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Mardi 13 octobre 2026, retrouvez Frédéric Mazzella (Président-Fondateur, BlaBlaCar, Dift, Fred24), Vanessa Bouquillion (Directrice de l'engagement, BNP Paribas Banque Privée), Sébastien Ory (président, AVEVA France) et Marion Gommard (CO-directrice, Coup de pouce) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:00Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de
00:13notre économie.
00:14Et voici le sommaire, mon invité c'est Sébastien Horry, le président d'Aveva France, société de logiciels industriels
00:22qui met l'intelligence artificielle au service de la décarbonation grâce aux jumeaux numériques.
00:27On reviendra notamment sur l'opération Notre-Dame, 150 projets industriels que le gouvernement veut simplifier et accélérer.
00:33Dans notre débat, on va mettre en valeur les lauréats du Grand Prix de la Philanthropie, décideurs, innovation, DIFT et
00:41BNP Paribas, banque privée.
00:44Et puis dans notre rubrique Smart Ideas, je vous présenterai une association aujourd'hui, coup de pouce, qui agit contre
00:49les inégalités scolaires et le décrochage.
00:53Vous avez le programme, c'est parti pour ce Smart Impact.
01:02Mon invité c'est Sébastien Horry, bonjour.
01:05Bienvenue, vous êtes le président d'Aveva France, filiale de Schneider Electric en charge des logiciels industriels.
01:11C'est quoi votre ou vos métiers ?
01:13Dans nous, notre métier c'est de concevoir des logiciels qui vont permettre à nos clients de mieux concevoir et
01:19opérer leurs usines.
01:21Donc on est environ 6 000 collaborateurs.
01:24Et pour vous donner un ordre d'idée, on a environ 100 000 sites industriels dans le monde qui utilisent
01:30nos logiciels.
01:30Ok.
01:31C'est massif ?
01:34Les clients classiques, si on prend des entreprises françaises, Engie, EDF, Veolia, Michelin, sont des clients à grande échelle pour
01:44nous et leur équivalent dans le monde.
01:47Effectivement, vous m'avez dit, plus de 6 000 salariés dans le monde, environ 5 000 partenaires, 5 700 développeurs
01:52certifiés.
01:53C'est quoi un développeur certifié ?
01:54Question de B.O.C.A.
01:55En fait, chez un éditeur de logiciels, d'une part, il y a des développeurs au sein même de l
02:02'entreprise.
02:04Mais dans le cadre d'Aveva, nous avons aussi un écosystème extrêmement important.
02:08Donc plus de 5 000 entreprises qui vont déployer nos logiciels, qui vont aussi conseiller nos clients sur le déploiement
02:13de ces logiciels-là.
02:14Et donc on certifie nos partenaires pour pouvoir déployer, d'en avoir les bonnes compétences pour déployer nos solutions.
02:21Donc c'est ce qu'on appelle un développeur certifié.
02:27A chaque usine son logiciel, vous voyez ce que je veux dire, à chaque client son logiciel, à quel point
02:31vous vous adaptez, à quel point c'est vu sur mesure ?
02:33Ah non, le principe d'un éditeur de logiciels, ça va être de faire des solutions qui sont standards.
02:37C'est justement l'une des forces d'un éditeur de logiciels, l'une des forces d'Aveva.
02:40C'est cette capacité d'en faire des solutions qui vont être déployées, solutions standards, qui vont être déployées en
02:46fait de manière similaire sur des installations très diverses.
02:49Donc la capacité de s'intégrer avec toute forme de ce qu'on appelle d'hardware, de matériel, d'automatisme.
02:56Et quel que soit le secteur d'activité ?
02:57Alors nous, on est plutôt centré dans le monde du processus, ce qu'on appelle le processus continu.
03:01C'est-à-dire des processus sur lesquels il va y avoir, on est plutôt dans le monde de l
03:05'énergie, dans le monde de la chimie, dans le monde de la pharmacie.
03:08On est plutôt dans ce monde-là, c'est-à-dire avec des automatismes industriels forts.
03:11Et avec, l'un des points importants, c'est la standardisation de la data.
03:15Donc cette donnée qui va être utilisée pour l'industrie 4.0.
03:18Et donc là aussi, si on prend une offre comme pour les gens qui sont du monde de l'industrie,
03:24comme avec Vapai,
03:25ça va être une offre qui va vraiment permettre de donner cette infrastructure de données.
03:28Donc c'est typiquement ce qui est déployé dans les 67 usines de Michelin standardisées.
03:33Et à partir de là, ils vont pouvoir déployer tous les algorithmes au-dessus.
03:37Alors justement, qu'est-ce qu'un industriel peut faire aujourd'hui avec ces données qu'il ne pouvait pas
03:42faire il y a, je ne sais pas, 5 ans ou mal 10 ans ?
03:45Ça va tellement vite, hein ?
03:46Oui, tout à fait.
03:46Quand ça suffit ?
03:47Dans 6 mois, ça sera sans doute 10 ans.
03:51En fait, ce qui se passe, c'est qu'au niveau industriel, on a à peu près le même niveau
03:53de transformation qu'on a dans la vie de tous les jours.
03:57Et donc aujourd'hui, ce que peut faire, ce que va nous amener ou ce qu'amène le monde du
04:01digital et le monde de l'IA, c'est de mieux gérer les usines.
