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Vendredi 16 octobre 2026, retrouvez Laïla Mamou (directrice de l’engagement citoyen, Crédit Agricole Personal Finance & Mobility) et Kévin Blum (responsable santé et prévoyance, Mercer Marsh Benefits France) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans Smart Job, votre rendez-vous emploi RH management, débat, analyse, expertise et
00:14vos rubriques habituelles.
00:15Bien dans son job, on s'intéresse à une étude passionnante sur les risques identifiés par les professionnels en France
00:21et dans le monde d'ailleurs.
00:22On reviendra avec Kevin Blou, responsable département santé et prévoyance chez Mercer Marche Bénéfix France sur ce quatrième baromètre, quatrième
00:31étude sur les angoisses des collaborateurs.
00:35On fera le point avec lui dans quelques instants.
00:37Le cercle RH, c'est un grand entretien, les jeunes prêts à entrer dans la vie professionnelle.
00:42Évidemment, c'est un sujet qui est au cœur de l'actualité.
00:44Vu le contexte actuel, les lycéens, les étudiants, les parents d'élèves qui défilent depuis plusieurs semaines dans les rues.
00:51On en parlera avec Laila Mamou, directrice engagement citoyen au Crédit Agricole, Personal Finance et Mobility et présidente de 4Youth.
00:58Et 4Youth qui d'ailleurs dévoile une étude, une photographie de la jeunesse française, leurs attentes, le regard qu'ils
01:05portent sur le monde de l'entreprise.
01:06On fera le point avec elle dans un sujet évidemment au cœur de l'actualité.
01:11Voilà le programme tout de suite, c'est bien dans son job.
01:26Bien dans son job pour s'intéresser aux risques humains.
01:29Alors le mot est un peu anxiogène, mais c'est de ça dont on va parler dans quelques instants.
01:34Les risques humains, les angoisses des collaborateurs, comment sont-elles classées, quels sont les sujets ?
01:38On en parle avec vous, Kevin Blum, ravi de vous accueillir.
01:42Responsable département santé, prévoyance, Mercer, Marche, Bénéfices, France, le titre est long.
01:48Quatrième édition de ce rapport, ce qui permet d'avoir un tableau de bord.
01:51Rapport Monde, vous interrogez des RH dans le monde entier, puis évidemment des RH et des responsables en France.
01:58Il y a quoi ? Il y a une concomitance sur les angoisses mondiales et françaises ?
02:02Il y a des petites différences ?
02:03Il y a des petites différences, effectivement.
02:05On a une étude qui a été faite sur 26 pays et qui regroupe 4500 répondants, aussi bien DRH que
02:11Risk Manager.
02:12Et on s'aperçoit effectivement que dans le monde, on va avoir plutôt des angoisses au niveau de l'IA
02:19et de tout ce qui est lié au cyberattaque, qu'on va retrouver un petit peu en France,
02:24mais ce n'est pas ce qu'on va retrouver en priorité.
02:26Pas en leader ?
02:27Pas en leader.
02:28Troisième position, je crois.
02:29Exactement.
02:30Revenons à la France. Le monde, c'est les cyber et l'IA, l'angoisse des risques-attaques et des
02:36dirigeants,
02:37la pénurie de talents, on va y revenir, dans le monde, la sécurité financière des salariés,
02:42la santé mentale et la santé au travail, qui renvoie évidemment au RPS,
02:47et puis la complexité croissante des régimes de protection et des avantages, ça c'est pour le monde.
02:51Exactement.
02:51En France, le 1, ce n'est pas l'IA, c'est la pénurie de main-d'oeuvre.
02:56Exactement. Donc il y a de plus en plus d'entreprises en France qui ont cette crainte aujourd'hui autour
03:02du marché du travail,
03:04sur la pénurie de talents, clairement, ce qui amène en fait les points 2 et 4,
03:10qui sont ensuite sur les conditions de travail dangereuses et sur la détérioration liée à la santé mentale.
03:17Donc on s'aperçoit que les employeurs ont peur de ne plus pouvoir recruter de nouveaux talents,
03:23et en contrepartie, ils ont aussi peur du coup de perdre leurs talents sur des enjeux de sécurité et de
03:29bien-être mental.
03:30Et d'épuisement professionnel pour certains.
03:32Et d'épuisement professionnel.
03:33Donc on voit quand même qu'il y a un focus particulier sur le modèle français,
03:37puisqu'on voit qu'au côté monde, ce n'est pas tout à fait les mêmes items qui ressortent.
03:42On voit que la France, dans son modèle, est en difficulté.
03:47Elle doit se réformer.
03:48En tout cas, les entreprises françaises doivent repenser la manière dont ils accueillent les collaborateurs
03:52et dont ils les font évoluer dans l'entreprise ?
03:54Le système politique et économique aussi favorise ça, a favorisé.
03:59Quand vous prenez les Etats-Unis ou l'Asie, les entreprises aujourd'hui sont prévenantes et doivent l'être,
04:06puisque l'État est moins présent pour la santé des gens.
04:09Ce qui est moins le cas en France, avec une sécurité sociale qui était très forte.
04:13Qui est mal en point, la Sécu.
04:14Et qui est mal en point.
04:15On voit bien que le transfert aussi, sécurité sociale, sur notamment l'assurance maladie,
04:21remet aujourd'hui l'entreprise comme acteur de la santé des gens.
04:25Il y a dix ans, vous seriez venu sur ce plateau dans l'émission Smart Job,
04:28on n'aurait jamais utilisé l'item de l'IA et l'item de la santé mentale.
