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  • il y a 6 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Il n'est plus le candidat embusqué, comme le titre est le point, mais il est bel et bien en
00:04campagne.
00:05François Hollande, ancien président de la République, s'affiche publiquement, il avance.
00:08La preuve aujourd'hui du côté de la foire de Chalon en Champagne, où se trouve Milan Argelas pour BFM
00:13TV.
00:13Vous avez suivi François Hollande. On a bel et bien vu un ancien président qui ne cache pas ses ambitions.
00:22Absolument, vous l'avez dit Alain, nous avons suivi François Hollande toute la journée ici à la foire de Chalon.
00:26L'ancien président de la République qui a serré des mains, échangé avec des professionnels, signé même des dédicaces de
00:32son nouveau livre,
00:32qui sort aujourd'hui un livre aux allures, il faut bien le dire, de programme présidentiel.
00:36Tout d'un déplacement de candidat justement à l'élection présidentielle.
00:40Donc les journalistes ont forcément posé cette question à François Hollande précisément.
00:44Est-il candidat François Hollande ? Est-il en campagne ? Réponse justement de l'ancien président de la République.
00:49Écoutez-le.
00:50Est-ce que vous êtes déjà en campagne ?
00:53Bah si, mettre des idées c'est être en campagne, oui.
00:56De savoir comment on peut relever la France.
00:58J'ai parlé de sa dette, mais je pourrais parler aussi de sa technologie,
01:02de ses investissements qui ont manqué pour nous mettre au niveau le plus compétitif.
01:06Donc voilà ce que j'essaye de montrer.
01:08Et j'essaye de dire qu'un projet préhensé, c'est un projet d'union et autour de grands enjeux.
01:13Est-ce que vous avez un candidat que vous soutenez déjà ou pas ?
01:16Je vais regarder la primaire pour ce qu'elle va donner, c'est un débat.
01:21Je ne vais pas se soutenir parce que ce n'est pas à moi de soutenir.
01:23Mais je vais faire ce que doit faire tout citoyen.
01:26Beauté.
01:28Je voulais finir Alain Olivier avec cette anecdote.
01:31En arrivant, François Hollande a rencontré un visiteur qui lui a dit
01:34« Monsieur le Président, souvenez-vous, vous étiez venu en 2011
01:36et quelques mois seulement plus tard, vous aviez remporté l'élection présidentielle de 2012.
01:41Réponse de François Hollande, absolument.
01:43Car pour gagner, il faut prendre son ticket pour Chalons. »
01:46On ne sait pas pour l'instant officiellement si François Hollande est candidat à l'élection présidentielle de 2027.
01:50Une chose est sûre, cette année, François Hollande a bien pris son ticket pour Chalons.
01:53– Milana Argelas en direct de Chalons-en-Champagne.
01:57Mes félicitations aux artisans qui ont fait cette tour Eiffel derrière vous
02:01en fruits et légumes à la foire agricole de Chalons-en-Champagne.
02:04Chapeau.
02:05– Elle vous plaît.
02:06– Oui, oui, je dois avouer que magnifique.
02:08– Alors Alain Duhamel, c'est quand même très curieux ce qui se passe.
02:11On a donc François Hollande qui ira voter à la primaire
02:14mais qui ne se présente pas à la primaire socialiste,
02:16qui sort un nouveau livre, qui fait des propositions,
02:19donc on a vraiment l'impression qu'il est en campagne,
02:20mais il ne s'est pas déclaré candidat.
02:22À quoi joue-t-il ?
02:24– D'abord, vous savez très bien, il est bien meilleur tacticien que les autres,
02:28au sein de son propre parti et peut-être pas seulement au sein de son propre parti.
02:33S'il veut s'imposer progressivement, il faut qu'il laisse les autres s'avancer
02:39et publie un livre que j'ai lu attentivement
02:42et qui est plutôt un de ses bons livres.
02:45Tous ne le sont pas, mais celui-là l'est, avec des propositions précises.
02:50Il veut faire la différence, mais au fond sa stratégie c'est
02:53je veux faire la différence avec les autres,
02:56mais je veux que c'est parce que chacun s'en aperçoive et sans que j'ai à le dire.
03:00– Et pourquoi il ne se présente pas à cette primaire socialiste ?
03:03– Pour ça. Il veut que la différence soit faite,
03:06que les candidats socialistes s'expriment,
03:08fassent campagne, battent l'estrade, aillent dans des émissions, etc.
03:12et puis que lui qui ne sera pas ailleurs forcément invité au même vent
03:16sans avoir à dire je suis candidat marque la différence.
03:20Il y en a qui sont en première classe et d'autres en troisième.
03:23– Donc lui il pense que finalement les gens vont se rendre compte
03:25que les candidats à la primaire ne sont pas bons et que lui c'est le meilleur.
03:27– Exactement.
03:28– Mais pardon, avant de donner la parole aux autres,
03:30mais son livre il est assez étonnant parce qu'il fait beaucoup de propositions.
03:34– La plupart sont à contre-courant complètement du programme socialiste.
