- il y a 7 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Il serait important ce discours de rentrée demain de Marine Le Pen, parce qu'au-delà de sa déclaration aujourd
00:05'hui, mais ça c'était en interne avec ses troupes, ça fait un moment qu'on ne l'a pas
00:08entendu.
00:09Oui, la prise de parole est évidemment très attendue. D'un côté Marine Le Pen, elle est la grande favorite
00:14de cette élection présidentielle, elle est très loin devant dans les sondages.
00:18Il faudrait un cataclysme politique inimaginable pour qu'elle ne soit pas au deuxième tour de cette élection présidentielle.
00:24En même temps, Bruno l'expliquait très bien parce que ça ressort très clairement de son sondage, il y a
00:29de sa part un certain nombre de doutes à lever, notamment sur sa capacité à produire un programme économique convaincant.
00:37Et donc, il reste ce travail-là à faire qui est fondamental pour elle, qui est plus un enjeu finalement
00:42de ce qu'elle aura à traiter au second tour qu'au premier, mais il est essentiel que ce travail
00:48commence dès maintenant.
00:50Et c'est aussi intéressant de relever de ce point de vue ce qui a été dit sur le mouvement
00:55des Gilets jaunes, le fait qu'il faut tenir bon, attendre le premier tour de l'élection présidentielle,
01:01qu'on peut contraster à ce qu'on écoutait ensemble tout à l'heure de la part du candidat communiste
01:05Fabien Roussel qui dit « descendez dans la rue tout de suite »,
01:09ce qui est une forme de paradoxe qu'on est un candidat à l'élection présidentielle, parce que soit on
01:13fait confiance au processus démocratique,
01:14et dans ce cas-là, on dit « il y a une élection, elle est faite pour ça », soit
01:19on demande à ce que les gens descendent dans la rue,
01:20mais si on leur demande à descendre dans la rue aujourd'hui, c'est que quelque part, on n'a
01:23pas confiance dans la capacité du système
01:25et dans la capacité d'une élection présidentielle et d'élection législative dans la foulée à fabriquer les réponses que
01:31les gens entendent.
01:32C'est la différence entre un candidat qui est crédité à 2%, Fabien Roussel, et une candidate qui est aussi
01:37entre 33 et 35, s'agissant de Marine Le Pen.
01:40Un mot quand même sur le sondage, et c'est assez frappant, parfois il y a un décalage, on le
01:43dit souvent, entre les commentaires journalistiques,
01:45la perception qu'on peut avoir des choses, et ce que pensent les Français.
01:48Alors eux, pour l'instant, ils n'ont pas du tout manifestement perçu un vrai débat à l'intérieur du
01:52RN ou des vrais cafouillages.
01:5455% des Français ne changent pas leur perception par rapport au RN.
01:59Il y en a 21% qui trouvent ça bien parce que finalement, ils débattent et il y aura un
02:03débat de ligne.
02:0424% qui, eux, ont plutôt une moins bonne image.
02:06Globalement, ça n'influence pas pour l'instant le jugement.
02:09Mais dire que c'est un sujet qui n'intéresse que les journalistes ?
02:11Non, non, parce que je pense que ce qui s'est passé, ce sont des faits, donc des faits qui
02:14visiblement, entre eux, il y a des tensions.
02:16Et ça revient dans la presse encore aujourd'hui.
02:18Et ça revient, donc mon propos n'est pas de nier ce qui se passe, mais je pense que pour
02:23les Français,
02:24c'est quand même une affaire de politique, voire quelque chose qui est vraiment important.
02:30En revanche, moi je trouve dans le sondage qui apparaît, il y a quand même un item qui est quand
02:34même intéressant,
02:34c'est que les Français jugent qu'elle est mal entourée pour gouverner.
02:37Donc ça veut dire quand même qu'il y a une question autour de Marine Le Pen et des gens
02:41qui vont l'accompagner pour gouverner.
02:43Et ça, c'est quand même important dans la crédibilité, parce qu'au fond, ce qui lui manque maintenant,
02:47c'est la crédibilité économique, crédibilité diplomatique, mais aussi crédibilité aptitude pour gouverner.
02:53Et là, cette question-là, on est au début.
02:55– Et ça va monter. – Oui, qui va monter au 14th, qui va à Bercy, qui est ministre de
02:59l'Intérieur.
02:59C'est bien de dire qu'il y a le Premier ministre, mais on se rend compte que ça ne
03:02suffit pas.
03:03– Geoffroy Didier, président délégué de la région Île-de-France et porte-parole de Bruno Retailleau,
03:07est avec nous en coulisses. Il vient s'installer.
03:10Benjamin Lucalendi, bonsoir, député écologiste et social des Yvelines.
03:14Bonsoir à tous les deux messieurs.
03:15On va voir justement ce que disaient les uns et les autres aujourd'hui sur cet éventuel,
03:21il faut rester prudent, retour des gilets jaunes.
03:24Notamment Bruno Retailleau qui a répondu à mes questions. Écoutez.
03:28– Ce qu'on attend d'un homme ou d'une femme politique,
03:31ce n'est pas sa présence sur les ronds-points.
03:32C'est qu'ils aient du courage, dire la vérité d'abord.
03:37Et moi, ce que je veux dire aux Françaises et aux Français,
03:40c'est que je leur rende leur dignité.
03:41– Il y a besoin d'un mouvement populaire qui fasse pression sur le gouvernement,
03:46sur M. Lecornu, sur le président de la République, sur M. Pouyanné.
03:51– Je ne crois pas que ce soit aux partis politiques d'appeler à des manifestations sur les ronds-points.
03:56Peut-être aux forces syndicales de voir ce qu'il y a lieu de faire
03:59par rapport à ce pouvoir d'achat qui est aujourd'hui dégradé.