04:33C'est deux items qui prennent une place prépondérante dans la vie quotidienne des collaborateurs
04:37et dont, je dis dix ans, il y a cinq ans, on ne parlait pas.
04:40C'est absolument incroyable.
04:42Oui, c'est sûr.
04:44L'IA, effectivement, et les piratages sur les cinq dernières années n'ont fait que croître.
04:50Aujourd'hui, les DRH se posent énormément de questions sur la sécurité de leurs salariés aussi,
04:55parce qu'il y a un certain nombre d'informations qui passent par l'employeur.
05:00Et donc, du coup, tout ce qui va être notamment lié au bancaire pour les salariés
05:05va être une sécurité financière à mettre en œuvre aussi par rapport à toutes ces attaques
05:09qui sont nombreuses ces dernières années.
05:10L'IA vient transformer aussi l'organisation de l'entreprise.
05:15Mais vous, vous observez à travers cette photo qui est effectivement assez inquiétante
05:20d'inquiétude des dirigeants des risques et des DRH.
05:24C'est quoi les mesures pour essayer de limiter ou d'inverser la tendance ?
05:29On accompagne mieux, on écoute mieux, on prend le temps, on prend le soin pour faire à eux ?
05:34On est dans le care ?
05:35Alors oui, on est dans le care complètement.
05:37Aujourd'hui, on essaie de comprendre avant d'agir.
05:40Et c'est ce qu'on fait nous aussi chez Marche énormément.
05:43Chaque entreprise, un secteur d'activité a des différences aussi dans sa répartition nationale.
05:49Donc on essaye de comprendre les pathologies, on essaye de comprendre les peurs.
05:53Et ça, on l'a grâce aussi à nos contrats frais de santé, prévoyance notamment.
05:58Et donc, ça nous permet d'aider l'employeur à savoir s'il doit agir sur le risque mental
06:02ou sur le trouble musculo-squelettique.
06:05Donc ça veut dire aujourd'hui qu'il y a des trous dans la raquette.
06:07C'est un mot que je n'aime pas utiliser.
06:09Mais on voit que l'entreprise française, dans son mode très vertical,
06:12est plus tout à fait adaptée aux attentes des salariés.
06:15C'est ce qu'on voit finalement à travers les enjeux de santé mentale.
06:17En tout cas, elle doit se réinventer parce qu'elle est seule et désarmée.
06:20Donc aujourd'hui, l'idée, c'est de s'armer.
06:22C'est d'armer l'employeur pour justement agir de la bonne manière pour ses salariés
06:27en fonction de leurs craintes.
06:29On ne l'a pas évoqué, mais il y a un sujet qui monte aussi
06:31et qui était extrêmement prégnant au canicule oblige.
06:35C'est les enjeux de développement durable, je dirais plus largement d'écologie,
06:40développement durable.
06:41Ça aussi, je dirais que ça prend une place de plus en plus importante
06:44lorsqu'on interroge les salariés.
06:47Oui, oui.
06:48En fait, tout revient sur l'image de Marc aussi de son employeur.
06:51Je disais tout à l'heure que le marché de l'emploi est très tendu en France.
06:56Les employeurs, eux, ont compris qu'il fallait travailler sa marque employeur
07:01pour garder ses talents.
07:02Donc la notion de RSE rentre tout à fait dans ce qu'attendent les salariés.
07:07Avant de nous quitter, Kevin Blum, on ne va pas répondre à la question en 10 secondes,
07:10c'est ce qui nous reste comme temps, mais c'est l'entreprise qui est malade
07:13ou ce sont les salariés qui ont des troubles de santé mentale ?
07:15On a un sentiment que les deux ne sont pas en forme.
07:17Moi, je dirais que c'est d'abord l'État qui est malade
07:20et du coup l'entreprise qui maintenant met une petite polaire pour attaquer le froid.
07:24Oui, d'accord, et qui est obligé finalement d'endosser la polaire
07:26qu'aurait dû porter l'État.
07:29Merci, Kevin Blum.
07:30Étude passionnante à la fois Monde,
07:32plus de 4500 personnes répondant au niveau Monde
07:36et puis une étude sur la France
07:37qui permet d'avoir une photo assez précise
07:39et qui peut vous accompagner évidemment dans des choix stratégiques.
07:42Merci de nous avoir rendu visite.
07:43Vous êtes en charge, je redonne votre titre,
07:45qui est très long, responsable département santé prévoyance.
07:47Mercer Marche Benefits France.
07:49C'est un plaisir de vous accueillir.
07:51On tourne une page et on se tourne vers l'actualité.
07:53Tiens, on parle santé mentale,
07:55on parle beaucoup de santé mentale des jeunes.
07:56Ils manifestent, ils sont dans la rue.
07:58J'accueille dans un grand entretien l'Aïla Mamou.
08:01Elle est à la fois une des dirigeantes du Crier-Ricol
08:03et en même temps, elle porte à travers The Youth
08:06une étude passionnante sur la jeunesse.
08:07On va en parler de cette jeunesse dans le CERCLE-RH
08:10et c'est un grand entretien justement pour essayer de comprendre
08:14ce qu'attendent les jeunes dans leur désir d'intégrer ou pas l'entreprise.
08:18C'est tout de suite et c'est le CERCLE-RH.
08:32Le CERCLE-RH est un grand entretien pour parler de la jeunesse.
