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  • il y a 6 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:03Exactement, on assiste depuis maintenant plusieurs dizaines de minutes à des opérations de pillage de la part de casseurs.
00:14Excusez-nous d'être essoufflés parce que ce qui se passe, c'est pour vous expliquer, on assiste à des
00:20opérations de chasse aux pilleurs de la part des forces de l'ordre.
00:24C'est d'ailleurs une opération qui, hier, entre guillemets, selon plusieurs habitants, manquait, puisque les pilleurs pouvaient justement, malheureusement,
00:33rentrer dans plusieurs...
00:43Alors on n'entend plus nos équipes évidemment sur le terrain qui travaillent dans des conditions pas toujours faciles,
00:49alors qu'on voit que les forces de l'ordre sont toujours mobilisées dans les rues de Paris.
00:54Autre information ce soir, c'est le maire du quatrième arrondissement de Paris, Ariel Veil,
01:01qui parle de dégradation de feux qui ont repris dans Paris et son centre.
01:08Voici son message il y a quelques minutes, il y a une heure pour être tout à fait précise, notamment
01:12autour des Halles.
01:13Merci à tous les commerçants encore ouverts de prendre toute mesure pour se protéger, y compris en fermant leur boutique,
01:20la police étant extrêmement sollicitée. Prudence à tous.
01:25On en est donc encore là ce soir, des scènes de tension, de l'inquiétude,
01:30et je trouvais ça très important de commencer cette édition spéciale avec vous, monsieur Raffarin, un ancien Premier ministre,
01:36alors qu'on voit qu'il y a encore des feux, des dégradations et des tensions en cours dans Paris
01:41ce soir.
01:42Et pas que d'ailleurs. Le maire de Marseille laissait entendre tout à l'heure aussi qu'il y avait
01:45des tensions dans sa ville.
01:47Est-ce que si on prend en considération ces images et ce qui se passe,
01:51selon vous, la parole du président de la République a été à la hauteur ce soir ?
01:55Il y avait de la gravité, mais il fallait sans doute aussi,
01:58mais peut-être que le gouvernement va le faire demain,
02:01engager des initiatives très fortes, parce que la situation est d'extrême gravité.
02:06J'ai rarement vu ça en 50 ans de vie politique, je suis naturellement très inquiet.
02:11Je ne suis pas surpris, je dis depuis 18 mois,
02:14qu'à partir du moment où dans la Ve République le fait majoritaire n'existe pas,
02:18il n'y a pas d'autorité, et qu'on ne tiendrait pas deux ans pour une élection présidentielle
02:23dans un système qui n'a plus d'autorité, puisqu'il n'y a plus de majorité.
02:27Ni à l'Elysée, ni à Matignon.
02:28La Ve République prévoit deux cas de figure pour qu'il y ait une autorité, une forte légitimité.
02:33Aujourd'hui, comment voulez-vous facilement traiter une situation sociale comme celle-ci ?
02:39Vous dites donc que la crise politique a entraîné une crise sécuritaire ?
02:43Je pense qu'à partir du moment où un gouvernement n'a pas la procédure législative,
02:49les lois, les textes pour faire un certain nombre de changements,
02:52il n'a pas l'argent pour calmer un certain nombre de crises,
02:54quand vous n'avez ni la possibilité de la loi, un plan à 5 ans pour les lycéens,
02:59un certain nombre d'initiatives, quand vous n'avez pas cette crédibilité-là de l'action,
03:03ni la crédibilité de répondre à des revendications,
03:07vous n'avez que le discours, et comme aujourd'hui on est dans une Assemblée nationale,
03:12dans un Parlement total qui n'a pas de capacité d'action,
03:15on est dans une impasse.
03:17Et cette impasse, elle date maintenant depuis pratiquement 18 mois,
03:21et nous sommes face à une échéance au mois de mai,
03:23et toute la grande question c'est est-ce qu'on peut avoir une élection présidentielle
03:28qui se fasse à peu près dans le calme ?
03:30J'ai bien entendu Éric Zemmour qui ne parle pas d'apaisement,
03:33mais une démocratie ça a besoin de débat, ça a besoin d'explication.
03:37Si on veut considérer le citoyen comme un être majeur,
03:40il faut lui donner de l'information,
03:41donc il faut quand même un retour à l'ordre pour que la démocratie puisse exister.
03:45Alors ça pose plein de questions ce que vous dites sur le plan politique et sécuritaire.
03:48Si on se concentre tout d'abord sur le plan sécuritaire,
03:51est-ce que, comme le demande par exemple Brune Retailleau,
03:55le président de la République,
03:56et franchement quand on voit encore ces images,
03:57on est en droit de s'interroger,
03:59aurait dû instaurer l'état d'urgence ?
04:01Et selon vous, pourquoi il ne l'a pas fait ?
