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Jeudi 15 octobre 2026, retrouvez Benjamin Schapiro (CEO, UBP AM France) et Gabriel Karaboulad (Directeur adjoint des investissements, Neuflize OBC) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
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00:01Générique
00:06...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à 12h30 et à 17h30.
00:16Vous nous retrouvez en rattrapage en replay sur notre site bismart.fr
00:21et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition, ce soir, coup de froid sur les marchés mondiaux.
00:31La tech et l'intelligence artificielle accusent le coup en asie.
00:35La purge a été particulièrement violente ce matin,
00:37emmenée par la chute de plus de 9% des géants des semi-conducteurs comme Samsung ou SKINX.
00:43Face aux doutes sur la rentabilité des investissements colossaux dans l'intelligence artificielle
00:48et aux craintes d'un durcissement monétaire, les investisseurs fuient le risque.
00:52Les craintes d'un surendettement massif du secteur ont été ravivées par la chute de plus de 15%
00:58du géant américain des data centers CoreWeave.
01:01Une onde de chocs qui frappe de plein fouet les semi-conducteurs de l'Asie, on le disait, jusqu'à
01:07l'Europe.
01:07ASML, SCMicro ou encore Infineon accusent de lourdes pertes,
01:12éclipsant même les résultats records de TSMC.
01:15Discussions à suivre évidemment dans un instant sur ce plateau.
01:18Face à cette aversion au risque, les investisseurs délaissent un petit peu les actions
01:22et se réfugient massivement sur la dette souveraine, faisant chuter les rendements obligataires
01:28avec un rendement américain à 10 ans qui cède même environ 15 points de base
01:33et qui évolue sous 5,05%.
01:36Le rendement à 30 ans américain chute du même ordre sous 5,40%.
01:41Même tendance au Japon par exemple, où le rendement japonais à 10 ans avait atteint un plus haut historique à
01:463,12%.
01:47La semaine dernière, un rendement japonais qui se traite aujourd'hui sous 2,90%.
01:53Côté européen, détente obligataire également.
01:56Le rendement allemand à 10 ans repasse sous 3,40%.
01:59En France, le rendement à 10 ans cède 12 points de base environ pour évoluer autour de 4,75%.
02:06S'éloignant ainsi de ces sommets atteints les derniers jours autour de 4,90%.
02:13Enfin, du côté des devises, le dollar qui s'était envolé hier, cède 0,5%.
02:18Ramenant l'euro-dollar autour de 1,12% alors que la semaine est particulièrement chargée aux Etats-Unis.
02:24Justement, tant côté macro que côté micro, entre le top départ de la saison des résultats et la publication du
02:31CPI hier,
02:32on a pris connaissance des PPI.
02:34Aujourd'hui, les prix à la production qui progressent de 1,3% sur un mois en septembre.
02:40C'est bien plus que les 0,6% attendus et ils sont au plus haut depuis 4 ans.
02:46Enfin, un mot sur les ventes au détail également qui sont ressorties en ralentissement à 0,8%
02:52tout en dépassant les 0,3%.
02:55Attendu, un mot rapide pour rappel hier, juste de cette inflation américaine
03:00qui était au centre de l'inflation, de l'attention des investisseurs
03:05et qui est ressortie en hausse de 3,7% sur un an et de 2,6% en version
03:10cœur
03:11quand on enlève l'alimentation et l'énergie.
03:13C'était un petit peu plus que prévu.
03:15Les taux avaient un petit peu monté avant de redescendre après cette publication.
03:19Et surtout, les anticipations de hausse des taux de la Réserve fédérale
03:22sont assez volatiles depuis hier puisque c'était passé de 20% d'une chance de hausse
03:27à plus de 50%.
03:29Et puis aujourd'hui, là j'ai regardé tout à l'heure,
03:30on est redescendu à environ 30% d'une hausse des taux le 28 octobre.
03:46Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
03:50Gabriel Caraboulade, vous êtes directeur adjoint des investissements de Neuflis OBC.
03:54Bonsoir.
03:55Et Benjamin Chapirot, CEO du BPAM France.
03:57Bonsoir Benjamin.
03:58Bonsoir Pauline.
03:59Gabriel, commençons avec ce sell-off général sur les valeurs de la tech et de l'intelligence artificielle.
04:05Je rappelais un petit peu les équilibres en introduction,
04:08notamment sur des mouvements qu'on a vus assez violents sur le COSPI sud-coréen ce matin.
04:13Mais c'est un mouvement qu'on constate un petit peu partout dans le monde et ce depuis quelques jours
04:17déjà.
04:18Est-ce que les investisseurs ont des craintes peut-être sur un surendettement massif du secteur Gabriel ?