03:39Je cite notamment le fait qu'il préconise la TVA sociale
03:43alors que quand il était président il l'avait annulée.
03:45Donc c'est augmenter la TVA jusqu'à 24% pour baisser ensuite le coût du travail.
03:50Il préconise une part de capitalisation dans les retraites.
03:53Il dit d'ailleurs il faut travailler jusqu'à 63 ans et non pas 62.
03:57Donc quel électorat il dit ?
03:59En fait c'est un candidat de gauche, enfin il n'est pas candidat,
04:01mais c'est un homme de gauche qui parle à la droite.
04:03– Parce que c'est un homme qui a été pendant longtemps socialiste
04:08puis qui a été un président social-démocrate
04:11et qu'il a écrit un livre social-libéral.
04:14– Il a évolué.
04:16Jean-Marie Legouin vous confirmez ?
04:18Vous qui êtes social-libéral, vous confirmez que François Hollande
04:21est devenu un social-libéral.
04:22– On pourrait débattre des mots pendant longtemps,
04:25mais disons qu'en toutes ces cas de cause,
04:27d'abord son positionnement est une analyse qui est strictement différente
04:31de celle de ses amis socialistes et peut-être même de M. Glucksmann.
04:35Pas simplement sur le contenu des propositions,
04:37mais ils pensent lui, alors ils pensent eux,
04:41que leur but c'est d'affirmer l'identité socialiste,
04:43comme si c'était un but en soi dans une élection présidentielle.
04:48Ils espèrent pouvoir être compétiteurs de Mélenchon
04:52et enfin, peut-être demain, on ne sait pas comment gagner au second tour
04:57face à un candidat qui serait d'extrême droite.
05:00Lui, pas du tout.
05:01Lui, il tire le bilan complet de la situation politique.
05:04Il sait que la gauche est minoritaire dans le pays,
05:07elle est aux alentours de 30-31% dans les sondages,
05:1032 quand il fait beau.
05:13Et il se dit, par ailleurs, nous ne voulons pas,
05:16je ne veux pas de l'arrivée de l'extrême droite.
05:19Donc mon sujet à moi, c'est d'emmener et la gauche,
05:22mais aussi ailleurs, d'autres électeurs qui sont volatiles,
05:26qui ont pu voter Macron, qui ont pu être centristes,
05:29qui ont pu, voire même, avoir d'autres passés.
05:32Mais je m'adresse à des Français très directement
05:34sur un point qui est celui du rassemblement,
05:37on va dire pour se faire comprendre,
05:39de la gauche réformiste et du centre,
05:42voire du centre droit.
05:44Il prend le pari que le candidat qui sortira des primaires...
05:49C'est un nouveau Macron.
05:51Non, parce que Macron, lui, s'est imposé contre les deux autres,
05:55quand même, PS et LR,
05:57et il prétendait tisser une nouvelle offre qui était le...
06:02Il était jeune, ce qui est une différence.
06:04Aussi.
06:06Et donc, je pense que ce n'est pas un nouveau Macron,
06:09mais c'est une nouvelle réponse politique.
06:12C'est-à-dire que sa réponse politique,
06:13elle est imaginative par rapport à la situation.
06:17Elle sort de la tradition de,
06:19je souhaite ce que souhaitent les socialistes,
06:21et revenir, et LR aussi d'ailleurs,
06:22revenir aux gauche-droites,
06:24comme si on pouvait supprimer d'un seul coup...
06:26Et lui, il n'y croit pas.
06:27François Hollande n'y croit pas.
06:28Il croit qu'on ne va pas revenir immédiatement aux gauches et à droite,
06:31ce qui ne veut pas dire que la gauche n'existe pas
06:33et que la droite n'existe pas.
06:34Mais lui, il propose d'apaiser la société,
06:36de faire passer un cap.
06:38Et donc, il a des propositions qui, effectivement,
06:41sont des propositions qui tissent assez habilement.
06:44Vous prenez l'affaire de la TVA,
06:45parce que moi, j'ai prôné la TVA à l'intérieur du parti socialiste,
06:48et il me l'avait refusé.
06:50Donc, je peux...
06:51Il a changé d'avis, François Hollande, sur la TVA.
06:54Et il le fait d'une façon très habile,
06:57si on regarde bien la manière dont c'est fait.
06:58Oui, parce qu'il préconise la TVA à 24%,
07:02mais en même temps, sur l'alimentaire, il veut une TVA à 0%.
07:04Et sur l'énergie.
07:05Et sur l'énergie, ce qui est quand même assez malin.
07:10Donc, tout ça est assez bien tissé.
07:13Mais Serge Raffi, vous qui connaissez par cœur François Hollande...
07:16Tout à fait.
07:17Personne ne le connaît vraiment par cœur.
07:18Peut-être.
07:19En tout cas, vous l'avez bien étudié.
07:20Mais on a l'impression qu'il n'est jamais aussi bon
07:22que lorsqu'il commence une campagne,
07:24quand il va falloir faire de la tactique politique, de la stratégie...
