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  • il y a 2 mois
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Thierry Arnaud, vous restez avec nous. On va rebasculer sur l'actualité politique qui a été dense aujourd'hui, évidemment,
00:07et plus particulièrement sur BFMTV,
00:10avec plusieurs entretiens, notamment celui d'Edouard Philippe qui s'est confié longuement à Guillaume Daré.
00:17Si on pouvait faire entrer nos invités politiques, nos éditorialistes et nos débatteurs, ce serait formidable.
00:22Je pourrais débattre avec Thierry Arnaud, ce serait bien aussi, ce serait chic, n'est-ce pas ?
00:26On a des choses à dire.
00:28En tout cas, on a tous suivi aujourd'hui. Il y a évidemment cet entretien d'Edouard Philippe.
00:33Il y a aussi Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National qui a répondu longuement aux questions de Marie Chantré et
00:39de Marc Fauvel.
00:41Bonsoir, venez. Alors, ce serait mieux si Edwige Diaz et François Calfon pouvaient être en face l'un de l
00:47'autre.
00:48Ce serait plus logique. Allez-y, je sais. Mais c'est pas grave. Je vais faire les choses. Je vais
00:53faire le placement aussi.
00:55Edwige Diaz, députée de Gironde et vice-présidente du Rassemblement National. Bonsoir.
00:59Bonsoir, ça va. Victor Héros, journaliste politique à Valeurs Actuelles, qui sera avec nous régulièrement le week-end.
01:04Et j'en suis ravie. Ève, c'est tel bonsoir. Vous serez là aussi directrice de la rédaction de Marianne
01:10et François Calfon, député européen Parti Socialiste.
01:14Comment ça va ?
01:14Bien. Allez, on va commencer tout de suite, évidemment, par ces déclarations. On va commencer par la droite. Vous ne
01:21voudrez pas, notamment ces déclarations d'Edouard Philippe.
01:24Donc, long entretien sur BFMTV. Il veut se poser plus que jamais, Thierry Arnault, comme l'homme qui peut éviter
01:32un duel Mélenchon-Le Pen au second tour.
01:35Oui, et par ailleurs, comme celui qui rassemble la droite et le centre, parce qu'il est convaincu, et c
01:40'est ce que vous expliquez il y a quelques minutes très bien, Alain, que c'est là que l'élection
01:43se gagne.
01:44Si l'on part du principe, c'est ce que nous disent les sondages, et les sondages ne font pas
01:49l'élection, mais si on part du principe que, évidemment, on a la quasi-certitude au moment où on se
01:54parle que Marine Le Pen sera au deuxième tour de l'élection présidentielle,
01:57la question, c'est de savoir qui l'on trouve en face, et si on a un adversaire de Marine
02:01Le Pen, comment est-ce qu'on peut la battre ?
02:03Et de ce point de vue, l'analyse que fait Edouard Philippe, que fait aussi Alain, qui était sur le
02:10plateau il y a quelques minutes, consiste à dire que si on a un candidat de droite,
02:15il aura plus de facilité à aller chercher un électorat un peu à gauche que l'inverse, c'est-à
02:20-dire un candidat de gauche qui serait effectivement au second tour face à Marine Le Pen,
02:26parce qu'il y aurait une déperdition plus importante de l'électorat de droite au profit de Marine Le Pen.
02:32Et c'est cette idée-là sur laquelle Edouard Philippe est en train de construire son offre politique, ça repose
02:38évidemment sur ses convictions,
02:39il a toujours dit qu'il était un homme de droite, il a dit son premier jour à Matignon, vous
02:42vous souvenez peut-être de ce discours quand il arrive dans la cour de Matignon sur le Perron,
02:46il le répète aujourd'hui au micro de Guillaume Garret, il le soutient avec un certain nombre de propositions sur
02:51toute une série de sujets,
02:52de l'immigration à l'éducation nationale en passant par l'économie, les retraites et les déficits,
02:57mais ça repose aussi sur cette vision qu'il a de la configuration du paysage politique et de ce qui
03:03nous attend pour le premier et pour le deuxième temps de l'élection.
03:06Et ça n'est pas hasard si concernant ses adversaires, il s'est surtout concentré sur le Rassemblement national, sur
03:11Marine Le Pen,
03:12et on voit bien, on sent bien qu'en matière d'immigration, il ne veut surtout pas être doublé sur
03:17sa droite. Écoutez.
03:19– Il faut avoir une politique migratoire plus ferme au sens où elle doit permettre à la France de mieux
03:26maîtriser l'entrée et le séjour des étrangers
03:29qu'elle veut autoriser à rester ou qu'elle ne veut pas autoriser à rester. Je pense qu'il y
03:33a trop d'étrangers en situation irrégulière en France.
03:36Je pense qu'il est trop facile aujourd'hui, dès lors qu'on est en situation irrégulière, d'éviter le
03:41retour dans le pays dans lequel on devrait rentrer.
03:44– Cédé Vigès, est-ce que c'est votre adversaire le plus redoutable à ce stade ?
03:49– Non, vous savez, nous avec Marine et Jordan, nous l'avons indiqué, nous allons faire campagne avec les qualités
03:55qui nous caractérisent,
03:56c'est-à-dire cette proximité, cette empathie, ce sérieux et surtout nous mesurons la charge qui pèse sur nos
04:02épaules,
04:03c'est-à-dire qu'aujourd'hui nous incarnons réellement cette espérance, moi je le vois sur le terrain,
04:08vous voyez, je rentre juste de mon département, la Gironde, et je rencontre des citoyens qui nous disent
04:14« ça suffit, il faut que ça change » et donc je ne pense pas que les Français feront confiance
04:20à Édouard Philippe,
04:21qu'ils connaissent trop bien. Édouard Philippe a été Premier ministre d'Emmanuel Macron.
04:26– Mais en matière d'immigration, il va dans votre sens ?
04:29– Justement, mais écoutez, qu'il rejoigne les positions du RN, je m'en réjouis.
04:33Mais par contre, il ne peut pas être crédible en la matière, vous voyez, quand il était avec Emmanuel Macron,
04:40il avait présenté sa loi immigration de 2018, vous voyez, moi à l'époque je n'étais pas encore députée
04:45et j'étais partie manifester aux côtés de Marine Le Pen devant l'Assemblée nationale
04:49parce que c'était une loi qui prévoyait l'extension de la réunification familiale.
04:54En clair, par exemple, si un afghan, avant la loi, un afghan de 16 ans pouvait être rejoint en France
05:01par ses parents
05:02à cause d'Édouard Philippe, ce même afghan de moins de 16 ans,
05:06peut maintenant être rejoint par ses parents et par les frères et sœurs.
05:12Vous voyez, donc en fait, il a contribué à la submersion migratoire de notre pays,
05:17donc il n'a aucune fermeté, aucune crédibilité.
05:20– Mais il a évolué puisqu'il dit qu'il veut plus de fermeté.
05:25– Oui, non mais en fait, ils veulent tous changer,
05:27ils disent tous qu'ils ont changé au moment des élections.
05:30– Sauf que ces gens-là, ils ont un bilan et courir après le Rassemblement national,
05:36je pense…
05:36– C'est exactement pour ça qu'il ne faut pas faire la même chose,
05:39c'est-à-dire qu'il se met dans la main de Mme Diaz ce soir et d'autres,
05:43c'est-à-dire que le Canada de rail du Front National, ça ne marche pas
05:46parce que les gens vont vouloir le Front National.