04:08Un exemple concret, on peut faire de la prédictive maintenance, c'est-à-dire de la maintenance prédictive, c'est
04:12-à-dire de la capacité de détecter des pannes en anticipation, en fonction du comportement de l'équipement.
04:18Deuxième élément, on peut avoir une structure de données, de toutes les données d'ingénierie de l'usine qui vont
04:24permettre de faire de la recherche en utilisant l'IA, de la recherche de ces documents.
04:29Il faut savoir qu'il y a 3-4 ans, un opérateur de maintenance passait 30 à 40% de
04:34son temps à rechercher de l'information.
04:37Donc vous pouvez imaginer aujourd'hui, avec de l'IA générative, ce qu'on peut faire, on peut réduire ces
04:43temps-là de manière très significative.
04:44On a aussi des algorithmes sur l'optimisation du processus.
04:49Je prends un exemple, si vous prenez les énergies renouvelables, prenez un parc d'éoliennes, des milliers et des milliers
04:57de données, qui sont toutes standardisées sur des turbines qui sont les mêmes.
05:02Donc on peut faire tourner des algorithmes assez puissants pour, un, identifier leur performance, deux, anticiper la manière dont on
05:10va les utiliser en fonction du vent, en fonction de la demande de l'énergie.
05:12Donc voilà, tous ces éléments-là, on va utiliser des logiciels pour rendre en fait tous ces actifs industriels plus
05:20intelligents.
05:20Et quelle part l'IA aujourd'hui et encore plus demain prend dans le pilotage d'une usine ?
05:26C'est-à-dire à quel point justement les IA de plus en plus puissantes vont pouvoir piloter les usines
05:33?
05:33Alors, on fait, on est encore dans une phase d'option.
05:38Donc on fait de l'analyse de maintenance prédictive, comme je l'ai dit, depuis une dizaine d'années, parce
05:44que c'était relativement simple.
05:45Quand on est dans un monde de l'IA tel qu'on la connaît aujourd'hui, l'un des éléments
05:50clés dans le monde industriel, c'est qu'on ne peut pas utiliser l'IA générique,
05:54parce qu'on ne peut pas avoir 80 ou 90% de réponses exactes.
05:57Dans un monde industriel, il y a une question de sécurité, il y a des questions de performance, il y
06:02a des questions humaines.
06:03Donc il faut être sur du déterminisme beaucoup plus fort.
06:06Et ça, il y a deux, trois éléments qui sont clés.
06:09La première, c'est la qualité de la donnée.
06:13Et elle est assez compliquée dans le monde industriel, parce que le capteur n'est pas toujours bien calibré.
06:18Et la donnée est un peu perdue dans l'historique de l'usine.
06:21Donc la qualité de la donnée, ça, c'est un élément très important.
06:24Le deuxième élément, c'est la gouvernance, c'est-à-dire la capacité.
06:29Qu'est-ce qu'on va donner comme loi à l'IA ?
06:31Donc, par exemple, lui dire, si jamais tu n'es pas sûr de la réponse, tu indiques que tu n
06:36'es pas sûr de la réponse.
06:38Ce qui n'arrive pas toujours avec nos d'IA génératifs.
06:41Exactement.
06:41Qui ont tendance à nous flatter.
06:42Et le dernier point, c'est de s'assurer qu'on garde l'humain dans la boucle de décision.
06:49Donc ça, c'est vraiment le cœur des savoir-faire des éditeurs de logiciels industriels.
06:56C'est d'amener cette technologie dans un environnement qui est cohérent pour le moins industriel.
07:04Vos logiciels le faisaient déjà, mais à quel point cette nouvelle génération boostait à l'IA,
07:10en quelque sorte, je dis ça avec mes mots, peut permettre à une usine de consommer moins,
07:15et donc de coûter moins, d'une certaine façon, à la fois en termes d'environnement et en termes de
07:19budget.
07:19Je vais vous prendre quelques exemples concrets.
07:23Lorsqu'on construit une usine, donc si je prends le cas de Veolia,
07:27où les 150 ingénieurs qui construisent des usines d'eau utilisent nos logiciels,
07:33on arrive à réduire les temps et les budgets de ces projets entre 10 et 15 %.
07:40Dans le monde opérationnel, on a environ un gain minimal de 10-15 % en termes d'énergie,
07:51de réduction d'énergie, et pour ceux qui performent le mieux, on va être à 20-25 %.
07:57Donc c'est ce qu'on voit.
07:58Donc c'est typiquement ces chiffres-là, c'est ce qu'on a vu chez Michelin,
08:01c'est ce qu'on voit chez Ankel en Allemagne.
08:03Donc c'est environ ce type de gain que l'on peut avoir.
08:08Votre avis sur ce programme appelé par le gouvernement Opération Notre-Dame,
08:12accélération de 150 projets industriels stratégiques,
08:16selon le gouvernement ça représente plus de 30 000, 32 000 emplois.
08:19Est-ce que le défi commence quand ?
08:24Au moment où l'usine sera construite ?
08:26Comment vous l'appréhendez ça ?
08:28Déjà je pense que tout ce qui va permettre d'accélérer l'investissement industriel
08:34est pertinent, puisqu'on est en demande de plus d'industries françaises.
08:40Et donc nous, d'un point de vue digital, on est d'ailleurs engagé sur certains de ces projets,
08:45parce qu'un certain nombre de ces entreprises sont des clients.
08:50Donc le défi, il est un peu plutôt, quand on parle du digital,
08:54le défi est un peu plutôt, parce qu'en fait, l'avantage de ces usines,
08:56ils sont là et sont dans la conception.
