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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00En parlant de sécurité, journée de mobilisation, on y revient parce qu'on va suivre ce qui se passe du
00:06côté de Marseille.
00:07Dispositif maintenu, vigilance maintenue, c'est ce que disait le ministre de l'Intérieur tout à l'heure.
00:12On va aller écouter justement Laurent Nunez qui dresse le bilan de cette journée qui, quoi qu'il arrive, s
00:17'est passée beaucoup mieux que la semaine dernière
00:19et surtout est une réussite du point de vue de la mobilisation. Sur le plan sécuritaire, voilà ce qu'il
00:23dit Laurent Nunez.
00:26Les cortèges se sont bien passés, les cortèges se sont déroulés, encadrés par les forces de sécurité intérieure.
00:32Les cortèges se sont bien déroulés mais comme nous l'avions anticipé, nous avons eu plusieurs constitutions de groupes à
00:39risque,
00:39de personnes qui se sont grimées, la plupart vêtues de noirs, militants de l'extrême gauche radicale, de l'ultra
00:48gauche
00:48et qui ont parfois fédéré autour d'eux des éléments ultra radicaux.
00:53Donc comme nous l'avions anticipé, à peu près dans chaque cortège, on a eu la constitution de ces groupes
00:57à risque.
00:59Mille interpellations, c'est aussi le chiffre qui a été donné par le ministre de l'Intérieur
01:04mais je rappelle quand même 800 000 personnes dans les rues selon la CGT, 410 000 selon le ministère de
01:10l'Intérieur.
01:11On parlera évidemment des réponses politiques qu'il faudra apporter puisque tout reste à faire
01:15mais d'un point de vue du maintien de l'ordre. Qui considère, vous par exemple Raquel Carido, que cette
01:20journée a été réussie,
01:22que le job a été fait aujourd'hui par le ministre de l'Intérieur et les forces de sécurité ?
01:26Le bilan est mitigé parce que toute la journée a été une grande réussite mais la dispersion a été ratée.
01:32D'abord sur la journée elle-même, moi je dois vous dire, j'y étais et j'ai vécu une
01:36très belle journée.
01:38Très belle journée. Là je pense que les gens qui étaient mobilisés aujourd'hui sont en train de rentrer chez
01:41eux,
01:41ils allument la télé. Je sais que vous avez montré des images d'une ombre et de cette manifestation magnifique
01:47dans l'après-midi.
01:48Ce soir j'ai trouvé que les émissions de télé étaient un peu axées trop sur justement ces événements de
01:52dispersion.
01:53Montrez aux gens leur force. Ça a été à Paris quelque chose de bouleversant vraiment.
01:58Regardez les images, on les voit.
01:59Voilà super, c'est ça qu'il faut montrer. C'était merveilleux, vraiment merveilleux.
02:03Un nombre de gens. Il y a des images qui circulent sur les réseaux où on voit une foule immense
02:08marcher
02:08de la place d'Italie vers la porte d'Italie. Il faut voir que c'était même avant le parcours
02:12officiel ça.
02:13Tellement il y avait du monde qui venait.
02:15Ensuite, tout le long des maréchaux jusqu'à la porte de Vincennes, dans un état d'esprit combatif, positif, pacifique,
02:23revendicatif, tous les âges.
02:25Et vraiment après cet attentat raciste de Trappes qui nous a tous meurtris,
02:31on a besoin de savoir qu'on a ça en nous, les Français, que ce peuple s'affirmait de façon
02:36unie.
02:37Et c'était très important. Voilà, moi je dis félicitations à tout le monde.
02:40Et il va falloir continuer, puisque le gouvernement, pour le moment, ne répond pas.
02:44Il pourrait prendre un décret ce soir d'augmentation du SMIC.
02:47Ce soir-là, tout de suite, avant la fin de l'émission, il pourrait le faire d'augmenter le SMIC.
02:51C'est un décret. Ils ne le font pas.
02:53À l'Assemblée nationale, il y a le débat sur le budget qui continue.
02:57Il faut absolument aller chercher des recettes nouvelles pour les mettre dans l'éducation en particulier.
03:01Donc, on est capable de se mobiliser de façon massive.
03:05Le peuple est là et il va falloir continuer.
03:08Alors maintenant, sur la dispersion, on y reviendra.
03:09Mais ça, par contre, fiasco, encore une fois, je suis désolée.