04:24Oui, qui ne date pas d'hier en l'occurrence.
04:27Ce sont des craintes qui sont apparues il y a un peu plus de six mois.
04:31Le sell-off du jour était attendu depuis le mois dernier où il avait été retardé
04:35parce qu'on avait eu des chiffres d'inflation qui avaient été meilleurs que prévus aux États-Unis en septembre.
04:41Mais c'était quand même prévisible étant donné la situation du côté de l'Iran
04:46et donc les impacts qu'on a eus sur les blocages du détroit d'Hormuz, du détroit de Bab el
04:52-Mandeb.
04:52Et donc un impact qui se fait sentir sur l'inflation de tous les produits énergétiques.
04:57Et des prix du pétrole qui restent évidemment toujours sur ses seuils pour le baril de Brent autour de 105
05:03dollars
05:03et de ceux depuis plusieurs semaines maintenant justement sur cette inflation.
05:09Benjamin, vos commentaires sur ce mouvement, sur la tech et l'intelligence artificielle,
05:13sachant que ces mouvements ont même éclipsé les résultats records de TSMC qui sont sortis ce matin.
05:18Oui, on fait face à des mouvements qui sont plus macro que micro d'une certaine manière
05:23puisqu'on l'a vu par exemple hier avec ASML qui finalement a délivré une publication encourageante
05:29en donnant des signaux positifs sur la demande avec des commandes qui sont déjà sur les exercices
05:362028 voire plus. En tout cas une année 2027 déjà complète je crois
05:40et que certains clients commencent à commander aujourd'hui.
05:42Oui et qui n'arriveraient pas à satisfaire justement cette demande.
05:44Donc des signaux finalement positifs de ce que devrait attendre le marché,
05:48c'est-à-dire de voir que la demande est là, donc que le pricing power
05:51qui est l'élément très important pour les marges des sociétés sera encore là dans les années à venir.
05:55Donc le titre avait plutôt bien réagi hier, naviguant entre plus 1 et plus 3% en séance
06:00et finalement aujourd'hui le titre était en baisse de l'ordre de 5-6%.
06:04Donc on voit que finalement les grands mouvements macro du fait des chiffres de l'inflation,
06:09du frais de mouvement risk-off qui s'en sont suivis,
06:13viennent finalement plus que compenser des mouvements micro comme on l'a vu sur ASML hier
06:19et TSMC de la même manière.
06:21Bon la publication était après la clôture du titre aujourd'hui.
06:24J'ai vu sur l'ADR américain que le titre était en légère baisse
06:27ce qui finalement dans une séance comme aujourd'hui n'était pas trop méchant.
06:30Mais on sent que ce n'est pas finalement la publication qui est réellement pénalisée.
06:34Là c'est des mouvements qui vont bien au-delà.
06:36Non c'est ça, vous le rappeliez, c'est plus des mouvements macro que micro
06:39dans le sens où même en termes de résultats sur la tech et l'IA,
06:43on n'en a pas eu encore beaucoup.
06:44La saison vient juste de commencer.
06:46Peut-être justement un mot de cette saison des résultats qui débute.
06:49On arrive un peu à la fin de la première semaine.
06:52On a pris connaissance, Gabriel, des résultats des banques américaines entre autres.
06:56Qu'est-ce qu'on en retire ?
06:57Qu'est-ce qu'on en retient, sachant que, je rappelle que les publications du deuxième trimestre
07:03avaient été quand même assez exceptionnelles.
07:05Est-ce qu'on est sur la même lancée sur le T3 ?
07:09Alors, exceptionnel, on reste globalement sur 60% de surprises positives
07:13du côté des chiffres d'affaires, 80% de surprises positives du côté des résultats.
07:18Pour autant, il faut relativiser.
07:20Pour l'instant, on a moins de 10% du S&P 500 qui a publié.
07:25Évidemment, les financières en premier, donc avec un paysage qui a été globalement positif,
07:29mais assez hétérogène, très positif du côté de Goldman,
07:34donc négatif du côté de Morgan Stanley, du côté de JP, légèrement décevant.
07:40Mais voilà, globalement, des résultats qui sont positifs.
07:44Ce qu'on peut prévoir, ce sont des chiffres encourageants,
07:48probablement au-dessus des attentes du côté des financières, on l'a vu,
07:51du côté de la tech également, et peut-être plus décevant du côté des consommateurs,
07:57enfin, tout ce qui est consumer discretionary et de la consommation de base.
08:02D'accord.
08:02Une saison des résultats, je le disais, qui commence tout juste.
08:07Donc là, on a dit un mot des financières plutôt côté américain.
08:10En Europe, qu'est-ce qu'on attend, Gabriel, de cette saison ?
08:14Des résultats aussi bons ?
