmentation des ultras
01:15:37y compris de l'étranger
01:15:37avec qui on a d'excellentes relations
01:15:39et bien le président de la République
01:15:40en fait explique
01:15:42aux agents du rassinant
01:15:42qui font un travail considérable
01:15:44qui lutte contre le terrorisme
01:15:45Mais donc c'est pas un bouquet mifcer
01:15:47sorti du chapeau
01:15:48il y a un sujet
01:15:49avec le renseignement en France
01:15:51Ok, j'essaie de comprendre
01:15:52Oui, M. Macron
01:15:53en fait son problème
01:15:54c'est qu'au lieu de proposer
01:15:55et c'est pas comme si
01:15:56ça faisait 10 ans
01:15:56qu'il dirigeait l'Etat
01:15:57avec ses gouvernements successifs
01:15:59dont M. Philippe
01:16:00dont M. Retailleau
01:16:01qui était un an à Beauvau
01:16:02donc vous voyez que
01:16:02en réalité
01:16:03c'est des gens qui commentent
01:16:05et qui n'agissent pas
01:16:05il a la faculté
01:16:07d'améliorer le renseignement
01:16:08M. Valet
01:16:09admettait qu'hier
01:16:10il y a eu
01:16:10c'est pas une question d'individus
01:16:13c'est d'essayer de comprendre
01:16:14ce qui s'est passé hier
01:16:15Vous avez raison M. Macron
01:16:16il est au Manet
01:16:17il n'est pas là pour commenter
01:16:18il n'est pas là pour dénigrer
01:16:20il est là pour proposer des actions
01:16:21En général
01:16:22cette anticipation
01:16:23il ne suffit pas d'avoir
01:16:2510 milliers de fonctionnaires en plus
01:16:27en général
01:16:27cette anticipation
01:16:28elle se fait
01:16:28parce que les policiers
01:16:29sont bons
01:16:30quand ils ont des outils
01:16:31sur les réseaux sociaux
01:16:33ils ont même des outils
01:16:35dont on n'a pas idée
01:16:35parce qu'il y a même
01:16:36un service de la préfecture
01:16:37de police de Paris
01:16:38Synapse
01:16:39dont c'est le travail
01:16:40de naviguer
01:16:42sur les réseaux sociaux
01:16:43bon d'accord
01:16:44mais c'est une de leurs sources
01:16:47de renseignement
01:16:48et hier
01:16:49c'est pour ça que je
01:16:50je suis troublé
01:16:51je donne un exemple
01:16:52pour Chris
01:16:53est-ce que
01:16:54les policiers ont raté
01:16:56la surveillance des réseaux sociaux
01:16:58hypothèse 1
01:16:59ou est-ce que
01:17:00hypothèse 2
01:17:01c'est aussi une autre hypothèse
01:17:02c'est une hypothèse
01:17:03je ne sais pas
01:17:03est-ce qu'une hypothèse 2
01:17:07la mobilisation
01:17:08qui a eu lieu hier
01:17:09alors elle a eu lieu hier
01:17:10c'est vrai
01:17:11à Paris
01:17:11on découvre aujourd'hui
01:17:12qu'elle a eu lieu hier
01:17:13à Milan
01:17:13en Belgique
01:17:15en Albanie
01:17:15mais est-ce que
01:17:16cette mobilisation d'hier
01:17:18elle n'a pas des outils
01:17:20pour justement
01:17:21des joueurs sociaux
01:17:25Mathieu Vallée
01:17:26après
01:17:27faites tourner la parole
01:17:28dans les deux hypothèses
01:17:29que vous soulignez
01:17:30vous avez soulevé
01:17:30une vraie question
01:17:31moi je réponds juste
01:17:31sur le technique
01:17:32c'est qu'aujourd'hui
01:17:33quand vous avez par exemple
01:17:34un ultra gauche
01:17:35ou un ultra droite
01:17:35qui est en province
01:17:36il est suivi par le renseignement
01:17:37territorial
01:17:37dès qu'il va sur la petite couronne
01:17:39où paraît un tramuros
01:17:40on l'a vu avec les frères Kouachi
01:17:41lorsqu'il était à Paris
01:17:42dans les buts de Choumont
01:17:43et après il est parti à Reims
01:17:43on a des deux frères
01:17:44vous avez la direction
01:17:45du renforcement
01:17:46de la préfecture de Pays-Barré
01:17:46qui prend le relais
01:17:48et quand vous avez
01:17:48des passations
01:17:50de relais
01:17:50ça peut entraîner
01:17:51une perdition de l'information
01:17:52donc moi j'estime
01:17:53que l'ERT
01:17:54devrait être compétent
01:17:55sur l'ensemble
01:17:56du territoire national
01:17:57le renseignement territorial
01:17:58pour simplifier
01:17:59c'est l'information
01:18:03j'essaie de parler un peu
01:18:04d'un sujet
01:18:04que je connais quand même
01:18:05je sais que vous vous y êtes attaché
01:18:06dans les deux hypothèses
01:18:08que vous avez soulignées
01:18:09je ne sais pas