03:12Parce que quand il y a plusieurs centaines de milliers de personnes,
03:15parce que je pense qu'on était plusieurs centaines de milliers à Paris,
03:17qui arrivent à Porte-de-Vincennes,
03:19et qu'en fait, vous ne pouvez disperser ni côté Saint-Mandé,
03:22parce que c'est bloqué côté périph',
03:24ni côté cour de Vincennes, parce que très rapidement c'est bloqué,
03:27c'était bloqué devant le lycée Hélène Boucher,
03:30ni en face, en fait, vous ne pouvez pas évacuer 200-300 000 personnes
03:34par une bouche de métro qui porte de Vincennes.
03:37En conséquence de quoi ?
03:38Les tirs de lacrymogènes et les canons à eau
03:40qui se sont déroulés, même pas si tard que ça,
03:45assez vite finalement, quand les premiers sont arrivés à Porte-de-Vincennes,
03:48ça a mis tout le monde en danger, comme d'habitude,
03:49les manifestants, les forces de sécurité.
03:52Et je ne dis pas qu'il peut y avoir des individus qui sont là pour la castagne,
03:56ça c'est clair, mais je trouve que le dispositif n'a pas permis de répondre précisément
04:01à cette problématique-là.
04:02Donc, bien, mais peut mieux faire.
04:04Pour vous, M. Marc-Angeli, est-ce que cette journée est une réussite
04:07du point de vue du maintien de l'ordre ?
04:09Pardon, mais on commence par ça, parce qu'il y avait un réel enjeu,
04:13une réelle attente aujourd'hui,
04:14et si ça a fonctionné, qu'est-ce qui a bien fonctionné selon vous ?
04:17D'abord, on doit tous tenir compte du monde qu'il y avait dans les cortèges.
04:21Vous me posez une question, je vais y répondre,
04:23mais il y avait du monde aujourd'hui,
04:24il y a eu des manifestations qui se sont globalement bien passées,
04:28globalement bien passées sur l'ensemble du territoire.
04:31Il y a eu quelques échauffourées à Marseille,
04:33j'ai pu voir pendant la journée,
04:34mais globalement, ça s'est bien passé, il y avait du monde.
04:36Donc, il faut en tenir compte, ça c'est la première chose.
04:39La deuxième chose, effectivement aussi,
04:40c'est que les scènes catastrophiques qu'on a vues la semaine dernière,
04:46j'étais avec vous au même moment il y a une semaine,
04:49on ne les a pas vues,
04:50on ne les a pas vues aussi parce que, je le crois,
04:52il y a eu une anticipation meilleure de la part de l'événement
04:57au niveau des forces de l'ordre, au niveau du ministère de l'Intérieur,
05:00et au niveau de la mobilisation des forces de police et de gendarmerie
05:05sur l'ensemble du territoire.
05:07Anticipation, 70 000 forces de l'ordre déployées,
05:09c'est 20% de plus que la semaine dernière,
05:13c'est ça qu'il faut pour qu'une manifestation se passe bien,
05:16aujourd'hui, en France, un pays sous cloche ?
05:19C'est certain que la mobilisation massive des forces de l'ordre
05:22a contribué à ce que ça se passe mieux,
05:24ça s'est globalement mieux passé que la semaine dernière.
05:27Après, honnêtement, c'était compliqué de faire pire.
05:29Il y a eu 1 000 policiers et gendarmes
05:32qui, samedi dernier, ont été agressés dans le cadre de leur fonction,
05:35il y a eu des centaines de commerces qui ont été pillés,
05:38il y a eu des bâtiments publics qui ont été attaqués,
05:41on se souvient de la mairie de Limoges,
05:42ce n'est pas rien qui a été incendié.
05:44Donc, il fallait que ça se passe mieux, ça s'est mieux passé.
05:46Moi, j'ai quand même du mal à me résigner
05:49à ce que chaque mouvement social,
05:51chaque manifestation dans notre pays,
05:52s'accompagne d'une série de violences.
05:54Là, on se satisfait du fait qu'il y en ait moins,
05:56il y en a quand même eu beaucoup.
05:57Et moi, je pense qu'il faut, aujourd'hui,
06:00mettre fin à cette impunité, ce laxisme pénal
06:02qui permet à des casseurs, à des émeutiers,
06:05de se rendre à chaque fois des manifestations
06:06et de se dire qu'on n'a pas peur d'être condamné
06:08et donc qu'on commet des infractions pénales,
06:12des exactions aussi massives.
06:13Donc, il faut absolument qu'il y ait une révolution
06:15dans notre pays d'un point de vue sécuritaire
06:17et faire de la sécurité vraiment le pilier
06:19des politiques publiques.
06:20Ça n'a pas été le cas sur Emmanuel Macron.