07:27C'est un animal politique, comme l'a dit Alain Duhamel,
07:31c'est un des tacticiens les plus redoutables.
07:33On l'a bien vu face à Édouard Philippe Assens,
07:37dans le colloque organisé par Jean-Michel Blanquer,
07:41on a bien vu que petit à petit,
07:43l'animal politique de très haut vol est apparu.
07:46Mais ce que je voudrais vous dire par rapport à son positionnement politique,
07:50ça n'a rien de nouveau, mais rien du tout.
07:53François Hollande a été le proche de Jacques Delors,
07:56il a toujours été sur une ligne sociale-démocrate,
07:58mais vraiment de centre-droit.
08:00Et n'oubliez jamais que quand il prend le pouvoir en 2012,
08:04effectivement, il essaye d'appliquer un programme socialiste.
08:07Deux ans plus tard, 2014, qu'est-ce qu'il fait ?
08:10Il fait le CICE, il fait le pacte de responsabilité, c'est-à-dire...
08:14– Oui, mais certains socialistes ont eu l'impression d'être trompés, justement,
08:17par les fondeurs en armée nationale.
08:19– Il n'a pas été capable de se défendre.
08:21– Beaucoup de socialistes ne tirent aucune leçon de l'histoire avec un grand tâche.
08:27Quand Mitterrand arrive au pouvoir en 81,
08:29il mène une politique collectiviste en 83,
08:32ça a été un fiasco absolu.
08:34Même chose avec François Hollande en 2012,
08:36il s'est planté et il l'a reconnu et il change son logiciel.
08:39Il le change radicalement, mais dans une logique de centre-droit.
08:42– Parce que s'il allait à la primaire socialiste,
08:44ça ne passerait pas à ses propositions ?
08:46– Bien sûr que non.
08:47– Je rappelle que les primaires socialistes,
08:49c'est avant tout les militants socialistes qui vont voter.
08:51– Et puis en plus, il y a aussi un...
08:55Là aussi, on parlait de tactique.
08:57François Hollande, tactiquement, n'a aucun intérêt
08:59à aller dans cette espèce de traquenard épouvantable
09:03dont on ne sait pas ce qu'il va advenir.
09:07– Ce n'est pas Bluxman qui va la gagner, cette primaire ?
09:09– Bien sûr que non, on n'en sait rien.
09:10– Ah, ce n'est pas sûr ?
09:10– Mais bien sûr que non.
09:11– Mais Marie-Chanté, ils doivent l'avoir mauvaise
09:13à la primaire et au PS de voir François Hollande
09:15maintenant partir en campagne, non ?
09:17– C'est sûr que ce n'est pas forcément ultra bien apprécié.
09:20La méthode François Hollande, il récuse le terme de recours.
09:24Mais ce sur quoi il parie, c'est un effondrement total.
09:28C'est sa stratégie.
09:29D'ici la fin de la primaire, le deuxième tour est mi-octobre.
09:33Et d'ici à décembre, c'est quand même parier sur l'échec
09:38possiblement du candidat socialiste qui sortira.
09:40– Quel que soit le candidat qui sortira.
09:42– Quel que soit le candidat socialiste.
09:44Je pense que sa position stratégique, c'est aussi de se dire
09:49qu'il n'y aura pas d'union du Bloc central
09:52et qu'il y aura des divisions de ce côté-là
09:54et que lorsqu'il bougera plus tard, au mois de décembre,
09:57il bougera, y compris encore dans cette direction.
10:00– Ce qui est quand même très ironique, Jean-Marie Le Gouen,
10:02quand on connaît ce qu'a été la sortie de l'Elysée de François Hollande,
10:06le grand brûlé du macronisme,
10:08qui d'ailleurs dans son livre lui réserve quelques pics
10:10parlant de quinquennats consternants,
10:13qui dit, et ça c'est factuellement exact aussi,
10:15de la montée en puissance du Rassemblement national,
10:18qui aujourd'hui, hier était un repoussoir,
10:21aujourd'hui est un refuge pour beaucoup d'électeurs
10:22et qui finalement aujourd'hui, je n'ai pas qu'il va dans les pas
10:26d'Emmanuel Macron et ce qu'il a tenté de faire,
10:29mais il parle de, je le cite,
10:31de ces électeurs aujourd'hui sans attache partisane.
10:34– Les moins illuminés qu'Emmanuel.
10:36– Alors, il faut faire un peu d'histoire politique Alain.
10:38– Oui, volontiers.
10:39– Les anciens présidents qui tentent de revenir,
10:42ce n'est pas nouveau.
10:44Giscard, Sarkozy, Hollande,
10:46il y a même aussi des anciens premiers ministres
10:47comme Jospin qui à un moment donné aussi
10:49ont pensé pouvoir jouer de nouveau une carte,
10:51et ça ne marche pas jusqu'à présent.
10:54– Ça ne marche pas toujours, ça peut marcher,
10:56mais je reconnais que c'est assez rare que ça marche
10:59et que si je cherche les exemples,
11:01il faut que je remonte assez loin.