08:58Et donc on va pouvoir faire des usines, ce qu'on appelle native-digita,
09:02digital-native, c'est-à-dire vraiment qui, dès la conception,
09:05on va construire un jumeau numérique,
09:08qui va être finalement la réplique de l'usine.
09:11Et donc cette réplique-là, on va pouvoir l'utiliser après dans le monde opérationnel.
09:15Et donc par exemple, par rapport aux exemples que je donnais,
09:18on va avoir déjà toute la documentation,
09:21toutes les informations de l'ingénierie, qui sont digitalisées, dès le début,
09:25et on va pouvoir faire vivre en fait cette usine-là,
09:27et on va pouvoir utiliser ces données pour mieux les exploiter.
09:33Donc c'est dès le départ qu'il y a un intérêt à un change digital.
09:36Ces jumeaux numériques qui permettent d'éviter des erreurs,
09:40ou de prendre de mauvaises directions, ça arrive souvent ça ?
09:42Ah oui, je prends un exemple dans la conception, l'un des éléments clés,
09:46c'est ce qu'on appelle les analyses d'impact ou de chevauchement,
09:50puisqu'en fait, dans des plans très complexes,
09:54il va y avoir plusieurs concepteurs qui vont travailler,
09:57il va y avoir des ingénieurs qui vont faire le procédé,
09:59des ingénieurs qui vont faire la mécanique, des ingénieurs électriciens.
10:02Tous ces métiers-là travaillent, il suffit que l'un change une donnée et l'autre non.
10:06Et là, ça peut créer une erreur qui va se propager en fait tout le long.
10:09On a vu des projets sur lesquels, très tard dans la construction du projet,
10:14on s'aperçoit en fait d'un conflit entre deux tuyaux,
10:18et en fait là, c'est des semaines ou des mois de retard.
10:23Donc en fait, il y a vraiment un intérêt effectivement à digitaliser ces éléments-là dès la conception.
10:29Et de la même manière, dans le monde du processus,
10:32on peut détecter des anomalies assez tôt.
10:35Je parlais de la maintenance prédictive.
10:36Si je prends des cas comme dans le monde de la génération électrique,
10:41où on a des grosses turbines, on a eu des cas chez Duc Energy
10:46où on a estimé un gain, en tout cas le client a estimé un gain d'environ 40 millions de
10:52dollars
10:52parce qu'il avait anticipé la panne,
10:55donc il avait pu réparer avant même l'interruption de la production.
10:59Donc oui, on peut vraiment amener la valeur.
11:01Merci beaucoup Sébastien Auré et à bientôt sur Bsmart4Change.
11:09C'est le débat de ce Smart Impact.
11:12Je vous propose un retour sur le grand prix de la philanthropie
11:14organisé chaque année par le groupe FICAD, propriétaire de Bsmart4Change,
11:18focus sur le prix spécial décideur innovation
11:21décerné à BNP Parida Banque Privée et DIFT.
11:24Et je reçois Vanessa Bouquillon, bonjour.
11:27Bonjour.
11:27Vous êtes la directrice de l'engagement chez BNP Paribas Banque Privée
11:30et Féric Mazzera, bonjour.
11:32Bonjour.
11:32Le président de DIFT, vous allez, alors on reçoit DIFT,
11:35on a un partenariat, on met souvent en avant des associations,
11:38mais en quelques mots, pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas,
11:40c'est quoi le principe de DIFT ?
11:41DIFT est une plateforme de générosité
11:43qui permet justement d'envoyer de l'argent
11:45à des projets sociaux et environnementaux
11:47en impliquant les collaborateurs ou les clients
11:50pour une entreprise.
11:51Donc on se retrouve avec la possibilité de créer un pont
11:54entre des entreprises et des projets à impact
11:56en impliquant tous les humains entre les deux,
12:00on va dire, c'est-à-dire vous, moi, les collaborateurs, les clients.
12:03Pourquoi un partenariat avec DIFT, Vanessa Bouquillon ?
12:05Qu'est-ce qui vous a séduit, intéressé dans cette idée ?
12:08On avait déjà une démarche de don
12:10embarquée dans certains de nos produits financiers.
12:13On donnait à une seule association
12:15et on n'était pas convaincus que les clients de la banque privée
12:20étaient au fait de cette générosité
12:23qui était en place depuis des années chez nous.
12:26Et depuis qu'on a substitué nos dons directs
12:27par la plateforme DIFT,
12:29on est absolument certain désormais de pouvoir mesurer
12:32et puis on constate que les clients participent
12:36à l'acte de don et donc ont conscience
12:38de ce reversement établi par la banque sur sa marge.
12:42On espère d'autres choses derrière.
12:44Est-ce que ça veut dire que le don,
12:46il est intégré directement dans certains produits financiers, c'est ça ?
12:49C'est ça.
12:50Pour certaines campagnes pertinentes,
12:52donc avec un sous-jacent social,
12:54Blue, Green, Green Bond par exemple,
12:56on décide de substituer une partie de notre marge.
12:58Les clients, au moment de la souscription,
13:01ont l'information, qu'ils mémorisent ou non
13:03et quelques temps après la campagne,
13:05reçoivent ce don-cadeau, ce DIFT.
13:08Leur incitant à venir se connecter sur la plateforme
13:10et attribuer leur même la cote part
13:12qui correspond à leur souscription.