06:22Maintenant, il faut changer complètement ce sujet.
06:23Et M. Caraillon, si votre candidate à la présidentielle,
06:25elle est condamnée de façon définitive
06:27et qu'elle se présente avec un bracelet à la cheville,
06:30vous ne la soutiendrez pas, du coup,
06:31puisque vous n'êtes pas pour le laxisme ?
06:32Non, non, ça n'a absolument rien à voir.
06:35Elle s'est pourvue en cassation.
06:38Elle s'est pourvue en cassation.
06:39Elle plaît son innocence.
06:40Il y aura une décision en cassation
06:41si toutefois elle est condamnée de façon définitive
06:43et qu'elle est là avec son bracelet au poids à la cheville.
06:45Vous avouerez que Marine Le Pen
06:48n'a pas brûlé une mairie,
06:51n'a pas incendié une mairie,
06:53n'a pas brûlé des commerces,
06:54n'a pas pillé.
06:55Elle a détourné pendant 11 ans 3 millions d'euros.
06:57Non, non, non, c'est un désaccord.
06:59Pour le coup, il y a un désaccord.
07:00Ça fait beaucoup d'abribus et beaucoup de basquets, je pense.
07:03Je sais que vous avez été avocate, je suis avocat.
07:05Vous savez qu'il y a un désaccord sur le rôle
07:08des collaborateurs au Parlement européen.
07:10C'est un sujet qui s'est posé, M. Marc-André,
07:13il le sait, pour les parlementaires européens du MoDem,
07:17il n'y a toujours rien de désaccord
07:18entre la vision des collaborateurs parlementaires
07:20au Parlement européen.
07:21On ne va pas refaire ce débat-là.
07:23Léna Guernier, vous étiez dans la rue.
07:26Vous dites quoi ce soir ?
07:27Il faut arrêter de se satisfaire du fait
07:29que ça s'est bien passé.
07:31En fait, ça s'est passé normalement,
07:33ça s'est passé comme ça.
07:34Ça aurait dû se passer la semaine dernière.
07:36Vous, quel bilan vous dressez de cette journée ?
07:38Est-ce que vous avez le sentiment
07:39d'avoir été davantage entendus ?
07:41Parce que ça s'est mieux passé ?
07:43Nous, on tire quand même un bilan très positif
07:45de cette journée où nous étions 800 000 dans la rue
07:48et près de 250 000 dans Paris.
07:50Pour nous, ça montre bien que ce mouvement,
07:51il continue.
07:53On est toujours là pour en faire entendre
07:54nos revendications et pour avoir l'ensemble
07:56des 10 mesures que nous revendiquons
07:57pour la jeunesse.
07:58Mais par contre, on dénonce tout à fait
08:00le dispositif policier qu'il y a eu aujourd'hui,
08:02de la fermeture de l'ensemble des stations,
08:04les interdictions de manifestations.
08:06On parle quand même d'une attaque
08:07d'un droit fondamental aujourd'hui en France,
08:09le fait que dans toutes les grandes villes,
08:11il y a eu des interdictions de manifester
08:12et même des interdictions de manif déposée.
08:15Parce qu'on le rappelle quand même,
08:16hier soir, la préfecture de police
08:18a interdit le parcours Bastille-Nation
08:20et ce, juste avant la fermeture
08:22du tribunal administratif
08:23pour éviter toute contestation.
08:25Donc nous, on dénonce le fait
08:26qu'on a aujourd'hui un pouvoir
08:27qui essaye de casser la mobilisation,
08:29d'empêcher les gens de sortir de la rue
08:30et de faire peur aussi
08:31par la multiplication des interpellations.
08:33Mais nous, ça ne nous fera pas reculer
08:34et on continuera à nous mobiliser.
08:35Ça, c'est un point important,
08:36M. Marc-Angéli.
08:37Vous répondez pardon,
08:39parce que je viens d'avoir M. Jacobli
08:40pendant 20 minutes, pardonnez-moi.
08:42Non, il n'est pas même parti.
08:43Oui, voilà, exactement.
08:44Mais qu'est-ce que vous répondez à cela ?
08:45Parce que ça, c'est aussi un sujet.
08:47Est-ce qu'on est obligé
08:48d'interdire des manifestations
08:49dans plusieurs villes ?
08:50Est-ce qu'on est obligé
08:51de limiter ce droit de manifester
08:52pour que ça se passe bien ?
08:54Et si oui,
08:55combien de temps ça peut durer ?
08:56Alors qu'il y a d'autres manifestations
08:57qui sont prévues ?
