- il y a 18 minutes
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.
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00:02Générique
00:12Bienvenue dans BFM Politique, les conséquences directes en France du conflit au Moyen-Orient.
00:17Une tentative d'attentat déjouée hier à Paris.
00:20Les réponses du gouvernement face à la hausse justement du coût des carburants.
00:24Est-ce que c'est suffisant dans un instant ?
00:26La réponse de Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National,
00:31l'une des figures du parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
00:34Le RN qui arriverait très nettement en tête du premier tour de l'élection présidentielle de 2027.
00:39On vous dévoile un sondage exclusif.
00:41La question c'est plutôt comment gagner le second.
00:44Mais avant cela, le rappel des titres avec Fanny Wegscheider.
00:47Bonjour Guillaume, bonjour à tous.
00:49Trentième jour de guerre en Iran et cette question,
00:51une attaque américaine sur le sol iranien est-elle en préparation ?
00:54Oui, selon le président iranien du Parlement.
00:57Ce matin, il a accusé Washington, je cite,
00:59de planifier secrètement une offensive terrestre en parallèle à son approche diplomatique pour résoudre la guerre.
01:04Une déclaration alors que le navire d'assaut américain USS Tripoli est lui arrivé hier au Moyen-Orient.
01:11Le bâtiment amphibie entre dans la région avec à son bord quelques 3500 marines
01:15et de nombreux moyens matériels de combat et de transport.
01:18Des frappes israéliennes et américaines en Iran ce matin avec au moins 5 personnes décédées
01:24dans une série d'attaques sur le port de Bandar-Kamir.
01:27On est au large du détroit d'Hormuz.
01:294 autres personnes seraient également blessées selon l'agence de presse IRNA.
01:33La capitale Téhéran n'est pas épargnée.
01:35Plusieurs explosions ont été entendues dans le nord de la ville.
01:37L'armée israélienne déclare, je cite,
01:39« Intensifier ses attaques contre l'industrie militaire iranienne ».
01:44Au sud du Liban, les funérailles de trois journalistes tués hier dans une frappe israélienne à Jézin
01:50ont eu lieu ce matin à Chouefat, une cérémonie d'environ une heure en présence des familles de victimes
01:55mais aussi de très nombreux journalistes et habitants.
01:58Le ministre iranien des Affaires étrangères denonce, je cite,
02:00« Un assassinat ciblé » alors que l'armée israélienne affirme que l'un des reporters tués
02:05était un membre du Hezbollah pro-iranien.
02:08On apprend par ailleurs il y a quelques instants qu'à Jérusalem,
02:11la police israélienne empêche actuellement le patriarcat latin
02:15de célébrer dans la ville sainte la messe du dimanche des rameaux.
02:22Développement à suivre évidemment dans nos prochains journaux.
02:25Dans ce conflit, les sites industriels de plusieurs pays du Golfe
02:28continuent également d'être visés par l'Iran.
02:32Dernière frappe revendiquée par les gardiens de la révolution
02:35sur deux importantes fonderies.
02:37Parmi les plus importantes d'aluminium au monde,
02:39celle à Bahreïn avec au moins deux employés blessés
02:43et l'autre aux Émirats arabes unis faisant six blessés.
02:46Attaque qualifiée par les gardiens de la révolution de représailles
02:48à d'autres attaques américano-israéliennes sur des complexes iraniens.
02:52Le Koweït également frappé ce matin par des missiles et des drones iraniens.
02:56Et enfin la situation en Iran et ses répercussions peut-être en France.
03:00En tout cas c'est ce que déclarait hier le ministre de l'Intérieur,
03:03Laurent Nunez, sur notre antenne.
03:04Deux nouveaux suspects ont été interpellés cette nuit dans l'Essonne.
03:07Arrestation dans le cadre de cet attentat déjoué devant le siège
03:11de la Bank of America dans l'huitième arrondissement de Paris.
03:13La nuit de vendredi à samedi, le deuxième suspect est un mineur.
03:16Il avait pris la fuite alors que le tout premier suspect lui avait été interpellé
03:21et placé en garde à vue la veille.
03:22Garde à vue d'ailleurs prolongée.
03:24Celle du troisième suspect, elle, n'est en revanche pas en lien direct
03:28avec l'attentat déjoué.
03:30Tout de suite, BFM Politique, Guillaume Daré reçoit le député Rassemblement national,
03:35Jean-Philippe Tanguy.
03:41– Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité Jean-Philippe Tanguy.
03:45Merci d'être avec nous.
03:46– Bonjour, merci à vous.
03:47– Bienvenue à mes côtés pour vous interroger.
03:48Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM PD.
03:51Et Pierre Le Pelletier, journaliste politique, à la tribune dimanche,
03:54le partenaire de notre émission.
03:56On le disait, ce conflit aux Proches et au Moyen-Orient et ses conséquences en France.
04:01On a appris il y a quelques instants que deux autres personnes ont été placées en garde à vue
04:06après que dans la nuit de vendredi à samedi, un attentat a été déjoué à Paris
04:12devant une agence de la Banque, Bank of America.
04:16Il y avait déjà une première personne qui avait été interpellée.
04:18Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, ici même sur notre antenne,
04:21a fait un lien direct entre le conflit au Moyen-Orient et cette action,
04:26soulignant notamment que ça s'était passé aussi dans d'autres pays européens.
04:31Est-ce que vous craignez une importation de cette guerre sur le sol français ?
04:35– Hélas oui, évidemment, nous ne pouvons que le craindre.
04:37D'ailleurs, il faut féliciter nos services de sécurité.
04:40Il faut sur ce sujet féliciter le gouvernement qui visiblement met les mesures en œuvre
04:45pour prévenir ces attentats, pour les empêcher.
04:48Deux types de menaces, soit des gens qui montent eux-mêmes ces attentats
04:53« inspirés » par ce qui se passe dans le Golfe,
04:56soit l'Iran qui, via ses proxys, via un certain nombre de réseaux d'influence,
05:00pourrait provoquer, comme ils l'ont fait malheureusement dans le passé,
05:03un certain nombre d'attentats ou de tensions dans nos pays
05:06et dans l'ensemble des pays européens.
05:07Donc écoutez, une fois plus, félicitations aux forces de sécurité
05:10qui ont déjoué cet attentat et j'espère qu'on aura évidemment
05:13le fameux de l'histoire par l'enquête qui est menée.
05:15– L'action du gouvernement, l'action des ministres,
05:17du président de la République vous semble à la hauteur sur cette question ?
05:20– Oui, vous savez, il y a suffisamment de sujets
05:22où nous avons de forts désaccords,
05:23où nous mènerions une politique totalement différente.
05:27Quand il y a des éléments qui vont dans le bon sens,
05:30il faut aussi le dire, non seulement pour être juste,
05:32mais aussi pour être efficace.
05:33Parce que là, on parle de la sécurité de tous les Françaises et les Français,
05:36de la stabilité des relations internationales.
05:39Il n'y a pas de politique politicienne, évidemment,
05:41à avoir sur des sujets tels que ceux-là,
05:43quand nous sommes évidemment en accord.
05:45Il nous est arrivé aussi par le passé d'avoir évidemment
05:47de profonds désaccords avec Emmanuel Macron
05:48ou un certain nombre de partis sur la gestion des affaires internationales.
05:52– Amandine.
05:52– Et d'un mot, puisqu'il semble que ce soit une conséquence
05:55de la guerre en Iran, est-ce que pour vous,
05:57Donald Trump sait ce qu'il fait dans le cadre de ce conflit
06:00ou est-ce que ça commence à ressembler à une fuite en avant inquiétante ?
06:05– Malheureusement, nous n'avons pas d'informations aujourd'hui précises
06:09qui montrent que les buts de guerre des États-Unis
06:11et les motivations de Donald Trump sont claires sur l'Iran.
06:14Marine Le Pen a fait un discours particulièrement intéressant
06:18mercredi dernier au Parlement sur ce sujet,
06:21où nous avons déploré effectivement
06:23ce manque de clarté, ce manque de vision sur les affaires du Moyen-Orient
06:28et les affaires de l'Iran en particulier.
06:30Il y avait tout d'abord la mise hors service, hors d'état de nuire
06:33des systèmes nucléaires et de la menace nucléaire iranienne.
06:36Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient toujours défendu
06:38les opérations militaires menées qui permettaient d'empêcher
06:41le seuil nucléaire, que l'Iran atteigne le seuil nucléaire évidemment.
06:45Ensuite, les buts de guerre sont, de toute évidence, très imprécis
06:49et la réaction de l'Iran, cette réaction du faible, l'Iran au fort,
06:53les États-Unis, à savoir bloquer un certain nombre
06:56ou l'essentiel des relations commerciales et énergétiques
06:59dans le droit d'Ormus, paraissait évident.
07:01Et c'est vrai que ça interroge, peut-être c'est une perspective européenne
07:04ou une perspective française, ça interroge ce manque d'anticipation
07:07des conséquences énergétiques de ce conflit.
07:11Mais vous souhaitez quand même la chute des Molas ?
07:13Vous souhaitez quand même la chute des Molas ?
07:15Je pense que toute personne qui partage un minimum d'humanisme et d'humanité
07:19ne peut que souhaiter la fin du régime des Molas.
07:21Mais souhaiter la fin d'un régime, ça ne veut pas dire
07:24qu'il suffit de claquer les doigts ou même de déclencher une guerre
07:26pour le faire. Deux raisons.
07:28L'Iran est un vrai pays, c'est une vraie civilisation
07:30avec un vrai appareil d'État.
07:32Marine Le Pen a parfaitement démontré cela en montrant le nombre d'échelons
07:35qui permettent à l'Iran de se gouverner elle-même
07:38même en cas d'attaques lourdes et d'assassinats ciblés.
07:42Et donc la seule solution, c'est que les Iraniens prennent leur propre pouvoir,
07:47renversent ce régime M, mais aucune intervention de l'extérieur
07:50malheureusement ne peut faire ce changement à leur place
07:53s'il était souhaité sur cette façon-là.