01:18:10si je vais être seul
01:18:11sur ce plateau
01:18:11à le souligner
01:18:11mais ce n'est pas du tout
01:18:13ma conception du chef
01:18:13ou du président de la république
01:18:14ou du pouvoir exécutif
01:18:15que ça soit
01:18:16pendant l'allocution de ce soir
01:18:17qu'il faut dire
01:18:18c'est la faute du renseignement
01:18:19enfin on fait ça
01:18:21quand la température
01:18:22est rebaissée
01:18:23dans trois mois
01:18:23à la suite de moules t'enquêtes
01:18:25ce soir
01:18:25la parole du président de la république
01:18:27doit être
01:18:28absolu soutien aux forces de l'ordre
01:18:30doit être proposition concrète
01:18:32peut-être
01:18:33que ça soit
01:18:33déclaration d'état d'urgence
01:18:34que ça soit
01:18:35le couvre-feu
01:18:36que ça soit la restriction
01:18:37des mobilités
01:18:38et je suis avec les forces de l'ordre
01:18:40on ne tolère rien
01:18:41inspirer les troupes
01:18:42et basta
01:18:43même si l'allocution
01:18:44prend cinq minutes
01:18:45mais le fait même
01:18:47au moment où la température
01:18:49est la plus haute
01:18:49de trouver
01:18:50même si c'est justifié
01:18:52même si c'est justifié
01:18:53un bouc émissaire
01:18:54c'est inacceptable
01:18:55alors sauf que
01:18:56il fallait répondre
01:18:57aux questions
01:18:58que se posent tous ceux
01:18:59qui nous regardent ce soir
01:19:00et qui se demandent
01:19:01comment on en est arrivé
01:19:02là ces dernières 24 heures
01:19:03c'est là
01:19:05c'est là où je ne suis pas
01:19:06d'accord avec vous
01:19:06je ne pense pas
01:19:07que les Français
01:19:08les quelques Français
01:19:09qui ont écouté
01:19:10avec attention
01:19:10l'élocution de M. le Président
01:19:11ce soir
01:19:12attendaient un bouc émissaire
01:19:13je ne pense pas
01:19:14peut-être pas
01:19:14mais est-ce qu'ils attendaient
01:19:16je soutiens les forces de l'ordre
01:19:17je soutiens les commerçants
01:19:18est-ce qu'ils n'attendaient pas
01:19:19qu'on leur raconte
01:19:20ce qui s'est passé
01:19:20ces dernières 24 heures
01:19:22attendez pas
01:19:22de répondre à la question
01:19:23ils attendaient
01:19:24ils attendaient
01:19:25un état
01:19:26c'est-à-dire
01:19:27l'état d'urgence
01:19:28ce soir
01:19:29c'est-à-dire
01:19:30les transports peut-être limités
01:19:31ce soir
01:19:32c'est-à-dire le couvre-feu
01:19:33ce soir
01:19:34c'est-à-dire
01:19:34toutes les permissions
01:19:35tous les week-ends
01:19:36tous les jours fériés
01:19:37toutes les vacances des policiers
01:19:38finis
01:19:38tout le monde au poste
01:19:39toutes les troupes mobilisées
01:19:40ce soir
01:19:41ils s'en foutent
01:19:42des boucs émissaires
01:19:42M. Sarkozy a raison
01:19:44je le partage
01:19:45vous étouffez pas
01:19:46mais ça arrive
01:19:47que je vous sais
01:19:48moi je suis un homme
01:19:49très ouvert
01:19:52je le résume
01:19:53d'une formule simple
01:19:54ce que vous avez dit
01:19:54quand on est chef
01:19:55il faut savoir cheffer
01:19:56et quand on a
01:19:57un commentateur
01:19:59de plateau
01:19:59pardon
01:20:00mais un commentateur
01:20:01de plateau
01:20:01il y a quelque chose
01:20:02de très déstabilisant
01:20:04et le signal
01:20:05qu'il a envoyé
01:20:05aux fonctionnaires
01:20:06de police
01:20:07à la classe politique
01:20:08aux syndicats
01:20:09aux pilleurs
01:20:09aux blacks blocs
01:20:10est délétère
01:20:11voilà ce qui s'est passé
01:20:13complètement
01:20:13tout à l'heure
01:20:14moi j'étais
01:20:15je vais vous dire
01:20:16j'étais halluciné
01:20:17d'avoir quelqu'un
01:20:18qui à ce point
01:20:20n'est pas dans son rôle
01:20:21et qui se défausse
01:20:23c'est-à-dire qu'il n'y a
01:20:23pas de majorité au Parlement
01:20:25un président de la République
01:20:26qui est là pour 6 mois
01:20:27on avait l'impression
01:20:28qu'il préparait sa popularité
01:20:29pour son retour
01:20:30dans 5 ans
01:20:30il n'était pas dans son rôle
01:20:32et ça c'est tout à fait
01:20:34me semble-t-il
01:20:34délétère
01:20:35et enfin sur le fond
01:20:36il y a toutes les raisons
01:20:38d'organisation
01:20:39finalement
01:20:40de la police