04:03Je ne veux pas prendre de décision à la place du président,
04:06il a des informations que je n'ai sans doute pas,
04:08et il a engagé un dialogue avec le Premier ministre,
04:12il a donné des responsabilités au gouvernement,
04:13attendant de voir demain ce que le gouvernement va proposer.
04:17Selon moi, aujourd'hui,
04:18je pense que nous devons faire en sorte
04:20qu'il y ait vraiment sur un plan sécuritaire
04:23une action très très forte.
04:25Et je crois qu'il faut vraiment s'adresser aux casseurs
04:28et répondre aujourd'hui à ceux qui brûlent une mairie.
04:32Parce que ceux qui s'attaquent à la République
04:34sont aujourd'hui dans des situations
04:37d'être assimilés à des terroristes.
04:39C'était toute la théorie des années 70 sur les casseurs.
04:43Aujourd'hui, il faut reprendre cette question.
04:45Parce que naturellement, il ne faut pas mettre les jeunes lycéens
04:47avec leur revendication dans ce paquet des gens
04:49qui s'attaquent à la démocratie, à la République,
04:53et notamment en créant ces insurrections
04:57sur et à l'intérieur des maisons communes.
04:59Je crois qu'il est très important, à un moment ou à un autre,
05:03de se dire qu'on a une cible aujourd'hui.
05:05Et la cible, ce sont ceux qui mettent le feu
05:08à des établissements publics,
05:09ceux qui s'attaquent aux personnes,
05:11ceux qui sont des délinquants manifestes.
05:13Et je crois que c'est ça, quand même,
05:15la première des cibles,
05:17dissocier les casseurs,
05:18tous ceux qui sont en train, d'ailleurs,
05:20de tuer les revendications des jeunes lycéens
05:23et des autres qui ont à manifester.
05:25Mais quand on est dans un pays
05:26où vous avez les crises qui s'accumulent,
05:29le logement, l'essence, les lycéens,
05:31plus les crises extérieures,
05:32tout ça qui s'accumule d'un côté,
05:34et l'impuissance politique qui se développe,
05:36la coalition, à un moment, la collision, elle arrive.
05:38Mais précisément, il a lui-même dit,
05:40le président de la République,
05:41qu'il avait eu honte
05:42en voyant ce qui s'est passé.
05:44Honte pour notre pays.
05:45Quand un président de la République
05:47en vient à dire cela,
05:49est-ce que ça n'est pas
05:50qu'il y a un sérieux problème ?
05:52Éric Ciotti appelle à cette démission.
05:53Mais bien sûr, je crois qu'il a raison de le dire
05:55parce que tous les élus
05:56ont eu, de certaine manière, honte.
05:58Parce que nous voyons bien
05:59que le jeune Américain,
06:01le jeune Chinois, le jeune Singapourien
06:02qui voit des images de la France,
06:04il se dit, oui, on est ce pays.
06:05Mais est-ce que c'est à un président,
06:07Jean-Pierre Raffarin, de dire
06:07j'ai eu honte quand j'ai vu ce qui s'est passé ?
06:09Est-ce qu'un président ne doit pas nous dire
06:11allez, allons de l'avant,
06:13relevons-nous,
06:14nous allons prendre ces mesures-là
06:15pour faire en sorte que ça ne se passe plus ?
06:17Je vais rétablir l'ordre.
06:18Est-ce que ce n'est pas ça
06:19qu'il aurait dû dire ?
06:20Quand on est républicain
06:21et qu'on voit une mairie brûler,
06:23on a le droit de dire j'ai honte.
06:25Moi, j'ai eu honte aussi
06:26de voir qu'un certain nombre de valeurs
06:28auxquelles je crois,
06:28depuis la politique,
06:29depuis un certain nombre de temps,
06:30sont aujourd'hui dans des situations
06:33où il n'y a plus aucun respect
06:35pour ce qui est l'essentiel.
06:37On a quand même inventé la politique
06:39pour tuer la violence.
06:41C'est pour que les gens ne se battent pas
06:43qu'on a mis la politique,
06:44qu'on a créé des règles.
06:45La politique, c'est la réponse à la violence.
06:47Et aujourd'hui, on arrive à la situation
06:49d'un échec,
06:50puisque la politique ne peut pas être innocente
06:53de cet échec.
06:54C'est un échec de ce qu'on a inventé
06:56pour apaiser la violence.
06:58Donc, il faut qu'on réfléchisse.
07:00Est-ce qu'il y a eu un échec ponctuel, technique ?
07:02On a l'impression que les pouvoirs publics
07:04ont été pris ou dépourvus
07:05par l'ampleur des violences
07:07et que les effectifs étaient insuffisants,
07:09que les munitions étaient épuisées trop tôt,
07:11qu'on a laissé entrer des manifestants
07:14dans des bâtiments publics ?
07:15Donc, apparemment, il y a eu une erreur
07:19concrète, immédiate.
07:20Il a cibé le renseignement, le président, d'ailleurs.