07:55Et deuxièmement, ce que nous avons connu en Afghanistan,
07:57et ça je pense que c'est très important
07:58parce que la France était partie prenante avec son armée en Afghanistan,
08:02c'est que nous avons quand même découvert au bout de quelques années
08:05qu'une partie des Afghans, voire une partie majoritaire
08:07notamment des territoires ruraux, profonds si je puis dire, de l'Afghanistan
08:10étaient favorables aux talibans.
08:12Et il ne faut pas sous-estimer qu'en Iran,
08:14vous avez une partie du peuple qui est très courageux,
08:16en particulier les femmes évidemment,
08:18qui veulent leur liberté, qui se battent pour leur liberté,
08:20qui exposent leur vie.
08:21On pense aux milliers de morts, des répressions sanglantes, des mollats.
08:24Mais il faut aussi s'interroger sur ce que pense
08:25une partie de l'Iran profond,
08:28qui sans doute soutient malheureusement ce régime,
08:30et qui peut être, dans le cadre d'une attaque étrangère,
08:33une force nationaliste, au sens strict du terme,
08:35qui réagit contre ces attaques.
08:37Et donc c'est pour ça que comme la connaissance de la culture iranienne,
08:40la vision française, traditionnelle, gaullienne,
08:43d'avoir une connaissance intime de la civilisation iranienne
08:47et des peuples du Moyen-Orient,
08:48et une voie particulière est utile.
08:50Et malheureusement, depuis Nicolas Sarkozy,
08:52notre réintégration au sein du commandement intégré de l'OTAN
08:55a fait disparaître cette voie particulière de la France.
08:57Vous avez évoqué, on a évoqué les conséquences en matière sécuritaire
09:00sur le sol français, il y a évidemment les conséquences économiques
09:03avec l'explosion du prix des carburants.
09:05Vous récameliez des mesures, ça y est,
09:07le gouvernement a annoncé des mesures.
09:0970 millions d'euros d'aides
09:11qui sont ciblées pour les filières
09:13qui sont les plus touchées,
09:14le transport, la pêche, l'agriculture.
09:16Le ministre Roland Lescure, justement, ce matin,
09:18dans la tribune, dimanche,
09:20affirme que ça va permettre, je cite,
09:21d'amortir de façon significative
09:24ce choc pour les filières les plus exposées.
09:26Est-ce que c'est satisfaisant ?
09:28Sincèrement, non.
09:29Les filières elles-mêmes disent que ce n'est pas satisfaisant.
09:32Déjà, les montants pour les filières concernées sont très faibles,
09:34en particulier nos pêcheurs, nos transporteurs routiers,
09:37ce n'est pas à la hauteur.
09:38Et puis, il y a beaucoup de professionnels qui sont écartés,
09:41tous ceux qui font vivre nos territoires au quotidien,
09:44les infirmières libérales, les aides-soignants,
09:46celles qui vont s'occuper de nos aînés,
09:48qui font beaucoup de kilomètres chaque jour,
09:49je le vois dans la Somme,
09:50mais on le voit évidemment sur tout le territoire.
09:52Pour les particuliers, justement, ou pas ?
09:53Mais bien sûr, c'est le sens de la mesure proposée
09:55depuis très longtemps, d'ailleurs, par Marine Le Pen et Jordan Bardella,
09:58à savoir la baisse structurelle des taxes,
10:00la TVA de 20 à 5,5,
10:01si ça ne suffit pas, une baisse de la TICPE,
10:04et la suspension d'une mesure, quand même,
10:07d'ailleurs, nous l'avions dénoncée sur BFM TV,
10:10via Jordan Bardella et Marine Le Pen il y a des mois,
10:12ces fameux certificats d'économie d'énergie.
10:14Mais 20 centimes par litre de carburant,
10:15ce n'est pas rien, quand même ?
10:16Pour qui ?
10:17Pour les entreprises.
10:18Ah oui, mais ce n'est pas pour tous les Françaises et les Français.
10:20Pour ces entreprises-là, effectivement, ce n'est pas rien,
10:23mais c'est très faible par rapport à la hausse du carburant
10:25qu'ils subissent.
10:27Et il faut savoir aussi que ces secteurs sont déjà en difficulté,
10:30parce qu'on ne parle pas de secteurs qui n'étaient pas fragilisés par le passé.
10:33Les pêcheurs français, malheureusement, aujourd'hui,
10:34sont dans une situation très difficile.
10:36Moi, je suis de Boulogne-sur-Mer,
10:38premier port de pêche français, je suis né à Boulogne-sur-Mer.
10:40Le nombre de bateaux qui ont été envoyés à la casse,
10:42c'est un secteur qui a été très fragilisé.
10:45Nous sommes très dépendants des importations,
10:47où les quotas de pêche ont été très mal négociés,
10:49même au sein de l'Union européenne, depuis des années.
10:51Et ils sont vraiment la tête sous l'eau,
10:53sans mauvais jeu de mots.
10:54Donc, c'est 20 centimes, c'est mieux que rien, évidemment.
10:56On ne va pas cracher dans la soupe.
10:57Mais ça ne correspond pas à l'état de la filière de la pêche
11:00ou du transport,
11:01qui a été massacré par la concurrence étrangère,
11:03et notamment la concurrence d'Europe de l'Est,
11:05organisée par la Commission européenne.
11:07Et c'était Marine Le Pen.
11:08Moi, je me souviens de cette campagne européenne de 2014.
11:10Marine Le Pen avait alerté sur la fragilisation
11:12par l'Union européenne du secteur transport.
11:14La baisse des taxes que vous reclamez, Jean-Philippe Tanguy,
11:16là aussi, le ministre de l'Économie, Roland Lescure,
11:18vous a répondu.
11:19Il dit qu'une baisse de la fiscalité de 10 centimes par litre,
11:22ça coûterait 6 milliards d'euros à l'État.
11:25Et donc, dit-il, potentiellement à tous les Français.
11:27Ce qu'ils vous disent, c'est que vous êtes bien gentils.
11:28La taxe que vous les baissez, en réalité,
11:30c'est dans la poche des Français qu'on va aller chercher l'argent.
11:32Mais c'est bien le drame de M. Lescure.
11:34C'est qu'il ne semble pas comprendre
11:34qu'on peut faire des économies dans notre pays.
11:36Il y a un rapport de la Cour des comptes
11:38qui a établi qu'on est passé à 1 700,
11:40plus de 1 700 milliards de dépenses publiques dans notre pays.
11:42Sur 53%.
11:43Mais il faut faire des économies structurelles partout.
11:45Dans les agences.
11:46On a donné, tiens, vous dites 6 milliards.
11:48Il dit que ça coûte 6 milliards.
11:4910 centimes par litre, ça coûterait 6 milliards.
11:50Et il dit qu'il n'y a pas d'argent magique aussi.
11:52Écoutez, je remercie M. Lescure pour donner ce chiffre.
11:54Donc, il ne correspond à rien de notre point de vue,
11:56mais il correspond à quelque chose du point de vue.
11:56La dernière restante à la pompe,
11:58ça a coûté 8 milliards d'euros.
11:59Oui, sur presque plusieurs mois.
12:01On n'a plus les moyens aujourd'hui.
12:02Mais si on a les moyens sur des économies,
12:046 milliards, c'est quoi ?
12:04Par exemple, c'est la hausse de la contribution de la France
12:06à l'Union européenne.
12:07Bon, ce n'était pas obligatoire.
12:08On n'était pas obligé de payer plus pour l'Union européenne.
12:10On en est à presque 30 milliards.
12:12Des économies sur les agences, évidemment,
12:14sur la surnormalisation.
12:17On dépense entre 53 et 57% de la richesse publique
12:21dans les dépenses publiques.
12:22Donc, dire qu'on ne peut pas faire d'économies
12:23qu'on serait à l'os, c'est absolument n'importe quoi.
12:26La norme dans les pays riches, c'est 45% du PIB.
12:29Donc, on surdépense 240 milliards d'euros.
12:31Donc, vous continuez de demander une baisse des taxes sur l'essence ?
12:33Bien sûr.
12:34Par exemple, vous voyez, la mentalité de M. Lescure est très étrange.
12:37Ce n'est pas son argent.
12:38Non, mais c'est l'argent des Français.
12:39Oui, donc c'est rendre l'argent aux Français, exactement.
12:41Mais cet argument de la volatilité, par ailleurs,
12:44il a raison quand même.
12:44On ne sait pas comment ça va tourner aujourd'hui, cette crise.
12:47Nous, on est très clair.
12:48Vous avez raison, Anna Matalaïa.
12:49Nous, on est très clair que, dans le cadre, évidemment,
12:51de l'irrationalité en ce moment des marchés,
12:53il y a deux grandes mesures à prendre.
12:54Première mesure, peut-être qu'on y reviendra,
12:55mobiliser nos stocks stratégiques dans l'intérêt des Français
12:58et pas dans l'intérêt des marchés internationaux ou des pétroliers.
13:00Et deuxièmement, temporairement, contrôler les marges.
13:03C'est ce qui a été fait, notamment au moment de la guerre du Golfe.
13:06Concrètement, ça se traduirait comment, contrôler les marges ?
13:08C'est-à-dire, vous prenez le décret pendant la guerre du Golfe,
13:10il est très précis, il est public.
13:12Vous prenez l'ensemble des situations possibles par département
13:16et vous fixez une marge maximum pour la distribution,
13:19pour le raffinage, de manière temporaire, évidemment.
13:22Parce qu'il ne s'agit pas de faire le contrôle des prix
13:24sur l'ensemble des produits.
13:26Mais sur un produit temporaire comme celui-ci,
13:28dans une situation de conflit où les marchés internationaux
13:30s'emballent et ont une part d'irrationalité,
13:33le contrôle des marges avait fonctionné.
13:35Mais ça ne fonctionne, évidemment, que si on baisse les taxes parallèlement,
13:39c'est quand même l'essentiel,
13:40et si aussi on mobilise les stocks.
13:42Et oui, c'est intéressant pour les professionnels.
13:44Parce que justement, pour les professionnels,
13:45la mobilisation des stocks, à savoir le pétrole brut,
13:48mais aussi les produits raffinés, était particulièrement pertinent.