04:02– C'est une boucle spatio-temporelle. En fait, on n'arrive plus à sortir de ça.
04:06Le macronisme nous a fait perdre beaucoup de temps.
04:08Mais la colère, elle est légitime.
04:10– Je vais commencer avec vous, Benjamin-Luc Allandie.
04:13Marine Tourdelier dit la colère, elle est légitime.
04:15Mais elle ne dit pas si elle ira sur le terrain, sur les ronds-points,
04:18soutenir ces Français s'ils venaient à être nombreux à manifester
04:20sur le sujet de l'essence, notamment.
04:22Vous, vous iriez, par exemple ?
04:23– Moi, je vais toujours à la rencontre, dans ma circonscription,
04:26de celles et ceux qui se mobilisent pour des causes que je crois justes.
04:28Je n'ai pas à appeler à faire quoi que ce soit.
04:30Je respecte le rôle de chacun, des organisations syndicales,
04:32des Françaises et des Français qui veulent se mobiliser.
04:34Je pense que, comme parlementaire, je n'ai pas à faire d'appel particulier.
04:37Par contre, je regarde évidemment avec bienveillance tout mouvement social
04:40qui va dans le sens de colère que je partage ou d'opinion que je peux défendre.
04:44– Donc vous pourriez aller aux côtés de Gilets jaunes sur des ronds-points
04:46pour les aider à relayer leur message, à faire presse tout sur le gouvernement ?
04:50– Oui, rien de saugrenu.
04:51Ça fait 200 ans que la gauche manifeste dans ce pays,
04:53en diverses occasions et sur divers sujets.
04:55Donc ça ne serait pas problématique ou scandaleux ou révolutionnaire que de le faire.
05:00– Non, mais il y a manifesté, il y a manifesté aux côtés des Gilets jaunes.
05:03Vous n'étiez pas non plus sur tous les ronds-points
05:04au moment de la mobilisation des Gilets jaunes.
05:06– Bien sûr, je pense que pour une grande partie, y compris moi-même,
05:09on est passé à côté de ce qui s'est passé au moment des Gilets jaunes.
05:13Mouvement qui était inédit, qu'on n'a pas compris, qui sortait un peu de nos cadres.
05:15Je suis très attaché aux corps intermédiaires, au rôle des organisations syndicales.
05:18C'est vrai qu'on était un peu bouleversés.
05:20Moi évidemment, je regarderais ce que sont les revendications.
05:22Je n'irais pas n'importe où, sur n'importe quel rond-point
05:24pour raconter des choses avec lesquelles je ne serais pas d'accord.
05:26Je regarderais.
05:27Après, aller rencontrer celles et ceux qui se mobilisent et échanger avec eux,
05:30c'est, je crois aussi, la responsabilité des élus,
05:32quel que soit leur bord politique.
05:33– Pourquoi Bruno Retailleau dit que ce n'est pas la place d'un responsable politique
05:37d'aller sur les ronds-points ?
05:38Ce n'est pas au responsable politique de dire aux Français d'aller se mobiliser ?
05:42– Les Français, nous les rencontrons tous les jours,
05:45que ce soit dans les permanences, à travers les visites de terrain.
05:49Mais le rôle d'un responsable public, c'est d'apporter des réponses politiques.
05:53C'est de faire des propositions concrètes.
05:55C'est même, c'est le souhait de Bruno Retailleau,
05:57d'apporter une rupture politique par rapport à tout ce qui a été fait,
06:00mal fait, si peu fait depuis plusieurs années,
06:03depuis qu'Emmanuel Macron est président.
06:05Puisque la colère que beaucoup de Français connaissent,
06:09elle est totalement légitime, elle est tout à fait explicable,
06:12parce qu'on n'a jamais autant payé d'impôts.
06:14Nous sommes d'ailleurs l'un des champions du monde
06:16de taux de prélèvement obligatoire,
06:18parce que le prix de l'essence explose,
06:20notamment du fait de la tension internationale,
06:22et aussi parce qu'on ne sait même pas chaque année
06:23si le budget va pouvoir être voté
06:26et que la France va se doter d'un budget.
06:28Oui, mais du coup, les solutions que Bruno Retailleau veut apporter,
06:32il ne pourra pas les apporter avant six mois, on est bien d'accord,
06:34en cas d'éventuelle victoire à la présidentielle.
06:37Et franchement, on en est très loin pour l'instant.
06:39Donc en attendant, ils font quoi les Français
06:41qui n'arrivent plus à payer leur essence
06:44et qui souffrent à chaque fin de mois ?
06:46Vous savez, je crois que les Français méritent le respect
06:48et la dignité qu'on ne leur raconte pas n'importe quoi.
06:50Qu'on ne fasse pas ce que fait Marine Le Pen,
06:53c'est-à-dire de la démagogie totalement socialiste,
06:55en expliquant qu'on pourra travailler moins,
06:57qu'on va pouvoir continuer la cistana
06:59et qu'on va pouvoir faire des chèques en blanc
07:01qui en fait sont des chèques en bois.
07:02Ça, ce n'est pas respecter les Français.
07:05Les respecter, c'est de leur dire la vérité.
07:07Les respecter, c'est de leur dire
07:08qu'il va falloir travailler un peu plus
07:11et qu'en travaillant un peu plus,
07:12on pourra gagner davantage.
07:14C'est exactement ce que propose Bruno Retailleau
07:16en disant, on s'y met tous ensemble,
07:18on va travailler 30 minutes de plus par jour,
07:21exonéré de cotisations sociales et patronales.
07:23Pardon, je ferai qu'il y ait,
07:24mais ça ne répond pas à ma question
07:26sur l'essence, sur les prix de l'alimentaire.
07:28Là, en ce moment, il se passe quelque chose, non ?