07:22Oui, mais je pense qu'il y a une idée qui circule,
07:25qui est la commission d'enquête parlementaire.
07:27Je pense qu'il faut qu'on ait des informations.
07:29Alors, il a demandé la transparence.
07:31Il a demandé des réponses concrètes
07:33en matière de renseignements,
07:34mais au-delà de ça, alors, on va le diguer.
07:35Est-ce qu'on doit s'attendre
07:37à d'autres décisions à très court terme, là,
07:40de la part du gouvernement,
07:41pour reprendre le contrôle, tout simplement,
07:43de nos villes ?
07:45C'est vrai qu'hier, dans Paris,
07:46dans le centre de Paris,
07:47pour aller d'un endroit à l'autre,
07:48on marchait au son du canon,
07:50comme on disait sous les armées napoléoniennes.
07:52C'est-à-dire qu'on était guidés
07:53par les grenades assourdissantes
07:55qui, d'un endroit à un autre,
07:57essayaient de dégager tant bien que mal,
07:59tout le centre, le long de la rue de Rivoli
08:02jusqu'au grand magasin,
08:03dans ce grand triangle de la rive droite,
08:05a été livré à la rue pendant 6 ou 8 heures.
08:08Alors, dans un mélange de touristes,
08:11les touristes qui sortaient du Louvre
08:13vers 17h30 ont vu le magasin Versace
08:16en face du Louvre, complètement pillé.
08:19Donc, c'était effarant.
08:21La crainte des policiers,
08:23puisque tout ça, c'est un mélange
08:24de 2018, les Gilets jaunes,
08:26et de 2023, les émets en bon lieu,
08:27la crainte des policiers,
08:28aujourd'hui, c'était que ça recommence.
08:31Alors, c'est vrai que dans l'après-midi,
08:33Place de la République, pour ne parler que de Paris,
08:35ça a recommencé.
08:37Les policiers ont chargé à plusieurs reprises.
08:40Il y a eu des voitures brûlées
08:41tout autour de la Place de la République.
08:43C'était extrêmement tendu.
08:45C'est ça, la crainte.
08:46Alors, si le message d'Emmanuel Macron,
08:48voilà, à ce qui a été dit ce soir,
08:53je donne la main aux préfets
08:55pour que les préfets interdisent,
08:56mettent en place des couvre-feux,
08:58ça, c'est une réponse à ça.
08:59Est-ce que ça sera suffisant ?
09:01On va le voir.
09:02En tout cas, ce soir à Paris,
09:03la situation, elle reste étendue.
09:04Je sais que dans d'autres villes de France,
09:06il y a eu des pillages à nouveau ce soir,
09:08et que c'est cette spirale des pillages
09:10qu'il faut que le gouvernement inverse,
09:12parce que ça, c'est pas simple.
09:14Et on voit bien qu'il y aura un avant et un après.
09:16L'Association des maires de France
09:18appelle au rassemblement devant les mairies
09:20demain midi.
09:21Plusieurs, on le rappelle,
09:22ont été prises pour cible.
09:24Serge Papin aussi réunira lundi
09:26les fédérations du commerce et du tourisme
09:28avec les banques et les assurances,
09:30parce qu'il y a aussi la question des dégâts
09:31de ceux qui vont payer.
09:34Le ministre de l'Intérieur va prendre
09:35la direction de Marseille,
09:36le Premier ministre va aller à Limoges.
09:37Est-ce que vous diriez que, malgré tout,
09:38il y a quand même une forme de panique
09:40à la tête de l'État ?
09:42Il y a une grande inquiétude,
09:43puisque comme on est dans une situation
09:46un peu d'impuissance politique,
09:47avec des élections simplement dans six mois,
09:49l'inquiétude, c'est qu'on ait une escalade
09:50jusqu'au bout et qu'on vive six mois.
09:52Mais ça peut tenir six mois, Jean-Pierre Raffa ?
09:54Non, moi je crois qu'on ne peut pas tenir six mois.
09:55Mais alors, Macron s'en aille ?
09:58Non, je crois que ça va être très difficile,
10:00parce qu'on peut toujours tenir six mois,
10:02mais c'est six mois qui peuvent déboucher
10:04sur quelque chose qui ressemblera
10:05à une guerre civile,
10:06à des tensions civiles assez fortes.
10:08Donc aujourd'hui, dans la situation
10:10dans laquelle on est,
10:11je pense que c'est seulement
10:12une action extrêmement sévère
10:16sur les casseurs
10:17qui pourraient aujourd'hui
10:19redonner confiance au pays
10:20pour qu'on ait un retour à un ordre
10:23qui permette la démocratie et les élections.
10:25Jean-Pierre Raffa, ce n'est pas ce qui se passe.
10:27Ce soir, les casseurs,
10:27ils sont encore à l'œuvre,
10:28là où on parle, on voit les images.
