Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Ce lundi 12 octobre, Thomas Courtois, président de Nickel, était l'invité dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Good morning business, parole de patron.
00:03Avec Thomas Courtois, président de Nickel, bonjour.
00:06Bonjour.
00:06Ravi de vous recevoir dans la matinale de l'économie Nickel, filiale de BNP Paribas.
00:11Depuis 2017, entreprise qui s'appuie sur des réseaux de buralistes, de commerces de proximité, de kiosques,
00:17pour finalement distribuer des comptes bancaires.
00:21Combien de points de vente actuellement aujourd'hui ? Combien de clients, Thomas Courtois ?
00:24Alors nous avons 8500 points de vente en France, 13500 en Europe, puisque nous sommes aussi présents en Espagne,
00:30Portugal, Belgique et Allemagne.
00:31Et puis nous avons 2 500 000 clients actifs aujourd'hui.
00:35Alors pour atteindre combien ? Vous avez lancé un plan 2030, expliquez-nous un peu en quoi ça va consister.
00:41Alors notre objectif c'est d'atteindre 4 millions de clients d'ici 2030.
00:44Et pour cela on va s'appuyer sur trois grands leviers.
00:47C'est d'abord on va continuer à étendre nos offres autour du paiement,
00:53mais aussi élargir autour des services financiers avec des services de crédit, d'épargne, d'assurance.
00:58Et puis également pour améliorer et aider nos clients dans leur quotidien.
01:02Donc étendre nos offres.
01:03On va également investir sur notre marque et sur l'expérience de nos clients.
01:07Et puis le troisième point c'est qu'on va continuer à étendre aussi notre réseau de points de vente.
01:11On vise 20 000 points de vente à cet horizon.
01:14Oui parce que vous êtes finalement à l'ère des néobanques.
01:18Donc vous êtes dans la proximité physique générée par ces bureaux de tavas, ces points de vente.
01:24Les concurrentes sont presque toutes dématérialisées.
01:27Et pour celles qui ne le sont pas complètement, elles s'y dirigent.
01:30C'est ça votre force ? C'est le côté on a encore un contact humain à offrir ?
01:34Absolument. Pour nous c'est primordial d'avoir cette proximité physique avec nos clients.
01:39Nous ne sommes pas seulement une banque digitale.
01:43C'est vrai que nous offrons le meilleur de la technologie à nos clients.
01:45Mais nous avons aussi ce réseau d'extrême proximité auprès de nos clients.
01:49Et nous, nous continuons à nous étendre là où les acteurs traditionnels tendent à fermer des agences,
01:55réduire le nombre de distributeurs de billets.
01:57Nous au contraire, nous faisons le pari de la proximité.
01:59Et on continue à se déployer.
02:01Qui est votre client type chez Nickel ?
02:04Notre client type est assez varié.
02:06Quand on a 2,5 millions de clients actifs, ça veut dire qu'on touche un petit peu tout le
02:11monde.
02:11Et d'ailleurs c'est notre slogan, Nickel, c'est le compte pour tous.
02:15Initialement, nous avions touché plutôt des clients à faible revenu, des clients modestes qui venaient chez nous.
02:22Des bancarisés peut-être ?
02:23Pour une part en tout cas.
02:25C'est vrai que nous avons un parcours d'ouverture de compte qui est très simple.
02:28Nous acceptons les clients sans condition de revenu, sans condition de patrimoine.
02:32et on fait tout pour accueillir un public le plus large possible.
02:35Mais depuis cette origine de 2014, nous avons considérablement élargi notre audience.
02:41Et c'est d'ailleurs ce que nous souhaitons continuer à faire.
02:43Nous souhaitons vraiment être le compte pour tous.
02:46En multipliant les points de vente, vous multipliez effectivement l'accès aux clients.
02:50Néanmoins, est-ce que le revenu d'une banque, même si c'est une néobanque,
02:55ne tient pas dans ce qui est peut-être les crédits immobiliers, par exemple ce genre de produit ?
03:00Est-ce que ce que vous développez, qui est à très forte proximité,
03:04suffit finalement à faire vivre le modèle économique de nickel ?
03:08Alors oui, notre modèle économique vit bien.
03:10Nickel est rentable depuis 2018.