08:36Alors, c'est vrai que depuis quelques semaines,
08:38on ne parle que d'elle, de cette jeunesse,
08:40une jeunesse qui est descendue dans la rue
08:43et qui descend dans la rue partout en France
08:46pour dénoncer des conditions médiocres dans les lycées
08:50avec une jeunesse d'ailleurs relayée depuis quelques jours
08:53par les étudiants des universités, par des parents d'élèves.
08:56Cette jeunesse, on en parle avec vous, Laila Mamou.
08:58Ravi de vous accueillir.
09:00Vous êtes directrice d'engagement citoyen au Crier-Agricol,
09:03Personal Finance and Mobility
09:05qui est présidente de Forius.
09:07On va revenir sur cette étude.
09:08Alors, j'ai envie de dire, elle tombe à point nommé, cette étude,
09:10puisqu'elle vient proposer une photographie de ces jeunes
09:14qui ont été interrogés
09:15sur la manière dont ils se perçoivent,
09:17la manière dont on les perçoit,
09:18la manière dont ils regardent l'entreprise et leur réussite sociale.
09:21Quelques mots sur vous.
09:22Je voudrais m'arrêter un instant,
09:24parce que ce n'est pas comme ça un titre de gloire.
09:27C'est un engagement profond d'un quart de siècle.
09:30Auteur de Leader en conscience, édition le matin,
09:34Laila Mamou avec Younes Bellatif.
09:36C'est votre dernier livre.
09:38Et puis cet engagement de 25 ans, il dit quoi de vous, Laila Mamou ?
09:43Eh bien, il dit que quand on a eu la chance
09:46de pouvoir émerger d'une famille modeste,
09:52eh bien, on n'a pas juste ce devoir de...
09:55Cette envie, en tout cas, juste de savourer.
09:57On ne peut pas la savourer seule.
09:59Quand on a eu la chance de tomber sur des personnes
10:01qui nous ont guidées,
10:02des parents qui ont fait ce qu'il fallait,
10:05eh bien, c'est aussi à notre tour de tendre la main
10:07à ceux qui n'ont pas eu cette chance.
10:09Et donc, pour moi, c'est ça qui m'a toujours...
10:11Moi, c'est rendre.
10:12Et ça fait 25 ans, mon credo,
10:14c'est si on ne s'occupe pas de la jeunesse,
10:16elle viendra s'occuper de nous.
10:17Ce qu'elle fait.
10:18Voilà.
10:19Et voilà, ça fait 25 ans que je suis sur le terrain
10:23à côté de mes fonctions de dirigeante.
10:26D'ailleurs, j'ai beaucoup utilisé ma position de dirigeante
10:29pour aller faire du plaidoyer et porter des actions.
10:33En fait, l'idée, c'est quand on a eu la chance de réussir,
10:37et vous allez voir que la notion de réussite de ma génération
10:40n'est pas celle de la génération, en tout cas,
10:43que nous avons étudiée.
10:46L'égine n'a pas n'importe quel prix.
10:47Absolument.
10:48Eh bien, justement, c'est de pouvoir aller vers ces jeunes
10:51et leur dire, si moi, je suis arrivée,
10:53vous pouvez y arriver.
10:55Alors, ce n'est pas juste des belles paroles,
10:56c'est des actions.
10:57Ces 25 ans de terrain,
10:59ces 25 ans à aller dans le monde rural,
11:02que ce soit en France ou au Maroc, d'ailleurs,
11:04puisque j'ai commencé mon combat à commencer en France,
11:08au Maroc,
11:08et quand je suis arrivée il y a 8 ans,
11:10j'ai juste trouvé naturel de le continuer.
11:15Fonds de dotation For Youth,
11:16il faut le préciser, c'est intéressant,
11:18parce qu'il est intimement lié au crédit agricole.
11:2125 ans, quand vous créez,
11:23quand vous créez ce fonds de dotation,
11:25c'est quoi l'esprit ?
11:26Parce que, d'abord, le crédit agricole est une banque,
11:27on le sait.
11:28Banque de détails, banque de finances.
11:31Comment on place For Youth dans le...
11:34Alors, moi, j'ai d'abord un background financier,
11:37donc j'ai d'abord été dirigeante pendant 20 ans CEO.
11:40C'est OK, à un moment, je me dis,
11:42OK, mais si je reste encore CEO,
11:43ça ne va rien m'apporter à moi, personnellement.
11:46J'ai la chance d'être dans un groupe
11:47qui porte des valeurs exceptionnelles.
11:50Et donc, quand j'ai proposé qu'on crée
11:52ce fonds de dotation pour les jeunes,
11:55je vais me dire les jeunesses,
11:56parce qu'en fait, on ne peut pas mettre la jeunesse...
11:58Entièrement.
11:59Voilà, elle est vraiment plurielle.
12:01C'est une des questions, une jeunesse ou des jeunesses ?
12:03Ce sont des jeunesses.
12:03Ce sont des jeunesses, avec des particularités,
12:06avec des spécificités,
12:07mais quand même avec une seule envie
12:11qu'on retrouve partout,
12:12qui transcende toutes les couches sociales.
12:15C'est cette demande de respect,
12:17cette envie d'être écoutée,
12:19cette envie d'exister.
12:21Et donc, ce fonds de dotation,
12:22il a pour but, un, de positionner le crédit agricole
12:25comme étant une banque qui fait attention,
12:28justement, à ses jeunesses,
12:31à travers des actions concrètes.
12:33Un fonds de dotation, c'est des moyens,
12:35c'est des actions, c'est de l'impact.