10:31Moi, j'ai plutôt senti quand même
10:33presque du dépit
10:35chez le président de la République.
10:36À la fin, il dit qu'il faut qu'on ait
10:37une belle élection présidentielle.
10:39On avait l'impression qu'il s'adressait
10:40à Jean-Luc Mélenchon du genre
10:41« Écoute, c'est mieux qu'il y ait
10:42une élection présidentielle
10:43plutôt que d'encourager
10:46les manifestants
10:47ou les plus violents d'entre eux. »
10:50Je pense qu'aujourd'hui,
10:52il faut de la fermeté.
10:53Le président, il a choisi
10:54vraiment aujourd'hui
10:56d'être le président rassembleur
10:57et l'a envoyé sur le gouvernement
10:59un certain nombre d'initiatives.
11:01C'est un choix.
11:02Je pense qu'il faut de la fermeté.
11:03Parce qu'il faut de l'ordre,
11:05il n'y a pas de démocratie
11:06dans le désordre.
11:07Tout ceci, en fait,
11:09ça sert qui ?
11:10Qui est gagnant ce soir ?
11:13C'est globalement la logique
11:15de Mme Le Pen
11:15qui l'emporte.
11:16Mais au fond,
11:18c'est une forme de complicité
11:21de résultat, peut-être,
11:22une complicité de synthèse.
11:23Est-ce que Jean-Luc Mélenchon
11:24et Marine Le Pen
11:24se font la procédure ?
11:25Eh bien, il y en a un
11:25qui prend le pouvoir de la rue,
11:27l'autre qui prend le pouvoir.
11:28Et qu'au fond,
11:29c'est une dialectique,
11:30tous les deux,
11:32du radicalisme maximum
11:33qui est aujourd'hui
11:34en train de se déplacer en France.
11:35Ce sont les gens
11:36qui vivent sur des émotions,
11:39qui vont vivre,
11:39au lieu de vivre sur les raisons,
11:41au lieu de vivre
11:42dans une forme de sagesse,
11:43ils vont essayer
11:44de radicaliser l'opinion.
11:46Et au fond,
11:46tout ceci conduit
11:47à une radicalisation de l'opinion.
11:50Et je pense que la démocratie
11:51a la violence comme adversaire
11:53et la radicalisation,
11:54c'est la source de la violence.
11:56Et donc, pour moi,
11:56je pense vraiment
11:57que la seule façon
11:59qu'il faut s'attaquer
11:59à la violence,
12:00mais la violence,
12:01elle ne vient pas des lycéens,
12:02la violence,
12:03elle vient des casseurs.
12:04Et donc,
12:05la petite bande
12:06ou la grande bande
12:06qui a mis le feu à Limoges,
12:08il faut vraiment
12:09que ça soit exemplaire.
12:10Alors, précisément,
12:11vous insistez beaucoup
12:11sur ce point.
12:12D'ailleurs, le président,
12:12lui aussi,
12:13a vraiment fait la distinction
12:14entre les deux.
12:15Mais plus de fermeté,
12:17comment ?
12:17Est-ce qu'instaurer
12:18l'état d'urgence
12:18n'aurait pas été
12:19une première réponse
12:21une première étape ?
12:22Parce que ce que vous dites là,
12:23c'est qu'en gros,
12:24il va en falloir plus.
12:25Je pense,
12:26mais je pense qu'il faut
12:26revenir à quelque chose
12:27qui est un statut du casseur.
12:29Et de savoir
12:30qu'est-ce que c'est qu'un casseur
12:31et comment on réprimande
12:32un casseur.
12:32Il y a eu cette loi anti-casseur.
12:34Ça n'existe pas déjà, ça ?
12:35Ça a existé.
12:36Ça a été dans l'état
12:37avec Agisca.
12:38En tout cas,
12:39il faut réfléchir
12:40à comment cette population,
12:42on la traite dans la République.
12:44Comment cette population-là,
12:45on l'isole des autres
12:47et comment on la traite
12:48et comment on fait en sorte
12:49que ça ne se reproduise plus ?
12:50Comment on met de la sévérité
12:54sur ce public-là
12:57responsable des désordres ?
12:59Quand une manifestation
13:00qui peut être encadrée,
13:02on en a vu des manifestations,
13:03j'ai vu des millions de personnes
13:04dans la rue
13:04sur les retraites et tout ça,
13:06mais avec la CGT
13:07qu'organisait,
13:08avec la CFDT,
13:09on avait des manifestations
13:11qui, quelquefois,
13:12se terminaient un peu
13:13dans l'agitation,
13:13mais globalement,
13:15les organisateurs
13:16de la manifestation
13:17étaient responsables
13:18de la sécurité
13:19dans la manifestation.
13:20Là, aujourd'hui,
13:21on voit que la manifestation
13:23est kidnappée
13:23par une désorganisation
13:25très professionnelle
13:26qui organise ça.