08:16Quelque chose assez similaire, mais un petit cran retrait,
08:21notamment du fait des financières qui ne sont pas exactement dans la même situation qu'aux Etats-Unis.
08:26Un aspect cyclique qui est davantage sanctionné par les marchés pour les banques européennes,
08:32en particulier du côté de BNP, Crédit Agricole, Société Générale,
08:36mais pas seulement, Unicrédit, Centendeur.
08:38On aura probablement un paysage qui devrait rester correct,
08:41mais un cran de ça, de ce qu'on a vu outre-Atlantique.
08:45Sur la tech, évidemment, donc, ASML a publié,
08:48avec une situation qui est très encourageante,
08:51beaucoup de demandes, notamment pour upgrader les machines
08:54qui sont déjà installées chez les clients,
08:56et des listes d'attente qui vont jusqu'à 2030, 2031.
09:02On peut s'attendre du côté d'StMicro, du côté d'Infineon, etc.,
09:07des choses qui vont être plutôt similaires.
09:09Là où, sur l'industrie, donc, également un paysage qui est plutôt positif,
09:15avec une consommation qui se tient,
09:18pour autant, là encore, l'inflation va se faire sentir encore davantage qu'aux Etats-Unis,
09:23et va peser.
09:24Oui, parlons justement de l'inflation, Benjamin.
09:27On a pris connaissance aujourd'hui des PPI,
09:30des prix à la production américaine qui sont ressortis nettement supérieurs aux attentes,
09:34plus 1,3% sur un mois contre 0,6% attendu.
09:38Qu'est-ce que ça nous dit ?
09:39C'est des indicateurs que, j'imagine, regarde la Réserve fédérale américaine.
09:43Au lendemain, d'un rapport sur l'inflation légèrement supérieur aux attentes,
09:48et on rappelle évidemment que la Fed a ce double mandat,
09:51emploi, inflation, on a pris connaissance du rapport sur l'emploi,
09:54il y a déjà deux semaines maintenant,
09:56mais un rapport sur l'emploi, là aussi, qui était un petit peu inférieur aux attentes.
10:00Oui, alors, on est maintenant dans ce monde avec Kevin Warch à la tête de la Fed,
10:07et on l'a vu maintenant depuis plusieurs mois,
10:08cette volonté de Kevin Warch de ne plus donner de forward guidance,
10:12donc d'une certaine manière de laisser les marchés passer une incertitude plus forte
10:17de la direction des taux directeurs de la Fed,
10:20qui sont évidemment très importants pour tous les taux de banque centrale dans le monde.
10:24et on est en plein dedans, finalement, parce qu'on a eu une décision
10:27qui a été unanime le mois dernier de monter les taux,
10:30qui était évidemment attendue par les marchés,
10:32puisque les chiffres qui avaient précédé avaient poussé dans ce sens-là,
10:35et le discours d'ailleurs, quelques semaines avant,
10:38à Jackson Hole avait été aussi dans ce sens-là,
10:40et puis, vous l'évoquiez tout à l'heure,
10:42on avait eu un chiffre de l'inflation en dessous des attentes,
10:44il y a maintenant un mois, qui a laissé le marché face à une forte incertitude.
10:47Là, on a un chiffre dans l'autre sens,
10:50donc CPI plus PPI qui sont tous les deux au-dessus des attentes.
10:53Donc, les marchés vont devoir naviguer avec ça.
10:55On avait une probabilité de hausse de taux en octobre,
10:57vous le disiez tout à l'heure, qui était relativement faible hier,
11:00qui est assez volatile sur les dernières 24 heures.
11:03Et finalement, on est en plein dans le mandat de Kevin Warge,
11:06de l'incertitude, peu de visibilité,
11:08donc il faut que les marchés naviguent avec ça.
11:10Et ce qui je trouve très intéressant de constater,
11:12c'était justement la réaction de marché qui a suivi le chiffre du CPI,
11:16puisque les taux, dans un premier temps,
11:19ont remonté de manière assez significative après la publication,
11:21ce qui est finalement la fonction qu'on a connue depuis plusieurs mois.
11:24C'est-à-dire qu'on est dans une tendance
11:27où les résultats, justement, restent bons,
11:31la croissance est bonne.
11:32On est sur 3% de croissance globale cette année,
11:34c'est ce qui est à peu près attendu pour l'année prochaine aussi.
11:36Donc, quand les chiffres d'inflation sont trop élevés,
11:39on voit évidemment les taux qui montent,
11:40parce que le marché était confortable jusque-là
11:42à ce que la croissance mondiale reste solide.
