00:00Good morning business, parole de patron.
00:03Avec Thomas Courtois, président de Nickel, bonjour.
00:06Bonjour.
00:06Ravi de vous recevoir dans la matinale de l'économie Nickel, filiale de BNP Paribas.
00:11Depuis 2017, entreprise qui s'appuie sur des réseaux de buralistes, de commerces de proximité, de kiosques,
00:17pour finalement distribuer des comptes bancaires.
00:21Combien de points de vente actuellement aujourd'hui ? Combien de clients, Thomas Courtois ?
00:24Alors nous avons 8500 points de vente en France, 13500 en Europe, puisque nous sommes aussi présents en Espagne,
00:30Portugal, Belgique et Allemagne.
00:31Et puis nous avons 2 500 000 clients actifs aujourd'hui.
00:35Alors pour atteindre combien ? Vous avez lancé un plan 2030, expliquez-nous un peu en quoi ça va consister.
00:41Alors notre objectif c'est d'atteindre 4 millions de clients d'ici 2030.
00:44Et pour cela on va s'appuyer sur trois grands leviers.
00:47C'est d'abord on va continuer à étendre nos offres autour du paiement,
00:53mais aussi élargir autour des services financiers avec des services de crédit, d'épargne, d'assurance.
00:58Et puis également pour améliorer et aider nos clients dans leur quotidien.
01:02Donc étendre nos offres.
01:03On va également investir sur notre marque et sur l'expérience de nos clients.
01:07Et puis le troisième point c'est qu'on va continuer à étendre aussi notre réseau de points de vente.
01:11On vise 20 000 points de vente à cet horizon.
01:14Oui parce que vous êtes finalement à l'ère des néobanques.
01:18Donc vous êtes dans la proximité physique générée par ces bureaux de tavas, ces points de vente.
01:24Les concurrentes sont presque toutes dématérialisées.
01:27Et pour celles qui ne le sont pas complètement, elles s'y dirigent.
01:30C'est ça votre force ? C'est le côté on a encore un contact humain à offrir ?
01:34Absolument. Pour nous c'est primordial d'avoir cette proximité physique avec nos clients.
01:39Nous ne sommes pas seulement une banque digitale.
01:43C'est vrai que nous offrons le meilleur de la technologie à nos clients.
01:45Mais nous avons aussi ce réseau d'extrême proximité auprès de nos clients.
01:49Et nous, nous continuons à nous étendre là où les acteurs traditionnels tendent à fermer des agences,
01:55réduire le nombre de distributeurs de billets.
01:57Nous au contraire, nous faisons le pari de la proximité.
01:59Et on continue à se déployer.
02:01Qui est votre client type chez Nickel ?
02:04Notre client type est assez varié.
02:06Quand on a 2,5 millions de clients actifs, ça veut dire qu'on touche un petit peu tout le
02:11monde.
02:11Et d'ailleurs c'est notre slogan, Nickel, c'est le compte pour tous.
02:15Initialement, nous avions touché plutôt des clients à faible revenu, des clients modestes qui venaient chez nous.
02:22Des bancarisés peut-être ?
02:23Pour une part en tout cas.
02:25C'est vrai que nous avons un parcours d'ouverture de compte qui est très simple.
02:28Nous acceptons les clients sans condition de revenu, sans condition de patrimoine.
02:32et on fait tout pour accueillir un public le plus large possible.
02:35Mais depuis cette origine de 2014, nous avons considérablement élargi notre audience.
02:41Et c'est d'ailleurs ce que nous souhaitons continuer à faire.
02:43Nous souhaitons vraiment être le compte pour tous.
02:46En multipliant les points de vente, vous multipliez effectivement l'accès aux clients.
02:50Néanmoins, est-ce que le revenu d'une banque, même si c'est une néobanque,
02:55ne tient pas dans ce qui est peut-être les crédits immobiliers, par exemple ce genre de produit ?
03:00Est-ce que ce que vous développez, qui est à très forte proximité,
03:04suffit finalement à faire vivre le modèle économique de nickel ?
03:08Alors oui, notre modèle économique vit bien.
03:10Nickel est rentable depuis 2018.