07:30Si vous croyez que Bruno Retailleau,
07:32que Marine Le Pen
07:33ou que n'importe quel autre responsable public digne de ce nom
07:36a ce soir une baguette magique
07:38pour faire baisser le prix de l'essence,
07:39c'est du mensonge.
07:41Nous avons malheureusement assisté
07:44à une dette qui explose
07:47et dire qu'aujourd'hui,
07:49on peut faire baisser le prix de l'essence,
07:50c'est un mensonge.
07:51En revanche, il peut y avoir
07:52quelques mesures d'urgence,
07:53comme par exemple,
07:55le dégel du barème des frais kilométriques
07:56qui permettrait,
07:57ça fait trois ans qu'il est gelé,
07:59si le gouvernement,
08:00en plus d'apporter les aides
08:01qu'ils ont promises un peu plus vite,
08:03se décidait à dégeler le barème du frais kilométrique,
08:06ça, ce serait des aides.
08:07Mais ce sont des mesures ciblées d'urgence,
08:09pas de la baguette magique.
08:10– Ce que dit Geoffroy Didier,
08:12c'est qu'en gros,
08:12il n'y a pas grand-chose à faire,
08:14pas de baguette magique,
08:15c'est un discours de vérité.
08:16– Mettons le Parlement en vacances,
08:18le Conseil régional d'Île-de-France en vacances,
08:20arrêtons de nous présenter devant les électeurs,
08:22puisque si on ne peut rien faire
08:23à sept ou huit mois d'une élection présidentielle,
08:26ça veut dire que les mandats électoraux
08:29s'arrêtent le temps d'une campagne électorale,
08:30c'est pas vrai.
08:31Moi, j'ai été élu parlementaire
08:32jusqu'au bout,
08:33essayer de trouver des solutions,
08:34faire des propositions,
08:35c'est pas une question de baguette magique,
08:37il y a des propositions,
08:38elles sont à débattre sur la table,
08:39il y a des leviers,
08:40il y a le blocage des prix,
08:41il y a le levier sur les taxes
08:42qui sont décidées par l'État,
08:44il y a la façon dont on peut encadrer les marges
08:46et plafonner les marges des distributeurs,
08:48bref, il y a des choses qui sont sur la table,
08:49après on peut discuter de leur pertinence,
08:51de leur coût, de leur efficacité.
08:51– Pour vous, ce serait quoi
08:52la mesure d'urgence à prendre sur l'essence ?
08:55– Moi, je pense que bloquer et plafonner
08:56les prix à la pompe aujourd'hui
08:57est d'une urgence vitale.
08:58J'entendais sur votre plateau,
08:59il y a quelques jours,
09:00des projections qui étaient faites
09:01par des experts,
09:02je ne suis pas expert
09:03ni en matière géopolitique
09:05et donc ce qui peut se passer
09:06d'ailleurs dans l'étroit d'Hormuz
09:07est incertain là aussi,
09:10– Pas que dans l'étroit d'Hormuz ?
09:11– Pas que dans l'étroit d'Hormuz d'ailleurs,
09:13ni sur ces évolutions-là,
09:15ce que je sais,
09:16ce que l'on nous dit,
09:17c'est qu'on peut aller à un prix du litre
09:20qui montrait à 2,50 ou 3 euros cet hiver.
09:23Et donc là, on est face à une urgence vitale
09:25pour le pouvoir d'achat
09:27qui est un terme un peu générique maintenant
09:28qui veut tout rien dire,
09:29mais pour que nos concitoyens puissent
09:30aller travailler,
09:31déposer leurs enfants à la crèche,
09:33se rendre dans les services publics du quotidien.
09:35Donc il y a une mesure d'urgence vitale
09:37qui doit être prise par le gouvernement.
09:39Ça tombe bien,
09:39le débat budgétaire va commencer
09:40dans quelques jours à l'Assemblée nationale.
09:42– C'est ce que dit Marine Le Pen,
09:43elle parle d'état d'urgence
09:44en ce qui concerne le pouvoir d'achat.
09:45Donc vous, vous dites au gouvernement,
09:47il faut bloquer les prix à tout prix,
09:50quelles que soient les situations budgétaires.
09:51– C'était notre proposition
09:52lors de deux campagnes législatives,
09:54celle de 2022 et 2024.
09:55Donc là aussi, il n'y a rien de nouveau.
09:56– Non, mais ce que je veux dire,
09:57c'est que le gouvernement,
09:58il y a un contexte économique
10:00qui a changé, qui s'est dégradé.
10:01Et ce que dit le gouvernement aujourd'hui,
10:03c'est quelle que soit notre bonne volonté,
10:05la manœuvre budgétaire,
10:06elle est à zéro en fait.
10:08– Mais c'est toujours comme ça
10:09avec ce gouvernement,
10:10c'est-à-dire qu'on regarde
10:11par le petit bout de la lorgnette
10:12et on ne voit pas en face de dépenses
10:13que nous proposons,
10:14les recettes qu'on pourrait aller chercher.
10:15Et donc nous avons fait
10:16un certain nombre de propositions
10:17à chaque budget depuis 2022.
10:19Si on avait pu les soumettre au vote,
10:20ça aurait été intéressant
10:21de voir qui se positionnait sur quoi.
10:22et Mme Le Pen qui fait des grands discours,
10:24on aurait vu d'ailleurs
10:24de quel côté elle était
10:26et malheureusement on sait
10:27de quel côté elle est.
10:29Nous proposons par exemple
10:30de taxer les superdividends.
10:32Nous avons proposé la taxe Zuckman
10:33qui a été votée à l'Assemblée nationale
10:34en première lecture il y a un an.
10:37Il conviendrait maintenant
10:38que la navette parlementaire
10:40suive son cours,
10:40que le Sénat puisse en débattre,
10:41qu'elle revienne
10:42et que le Parlement puisse trancher
10:43dans une démocratie.