11:03Le seul vraiment triomphe au retour au pouvoir
11:06de quelqu'un ayant été président,
11:08c'est Poincaré.
11:09Alors ça nous ramène à l'entre-deux-guerres.
11:11Depuis, ça ne s'est pas produit.
11:13– Il y a un peu de Gaulle, d'un certain point de vue.
11:14– Oh, mais de Gaulle, ce n'était pas la même chose.
11:17– Voilà, d'accord.
11:17– Oui, et puis de Gaulle, le de Gaulle de la libération,
11:20ce n'était pas un homme politique,
11:22c'était une statue.
11:24Donc c'est un peu différent.
11:26– Comment François Hollande pourrait réussir
11:27là où les autres ont les jouets ?
11:28– Pourquoi ça marcherait cette fois-ci ?
11:29– Alors, d'abord parce qu'on est aujourd'hui
11:33dans une, pour employer un terme un peu grossier,
11:37dans une panade politique quand même
11:39qui a assez peu de précédents dans ces proportions-là.
11:43C'est-à-dire qu'on a partout,
11:45mais en dehors des extrêmes,
11:49dont on sait très bien qu'ils ne peuvent pas exercer le pouvoir.
11:53Pas seuls, pas…
11:54Bon, non, c'est exclu.
11:55Pour le reste, ils sont tous en difficulté.
11:58Et ils sont tous à la recherche d'une stratégie
12:01qu'ils ne trouvent pas vraiment.
12:03Et ils s'entre-neutralisent.
12:07On a deux forces qui sont puissantes,
12:10bien organisées et inutiles.
12:14Et puis entre les deux,
12:15on a un éventail politique de gens plus modérés,
12:20mais qui n'arrivent absolument pas à s'unir
12:22et qui ne trouvent pas surtout dans des circonstances
12:25qui sont quand même très particulières,
12:26les circonstances politiques actuelles.
12:28n'arrivent pas du tout à trouver un langage différent,
12:31parce qu'il faut un langage différent en ce moment.
12:33Ils n'arrivent absolument pas à le trouver.
12:35Mais sincèrement, Jean-Marie Legouen ou Serge Raffi,
12:37vous croyez vraiment que les électeurs,
12:39même les électeurs de gauche,
12:40ont envie de revoir François Hollande,
12:42ont envie de revoir Michel Sapin,
12:44ont envie de revoir toute la bande ?
12:46Jean-Marie, je ne dis pas ça parce qu'il est sur le plateau,
12:48mais Alain, il y va.
12:50Non mais honnêtement, est-ce que vraiment,
12:53alors qu'on a l'impression quand même que beaucoup de Français
12:55ont envie de rupture ?
12:56D'ailleurs, ils vont vers Mélenchon, vers Le Pen,
12:58et même les électeurs dits modérés,
13:00ils ont envie que ça change.
13:04Il faut être deux pour vouloir,
13:06c'est-à-dire qu'il faut aussi avoir envie de revoir
13:07les Français, les socialistes et tout ça.
13:10Ce n'est pas forcément toujours très simple.
13:12Bon, mais je pense qu'il n'y a pas de demande spontanée
13:17de François Hollande,
13:17mais il part de l'analyse que faisait Alain Duhamel,
13:20c'est-à-dire la panade dans laquelle est,
13:22en gros, la partie non-extrémiste,
13:24pour faire simple, de la situation politique.
13:28Et il essaye de construire,
13:30en étant utile d'un certain point de vue,
13:31rendons-lui hommage.
13:32Il y a évidemment une part d'ambition personnelle,
13:34voire même de revanche,
13:36à ce qui s'est passé en 2017.
13:39Mais il y a aussi l'idée de servir le pays.
13:42Parce que, j'allais dire,
13:44les idées qu'il avance,
13:45par exemple cette affaire de TVA,
13:47à mon avis,
13:48avec François Hollande ou sans François Hollande,
13:50on en entendra parler.
13:51C'est un élément...
13:52Il n'est pas d'ailleurs le seul à évoquer la TVA.
13:54Donc, il travaille,
13:56j'allais dire,
13:58aussi, rendons-lui cet hommage-là,
13:59en termes de citoyens responsables.
14:01Même s'il a une ambition personnelle.
14:02Il y a un élément dans l'opinion aussi.
14:04Quoi de neuf en 2027 ?
14:06François Hollande, Ségolène Royal.
14:07Ségolène Royal, candidate en 2007.
14:09François Hollande, il n'a pas plus...
14:10Tu peux rajouter Mélenchon.
14:11Quoi de neuf en 2027 ?
14:12Hollande Royal,
14:13ce n'est pas le meilleur carburant pour le RN
14:15et Mélenchon, ça ?
14:16Je n'en sais rien.
14:17Ce que je peux vous dire,
14:18c'est que peut-être...
14:19Moi, je trouve que le plus important
14:21dans ce qu'on a vécu ces derniers jours...
14:21Ça heurde votre sensibilité profonde de gauche
14:23de pouvoir dire oui, c'est vrai.