12:37Nous avons accompagné, maintenant, ça fait 3 ans,
12:405 000 jeunes.
12:41Ils sont référencés.
12:42Nous avons des sorties positives vers l'emploi,
12:45ce que nous mesurons.
12:46Nous avons des sorties positives vers la classe supérieure.
12:48Et donc, c'est un fonds qui est vraiment porté
12:52par des actions très précises.
12:54On n'a pas voulu rester uniquement cantonnés à
12:57« je mets des fonds, je fais une action,
12:59je mesure de l'impact ».
13:00On s'est dit, à notre échelle,
13:02puisque nous sommes une banque universelle,
13:05nous avons la chance d'être en contact
13:06avec tout l'écosystème,
13:09eh bien, sortons de notre périmètre de banque
13:13et allons voir ce qui se passe
13:16avec tout l'écosystème.
13:17Nous voulons engager tout l'écosystème dans cette cause.
13:19C'est original, venant d'une banque.
13:21Absolument, absolument.
13:22Qui sort son cœur de métier.
13:24Absolument.
13:24C'est pour ça que je suis aussi sortie
13:26de mon poste précédent,
13:30où je dirigeais Saufinco,
13:31pour pouvoir me consacrer à cette cause.
13:34Et je m'y consacre avec un background de dirigeant
13:37en se disant, on ne fait pas de la philanthropie.
13:39On fait ça parce que ça fait partie
13:42de l'ADN de l'entreprise et de sa stratégie.
13:45J'y vois, et on va revenir sur l'étude dans le détail,
13:47parce qu'on voit une jeunesse
13:48avec un décalage de regard
13:49entre le monde des boomers, des adultes,
13:52qui ont un point de vue très négatif sur la jeunesse.
13:55La jeunesse, elle la trouve paresseuse.
13:57Alors que la jeunesse se trouve passionnée,
14:00engagée et stressée.
14:02Mais on y voit dans votre discours tout de même
14:04une certaine angoisse existentielle
14:05de se dire, attention,
14:07à force de ne pas regarder cette jeunesse,
14:09un jour elle va entrer dans l'entreprise,
14:11elle va prendre pied dans l'entreprise
14:13et on va avoir des difficultés.
14:15Est-ce qu'il y avait comme ça
14:15cette angoisse un peu sous-jacente ?
14:17Il y avait ce questionnement.
14:19Parce qu'aujourd'hui,
14:20le seul endroit où il y a une réelle mixité sociale,
14:23il est où ?
14:24Il est dans l'entreprise.
14:25C'est vrai.
14:26Il n'est plus dans l'école,
14:27il n'est plus dans les quartiers.
14:28Tout est cloisonné.
14:31Et le seul endroit où tout le monde
14:33est là, tout le monde doit vivre ensemble,
14:35ça reste quand même l'entreprise.
14:36Et donc, cette idée d'enquête
14:40que nous avons faite auprès de la voix des jeunes,
14:42c'était quoi l'objectif ?
14:43C'était de se dire,
14:44ok, nous, on pense des choses sur les jeunes,
14:47on a notre avis.
14:48On a nos biais.
14:49On a nos biais.
14:51C'est réel, c'est pas réel.
14:53Moi, j'ai lu plein plein d'études
14:55en me disant, bon, je vais me baser sur des études,
14:57il y en a plein,
14:58c'est pas la peine d'en rajouter une.
15:00Et en fait, je me suis dit,
15:01on va adopter une autre méthode.
15:03On est allé écouter 85 jeunes,
15:06qui viennent de 37 villes différentes de France.
15:09Et on a toutes les couches,
15:12tous les panels.
15:12On a les accidentés de la vie,
15:16ceux qui ont fait des études brillantes,
15:17on a l'handicap, l'handicap,
15:19on a les jeunes de l'ASE,
15:20on a tout.
15:21Le monde rural, les banlieues.
15:23Et en fait, on n'aura pas posé de questions.
15:25On aura juste dit,
15:26c'est quoi la réussite pour vous ?
15:28On ne voulait pas venir avec un questionnaire,
15:30parce que quand on fait un questionnaire,
15:32on guide la réponse.
15:33La réussite, c'est quand même très intéressant.
15:35Vous démarrez par le sujet important,
15:36c'est pas à n'importe quel prix.
15:38Voilà, on dit,
15:38c'est quoi la réussite pour vous ?
15:40Je ne m'attendais pas au résultat.
15:41Je me suis dit,
15:42on va poser les questions.
15:43C'est quoi la réussite ?
15:44C'est quoi le travail ?
15:45Comment vous voyez le monde du travail ?
15:47En fait, on est allé les questionner
15:48sur la façon dont ils nous regardent.
15:50Et quand on leur parle de réussite,
15:52contrairement à ma génération,
15:54où la réussite,
15:54il fallait être PDG,
15:56avoir un salaire,
15:58un gros salaire,
15:59avoir une existence sociale
16:01qui était liée au poste,
16:04aujourd'hui, les jeunes,
16:05ce qui est marrant,
16:06c'est que dans les 40% des réponses,
16:08des premières réponses,
16:10c'est tout ce qui est immatériel.
16:12Ils veulent de la famille,
16:14ils veulent avoir des amis,
16:15ils veulent avoir de la passion,
16:17ils veulent être libres.
16:18À un côté,
16:19il y a le côté matériel.