13:50Le gouvernement dit qu'il étudie déjà un plafondement des marges.
13:52Oui, il étudie qu'il le fasse.
13:54Et vos adversaires de la France Insoumise vont jusqu'à appeler
13:56un blocage des prix.
13:58Est-ce que pour vous, c'est une piste ?
14:00Non, mais ça, ça n'existe pas.
14:01Sauf si M. Mélenchon a dans son jardin un puits de pétrole
14:04et est capable de construire une raffinerie en légaux dans la nuit,
14:07je veux dire, ça n'existe pas.
14:09Donc M. Mélenchon semble ne pas savoir
14:10que nous n'avons pas de pétrole en France,
14:13et nous n'avons même plus de raffinerie à cause de ses amis,
14:15puisque la gauche, depuis les années 2000,
14:17a fermé presque la moitié de nos capacités de raffinage,
14:21en particulier le gazole,
14:22contre lequel M. Mélenchon et toute la gauche
14:24a fait la guerre et a multiplié les taxes.
14:26Parce qu'il faut-il rappeler aussi que l'état des taxes, aujourd'hui,
14:28ça ne vient pas de nulle part.
14:30Ça vient depuis le ministre de l'économie,
14:32quand M. Macron était ministre de l'économie, 2014,
14:34Ségolène Royal, ministre de l'écologie,
14:36qui ont commencé à faire le rattrapage des taxes
14:38sur le gazole comme sur l'essence.
14:41Et faut-il rappeler que M. Édouard Philippe,
14:43qui a été Premier ministre, a été le ministre des taxes
14:44sur le carburant, le fioul et le gaz,
14:47ayant provoqué les gilets jaunes.
14:49Je rappelle à ceux qui nous écoutent,
14:50puisque M. Philippe, paraît-il, revient à la mode,
14:52que ces taxes et ces hausses de taxes ont été gelées.
14:54On va en parler dans un instant,
14:56puisque visiblement, effectivement, Édouard Philippe,
14:58et peut-être votre meilleur adversaire pour la présidentielle.
15:00Derrière ces mesures très concrètes,
15:03parce que les Français se demandent effectivement
15:04comment ils peuvent continuer à payer leur plein d'essence.
15:07Le gouvernement dit qu'on ne veut pas vider les caisses de l'État.
15:10Et Sébastien Lecornu le rappelle, Amandine,
15:12c'est la rigueur budgétaire.
15:14C'est ça la ligne.
15:14Oui, il dit que quoi qu'il arrive aujourd'hui,
15:17c'est la priorité de la France de maintenir le déficit.
15:20Ce ne serait pas la vôtre aussi dans ces mêmes circonstances ?
15:22Ah mais si, mais tout à fait, Jordan Bardella et Marine Le Pen
15:25ont présenté un contre-budget de 100 milliards d'économies
15:28qui permettent de mettre fin à l'effet boule de neige de l'endettement.
15:31Mais on n'est pas du tout aujourd'hui dans une rigueur budgétaire,
15:34Madame Atalaya.
15:35Donc, le rapport de la Cour des comptes de vendredi, c'est quoi ?
15:37Le gouvernement dit en résumé que vous êtes démago sur cette question
15:39et que vous promettez de l'argent facile
15:41et que vous faites des promesses à peu de frais.
15:44Nous, on propose des économies courageuses.
15:48On y reviendra, si vous voulez, les seuls démago.
15:49Mais là, c'est des mesures d'urgence.
15:50Les économies, c'est des réformes de long terme, structurelles, vous êtes d'accord ?
15:53Eh bien non, on ne fait pas le chèque à l'Union Européenne,
15:54c'est une économie tout de suite.
15:55Et puis, je veux dire, on peut même réduire encore plus le chèque
15:57vu ce qu'ils en font.
15:58Il n'y a pas de difficulté là-dessus.
15:59Et ça, ça part dans la poche des Français pour aller faire le plein à la place ?
16:01Il y a plein d'abus.
16:02Par exemple, en ce moment, il y a un scandale sur le Centre National du Cinéma
16:05qui a distribué de l'argent à un tas de personnalités d'extrême-gauche
16:08sur les réseaux sociaux racontant n'importe quoi,
16:10avec des conflits d'intérêts.
16:11Il y a même un des membres du jury qui distribue cet argent
16:14qui a dû être retiré.
16:15C'est 800 millions d'euros par an, par exemple.
16:17Donc, vous savez, il y a plein d'argent qui circule, malheureusement, dans notre pays.
16:20On peut faire des économies très rapides.
16:22Et je vous jure que quand on sera au pouvoir,
16:23de toute façon, on n'aura pas le choix
16:24parce que les marchés et les commentateurs n'auront pas la patience avec nous
16:29qu'ils ont eue avec le système qui a ruiné la France.
16:31Donc, le rapport de la Cour des comptes vendredi dernier,
16:33c'est que les dépenses augmentent plus vite que la croissance.
16:362,5% d'augmentation des dépenses l'année dernière.
16:40Et encore cette année, ça va augmenter de 30 millions d'euros.
16:42Donc, en fait, il n'y a pas d'austérité.
16:44Donc, ce que dit M. Lecornu est totalement faux et malhonnête.
16:47Mais ça, ce n'est pas très étonnant de leur part.
16:48Une chose très concrète dont les Français ont entendu parler,
16:50c'est la question des stocks stratégiques.
16:52L'État est obligé de mettre de côté un certain nombre de litres, justement, de pétrole
16:57pour faire face à des situations de crise comme aujourd'hui.
16:59Vous vous dites, il y a un scandale derrière ça.
17:01De façon très concrète et compréhensive, qu'est-ce que vous dénoncez ?
17:04Eh bien, c'est que les stocks stratégiques ne sont pas gérés dans l'intérêt
17:07des Françaises et des Français de l'économie nationale,
17:09mais dans le sein de l'intérêt des pétroliers.
17:10Pourquoi ?
17:11Vous avez donc un stock, donc on est entre 90 et 110 jours.
17:15C'est géré par une société qui s'appelle la Sagesse,
17:18dont les actionnaires, c'est les pétroliers, les raffineurs
17:21et la grande distribution, qui au passacre se fait plaisir aussi.
17:24En échange de la sécurité d'approvisionnement, qui est nécessaire évidemment,
17:27il n'y a pas de gestion dynamique des stocks.
17:30Qu'est-ce que je veux dire par là ?
17:31Si vous faites les stocks à 60 dollars le baril,
17:35vous pourriez les mobiliser quand le marché est à 100 euros
17:37et puis il y aurait un effet contra-cyclique qui permette, par exemple,
17:40de limiter les coûts sans dépenser un seul sou.
17:42Mais ce n'est pas ça qui se passe.
17:43On a appris cette semaine en audition avec M. Lescure,
17:46et il a dû faire une note, parce que lui-même ne semblait pas savoir
17:48comment ça fonctionnait, ce qui est un peu inquiétant,
17:50que c'est libéré au prix de marché.
17:52Donc quand on vous dit qu'on libère les stocks pour calmer les marchés,
17:54pas du tout.
17:55Ça consolide l'irrationalité des marchés.
17:59Ils sont libérés au prix de marché.
18:00Donc les stocks stratégiques ne sont pas utilisés pour baisser les prix.
18:04Donc vous demandez quoi au gouvernement ?
18:05Que ces stocks stratégiques soient vendus au prix où ils ont été achetés ?
18:10Absolument. C'est scandaleux.
18:11Parce que si cette société-là fait des bénéfices...
18:13Mais ça a toujours été le cas, non ?
18:14Mais oui.
18:14C'est pas eu du côté.
18:15Et d'ailleurs, j'avais dit avec votre collègue Apolline de Malherbe,
18:18il y a 20 jours, moi, je menais une enquête là-dessus.
18:20Parce que depuis le Covid, je ne comprenais pas comment les stocks de l'État pétrolier étaient gérés.
18:25Et je n'avais pas réussi à avoir d'informations.
18:26Donc c'est l'intérêt d'avoir un groupe parlementaire.
18:27On a réussi à avoir cette information.
18:30Et l'information, c'est effectivement que les stocks sont gérés dans l'intérêt des seuls pétroliers
18:34et de la grande distribution.
18:35Et c'est dommage et c'est scandaleux.
18:37Parce qu'on pourrait utiliser ces stocks de manière dynamique
18:39et ça ne coûterait rien à l'État.
18:41Parce que ça, c'est aussi une des leçons qu'il faut tirer, je pense,
18:43pour le rétablissement des finances publiques.
18:46Toutes les mesures ne doivent pas coûter de l'argent à l'État.
18:48Vous avez des mesures qui peuvent rapporter de l'argent à l'État.
18:51J'en reviens à cette histoire des certificats d'économie d'énergie
18:53que Jordan Bardella avait dénoncés.
18:56Donc on avait prévenu, M. Bardella avait fait une vidéo,
18:58à l'époque M. Lescuir avait dit qu'on racontait n'importe quoi,
19:00qu'on était des magots, toujours les mêmes faux arguments,
19:03que ça allait augmenter de 7 centimes à 17 centimes.
19:07Aujourd'hui, on sait, ça a été reconnu par le gouvernement,
19:09que dans un litre de carburant, vous avez 17 centimes de certificats d'énergie
19:13qui vient alimenter, non pas le budget de l'État,
19:15mais une espèce de mafia dénoncée d'ailleurs par la Cour des comptes
19:18suite à une demande du groupe Rassemblement National avec Marine Le Pen,
19:22qui dépense cet argent n'importe comment.
19:24Donc il faut suspendre ces 17 centimes.
19:25Et ça, ça coûte zéro à l'État.
19:26On attend la réponse.
19:28J'aimerais savoir, juste finir là-dessus, une seconde.
19:31Si le gouvernement dit qu'il n'a effectivement plus d'argent,
19:33moi je ne suis pas d'accord avec ça,
19:34mais prenons l'argument.
19:35Et bien qu'il suspende les certificats d'énergie,
19:37ça coûte zéro au budget de l'État.
19:39Ça coûtera juste un certain nombre de mafieux
19:42qui s'en mettent plein les poches sur le dos des Français.