03:12Et nous autofinançons d'ailleurs tout notre développement.
03:17Et cette rentabilité, elle est le fruit de plusieurs ingrédients.
03:21D'abord, une base de clients qui augmente rapidement, avec des revenus par client qui se développent
03:25au fur et à mesure que nous développons de nouvelles offres et que nos clients nous utilisent davantage aussi.
03:30Et puis, nous avons aussi des coûts qui sont très maîtrisés, grâce à notre modèle unique,
03:37qui fait que nos points de vente, en fait, sont pour nous des coûts variables,
03:40puisque nous nous appuyons sur des réseaux partenaires, notamment les bureaux de tabac en France.
03:43Vous ciblez aussi les entrepreneurs individuels avec le lancement d'une offre pro.
03:47Comment ça se passe, ça ?
03:48Exactement. Ça fait partie de l'élargissement de nos cibles.
03:52Et aujourd'hui, parmi nos clients, on considère qu'on a entre 5 et 8 % d'entrepreneurs individuels.
03:57Et donc, nous avons décidé, pour mieux les satisfaire, de développer une offre qui leur est dédiée,
04:03avec un service client qui leur est propre, des plafonds de fonctionnement
04:07dans leurs opérations quotidiennes qui sont un peu plus élevées, une carte dédiée également.
04:12Et puis, nous allons intégrer rapidement de nouvelles offres,
04:15comme la facturation électronique, des solutions d'encaissement, etc.
04:1850 euros par an pour un entrepreneur individuel, ce n'est pas à des frais énormes, effectivement.
04:23Est-ce que c'est là-dessus aussi que vous jouez pour gagner la confiance de nouveaux clients ?
04:28Oui, bien sûr. Le fait qu'on fonctionne en étant très efficace, avec des coûts très maîtrisés,
04:32nous permet aussi de proposer nos services à un coût généralement plus faible
04:36que ce qu'on peut trouver sur le marché.
04:37Et donc, c'est ce qu'on va apporter à ces clients-là qui ont des besoins assez simples.
04:41Vous l'avez dit, vous êtes en France, en Espagne, en Allemagne, au Portugal, en Belgique.
04:45Est-ce que la stratégie de développement est la même partout ?
04:48Ou est-ce que vous adaptez à la demande et aux besoins du client de chaque pays ?
04:52Alors, notre cœur d'offre est sensiblement similaire dans tous nos marchés.
04:56Mais dans chaque pays, on est obligé de s'adapter à des spécificités locales.
05:00Par exemple, au Portugal, nous sommes en train de développer une solution qui s'appelle MBWay,
05:04qui est l'équivalent de Wiro pour la France, la Belgique et l'Allemagne.
05:07Et donc, à chaque fois, dans chacun des pays, on est obligé quand même de s'adapter un petit peu.
05:12Mais globalement, je dirais que le modèle reste très similaire,
05:15avec des réseaux de points de vente très denses à disposition de nos clients.
05:18J'aimerais savoir, on a eu Révolute la semaine dernière sur ce plateau.
05:21Ce sont vraiment des acteurs dont on entendait peu parler il y a quelques années,
05:25qui ont explosé dernièrement.
05:27Comment on fait pour faire face à cette concurrente ?
05:29Moi, là, pour le coup, extrêmement digitale,
05:32pour convaincre que finalement, votre réseau à vous est plus intéressant.
05:35Oui, c'est vrai qu'il y a une vraie transformation dans le secteur bancaire,
05:38et notamment pour servir les clients particuliers.
05:41Et nous faisons partie de cette révolution, depuis 2014 déjà,
05:45et on trace une voie qui est assez singulière.
05:47C'est-à-dire qu'on ne se comporte pas à des acteurs complètement digitaux,
05:50puisque nous avons un réseau de points de vente.
05:52Et en même temps, nous ne sommes pas tout à fait une banque traditionnelle,
05:54puisque nous avons une offre digitale très poussée.
05:58Et donc, on est un acteur un peu atypique depuis le début,
06:02et c'est ce qui fait notre originalité, notre succès.
06:04Merci beaucoup Thomas Courtois d'être venu nous voir ce matin,
06:07président de Nickel dans la matinale de l'économie.

Recommandations