13:27Ce ne sont pas des manifestants,
13:29ce sont des casseurs.
13:29Ces casseurs,
13:30ils doivent avoir
13:30dans la République
13:31un statut
13:32et que ces gens-là,
13:33il faut pouvoir les cibler.
13:35Je précise que nous avons vu
13:36des images,
13:37je vous parlais de la situation
13:38aux abords des Halles,
13:39dans le centre de Paris,
13:40le Forum des Halles
13:41qui est un énorme centre commercial,
13:45une station de métro aussi
13:46et de RER.
13:47Il y avait des tensions
13:48qui ont été racontées,
13:51recensées par le maire
13:52du 4e arrondissement,
13:53des pillages en cours
13:54et évidemment,
13:55on va suivre attentivement
13:56ce qui se passe.
13:57Jean-Pierre Raffarin,
13:59vous disiez,
13:59il faut aller plus loin
14:00sur le statut des casseurs.
14:02Mais vous, par exemple,
14:02Premier ministre,
14:03en 2005,
14:04il y a eu des manifestations
14:05qui, là aussi,
14:06ont dégénéré.
14:07Il y avait déjà,
14:08à l'époque,
14:08des casseurs.
14:09C'était d'ailleurs
14:09des manifestations
14:10qui étaient liées
14:11à des sujets d'éducation.
14:13Ça veut dire quoi ?
14:13Ça veut dire qu'on ne s'est pas
14:14traité ce sujet en France,
14:16n'arrive pas ?
14:17On n'avait pas.
14:18Sur l'année 2005,
14:20il y a eu deux types
14:20de manifestations.
14:21Des manifestations
14:22sur la décentralisation
14:23pour les transferts
14:25des légers,
14:26justement,
14:26aux régions.
14:27Je pense qu'il faut
14:27demander aux régions
14:28aujourd'hui
14:29une sorte des états généraux
14:30dans chaque région
14:30avec les lycéens
14:31pour pouvoir répondre
14:33aux problèmes
14:33des bâtiments
14:35et des conditions de travail.
14:37Donc, il y a un certain nombre
14:38de choses.
14:38Ça, il y a eu
14:38des manifestations
14:39de cette nature,
14:40mais elles n'ont pas été
14:41dans des situations
14:42de violence
14:42comme on le voit aujourd'hui.
14:43Et puis après,
14:44il y a eu la révolte
14:45des banlieues
14:45avec Dominique de Villepin
14:47où là, il y a eu
14:48des échaforées
14:49qui étaient beaucoup
14:49plus violentes.
14:51Donc, c'est vrai
14:51qu'on a eu
14:53des difficultés
14:54à gérer
14:54l'extrême violence.
14:56Mais depuis l'affaire
14:57de Malik Osekin,
14:58tout le monde
14:58a cherché
14:59à ce qu'il y ait
15:00une gestion
15:01très, très prudente
15:03du maintien de l'ordre.
15:04Il y a donc
15:04une doctrine
15:05du maintien de l'ordre
15:05qui est globalement
15:07assez prudente
15:07dans ce pays
15:08par rapport
15:08à beaucoup d'autres pays.
15:09Ça s'arrêtait en 2018.
15:10Ça s'arrêtait en 2018.
15:11Ça s'arrêtait en 2018.
15:12Malik Osekin,
15:13ça a duré de 1986
15:14à 2018.
15:15C'est ça.
15:16Mais ça a quand même
15:16été dans la culture
15:17très importante.
15:18C'est Mario Maréchal-Le Pen
15:19qui disait sur ce plateau
15:20ce midi,
15:21depuis l'affaire Malik Osekin,
15:24on a plus peur
15:26aujourd'hui en France
15:27d'avoir un manifestant
15:28blessé
15:29qu'un policier blessé.
15:30Oui, mais elle cherche
15:31des punchlines,
15:31tout ça.
15:32Oui, je n'entends...
15:34Elle dit un peu
15:34la même chose que vous.
15:35Je vous regarde
15:36une grande partie
15:36de l'après-midi,
15:37j'ai vu beaucoup de gens
15:37qui faisaient
15:38de la récupération politique.
15:39Je ne cherche pas
15:40à faire de la récupération politique.
15:41Je cherche à sortir
15:42de la crise,
15:42pour ramener le calme
15:43parce que tout ceci
15:44est contre la démocratie.
15:45La démocratie,
15:46c'est le débat.
15:47Le débat,
15:47c'est le choix
15:48du peuple souverain.
15:49Et pour ça,
15:50il faut qu'il y ait
15:51une situation
15:51qui soit relativement
15:52apaisée quand même
15:53pour qu'on puisse débattre.
15:54Aujourd'hui,
15:55on voit bien
15:56que le match,
15:56il va s'organiser
15:57dans des radicalités
15:59et une voix raisonnable,
16:01une voix tempérée
16:03est complètement écrasée.