05:48Et en plus, que ce soit M. Attal ou M. Philippe,
05:53finalement, il est passé par ici, il repassera par là,
05:56il faut débusquer leur macronisme.
05:59Mais ceux qui ont mis le pays dans cet état, ce sont eux.
06:02Et c'est M. Macron qui est encore réalisé.
06:05Le budget impossible dont on parlera peut-être tout à l'heure,
06:08les 1 500 milliards de dettes supplémentaires, ce sont eux.
06:11– Oui, on va en parler, mais en matière d'immigration,
06:14François Calfon, il y a quand même des attentes,
06:16ce n'est pas pour rien si Marine Le Pen est donnée gagnante
06:18dans toutes les configurations.
06:19– Et donc je vais répondre là-dessus,
06:21c'est pour ça qu'il ne faut pas copier le Front National
06:24dans une logique d'ailleurs qui a conduit le meilleur allié du Front National,
06:28c'est-à-dire M. Orban à être chassé par les Hongrois
06:30au bout de 10 ans d'une expérience funeste.
06:33Il faut assumer, non pas comme le fait une partie de la gauche,
06:37de dire à chaque fois qu'on parle d'immigration, j'épicine,
06:40ça ce n'est pas une réponse satisfaisante.
06:42Et je réponds par là même à votre interpellation.
06:45Il faut savoir dire les choses de manière claire et explicite.
06:48– Et vous dites quoi alors ?
06:48– Je dis que nous avons besoin d'une immigration de travail,
06:51qu'il n'y a pas un restaurant dans Paris qui tournerait
06:54sans l'immigration régulière, même irrégulière,
06:56si ça peut faire mal aux oreilles de Mme Diaz,
06:58qu'il n'y a pas un hôpital qui fonctionnerait,
07:01à commencer par celui qui est à côté de vos antennes,
07:04l'hôpital européen Georges Pompidou,
07:05mais partout en France sans l'immigration de travail,
07:08et que par ailleurs, ça ne veut pas dire qu'il faille dire no border,
07:12moi je ne suis pas no border, je crois que la frontière existe,
07:15et qu'il faut pouvoir reconduire ceux qui n'ont pas vocation à être ici.
07:19– Sur ce point, vous répondez quoi ?
07:19– Et j'en termine par un point, comme ça, ça fait des interpellations.
07:21– Parce que ça revient beaucoup ce point-là.
07:23– Oui, mais quand vous voyez que M. Rotaio,
07:24la seule chose qu'il ait su faire, c'est de rentrer en guerre
07:26contre tous les pays du Maghreb,
07:28à vexer M. Temoun, à vexer finalement les autorités marocaines,
07:33on a eu un exemple cet été, d'ailleurs assez marquant pour l'opinion,
07:37où en réalité, les migrants qui sont arrivés à ce tasse sont revenus.
07:41Et comment ils sont revenus ?
07:42Parce que les Espagnols et les Marocains ont discuté,
07:44pas en commençant le discours xénophobe comme une antienne,
07:48qui ne règle absolument rien.
07:49Et c'est pour ça que nous proposons un autre chemin,
07:52y compris sur l'immigration.
07:53– Sur l'immigration et le travail,
07:55et la part que les immigrés représentent dans les travailleurs français,
07:59qu'est-ce que vous répondez à cela ?
08:00Vous faites comment ?
08:01– Je dis que c'est un mythe, en fait.
08:03Ça fait 40 ans qu'on nous explique
08:05que la France a besoin des immigrés pour travailler.
08:08Et moi, ce que je vois, c'est que sur les 500 000 étrangers
08:12qui arrivent de manière légale sur le territoire national,
08:15il y en a seulement un dixième, en fait,
08:18qui arrive avec un contrat de travail.
08:20Ça veut dire que 450 000 d'entre eux ne viennent pas pour travailler.
08:24– Mais ça ne veut pas dire qu'ils ne décrochent pas ensuite un emploi, Edwige Vias.
08:28– Oui, mais en fait, moi, ce que je vois, c'est qu'il y a des millions…
08:30– Mais vous êtes contre l'immigration ?
08:31– Est-ce que je peux vous poser une question ?
08:32– Non, non, mais parce que l'idée, c'est que vous êtes contre l'immigration travail.
08:35– Oui, c'est ça.
08:35– Monsieur Calfon, je ne vais pas interromper.
08:37– Je vous viens de vous poser une question pour qu'on comprenne bien.
08:38– Je vais vous poser les oreilles que j'ai entendues.
08:40– Mais la question est concrète, vous pouvez me répondre.
08:42– Ce que je voulais dire, moi,
08:44c'est qu'il y a beaucoup de demandeurs d'emploi dans notre pays.
08:48Vous voyez, dans ma région, en Nouvelle-Aquitaine,
08:50c'est environ 500 000 demandeurs d'emploi.
08:53Et malheureusement, ce chiffre ne fait qu'augmenter.
08:55Donc, nous nous disons, il faut d'abord que les offres d'emploi bénéficient aux Français
09:01parce que l'arrivée de cette demande…
09:03– S'il vous plaît, non, mais monsieur Calfon,
09:05– Mais si c'est un dialogue, c'est intéressant, je vous le dis.
09:06– Oui, oui, oui, je voudrais quand même finir.
09:08– Oui, mais il vous a posé une question très concrète.
09:10– Non, mais d'accord, je réponds à vous et je dois parler à vos téléspectateurs.
09:13– Non, c'est vrai que vous ne préférez pas répondre.
09:14– Et ce que je veux vous dire aussi, c'est précisément qu'en fait,
09:18une fois qu'on aura donné du travail aux Français,
09:21s'il manque de la main d'offre, dans ce cas-là,
09:23on pourra se poser la question. Mais pour l'instant, ça n'est pas le cas.
09:25Il y a trop de demandeurs d'emploi dans notre pays qui n'ont pas de main d'offre.
09:29Et en plus, je le dis, cette main d'offre étrangère
09:32fait peser à la baisse sur les salaires.
09:34Parce qu'à deux candidatures, un Français qui réclamera tant de salaires
09:39et un étranger qui réclamera tant de salaires,
09:41eh bien, le patron qui voudra faire du profit,
09:43parce qu'il y a des patrons qui sont aussi profisseurs,
09:46eh bien, il y a un candidat à l'emploi qui lui coûtera moins cher.
09:52– Vous ne m'avez pas répondu, mais moi, je vais dire la vérité
09:55à nos téléspectateurs. Vous êtes député de Gironde,
09:57vous avez un collègue qui s'appelait M. De Fournasse,
09:59qui était vigneron et qui avait recours à l'immigration de travail
10:01chaque année pour les vendanges, comme...
10:03Et d'ailleurs, ce n'est pas honteux.
10:05Ça vous dérange, mais ce n'est pas honteux.
10:06Tous les vignerons, que ce soit dans le Gard,
10:09dans le Vaucluse, en Gironde, utilisent...
10:11– Non, mais c'est pas vous dit des bêtises.
10:12– Je termine. – Utilisent de la main d'offre étrangère.
10:14Mais c'est tout à fait vrai, madame.
10:17– Est-ce que vous êtes contre l'immigration du travail ?
10:21C'est la question qui vous posez.
10:22– Mais moi, je considère que d'abord,
10:24nous avons des Français qui sont en demande d'emploi.
10:27Et que moi, en tant que patriote, en tant que souverainiste,
10:29ce que je veux d'abord, c'est que mes compatriotes
10:32puissent, eux, bénéficier d'un emploi
10:35et, eux, vivre dégnement.
10:36– Alors, on n'est plus en restant, madame.