08:58D'abord, je pense qu'il ne faut pas oublier
09:01ce qui s'est passé la semaine dernière
09:03parce qu'il y a encore des personnes
09:06qui ont été blessées,
09:07qui ont vu leur commerce détruit.
09:09Oui, je pense aux Limougeaux
09:11qui ont vu leur mairie tomber
09:13devant eux, sous les flammes.
09:15Donc, à un moment,
09:16je crois qu'il ne faut pas oublier cela.
09:18Et je crois qu'il était nécessaire,
09:21indispensable,
09:22au regard de toutes les polémiques
09:23que nous avons connues
09:24tout au long de la semaine
09:25sur le manque de déploiement
09:27des forces de l'ordre,
09:28le manque d'anticipation
09:29par rapport à la semaine dernière,
09:31de faire en sorte
09:31que le chose se passe bien.
09:32Mais je vais vous dire,
09:33ce n'est pas ça le plus important.
09:34Le plus important,
09:36c'est également de prendre en compte
09:38les revendications.
09:40Oui, mais par exemple,
09:41la semaine prochaine,
09:42qu'est-ce qu'il faut faire ?
09:43Qu'est-ce qu'il faut faire ?
09:44Est-ce qu'il faut reproduire
09:45le même schéma
09:46en maintien de l'ordre ?
09:47Le gouvernement doit apporter
09:49des réponses.
09:49C'est oui ou c'est non
09:50sur un certain nombre
09:51de revendications,
09:52sur Parcoursup,
09:53sur les moyens mis
09:54au niveau des installations
09:56dans les lycées,
09:58sur les journées lycéennes,
10:00le temps de travail
10:01des lycéens en cours.
10:02Il y a des demandes
10:03qui sont faites.
10:04Ils ont été reçus
10:05par le président de la République.
10:06Visiblement,
10:06ça ne les a pas convaincus.
10:08Il y a des demandes
10:08qui sont pendantes.
10:09Le ministre de l'Éducation nationale
10:10doit travailler sur ce sujet
10:11parce qu'il y a des revendications.
10:13Toutes les revendications
10:14sont légitimes
10:15lorsqu'elles sont exprimées
10:15pacifiquement.
10:16Je l'ai toujours dit.
10:17En revanche,
10:18la semaine dernière,
10:19vos revendications ont été,
10:20je l'ai dit la semaine dernière,
10:22gâchées par les violences.
10:24Aujourd'hui,
10:24ça s'est mieux passé.
10:26Le gouvernement doit également,
10:28c'est son rôle,
10:29tenir compte des revendications
10:30sociales et étudiantes
10:32qui donnent lieu
10:33aux manifestations d'aujourd'hui.
10:34Mais qu'est-ce qui se dit
10:34ce soir, Bruno Jeudy,
10:35du côté de Matignon,
10:37du côté de l'Élysée ?
10:38Est-ce que le schéma
10:39qui a été mis en place
10:41aujourd'hui
10:41et qui a permis
10:42que ça se passe bien
10:44va forcément être celui
10:46qui va être dupliqué
10:47à chaque manifestation,
10:50à court terme du moins,
10:51et qui est dénoncé
10:53par certains manifestants ?
10:55Alors d'abord,
10:57ils ont adapté déjà
10:58évidemment leur dispositif
11:00par rapport à la semaine dernière.
11:01Mais sur les prochains jours ?
11:02Sans doute leur adapteront-ils
11:04pour les prochains actes,
11:06s'il y en a plusieurs,
11:07en tous les cas,
11:08il y en a déjà sans doute
11:09un ou deux d'annoncés.
11:11La semaine prochaine,
11:12samedi prochain,
11:12ils ne savent pas encore
11:13exactement quelle forme
11:14ça va prendre
11:14parce qu'il y a Halloween,
11:15il y a possiblement
11:16un rassemblement.
11:18Donc sans doute
11:18qu'il y aura aussi
11:19un dispositif très particulier
11:20parce que ça ne va pas être ça.
11:21Ils craignent beaucoup
11:22quand même ce samedi 31
11:23à cause du phénomène
11:25d'Halloween
11:25qui peut aussi rendre difficile
11:28le maintien de la sécurité
11:30parce que c'est aussi
11:30un élément de fête
11:31et les gens seront dehors.
11:32Il y a des villes,
11:33il y aura des couvre-feux,
11:34il y aura des choses comme ça.
11:35Vous rigolez ?
11:36Oui, je suis.
11:37Non, mais je n'ai pas
11:37vous rigolez, Raquel.