16:05Là, ce que vous décrivez,
16:06c'est une présidentielle
16:08empêchée.
16:09C'est-à-dire que ce débat,
16:09il risque d'être plombé
16:11par les radicalités
16:13qui s'exprime dans la rue.
16:14Je pense que la victime
16:16de ce débat,
16:18de ces événements-là,
16:19c'est la démocratie,
16:20en effet.
16:20Ça, je le pense vraiment.
16:22Et je crois que
16:23quand un pays
16:24qui n'a pas d'argent
16:25qui brûle son argent
16:26comme ça,
16:27qui abîme des lycées,
16:29qui brûle des mairies,
16:31qui s'attaque aux commerçants,
16:32tout ça,
16:32ça va coûter
16:34un argent très important.
16:36Donc, on fait
16:36des premières estimations
16:37qui sont très lourdes.
16:38M. Raffarin,
16:39je voudrais qu'on commente
16:40avec vous,
16:40Laurent Valdigui,
16:41c'est important,
16:41c'est en direct,
16:41là, ce qui se passe.
16:42On peut peut-être écouter aussi,
16:44parce que c'est du direct,
16:45ce sont des images
16:46qui nous parviennent.
16:46On est donc aux abords
16:47du Forum des Halles.
16:49Alors, on perd l'image régulièrement,
16:51mais ça nous permet quand même
16:53d'avoir un aperçu,
16:54Laurent,
16:55de ce qui se passe encore
16:56ce soir dans Paris.
16:56Il y a eu à partir de 14h
16:58des groupements Place de la République.
17:00Tout le monde a convergé
17:01Place de la République.
17:02Ça a été dispersé
17:04en fin de journée,
17:05à la nuit tombée.
17:06Là, on est encore à Repu.
17:07Il y a eu des voitures brûlées
17:08tout autour.
17:09Il y avait vraiment
17:10beaucoup de monde.
17:11Il y avait beaucoup,
17:11beaucoup de monde.
17:12Ça a été dispersé.
17:14Les forces mobiles
17:15ont repris le contrôle
17:16de la Place de la République.
17:17Tout autour,
17:18ça s'est dispersé.
17:19Et ça,
17:20c'est ce que déteste,
17:21évidemment,
17:21le plus la police,
17:22parce qu'en termes
17:23de maintien de l'ordre,
17:23surtout quand il fait nuit,
17:26des noyaux de groupes
17:28de 20 à 30 individus
17:30disséminés dans Paris,
17:31c'est très difficilement gérable.
17:33Et donc,
17:34il faut des unités mobiles.
17:35Les forces de l'ordre,
17:36elles sont,
17:36par définition des forces de l'ordre,
17:38immobiles.
17:39Ils sont là
17:39pour tenir une position.
17:41Un CRS
17:42ou un gendarme mobile,
17:43c'est fait ni pour courir,
17:44ni pour procéder
17:45à des arrestations,
17:46encore moins pour faire
17:47de la police judiciaire.
17:48Donc là,
17:48on leur demande de courir.
17:50C'est pour ça qu'en 2018,
17:52la doctrine Manico-Sekin
17:54a été complètement renversée
17:55quand le préfet de police
17:57a créé,
17:58après le 1er décembre 2018,
18:00les fameuses Braves M,
18:02qui sont ces unités mobiles
18:03de grosses motos
18:04qui sont faites
18:06avec deux policiers
18:07par moto,
18:07qui sont faites
18:08pour interpeller
18:10et pour judiciariser,
18:11surtout.
18:12Parce que,
18:12hier,
18:12quand on a dit
18:13qu'il y avait 800 personnes
18:14interpellées à Paris,
18:16deux ou trois heures plus tard,
18:17il y avait un communiqué
18:18du ministère de la Justice
18:18qui disait
18:19qu'il y avait 500 présentés.
18:20Vous ne pouvez pas,
18:21si vous interpellez
18:22et que vous n'arrivez pas
18:23à judiciariser,
18:24autrement dit,
18:25à mettre en musique
18:27les natures des faits
18:29que vous reprochez
18:29aux personnes
18:30de vous interpeller,
18:31là,
18:31on est derrière
18:31la gare Saint-Lazare,
18:32j'ai l'impression.
18:33On est au Forum des Halles,
18:34toujours au Forum des Halles,
18:35avec les forces de l'ordre.
18:36on voit des policiers
18:37qui jouent au chat et à la souris
18:39avec des groupes
18:41qui cherchent
18:41à piller des magasins.
18:43C'est vrai qu'il y a un mélange,
18:45c'est ce qui s'est passé
18:46toute l'après-midi d'hier
18:47dans Paris,
18:48un mélange de groupuscules
18:49qui cherchent
18:50à créer des barricades
18:51et un mélange de groupes
18:52qui cherchent à piller
18:53les magasins.
18:54C'est ce mélange
18:54de complètement des magasins.
18:55Est-ce que je peux poser
18:55une question ?