10:38– Donc, attendez, ils n'ont pas envie
10:40d'être à vie, en fait, de pointer au chômage à vie.
10:43– Ce qui peut paraître étonnant,
10:45c'est que quelqu'un comme François Ruffin,
10:47par exemple, qui est un homme de gauche,
10:50défend, comme vous, le fait que...
10:52Enfin, c'était opposé à l'immigration du travail.
10:55Il avait fait un peu scandale sur les mêmes arguments.
10:59Et d'ailleurs, c'est la position historique de la gauche.
11:02C'est-à-dire, Marx, quand il parlait
11:04de l'armée de réserve du capital,
11:05qui exerce effectivement une pression
11:07à la baisse sur les salaires.
11:08Donc, c'est quand même un débat qu'on peut avoir.
11:10– Sauf que la gauche, elle ne raconte plus vraiment ça,
11:12quand même, aujourd'hui, sur le travail.
11:13Mais c'est quoi, le raisonnement ?
11:14C'est en gros, préférence nationale sur les emplois ?
11:17– Ben, c'est-à-dire...
11:18– Et ensuite, on dispatche en fonction des filières
11:20ou manque de main-d'œuvre ?
11:21– Préférence nationale, c'est-à-dire,
11:22y compris sur des Français d'origine étrangère.
11:24– Ça n'a jamais été la ligne de la gauche,
11:25la préférence nationale.
11:26– Non, pas la préférence nationale.
11:27– Je vous invite à relire vos fiches,
11:29parce que malheureusement, il n'est pas au jour.
11:30– Non, simplement, ce que je disais,
11:32c'était de façon un peu paradoxale,
11:33c'était aussi défendu par des gens de gauche.
11:35Vous êtes d'accord avec moi que François Ruffin
11:37est quelqu'un de gauche ?
11:38– Non, non, mais attendez.
11:38– Enfin, ce François Ruffin, c'est pas...
11:40– Je crois que vous tordez un peu ses propos.
11:42– Non, il disait, il a dit qu'il était hostile,
11:45c'était son terme, à l'immigration de travail,
11:47précisément, parce qu'effectivement,
11:49c'était une manière de ne pas résoudre
11:51les problèmes de chômage, de baisse des salaires, etc.
11:55– Mais nous, à gauche, on n'oppose pas
11:57les travailleurs français et étrangers.
11:58– Je trouvais ça intéressant de le signaler.
12:00– Après, il y a un débat à gauche,
12:02parce que nous, on n'est pas dans la langue de bois.
12:04Donc, vous ne nous avez pas répondu.
12:05Plutôt, on a compris de votre non-réponse
12:07que vous étiez contre l'immigration de travail.
12:08Je vous invite à ne jamais avoir un problème de santé.
12:10– Mais les Français savent très bien.
12:11– Je vous invite à n'avoir jamais un problème de santé
12:13dans un hôpital, parce que vous ne serez pas soignés.
12:15Je vous invite à ne plus jamais aller en restaurant,
12:17parce qu'il n'y a pas de plat qui arrivera jusqu'à votre...
12:19– Victor Hérault, on vient très bien.
12:20– Pardonnez-moi, mais j'ai l'impression quand même
12:22qu'on restreint la discussion de l'immigration,
12:24parce qu'il s'agit bien de l'immigration au sens-là.
12:25Je rappelle que la phrase d'Edouard Philippe au départ,
12:27c'est « il y a trop d'immigration illégale en France ».
12:30C'est certain que ça constitue une surenchère
12:32sur le sujet de l'immigration.
12:34Maintenant, là, on est en train de...
12:35– Non, mais c'est important ce que vous dites.
12:37Ce que dit aujourd'hui Edouard Philippe
12:39est tout à fait logique vis-à-vis d'un homme de droite.
12:41Il n'y a pas un virage à droite de la part d'Edouard Philippe.
12:44– Alors, je peux faire très rapidement...
12:45– Sur l'immigration, et on va prendre les thèmes
12:47les uns après les autres.
12:48– Et donc là, je ne suis pas d'accord sur le fait
12:50qu'Edouard Philippe cible Marine Le Pen
12:51comme sa première adversaire.
12:52Je pense qu'au contraire, c'est Jean-Luc Mélenchon
12:54qui est son premier adversaire.
12:55Et qu'Edouard Philippe se dit, là, le problème,
12:57ce n'est pas qu'il faille que je batte Marine Le Pen
12:59ou que je la rattrape dans les sondages.
13:00C'est que là, Jean-Luc Mélenchon me menace de me dépasser
13:02et de prendre la place au second tour.
13:04Donc, il faut que je grappille un maximum de voix à droite.
13:06On l'a expliqué, puisque de toute façon,
13:08s'il y avait un second tour,
13:09Edouard Philippe, Marine Le Pen, mécaniquement,
13:11une partie de la gauche, je ne dis pas toute la gauche,
13:12mais une partie suffisante de la gauche, je dirais,
13:14mieux vaut Edouard Philippe que Marine Le Pen
13:15puisque c'est le fascisme, etc.
13:17Bon, donc, Edouard Philippe se dit, ce qui compte,
13:18c'est le premier tour, c'est passer au premier tour,
13:20donc battre Jean-Luc Mélenchon,
13:21donc tenir un discours à droite
13:23et donc essayer de grappiller des voix, peut-être,
13:25qui seraient plus libérales, qui voteraient RN aujourd'hui,
13:27mais qui se diraient, ah, pourquoi pas, Edouard Philippe,
13:29je ne sais pas si ces gens existent,
13:30mais peut-être qu'il y a des gens qui se disent,
13:31tiens, le discours d'Edouard Philippe,
13:32plus ferme sur l'immigration, ça me tente, pourquoi pas,
13:35s'il va dans cette continuité-là,
13:37eh bien, pourquoi pas, je pourrais voter sur lui.
13:38– Il dit aussi, par exemple, la double peine
13:41qui a été altérée au fil des années,
13:44c'est-à-dire, pour un étranger, peine de prison,
13:47peine d'expulsion, il dit, moi, je n'ai aucun problème
13:50à dire que si je suis élu à la tête de la France,
13:52la double peine serait rétablie.
13:55– Je n'ai jamais compris pourquoi elle a été supprimée, dit-il.
13:57– Voilà, je n'ai jamais compris pourquoi elle a été supprimée.
13:59– Edwige Diaz, vous diriez la même chose sur la double peine ?
14:02Et vraiment, encore une fois, on va avoir le temps
14:03de dérouler les thèmes sur la double peine.
14:06– Non, mais moi, je suis très étonnée, en fait,
14:08de voir M. Édouard Philippe avoir des idées maintenant
14:11qu'il est candidat, alors qu'il a quand même été
14:14Premier ministre de la France,
14:16qu'il appartient au soutien d'Emmanuel Macron,
14:19qu'il y a des députés horizon à l'Assemblée nationale,
14:21et qu'on ne les a jamais entendus parler de ce sujet.
14:25Donc, c'est vrai que je comprends qu'il y a des Français,
14:27en fait, qui doutent de la sincérité de M. Édouard Philippe,
14:30parce qu'en fait, en campagne, il tient des propos,
14:33et quand il était au pouvoir…
14:34– Il s'est émancipé, maintenant, il est candidat à la présidentielle.
14:36– Il s'est émancipé, non mais…
14:38– Non, mais je ne sais pas, j'essaie de comprendre,
14:41de répondre à votre raisonnance.
14:42Non, mais du coup, si vous dites ça,
14:43vous évitez le débat sur les sujets et les mesures concrètes,
14:46double peine, vous dites oui, on l'a rétabli ou pas ?