13:14Donc certains vont avoir 20 euros à distribuer,
13:17d'autres 200 euros à distribuer,
13:19mais le grand changement grâce à DIFT,
13:21c'est que désormais, c'est eux qui ont la main
13:24sur le don et ce catalogue d'associations.
13:26À quel point, Féric Mazella,
13:28justement le fait d'intégrer, de faire entrer le don
13:30au moment où se décide un investissement,
13:32ça peut provoquer un changement d'échelle ?
13:34Alors, c'est effectivement pas le même moment
13:37qu'habituellement quand on va faire un don.
13:39D'ailleurs, je précise pourquoi ça s'appelle DIFT,
13:41c'est parce que c'est un gift,
13:42donc un cadeau en anglais,
13:43qui est un don, d'où le D dans le gift.
13:45Et donc ça fait DIFT.
13:47Et effectivement, le fait de proposer
13:49la possibilité de soutenir un projet
13:51à un moment où on souscrit
13:53à un produit chez BNP,
13:55eh bien ça permet de faire en sorte
13:57que ce n'est pas de l'argent
13:59que l'on prend sur un compte
14:01pour le mettre ailleurs,
14:02c'est de l'argent où on se dit
14:04tiens, c'est une bonne cause,
14:05j'ai envie de la soutenir.
14:06Et donc ça déclenche effectivement
14:08quelque chose de différent
14:08puisque c'est de l'argent qu'on n'a pas encore,
14:10typiquement.
14:11Et on peut à ce moment-là,
14:12plus facilement, effectivement,
14:14aiguiller de l'argent vers le projet
14:15qui nous intéresse.
14:16C'est un bon moment pour justement
14:18parler du sujet, du projet
14:20qu'on va soutenir, plutôt que du montant.
14:23Ce qui permet de faire en sorte
14:25qu'on ait une meilleure sensibilisation
14:27aussi aux actions qui sont financées.
14:32Et effectivement, qui permet,
14:33on l'espère, on le voit,
14:34c'est en train de grandir,
14:35de mobiliser plus de fonds.
14:36Oui, parce que c'est en train de grandir.
14:38Quand vous avez obtenu le Grand Prix
14:39fin 2025, on était autour
14:41de 800 000 euros reversés.
14:43À ce jour, on dépasse,
14:45on flirte avec les 1,3 millions d'euros,
14:4715 associations bénéficiaires
14:49entre 2024 et 2026,
14:51là aussi, en dehors des campagnes en cours.
14:54C'est que ça continue de monter ?
14:56Oui, c'est ça ?
14:56On a deux campagnes qui seront lancées
14:58en octobre et en novembre.
14:59Donc, on devrait atterrir
15:00à 1,8 millions à la fin de l'année.
15:02Et on a touché 2 700 clients.
15:05Donc, on touchera 300 clients de plus
15:08votant, a priori,
15:10d'ici la fin de l'année,
15:11voire davantage.
15:12Parce qu'en réalité,
15:13la prochaine campagne qui part,
15:14elle va être adressée,
15:15non pas à 5 000 clients,
15:16comme d'habitude,
15:16campagne par campagne.
15:17On l'envoie à 23 000 clients.
15:19Donc, on espère toucher encore
15:21plus de gens.
15:23Est-ce qu'ils ont le choix
15:23de l'association bénéficiaire ?
15:25Comment ça se passe
15:25dans la relation entre le client,
15:28l'investisseur
15:29et la cause de l'association
15:30que vous avez choisie ?
15:31À chaque fois qu'on a
15:32une campagne thématique,
15:33comme je le disais,
15:34un sous-jacent Blue Bond,
15:35par exemple,
15:36on va mettre des associations
15:37qui ont un lien
15:38avec la protection des océans.
15:40Et on va faire la même chose
15:41sur le social ou sur le green.
15:44ce qui fait que le choix
15:45va être quand même thématique
15:46pour nous.
15:47En tout cas,
15:47nous, on crée des petits catalogues
15:49BNP Paribas Banque Privée
15:50DIFT à chaque opération.
15:52Donc, c'est un choix
15:53qui va se faire
15:54entre 3 à 5 associations
15:55choisies par nous.
15:57DIFT qui revendique
15:58aujourd'hui, je crois,
15:58200 000 diffteurs,
15:5930 millions d'euros
16:00reversés à 300 associations
16:02autour de 15 grandes causes.
16:04Alors, comment vous les choisissez ?
16:06C'est la question rituelle
16:07qu'on va vous poser
16:08à de nombreuses reprises,
16:09mais comment vous les choisissez ?
16:10Alors, les causes,
16:11peut-être que c'était
16:12relativement simple,
16:13mais les associations ?
16:14Les causes,
16:15on a une quinzaine de causes,
16:16vous l'avez dit.
16:17Et puis, on suit
16:18les 17 ODD,
16:20évidemment,
16:21les objectifs
16:22développement durable
16:23des Nations Unies.
16:25Et donc, déjà,
16:26ça nous donne
16:26le panel des causes
16:28qu'on peut soutenir,
16:29enfin, qu'on veut soutenir.
16:30Et puis, au-delà de ça,
16:30évidemment,
16:30on a beaucoup de demandes,
16:31vous imaginez,
16:32parce qu'on est une plateforme
16:32qui distribue de l'argent,
16:33donc forcément,
16:34les associations
16:34nous ont repérés.