01:20:40ça a été très bien décrit
01:20:41je n'ai pas à le critiquer
01:20:42mais enfin
01:20:43moi je ne comprends
01:20:44toujours pas
01:20:45comment des centaines
01:20:46et des centaines
01:20:47de black blocs
01:20:47extrêmement bien organisés
01:20:49dont certains viennent
01:20:51de l'étranger
01:20:51ont pu franchir
01:20:52toutes nos frontières
01:20:53alors que cette date
01:20:54du 17 octobre
01:20:55était connue
01:20:55depuis bien longtemps
01:20:56là-dessus juste
01:20:57Laurent Joffrin
01:20:58même Edouard Philippe
01:20:59bon
01:20:59qui retient quand même
01:21:01encore un peu ses coups
01:21:02là a dit aujourd'hui
01:21:03le président n'est pas là
01:21:05pour commenter
01:21:05il est là pour commander
01:21:07ça y est
01:21:08on a le sentiment
01:21:09que cette crise
01:21:10est gérée en déput
01:21:11du bon sens
01:21:12depuis le début
01:21:13parce qu'au début
01:21:15on aurait pu
01:21:16pas forcément
01:21:19répondre uniquement
01:21:20avec la fermeté policière
01:21:21mais discuter un peu
01:21:22avec les lycéens
01:21:25on est obligé
01:21:26de tout lâcher
01:21:26d'emblée
01:21:27mais au moins
01:21:28de témoigner
01:21:29une considération
01:21:30même si c'était
01:21:31des syndicats
01:21:32très minoritaires
01:21:33mais enfin bon
01:21:34c'était eux
01:21:34qui étaient les porte-parole
01:21:35on aurait pu les recevoir
01:21:36discuter
01:21:37écouter
01:21:37etc
01:21:38on n'a pas fait
01:21:39après ça a traîné
01:21:40en longueur
01:21:41on a donné
01:21:43des réponses dilatoires
01:21:44on a dit
01:21:44on va faire une plateforme
01:21:45les gens crient
01:21:46des réponses
01:21:47sur les plateformes
01:21:47le problème c'est
01:21:48que le précédent
01:21:49des plateformes
01:21:49les vieux
01:21:50ils ont travaillé
01:21:52donc tout ça
01:21:54a été très très mal géré
01:21:56mais ça n'excuse en rien
01:21:57ce qui s'est passé
01:21:59hier
01:21:59mais vous êtes d'accord
01:22:00pour dire
01:22:00c'est pas de la faute de Macron
01:22:01si les gens sont allés
01:22:02piller les boutiques
01:22:02vous pensez vous aussi
01:22:03que ce qui a été dit ce soir
01:22:04n'est pas du tout
01:22:05à la hauteur
01:22:05de la situation
01:22:06non
01:22:06je suis peut-être
01:22:08un peu moins sévère
01:22:09parce qu'il a écarté
01:22:11quand même
01:22:11toutes les propositions
01:22:15automatiques
01:22:15que la droite fait
01:22:16à chaque fois
01:22:16il faut changer les lois
01:22:17il faut être dur
01:22:18etc
01:22:18nous on est dur
01:22:19les autres sont tous des mous
01:22:21ils sont nuls
01:22:22etc
01:22:22nous on sait ce qu'on sait faire
01:22:23ça c'est le discours habituel
01:22:25de la droite
01:22:25quand il y a des problèmes
01:22:26de sécurité
01:22:28c'est peut-être vrai
01:22:30vous avez dit un discours automatique
01:22:32un mot si vous me permettez
01:22:34une seconde
01:22:35pour une dimension
01:22:36qu'on n'a pas couvert
01:22:37ce soir
01:22:37je me souviens
01:22:39des ministres de l'intérieur
01:22:40de la gauche
01:22:42Chevènement
01:22:42Jox
01:22:44je pourrais les aligner tous
01:22:45je n'ai pas souvenir
01:22:46qu'ils étaient spécialement
01:22:47une dimension
01:22:49qu'on n'a pas souligné ce soir
01:22:51peut-être ce qui me déchire
01:22:52le coeur le plus
01:22:53c'est les commentaires
01:22:54des citoyens étrangers
01:22:56qui voient les images de la France
01:22:57je ne sais pas si on mesure
01:22:59l'impact que ça a
01:23:00à l'international
01:23:01et ce qui est pire même
01:23:02que des citoyens étrangers
01:23:03parce que nous français
01:23:03moi le premier
01:23:04on peut toujours un peu
01:23:05même quand on sait
01:23:05qu'on est fautif
01:23:06ne pas les prendre très au sérieux
01:23:07c'est les commentaires
01:23:08des français
01:23:08qui se sont expatriés
01:23:10il y a 5
01:23:10il y a 10 ans
01:23:11et qui maintenant
01:23:12vous envoient des messages
01:23:12en disant
01:23:13vous avez vu
01:23:13j'ai raison
01:23:145
01:23:147
01:23:148
01:23:148
01:23:1410
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01:23:14Sous-titrage FR ?