14:49– Enfin, nous, en fait, c'est dans notre programme,
14:50si vous voulez.
14:51– Ok.
14:51– Donc, il n'y a pas de modification de notre discours
14:56entre une campagne électorale et tout ce que l'on vote
14:59tout au long de l'année à l'Assemblée nationale.
15:02Et c'est d'ailleurs pour ça que je me permets de souligner
15:04la divergence de discours entre un Édouard Philippe candidat
15:11et un Édouard Philippe en fonction.
15:12– Ça ne parle pas, peut-être, qu'aux électeurs
15:15du Rassemblement national, le fait de vouloir rétablir
15:18cette double peine ?
15:19– Non, ça ne parle pas. Par contre, il y a des sujets
15:20qui sont réels. Moi, j'ai dit que je ne mettais jamais
15:23la vaisselle cassée sous le tapis.
15:25On n'est pas pour la préférence nationale, ça, c'est très net.
15:28On la combat. Maintenant, il y a un sujet
15:29qui est en tête des préoccupations des Français,
15:32qui est l'immigration. Il y a un premier sujet,
15:33c'est l'immigration illégale. J'ai dit ce que je pensais
15:35de l'immigration de travail, mais je peux aussi suggérer…
15:38– Que Édouard Philippe soutient aussi, d'ailleurs,
15:40l'immigration de travail.
15:42– Je n'ai pas tort de restreindre le sujet migratoire
15:44et l'immigration de travail, comme si les Français
15:46se plaignent à l'immigration de travail.
15:47– Allez-y !
15:48– Il y a trop d'étrangers qui ont un travail
15:50aujourd'hui en France, ce n'est pas ce que disent les Français.
15:53– Je pense que la stratégie Rotaillot,
15:56on l'a vu, de conflictualisation à outrance
15:59avec l'Algérie, a été totalement inefficace
16:02sur la reprise des OQTF, qui est un sujet.
16:05Et qui peut dire que ça n'est pas un sujet ?
16:08Et je pense, on l'a vu cet été,
16:10après, il y a encore des problèmes à ce tas,
16:12bien évidemment.
16:13Et je dis au passage que les migrants qui sont à ce tas
16:16ne sont pas inclus dans les accords de Schengen.
16:18Il faut aussi rétablir des vérités.
16:20Mais 95% de ces migrants illégaux,
16:23après on peut revenir des heures et des heures sur les causes,
16:26sont rentrés, et sont rentrés,
16:27accueillis par la police marocaine.
16:29Donc c'est le dialogue qui permet…
16:31Et là, on ne parle pas de 5 personnes,
16:33il y avait des dizaines de miniers.
16:35– Avec l'Algérie, c'est mieux la stratégie d'apaisement ?
16:37– D'accord, mais je pense qu'il n'y a pas d'autre…
16:39– On avait un de nos compatriotes qui s'appelle Boilem Sansal.
16:42C'était ça aussi le contexte qu'il faudrait rappeler.
16:44– Oui, il faut savoir ce qu'on veut, la réforme politique.
16:46– Et enfin, je vous donne un mot de juste…
16:49– Pas tous en même temps.
16:50– Est-ce que simplement, tous ces migrants
16:52qui sont arrivés à Ceuta,
16:54et que le gouvernement espagnol, par son dialogue avec le Maroc,
16:57a renvoyé au Maroc et est arrivé
16:58aux mains de la police marocaine,
17:00est-ce que ce n'est pas un peu xénophobe, ça,
17:01d'envoyer des migrants à un pays marocain et à la police ?
17:04Non, mais vous nous dites depuis tout à l'heure
17:05qu'il y a une pratique xénophobe,
17:07un discours xénophobe à vouloir refuser d'aller à l'étranger.
17:09– Aucun pays européen, je le dis très tranquillement,
17:11y compris l'Espagne, quelle que soit son obédience politique,
17:14il se trouve que c'est un gouvernement socialiste,
17:16ne peut, comme ça, accepter, finalement,
17:19une immigration à contrôler.
17:20Et vous avez vu que Pedro Sanchez ne l'a pas fait.
17:23Et puisque vous m'avez dit…
17:24– Et donc, je n'ai toujours pas compris
17:26comment vous, vous contrôlez mieux l'immigration.
17:28– Moi, je viens de vous expliquer.
17:29C'est-à-dire que, quand M. Rotaillot dit
17:31« Pointe du doigt, les gouvernements du Maghreb,
17:33le Maroc, l'Algérie »,
17:35est-ce que vous pensez une seule seconde que ces gouvernements…
17:37Parce qu'à un moment, il faut bien qu'ils rentrent.
17:39Parce que ces gouvernements vont en reprendre.
17:40Je constate, on l'a vu cet été,
17:42à l'occasion d'une crise migratoire…
17:43– Donc, vous pensez que le dialogue peut être possible.
17:47– Et je soulève même un autre point,
17:49parce qu'autrement, les gens de gauche,
17:50ils ne parlent jamais d'immigration.
17:52Il y a un sujet d'intégration.
17:54Ça, il faut pouvoir se le dire.
17:56C'est-à-dire que la France, n'importe quel pays,
17:59doit pouvoir fonctionner sur un creuset commun.
18:02Et je pense que l'instruction civique,
18:04et je pense que ça a été proposé par les uns les autres,
18:06le service national,
18:08différents éléments qui constituent les piliers de la République,
18:11l'école !
18:12On a une école misérable, ça,
18:14au moins tous les candidats s'entendent là-dessus.
18:15J'espère qu'il y aura vraiment de l'argent pour l'école.
18:17Eh bien, tous ces creusets-là doivent être établis.
18:20Ce sont finalement ceux qui construisent le creuset commun,
18:24où quand il faut dysfonctionner,
18:26c'est le cas actuellement,
18:27font qu'on ne fait plus nation ensemble.
18:29Il faut faire nation ensemble.
18:31Et moi, je n'ai pas de xénophobie,
18:33on peut faire nation en étant exemplaire,
18:36en étant né au Sénégal, au Maroc,
18:39j'en passe, c'est les meilleurs.
18:40Vous savez, une promotion de polytechnique,
18:42il y a un tiers d'étudiants marocains.
18:44Eh bien, ils viennent apporter à la France
18:45leur savoir-faire en mathématiques.
18:47Au sujet de faire nation ensemble
18:49et de ce fameux projet de loi
18:51que le Rassemblement national veut soumettre par référendum,
18:54si Marine Le Pen l'emporte en 2027,
18:56avec notamment la suppression du droit des sols,
18:59mais aussi la préférence nationale
19:01pour l'attribution des aides sociales.
19:03Jean-Philippe Tanguy a été interrogé à ce sujet.
19:06Marc Fauvel lui a demandé, par exemple,
19:09si un étranger arrivant sur le sol français
19:13n'avait aucune chance de devenir français.
19:16Eh bien, écoutez ce qu'il répond,
19:17Jean-Philippe Tanguy.
19:18Si, mais avec des conditions.
19:21S'il fait les démarches,
19:22et si la démarche montre qu'il aime notre pays,
19:24qu'il a appris notre langue,
19:25qu'il s'est inclus dans la société française,
19:28qu'il en respecte les principes,
19:29l'égalité homme-femme,
19:30la tolérance pour les minorités sexuelles,
19:32le respect de notre histoire,
19:33l'amour du pays.
19:34Mais il faut prouver qu'on aime la France
19:36pour avoir la nationalité,
19:37sinon ça la galvaude.