16:36Donc, on a effectivement
16:37une quinzaine de critères
16:38qui vont de la qualité
16:39de la gouvernance,
16:40à la qualité du suivi,
16:41évidemment, financier
16:42qui est opéré
16:43au sein de la structure,
16:43mais aussi la qualité
16:46du suivi
16:46des indicateurs d'impact.
16:48Très important,
16:49parce que c'est ce que l'on veut,
16:50évidemment,
16:51mettre en avant,
16:51c'est-à-dire que chaque euro
16:52qui est investi
16:53dans une association,
16:54eh bien,
16:54va donner un impact concret
16:55sur le terrain.
16:56Et au-delà de ça,
16:57on demande aussi aux associations
16:58de communiquer régulièrement
17:00sur leurs avancées
17:01pour pouvoir tenir informés
17:03les difteurs
17:03des progrès
17:05qui ont été faits
17:06sur le terrain,
17:07de l'utilisation de l'argent,
17:09de l'utilisation des dons
17:10qui ont été faits.
17:11Et ça, c'est très important
17:11parce qu'en fait,
17:13on est dans un milieu,
17:13le don,
17:14où la confiance est primordiale.
17:16C'est-à-dire que quand vous avez
17:17un donateur
17:17qui va aiguiller de l'argent
17:18vers un projet,
17:19il veut être sûr
17:20que cet argent
17:21va être effectivement
17:21utilisé pour la cause
17:23et utilisé
17:25le plus efficacement possible.
17:27Eh bien, justement,
17:27nous, on s'assure
17:28de ça en amont,
17:29mais également en aval
17:30puisqu'on a un suivi
17:31des projets
17:31avec une communication
17:32qui remonte vers les difteurs.
17:33Est-ce qu'il y a des...
17:34Alors, j'allais dire des modes,
17:35ce n'est pas le bon mot,
17:36mais des tendances.
17:36C'est-à-dire qu'est-ce qu'il y a
17:37des causes
17:38qui sont plus porteuses
17:39que d'autres en ce moment
17:40et qu'elles l'étaient
17:41il y a deux ou trois ans,
17:42par exemple.
17:43Alors, à défaut
17:46spécifiquement de modes
17:46et de grands cycles comme ça,
17:48il y a malheureusement
17:49des catastrophes
17:50qui se passent
17:50et donc, à ce moment-là,
17:51des mobilisations
17:55exceptionnelles.
17:55Typiquement,
17:56quand vous avez Valence,
17:57Mayotte
17:58ou bien les incendies
17:59de forêt cet été,
18:00eh bien forcément,
18:00vous avez des fléchages
18:02d'argent
18:02qui sont beaucoup plus conséquents
18:03vers ces causes-là
18:04en même temps
18:05que les entreprises
18:06qui sont nos partenaires
18:07peuvent également communiquer
18:09à leurs parties prenantes
18:10ou à leurs collaborateurs
18:13ou à leurs clients
18:14sur le fait
18:15qu'elles ont un partenariat
18:16avec nous
18:16et que donc,
18:17c'est facile
18:17d'envoyer directement
18:18de l'argent sur le terrain.
18:19Donc, c'est plutôt
18:20en termes de cyclicité,
18:22j'ai envie de dire,
18:23on est plutôt sujet
18:24aux catastrophes
18:25qui se produisent
18:26et dans lesquelles,
18:27évidemment,
18:28des fonds sont nécessaires
18:29pour pouvoir réparer
18:30les catastrophes
18:31qui ont lieu.
18:32Est-ce que,
18:32un peu la même question,
18:34Vanessa Bouquilum,
18:35est-ce que vous vous raccrochez
18:36à des événements
18:37ou peut-être des événements
18:38qui sont aussi prévisibles,
18:39on est au mois d'octobre,
18:40c'est Octobre Rose,
18:41contre le cancer du sein,
18:42est-ce que vous cherchez
18:44à vous raccrocher comme ça
18:45à un certain nombre d'événements ?
18:45On essaye de faire les deux,
18:47c'est-à-dire d'être constant
18:48sur les grands thèmes
18:49qui sont les nôtres
18:49et qui sont ceux du groupe
18:50auquel on appartient,
18:52d'être au plus près
18:53des attentes des clients,
18:54donc on a un baromètre
18:56depuis quelques années
18:56qui mesure les causes
18:57des clients,
18:58donc on sait dire
18:59que sur un certain niveau
19:01de fortune,
19:01la cause numéro une,
19:02c'est la précarité alimentaire
19:04suivie de l'éducation
19:05et suivie du climat
19:07et de l'océan
19:07et puis que sur les grandes fortunes,
19:09ça va plutôt être
19:10la recherche médicale
19:12et ensuite à peu près
19:13les mêmes causes,
19:15parfois dans le désordre.
19:16On a vu arriver
19:17ces dernières années
19:18la question de la paix
19:19avec évidemment
19:20la guerre en Ukraine
19:21a été le premier incident
19:23à pousser cette thématique,
19:25cette ODD
19:27dans nos sujets
19:28alors que ce n'est pas
19:28l'ODD le plus évident
19:30dans les causes
19:31que nous suivons.
19:33Donc on a construit
19:34nous une réponse
19:36à cela
19:36avec le croisement
19:39de le produit pertinent,
19:41les thématiques
19:41sur le long terme
19:42de nos clients
19:43et donc on adresse ça
19:44et puis de temps en temps
19:45on sait aussi répondre.