11:45Ce qu'on a vu dans un deuxième temps après les chiffres d'inflationnaire,
11:48c'est finalement ce sell-off, ce mouvement risk-off,
11:51qui a pénalisé tous les marchés actions,
11:54et particulièrement l'intelligence artificielle,
11:56où on voit que le marché commence à réagir différemment
12:00en se demandant si le moteur de l'intelligence artificielle
12:03sera suffisant face au niveau de taux et au niveau auquel ils sont.
12:10Et du coup, on voit une fonction qui s'est inversée,
12:11c'est-à-dire qu'on a eu des chiffres de l'inflation au-dessus des attentes,
12:14et les taux ont baissé, et ont baissé de manière assez significative,
12:17parce que sur le diso américain,
12:19on était monté à 5,35 à peu près hier en cours de séance,
12:23et on traite aujourd'hui 30 bips sur le bas,
12:2530 bips sur un diso américain, c'est un mouvement important.
12:28C'est des mouvements, c'est vrai, hyper important.
12:30Il va falloir qu'on apprenne à vivre avec cette volatilité de taux
12:33qui est finalement une fonction de la communication nouvelle de la Fed,
12:38qui donne beaucoup moins de visibilité sur ces décisions.
12:41Ah oui, donc il va falloir que le marché s'habitue justement
12:44à avoir des taux hyper volatiles un peu tout le temps, Benjamin ?
12:47C'est en tout cas une des conséquences de la communication de la Réserve fédérale
12:52qui n'est plus du tout la même que du temps du mandat précédent.
12:55Bien sûr.
12:56On a eu un mot là-dessus, c'est-à-dire qu'on a eu une phase
12:59sur l'aspect géopolitique, donc avec un moment où les...
13:05Là, c'est vraiment, je passe à l'aspect militaire,
13:07mais les Américains ont plutôt bien contrôlé, justement,
13:11et plutôt bien diminué les capacités d'action de l'Iran
13:16sur le détroit d'Hormuz.
13:18On fait une pression très importante sur l'Ukraine qui se poursuit
13:21pour les pousser à céder aux demandes russes,
13:25et ça pouvait laisser apercevoir une baisse des tensions
13:29et un impact positif sur l'inflation.
13:32On le voit qu'en tout cas du côté du Moyen-Orient,
13:35même avec des moyens diminués, même sans radar,
13:38l'Iran arrive à frapper une dizaine de portes-conteneurs,
13:42bien plus que ce que le secteur du transport maritime
13:44est capable d'absorber en termes de pertes.
13:47Et donc, on est sur un passage qui reste complètement bloqué.
13:51Du côté de l'Ukraine, on est également dans une situation
13:54qui est plutôt enlisée et sans perspective à court terme,
13:57et donc un impact sur l'inflation qui va rester important.
14:01À partir de là, c'est difficile d'imaginer
14:03un contexte plus facile pour Kevin Warch
14:06et pour les taux directeurs américains.
14:09Et justement, l'impact sur l'IA, il est là,
14:11c'est que dans un contexte où le taux sans risque
14:14se situe au-dessus des 5 %, faire une IPO,
14:17c'est plus compliqué pour aller chercher
14:192 000 milliards de dollars de valorisation
14:21du côté d'Entropique ou d'OpenAI.
14:23C'est un peu plus challenging que SpaceX au premier semestre.
14:26Donc déjà, bien joué Elon Musk.
14:29Il a été le premier à tirer,
14:32et ça s'est particulièrement bien passé.
14:33Je suis relativement dubitatif
14:36de la capacité des autres acteurs à faire la même chose.
14:38Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on a des reports
14:40des IPO du côté d'Entropique et d'OpenAI.
14:45Et justement, vous parliez du côté militaire, etc.
14:48Gabriel, pardon, peut-être un mot aussi
14:50sur ces valeurs de la défense.
14:52Est-ce que vous les regardez en ce moment ?
14:55Dans la rotation sectorielle,
14:56elles redeviennent effectivement assez intéressantes.
15:00On pense bien sûr aux géants européens
15:02qui bénéficient des plans d'investissement allemands.
15:04Alors, bien sûr, Airbus, bien sûr, Rheinmetall.
15:07Je pense à des acteurs également,
15:09toujours en Allemagne, comme Deutz.
15:11Plus proche de nous, les Thalès.
15:13Enfin, voilà, on a une industrie,
15:15ce qu'on appelle la BITD,
15:16la base industrielle et technologique de défense
15:19en France qui est de pointe
15:21et donc qui devrait bénéficier
15:23du contexte malheureux actuel.
15:27Et donc, sur la correction qu'on a connue
15:30depuis le début de l'année du secteur,
15:32il y a effectivement des opportunités, tout à fait.
15:34Et si je reviens juste sur la réserve fédérale américaine,
15:38Gabriel, est-ce que vous pensez
15:42que Kevin Warch pourrait monter ses taux
15:45le 28 octobre, c'est dans 15 jours,
15:47juste avant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis ?