16:20Et ce qui est étonnant,
16:21dans ce côté matériel,
16:22les jeunes, ils se disent,
16:23« Et finalement,
16:25quelle que soit la réussite de nos parents,
16:28on n'a pas envie de faire comme eux. »
16:29C'est ça.
16:30« Qu'ils aient réussi. »
16:32Et que ça leur a coûté trop
16:33en termes de...
16:34Avec le sacrifice qui va...
16:35Voilà.
16:36Et ceux qui sont dans des familles modestes,
16:39ils disent,
16:39« Mais moi, j'ai vu mes parents galérer
16:4115, 20 ans dans la même entreprise
16:43pour avoir 50 euros d'augmentation
16:45tous les 3 ans. »
16:46Et en fait,
16:46c'est ce modèle-là
16:47qui est en train de changer.
16:49Juste ce petit témoignage.
16:50On a une projection de réussir sa vie
16:52en gagnant de l'argent,
16:52en devenant PDG cadre,
16:54mais c'est s'engager pour des causes,
16:56partir dans des métiers passionnés,
16:58passionnants,
16:59aller au-delà des idées préconçues.
17:01C'est ce que nous dit Sofiane,
17:02qui est étudiant,
17:03fait partie des 85 interrogés.
17:05Quand même,
17:06ça pose une question
17:06à la dirigeante que vous êtes.
17:08C'est-à-dire que vous recevez
17:09cette photographie,
17:10ce bruit de fond,
17:11et en même temps,
17:12vous avez des dirigeants,
17:14quand même,
17:15qui vous disent aujourd'hui,
17:17« Comment je fais
17:17pour intégrer cette jeunesse ? »
17:19Et on a le sentiment
17:20d'être sur une ligne de crête.
17:22Il y a une sorte d'inquiétude
17:23des deux côtés.
17:24Absolument.
17:24Elle est vraiment des deux côtés,
17:27confirmée par l'étude quantique
17:28qu'on a fait encore
17:29auprès de 3000,
17:30parce que ce que nous ont dit
17:31les 85,
17:32on a quand même voulu
17:33aller le vérifier.
17:34Et donc,
17:34ça s'est confirmé.
17:35On a vraiment...
17:36Et ce qui s'est confirmé,
17:38c'est un peu ce que vous disiez
17:40au début,
17:41c'est pas nous
17:42qui portons un avis
17:44sur ces jeunes
17:45comme quoi ils sont
17:47paresseux.
17:48C'est eux qui se disent,
17:50« Moi, je ne me sens pas paresseux. »
17:53Et on me regarde.
17:5475% des jeunes disent,
17:57mais finalement,
17:57les adultes,
17:58ils nous regardent
17:59comme paresseux.
18:00Donc en fait,
18:00on leur a posé la question à eux
18:02et on leur a dit,
18:03« Mais comment est-ce que
18:04la société vous regarde ? »
18:06Mais quand on parle aux adultes,
18:07ils ne vont pas vous dire,
18:08« Mais moi, je les vois. »
18:10Et donc en fait,
18:11quand vous mélangez
18:12deux perceptions,
18:13vous imaginez un peu
18:14le bazar que ça fait
18:15et surtout l'écart.
18:17Et c'est pour ça
18:17que cette étude,
18:18elle parle surtout
18:20d'un malentendu.
18:21Il y a un écart
18:22qu'il faut traiter.
18:23Il y a un écart de perception
18:24qu'il faut traiter.
18:25Mais c'est une photo.
18:28La voie de la jeunesse,
18:29c'est une photographie
18:30très riche,
18:30très puissante.
18:31Comment on la traite,
18:32vous qui analysez
18:33et auscultez ce sujet ?
18:34Vous avez été dirigeante
18:36et vous l'êtes toujours
18:37en votre fort intérieur.
18:39Comment on traite ce sujet ?
18:40Comment on fait ?
18:41Alors,
18:42l'entreprise a un rôle,
18:45a une obligation
18:46par rapport à cette question.
18:47Et je parle en tant que,
18:49par rapport à mon expérience,
18:52personnellement,
18:52les actions
18:53que j'ai mises en place
18:56et qui ont vraiment
18:57eu de la résonance,
18:59c'est quand on recrute quelqu'un,
19:01on lui explique
19:01pourquoi il est là.
19:02c'est important de savoir
19:04pourquoi je dois rentrer
19:05dans cette entreprise.
19:05Pourquoi on a besoin de lui ?
19:06Pourquoi j'ai besoin de lui ?
19:08Pourquoi ça fait sens pour moi,
19:10entreprise,
19:11de recruter cette personne ?
19:12Il faut que le deal
19:13soit gagnant-gagnant.
19:15Quand je recrute,
19:16il ne faut pas être
19:17en position haute.
19:19C'est ça qui est important.
19:20On est...
19:21C'est-à-dire,
19:21j'offre un poste,
19:24mais la personne
19:25m'offre aussi
19:25sa curiosité,
19:27elle va m'apporter,
19:28voilà,
19:29elle va m'apporter
19:29son côté innovant
19:31et ce qui a beaucoup marché...
19:33Je ne suis pas un pion
19:33qu'on déplace
19:34à la guise du RH
19:35ou du dirigeant,
19:36c'est ce que vous dites.
19:36Voilà.
19:37Et ce qui a beaucoup marché,
19:38je le teste encore
19:39avec le fonds de dotation,
19:41c'est une très très belle
19:41expérience pour moi,
19:43c'est de donner
19:44la possibilité aux jeunes
19:46de contribuer
19:47à la vie de l'entreprise.