19:47Donc quand on a
19:47le fonds d'urgence
19:48chez nous
19:48qui est un outil
19:49de notre fondation
19:50au niveau groupe,
19:52au niveau mondial
19:52qui s'active,
19:53évidemment on pousse
19:54à nos clients,
19:54on l'a fait
19:55pour Notre-Dame de Paris,
19:56on le fait pour les incendies,
19:57on l'a fait pendant le Covid,
19:59on pousse ces outils
20:00qui sont des outils
20:01abondés
20:02et puis nous-mêmes
20:03à l'échelle
20:04de la banque privée
20:05on essaye aussi
20:05d'être réactifs
20:06donc là typiquement
20:07une fois par an
20:08j'essaye de consacrer
20:09une de nos campagnes
20:09produits
20:10à des outils
20:12à des causes actuelles.
20:13La campagne
20:14dont je vous parlais
20:15qui part en octobre
20:16sera dédiée
20:17à la protection
20:17de l'enfance.
20:18Ok d'accord
20:19donc il y a les deux
20:20c'est intéressant
20:20il y a un courant de fond
20:22en quelque sorte
20:22et puis la réactivité
20:23à l'actualité.
20:24Vous êtes là
20:25parce que vous avez
20:27remporté le prix spécial
20:28des Cileurs Innovation
20:30dans ces grands prix
20:33de la philanthropie
20:34organisés par
20:35Bismarck for Change
20:36et par le groupe FICAD.
20:37Quel sens vous donnez
20:38à ce mot ?
20:39Philanthropie
20:39et est-ce qu'il y a
20:41une génération d'entrepreneurs
20:43qui l'appréhendent
20:44différemment
20:45de la précédente ?
20:46Alors il y a
20:46une génération
20:47tout court
20:47qui l'appréhendent
20:48de manière différente
20:49je pense que
20:50face évidemment
20:51aux problématiques
20:52qui sont causées
20:53par nos modes de vie
20:55par le développement
20:56de la société humaine
20:58et bien on voit
20:59de plus en plus
20:59des choses
21:00qui méritent
21:00d'être soutenues
21:01et qui ne le sont pas
21:02nécessairement
21:02par les structures
21:03en place
21:03et donc on a envie
21:04d'aller vers ces projets-là
21:06pour quand même
21:06les aider.
21:08Je voulais préciser
21:08une chose
21:09c'est que
21:09d'une part
21:10quand on introduit
21:11justement la générosité
21:12de manière
21:14évidente
21:14j'ai envie de dire
21:14en tout cas
21:16facilitée
21:16dans les mécanismes
21:17des différents
21:20relations
21:20que nos clients
21:22ont
21:22avec leurs propres
21:24clients
21:24et leurs collaborateurs
21:26et bien
21:26on déclenche
21:28justement
21:29de nouvelles sensibilisations
21:30de nouvelles volontés
21:32d'aller soutenir
21:33des projets
21:33les retours
21:34des gens
21:34qui participent
21:35à des opérations
21:36de DIFT
21:37qui sont
21:39vis-à-vis
21:40de nos clients
21:40et bien
21:41ont des retours
21:41d'itirambique
21:42Il y a un effet boule de neige
21:43Je pense que Vanessa
21:45va pouvoir nous préciser
21:46les retours
21:47des clients
21:48BNP
21:49banque privée
21:49sur justement
21:50le fait de pouvoir
21:52soutenir
21:52de cette manière-là
21:53de manière aussi simple
21:54des projets sur le terrain
21:55ils sont évidemment
21:57très très heureux
21:57et puis au-delà de ça
21:58je voulais juste mentionner
21:59une chose
21:59vous avez parlé
22:00de cyclicité
22:01vous avez parlé
22:02d'Octobre Rose
22:03et en fait
22:04je voulais juste
22:05préciser une chose
22:05que
22:06alors vous connaissez
22:07Octobre Rose évidemment
22:07vous connaissez Movember
22:08en novembre
22:09qui est la même chose
22:10pour les maladies
22:11des hommes
22:11et puis
22:12comme évidemment
22:13il n'y avait rien
22:14en décembre
22:14et bien
22:15avec Dift
22:15on a lancé l'année dernière
22:16Diftember
22:17et donc ça va
22:18se produire de nouveau
22:19cette année
22:20et Diftember
22:20c'est quoi ?
22:21C'est le mois de la générosité
22:22où bien
22:22tout le monde peut
22:24exprimer
22:25quelle est l'association
22:26quelle est la cause
22:26qui lui tient à cœur
22:27et pouvoir la soutenir
22:28on a une cinquantaine
22:29d'ambassadeurs aussi
22:30qui montrent
22:31les causes
22:31qu'ils soutiennent
22:32ça permet de créer
22:33un effet d'entraînement
22:34et justement
22:34de faire en sorte
22:35que la nouvelle génération
22:36trouve que la générosité
22:37c'est non seulement
22:38attractif
22:41philanthropie
22:42mécénat
22:42investissement à impact
22:43c'est lié
22:45en même temps
22:45c'est pas exactement
22:46la même définition
22:47bien sûr
22:47mais pour rebondir
22:49sur cet effet boule de neige
22:50c'est-à-dire
22:50est-ce qu'effectivement
22:51une action de philanthropie
22:53via Dift
22:54et les produits
22:54que vous proposez
22:55ça peut aussi
22:57inciter vos clients
22:57à faire plus
22:58d'investissement à impact
22:59par exemple ?