15:50Est-ce qu'il ne faudrait pas plutôt attendre le 9 décembre ?
15:54Ne serait-ce qu'imaginer la tête de Donald Trump
15:57si ça se devait se produire avant les élections de mi-mandat
15:59et drôle ?
16:01Mais en pratique, oui, si on a une confirmation
16:04de la dynamique actuelle sur l'inflation,
16:08on pense qu'il y aurait une hésitation
16:10parce que la pression politique sera maximale.
16:13Mais la probabilité est là.
16:15Et si l'inflation poursuit sur cette tendance
16:17d'être supérieure aux attentes structurellement
16:20à la consommation, à la production,
16:22c'est tout à fait possible.
16:23On attend d'autres données d'inflation
16:26d'ici la réunion de la Réserve fédérale, justement ?
16:28Ce sera des données indirectes.
16:30Ah d'accord.
16:31On les suivra, effectivement, Benjamin.
16:35Une autre situation politique un peu tendue,
16:38si je puis le dire comme ça,
16:40c'est la situation française
16:42entre la dette, le déficit, le budget.
16:45Évidemment, cette élection présidentielle
16:47qui approche, et peut-être après
16:48des élections législatives également,
16:50pour avoir une majorité à l'Assemblée nationale
16:52pour faire passer, justement, des textes.
16:55On voit un 10 ans français
16:57qui a touché des...
16:59pas 5%, mais quasi 5%,
17:024,93, 94% la semaine dernière.
17:06Qu'est-ce que ça nous dit
17:07sur la situation de la France ?
17:09Et est-ce que, selon vous,
17:10un risque de contagion
17:12jusqu'à d'autres pays de la zone euro
17:14est possible ?
17:15Je parlais de visibilité
17:17pour les taux de la Fed tout à l'heure.
17:18Là aussi, on manque beaucoup de visibilité
17:21sur la situation française.
17:22Et c'est ce qui explique
17:23ces niveaux de spread
17:24qu'on n'avait plus vus
17:25depuis la crise européenne
17:26du début des années 2010.
17:29La France, aujourd'hui,
17:30va avoir du mal à voter un budget.
17:33On a aujourd'hui quand même
17:34assez peu d'éléments
17:35des différents programmes,
17:36des candidats à la présidentielle.
17:38Donc, les marchés, aujourd'hui,
17:39sanctionnent la France
17:41d'un manque de visibilité.
17:43là aussi, du fait que rien
17:45ne nous assure qu'après
17:47les élections présidentielles,
17:49l'Assemblée nationale sera dans une situation
17:50plus gouvernable qu'elle en est aujourd'hui.
17:52Et donc, après une certaine complaisance
17:55vis-à-vis de la France,
17:56du fait de son statut historique,
17:57les marchés, aujourd'hui,
17:59depuis quelques semaines,
18:00en tout cas,
18:01envoient un signal très clair
18:03qu'il est temps de prendre des mesures,
18:05de donner justement de la visibilité,
18:07de donner de la clarté.
18:09En plus de ça,
18:10on voit que la situation
18:11dans les rues de Paris
18:13n'alimente pas une bonne vision
18:16des étrangers vis-à-vis de la France.
18:17Et bien, on a vu,
18:18la semaine dernière,
18:19certains acteurs japonais
18:21qui annonçaient sortir complètement
18:23leur exposition à la France.
18:24Et c'est le genre de news
18:26qu'on devrait malheureusement
18:27continuer d'avoir.
18:28Donc, à ce stade,
18:30il est compliqué d'imaginer
18:32une amélioration nette
18:34du spread français,
18:35à moins qu'un budget
18:36qui soit jugé crédible soit voté.
18:39Il y a peu de chances
18:40que ça arrive à très court terme.
18:42Donc, il est fort probable
18:43qu'on continue à avoir
18:44un spread élevé
18:45au niveau de la France,
18:46voire qu'il continue
18:47à s'écarter.
18:48C'est une possibilité.
18:49Donc, le spread franco-allemand.
18:51Oui, le spread franco-allemand,
18:52dans la mesure où il est peu probable
18:54sur ces niveaux-là
18:54que la Banque Centrale Européenne
18:55intervienne,
18:56parce que c'est la question
18:57qui suit et qui est liée,
18:59évidemment,
19:00au risque de contagion.
19:02Le risque de contagion,
19:03il sera certainement
19:05plus probable
19:06à la mesure
19:07que la situation économique
19:08se dégrade.
19:09On en revient aux publications.