19:39Ça n'existe pas déjà, ça, Edwige Diaz ?
19:41Non, je ne crois pas.
19:42Et c'est d'ailleurs pour cette raison
19:43que l'immense majorité des Français
19:45souhaitent comme nous,
19:46c'est-à-dire en fait qu'on leur demande leur avis.
19:48C'est pour ça que nous allons proposer
19:50un référendum sur l'immigration.
19:51Vous dites non, je ne crois pas.
19:52Vous êtes sûr ou pas ?
19:53Non, mais attendez,
19:53c'est important quand même.
19:54On peut considérer que c'est peut-être pas assez,
19:56mais ça existe déjà.
19:58Si vous êtes étranger,
19:59que vous arrivez en France
20:00et que vous souhaitez acquérir
20:02la nationalité française,
20:03vous allez être soumis
20:04à un certain nombre de démarches,
20:06et pas seulement de démarches.
20:07Vous allez passer des tests,
20:09on va vous interroger.
20:10De culture générale.
20:10De culture générale.
20:11Enfin, voilà,
20:12il va falloir passer des examens.
20:16Donc, on peut considérer,
20:17et c'est l'idée que vous avez le droit de défendre,
20:19que ce n'est pas suffisant
20:19et qu'il faut que les examens
20:20soient beaucoup plus sévères.
20:21C'est juste à moi qu'on a posé la question.
20:22C'est vous qui avez été la question.
20:23Oui, mais est-ce que vous dites ?
20:24Non, je ne crois pas.
20:25Quelle est la nuance ?
20:27Quelle est la version ?
20:28Quelle est la version
20:29du Rassemblement national ?
20:31Je vous ai dit factuellement rappeler
20:32qu'aujourd'hui,
20:33si un étranger arrive en France
20:35et qu'il souhaite se faire naturaliser,
20:38il a un certain nombre de démarches
20:40à accomplir et d'examens à passer.
20:41Voilà, c'est tout.
20:41C'était un rappel de facule.
20:43Je vais répondre.
20:45Nous, nous souhaitons proposer aux Français
20:47un référendum sur l'immigration
20:49parce qu'on n'a jamais posé la question
20:51aux Français de manière directe.
20:53Donc, notre projet de loi,
20:53il est disponible.
20:55Nous l'avons déjà mis en avant
20:56au moment de l'élection présidentielle de 2022.
20:58Je rappelle, nous souhaitons en effet
20:59supprimer le droit du sol,
21:02expulser systématiquement
21:03les désincorment des étrangers
21:04et attribuer la priorité nationale
21:07pour les aides sociales.
21:09Et donc, nous disons de manière très claire
21:11si quelqu'un rentre de manière illégale en France,
21:15il n'a aucune chance d'être d'abord régularisé
21:18et ensuite, bien évidemment,
21:19d'obtenir la nationalité française.
21:20Et c'est ce que dit M. Tanguy.
21:21En revanche, si quelqu'un arrive de manière légale
21:24sur le territoire national
21:25et qu'il fait la démonstration de son insertion,
21:27de son assimilation,
21:29s'il respecte les valeurs de la République,
21:31s'il paye ses impôts,
21:32s'il n'est pas un délinquant,
21:34si sa femme est à l'aise
21:36avec les valeurs de liberté
21:38à la française,
21:39et bien dans ce cas-là,
21:40oui, cette personne peut être naturalisé.
21:41Donc on renforce le dispositif actuel,
21:44c'est ça, pour bien comprendre, François Calfon ?
21:46Oui, enfin, je veux soulever sur le fond
21:48l'ineptie de la proposition.
21:49On voit bien le signal.
21:50Le signal, c'est un signal xénophobe,
21:51un peu généralisé,
21:52sur la préférence nationale.
21:54Mais je vais rentrer dans le détail !
21:55Vous ne me laissez pas rentrer dans le détail.
21:58Bon, ça va.
21:59Le côté, j'insulte des millions de personnes,
22:01franchement,
22:01c'est un débat politique,
22:03donc si vous voulez faire comme en Hongrie,
22:05interdire les médias libres,
22:06et l'opposition, faites-le.
22:08Xénophobe, caricaturale.
22:09Oui, bien sûr.
22:10Moi, je vais vous poser une question,
22:11c'est simple.
22:12Vous dites, on va...
22:13On aimerait bien savoir, vous,
22:14ce que vous pensez de tout.
22:15Oh là là, mais je viens de dire largement...
22:16Allez-y !
22:18Sur la question de la priorité nationale,
22:20qui n'est autre que la préférence nationale,
22:22vous dites,
22:23eh bien, on va exclure
22:24des prestations sociales des étrangers.
22:26Donc, quelqu'un qui travaille,
22:28qui cotise...
22:28Non contributive.
22:29Vous n'êtes pas au courant.
22:32Je vais terminer mon exemple.
22:33Quelqu'un qui travaille,
22:34qui paye des cotisations sociales,
22:36avec ou sans papier,
22:37paye des cotisations sociales.
22:38Non, non, mais pas de papier,
22:39ce n'est pas possible.
22:40Si, bien sûr que si.
22:41Vous rendez-vous compte
22:42qu'il y a des tas de gens
22:43qui ont des fiches de paye.
22:44Vous faites un appel d'air
22:45à l'immigration irrégulière.
22:47Moi, personnellement,
22:48je n'emploie aucun sans papier,
22:49aucun étranger.
22:50Vous poursuivez votre raisonnement,
22:51vous répondrez.
22:52Donc, la préférence nationale
22:54que vous comptez appliquer,
22:56c'est-à-dire que des gens
22:56qui cotisent aux prestations sociales
22:59n'y auraient donc pas le droit.
23:01C'est-à-dire qu'on est
23:01dans un système assuranciel.
23:02C'est-à-dire que vous n'avez pas
23:03pas pris.
23:04Vous savez, on a le droit
23:05de vous poser des questions,
23:06quand même.
23:06Non, mais en fait, vous affirmez.
23:07D'accord.
23:08Vous ne posez pas une question.
23:09J'affirme, oui.
23:09Du coup, vous affirmez quelque chose.
23:10J'affirme qu'il y a énormément
23:11de travailleurs sans papier
23:12qui ont des fiches de paye
23:13qui cotisent.
23:14Ça, c'est une réalité.
23:15C'est une réalité.
23:16Donc, ceux-là,
23:16ils n'ont pas le droit
23:17aux prestations sociales
23:18bien qu'ils aient cotisé.
23:20Vous les renvoyez.
23:21On est bien d'accord
23:21que ça se passe comme ça ?
23:21Alors, oui ou non ?
23:22Donc, je répète,
23:24toute personne en situation
23:26de clandestinité en France
23:27n'a qu'une seule vocation,
23:29c'est repartir dans son pays.
23:30Pour les étrangers
23:31qui sont rentrés légalement
23:33en France,
23:34qui travaillent,
23:35ils ont le droit,
23:36si par exemple,
23:36ils perdent leur emploi,
23:37ils ont le droit
23:38de toucher le chômage
23:39pendant une durée déterminée.
23:41En revanche,
23:42les aides sociales
23:43non contributives,
23:44comme par exemple
23:45le RSA,
23:46les APL,
23:48les allocations familières,
23:49nous souhaitons
23:50les réserver
23:50aux personnes
23:51de la nationalité française.
23:51Alors, ça, c'est formidable.
23:52Constitutionnellement,
23:53c'est impossible.
23:54Parce que, attendez,
23:54ce que vous venez de dire...