14:24Parce que le fait qu'il ait accordé une interview
14:25non pas au Nouvel Observateur,
14:27mais au point,
14:28c'est-à-dire un journal, le centre droit,
14:30ce n'est pas chez François Hollande
14:31un hasard, vous en doutez.
14:33Vous dites quoi ?
14:33Tout est calculé chez lui, c'est ça aussi.
14:37Pourquoi je vous dis ça ?
14:38Pourquoi je vous dis ça ?
14:39Parce qu'en 2007,
14:41et Jean-Marie Le Gouen est bien placé
14:43pour me dire si je dis une grosse bêtise ou pas,
14:46mais déjà la question
14:47de l'alliance avec le centre,
14:49avec François Bayrou,
14:51avec Ségolène Royal,
14:52se posait, rappelez-vous.
14:53En 2012, on a exactement la...
14:55Bien sûr, ils n'ont pas voulu
14:56parce que les socialistes
14:57ne veulent pas franchir ce Rubicon.
15:00En 2012, François Hollande
15:01ne l'a pas franchi non plus,
15:03alors que la question de l'alliance
15:04avec le centre se posait.
15:06Et là, il dit clairement,
15:07que ce soit dans l'interview du Point
15:09ou dans toutes ses déclarations aujourd'hui,
15:11que c'est fait,
15:12et que dans sa tête, c'est fait,
15:13ce n'est pas par hasard.
15:14Et reconnaissez quand même
15:15que le scénario...
15:16Le soutien, entre guillemets, le soutien.
15:18Oui, mais le scénario
15:19qui a avancé à Alain
15:20n'est pas simple,
15:20parce qu'il parie sur l'effondrement
15:23de ceux qui vont animer la primaire,
15:26de celui ou celle qui gagnera la primaire.
15:29Donc tout ça, c'est quand même...
15:29Il n'a pas son destin en main, là.
15:31Non, mais l'idée, c'est un peu
15:35de pressentir.
15:36On va avoir affaire
15:38à une compétition de gens
15:39de seconde catégorie.
15:42Tout le monde sera déçu,
15:43à commencer par les électeurs socialistes.
15:45Je ne dis pas les militants
15:46parce que les militants, on ne sait jamais.
15:47Mais les électeurs socialistes
15:49verront que rien n'émerge
15:51qu'ils soient un peu...
15:52Bon, qu'ils soient un peu
15:54enthousiasmants ou entraînants.
15:55Et à ce moment-là,
15:56on se dira...
15:58Tout ça, c'est bien gentil,
15:59mais les vieilles recettes,
16:00quelquefois, ça peut encore marrer.
16:02Oui, mais Marie-Marie,
16:02Anne Hidalgo,
16:04on l'a vu...
16:06Elle est droit dans le mur
16:07à la dernière élection.
16:09D'ailleurs, François Hollande,
16:10on le sait maintenant,
16:10se préparait à peut-être
16:12la remplacer
16:12si elle avait jeté l'éponge.
16:14Elle ne l'a pas fait.
16:14Ça peut se reproduire.
16:15C'est-à-dire que même si Glucksmann
16:17sort de la primaire,
16:18ça ne fonctionne pas,
16:19ou Royal,
16:20ou Olivier Faure,
16:21ou Philippe Brun,
16:22ou Jérôme Guèche,
16:22pour les citer,
16:24peut-être qu'eux,
16:25ils iront aussi jusqu'au bout,
16:26quitte à perdre
16:27et à finir dans le mur.
16:28Et peut-être que François Hollande
16:29décidera néanmoins
16:30d'y aller aussi.
16:31Il pourrait y aller quand même.
16:32Il décide d'y aller hors du...
16:33Enfin, il décide en cas
16:34de ne pas participer...
16:35Il n'a pas osé faire
16:36la dernière fois.
16:37Il n'a pas osé y aller
16:39parce qu'il y avait
16:40la mise à la rue.
16:41Je ne crois pas que sa candidature
16:41soit une candidature
16:43sûre et contre
16:44le Parti Socialiste.
16:45Je le dis sincèrement,
16:47je pense que
16:47ce qui va le déterminer,
16:49c'est l'ensemble
16:50de la situation politique
16:52et pas simplement
16:53la situation du Parti Socialiste.
16:54C'est les pensées
16:54du Bloc Central.
16:55Voilà.
16:56Avec quelle troupe
16:57et quel argent ?
16:57Mais ça, c'est...
16:59En fait, l'argent,
17:01c'est, à mon avis,
17:02surévalué
17:03dans les campagnes électorales.
17:04Il en croit un peu quand même.
17:05Et il en trouverait
17:05dans l'hypothèse.
17:06Dans l'hypothèse
17:07où il serait la solution
17:08ou une solution possible,
17:10il trouverait l'argent.
17:12Oui.
17:12Bien.
17:13Mais la question...
17:14Notamment de la part de ceux
17:14qui n'ont pas envie
17:15de voir Mélenchon et Le Pen au pouvoir.