23:00Alors on espère
23:01on est assez confiants
23:02parce que pour répondre
23:02à un autre élément
23:04de votre question
23:04oui on observe
23:05des jeunes
23:07et donc des jeunes fortunes
23:08chez nous
23:08plus philanthropes
23:09ou en tout cas
23:10qui se déclarent
23:10plus philanthropes
23:11que leurs aînés
23:12dans les proportions
23:13les taux de déclaration
23:14on voit pousser
23:16notamment
23:17grâce
23:19au contexte législatif
23:21favorable
23:21depuis la loi Pacte
23:22un nombre de créations
23:23de fonds de dotation
23:24qui a clairement
23:25explosé
23:26ces dernières années
23:27ces 200 à 300 par an
23:28qui sont créés
23:30donc par des entrepreneurs
23:31ou des jeunes fortunes
23:33et donc on doit répondre
23:35à cela
23:37donc ça c'est quelque chose
23:38auquel on répond
23:39classiquement
23:40par nos services
23:40de conseils
23:41on a des conseils
23:42spécialisés
23:42en philanthropie
23:43depuis 2008
23:45au sein de la banque privée
23:46qui peuvent accompagner
23:47ces fortunes là
23:47et c'est vrai
23:48que d'avoir aussi
23:49nos propres produits
23:50qui embarquent
23:51cette dimension
23:51de partage de la valeur
23:53c'est hyper intéressant
23:54parce que ça nous permet
23:55nous-mêmes
23:56de nous mettre
23:57à leur niveau
24:00de générosité
24:01alors on avait
24:01cette fondation
24:02on n'a pas attendu
24:02mais on espère
24:03que par la voie
24:04du digital
24:06on arrive
24:07effectivement
24:07à susciter
24:08plus de canaux
24:09et donc
24:10l'espoir qu'on a
24:11il est de deux ordres
24:12un
24:13d'avoir généré
24:15par ces dons
24:16qu'on suscite
24:16avec ce DIFT
24:17un don aux associations
24:18concernées supplémentaires
24:20c'est-à-dire que
24:20certains de nos clients
24:21se disent
24:22tiens
24:22j'ai fait ce don
24:23je vous disais
24:2520 euros par exemple
24:26pourquoi ne pas
24:27faire davantage
24:28et on sait que
24:29les études comportementales
24:30nous montrent que
24:31ce type de mécanisme
24:32une fois qu'on a poussé
24:32les gens
24:33c'est plus facile
24:33de faire le pas d'après
24:34ça c'est un premier canal
24:35et on a un autre canal
24:38on réfléchit
24:39avec les équipes
24:41de Fred
24:41très concrètement
24:44et en ce moment
24:45à voir comment créer
24:46avec certains de nos clients
24:48des cagnottes abondées
24:49donc ça
24:49je pense que t'en parleras
24:51ce sera l'objectif
24:52ou l'objet
24:53d'une autre émission
24:54puisqu'on est à la fin
24:55de ce débat
24:56merci à tous les deux
24:57d'avoir participé
24:59à ce Smart Impact
25:00et encore bravo
25:01pour ce grand prix
25:02de la philanthropie
25:03tout de suite
25:04notre rubrique start-up
25:11une association
25:12aujourd'hui dans
25:13Smart Cities
25:14je vous présente
25:15mon invité Marion Gomart
25:16bonjour
25:16vous êtes la co-directrice
25:18de Coup de Pouce
25:19association créée
25:20en 1984
25:22avec quelle mission
25:23c'est quoi la mission
25:24l'ambition de Coup de Pouce
25:25l'objectif
25:26c'est de lutter
25:27contre le déterminisme social
25:29à travers
25:29les trajectoires scolaires
25:31c'est à dire qu'en France
25:32plus qu'ailleurs
25:33dans l'OCDE
25:34PISA l'a encore montré
25:35récemment
25:36mais c'est vrai
25:37depuis longtemps
25:38en France plus qu'ailleurs
25:39l'origine socio-économique
25:41d'une famille
25:42d'un enfant
25:43détermine sa trajectoire scolaire
25:44ce qui est une grande injustice
25:46et ça se voit
25:47à travers
25:48des signaux
25:50qui sont visibles
25:50dès les premières années
25:51de scolarité
25:52et donc nous on agit
25:53en prévention
25:54plutôt qu'en remédiation
25:55donc dès les premières années
25:56de scolarité
25:56de la maternelle
25:57au CE1
25:58pour lutter
25:58contre les difficultés scolaires
25:59qui vont arriver
26:01ultérieurement
26:01par le décrochage scolaire
26:03et ce constat
26:04il est en train
26:04de s'aggraver
26:05c'est à dire
26:05si on compare
26:06la France
26:06d'il y a 40 ans
26:07à la France d'aujourd'hui
26:07c'était déjà vrai
26:09il y a 40 ans
26:10clairement
26:11l'association
26:12effectivement a été créée
26:13par un groupe
26:13d'enseignants
26:15très vite rejoint
26:15par des chercheurs
26:16pour comprendre
26:16quel est le problème
26:17et a commencé
26:18par faire
26:1810 ans d'études
26:19effectivement
26:20pour comprendre le problème
26:21puisqu'à l'époque
26:21il y avait moins d'études
26:23sur le sujet
26:23ça a largement été corroboré
26:28probablement que
26:28oui je crois
26:29que ça s'aggrave
26:31en tout cas
26:32le poids de l'origine
26:34détermine de plus en plus
26:35la trajectoire scolaire
26:36vous venez de publier
26:37c'était au début
26:38du mois de septembre
26:38votre premier baromètre
26:40coup de pouce
26:402026
26:41avec plusieurs résultats
26:43de ce sondage
26:44on en a retenu
26:45un 56% des parents
26:46pensent que l'école
26:47ne parvient pas
26:48à compenser
26:48justement
26:49les inégalités
26:50scolaires
26:51elles apparaissent
26:51à quel âge ?