23:56Non, mais c'est très intéressant.
23:57On cherche des économies.
23:59Je pense que les Français
24:00sont d'accord avec nous.
24:01Les Français sont peut-être d'accord
24:03avec nous.
24:03Vous vous dites
24:03que c'est en train
24:04de constitutionnellement.
24:05C'est le peuple qui décide.
24:07Ce que vous venez de dire,
24:08c'est que quelque part,
24:08quelqu'un qui a travaillé,
24:10un étranger,
24:11il a le droit au chômage.
24:12Ça, d'accord ?
24:13Mais ce que vous appelez
24:14les prestations sociales
24:15non-contributives,
24:16il n'y aurait pas le droit.
24:17Mais vous savez ce ?
24:17Mais les prestations...
24:18Madame, je crois
24:19qu'il y a des petites erreurs
24:20dans votre raisonnement.
24:21Les prestations sociales
24:22dites non-contributives,
24:23elles sont payées par l'impôt.
24:25Donc, les personnes
24:25qui travaillent,
24:25elles payent l'impôt.
24:26D'accord, mais on...
24:27Ah d'accord.
24:27Donc, ils payent l'impôt,
24:28mais ils n'ont pas le droit.
24:29Eh bien oui, monsieur,
24:29parce que moi, j'assume.
24:30Donc, vous rompez
24:31l'égalité de droit
24:32entre ceux qui travaillent
24:33qui ont le droit
24:34à un certain panier social
24:35et ceux qui travaillent
24:36qui n'y auraient pas le droit.
24:37Et ça, ça s'appelle
24:38de l'exilocopie.
24:39C'est très bien.
24:40Parce qu'à chaque fois,
24:41c'est la question
24:42de la faisabilité
24:43qui se pose, Magneto.
24:44Est-ce que c'est faisable ?
24:45Je voudrais quand même
24:46bien pouvoir dire
24:47que nous nous souhaitons
24:47soutenir la natalité française.
24:49Voilà.
24:50Et que donc,
24:50les allocations familiales
24:51doivent être réservées
24:51aux familles,
24:52dont au moins
24:53un des parents est français.
24:54En droit,
24:55je ne sais pas comment vous faites
24:56pour que les gens
24:56qui cotisent.
24:57Parce que par exemple,
24:58la caisse d'assurance familiale,
25:00la CAF,
25:01c'est des prestations sociales
25:02et c'est des contributions sociales.
25:04Victor Hérault !
25:05Pas en même temps,
25:06si vous le dites.
25:07Victor Hérault !
25:08Je pense,
25:08il y a quand même
25:09un angle intéressant
25:10sur ce sujet.
25:11C'est de dire,
25:12est-ce que c'est à l'employeur
25:14qui emploie une personne
25:15en situation irrégulière
25:17de donc transmettre
25:18une espèce de forme
25:18de régularité
25:19parce que du coup...
25:20Mais Mme Diaz,
25:20elle est étendue
25:21aux personnes en situation
25:22irrégulière.
25:23J'essaie de voir...
25:23Oui, oui.
25:24La jurée sur la personne irrégulière.
25:26C'est ce que vous avez dit.
25:26Est-ce que par son irrégularité
25:28et en payant l'impôt,
25:29la personne devient
25:30une sorte de citoyenne
25:31irrégulière
25:32parce qu'elle paie l'impôt,
25:33parce qu'elle contribue ?
25:33Donc à notre État
25:35au pot commun,
25:35si vous voulez dire.
25:36Là, c'est vrai
25:37qu'il y a une situation
25:38assez compliquée
25:38où c'est l'employeur
25:39qui...
25:40Comment dire ?
25:41L'État a dit non,
25:41cette personne n'a pas le droit
25:42d'être là
25:42puisqu'elle est entrée
25:43en situation irrégulière
25:44mais parce que l'employeur
25:45l'a trouvée
25:45alors que d'autres personnes...
25:47C'est vrai,
25:47sur un point social...
25:48Mais est-ce que c'est peu ça,
25:49Vittorio ?
25:49Et est-ce que le fait
25:50de le soumettre
25:51par référendum
25:52de celle dont on vient de parler...
25:55Non, mais est-ce que...
25:56C'est l'AME, non ?
25:57C'est pas l'aide médicale d'État ?
25:58Attendez,
25:59non, ne mélangeons pas tout,
26:00je pense que c'est pas
26:01l'aide médicale d'État,
26:02en l'occurrence.
26:03Juste, le fait de soumettre
26:04ce sujet-là
26:05par référendum aux Français,
26:07ça le rendrait faisable ?
26:08C'est pas le référendum
26:10qui rendrait ça faisable ?
26:11C'est anticonstitutionnel, mais...
26:12Alors, juste sur ce point,
26:13est-ce que c'est constitutionnel
26:15ou pas, Edwige Diase ?
26:15J'imagine que vous avez
26:16travaillé sur la question.
26:17Mais oui, madame,
26:18et depuis 5 ans.
26:19En fait, c'est pour ça
26:20que nous étions déjà
26:21dans notre programme en 2022.
26:23Et moi, je suis quand même
26:24assez étonnée de voir
26:25qu'on a un certain nombre
26:26de personnes qui se disent
26:27attachées à la démocratie,
26:28qui nous disent
26:29non, non, non, non.
26:29Mais là, du coup,
26:30le peuple n'aura pas
26:31le dernier mot,
26:32le peuple n'aura pas le droit...
26:32Ça s'appelle la loi fondamentale,
26:34la constitution, madame.
26:35Je peux finir ?
26:36Non, mais c'est pas un meeting,
26:38c'est un dialogue.
26:39Allez-y.
26:39Non, en fait, vous me coupez.
26:40Allez-y, allez-y.
26:41Donc, je vais reprendre
26:42depuis le début
26:43parce que je suis sûre
26:43que ceux qui nous ont écoutés
26:45n'ont rien compris.
26:46Donc, moi, je dis que
26:47depuis 2022,
26:48nous défendons
26:48ce projet de loi référendaire
26:52précisément
26:52parce qu'il faut
26:53que les Français
26:54puissent décider
26:55de l'avenir
26:56en matière d'immigration
26:58de leur pays.
26:59Vous voyez ?
27:00Ça, c'est important.
27:00Et donc, ceux qui disent
27:02qu'ils sont attachés
27:02à la démocratie
27:03et qui, en revanche,
27:05contestent la parole
27:06au peuple
27:06et qui nous disent
27:07non, mais ça,
27:07vous ne pourrez pas le faire
27:08parce que c'est inconstitutionnel,
27:11ce n'est pas dans notre droit, etc.
27:12Nous nous disons
27:13que nous sommes attachés
27:14à la démocratie,
27:15à la souveraineté
27:15et dans un pays
27:16comme la France,
27:17c'est le peuple
27:18qui a le dernier mot.
27:19Mais pourquoi on passait
27:20par le référendum
27:20alors que si vous êtes élu,
27:22vous aurez une majorité
27:23à l'Assemblée
27:25pour présenter
27:26un projet de loi ?
27:27Parce que nous souhaitons
27:28en fait que les lois françaises
27:29soient au-dessus
27:30des traités européens, etc.
27:32Nous souhaitons en fait
27:34sacraliser cette question-là.
27:35Je vous dis,
27:36c'est un sujet
27:36éminemment important
27:37la question de l'immigration.
27:38Les Français sont
27:40majoritairement opposés
27:41à l'immigration
27:42qu'on nous impose aujourd'hui
27:43et donc il faut pouvoir
27:44protéger les Français
27:45et leur donner la parole
27:47par voie de référendum.