17:16Voilà, ça fait quand même du monde.
17:17Et puis même à ce moment-là,
17:19le Parti Socialiste
17:20n'aurait pas dépensé
17:20tout son argent, etc.
17:22Bien.
17:22Mais donc,
17:24il serait dans une situation
17:26où il serait candidat
17:27par le haut,
17:27par une candidature
17:29qui part de la base
17:30pour arriver,
17:31si vous voulez,
17:32de rassons classiques.
17:33Il y a un autre élément
17:34par rapport à ce que disait
17:35Alain Duhamel.
17:36Et les Français ?
17:37Oui, alors justement...
17:38Et les Français ?
17:39Parce que c'est quand même eux
17:39qui sont les juges de paix.
17:40Là-dessus,
17:40par rapport à ce que disait
17:41Alain Duhamel,
17:42ce qui est intéressant,
17:43c'est que vous entendez souvent
17:44cette petite musique aujourd'hui.
17:46Ben non,
17:46un petit jeûneau,
17:47on l'a eu pendant 10 ans,
17:4912 ans, etc.
17:50Et on ne veut plus,
17:51finalement,
17:52d'un petit jeune, etc.
17:53On veut quelqu'un
17:54un peu madré,
17:57Jean-Luc Mélenchon,
17:59Édouard Philippe.
18:00Sur le temps de grise.
18:01Le retour des temps de grise.
18:03Le retour des temps de grise.
18:04Moi, je ne vous dis pas
18:05que François Hollande
18:06va y arriver.
18:07Bien sûr que non,
18:08je n'en sais strictement rien.
18:09Ce que je veux dire,
18:10c'est que l'environnement politique
18:12aujourd'hui en France
18:15fait qu'effectivement,
18:16cette idée du rassemblement
18:19social-démocrate,
18:20centre,
18:20et éventuellement même
18:21une partie de la droite,
18:22n'est pas complètement absurde.
18:23Mais ce qui est intéressant,
18:24c'est l'homme,
18:25c'est son caractère,
18:26il croit vraiment
18:26son destin.
18:27C'est-à-dire François Hollande,
18:28il a une grande confiance en lui.
18:29Parce que ce n'est pas évident
18:30le chemin qu'il prend.
18:31On a vu toutes les embûches.
18:33Mais il a l'air d'y croire d'ailleurs.
18:34Je trouve qu'il est transformé.
18:35Il est en pleine forme.
18:36C'est son côté mitterrandien.
18:38François Mitterrand
18:39était comme ça,
18:40y compris quand François Mitterrand
18:41était relativement faible.
18:43Et quand François Mitterrand
18:45a reconstruit quelque chose
18:47autour de lui,
18:47c'était à un moment
18:48où ça se passait mal,
18:49à gauche.
18:50Et pour être président,
18:51il faut avoir ça en soi ?
18:53Pour être président,
18:55il faut être totalement
18:59obsessionnel.
18:59Il est obsédé
19:02depuis qu'il n'a pas pu
19:02se représenter,
19:03François Hollande.
19:06Je pense que le bébé Hollande
19:08était déjà obsédé.
19:11En terminale,
19:12il disait qu'il voulait
19:14être président de la République.
19:15Jacques Chirac avait dit
19:15la même chose aussi.
19:16Il avait toujours voulu être président.
19:17Et Nicolas Sarkozy aussi.
19:19Je voudrais vous montrer une image.
19:20C'était la foire de Chalons
19:21en Champagne.
19:22Ils y passent tous.
19:22Ils y passent tous.
19:23Mais regardez François Hollande.
19:25Avec qui a-t-il
19:27bagnodé aujourd'hui ?
19:28Avec Jérôme Guedj.
19:30Jérôme Guedj,
19:30c'est quand même un candidat
19:31à la primaire socialiste.
19:32Si je ne m'abuse.
19:33Ça veut dire quoi alors ?
19:35Ça signifie ?
19:36Comme un certain Philippe Brun
19:38a été invité d'honneur
19:40à la future fête de la Rose
19:41à laquelle participera au hasard
19:43François Hollande et Guedjara.
19:44Philippe Brun est un proche de François Hollande.
19:46Un proche de François Hollande
19:46mais aussi participant à la primaire.
19:49Il s'agit de ménager aussi
19:50tout ce petit monde
19:51et évidemment se projeter
19:53dans les mois prochains,
19:54au mois de décembre
19:55où il pourra peut-être être
19:57un recours.
19:58Juste dans les conversations
19:59que l'on a
19:59avec du personnel politique
20:01et plus précisément
20:03là récemment
20:04en off
20:05avec des élus
20:06du Rassemblement national.
20:07On croit aujourd'hui beaucoup
20:09au recours François Hollande.
20:11Et son idée,
20:12parce qu'une campagne
20:13se structure autour de quoi ?
20:14De propositions fortes
20:16qui font parler
20:16et qui parlent
20:17à beaucoup de monde.
20:18La taxe et la TVA
20:20à 0%
20:21sur les produits
20:22de première nécessité
20:23et sur l'énergie
20:24pourrait être
20:25un marqueur aussi,
20:27une proposition
20:28qui fasse floresse.