26:52très très tôt
26:53dès le primaire
26:55parce qu'en fait
26:56c'est pas nécessairement
26:57les difficultés scolaires
26:58en tant que telles
26:59les plus graves
26:59qu'on va repérer
27:00mais les raisons
27:02pour lesquelles
27:03justement
27:03certains enfants
27:04n'ont pas le bagage
27:05nécessaire
27:06pour bénéficier
27:06comme les autres
27:07des apprentissages
27:08de l'école
27:08qui sont les mêmes
27:09pour tous
27:10donc on pourrait se dire
27:11l'école égalitaire
27:11en France
27:12en réalité
27:13ce qui se passe
27:14c'est que
27:14des enfants
27:15n'ont pas le rapport
27:16aux apprentissages
27:18qui vont leur permettre
27:19de bénéficier
27:19de ces apprentissages
27:20il s'agit de
27:21le sens
27:22qui est donné
27:23aux apprentissages
27:23pourquoi la maîtresse
27:24me propose d'apprendre
27:25à lire, écrire, compter
27:26est-ce que je vois
27:27la continuité
27:28après l'école
27:28ou est-ce que
27:29voilà
27:29c'est la tâche de l'école
27:30c'est ça qu'on fait à l'école
27:31et donc c'est ça qu'on fait
27:32et puis quand je rentre
27:33à la maison
27:33c'est fini
27:34je fais autre chose
27:35donc le sens
27:36c'est très important
27:38le plaisir
27:39à manipuler
27:40ces apprentissages
27:40et la confiance
27:41de l'enfant
27:42à réussir
27:43dans sa capacité
27:44à réussir à l'école
27:45il y a des enfants
27:45dès la maternelle
27:46qui sont étiquetés
27:47comme le pas bon de la classe
27:48et ça va les suivre
27:49toute leur scolarité
27:53et donc vous proposez
27:55des formations
27:56un club coup de pouce
27:57ça fonctionne comment
27:58en fait ?
27:59Donc concrètement
27:59pour lutter
28:00contre ce phénomène
28:02on voit bien que
28:03c'est plutôt sur le temps
28:04hors école
28:05qu'il faut agir
28:06puisque c'est là
28:06essentiellement
28:07qu'on va pouvoir agir
28:08sur le rapport
28:08aux apprentissages
28:09ce fameux rapport
28:10aux apprentissages
28:10des enfants
28:11donc nous on conçoit
28:13avec des chercheurs
28:13des programmes périscolaires
28:14donc après l'école
28:15qu'on donne
28:16je simplifie un peu
28:17mais on donne
28:18prêt à l'emploi
28:19aux municipalités
28:20qui ont la compétence
28:21périscolaire
28:21un programme coup de pouce
28:24périscolaire
28:24concrètement
28:25effectivement
28:26c'est un club
28:27de 5 à 6 enfants
28:29animé par
28:30un animateur
28:31ou souvent
28:31une animatrice
28:33qui va être rémunéré
28:35par la municipalité
28:35donc qui est professionnel
28:36et nous coup de pouce
28:37on va faire tout le reste
28:38on va les outiller
28:39on leur donne
28:40le kit pédagogique
28:41on va former
28:41les animatrices
28:42et les animateurs
28:44et on va organiser
28:45des choses
28:46à l'échelle nationale
28:47pour l'ensemble
28:47de ces clubs
28:48donc aujourd'hui
28:49on a environ
28:502000 clubs
28:51ce qui fait
28:52qu'on accompagne
28:52environ 11 300 enfants
28:54et 17 000 par an
28:55puisqu'on accompagne
28:56également les parents
28:58à travers toute la France
28:59dans 255 communes
29:01métropolitaines
29:02et outre-mer
29:02merci beaucoup
29:03Marion Gomart
29:04comment on peut aider
29:04coup de pouce
29:06il faut nous soutenir
29:07les temps sont durs
29:09financièrement
29:10voilà
29:11les subventions
29:11des grands ministères
29:12ne sont pas
29:13en hausse
29:14on va dire
29:15donc il faut
29:16pouvoir nous soutenir
29:17parce qu'en fait
29:17c'est l'affaire de tous
29:21voilà
29:21c'est miser sur l'avenir
29:22et pour maximiser
29:23son impact
29:24il faut agir en prévention
29:25plutôt qu'en remédiation
29:26donc encore une fois
29:27c'est vraiment là-dessus
29:28qu'il faut agir
29:29le déterminé social
29:30c'est la plus grande injustice
29:31dans notre société
29:32donc voilà
29:33il faut faire un don
29:34et des coups de pouce
29:35merci beaucoup
29:36Marion Gomart
29:37bon vent
29:37à votre association
29:39voilà c'est la fin
29:39de ce Smart Impact
29:40merci à toutes et à tous
29:41de votre fidélité
29:42à très vite
29:42merci à tous