19:44Mais c'est peut-être parce que ça ne coûte rien au budget de l'État,
19:46mais que ça rapporte à un certain nombre de lobbies,
19:48que le gouvernement ne veut pas qu'on en parle.
19:50Jean-Philippe Tanguy, vous dénonciez à l'instant,
19:51je cite Edouard Philippe comme le candidat, si j'ose dire,
19:54de l'époque des Gilets jaunes et de la hausse des taxes.
19:56Vous faites référence notamment à un sondage exclusif
19:59que nous avons publié aujourd'hui avec la Tribune dimanche,
20:01réalisée par notre partenaire, l'Institut Elab,
20:04à un an de l'élection présidentielle,
20:07qui effectivement place le candidat
20:09ou la candidate du Rassemblement national en tête,
20:12selon que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella,
20:14très nettement en tête du premier tour.
20:16Vous voyez ces chiffres, ça serait jusqu'à 38,5% pour Jordan Bardella,
20:19jusqu'à 34% pour Marine Le Pen.
20:23On va voir que c'est parfois plus compliqué au second tour,
20:25mais au premier tour, quand on voit ces chiffres,
20:26finalement, est-ce que le meilleur candidat pour l'ERN,
20:29ce n'est pas Jordan Bardella, quoi qu'il arrive ?
20:31Non, mais nous avons la chance d'avoir deux candidats...
20:33Ah, mais ça, c'est la langue de bois !
20:34Mais ce n'est pas la langue de bois, c'est la réalité.
20:35Vous en connaissez d'autres qui ont deux candidats aussi forts ?
20:37Non, donc excusez-nous d'être content d'avoir deux candidats,
20:40Marine Le Pen et Jordan Bardella,
20:41qui ont cette puissance électorale et ce dynamisme.
20:44Est-ce que finalement, vos électeurs ne sont pas en train de faire le deuil
20:46de Marine Le Pen et de se préparer à une candidature de Jordan Bardella ?
20:49Est-ce qu'il explique pourquoi, parfois, il la dépasse même dans les sondages ?
20:52Je souhaite à tous nos adversaires de vivre un deuil
20:55avec les scores de Marine Le Pen,
20:57parce que, visiblement, il n'y a pas de deuil,
21:01et par ailleurs, au contraire, c'est la fidélité de notre électorat,
21:03parce que c'est sûr que toute la journée,
21:05un certain nombre de gens expliquent que Marine Le Pen ne pourra pas être candidate,
21:08et on voit bien que nos électeurs et nos électrices,
21:10et je les en remercie, ne sont pas dupes
21:12et continuent massivement à soutenir Marine Le Pen,
21:14qui traverse, évidemment, une période d'injustice,
21:17et j'espère que la justice reconnaîtra, évidemment,
21:19son innocence et celle de nos amis.
21:21Mais vous voyez quand même le dynamisme électoral,
21:23vous voyez la différence avec les autres.
21:24Elle a encore de l'espoir, Marine Le Pen, ou pas ?
21:25Parce qu'elle semble de plus en plus détachée dans les interviews,
21:29semblant passer le relais à Jordan Bardella.
21:30Elle a toujours préparé Jordan Bardella à avoir des hautes responsabilités,
21:35mais enfin, elle a fait une excellente plus croix émission,
21:36qu'elle a rencontré son public sur BFM TV,
21:39où elle avait l'air, au contraire, tout à fait déterminée.
21:41Vous voyez le nombre de meetings qu'elle a faits aux municipales.
21:44Par exemple, elle allait soutenir notre candidat dans la Sarthe à la Flèche,
21:47que je félicite, qui a gagné cette ville symbolique dans la Sarthe,
21:49à la première victoire du Rassemblement National dans l'Ouest,
21:52dans les terres de l'Ouest, qui jusqu'à présent nous était difficiles.
21:56Et donc vous voyez que Laura Marine Le Pen porte,
21:58puisqu'elle a mené, elle a porté la victoire
22:00avec notre candidat à la Flèche.
22:02Mais vous voyez, cette force électorale que nous avons par rapport aux autres,
22:05elle vient d'où ?
22:05Parce qu'on est les seuls à faire des propositions concrètes pour le pays.
22:08Mais pour vous, est-ce qu'elle reste la meilleure candidate ?
22:09Est-ce que c'est quand même une meilleure candidate que Jordan Bardella ?
22:12Pour tout le monde, et pour Jordan en particulier,
22:14c'est la meilleure des candidats.
22:15C'est notre candidate naturel.
22:17Et dire cela, ce n'est pas faire offense, évidemment,
22:20à Jordan Bardella, qui aura d'autres qualités
22:22et une autre vision des choses.
22:24C'est un peu trop tôt pour lui, c'est ce que vous nous dites ?
22:25Non, c'est que ce n'est pas des clones, ce n'est pas des clones.
22:27Il est normal que Marine Le Pen, avec son expérience
22:30et sa vision des choses,
22:31et c'est d'ailleurs elle qui a donné sa chance
22:33aussi à Jordan Bardella.
22:34Jordan Bardella, c'est inscrit en politique,
22:36c'est engagé en politique au service des idées de Marine Le Pen.
22:39C'est tout simplement l'ordre des choses.
22:41Mais moi, je le dis souvent,
22:43alors on avait dit que c'était de la flatterie,
22:44c'est absolument pas de la flatterie,
22:45le fait que Marine Le Pen soit la seule personnalité politique
22:49d'envergure à avoir choisi
22:52un successeur
22:53capable de faire aussi bien qu'elle,
22:55c'est extrêmement rare en politique.
22:56Moi, je n'ai pas trouvé d'équivalent, sincèrement,
22:58je vous mets au défi d'en trouver une,
23:00un ou une,
23:00mais en l'occurrence, je pense qu'aussi,
23:01c'est parce que c'est une femme
23:02qu'elle a cette vision des choses un peu différente,
23:04un certain nombre de vieux renards de la politique
23:06qui, tel Saturne, dévend leurs enfants.
23:07Ce ticket vendu par Marine Le Pen,
23:09ça a été un de ses atouts ces dernières années,
23:10ça pose aussi la question pour Jordan Bardella, Amandine.
23:13Exactement, puisque Marine Le Pen a déjà dit
23:14qu'elle ne serait pas,
23:15s'il était élu président, sa première ministre.
23:18Donc, c'est quoi le nouveau ticket aujourd'hui
23:20du Rassemblement National
23:21si Jordan Bardella se présente
23:23comme candidat à l'élection présidentielle finalement ?
23:26Il faut aller vers qui ?
23:27Déjà, le ticket aujourd'hui,
23:28c'est Marine et Jordan.
23:29Et puis si, malheureusement,
23:31la justice ne reconnaît pas
23:32l'innocence légitime de Marine Le Pen,
23:34eh bien, Jordan décidera de sa propre équipe.
23:36On ne va pas mettre les charrues avant les bœufs.
23:37Qui vous songez, par exemple, je ne sais pas,
23:38Éric Ciotti, après son succès municipal,
23:41il est de droite.
23:42Je reste à ma place.
23:43Moi, Jordan Bardella et Marine Le Pen
23:45me font confiance sur un certain nombre de dossiers
23:47économie-finance.
23:48J'en suis ravi.
23:49Et je pense qu'il y a déjà
23:50beaucoup de choses à traiter là-dessus.
23:51Et notamment, ce plan d'économie
23:52pour rétablir les finances publiques
23:54et rendre du pouvoir d'achat
23:55aux Françaises et aux Français
23:55et libérer les forces économiques,
23:57je peux vous dire que ça nous prend déjà
23:59beaucoup de temps et beaucoup d'énergie.
23:59Donc, Jordan Bardella sera un peu tout seul.
24:00Il n'y aura pas de ticket.
24:01Au coup, ce n'est pas très gentil
24:02pour les équipes du Rassemblement National.
24:04Je pense que Jordan n'est pas tout seul.
24:05Je pense qu'il y a Sébastien Chenul,
24:06Louis Aliot,
24:07tout nommé réélu,
24:08Edwige Diaz,
24:09Hélène Laporte,
24:10Laure Lavalette.
24:18Moi, qui distribue les postes.
24:19Enfin, je veux dire,
24:20il faut rester à sa place.
24:21Comme là, ce serait ridicule.
24:22J'essaie de ne pas être ridicule.
24:24Ce n'est pas facile en politique.
24:26Jean-Philippe Tandier,
24:26dans quelques secondes,
24:27on va vous poser une question.
24:28C'est comment gagner le second tour ?
24:30Parce que vous êtes très haut au premier tour.
24:32Mais même s'il faut rester prudent,
24:34il y a un sondage qui montre
24:35qu'il y a un candidat
24:36qui vous bat au second tour.
24:38Restez avec nous,
24:39on vous le dit dans un instant.
24:50Sur BFM Politique,
24:51notre invité Jean-Philippe Tandier
24:52du Rassemblement National.
24:54On évoque donc ce sondage
24:55à un an d'élections présidentielles
24:57qui donne des indications
24:58très intéressantes,
24:59effectivement réalisées
25:00par notre partenaire,
25:01l'Institut Elab,
25:02qui place, on le disait,
25:03le candidat ou la candidate
25:04du Rassemblement National
25:05très nettement en tête
25:07du premier tour.
25:08L'autre enseignement,
25:09c'est qu'Edouard Philippe
25:10commence à prendre ses distances
25:12pour le deuxième tour.
25:13Il devance assez nettement
25:14les autres candidats.
25:16Et il y a un seul cas de figure
25:17où finalement,
25:18Jordan Bardella
25:19perdrait le second tour
25:20de l'élection présidentielle.
25:22C'est pareil pour Marine Le Pen.
25:23Ce serait face à Edouard Philippe.
25:25On voit ces chiffres.
25:25Edouard Philippe,
25:26crédité de 51,5%
25:29des intentions de vote,
25:3048,5% pour Jordan Bardella.
25:32La victoire serait même
25:33un peu plus large
25:34pour Edouard Philippe
25:35face à Marine Le Pen
25:37puisqu'il emporterait
25:3853% des suffrages
25:40face à Marine Le Pen
25:41si c'était la candidate
25:42du Rassemblement National.