18:56Allez-y, bien sûr.
18:57Vous connaissez ça mieux que moi.
18:59Mais un policier
18:59qui prend un pilleur
19:02et qui le prend
19:03en garde à vue
19:03après qu'il l'emmène,
19:04il faut qu'il ait
19:05des preuves
19:06autres que son seul témoignage.
19:08Ah, mais il faut qu'ils aient
19:09des...
19:09Enfin, il faut qu'ils aient...
19:10Alors, les policiers...
19:11Les policiers...
19:11Ils sont réticents
19:13les policiers
19:13à avoir des caméras piétons
19:14sur eux.
19:15Et ils sont réticents.
19:16Ils n'ont pas tous
19:16une caméras piétons sur eux.
19:18S'ils avaient tous
19:18une caméras piétons sur eux,
19:20ils pourraient essayer
19:20de judiciariser un peu mieux.
19:22Parce que c'est ça
19:22qui est un peu le problème.
19:23C'est cet écart
19:24entre les 500
19:26et puis les 1000
19:27ou les 15 de vue.
19:28Et c'est ce qui pourrait changer
19:29avec la loi
19:31anti-casseur
19:32qui va arriver
19:33plus vite que prévu
19:35au Sénat
19:35et ensuite
19:36à l'Assemblée nationale.
19:37Alors, c'est vrai
19:37qu'hier soir,
19:37ils ont arrêté
19:38plein de gens
19:38dans des sacs
19:40remplis de marchandises
19:41dans l'ERR, notamment.
19:44Et là, c'est des éléments
19:45de preuve.
19:45Ah oui, c'est ça.
19:46Mais la loi anti-casseur
19:47pose un problème.
19:48Parce qu'on traite
19:49de la même manière
19:49ceux qui ont fait quelque chose
19:51et ceux qui n'ont rien fait.
19:52C'est ça le problème.
19:54C'est là, il faut faire
19:55une bonne définition du casseur.
19:57Non, mais celui qui met
19:59le choix à la mairie.
20:00La loi anti-casseur,
20:00ça consiste à dire
20:01que c'est une responsabilité
20:02collective.
20:02Il y a un groupe.
20:03Il y a eu un pillage
20:04de magasins.
20:05Il y a un groupe
20:05qui s'est prêt à disperser.
20:06On arrête tout le monde
20:07et tout le monde
20:08est soumis à une procédure judiciaire.
20:10Mais donc là,
20:11on traite de la même manière.
20:12Alors, on peut estimer
20:14que c'est nécessaire.
20:14Mais en tout cas,
20:15il faut bien le dire.
20:16Il faut un maximum
20:17de discernement.
20:18Cela dit,
20:19quand il s'agit d'actes
20:21particulièrement graves,
20:23il faut aussi inciter les gens
20:24à ne pas participer
20:24à des actes de cette nature.
20:26Même en spectateur
20:26de premier rang.
20:28C'est quand même
20:28la responsabilité des premières
20:29c'est de s'écarter
20:30quand on voit
20:31que ça dérape à ce niveau-là.
20:32Mais pardon,
20:33M. Raffarin,
20:33mais vous disiez tout à l'heure
20:34que la priorité
20:35c'est de rétablir l'ordre.
20:36Est-ce que le fait
20:37qu'on assiste ce soir encore
20:40à ces images
20:41dans la foulée
20:42de la prise de parole
20:42du président de la République
20:43ne signe pas déjà
20:45un aveu d'échec
20:46et le fait que cette parole
20:47a été inefficace ?
20:49Non, mais ça,
20:50c'est une vision de court terme.
20:51On va voir...
20:52Vous savez,
20:53la parole présidentielle,
20:55la parole politique,
20:56elle descend dans le pays
20:57doucement
20:57et les gens vont débattre.
20:59Ils vont entendre tous...
21:00Puis on va voir
21:01si le message de gravité,
21:03son look,
21:04son costume noir,
21:05tout ça,
21:06si ça impressionne,
21:07si ça n'impressionne pas,
21:08si les gens ont été irrités,
21:10si les gens ont entendu,
21:10tout ça va s'expliquer.
21:12Le premier ministre,
21:13demain,
21:13va reprendre le relais
21:14de tout ça.
21:15Le président nous a dit
21:16qu'il allait se battre
21:16pour l'essence
21:17dans les pays arabes
21:18et puis on va avoir
21:20le premier ministre.
21:21Donc tout ça
21:21va pouvoir se développer.
21:25Donc il faut attendre
21:26quelque peu.
21:26Je crois qu'aujourd'hui,
21:29le grand danger,
21:31c'est l'incapacité
21:32que le pouvoir
21:34peut avoir
21:34pour sortir de la crise.
21:36Car les outils
21:37de sortie de crise
21:37que je connais,
21:38en général,
21:39vous faites une table ronde,
21:40vous faites le grenelle
21:41de ceci,
21:42vous faites le vareine
21:43de cela,
21:43vous développez
21:44un certain nombre de...