19:48Quand vous vous êtes recruté,
19:50vous êtes un N-5,
19:51un N-6,
19:51c'est quand même de loin
19:52de là où ça se passe.
19:55Il faut le dire.
19:56Voilà, c'est comme ça.
19:57Oui,
19:58mais on peut travailler
19:59différemment.
20:01J'ai personnellement
20:01mis en place
20:02des comités jeunes.
20:03Ce n'est pas un truc cosmétique.
20:04Ce n'est pas un truc
20:05pour dire,
20:05regardez,
20:06je mets les jeunes
20:07dans un comité,
20:08je fais attention aux jeunes.
20:09Non.
20:09Ce n'est pas un gadget.
20:10Ce n'est pas une gadget.
20:11C'est un vrai comité.
20:13Le patron,
20:13il y siège
20:14tous les mois
20:15et avec un plan d'action,
20:17il écoute
20:18et regarde.
20:19D'abord,
20:19la sélection
20:20pour faire rentrer
20:21les jeunes dans ce comité.
20:22Il y a quand même
20:22une demande,
20:23une sélection,
20:24donc on ne convient pas.
20:24Avec un plan d'action.
20:25Et à la fin de l'année,
20:26il y a un bilan
20:28et les meilleurs,
20:29c'est une accélération
20:31dans leur carrière
20:33quand ils ont eu
20:34la chance
20:34de rentrer
20:35dans ce comité.
20:36Comme d'incubateurs
20:37aussi qui permettent
20:38d'ouvrir.
20:39Absolument.
20:40Comme Laila Mamou,
20:42leader en conscience,
20:43c'est votre livre,
20:43je le redis
20:44aux éditions du matin.
20:45On voit chez vous
20:46quand même
20:47cette vision
20:47au-delà du simple
20:48secteur bancaire
20:49de diriger l'entreprise
20:50et de faire du KPI,
20:52même si par ailleurs
20:52c'est très utile.
20:54Deux sujets émergent
20:55de l'étude.
20:56un sujet
20:56sur l'insertion
20:57des jeunes.
20:59Pas diplômés
21:00ou diplômés,
21:02il y a un problème
21:03et puis je lis
21:03très clairement
21:04que cette jeunesse
21:05est stressée.
21:06C'est le mot utilisé
21:07dans l'étude
21:07qui renvoie évidemment
21:09aux enjeux de santé mentale.
21:10D'abord sur l'insertion.
21:11On voit aujourd'hui
21:12des études dramatiques
21:13qui nous disent
21:13même les jeunes diplômés
21:15dans des grandes facs américaines
21:16qui mettaient 15 jours
21:17à trouver un emploi,
21:18aujourd'hui mettent 6 mois,
21:19un an à trouver un emploi.
21:21Enfin, je veux dire,
21:21ça génère quand même
21:23chez eux
21:24des angoisses terribles.
21:24C'est une réalité.
21:26C'est une réalité
21:26et les jeunes d'aujourd'hui
21:28ils sont face à cette angoisse.
21:29Un, il y a l'angoisse
21:30du premier poste
21:33et cette angoisse,
21:34vous savez,
21:35on a posé la question aux jeunes
21:36pour leur dire
21:37c'est quoi le...
21:39Qu'est-ce qui va vous permettre
21:40d'accéder à ce premier poste ?
21:42C'est les diplômes,
21:42c'est l'expérience.
21:43La première marche ?
21:44Première marche,
21:45c'est le réseau.
21:46Loin devant les diplômes,
21:48loin devant l'expérience.
21:50C'est quand même un...
21:51Et ça montre que ces jeunes-là,
21:53ils ont besoin
21:54qu'on leur prenne la main
21:56pour ouvrir la première porte.
21:58C'est ça qui fait
21:59qu'on va mettre 6 mois,
22:00un an.
22:00Après, il y a une réalité
22:02et elle va malheureusement
22:04s'accentuer,
22:05c'est que,
22:06eh bien,
22:07malgré qu'aujourd'hui
22:08on ait fait des bonnes études,
22:09ce qu'on peut appeler
22:10les bonnes études,
22:11il n'y a plus autant
22:13de débouchés.
22:14Et vous savez
22:14ce qu'on a découvert
22:15dans l'étude ?
22:16C'est que les jeunes
22:17à qui on a dit
22:18il faut faire,
22:19c'est ce qu'eux,
22:20ils disent,
22:20faire un bac plus 2
22:21parce qu'avec un bac plus 2
22:22vous allez être opérationnel,
22:23vous savez.
22:24Il y a tellement
22:25de master 1,
22:26master 2 sur le marché
22:27que finalement
22:28ils se font vite déclasser
22:29ces bacs plus 2.
22:30Ils disent,
22:31mais finalement,
22:31on a fait un choix
22:33court pour travailler,
22:34être rentable,
22:35enfin,
22:35gagner notre vie
22:36et finalement,
22:37on se fait encore déclasser
22:39par...
22:39Il y a une autre idée
22:40qui est parue,
22:41pardon de vous interrompre
22:42sur cette...
22:42Allez-y.
22:43C'est,
22:43les jeunes,
22:44qu'est-ce qu'ils nous disent aussi ?
22:46Changez votre manière
22:47de recruter,
22:48arrêtez de prendre
22:49toujours les mêmes profils,
22:51sortez du cadre.
22:52Une endogamie...
22:53Voilà,
22:53sortez du cadre.