25:44Est-ce qu'Edouard Philippe,
25:45très concrètement,
25:46est le candidat
25:47le plus dangereux pour vous ?
25:48Mais dangereux,
25:49déjà,
25:50pour la France
25:50parce que c'est quoi,
25:51Edouard Philippe ?
25:51C'est le macronisme glorieux,
25:53si je puis dire,
25:54et avec les conséquences
25:55que ça a eues sur la France.
25:56C'est-à-dire ?
25:57Il n'y a pas une feu
25:57de papier à cigarette
25:58entre le programme
25:59de Macron en 2017
26:01et Edouard Philippe
26:02qui a mené ce programme
26:04pour la France
26:04et contre la France.
26:05On a parlé tout à l'heure,
26:06évidemment,
26:06des taxes sur le carburant
26:07qu'il avait augmenté,
26:08je rappelle,
26:09pour financer la suppression
26:10de l'impôt sur la fortune.
26:11Je ne suis pas sûr
26:12que ce soit dans les grandes valeurs
26:13partagées par les Françaises
26:14et les Français,
26:14mais aussi le nucléaire
26:16qui a fermé la centrale
26:17de Fessenheim.
26:18Alors qu'en plus,
26:18il connaît le sujet
26:19puisqu'il était à Areva.
26:20Donc, ce n'est pas quelqu'un
26:20qui a été abusé.
26:21C'est quelqu'un qui savait
26:22très bien ce qu'il faisait.
26:23C'est Edouard Philippe
26:24et Lecornu d'ailleurs,
26:25secrétaire d'État
26:26à l'écologie.
26:27Avec les conséquences
26:28que ça a eues,
26:28je rappelle que la fermeture
26:29de Fessenheim,
26:30le déséquilibre
26:30sur le réseau électrique français
26:32que ça a provoqué
26:32en Europe
26:33a quand même amené
26:34à une facture pour EDF
26:35de plusieurs dizaines
26:36de milliards d'euros.
26:37Donc, ce sont quand même
26:37des gens qui ont fait
26:38des politiques extrêmement toxiques.
26:40Donc, je vois bien
26:40que leur stratégie,
26:41c'est une petite rupture
26:43avec Emmanuel Macron,
26:44faire croire que c'est différent.
26:45Il y a un certain nombre
26:46de lobbies qui s'activent
26:47autour de M. Philippe
26:48pour nous refaire le coup
26:49de M. Macron
26:50en 2017.
26:51Donc, je pense que
26:51les Françaises et les Français
26:52ne seront pas dupes.
26:53Il y a un autre sondage
26:54d'Opinion Nouvelle
26:54la semaine dernière
26:55qui donnait les résultats inverses.
26:56Moi, ce n'est pas
26:57pour critiquer les sondages.
26:58Je pense qu'aujourd'hui,
26:59en fait, les Françaises
27:05et moi, si c'est Édouard Philippe
27:06qui doit affronter
27:08Marine Le Pen
27:09ou Jordan Bardella,
27:10sincèrement,
27:11on aura beaucoup de choses
27:11à dénoncer
27:12et surtout des choses
27:12à proposer
27:13contre ce qu'il a fait à la France.
27:14Donc, il ne vous inquiète pas,
27:16c'est ça ?
27:16Vous vous dites
27:17qu'on gagnera face à Édouard Philippe ?
27:18Non, je ne dis pas du tout ça.
27:19Alors là, je veux dire
27:20à être très clair.
27:21Ce n'est pas du tout
27:21du triomphalisme.
27:22Je dis qu'on connaît
27:23Édouard Philippe,
27:24on sait ce qu'il a fait,
27:24il a un bilan.
27:25M. Macron, ce n'était pas facile
27:26d'aller chercher son bilan
27:27en 2017
27:27parce qu'il avait tout mis
27:28sur le dos de François Hollande.
27:30Ce n'était pas difficile.
27:31Édouard Philippe,
27:31il est parti en 2020.
27:32Ça fait un moment
27:32qu'il n'est plus avec Emmanuel Macron.
27:33Oui, mais les conséquences,
27:34malheureusement,
27:35elles sont encore aujourd'hui
27:35en 2026.
27:36Donc, j'ai parlé de l'électricité,
27:37j'ai parlé des taxes
27:38sur le carburant
27:38pour réparer de la faillite
27:39des comptes de l'État.
27:40Pour vous, le bilan Macron,
27:41c'est le bilan Philippe ?
27:43Absolument, le pire de Macron,
27:44c'était Philippe.
27:48Édouard Philippe,
27:48la gestion du Covid
27:49absolument lamentable.
27:51Malheureusement,
27:51la liste est longue,
27:52la crise de l'agriculture.
27:53Vous savez,
27:53ce qu'on vit aujourd'hui,
27:55les affaires de la France,
27:56c'est quand même un paquebot.
27:57Les décisions que vous prenez
27:58en 2017,
27:59vous les sentez souvent
28:00au deuxième mandat.
28:01Bon, ben donc,
28:02tout ce qu'on sent
28:02au deuxième mandat
28:03de M. Macron,
28:04c'était les décisions prises
28:05avec Édouard Philippe.
28:06Par exemple,
28:06la ruine des comptes publics.
28:08Tous les rapports
28:08de la Cour des comptes
28:09entre 2017 et 2020
28:12sont très clairs.
28:13M. Philippe a cramé la caisse.
28:15Il a fait de la dépense publique
28:16et il s'en est sorti
28:18que parce que la Banque centrale
28:19nous prêtait de l'argent
28:19à des taux zéros,
28:20voire des taux négatifs.
28:22Donc, tout ça,
28:23je suis très serein
28:24sur la capacité
28:25de Jordan Bardella,
28:25Marine Le Pen
28:26d'aller démontrer,
28:26débusquer les mensonges
28:27de M. Philippe.
28:28Et puis,
28:28qu'est-ce qu'il propose ?
28:29La retraite à 67 ans.
28:31C'est sa première mesure.
28:32Donc, je ne pense pas
28:33que les Français
28:33veuillent la retraite à 67 ans,
28:34en particulier ceux
28:35qui travaillent dur.
28:36Et surtout,
28:36je pense que les acteurs économiques
28:37ne devraient pas
28:38le vouloir aussi.
28:40Pourquoi ?
28:40Parce que ça veut dire
28:41que ça mettra encore
28:42le feu à la France
28:43et donc,
28:43toutes les autres réformes nécessaires...
28:45Édouard Philippe
28:46va mettre le feu à la France.
28:47Ben oui,
28:47avec les retraites à 67 ans,
28:48ça remettra le feu à la France.
28:49Ça va remettre les syndicats partout
28:50pour une réforme
28:51qui ne servira à rien,
28:52qui sera très injuste.
28:53Il y a aussi beaucoup
28:53de Français de droite
28:54qui estiment
28:55qu'il est temps
28:55de faire des économies
28:57et qu'il faut davantage
28:58de rigueur
28:58parce que, précisément,
29:00à un moment donné,
29:00la France a cramé la caisse.
29:02Vous avez particulièrement raison.
29:03C'est lui qui a cramé la caisse.
29:04Il n'y a pas de réforme d'économie.
29:06Et la réforme des retraites,
29:07regardez tout ce que ça
29:07a empêché de faire.
29:08D'ailleurs, Emmanuel Macron
29:09avait été élu
29:10avec la promesse
29:10d'une réforme des retraites.
29:11Vous avez parfaitement raison.
29:12Une réforme des retraites
29:13qu'ils n'ont pas faite
29:14puisqu'ils avaient promis
29:14la réforme par points
29:16que les Françaises
29:17et les Français
29:17pouvaient se dire
29:17c'est plutôt juste
29:18puisque c'est pour un euro cotisé,
29:20un euro de droit.
29:21Bon, nous, on n'était pas d'accord
29:22pour des effets pervers
29:23mais ça se défendait.
29:24C'est parce qu'a fait Édouard Philippe.
29:26Il n'a pas fait
29:26la retraite à points.
29:27Il a fait une réforme
29:28traditionnelle paramétrique
29:29d'âge pivot
29:30où il a encore fait bosser
29:32plus davantage
29:32ceux qui bossent déjà difficile,
29:34durement, pardon.
29:35Et puis les autres,
29:36ils ont continué
29:36à profiter du système.
29:37Donc ils n'ont pas du tout
29:38rétabli les comptes.
29:39D'ailleurs, les comptes
29:39de la retraite
29:40et de la sécurité sociale
29:41sont dans le rouge.
29:42Mais vous dites
29:42Édouard Philippe,
29:43c'est Emmanuel Macron.
29:44Ça fait 5 ans, 6 ans presque
29:46qu'Édouard Philippe dit
29:48moi, c'est moi,
29:48Macron, c'est Macron
29:49et on n'a plus rien à voir.
29:51Oui, mais la ficelle est grosse.
29:51Évidemment qu'il le dit,
29:52il ne va pas dire
29:53chez Emmanuel Macron
29:53qui fait entre 15 et 20%
29:55dans les sondages
29:55que plus personne
29:56ne peut supporter dans le pays.
29:57Voilà.
29:57Bon, ceci dit,
29:58ça rendit long aussi
29:58sur sa loyauté
29:59parce que Dieu sait
30:00qu'Emmanuel Macron
30:00est un adversaire politique
30:01mais enfin qu'on en doit tout
30:02parce que personne ne connaissait
30:03Édouard Philippe
30:05avant que M. Macron
30:06le nomme Premier ministre.
30:06Lui cracher dessus,
30:07ça ne lui a pas trop porté chance.
30:08D'ailleurs, il a un peu
30:09changé d'attitude.
30:10J'ai vu avec M. Attal,
30:11comme ils ont vu quand même
30:12que le peu d'électeurs
30:12qui restaient à Emmanuel Macron
30:13n'étaient pas très contents,
30:14ils ont commencé
30:15à lui resserrer les pompes.