10:44Quand bien même il y a une élection présidentielle
10:45qui arrive,
10:45il y a un Parlement,
10:46il est là.
10:47Les parlementaires ont été très bien élus
10:48d'ailleurs en 2024.
10:49On n'a jamais autant participé
10:50à des élections législatives
10:52depuis les années 80
10:52conservent à quelque chose
10:53jusqu'au bout.
10:54Moi je n'ai pas envie
10:54d'être en chômage technique
10:55jusqu'au second tour
10:56de l'élection présidentielle.
10:57Ce que disent les uns
10:57et les autres sur l'essence
10:58et je vous fais réagir
10:59Thierry Arnault juste derrière.
11:00Aujourd'hui,
11:01plusieurs candidats sur le terrain,
11:02plusieurs propositions.
11:06Nationaliser Total,
11:07lui mettre la pression
11:09immédiatement
11:09pour que enfin
11:11les Français,
11:12les entreprises,
11:13les agriculteurs
11:14puissent avoir accès
11:16à une essence
11:16beaucoup moins chère
11:18que ce qu'elle est aujourd'hui.
11:18À chaque fois que
11:19le pouvoir d'achat
11:20devient un sujet prégnant
11:21et Dieu sait qu'aujourd'hui
11:22le pouvoir d'achat
11:23est un sujet extrêmement
11:25saisissant
11:25entre le logement,
11:26l'essence,
11:27les prix des denrées alimentaires
11:28qui augmentent,
11:30il y a évidemment
11:30un risque d'expression
11:32d'une colère
11:32qui est compréhensible,
11:34qui est légitime.
11:35Entendez les gens,
11:36le blocage des prix
11:38c'est on bloque
11:38les choses là où elles sont.
11:40Quand vous bloquez
11:41les marges,
11:42c'est que vous empêchez
11:44qu'on augmente la part
11:45que celui qui vous vend
11:46quelque chose
11:46prend pour lui-même.
11:48Alors se déplacer,
11:49on a vu,
11:50voilà les histoires
11:50des aides ciblées,
11:51etc.
11:52Et moi je le dis,
11:52ce que le gouvernement
11:53propose ne suffit pas,
11:54ça cite 3 millions
11:55de Français seulement.
11:57Franchement,
11:57est-ce que les propositions
11:58des uns et des autres,
11:59Thierry,
11:59sont à la hauteur
12:01de la situation
12:02où ils mettent en ce moment
12:04de l'huile sur le feu
12:05pour des raisons politiciennes ?
12:06En tout cas,
12:07ils apportent des réponses
12:08qui ne sont que partielles.
12:10Il faut vraiment,
12:10à chaque fois qu'on explique
12:11qu'on va bloquer les prix
12:12ou bien diminuer les taxes,
12:14expliquer comment on finance.
12:15En gros,
12:16le prix de l'essence aujourd'hui
12:17qui est un sujet majeur
12:19et qui va le rester
12:20dans les semaines,
12:20dans les mois qui viennent,
12:21peut-être à l'histoire
12:22tout au long
12:22de cette campagne présidentielle
12:23parce qu'effectivement
12:24la situation géopolitique
12:26est très défavorable.
12:27Il y a le détroit d'Hormuz,
12:28il y a le détroit
12:29de Babel-Mondeb
12:29qui est désormais
12:30aux mains des outils,
12:31il y a les conséquences
12:32de la guerre en Ukraine
12:33sur la capacité de production
12:35de produits raffinés
12:36en Russie notamment.
12:37Bref,
12:37Donc il y a de fortes chances
12:38que ça continue de monter.
12:39Qui ne vont pas disparaître
12:40du jour au lendemain.
12:41Le prix de l'essence en France,
12:42grosso modo,
12:43c'est 40%
12:44les prix bruts de l'essence
12:45et 60% de taxes.
12:47Donc cette partie de 40%,
12:49on ne la maîtrise pas.
12:51Ce n'est pas la France
12:52qui va rouvrir le détroit
12:53d'Hormuz
12:54ou faire la paix en Ukraine
12:55demain
12:55pour détendre le prix du baril
12:57et aussi les prix
12:59des produits raffinés
12:59dont on parle assez peu
13:00mais les capacités de raffinage
13:02qui ont été
13:03assez largement réduites,
13:04ça a eu des conséquences
13:05très importantes,
13:06mais aussi plus importantes encore
13:07que l'impact du prix du brut.
13:08Donc il y a les facteurs
13:09que l'État français
13:10ne peut pas maîtriser.
13:11Et à côté de ça,
13:12il y a les taxes.
13:13Donc effectivement,
13:14il y a toute une série
13:14de propositions.
13:15On bloque les prix,
13:16on ramène la TVA
13:18sur l'essence par exemple
13:18comme l'Igret Rassemblement
13:19National
13:20qui est à 20% aujourd'hui
13:21à 5,5%.
13:24Ça, c'est une dizaine
13:26de milliards de dollars
13:27à trouver.
13:27On supprime la contribution
13:29sur l'énergie.
13:30Ça, c'était la proposition
13:31de Bono Rotaio
13:32tout à l'heure
13:32à votre micro, Alice.
13:33Ça, c'est 7-8 milliards d'euros
13:35à trouver.
13:36Donc pour l'instant,
13:37voilà ce qu'on nous propose.
13:39Ça peut représenter...
13:39Et sur le blocage des prix
13:41comme le problème...
13:42Oui, j'ai mentionné
13:42le blocage des prix également.
13:44En la TICPE flottant.
13:46Oui, aussi.
13:47Mais donc chaque mesure
13:48coûtera de l'argent,
13:49trop d'argent.
13:49Et là, on parle de mesures
13:50qui sont quelque part
13:51entre 5, 10, 12 milliards d'euros.