27:49Un référendum constitutionnel,
27:50c'est vraiment
27:51ce qui protégera
27:52les Français
27:53face aux dérives
27:54que ce soit
27:54des traités internationaux
27:56ou alors des personnes
27:57qui ne sont pas d'accord
27:58avec nous.
27:58parce qu'on nous explique
27:59Madame Giessoir
27:59que...
28:00Allez-y François Califant !
28:01Puisque Madame a bien fait
28:02de préciser sa pensée,
28:03on n'est pas là
28:03pour l'entraver.
28:05Chacun est libre.
28:06Moi, je n'ai jamais été
28:07pour censurer les opinions,
28:08même quand je les combats,
28:09mais je les combats
28:09en l'occurrence.
28:10Donc, ce que vous avez dit
28:11dans l'application
28:13de votre priorité nationale,
28:14moi, j'ai donné l'exemple
28:15des travailleurs sans papier
28:16qui cotisent.
28:17On peut tout à fait
28:18prendre l'argument.
28:19Je ne suis pas d'accord,
28:19mais on peut le prendre.
28:20Par contre,
28:21ce qui est dit ce soir,
28:22c'est les personnes
28:24qui sont avec
28:25un titre de séjour
28:26qui cotisent
28:27auront le droit
28:28à l'assurance chômage,
28:29mais n'auront pas le droit,
28:30en particulier
28:31à la politique familiale.
28:32Mais oui.
28:32Mais ça,
28:33c'est la rupture
28:34du principe d'égalité,
28:36puisque les personnes
28:37en question,
28:38je ne sais pas
28:38si vous vous rendez compte
28:39de ce que vous dites,
28:40qui sont en situation régulière,
28:41qui n'ont pas fait de faute,
28:43a priori,
28:43parce que,
28:44jusqu'à preuve du contraire,
28:45toutes les personnes
28:46qui travaillent en situation régulière
28:47ne font pas de faute,
28:48eh bien,
28:48ces gens-là,
28:48ils n'ont pas le droit,
28:49par exemple,
28:50à la politique familiale.
28:51Alors qu'ils cotisent.
28:53Eh bien,
28:53madame,
28:53c'est anticonstitutionnel
28:54et ce sera censuré
28:56par le Conseil constitutionnel.
28:58Donc,
28:58vous pouvez vous asseoir dessus
28:59et c'est là
29:00où on rentre
29:00dans la démocratie
29:01dite illibérale.
29:03C'est-à-dire
29:03les régimes autoritaires.
29:05Vous le recours au récit.
29:05Ben oui,
29:06c'est la réalité.
29:07Parce que vous aurez
29:08un sacré problème
29:08avec le Conseil constitutionnel,
29:10me semble-t-il.
29:10Ça vous fait sourire ?
29:11Oui,
29:12parce que ça fait des années
29:13qu'on entend ça
29:14et c'est précisément
29:16pour cette raison
29:16que nous voulons proposer
29:17un référendum aux Français.
29:19Alors,
29:19peut-être que ça vous chagrine,
29:21mais les Français
29:22décideront.
29:23Voilà,
29:24mais très bien.
29:25Et certainement que vous perdrez.
29:26Mais ça,
29:26on verra quand on sera au pouvoir.
29:28Mais voilà,
29:29oui.
29:29Vous n'avez pas trop vite
29:30en bezione,
29:30madame Diaz.
29:31Il y a beaucoup d'élections.
29:32Ceux qui ont prévu
29:33d'arriver en tête
29:34n'y arrivent pas vraiment.
29:35Mais je peux vous dire
29:35qu'on va travailler.
29:37Mais le fait de donner
29:38la parole aux Français,
29:39Thierry Arnault,
29:41cette voix référendaire,
29:42donner la parole aux Français
29:44sur ces sujets d'immigration,
29:46ça, pour le coup,
29:46non mais ça n'efface pas
29:47la Constitution.
29:48Ça, c'est vous qui le dites.
29:50Mais c'est une idée
29:51qui ne séduit pas seulement
29:52du côté du Rassemblement national.
29:54Et après tout,
29:55pourquoi pas ?
29:56C'est vrai que les Français
29:57ont envie d'être entendus
29:58sur ces sujets,
29:58sur ces questions.
29:59Oui, bien sûr.
30:01Et effectivement,
30:02alors après,
30:02la difficulté,
30:03c'est qu'on leur proposera
30:04un projet de loi,
30:05un peu à la manière
30:06dont on leur propose
30:06un traité.
30:07c'est-à-dire qu'on ne leur demandera
30:09pas de dire
30:10oui ou non
30:11à une mesure
30:12sur l'octroi
30:15des allocations familiales
30:16ou sur...
30:17Ce n'est pas une grande question.
30:18Voilà.
30:18C'est un projet de loi.
30:19Donc, il y aura,
30:20effectivement,
30:21dans ce projet de loi,
30:22des articles,
30:22des chapitres.
30:23On parlera de droit du sol.
30:24On parlera de l'expulsion
30:26des immigrés
30:27en situation irrégulière.
30:29On parlera,
30:29effectivement,
30:30de l'accès aux prestations sociales
30:32et d'autres sujets.
30:33Et c'est sur ce paquet complet,
30:35dans l'hypothèse
30:36qui était évoquée
30:37par Jordan Bardella
30:38à notre micro,
30:39que, effectivement,
30:40ce référendum
30:41serait proposé aux Français
30:42en même temps
30:43qu'ils voteraient
30:44pour le premier tour
30:44des élections législatives
30:47puisque l'Assemblée
30:47aura été dissoute
30:49dans la poulée
30:49des élections présidentielles.
30:50Sachant que ça nous met
30:50en contradiction
30:51parce qu'il faut aussi
30:53qu'il y a des gens
30:54comme M. Philippot
30:55qui était chez vous.
30:55Il a une certaine forme
30:56d'honnêteté.
30:57Il est pour le Frexit.
30:58Mais là,
30:59ça nous met en contradiction
31:00avec la Convention européenne
31:01des droits de l'homme.
31:02Ça nous met en contradiction
31:03avec nos engagements internationaux,
31:05en particulier
31:06vis-à-vis de l'Union européenne.
31:07Donc,
31:07est-ce que vous assumez
31:08avec ce référendum
31:09et la mise en œuvre
31:10de votre préférence nationale
31:12de sortir
31:13de l'égalité européenne ?
31:14Il faut que les Français le sachent.
31:16Le Brexit,
31:17ça n'a pas été à somme nulle
31:18quand même
31:18pour les Anglais
31:18qui s'y sont engagés.
31:19Plus de 70%
31:20des Anglais ne sont en Grèce.
31:21Donc,
31:22vous nous proposez
31:23un Frexit rampant,
31:25au moins M. Philippot
31:25a eu l'honnêteté
31:26de dire
31:27qu'il est pour le Frexit.
31:28Est-ce que vous assumez
31:30de dire
31:30qu'on va rentrer
31:31en contradiction
31:32avec nos engagements
31:33en matière de droits de l'homme
31:35vis-à-vis de l'Union européenne ?
31:37Monsieur Calfon,
31:38vous êtes caricatural.
31:39Depuis que nous sommes rentrés
31:40sur ce plateau,
31:40vous nous avez dit
31:41que nous étions des xénophobes.
31:42Vous avez taxé
31:43nos mesures d'inconstitutionnel.
31:45Maintenant,
31:45vous nous dites
31:46de vouloir déguiser un Frexit.
31:48Écoutez,
31:48vous êtes dans votre rôle.