30:16Par ailleurs,
30:17Jean-Philippe Tanguy,
30:18ce soir-là,
30:19je montre une limite pour vous,
30:20c'est que vous perdez
30:22au deuxième tour
30:22parce que le front républicain
30:24existe toujours en face
30:25et d'ailleurs,
30:26on l'a vu
30:26pendant les élections municipales
30:28dans plusieurs villes
30:29par rapport à Toulon,
30:30vous faites un très bon score
30:31parfois au premier tour
30:33mais ça ne passe pas
30:34au second tour
30:35parce que les autres
30:36s'unissent en face de vous
30:37et ça, ça perdure aujourd'hui.
30:39Oui, il y a 70 villes aussi
30:40où c'est passé,
30:41ça n'a pas fonctionné
30:42voire au premier tour
30:43avec Perpignan,
30:44avec Louis Alliot
30:45mais vous avez raison,
30:46je ne me cache pas
30:47derrière mon petit doigt,
30:48il y a un travail à faire.
30:49Évidemment,
30:49il faut continuer
30:50à porter des propositions,
30:51il faut élargir nos propositions
30:53notamment sur la santé,
30:54sur l'éducation nationale,
30:55sur l'écologie,
30:56il y a beaucoup de combats
30:57encore à mener.
30:58Marine Le Pen
30:58et Jordan Bardel
30:58ont parfaitement conscience
30:59du travail qu'il reste à faire.
31:02Alors comment vous allez rassurer
31:03précisément et convaincre
31:04notamment une partie de la droite
31:06qui aujourd'hui
31:06vous résiste encore,
31:07à laquelle vous faites encore peur ?
31:08Quelles mesures
31:09il faudrait changer ?
31:11Anime notamment,
31:11vous auriez pu gagner
31:12si vous avez réussi
31:13à fusionner avec la droite ?
31:14Pas non plus,
31:15comment dire,
31:16forcer un âne à boire.
31:17Mais ça montre
31:18qu'il y a encore un peu de crainte.
31:19Non mais là,
31:19c'était les barons LR
31:21qui n'ont pas voulu les électeurs,
31:22il y a quand même
31:22un gros transfert
31:23sur Julien Sancteuse à Nîmes
31:24mais vous avez raison,
31:25il y a encore un travail
31:26de conviction à faire.
31:27C'est pour ça qu'il faut
31:28notamment expliquer
31:29notre plan d'économie,
31:30comment on va rétablir les comptes,
31:31le sens de notre réforme des retraites
31:33qui n'est pas,
31:34comment dire,
31:34de raser gratis
31:35mais de favoriser le travail,
31:36d'inciter au travail
31:37et de financer par la croissance
31:38et la mise sur le marché du travail
31:41des femmes
31:41qui ont des temps partiels subis,
31:42des personnes en situation
31:43de handicap
31:44qui sont exclues du marché du travail,
31:45des seniors
31:45qui sont exclues du marché du travail,
31:47les mettre tous
31:48sur le marché du travail
31:48donc créer la richesse
31:49qui permet de financer
31:50les droits sociaux.
31:52Comment lutter contre
31:53la fraude,
31:54les gaspillages
31:54permet aussi de recréer
31:55de la richesse.
31:56Donc il y a tout ce travail
31:57de conviction
31:58qu'il faut faire
31:59et je pense que
31:59Jordan Bardellama
32:00ne peine non seulement
32:01en non-conscience
32:01mais le font
32:02et vous voyez la progression
32:04que nous avons.
32:05Objectivement,
32:05si on prend les résultats
32:06du sondage,
32:07l'élan que nous avons
32:08c'est aussi un élan
32:09de conviction sur le fond.
32:10Même nos adversaires
32:11le reconnaissent
32:12que nous avons porté
32:12des propositions
32:13qu'on a l'adhésion
32:14des Françaises
32:14et des Français.
32:14A quoi vous allez devoir renoncer
32:17pour convaincre
32:18les Français de droite ?
32:19Mais il ne faut renoncer à rien.
32:20A un moment où le Front National
32:21et le Rassemblement National
32:22voulaient sortir dans l'Europe,
32:23ce n'est plus le cas,
32:24à quoi vous allez devoir renoncer ?
32:25A chaque campagne
32:26vous faites un renoncement,
32:27honnêtement.
32:28La sortie de l'euro,
32:29la réforme des retraites
32:30à 60 ans ?
32:31Non, non, mais excusez-moi,
32:32la réforme des retraites
32:33à 60 ans,
32:33ce n'était pas un renoncement,
32:34ça n'a jamais existé.
32:35La retraite à 60 ans
32:36pour tous,
32:36c'est un mythe
32:37qu'a balancé l'UMP à l'époque
32:39et une partie du patronat
32:40pour décriser
32:41le Rassemblement National.
32:42Ça a toujours été
32:43partir à la retraite
32:44selon le moment
32:44où vous avez commencé
32:45à travailler
32:46et on nous prête
32:47des vices
32:48que nous n'avons jamais eus
32:49sur la sortie de l'Europe.
32:50Malheureusement,
32:50on n'a pas le temps.
32:51Si vous lancez un souverainiste
32:52là-dessus,
32:52je peux vous expliquer
32:53pourquoi on a changé de position
32:55liée à la politique
32:56de la Banque Centrale Européenne.
32:57Vous savez très bien
32:58qu'il y avait une politique monétaire
32:59qui était interdite avant 2012
33:00qui est devenue possible.
33:02Voilà, je pourrais vous expliquer.
33:03Donc pour vous,
33:03il n'y a rien à nettoyer ?
33:04Il n'y a rien à sortir ?
33:05Non, déjà,
33:06notre programme n'est pas sale,
33:07je vous rassure tout de suite.
33:08Mais non, non, non,
33:09il faut convaincre.
33:10Mais vous voyez,
33:10ce n'est pas la même chose.
33:11Je ne vous dis pas
33:11que tout est parfait,
33:14qu'on n'a pas de travail
33:15d'amélioration à faire.
33:16Ce n'est pas du tout
33:17ce que je vous dis.
33:17Ce qui est intéressant.
33:17Je vous dis qu'il y a
33:18des combats à mener
33:19mais ce n'est pas dans le renoncement
33:20parce que vous voyez
33:20nos adversaires,
33:21il faut bien le dire,
33:21en 2024 par exemple,
33:22parce que moi,
33:23je ne suis pas un faux cul,
33:24en 2024,
33:24avaient réussi justement
33:25un peu à faire croire
33:26qu'on avait peut-être
33:27renoncé à certaines mesures,
33:28c'était une mauvaise foi,
33:29mais ils ont réussi
33:30malheureusement
33:30à le mettre dans le débat.
33:31Ça ne sert à rien
33:31de dire l'inverse.
33:32Vous voyez à quel point
33:32c'était difficile pour nous.
33:34Nous, on est un parti de conviction.
33:36On est une force de conviction
33:37de rupture.
33:38Est-ce que le RN
33:39est un parti de droite ?
33:40Comme le dit Jordan Bardella,
33:42il y a des mesures
33:43qui sont un éthos de droite.
33:4474% des sympathisants RN
33:47dans ce sondage-là
33:48sont favorables
33:49à une alliance avec LR.
33:51Oui, mais c'est logique
33:52puisqu'aujourd'hui,
33:52on voit bien que la gauche,
33:53vous voyez ce qui est devenu la gauche,
33:54parce que, par exemple,
33:56on a gagné un certain nombre
33:56de mairies dans le Bassin-Migny
33:58ou dans le Vaucluse
33:58avec un électorat populaire
34:00qui, sans doute,
34:01il y a 20 ans,
34:01votait à gauche.
34:02Mais Marine Le Pen, en fait,
34:04a réussi ce travail de conviction
34:05avec la gauche populaire
34:07qui fait qu'aujourd'hui,
34:08ceux qui votaient
34:08pour la valeur du travail
34:10pour la justice sociale
34:11sont largement,
34:11pour le pouvoir d'achat,
34:13sont largement avec,
34:14aujourd'hui,
34:15le Rassemblement national.
34:16Et la gauche qui reste
34:16est une gauche caricaturale
34:18qui, d'ailleurs,
34:18ne parle jamais
34:19des vrais problèmes des Français,
34:20qui ne parle que de lubies,
34:21comment dire, sociologiques
34:23ou qui est toujours dans la défense
34:25du parti de l'étranger.
34:26Il n'y a pas de défense
34:27de l'intérêt des Français.
34:28Donc, aujourd'hui,
34:29face à cette gauche caricaturale,
34:31le Rassemblement des Français,
34:32il y a une porte à droite,
34:33il y a une porte sur un électorat à droite
34:34qui est déçu.
34:36Il y en a qui ne s'est pas convaincu,
34:37dans une interview,
34:38que le problème du RN,
34:39ce n'est pas que son projet,
34:40je cite, serait fasciste,
34:41mais que son programme économique
34:42est socialiste.
34:43Vous êtes un socialiste,
34:44Jean-Philippe Tanguy.
34:44Non, mais M. Rotaillot,
34:46comme d'autres,
34:46refuse tous de débattre avec moi.
34:47Alors, en particulier,
34:48vous le savez,
34:48à BFM TV,
34:49j'ai proposé à un certain nombre
34:50de dirigeants de la droite
34:51de débattre avec moi
34:52sur le projet économique.
34:53Ah, parce que c'est marrant,
34:53il n'y a plus personne.
34:54Visiblement,
34:55ils sont au-delà du slogan,
34:56il n'y a pas grand monde
34:57chez LR pour débattre avec moi
34:58ou d'autres, d'ailleurs,
35:08parce que dans le sondage,
35:09quand, après avoir lancé
35:10dans l'indifférence générale
35:11sa campagne,
35:11on est entre 6 et 12 %,
35:14je pense qu'il ferait mieux
35:14de s'inquiéter de sa propre campagne
35:16que de raconter n'importe quoi
35:17sur la Rassemblement nationale.
35:18C'est peut-être pour ça,
35:19parce que peut-être que
35:19ses électeurs préféraient
35:20que M. Rotaillot
35:21parle de leurs problèmes
35:22plutôt que d'insulter
35:23la Rassemblement nationale
35:24pour mieux gouverner
35:25avec Elisabeth Borne.
35:26Le risque, peut-être aussi pour vous,
35:27c'est d'avoir une candidature unique
35:28en face du centre et de la droite.