19:10On a quand même,
19:10en Europe,
19:11eu des publications
19:12depuis le début de l'année
19:12qui ont surpris à la hausse,
19:14puisqu'on avait une croissance
19:15attendue des bénéfices en Europe
19:17en début d'année
19:17qui était un peu en dessous de 10%.
19:20Je crois qu'aujourd'hui,
19:21on est plutôt proche des 20%.
19:22Donc, il y a eu un re-rating
19:23qui n'est pas du niveau
19:24des États-Unis,
19:25mais qui est quand même
19:25très significatif
19:26pour un marché européen.
19:28On est plutôt habitué
19:29à avoir des dégradations
19:30en cours d'année
19:30avec des améliorations.
19:31Donc, la situation économique
19:33jusque-là
19:33et des publications
19:35a été plutôt bonne.
19:36Si on voit une dégradation
19:38et qu'on se dirige
19:39vers une croissance
19:40qui se rapproche
19:42d'un niveau très très faible,
19:44proche de zéro,
19:45évidemment que la situation
19:46se dégradera
19:47et c'est peut-être là
19:47qu'on pourrait voir
19:48un risque de contagion
19:49au niveau de l'Europe
19:50et des pays
19:50comme l'Italie.
19:52C'est là
19:53où la Banque Centrale Européenne
19:54pourrait peut-être
19:55rentrer en jeu
19:56via un certain nombre
19:58d'outils
19:58qui sont disponibles.
19:59Le premier étant
20:00d'arrêter de réduire
20:04son bilan
20:05puisque depuis 2022,
20:06maintenant,
20:07le bilan de la Banque Centrale
20:08se réduit
20:08via le non-réinvestissement
20:10des coupons
20:10et des maturités
20:11de la dette
20:12qu'elle détient.
20:13Donc, il y a d'autres mesures
20:14beaucoup plus importantes
20:16qui pourraient être prises
20:16par la suite
20:17mais on pourrait imaginer
20:18dans un scénario défavorable
20:19qu'une première mesure
20:20soit de recommencer
20:21à réinvestir
20:23cet argent
20:24récupéré
20:25des coupons
20:25et des maturités.
20:27Ça laisse en tout cas
20:28ça se fera
20:29dans des conditions
20:30qui vont être compliquées
20:31puisque Christine Lagarde
20:32a été relativement claire
20:33sur le fait
20:33qu'aucune mesure
20:35d'aide
20:36ne serait prise
20:37sans contrepartie
20:38et les contreparties
20:40on le sait
20:41elles sont
20:41sur la protection sociale
20:43et sur les retraites
20:44sujets qui sont
20:45hautement inflammatoires
20:47dans une période
20:48pré-campagne électorale
20:50et donc
20:50il est fort probable
20:52que la situation
20:53et que le spread
20:55reste à ce niveau actuel
20:55voire continue
20:56de s'écarter
20:58le temps qu'on ait
21:00ce type de mesures
21:01qui puissent être prises
21:02et donc
21:03au deuxième trimestre
21:042027.
21:04Et si d'ailleurs
21:06les mesures dont je parlais
21:07ne concerneraient pas
21:08forcément la France
21:09puisque là je suis
21:09complètement d'accord
21:10avec vous
21:10il est beaucoup plus probable
21:12dans un scénario
21:13de contagion
21:13à d'autres pays
21:14de voir aujourd'hui
21:14la Banque Centrale Européenne
21:16agir sur des pays
21:17qui ont des politiques
21:18budgétaires
21:19beaucoup plus tenables
21:20comme l'Italie
21:20que la France
21:22pour laquelle
21:24une action
21:24viendrait probablement
21:25avec des demandes
21:26de contreparties
21:27et encore une fois
21:27la situation politique
21:28actuelle
21:29rend les contreparties
21:31compliquées.