31:50Mais répondez sur le fond.
31:51Je comprends
31:52qu'au Parti Socialiste,
31:53vous soyez à la peine.
31:54Mais je pense
31:55que vous donnez ce soir
31:56une mauvaise image
31:57de votre parti politique.
31:59Donc,
31:59je ne vais pas vous faire
32:00des conseils
32:01en communication.
32:02Mais répondez sur le fond quand même.
32:03En effet.
32:04Mais je pense
32:05que tout le monde
32:05aura bien vu
32:05que ce que vous dites.
32:05En aucun cas,
32:06ça ne vous fait sortir
32:07du cadre européen ?
32:08Non,
32:09en fait,
32:10madame,
32:10c'est ce que je dis.
32:11Nous avons travaillé.
32:12Nous sommes des gens sérieux.
32:14Nous proposons
32:15ce projet
32:16de référendum constitutionnel
32:17aux Français.
32:19Et donc,
32:19non,
32:19nous sommes dans les clous.
32:20Nous sommes dans la légalité.
32:22Et ce n'est pas parce qu'on
32:22se fait traiter
32:24de gens irresponsables.
32:25Parce que quand vous dites
32:25qu'on est xénophobe,
32:27inconstitutionnel
32:27et qu'on déguise un Brexit,
32:29je pense que personne
32:30ne vous croit.
32:31Mais j'ai envie de vous dire
32:32continuez comme ça.
32:33C'est comme si deux personnes...
32:35Ça veut quand même dire
32:36que vous allez désobéir
32:38au traité européen.
32:39Désobéir.
32:40Et vous savez que
32:41Viktor Orban a été sanctionné
32:42pour cela.
32:43Oui.
32:43Après,
32:44il y a des règles du jeu.
32:44Après,
32:44on peut choisir d'en sortir
32:45effectivement de l'Union européenne.
32:46Mais à partir du moment
32:47où on est dans l'Union européenne
32:48et vous avez de nombreux
32:49députés européens,
32:50donc vous savez
32:52de quoi il en retourne.
32:54À partir du moment
32:54où on est dans l'Union,
32:56on respecte les règles
32:57de l'Union.
32:57Ils peuvent vous dire aussi
32:58qu'on va ferrailler,
32:59qu'on va discuter
33:00comme Raphaël Glucksmann
33:02le dit sur d'autres sujets.
33:03Est-ce que dit Jean-Luc Mélenchon ?
33:05Non, mais pas sur ce sujet-là.
33:07Ils ne seront pas les premiers
33:09à dire
33:09qu'on va aller discuter,
33:10qu'on va aller au débat.
33:12C'est un débat présidentiel.
33:13Moi, je respecte
33:14toutes les idées,
33:15y compris les vôtres.
33:15Je les combats,
33:16mais je les respecte.
33:17Il faut que les gens
33:17comprennent les conséquences.
33:19Quand M. Farage,
33:20en Grande-Bretagne,
33:21a dit qu'on n'aura plus
33:22d'immigration,
33:22ça va être formidable,
33:23la croissance,
33:24il y aura des emplois
33:25pour les Britanniques,
33:26on va virer tous les immigrés.
33:28Il ne savait pas
33:29qu'il se retrouvait
33:30dans cette situation
33:30d'isolement,
33:32au point que finalement
33:33les Britanniques
33:34se sont morts
33:35les doigts tous les jours.
33:36Donc la vérité,
33:37effectivement,
33:38il y a deux versions,
33:38vous avez raison
33:39de le mentionner.
33:40Il y a une version dure
33:41qui est plus cohérente
33:42qui est celle
33:43de votre ancien vice-président
33:46M. Philippot,
33:47c'est-à-dire de dire
33:47le Frexit,
33:48et vous le disiez
33:49il y a quelques années,
33:50vous ne le dites plus.
33:50Et puis il y a la version
33:51effectivement urbaine.
33:52C'est-à-dire que vous,
33:53vous allez vous proposer
33:54de rentrer en conflit
33:56avec des attaques
33:57à l'État de droit
33:58qui, je l'espère,
34:00entraîneront
34:00des trains de sanctions
34:01parce que c'est tout à fait
34:05inexplicable
34:05et inexcusable.
34:06Autre mesure
34:07sur cette affaire
34:08de préférence nationale,
34:09je vais vous donner
34:09un exemple pour les Français.
34:11Vous avez deux personnes
34:12qui payent la même police
34:13d'assurance,
34:14contrat d'assurance
34:14pour leur voiture.
34:15D'accord ?
34:16Il y en a un qui est français,
34:17l'autre qui est,
34:18par exemple,
34:19allez, marocain,
34:20mais ils payent.
34:21Ce ne sont pas des gens
34:22sans assurance.
34:23Eh bien la compagnie d'assurance
34:24va leur répondre
34:24sur un même dommage.
34:26À toi, tu es marocain,
34:27tu n'y as pas droit.
34:28C'est exactement
34:29ce que propose
34:30le rassemblement national
34:31avec sa priorité nationale.
34:34Non, là, pour le coup,
34:35c'est un peu abusif.
34:36Vous pouvez répondre, oui.
34:37En fait, moi,
34:39je considère que
34:40quand on fait de la politique,
34:41quand on se fait élire
34:42par des électeurs
34:43et quand, comme nous,
34:45on porte une vision politique,
34:47je le dis,
34:49les règles
34:50qui nous sont imposées
34:51en ce moment
34:52ne sont pas
34:52le résultat d'une fatalité.
34:53Elles sont le résultat
34:54de choix politiques
34:55qui ont été faits.
34:56Comme nous,
34:57on se bat chaque jour
34:58pour défendre
34:59notre souveraineté nationale,
35:00ça veut dire que, oui,
35:01on ira mener ce bras de fer.
35:03Oui, on va combattre
35:04avec détermination.
35:05Et moi, je le dis
35:06chaque matin
35:06quand je me lève,
35:07je me lève pour améliorer
35:09la situation
35:10de nos compatriotes.
35:11Donc, d'un coup,
35:11en fait, vous avez deux camps.
35:13Vous avez le camp
35:13de la résignation,
35:14celui que vous incarnez,
35:15celui qui nous dit,
35:17ce qui nous dit
35:18matin, midi et soir
35:18que rien n'est possible.
35:19Et il y a le camp
35:20du rassemblement national
35:21qui est le camp
35:22de l'ambition
35:23et c'est celui-là
35:23que nous nous incarner.
35:24Il y a un débat parallèle
35:26sur l'assurance auto.
35:28Victor Hérault,
35:29qu'est-ce que vous étiez
35:30en train de dire
35:30à François Calif?
35:31Je le trouvais surprenant.
35:31Ce n'est pas pour défendre
35:33cette mesure.
35:33Et après, on va avancer sur...
35:34Un programme,
35:35j'essaie de réfléchir.
35:36Je me dis,
35:36la comparaison de François Califont
35:38avec la France,
35:39avec le pays de la France,
35:40je la trouve assez injuste
35:41dans le sens où la France
35:42n'est pas simplement
35:42une assurance
35:43où quelqu'un débarque
35:44et paye pour un service
35:45et les gens t'a payé
35:46pour un service.
35:47Je parle de gens qui cotisent.
35:48Ce n'est pas le fonctionnement.
35:49La France n'est pas simplement
35:50un guichet d'assurance auto
35:51comme on vient de le dire.
35:52Il y a aussi
35:53toute la considération
35:54qu'elle soit...
35:55C'était un exemple
35:56parmi tant d'autres.

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