35:29Oui, parce que ce matin,
35:30dans la tribune dimanche,
35:31on peut retrouver l'appel
35:31des 90 de la droite et du centre,
35:33donc 90 parlementaires,
35:35mais aussi ministres
35:36qui plaident pour une candidature
35:37au centre du bloc central.
35:40Est-ce que c'est quelque chose
35:40qui peut vous inquiéter
35:42ou comment vous observez ça ?
35:43Non, mais ça va avec le sondage.
35:45J'ai envie de dire
35:46que c'est de bonne guerre.
35:47Mais sur le fond,
35:48il y a quoi dans ces tribunes ?
35:48Parce que moi, je l'ai lu,
35:49je fais toujours attention
35:50aux arguments.
35:51Ils veulent éviter
35:51le Rassemblement national.
35:52Voilà le programme.
35:53Donc le programme,
35:54ce n'est pas rétablir
35:54les finances publiques,
35:55ce n'est pas protéger la France,
35:57lutter contre l'insécurité,
35:58ce n'est pas augmenter
35:59le pouvoir d'achat
36:00ou les salaires,
36:00c'est juste lutter
36:01contre le Rassemblement national,
36:03la gamelle, les places,
36:04la bonne soupe.
36:05Donc ce n'est pas un programme.
36:06J'ai cherché une proposition
36:08dans cette tribune,
36:09il y en a une,
36:09ils sont pour l'économie de marché.
36:11Donc ça, c'est vraiment
36:11une proposition qui va changer
36:12le débat public
36:13et qui va beaucoup apporter
36:14aux Françaises et aux Français.
36:16Ça méritait d'être écrit.
36:18Aujourd'hui, en France,
36:19on est pour l'économie de marché.
36:20Même M. Mélenchon,
36:21il s'inscrit dans une critique
36:22de l'économie de marché.
36:23Donc tout ça est grotesque.
36:24La réalité, c'est que des gens
36:25qui n'ont pas grand-chose
36:26à faire ensemble
36:27veulent garder leur place
36:28et que sur une demi-page
36:30de tribune,
36:31il n'y a pas une seule proposition
36:32pour les Françaises
36:32et les Français.
36:33Au bout de dix ans
36:35de macronisme,
36:35mais on peut rajouter
36:36les cinq ans de François Hollande
36:37parce que c'est à peu près pareil,
36:39c'est quand même
36:39pas très glorieux.
36:40Et puis dedans,
36:40moi quand on fait
36:41le barrage républicain,
36:42permettez-moi quand même
36:42de signaler qu'il y a
36:43un certain nombre
36:43de personnalités là-dedans.
36:44Il faudrait peut-être aussi
36:45faire le ménage.
36:46Parce que vous voyez,
36:46par exemple,
36:47la famille Tabarro
36:47qui signe la tribune.
36:48Je vous rappelle
36:49que c'est une famille
36:50qui n'a jamais combattu,
36:52condamné l'héritage de l'OAS.
36:53Je ne me permets d'en parler
36:54parce que comme nous,
36:55on est toujours présentés
36:56en racontant n'importe quoi
36:57sur le rassemblement national.
36:57Ils n'ont pas toujours dit ça.
36:59Ils sont aujourd'hui,
37:00quand on les interroge,
37:01effectivement,
37:01c'est un peu plus compliqué
37:02sur ce sujet.
37:03Ce n'est pas compliqué l'OAS.
37:03Il faut condamner l'OAS.
37:04C'est une organisation terroriste
37:05qui a mis des bombes en France.
37:06Donc il faut condamner.
37:08Donc moi,
37:08je voudrais savoir
37:08comment ces grands soi-disant
37:17Michel, député Philippe Tabarro,
37:19ministre des Transports,
37:20qui considèrent
37:21qu'il ne faut pas condamner l'OAS.
37:23Jean-Philippe Tanguy,
37:24parmi ceux qui n'ont pas signé
37:25cette tribune
37:26mais qui sont favorables
37:27à un candidat unique,
37:28il y a Gérald Darmanin,
37:29le ministre de la Justice,
37:30qui, plus largement,
37:32au sujet notamment de l'analyse
37:33de ce qui s'est passé
37:34lors de ces élections municipales,
37:35et puis on va découvrir aussi
37:36ces images absolument sidérantes
37:38dans un certain nombre de mairies
37:39qui ont été attaquées et dégradées
37:41comme à Freyne
37:42il y a quelques jours,
37:44Gérald Darmanin s'inquiète
37:45plus largement,
37:46je cite,
37:47d'un sentiment
37:47pré-révolutionnaire électoral.
37:49Il y a, dit-il, je trouve,
37:51chez ceux qui ont voté
37:52pour les extrêmes,
37:53donc à ses yeux aussi bien
37:54pour LFI
37:54que pour vous,
37:55le Rassemblement national,
37:56une sorte de contestation
37:58de Gérald Darmanin
37:59qu'on pourrait comparer
38:00à celle des sans-culottes
38:01et des soldats
38:02dans l'ordre d'eux.
38:03Est-ce que vous partagez
38:04cette analyse ?
38:05Est-ce qu'on vit
38:05un sentiment pré-révolutionnaire électoral ?
38:07Non, moi je crois
38:08que M. Darmanin
38:08est dans la caricature
38:09et considérer que
38:10les électeurs français
38:11seraient des sans-culottes
38:13prêts à renverser un régime
38:16n'importe quoi.
38:16M. Darmanin, il panique
38:17parce que ça fait plus de 10 ans
38:19qu'il est associé
38:19à ce système de gouvernement
38:21et d'inefficacité
38:22et donc, il raconte
38:23un peu n'importe quoi.
38:24Il y a juste des zones
38:25et des gens,
38:25des Françaises et des Français
38:26qui veulent vivre de leur travail,
38:27qui veulent vivre en sécurité
38:28et M. Darmanin,
38:29quand il était ministre
38:29des Comptes publics,
38:30il a augmenté les impôts,
38:31il leur a piqué leur argent
38:32aux Français
38:33et quand il était ministre
38:34de l'Intérieur et de la Justice,
38:35il n'a pas lutté
38:36contre l'insécurité.
38:37Donc, ils ne sont pas
38:38pour renverser
38:39je ne sais quelle France
38:40des sans-culottes,
38:41je ne sais pas
38:41ce que ça veut dire.
38:42Il est pour que M. Darmanin
38:43ne soit plus au gouvernement
38:44et arrête de prendre
38:45les Français
38:46pour les imbéciles
38:46qui ne le sont pas.
38:48M. Darmanin, je rappelle
38:49qu'il a commencé
38:50à l'action française aussi
38:50parce qu'on nous présente
38:52aussi comme un grand humaniste.
38:54On vérifiera ça.
38:55Dans plusieurs mairies
38:56où on a vu des maires
38:58sortants,
38:59évacués sous les huées
39:00avec des protestations,
39:02il y a eu ces images
39:03très choquantes,
39:03Guillaume en parlait,
39:04la mairie de Fresnes
39:05qui a été saccagée,
39:07la mairie de Fresnes
39:08ou un élu de droite
39:09a été élu.
39:12Un maire qui dit
39:12que c'est à cause
39:13de son élection
39:14qu'il y a eu cette réaction
39:15parce qu'il veut notamment
39:16mettre plus de caméras
39:17de vidéosurveillance,
39:18etc.
39:18On voit les images à freine
39:19avant de parler
39:20de vidéosurveillance.
39:21Il n'y a pas pour vous
39:22un phénomène
39:23de violence post-municipale
39:25nouveau ?
39:26Non, mais c'est peut-être
39:26de racailles
39:28qui se comportent très mal
39:29mais qui se comportent
39:30pareil avec les commerçants,
39:31les artisans,
39:32les honnêtes gens
39:32au quotidien.
39:33Là, ce que vivent les élus,
39:34c'est ce que vivent
39:35les honnêtes gens
39:36dans ces quartiers
39:37ou dans ces communes.
39:37Mais la faute à qui ?
39:38Mais la faute de M. Darmanin
39:39et de M. Nunez.
39:41Qui est-ce qui est responsable
39:42de la sécurité ?
39:42En particulier au moment
39:43des élections.
39:44Heureusement qu'il y avait
39:44les forces de l'ordre d'ailleurs
39:45pour évacuer en sécurité
39:46un certain nombre d'élus.
39:47Mais certains, je vois,
39:48notamment l'ancien maire de Creil
39:49qui n'avait pas de force de police
39:50ce soir-là, visiblement,
39:51le pauvre.
39:52Il est sorti sous les huées.
39:54C'est un adversaire politique.
39:55Il est picard, comme moi.
39:56C'est un adversaire politique redoutable,
39:57l'ancien maire de Creil.
39:58Il s'est trompé sur tout.
39:59Il a fait venir du clientélisme
40:01et du communautarisme
40:02et puis il a été rattrapé
40:03par la bête qu'il a créée.
40:04Parce que c'est aussi le résultat
40:05de cette gestion de gauche
40:07qui a nourri le monstre
40:09du communautarisme,
40:10du clientélisme
40:10et qui maintenant découvre
40:11que ces gens,
40:12ils n'ont pas besoin
40:13d'un chef de l'extérieur
40:16et puis à un moment
40:16ils désignent leur clientèle.
40:16Donc contre Amado,
40:17vous ne ciblez pas
40:18la France insoumise, vous ?
40:19Mais si,
40:20parce que la France insoumise
40:21à la limite,
40:21elle revendique cette violence.
40:22Je n'ai même pas besoin
40:23de la cibler.
40:23De toute façon,
40:24elle le fait elle-même.
40:25Par exemple à Roubaix,
40:27donc l'équipe de M. Virault
40:28a hué notre candidate
40:30Céline Saïa
40:31au conseil municipal.
40:32C'est un comportement lamentable.
40:33Mais regardez à Marseille,
40:35ce n'est pas les insoumis,
40:35c'est M. Payan.
40:36Il a empêché la doyenne
40:38Rassemblement National
40:39de finir son discours
40:40parce que ce qu'elle disait
40:41ne plaisait pas à M. Payan.