22:54On en revient au sujet
22:55par les jeunes dans la rue,
22:57des lycées de cette Saint-Denis,
22:58des lycées même en province
23:00qui ont le sentiment
23:02d'être dans une forme
23:02de relégation sociale,
23:04ça c'est un sujet aussi
23:05que vous portez
23:06parce qu'ils parlent
23:06d'anxiété,
23:07je le dis,
23:07anxieux,
23:08parce qu'on évolue
23:09dans une société
23:10hyper anxiogène
23:11sur plein de plans,
23:12politiquement,
23:13sur le plan environnemental aussi,
23:14qui renvoie aux angoisses
23:15climatiques.
23:16Il y a une relégation sociale
23:18d'une partie de notre jeunesse ?
23:20En tout cas,
23:20ils la ressentent.
23:21Ils la ressentent.
23:22Et nous,
23:23nos entreprises,
23:25notre responsabilité,
23:25elle est où ?
23:26Elle est que
23:27dans nos processus
23:28de recrutement,
23:28on doit être très clair,
23:30on doit être transparent.
23:32Ce qu'on pourrait faire
23:34mieux encore,
23:35c'est que lorsqu'on reçoit
23:36pléthore de CV,
23:38au moins de répondre,
23:40au moins de dire non,
23:42au moins de dire,
23:44en plus on peut le faire
23:45avec l'IA,
23:46essayez d'améliorer ça
23:47sur votre CV,
23:48il passerait mieux ailleurs.
23:50Enfin,
23:50qu'on puisse avoir
23:51des jeunes qui me disent
23:53mais j'ai écrit
23:53100 fois,
23:54100 CV.
23:55On l'entend.
23:56sans réponse.
23:57Il n'y a pas
23:57une seule sortie
23:58que je fais
23:59où je ne reviens pas
24:00avec des CV
24:00entre des demandes
24:01de stage,
24:02d'alternance.
24:02Ce n'est pas possible.
24:03Il y a énormément
24:05de demandes
24:06et pas assez d'offres.
24:07Mais dirigeante que vous êtes,
24:09vous parlez avec
24:09d'autres dirigeants
24:10parce que vous êtes aussi
24:11une femme engagée,
24:12vous êtes une femme leader,
24:13vous êtes une femme inspirante
24:14d'une certaine manière
24:15parce que vous pouvez donner
24:16à ceux qui nous regardent
24:17l'envie de vous s'engager aussi.
24:19Il y a de ça chez vous.
24:21Quel conseil vous leur donnez
24:22à ces femmes et hommes
24:24aujourd'hui dirigeants
24:25qui n'ont pas
24:26un fonds de dotation
24:27qui s'occupe de la jeunesse
24:28en leur disant
24:28« N'ayez pas peur
24:30de cette jeunesse ? »
24:32En faisant très attention
24:33à ce que je veux dire
24:34parce que je n'aime pas
24:35me positionner
24:36en donneur de leçons.
24:37À travers votre expérience.
24:38Ce qui, moi,
24:39m'a aidée
24:40dans mon poste de dirigeant,
24:43c'est de rester toujours
24:44ancrée dans le terrain.
24:46Toujours de savoir
24:47ce qui se passe.
24:48Quand je vais dans un lycée,
24:49quand je rencontre des jeunes,
24:51quand je vais rencontrer
24:51un amphi,
24:52je sens ce qui se passe.
24:54Et ça nous aide
24:55à réfléchir même
24:56quand on travaille
24:57sur la vision
24:58de l'entreprise.
24:59Et c'est cet ancrage,
25:01c'est ne pas être déconnecté.
25:03Et en fait,
25:03ce qui se passe,
25:05ce malentendu,
25:06il y a aussi un peu
25:07de déconnexion
25:08des deux côtés.
25:10pour revenir au rôle
25:11de l'entreprise
25:12par rapport à ces jeunes,
25:14j'ai envie de partager,
25:16parce qu'on dit
25:18les jeunes,
25:19ils n'ont pas envie
25:19de travailler,
25:20etc.
25:20J'ai fait une expérience
25:21et franchement,
25:22j'y suis allée comme ça
25:23en disant,
25:24on va voir ce qu'elle va donner.
25:26Quand on a créé
25:27le fonds de dotation,
25:28j'ai dit,
25:28si on veut travailler
25:29pour les jeunes,
25:31il faut être capable
25:32de les écouter.
25:33Je ne peux pas,
25:34moi,
25:34à mon âge,
25:35venir penser
25:36à la place des jeunes.
25:38Donc,
25:38je peux impulser
25:39avec mon expérience,
25:41mais voilà.
25:42Eh bien,
25:42on est allé recruter
25:43des jeunes
25:44de l'extérieur
25:45qui connaissent
25:46le crédit agricole,
25:48qui sont engagés,
25:49qui ont moins de 30 ans
25:50et qui ont un cursus.
25:51J'ai dit,
25:52je veux travailler
25:52sur le monde rural,
25:53je veux un jeune
25:53qui vient du monde rural,
25:54je veux un jeune de banlieue,
25:56un porteur d'handicap.
25:59Et on a constitué
26:01un comité des jeunes.
26:03Qu'est-ce qu'il fait
26:03ce comité des jeunes ?
26:04D'abord,
26:04il travaille gratuitement
26:05pour nous.
26:06C'est important
26:06de le dire,
26:08gratuitement.
26:09Ils viennent tous les deux mois,
26:10ils passent
26:10toute une après-midi
26:12à nous challenger
26:13sur toutes les actions
26:13qu'on veut faire
26:14pour les jeunes.