13:54Il faut expliquer
13:55comment on va aller financer
13:56à chaque fois, bien sûr,
13:58dans un contexte
13:58où, je ne vous fais pas de dessin,
13:59les finances publiques
14:01ne laissent pas véritablement
14:02de marge de manœuvre
14:04digne de ça.
14:05On a même zéro marge de manœuvre.
14:06La vérité, c'est que la note
14:07de conjoncture de l'INSEE
14:08publiée jeudi
14:09et le tableau sombre
14:12qu'a concédé
14:13le ministre de l'Économie
14:14vendredi
14:15montrent qu'au-delà
14:16des jeux politiques,
14:19il n'y a pas de marge de manœuvre.
14:20La France emprunte actuellement
14:22à un niveau du jamais vu.
14:244,4%.
14:26Le déficit programmé aujourd'hui,
14:29on sera plus près de 5,5 que de 5
14:31et peut-être même plus de 5,5.
14:33Donc aujourd'hui,
14:34les marges de manœuvre sont zéro.
14:36Quel que soit le président
14:37ou la présidente
14:38qui prendra les rênes
14:39le 13 mai,
14:41ce sera une situation
14:42qui sera absolument catastrophique.
14:43Il faudra chercher davantage
14:44de l'économie.
14:45Et je pense que les Français
14:46ont plutôt intérêt à écouter
14:47les candidats qui veulent faire
14:48des économies
14:49plutôt que ceux
14:49qui font beaucoup de promesses
14:50qui ne sont aujourd'hui
14:51absolument pas
14:52donc pas votre voisin.
14:53Ce n'est pas financiable
14:55ce qu'ils disent.
14:56Vous pouvez passer
14:56M. Jeudy en noir et blanc.
14:57Vous pouvez passer
14:57M. Jeudy en noir et blanc.
14:59On est dans les années 70.
15:00Il n'y a pas d'alternative.
15:01Mme Tatchier est parmi nous.
15:02On ne peut pas faire autrement.
15:03Ça fait des années
15:05que l'on s'en a.
15:06Il y avait déjà des gens
15:07à votre place.
15:07Ce n'était pas BFM TV.
15:08La télé était moins agréable
15:10à regarder sans doute.
15:10A l'époque, je n'étais pas là.
15:12La France n'était pas
15:12à 117%
15:13d'endettement du PIB.
15:15Je vais vous répondre.
15:17La France n'était pas
15:18à ce taux-là.
15:18Je ne voulais pas
15:19vous vexer.
15:22Vous allez tout de suite
15:23sur la moquerie.
15:23Mais non, ce sont des chiffres.
15:24Je ne veux pas
15:25sur la moquerie.
15:26Je ne suis pas là du tout
15:26pour décrire
15:27les 23h.
15:28Je vais être dans l'atmosphère
15:28en disant que
15:29je trouve que votre discours
15:30est un discours daté.
15:31Je donne des faits.
15:32Ce n'est pas daté.
15:33Vous regardez les choses
15:34à moitié.
15:35Les faits à dire
15:35les faits à dire
15:36les faits à dire
15:37M. Jody.
15:38Laissez-le répondre.
15:39M. Lundi répond
15:39à M. Jody.
15:40Vous avez
15:41un peu comme moi
15:42dans votre cerveau
15:46à l'hémisphère.
15:47Vous me parlez
15:47uniquement de la dépense
15:48publique que vous voulez baisser.
15:49Moi, j'essaye de vous parler
15:50des recettes.
15:51Peut-être que si vous voulez,
15:52je ne veux rien.
15:54Moi, je pense que c'est
15:55difficile à financer.
15:55Moi, je suis d'accord
15:56pour identifier des dépenses
15:57à baisser.
15:57Je pense, par exemple,
15:58je reviens de la fête
15:59de l'humanité organisée
16:00par Fabien Guay
16:00qui a démontré
16:01qu'on dépensait
16:02211 milliards d'aides
16:02directs ou indirects
16:03aux entreprises.
16:04Je ne propose pas
16:05de la réduire à zéro
16:06mais on peut peut-être voir
16:06s'il y a 5 ou 10 milliards
16:07qu'on peut récupérer
16:08là-dessus,
16:09notamment en exonération
16:09de cotisation.
16:10Je rappelle que si
16:11M. Macron n'avait pas fait
16:12tous les cadeaux
16:13en exonération de cotisation
16:14qu'il a fait depuis 2017,
16:15la situation financière
16:16de la France
16:17n'en serait pas là
16:17et nous serions
16:18dans la moyenne
16:18des pays européens
16:19en matière de déficit.
16:20Ça, c'est un premier élément.
16:21Donc, je suis prêt
16:22à regarder ça
16:22mais je vous propose aussi
16:23qu'on regarde
16:24du côté des recettes
16:25supplémentaires
16:25qu'on peut aller chercher.
16:26On a supprimé l'ISF,
16:31rétablissons l'impôt de solidarité
16:32sur la fortune,
16:32instaurons la taxe Zuckman,
16:34regardons du côté
16:34de l'accumulation
16:36d'héritages
16:36qui sont délirants,
16:37y compris par rapport
16:38aux inégalités
16:38d'il y a 30 ou 40 ans.
16:39Allons regarder des pistes
16:40comme ça,
16:41sans tabou ni totem.
16:42En parlant des inégalités,
16:43vous qui êtes
16:45des responsables politiques
16:46qui allez sur le terrain,
16:47est-ce que vous pensez
16:48aujourd'hui
16:49que tous les ingrédients
16:50sont réunis
16:51pour qu'une contestation,
16:52une nouvelle contestation
16:53se mette en place,
16:54voire qu'elle bascule
16:55dans une contestation violente ?
16:56Bien sûr, mais la situation
16:57est très dure.
16:57Elle est dure sur tous les plans.