20:29Tout en diminuant
20:32la différence
20:32entre le brut et le net
20:33sur le salaire.
20:33Absolument.
20:34Et c'est un vrai sujet.
20:35Et je pense,
20:36on verra ce que diront
20:37les prochaines semaines,
20:38mais qu'une proposition
20:38sur laquelle se structure
20:39le débat public,
20:40à l'instar de ce qu'a pu être
20:43le port du voile
20:43ou son interdiction
20:44poussée par le REN,
20:46qui n'a rien à voir,
20:47mais en tout cas
20:47qui structure en tout cas
20:48les débats.
20:49de Sarkozy.
20:50Exactement.
20:50Marie, attention,
20:51la TVA sociale,
20:52souvenons-nous,
20:54paraît-il,
20:55ça fait perdre à l'époque
20:5550 députés à la droite.
20:57Oui, mais c'est beaucoup
20:58plus malin.
20:59Quand Jean-Louis Borloo
21:00avait avancé l'idée
21:01pour Nicolas Sarkozy,
21:02Laurent Fabius
21:02l'avait débusqué
21:03et derrière,
21:05la législative
21:06n'avait pas été aussi bonne.
21:07Si on veut être
21:07un peu taquin,
21:08le fait que Ségolène Royal
21:09se présente à la primaire,
21:11est-ce que ça fait
21:11que François Hollande
21:12avance aussi ?
21:13Et on a un petit duel
21:16intime aussi ?
21:17Non, je ne crois pas.
21:18Par contre,
21:19je ne suis pas sûr
21:20que ça soit très positif
21:23pour François Hollande,
21:24pour être très clair.
21:25C'est-à-dire ?
21:26Je pense que ça va renvoyer
21:28à votre question,
21:30ça va renvoyer
21:30à des débats
21:31dont je pense
21:32qu'ils ne vont pas être
21:34à la gloire
21:34du Parti socialiste
21:35dans cette primaire.
21:37Voilà,
21:38il y a beaucoup d'acide
21:39dans tout ça.
21:40Là, soyons honnêtes.
21:41Imaginez que Ségolène Royal
21:43gagne la primaire,
21:44par exemple.
21:45Ça serait savoureux.
21:47François Hollande
21:48ça serait savoureux.
21:48Oui, mais on ne peut pas
21:49que jouer.
21:50Il y a un moment,
21:50il s'agit quand même
21:51de la présidence
21:51de la République.
21:53Qu'est-ce que vous en pensez,
21:54Alain ?
21:55Moi, je ne vois pas
21:55Ségolène Royal
21:56renoncer en Suisse
21:57et gagner la primaire.
21:58Je crois que Ségolène Royal
22:05ne renoncera jamais à rien.
22:07Donc, ça veut dire
22:08qu'on aurait les deux candidats ?
22:08C'est dans son caractère.
22:10Elle ne renoncera pas.
22:11Mais,
22:13bon,
22:15la chance
22:16de François Hollande,
22:17c'est
22:19d'une part
22:19d'avoir choisi,
22:21ça, ce n'est pas de la chance,
22:21c'est de l'intelligence,
22:22d'avoir choisi
22:23un angle
22:24social-démocrate
22:25raisonnable
22:26à un moment
22:27où les gens
22:27n'ont pas envie
22:28de folie.
22:28Les gens sont
22:29plutôt anxieux.
22:30Bon, ils n'ont pas du tout
22:31envie que quelqu'un
22:32fasse des numéros
22:33d'équilibriste.
22:34Non, les gens ont compris
22:34qu'il y avait une dette.
22:35Ils ne sont plus
22:36publics.
22:36Et puis,
22:37d'avoir affaire
22:38parmi les leaders
22:39socialistes,
22:40quand même,
22:42à des gens
22:44dont on voit
22:45quand même
22:45très facilement
22:46qu'ils sont
22:47d'un niveau politique
22:48au-dessous du sien.
22:50Alors, évidemment,
22:51on n'aime pas forcément
22:51les revenants,
22:52on n'aime pas forcément
22:54ceux qui ont déjà
22:54été présidents
22:55et qui veulent
22:56de nouveaux lettres,
22:57etc.
22:57Mais, enfin,
22:58quand on est,
22:59un, conscient
23:00que la France
23:01est dans une situation
23:02très difficile,
23:03deux,
23:04qu'à l'extrême-gauche
23:06et à l'extrême-droite,
23:07il y a des candidats
23:07qui peuvent être
23:08au second tour
23:09et que, dans ce cas-là,
23:11on a à sa disposition,
23:13disposition
23:14très volontaire,
23:15bien sûr,
23:16mais on a à sa disposition
23:17un candidat
23:18qui est quand même
23:19d'un niveau supérieur
23:20à ceux des autres
23:20candidats socialistes,
23:22bon, peut-être
23:23que ça fera réfléchir.