11:38Mais c'est la question
11:39des forces de sécurité.
11:40Je ne vois vraiment pas
11:41pourquoi le fait
11:42que les gens soient dévisés
11:43provoque un problème
11:44de sécurité.
11:46Ça peut peut-être
11:47c'est la confusion.
11:48Vous voyez aujourd'hui
11:49les Gen Z, par exemple.
11:51Les Gen Z.
11:51La génération Z.
11:53Il faut expliquer
11:54que tout le monde
11:54ne sait pas ce que c'est.
11:55Et en plus,
11:56ils ne sont peut-être
11:56pas dans le poste.
11:57Mais en tout cas,
11:58si vous regardez,
11:59parce qu'ils savent
12:00qu'on parle d'eux,
12:02moi, j'adore
12:02leur modalité de lutte.
12:03Vraiment, je les trouve
12:04d'une drôlerie,
12:07d'une créativité incroyable.
12:09Et ils sont déguisés
12:10tout le temps.
12:10Moi, aujourd'hui,
12:11j'ai été en photo
12:11avec Spider-Man,
12:13avec Mario Bros,
12:14etc.
12:15Je ne sais pas
12:16si les forces de sécurité
12:17adoreront ça
12:17l'année prochaine.
12:18En tous les cas,
12:18ils réfléchissent déjà
12:21ce samedi.
12:22Je réponds à la question
12:22d'Alice Darfeuil.
12:24Il y a la journée du sein
12:25qui est beaucoup plus classique
12:26dans sa forme
12:27puisque c'est une inter-syndicale.
12:29C'est en semaine.
12:31Donc, là,
12:31c'est plutôt une journée
12:33qu'ils appréhendent.
12:33Et puis, il y a déjà
12:34une partie des gilets jaunes,
12:35certains qui annoncent
12:37quelque chose,
12:38une mobilisation,
12:39veulent enchaîner
12:40avec le samedi 7 novembre.
12:42Donc, possiblement,
12:43ils sont sur trois grands rassemblements
12:46devant eux,
12:47rien qu'à Paris.
12:48Mais vous, par exemple,
12:49Guillaume Carayon,
12:49vous continuez de dire
12:50qu'il faudrait l'état d'urgence,
12:51qu'il faut encadrer
12:53le droit de manifester,
12:54le limiter,
12:55comme ça a été fait
12:56dans plusieurs villes
12:57sur les prochains jours ?
12:58Sur la question
12:58de l'autorisation
12:59et l'interdiction
12:59des manifestations,
13:00il y a un équilibre
13:02qui est toujours déterminé,
13:03un arbitrage qui doit être décidé
13:05en fonction de cette liberté fondamentale
13:07qu'est le droit de manifester.
13:08C'est un droit constitutionnel,
13:09mais qui peut être limité
13:11s'il y a des risques
13:12de troubles à l'ordre public.
13:13Et en l'occurrence,
13:14qu'il y ait des décisions
13:16de préfectures
13:17qui ont des informations
13:18que nous, on n'a pas
13:19sur potentiellement
13:20des troubles à l'ordre public
13:21et qui décident
13:21d'annuler une manifestation,
13:23moi, ça me semble légitime.
13:24Et honnêtement,
13:25quelles sont les informations
13:27confidentielles
13:27qu'on a
13:27sur le risque de troubles
13:28à l'ordre public
13:29dans telle ville
13:29à Marseille,
13:30à Lille ou à Toulouse
13:31qui nous permettent
13:32de remettre en cause
13:32ces décisions-là ?
13:33Moi, je fais confiance,
13:34honnêtement,
13:35en préfecture de police,
13:36je fais confiance
13:37au gouvernement sur ça
13:38et j'estime simplement
13:40que tout sera mis en œuvre
13:41pour assurer
13:43la sécurité
13:44des personnes
13:44qui manifestent.
13:44Mais vous étiez
13:44pour l'état d'urgence ?
13:46Nous, on estime
13:47qu'il y a aujourd'hui
13:48un équilibre
13:49qui doit être trouvé
13:49entre la liberté de manifester
13:50et quand il y a un risque
13:52de troubles à l'ordre public
13:52qui est trop important,
13:54évidemment,
13:54il faut interdire
13:54la manifestation.
13:55Moi, je considère aujourd'hui
13:56que la question,
13:57ce n'est pas l'état d'urgence
13:58ou non,
13:58la question,
13:58c'est juste de rétablir l'ordre
14:00et d'avoir des sanctions pénales
14:01qui soient à la hauteur.
14:01Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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