16:58Elle est dure
16:59quand vous êtes à la pompe,
17:00elle est dure
17:00quand vous êtes
17:01à la caisse du supermarché,
17:02elle est dure
17:02quand vous faites
17:03des dizaines de kilomètres
17:04pour trouver un pédiatre.
17:05Je parlais d'expérience,
17:05quand il faut faire 60 kilomètres
17:06aller, 60 kilomètres retour
17:08pour une consultation pédiatrique
17:09pour son enfant,
17:11ça crée de la colère,
17:12ça génère de la colère.
17:13Elle est dure
17:14dans la situation
17:15de l'hôpital public,
17:16elle est dure
17:16quand le bureau de poste,
17:17c'est vrai dans ma circonscription,
17:18agacit couramment
17:19que la jolie a fermé
17:20et que vous ne pouvez plus aller
17:21accéder à des services
17:23importants auxquels
17:23vous accédiez avant.
17:24Elle est dure
17:25et tout ça s'accumule
17:26et la réalité,
17:26c'est qu'en 10 ans
17:27de macronisme,
17:28on nous promettait là aussi
17:29qu'il n'y avait pas d'alternative,
17:30c'était les technocrates au pouvoir,
17:31il n'y avait plus de gauche,
17:32il n'y avait plus de droite,
17:32il n'y avait plus rien,
17:33il y avait M. Macron
17:33et les Mozart de la finance,
17:35de l'économie, etc.
17:36Le résultat,
17:36c'est qu'il y a plus de pauvreté
17:38aujourd'hui qu'il y a 10 ans,
17:39que l'offre de services publics,
17:40elle s'est réduite,
17:41que la qualité de la vie
17:42et que notre capacité
17:43à nous projeter dans l'avenir,
17:44la capacité de ma génération
17:45à se dire
17:45est-ce qu'on va faire des enfants,
17:46est-ce qu'on va vivre bien,
17:48tout ça,
17:48c'est amoindri,
17:50c'est réduit
17:50et aujourd'hui,
17:50les gens sont angoissés
17:51donc évidemment,
17:52l'angoisse,
17:52elle crée de la colère.
17:53Votre candidat,
17:54Bruno Retailleau,
17:55propose un programme
17:56de rupture,
17:57de reconstruction,
17:58c'était le terme
17:58qui était affiché aujourd'hui
17:59derrière lui
18:00lors de sa rentrée
18:01mais ce qu'on constate quand même,
18:03c'est que pour l'instant,
18:04le message ne passe pas du tout,
18:05ça ne décolle pas
18:06dans les sondages,
18:07ça ne prend pas,
18:07Geoffroy Didier.
18:14de Bruno Jeudy
18:15qui connaît parfaitement
18:16les différentes élections présidentielles
18:18qui ont émaillé
18:18la Ve République,
18:20il pourra nous confirmer
18:21que les sondages
18:22huit mois avant,
18:23si on prenait les sondages
18:24huit mois avant,
18:24Édouard Balladur,
18:25paix à son âme,
18:26aurait gagné l'élection
18:27et Jacques Chirac aurait perdu.
18:28c'est que pour l'instant,
18:29il n'arrive pas à répondre
18:30à cette colère
18:30pour rester sur ce thème-là.
18:32Non mais tout ça
18:32ne veut rien dire
18:33et vous savez,
18:34savoir répondre à la colère,
18:36ce n'est pas être démago
18:37et dire n'importe quoi aux Français.
18:38Savoir répondre à la colère,
18:39c'est dire la vérité,
18:43la vérité.
18:44Moi j'estime que tous ceux
18:45qui nous regardent
18:46méritent au moins la vérité.
18:48La vérité,
18:48c'est qu'Emmanuel Macron
18:49a fait exploser les compteurs.
18:51On ne va pas pleurer
18:51sur le lait renversé,
18:52mais la situation est celle-ci.
18:54Donc moi je ne fais jamais de cadeau
18:56lorsque je ne peux pas le financer.
18:57Je ne vais pas au restaurant
18:58si je ne peux pas payer l'addition.
19:00Je ne dépense pas quelque chose
19:02si je n'ai pas d'argent pour le faire.
19:03Donc je suis désolé,
19:05mais M. Lucas,
19:06vous dites des mensonges.
19:08Vous dites des mensonges
19:09parce que vous promettez
19:10des choses que vous ne pourrez
19:11jamais se dire.
19:12Moi non seulement je leur dis la vérité,
19:13mais je leur donne de l'espoir.
19:14Parce que quand je leur dis
19:15par un vrai contrat de confiance
19:17en travaillant 30 minutes de plus
19:18par jour,
19:19c'est pas non plus impossible
19:22de travailler 30 minutes par jour.
19:24Sauf ce pour lequel c'est pénible.
19:26Ça dépend pour qui,
19:26ça dépend dans quel domaine.
19:27On est d'accord.
19:28Si vous voulez terminer ma phrase,
19:2930 minutes de plus par jour,
19:30deux mois de salaire en plus.
19:32C'est ce que dit vous.
19:33Moi je vais vous choquer,
19:33je propose la radio.
19:34Quelqu'un qui gagne
19:342000 euros par mois
19:35pourrait gagner jusqu'à
19:373500 euros de plus par an.
19:38Je veux que ce soit un échange
19:40basé sur la vérité
19:41et sur le respect
19:43que les Français aient.
19:45Je veux bien en débattre avec vous.
19:46C'est une proposition sérieuse,
19:47je ne la partage pas.
19:48Mais on peut s'épargner
19:49l'idée qu'il y en aurait
19:49qui disent la vérité
19:50et d'autres qui mentent.
19:51Nous avons un désaccord
19:53sur l'orientation économique
19:54et sociale de ce pays.
19:55Ce désaccord,
19:56il y a deux siècles.
19:56Il y avait des gens en notre place,
19:57je parlais tout à l'heure
19:57de la télé en noir et blanc,
19:58on peut remonter même à l'époque
19:59où il n'y avait pas la télé.