23:24Ce qui ressort aussi
23:25des enquêtes d'opinion
23:26quand on entend
23:27aussi des sondeurs
23:28effroncher ce projet
23:29dans la personnalité
23:30d'un homme ou d'une femme
23:31en capacité
23:32de faire face
23:33aux démons du monde
23:34et aux défis internationaux.
23:37Et sur ce point-là,
23:38François Hollande,
23:40les Français,
23:41ou en tout cas
23:41certains Français,
23:42se projettent
23:42dans quelqu'un
23:43qui pourrait être
23:43dans le bureau ovale.
23:44On l'a vu dans le débat
23:45avec Édouard Philippe.
23:46– Absolument,
23:47et ça ressort,
23:48ça aussi,
23:48c'est une spécificité.
23:49– Ce que vous dites tous,
23:49là,
23:49est absolument le contraire
23:50de ce qu'on dit d'habitude.
23:51C'est-à-dire que vous dites
23:53que le centre de gravité
23:54de la campagne présidentielle,
23:56ça sera un candidat
23:57d'apaisement
23:57et de rassemblement.
23:59Alors que, d'habitude,
24:00on entend dire
24:01que c'est des candidats
24:02qui portent les colères
24:03et les haines,
24:05voire qui sont
24:06les mieux placés
24:07pour gagner
24:08l'élection présidentielle,
24:09à savoir l'extrême droite
24:09ou l'extrême gauche.
24:10– Littérance
24:11et de la France humaine.
24:16– Là,
24:16le fait,
24:17c'est qu'il y a
24:17un espace politique
24:19pour l'apaisement.
24:20Non, mais il y a
24:20un espace politique,
24:21même peut-être
24:22voulu par les Français,
24:23sur l'apaisement.
24:24– Alors,
24:24je vais vous dire,
24:25ce sera intéressant
24:25que les sondages
24:26testent François Hollande
24:27candidat face à Marine Le Pen
24:28pour voir ce que ça donnerait.
24:29– Dans l'état actuel des choses,
24:31il n'emporterait pas.
24:32– On est d'accord.
24:32– On est d'accord.
24:33– Mais,
24:34il n'empêche
24:35que ce que vous dites,
24:36et je pense comme vous,
24:37c'est-à-dire
24:38qu'il y a un besoin
24:38d'apaisement
24:41profondément
24:41dans ce pays
24:42qui en a assez
24:42de ces divisions,
24:43je pense qu'il parie là-dessus.
24:45C'est ça
24:45où on peut revenir.
24:46Il parie sur ce sujet-là
24:48et c'est ça,
24:48sa candidature.
24:49– Une dernière question rapide,
24:51quand on regarde
24:51les cinq candidats
24:52à la primaire socialiste,
24:54il y en a trois
24:54qui soient quasiment
24:55proches d'Hollande.
24:56Olivier Faure,
24:58Philippe Brun,
24:59Jérôme Gage,
25:00est-ce que ça fait
25:00trois sur cinq
25:01qui potentiellement
25:02pourraient s'effacer
25:02assez rapidement
25:03pour François Hollande
25:04ou pas ?
25:04– Non, la primaire aura lieu.
25:06– Non, mais je ne dis pas
25:06qu'elle n'aura pas lieu.
25:07C'est un des trois
25:08qui sort potentiellement
25:09– Je pense que
25:10beaucoup de gens
25:11au Parti Socialiste
25:12tireront aussi
25:13les leçons
25:14si jamais
25:15le candidat
25:16qui en sort
25:16n'est pas en situation
25:17de faire quelque chose
25:18d'important.
25:19– Je crois que
25:21le Parti Socialiste
25:22ne va pas se rallier
25:23avec les oreilles flammes
25:24derrière François Hollande
25:25et qu'en revanche,
25:26si comme ça me paraît,
25:27malheureusement,
25:28c'est probable.
25:29Le débat
25:30entre candidats
25:31au sein du Parti Socialiste
25:32est médiocre
25:33et qu'au même moment,
25:35François Hollande
25:35donne l'impression
25:36d'avoir
25:37quand même
25:37une certaine expérience
25:38et une certaine proposition.
25:41– On fait un gros oubli
25:42dans tout ça,
25:43c'est quand même
25:43place publique.
25:44C'est-à-dire que
25:45Raphaël Glucksmann
25:46peut aussi surprendre.
25:47Et d'ailleurs,
25:48en ce moment,
25:48la campagne d'adhésion
25:49fonctionne bien.
25:50– Il est en train
25:51de surprendre,
25:51mais je ne suis pas sûr
25:55que ce soit en bien.
25:56– Moi, je n'en sais rien.
25:58Mais par contre,
25:58la campagne d'adhésion
25:59de place publique,
25:59bien sûr,
26:00c'est bien.
26:00– Vous pourrez l'observer
26:01demain matin
26:01puisqu'il sera
26:02Raphaël Glucksmann
26:03candidat à la primaire,
26:05l'invité d'Apolline de Malherbe
26:07en direct sur BFM TV et RMC.
26:09Ce sera demain matin
26:10à 8h30.

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