21:45Puis vous dites
21:45un projet de loi,
21:46une loi d'orientation,
21:48vous construisez
21:49un programme à 5 ans,
21:50vous discutez
21:50avec vos partenaires,
21:51vous avez...
21:52Mais là,
21:52il faut la crédibilité
21:53du pouvoir
21:53et le pouvoir de la part.
21:55Ou alors,
21:55vous sortez un fonds
21:56de solidarité,
21:58vous vous sortez
21:58de vous engager
21:59des professeurs...
21:59Vous dites qu'il ne va
22:00rien se passer.
22:01Mais je dis que
22:02nous sommes aujourd'hui
22:03un peu dans une impasse,
22:05une collision
22:06entre la multiplication
22:07des crises
22:07et la multiplication
22:08de l'impuissance.
22:09Vous dites quand même
22:10qu'avec les lycéens,
22:10ils ont raté le coche.
22:11Il y a quand même
22:12eu des avancées.
22:13Je pense qu'il fallait
22:15sans doute prendre
22:16les choses un peu plus tôt,
22:17en effet,
22:18parce que c'est...
22:19On sait que c'est
22:20une manifesteur.
22:21Mais enfin,
22:22de toute façon,
22:23on a toujours vu
22:23quand même très souvent
22:25le mois d'octobre
22:25et le mois de novembre
22:26des agitations lycéennes
22:28et universitaires.
22:29C'est quand même
22:29assez courant.
22:30Donc moi,
22:31je pense que
22:31le gouvernement
22:32doit être très attentif
22:33à cette situation,
22:34d'autant plus
22:35qu'il n'a pas de réponse
22:35à apporter facilement.
22:36Je trouve quand même
22:37que sur ce sujet,
22:38on sent qu'il y a
22:39une petite évolution
22:40de la part du président
22:41de la République
22:41puisqu'il y a quand même
22:42une rencontre
22:42qui va être organisée
22:43avec le Premier ministre
22:44et les lycéens,
22:45ils ne l'avaient pas
22:46obtenue jusqu'à présent.
22:47Les revendications
22:47sont légitimes.
22:49Oui, mais ce que je veux dire,
22:49c'est qu'au moins,
22:50il y a eu une légère avancée.
22:51Les lycéens ont demandé
22:52jeudi et vendredi
22:53à rencontrer le Premier ministre
22:55qui ne leur avait pas répondu.
22:56Voilà.
22:57Une annonce
22:58au moins à ce niveau-là.
22:59On verra ce que ça donnera.
23:00Et puis le ton était
23:01quand même
23:02vis-à-vis des lycéens,
23:04vis-à-vis des syndicats.
23:05Il était très respectueux.
23:06Emprunt d'humilité.
23:07Voilà, il était
23:08emprunt d'humilité.
23:09Si vous deviez,
23:10alors qu'on est toujours
23:11en direct
23:11au niveau de Châtelet,
23:13on voit encore
23:14ce soir,
23:15ces images
23:16se répètent,
23:17s'enchaînent,
23:18ces magasins pliés,
23:19ces magasins
23:20vidés,
23:21ça fait partie
23:21des dégâts évidemment
23:22de ces dernières 24 heures.
23:24Vous, si vous deviez
23:25retenir une image
23:26de ce qu'on a vécu
23:27ces dernières 24 heures,
23:28Jean-Pierre Raffarin,
23:29ce serait laquelle ?
23:29Voilà.
23:30Sans hésiter.
23:32La mairie de Limoges.
23:33La mairie de Limoges,
23:34c'est vraiment ça,
23:36je saigne encore
23:37et c'est quelque chose
23:38de très important.
23:38Et c'est pour ça que,
23:39si je peux me permettre
23:40de dire à nos amis journalistes
23:42qui sont ici
23:42et aux autres,
23:44ça veut bien dire
23:45que notre campagne présidentielle
23:46est partie très très vite.
23:48Je n'ai rarement vu
23:49un sondage par jour
23:50dès septembre-octobre.
23:52Je vois 10 000 personnes
23:53ou 13 000 personnes
23:54à Clermont-Ferrand
23:55pour Mélenchon.
23:57À l'automne,
23:57on n'en était pas là précédemment.
23:59C'est-à-dire qu'il y a
24:00une forme d'accélération
24:01qu'il faut bien mesurer
24:03que dans cette situation,
24:05la situation d'avril
24:08ne sera pas la situation
24:08d'aujourd'hui.
24:09Dans quelles situations
24:10seront-nous,
24:10je ne le sais pas.
24:11Mais j'invite tout le monde
24:12à une grande vigilance,
24:14à un sens des responsabilités,
24:15parce que la situation
24:16est d'une instabilité
24:17que nous n'avons jamais connue.
24:19est-ce que la situation

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