20:00Il y avait des gens comme vous
20:01qui disaient qu'il faut travailler plus,
20:02parfois pour gagner plus,
20:08le progrès doit être partagé,
20:09on doit réduire le temps de travail
20:10pour travailler mieux,
20:11moins et tous.
20:12C'est un débat qui est noble,
20:14qui est sérieux.
20:15Je ne suis pas d'accord avec vous
20:17mais je ne considère pas
20:17que vous mentez.
20:18Je considère simplement
20:19que nous avons un désaccord.
20:20Je pense qu'on gagnerait
20:21à ce que, y compris en 2027...
20:22Vous mélangez le débat idéologique
20:24et la démagogie ambiante.
20:25Il y a quelque chose
20:26qui nous rassemble, je pense.
20:27C'est que vous comme moi,
20:28nous ne sommes jamais tombés
20:29dans l'illusion du macronisme.
20:30Nous n'avons jamais cru
20:31qu'on allait dépasser comme ça
20:32les clivages qui sont essentiels
20:34pour notre République
20:34et que d'ailleurs,
20:35si on avait en 2017
20:37eu un second tour
20:38entre un candidat de votre bord
20:40et un du mien,
20:41sans doute qu'on n'en serait pas là
20:41quel que soit celui
20:42qui aurait gagné.
20:43Et sans doute que l'extrême droite
20:45ne serait pas aussi puissante
20:46dans ce pays.
20:47Mais donc, ayons,
20:47et c'est ça à mon avis
20:48l'objectif de 2027,
20:49et y compris si on veut répondre
20:50à la colère qui se manifeste
20:52et qui va se manifester,
20:53ayons un débat
20:53qui soit le grand débat
20:54de société et d'orientation
20:55économique et sociale.
20:56Moi, je suis prêt à accepter
20:57de le perdre,
20:58c'est la démocratie.
20:59Mais je veux qu'on puisse aller au bout
21:00ce qu'on n'a pas eu
21:00depuis plusieurs présidentielles.
21:01Un vrai débat.
21:02Sans se traiter le menteur.
21:04Non, mais de ce point de vue-là,
21:04je trouve que la candidature
21:05de M. Retailleau
21:05est sans doute plus intéressante
21:06que d'anciens macronistes
21:08comme M. Philippe
21:09ou M. Attal
21:10qui louvoient un peu
21:11en essayant de faire croire
21:11ce qu'ils ne sont pas
21:13ou de maquiller qui ils sont.
21:15Je préfère que nous ayons
21:16un vrai débat
21:16entre la gauche et la droite
21:17sur les organisations.
21:19Donc si vous deviez choisir
21:20la droite,
21:20vous choisiriez
21:21Bruno Retailleau ?
21:21J'ai des accords fondamentaux.
21:22Je trouve que M. Retailleau
21:23court un peu trop
21:24derrière M. Le Pen.
21:24Mais sur les questions
21:25économiques et sociales...
21:26Pas du tout.
21:27Marine Le Pen est socialiste.
21:30Je préférerais
21:30Geoffroy Didier
21:31candidat à l'élection présidentielle
21:32tant qu'il ne me traite pas
21:33de menteur
21:33pour pouvoir débattre
21:34sérieusement,
21:34on l'a déjà fait,
21:35de sujets qui sont des sujets
21:36qui...
21:36Marine Le Pen est socialiste.
21:39Je vous suis totalement sur le cas.
21:40Vous ne courez pas
21:41pour génération ?
21:42Vous ne courez pas
21:42un peu plus derrière
21:44Jean-Luc Mélenchon ?
21:45Je ne cours pas derrière.
21:46Nous sommes main dans la main
21:46comme avec tous nos partenaires
21:47de gauche et écologistes.
21:48On était ensemble en 2022,
21:49en 2024.
21:50Je ne cours derrière personne.
21:51J'étais aujourd'hui
21:52avec Marine Tonnelie
21:52et Emmanuel Bompard.
21:53On n'est pas main dans la main
21:54avec Marine Le Pen.
21:55C'est peut-être une différence.
21:56C'est parce qu'il y a
21:56une différence fondamentale
21:57entre M. Mélenchon
21:58et M. Le Pen.
21:58M. le député,
21:59c'est très intéressant
21:59ce que vous dites
22:00parce que vous nous dites
22:01et je comprends
22:01votre point de vue
22:02de mettons tous les sujets
22:03sur la table,
22:04discutons,
22:05nous allons fabriquer
22:05un budget
22:06et puis la gauche
22:06a quelque chose
22:07à apporter à ce budget.
22:07Vous apportez vos propositions
22:09de gauche,
22:10vous reparlez de la taxe
22:10Zuckman,
22:11etc.
22:12Maintenant,
22:12vous êtes dans un gros bloc
22:14qui représente
22:15un seul tiers
22:16de l'Assemblée
22:17qui est le nouveau
22:17Front Populaire.
22:18Qui est le plus gros tiers
22:19quand même.
22:19De pas beaucoup.
22:20Le gros tiers,
22:21mais petit tiers,
22:21gros tiers.
22:22Dans une démocratie,
22:23une voix,
22:23ça compte.
22:23Ce que je veux dire,
22:24c'est que ça reste un tiers.
22:25Bon,
22:25il faut en convaincre
22:26un deuxième
22:26pour pouvoir faire passer.
22:27Maintenant,
22:28le sujet,
22:28c'est que vous avez
22:29avec vous
22:29vos deux plus gros partenaires
22:31que sont le Parti Socialiste
22:32et la France Insoumise
22:33qui disent
22:34nous,
22:34on n'a pas franchement
22:35envie de discuter
22:36avec Sébastien Lecornu,
22:37nous,
22:42Insoumis
22:43qui sont quand même
22:43les deux plus gros blocs
22:44du Nouveau Front Populaire
22:45pour porter vos mesures
22:46dans le budget.