21:32C'est sûr
21:32on n'en est pas encore
21:33à ce risque
21:33de contagion
21:34mais si je pose la question
21:35c'est parce que
21:36on a aussi vu
21:38un euro dollar
21:39enfin un euro
21:40surtout
21:40qui a fortement baissé
21:42face au dollar
21:42sur les dernières semaines
21:43qui a perdu
21:44près de 1%
21:45Gabriel
21:46face au dollar
21:47et qui est revenu
21:48sur ses plus bas niveaux
21:49depuis mai 2025
21:51donc c'est là aussi
21:52peut-être
21:53qu'on commence
21:54à s'alerter
21:55surtout qu'on n'est pas
21:56le seul pays
21:57avec un calendrier
22:00politique à venir
22:00puisqu'il y a également
22:01l'Italie
22:02qui va avoir
22:03une élection
22:03l'Allemagne
22:04avec l'AFD
22:05l'Espagne
22:06avec des élections
22:07anticipées
22:07le 29 novembre
22:09donc c'est aussi ça
22:10peut-être
22:10qui pourrait faire
22:11que la baissée
22:12interviendrait
22:13sachant que
22:13vous le disiez
22:14le spread
22:14pourrait s'écarter
22:15on se rappelle
22:16qu'en 2022
22:17elle était intervenue
22:19avec l'Italie
22:20à un spread
22:20à peu près
22:21à 250 points de base
22:23donc on n'en est pas là
22:25Gabriel
22:25il nous reste
22:25quelques minutes
22:265 minutes
22:28pour nous dire
22:29ce que vous regardez
22:30d'autres
22:30on a déjà
22:31parlé de pas mal
22:32de sujets
22:34pour la fin d'année
22:35mais peut-être
22:35un mot aussi
22:36des autres matières
22:38premières que le pétrole
22:39je pense à l'or
22:39notamment
22:40comment vous voyez
22:41l'or
22:42chez Neuflis OBC
22:44donc
22:45sur une période
22:45aujourd'hui
22:46donc où on a eu
22:47une correction
22:47sur les dernières semaines
22:48qui a été
22:49relativement
22:49importante
22:50du métal jaune
22:51donc c'est
22:52pour nous
22:53une zone
22:53d'opportunité
22:54dès lors qu'on est
22:54un investisseur
22:55de moyen long terme
22:57notre vision
22:58est qu'à court terme
22:59on peut corriger
23:00davantage
23:01sur l'or
23:02mais qu'on est déjà
23:03revenu sur des niveaux
23:04dans un contexte
23:05d'inflation
23:06dont on a parlé
23:06qui sont intéressants
23:08et ça doit faire partie
23:09d'un portefeuille
23:10d'épargne
23:11donc c'est un bon
23:12point d'entrée
23:14je ne le qualifierais
23:15pas de bon
23:15on reste sur
23:16un déniveau élevé
23:18mais c'est un point
23:19d'entrée correcte
23:20dans le cadre
23:20de la constitution
23:21d'une poche d'or
23:22dans son portefeuille
23:23on peut mettre
23:25un premier ticket
23:25tout à fait
23:26sur les niveaux actuels
23:28mais toujours penser
23:29à étaler
23:29étant donné qu'on reste
23:30sur des niveaux élevés
23:31donc ça c'est un
23:32premier point
23:33plus spéculatif
23:35on peut considérer
23:36l'argent
23:37également
23:39et pour revenir
23:41sur un aspect
23:42qui a été assez
23:44impacté
23:44ces derniers mois
23:45la poche obligataire
23:47des portefeuilles
23:48j'en discutais
23:49avec certains autres
23:49investisseurs
23:50qui voient les taux
23:50aller beaucoup plus haut
23:51que ce qu'on a vu
23:52aujourd'hui
23:52et donc qui sont
23:52plutôt bériches
23:54nous de notre côté
23:54on estime qu'on est
23:55sur des niveaux
23:56de portage
23:56qui sont tout à fait
23:57acceptables
23:57pour une poche défensive
23:58des portefeuilles
24:00sur de l'obligataire
24:01sans aller chercher
24:02beaucoup de risques
24:02de crédit
24:02puisque les spreads
24:04ne sont pas suffisamment
24:05rémunérés à notre goût
24:07sur de la dette souveraine
24:08sur de la dette corporelle
24:09bien notée
24:10bien financée
24:11et sur de la dette émergente
24:12on a de belles opportunités
24:14en ce moment
24:14et du côté des actions
24:16en termes de thématiques
24:17d'investissement
24:18donc on a parlé
24:19de la tech
24:19et de l'IA
24:20et de la défense
24:21est-ce qu'il y en a d'autres
24:22que vous regardez ?