03:12Et nous autofinançons d'ailleurs tout notre développement.
03:17Et cette rentabilité, elle est le fruit de plusieurs ingrédients.
03:21D'abord, une base de clients qui augmente rapidement, avec des revenus par client qui se développent
03:25au fur et à mesure que nous développons de nouvelles offres et que nos clients nous utilisent davantage aussi.
03:30Et puis, nous avons aussi des coûts qui sont très maîtrisés, grâce à notre modèle unique,
03:37qui fait que nos points de vente, en fait, sont pour nous des coûts variables,
03:40puisque nous nous appuyons sur des réseaux partenaires, notamment les bureaux de tabac en France.
03:43Vous ciblez aussi les entrepreneurs individuels avec le lancement d'une offre pro.
03:47Comment ça se passe, ça ?
03:48Exactement. Ça fait partie de l'élargissement de nos cibles.
03:52Et aujourd'hui, parmi nos clients, on considère qu'on a entre 5 et 8 % d'entrepreneurs individuels.
03:57Et donc, nous avons décidé, pour mieux les satisfaire, de développer une offre qui leur est dédiée,
04:03avec un service client qui leur est propre, des plafonds de fonctionnement
04:07dans leurs opérations quotidiennes qui sont un peu plus élevées, une carte dédiée également.
04:12Et puis, nous allons intégrer rapidement de nouvelles offres,
04:15comme la facturation électronique, des solutions d'encaissement, etc.
04:1850 euros par an pour un entrepreneur individuel, ce n'est pas à des frais énormes, effectivement.
04:23Est-ce que c'est là-dessus aussi que vous jouez pour gagner la confiance de nouveaux clients ?
04:28Oui, bien sûr. Le fait qu'on fonctionne en étant très efficace, avec des coûts très maîtrisés,
04:32nous permet aussi de proposer nos services à un coût généralement plus faible
04:36que ce qu'on peut trouver sur le marché.
04:37Et donc, c'est ce qu'on va apporter à ces clients-là qui ont des besoins assez simples.
04:41Vous l'avez dit, vous êtes en France, en Espagne, en Allemagne, au Portugal, en Belgique.
04:45Est-ce que la stratégie de développement est la même partout ?
04:48Ou est-ce que vous adaptez à la demande et aux besoins du client de chaque pays ?
04:52Alors, notre cœur d'offre est sensiblement similaire dans tous nos marchés.
04:56Mais dans chaque pays, on est obligé de s'adapter à des spécificités locales.
05:00Par exemple, au Portugal, nous sommes en train de développer une solution qui s'appelle MBWay,
05:04qui est l'équivalent de Wiro pour la France, la Belgique et l'Allemagne.
05:07Et donc, à chaque fois, dans chacun des pays, on est obligé quand même de s'adapter un petit peu.
05:12Mais globalement, je dirais que le modèle reste très similaire,
05:15avec des réseaux de points de vente très denses à disposition de nos clients.
05:18J'aimerais savoir, on a eu Révolute la semaine dernière sur ce plateau.
05:21Ce sont vraiment des acteurs dont on entendait peu parler il y a quelques années,
05:25qui ont explosé dernièrement.
05:27Comment on fait pour faire face à cette concurrente ?
05:29Moi, là, pour le coup, extrêmement digitale,
05:32pour convaincre que finalement, votre réseau à vous est plus intéressant.
05:35Oui, c'est vrai qu'il y a une vraie transformation dans le secteur bancaire,
05:38et notamment pour servir les clients particuliers.
05:41Et nous faisons partie de cette révolution, depuis 2014 déjà,
05:45et on trace une voie qui est assez singulière.
05:47C'est-à-dire qu'on ne se comporte pas à des acteurs complètement digitaux,
05:50puisque nous avons un réseau de points de vente.
05:52Et en même temps, nous ne sommes pas tout à fait une banque traditionnelle,
05:54puisque nous avons une offre digitale très poussée.
05:58Et donc, on est un acteur un peu atypique depuis le début,
06:02et c'est ce qui fait notre originalité, notre succès.
06:04Merci beaucoup Thomas Courtois d'être venu nous voir ce matin,
06:07président de Nickel dans la matinale de l'économie.