22:46Mais je n'ai pas proposé
22:47d'aller discuter
22:47avec M. Lecornu.
22:48Moi,
22:48depuis le départ,
22:49je dis que si Emmanuel Macron
22:50veut éviter la crise
22:51dans laquelle on est,
22:52si M. Macron veut continuer
22:53à faire semblant
22:54d'être président de la République
22:54jusqu'au bout
22:55et jusqu'au terme de son mandat,
22:56il aurait dû accepter
22:57une cohabitation.
22:59Il aurait dû accepter...
23:00Mais là, pour le budget à venir.
23:00Oui, restons.
23:02Là, on ne va pas repartir
23:03dans la tambouille.
23:03Le compromis n'est possible
23:04que si on a un budget
23:05de rupture
23:05avec les politiques macronistes,
23:06que si on a un budget
23:07qui déconstruit
23:08ce qui a été fait
23:09par Emmanuel Macron,
23:10c'est-à-dire que M. Macron
23:11reconnaît le résultat
23:13des élections législatives
23:14qu'il a lui-même convoquées.
23:15Je rappelle que moi,
23:16le 9 juin 2024,
23:17au soir,
23:17je ne réclamais pas
23:18la dissolution.
23:19Mais donc,
23:19elle ne m'a pas posé
23:20de problème particulier.
23:21Il n'y a pas de rupture
23:22dans le budget,
23:23donc vous vous dites
23:23je censure avec la socialité.
23:25Oui, oui.
23:26Donc, il vous faut
23:26le Rassemblement National également.
23:27Non, mais il me faut
23:28la PURN à dire
23:29on fait tout.
23:29Tu sais, quand on est parlementaire,
23:31moi, je ne vote pas
23:32en me demandant
23:32ce que les uns et les autres
23:33vont faire.
23:33Je ne fais pas de la tactique.
23:34J'essaye d'être fidèle
23:36au mandat que m'ont confié
23:37les électeurs
23:37de ma circonscription
23:38et au souci que je me fais
23:39de l'intérêt général
23:39dont je conçois
23:41que d'autres
23:42n'aient pas la même conception
23:43de l'intérêt général que moi.
23:44C'est uniquement ça.
23:45Après, qui fait quoi ?
23:46Je n'irai pas demander
23:48des voix à Mme Le Pen.
23:48Les deux gauches sont enfin nommées
23:49pour les huit derniers mois
23:50avant l'élection.
23:50On verra.
23:51On verra.
23:52En tout cas, je n'irai rien
23:52qu'émander auprès de Mme Le Pen
23:53et de son groupe.
23:54Je ne l'ai jamais fait.
23:54Je n'ai jamais,
23:55contrairement par exemple
23:56au groupe de M. Philippe,
23:57je n'ai jamais voté...
23:59Non, par rapport à M. Philippe,
24:01notamment,
24:02mais parce que vous me posez
24:03la question sur moi,
24:03moi, je n'ai jamais,
24:04et mes camarades non plus,
24:05demandé quoi que ce soit
24:06au groupe du Rassemblement national
24:07ni voter un quelconque texte
24:09du Rassemblement national.
24:10M. Lucas, vous êtes de gauche,
24:11je suis de droite
24:11et effectivement, vous avez raison.
24:12Ce n'est pas idéologique.
24:13Nous sommes d'accord.
24:14Et nous devons d'ailleurs
24:15le ressusciter
24:16et mettre un terme
24:18ou en même temps
24:18qui a plombé notre pays.
24:20Mais nous avons quand même
24:20aussi une exigence commune
24:21si nous voulons être crédibles
24:22vis-à-vis de tous ceux
24:23qui nous regardent
24:24et qui nous écoutent ce soir.
24:25C'est que chacune des propositions
24:26que nous faisons
24:29devra absolument être financée.
24:30Bien sûr.
24:31Et c'est ça la différence
24:32entre vous et moi.
24:32C'est pour ça que je vous dis,
24:33effectivement,
24:34vous n'êtes pas un menteur,
24:35on ne nous proférait des mensonges.
24:37C'est qu'en réalité,
24:37vous nous émettez des propositions,
24:39mais où est le financement concrètement ?
24:41La progressivité de l'impo sur le revenu.
24:42Je dis à juste titre,
24:43la dette explose
24:44et que le compteur a explosé
24:46depuis les mains faiblissantes
24:49des gouvernements successifs.
24:50Nous avons quand même
24:52l'immense et l'impérieux devoir
24:54d'être crédibles
24:55et de financer.
24:56Bien sûr.
24:56Je note d'ailleurs
24:57que tous les ministres des Finances
24:58venaient de l'UMP
24:59puis de LR
24:59avant de rejoindre M. Macron.
25:00J'ai une petite info.
25:01Les leçons de crédibilité,
25:02on va se détenir.
25:02Je ne suis pas un adepte
25:03de vous de le maître
25:04qui a fait exploser
25:05la dette de 10 milliards d'euros.
25:06J'imagine bien.
25:07du service politique de BFMTV
25:09qui va nous permettre
25:10de basculer sur le prochain thème,
25:11l'événement à Paris.
25:12C'est Édouard Philippe
25:13et Gabriel Attal
25:14qui sont au concert de Céline Dion.
25:17Alors, on ne sait pas
25:18s'ils y sont ensemble.
25:19Je ne pense pas.
25:20Je ne pense pas.
25:21C'est peu probable.
25:22Alors que Bruno Retailleau
25:23a encore refusé aujourd'hui
25:25de discuter avec Édouard Philippe.
25:28Voilà.
25:28C'est ma chance d'avoir des places.
25:29Merci.
25:30Merci beaucoup, messieurs.
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