24:23Sur la tech
24:24donc on est très exposé
24:25et on arrive plutôt
24:26sur nos niveaux cibles
24:27donc on ne recommanderait
24:28pas de renforcer
24:29plutôt même de
24:30prendre des profits
24:31sur les niveaux actuels
24:33la défense
24:34on en a parlé
24:34c'est une belle opportunité
24:36je pense à la santé
24:37également
24:37qui subit un coût du capital
24:39en particulier sur les biotech
24:40qui est élevé
24:41mais du côté des pharmaceutiques
24:43on a de belles opportunités
24:44selon nous
24:46l'industrie
24:46que ce soit aux Etats-Unis
24:48mais surtout en Europe
24:50là-dessus
24:51et du côté de la Chine
24:52de façon un peu plus générale
24:54on arrive sur des niveaux
24:55qu'on estime attractifs
24:57et chez UBPAM
24:58pareil
24:59vos commentaires
25:00sur les domaines
25:02d'investissement
25:03les thématiques
25:04d'investissement
25:05qui vous drive
25:06pour la fin d'année
25:07mais évidemment aussi
25:08pour 2027
25:09et puis pour le futur
25:10Benjamin
25:10alors je vais rebondir
25:11sur l'or
25:12parce que c'est aussi
25:12une classe d'actifs
25:14qui était chère
25:15à la maison UBP
25:16dans ses investissements
25:18notamment l'année dernière
25:18on avait une vue
25:20très positive
25:20sur l'or
25:21qui avait très bien fonctionné
25:22on avait réduit
25:22d'ailleurs cette vue
25:23au courant de l'année 2026
25:25du fait de plusieurs facteurs
25:26notamment le niveau des taux
25:27qui à un moment donné
25:28devenaient problématique
25:29pour soutenir la dynamique
25:31et également des problématiques
25:32de flux
25:33au niveau des achats
25:34de bandes centrales
25:35et des flux de marché
25:35qui devenaient moins favorables
25:36donc c'est une vue
25:37qui avait été réduite
25:39au cours de l'année
25:40donc on reste
25:41là on se rejoint
25:43positif sur l'or
25:44à horizon moyen
25:46long terme
25:48sur les niveaux
25:49qu'on traverse actuellement
25:50mais avec effectivement
25:51une conviction
25:51un petit peu réduite
25:52de court terme
25:52du fait d'un certain nombre
25:54de facteurs techniques
25:55qui sont moins favorables
25:57alors
25:58sur les marchés à action
26:00je partage avec vous
26:01une statistique
26:02qu'on a faite chez UBP
26:03que je trouve intéressante
26:04alors
26:04il convient toujours
26:05dans ces cas-là
26:06de dire
26:06que les performances passées
26:07ne présagent pas
26:08des performances futures
26:09évidemment
26:10mais on a regardé
26:11le comportement
26:12des marchés à action
26:12au niveau américain
26:13sur le S&P
26:14évidemment
26:14le plus grand marché mondial
26:16dans les six mois
26:18et les années calendaires
26:19qui suivent
26:19les élections de mid-term
26:20et les statistiques
26:21sont assez impressionnantes
26:23dans la mesure
26:23où on a des performances
26:24de l'ordre de 15 à 20%
26:25que ce soit à horizon six mois
26:27et pour l'année calendaire
26:28qui suivent les mid-term
26:30depuis
26:31en regardant des statistiques
26:32depuis les années 50
26:33et les occurrences
26:35de performances positives
26:36sont excessivement élevées
26:37c'est-à-dire qu'on est
26:38à 90%
26:39quasiment
26:40dans les six mois
26:41qui suivent les mid-term
26:42et à 100%
26:43pour les années calendaires
26:44qui suivent les mid-term
26:45ce qui est intéressant
26:47c'est que quand on regarde
26:48ces mêmes statistiques
26:49avant les mid-terms
26:50on constatait justement
26:51que les performances
26:52ont tendance à être
26:53plutôt mauvaises
26:55dans la période
26:56qui arrive au mid-term
26:57c'est-à-dire de janvier
26:57à août-septembre
26:58et dans les trois mois
27:00précédant les mid-terms
27:01donc c'est vrai
27:01que c'est quelque chose
27:01finalement qu'on est en train
27:03de constater
27:03puisque les performances
27:04avaient été très bonnes
27:05jusqu'au mois de juin
27:07mais se deviennent plus compliquées
27:08depuis le mois de juillet
27:10donc voilà
27:11est-ce que ce facteur historique
27:12va se vérifier
27:14on le verra
27:15mais en tout cas
27:15si on regarde l'historique
27:17c'est vrai que ça paraît
27:18être un bon moment
27:18une fois que peut-être
27:20que ces publications
27:21seront passées
27:21si elles sont rassurantes
27:22et que les mid-terms
27:23seront derrière nous
27:23pour reprendre du risque
27:25action dans les portefeuilles
27:26Seul l'avenir nous le dira
27:28et un avenir globalement proche
27:30merci beaucoup messieurs
27:31Benjamin Shapiro
27:32CEO de UBPM France
27:34et Gabriel Caraboulade
27:35directeur adjoint
27:36des investissements
27:37de Neufis OBC
27:38merci à tous les deux
27:40d'avoir été sur ce plateau
27:42merci à vous
27:42de nous avoir suivis
27:44demain
27:44on regardera les résultats
27:46de Schneider Electric
27:48entre autres
27:50et puis on se retrouve
27:51demain à midi et demi
27:53pour débriefer de tout ça
27:54sur Bsmart
27:55Sous-titrage Société Radio-Canada
28:00Sous-titrage Société Radio-Canada
28:03Sous-titrage Société Radio-Canada
28:04Sous-titrage Société Radio-Canada