26:15Ils nous disent ça
26:16à ce bullshit.
26:17Ça,
26:17si c'est vous qui le pensez,
26:18mais ce n'est pas de ça
26:19dont on a besoin.
26:20On a plutôt besoin de ça.
26:21Ils ont un siège
26:22au niveau du conseil
26:23d'administration,
26:24de la fondation,
26:25et ils viennent défendre
26:26les projets.
26:27Vous le faites remonter
26:28à un étage supérieur,
26:29c'est ce que vous nous dites ?
26:30Bien sûr.
26:30Vous avez peur
26:30sur les enjeux
26:32anxiogènes politiquement
26:33et sur le plan environnemental.
26:35À qui vous l'apportez ?
26:36Vous le déposez
26:36sur quel bureau de ministre ?
26:37Le Premier ministre ?
26:38D'accord.
26:39Non mais je...
26:40C'est un vrai programme ?
26:42Alors,
26:42le programme,
26:44merci de poser la question,
26:45parce qu'en fait,
26:46cette étude,
26:47quand on l'a faite,
26:47ce n'était pas juste
26:48pour faire une émidi
26:49de la mettre dans un témoin,
26:50on a ce qu'on appelle
26:52maintenant la post-étude,
26:53c'est quoi ?
26:53C'est qu'on a pris
26:54trois, quatre thèmes.
26:55La mobilité, par exemple,
26:56puisque nous,
26:57on a ces grands projets
26:58en zone rurale
26:59et pas seulement.
26:59Eh bien,
26:59la première fois,
27:00nous avons monté
27:01un atelier,
27:02la semaine dernière,
27:04avec 50 participants,
27:05et ces participants
27:06viennent de tout
27:07l'écosystème de l'automobile.
27:09Les assureurs,
27:10les associations,
27:11les entreprises privées,
27:12les constructeurs,
27:13les importateurs,
27:1450 personnes,
27:16où on a passé
27:16l'après-midi
27:17à se dire,
27:18OK,
27:19réfléchissons tous,
27:20mettons,
27:20en fait,
27:21c'est ça,
27:22ce qui est intéressant
27:23dans ce qu'on a fait,
27:24c'est de se dire,
27:25le jeune,
27:26il est au milieu.
27:27Et comment on lui permet ?
27:28On travaille pour le jeune,
27:29on n'est pas là
27:30en train de tirer la couverture.
27:31Ce jeune-là,
27:33comment nous,
27:33l'écosystème,
27:34on va régler son problème
27:35de mobilité ?
27:36Il y a une première idée.
27:37Avec tous les acteurs,
27:38c'est-à-dire les assureurs,
27:41les transporteurs.
27:41C'est bien beau de dire,
27:43ah oui,
27:43mais sortez-nous
27:45un leasing solidaire.
27:46OK,
27:46mais qui va le payer ?
27:48Sortez-nous
27:49un produit pas cher.
27:50OK,
27:50l'assurance,
27:50qui va la payer
27:51pour un jeune
27:52qui n'a pas de garantie,
27:53etc.
27:54Qui va payer le permis ?
27:55Qui va payer le permis ?
27:56Qui va payer le premier véhicule ?
27:59Tout ça,
28:00eh bien,
28:01il y a des...
28:01Alors,
28:02ce qui est intéressant,
28:02c'est que moi,
28:02je pensais qu'avec un atelier,
28:04on allait arriver.
28:05Eh bien non,
28:06parce que finalement,
28:07il y a eu tellement d'idées
28:08que cet atelier
28:09va donner lieu
28:10à plusieurs micro-ateliers
28:12dans lesquels
28:125-6 personnes
28:13vont prendre un sujet
28:14et là,
28:15on va arriver avec notre manifeste
28:16pour faire bouger les choses.
28:17Il ne m'avait pas répondu,
28:18mais tout ça va peut-être
28:19finir par atterrir
28:20sur le bureau du Premier ministre
28:22dans la période
28:23dans laquelle on est
28:23qui est assez complexe.
28:24C'est intéressant
28:25de nourrir aussi
28:26la pensée des politiques.
28:27Il faut qu'il l'écoute,
28:28mais bon,
28:28nous,
28:29notre rôle,
28:29c'est vraiment
28:29quand on est...
28:31Laïla Mamou,
28:32c'était un vrai plaisir
28:33de partager ce grand entretien
28:34avec vous,
28:34vraiment un vrai plaisir,
28:36leader en conscience
28:37et puis à la tête
28:38de For Youth
28:40qui est une étude passionnante.
28:42On peut aller la voir
28:43sur le site.
28:43Ah oui,
28:44franchement,
28:44lisez-la.
28:45Elle va permettre
28:46aux dirigeants
28:47qui nous regardent,
28:47au DRH,
28:49peut-être de modifier
28:50le regard qu'ils portent
28:51sur cette jeunesse
28:52qui a envie,
28:53qui a vraiment un désir
28:54de réussir.
28:54C'est un vrai plaisir
28:55de nous accueillir.
28:56Cher Laïla,
28:57merci pour cette belle émission,
28:59merci à toute l'équipe,
28:59merci à Paul
29:00à la réalisation,
29:02merci à Nicolas
29:03pour la programmation
29:05et puis merci
29:06à notre ami ingénieur du son
29:07que je remercie.
29:08Merci à vous
29:09pour votre fidélité.
29:10Je vous dis
29:10à très très bientôt.
29:11Bye bye.
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