40:43C'est scandaleux.
40:44Une doyenne,
40:44une dame qui doit avoir
40:45plus de 80 ans,
40:46qui a eu son micro coupé,
40:47lui ont même arraché
40:48les feuilles de son discours.
40:49Donc vous voyez,
40:49le problème des insoumis,
40:50c'est qu'aussi,
40:51on en parle tout le temps.
40:53Ils attirent,
40:53comment dire,
40:54l'attention médiatique
40:55pour qu'on parle d'eux.
40:56Et pendant ce temps,
40:56il y a la gauche,
40:57entre guillemets,
40:58de gouvernement
40:58qui fait pareil.
40:59Parce qu'en fait,
41:00on l'a vu d'ailleurs
41:01avec ces alliances de la honte,
41:02il n'y a pas de différence
41:03entre les socialistes
41:04et les insoumis.
41:04Il n'y a pas de différence
41:05Seulement 0,6% des candidats
41:07ont fait alliance
41:08devant Olivier Faure
41:09qui dit qu'il n'y aura
41:10pas d'accord national
41:11pour la présidentielle,
41:12pour les législatives
41:13avec la France insoumise.
41:14Oui, il n'y a pas
41:14d'accord national
41:15parce qu'il n'y a que
41:15des accords locaux
41:16qu'ils ne contrôlent pas.
41:17De toute façon,
41:18M. Fort,
41:18comme M. Rotaillot d'ailleurs,
41:20c'est des dirigeants de partis
41:21dont l'autorité se limite
41:23au mieux à leur bureau
41:24et au pire à la chaise
41:25sur laquelle ils sont assises.
41:26C'est des gens
41:26qui ne contrôlent rien.
41:28On n'a dit qu'ils ne contrôlent rien.
41:29Tout le monde se file
41:30dans leur propre parti
41:30de ce qu'ils disent
41:31et ils n'ont pas d'autorité
41:32et à peine ont-ils dit
41:33quelque chose
41:33qu'ils sont contredits
41:35pas dans la journée,
41:36dans la minute.
41:37Donc c'est ça aussi.
41:37Les électeurs, évidemment,
41:39sont libres de faire leur choix
41:41mais quand on n'a pas d'autorité,
41:42on ne peut pas être candidat
41:43à la présidentielle
41:43comme M. Rotaillot.
41:44Certains maires insoumis
41:45veulent progressivement
41:45désarmer la police municipale.
41:47C'est notamment le cas
41:48à Saint-Denis.
41:49Est-ce que ça vous choque ?
41:50Et en même temps,
41:50est-ce que les électeurs
41:51n'ont pas choisi
41:51en connaissance de cause
41:52puisque c'était dans leur programme,
41:53dans le programme insoumis ?
41:54Les électeurs à Saint-Denis
41:55ont surtout choisi l'abstention
41:56mais il a été élu.
41:57Vous avez raison.
41:58Vous savez,
41:59moi je pense aux policiers
42:00et aux policières
42:01qui vont être désarmés
42:02et qui vont être exposés
42:03à de graves dangers
42:04parce que Saint-Denis
42:05ce n'est pas une petite ville
42:06tranquille en région.
42:07Pour être précis,
42:08Jean-Philippe Tanguy,
42:09pour l'instant,
42:09c'est un processus
42:10de désarbonnement
42:10des LBD
42:12sur les armes à feu.
42:13Il est beaucoup plus prudent.
42:15Il dit,
42:15on verra,
42:15on va faire une évaluation.
42:17Oui, d'accord.
42:17Mais enfin,
42:17les LBD,
42:18c'est comme une arme
42:18qui empêche justement
42:19d'arriver à une confrontation
42:21plus dangereuse.
42:22Et puis,
42:23ce monsieur,
42:24le maire de Saint-Denis,
42:25Maliba Cayugo,
42:31excusez-moi,
42:31qui reviendra
42:31de cette petite expérience
42:33avec un autre sentiment.
42:35En tout cas,
42:35Jordan Bardella,
42:36Marine Le Pen
42:37et Éric Ciotti
42:37ont proposé
42:38à tous les policiers,
42:39les policiers municipaux
42:40des villes dirigées
42:41par les gauches
42:42exposées
42:43et qui mettent en danger
42:44leur envie
42:45de les accueillir
42:45et de les recruter.
42:46c'est son programme.
42:47Il a été élu sur ce programme.
42:50On tape suffisamment
42:51sur les politiques
42:51en disant
42:52qu'il n'applique pas leur programme.
42:53Il applique son programme,
42:54le maire de Saint-Denis ?
42:55Oui,
42:55alors j'ai été très attentif
42:56au discours
42:56et il a surtout promis
42:58le Père Noël.
42:58C'était la cantine gratuite,
43:00les affaires scolaires gratuites,
43:01le pass Navigo gratuit,
43:03bientôt c'est le loyer gratuit
43:04et puis bientôt
43:04ils seront payés
43:04pour aller voter.
43:05D'ailleurs,
43:05c'est peut-être ce qui s'est passé.
43:06Ah ça,
43:07c'est des accusations graves.
43:08Vous dites qu'ils ont payé pour eux ?
43:09Non mais c'est de l'ironie
43:10dans le sens où c'est du clientélisme.
43:12Vous savez que moi,
43:13d'une manière générale,
43:14j'essaie parfois
43:14de mettre un peu d'humour
43:16et d'ironie
43:17pour ne pas pleurer
43:17de certaines situations.
43:18Mais vous voyez bien
43:19qu'un certain nombre
43:20de candidats
43:21ont fait du clientélisme,
43:22ont promis des choses
43:24infinançables.
43:24C'est vrai que la ville
43:24de Saint-Denis
43:25qui est très pauvre malheureusement
43:26a les moyens
43:27de payer la cantine,
43:29les affaires scolaires,
43:30le Navigo
43:30et autre chose.
43:31Tout ça n'est pas sérieux.
43:33C'est pas sérieux
43:33parce que c'est les insoumis
43:34qui le disent.
43:34C'est pas sérieux
43:35parce que c'est pas sérieux.
43:35Ce maire a dit autre chose
43:37à propos des agents municipaux.
43:39Il a dit,
43:39je le cite dans une interview,
43:41ceux qui ne sont pas en phase
43:42avec le projet politique,
43:44forcément,
43:44ils partiront.
43:45Comment vous l'avez compris ?
43:46Qu'est-ce que ça vous inspire ?
43:47J'ai compris comme il l'a dit,
43:48c'est-à-dire qu'il fait la chasse
43:49aux gens qui ne pensent pas bien.
43:50Mais c'est le système
43:53abusif des insoumis
43:54qui évolue comme une secte.
43:55Ça a été dénoncé d'ailleurs
43:56par une de vos collègues
43:57qui a écrit un livre
43:59de libération là-dessus
44:00qui n'a pas été attaqué.
44:01Il y a eu une tentative
44:02d'intimidation judiciaire
44:03mais finalement,
44:04ce qu'elle disait était vrai.
44:05Les insoumis fonctionnent
44:06comme une secte.
44:06Personne ne peut contredire
44:08le chef ou les chefs
44:09et c'est valable visiblement aussi
44:10maintenant pour les agents municipaux.
44:13Et ça n'arrive jamais
44:13au rassemblement d'Athènes ?
44:14Non, jamais.
44:14Écoutez, vous avez eu des maires
44:16depuis 2014.
44:17Vous n'avez pas eu cette affaire.
44:18Il n'y a pas eu de violence
44:19quand les maires
44:20Rassemblement National
44:20ont pris possession de la mairie.
44:22On n'a pas insulté les opposants.
44:24On n'a pas critiqué
44:25au-delà du raisonnable
44:26la mairie sortante.
44:27Et il n'y a pas eu de problème
44:28avec des agents.
44:28Qui est des agents ensuite ?
44:30Quelle que soit d'ailleurs
44:30l'opinion politique.
44:31Le soin de Philippe Devilliers
44:32qui avait démissionné
44:33quand il était préfet
44:34avec François Mitterrand
44:35décide de même
44:36de changer de mairie
44:37parce qu'ils ne se sentent pas à l'aise.
44:38Ça, c'est la liberté de chacun.
44:44Et ça arrive malheureusement
44:45assez souvent
44:46d'ailleurs dans d'autres étiquettes politiques.
44:47C'est pour ça
44:48qu'on ne peut pas virer
44:49les fonctionnaires
44:50qui ont une protection
44:51de l'emploi civil.
44:51D'ailleurs, ça permet de dire
44:52parce que souvent
44:52dans un certain nombre
44:54de gens qui se préclament
44:55de la droite
44:55qui n'en sont pas d'ailleurs souvent
44:56dire oui, les fonctionnaires
44:58ils sont protégés à vie.
44:59On voit pourquoi
44:59ils ont été protégés à vie.
45:00Il y a des mauvaises raisons
45:01parce que parfois
45:02quand on ne fait pas son travail
45:03il faudrait pouvoir
45:04comment dire
45:05mettre des mesures disciplinaires
45:06objectives
45:06comme n'importe quel salarié.
45:08Mais par contre
45:09cette protection de l'emploi
45:10de l'influence politique
45:14il faut protéger
45:15Les mafieux ?
45:16Oui, ça arrive des mafieux.
45:17Vous voulez Georges Le Tron
45:18à Draveil ?
45:19Vous voulez que je parle de lui ?
45:19Vous savez, j'ai travaillé
45:20avec M. Dupont-Aignan
45:20pendant dix ans.
45:21Donc il y avait hier
45:22et à côté il y avait Draveil
45:23il y avait Georges Le Tron
45:23qui a été condamné depuis
45:25des comportements lamentables.
45:26Oui, il y a des comportements
45:26de mafieux.
45:27Emmanuel Macron a dit
45:29après ses municipales
45:29je cite en Conseil de ministre
45:30qu'il n'y avait pas de sédition
45:31possible dans les communes
45:32de la République.
45:34Est-ce qu'à vos yeux
45:35en tout cas
45:35ces maires et les filles
45:36c'est des séditions ?
45:37Ils ont une tentation
45:38de sédition.
45:39Quand on compare
45:40il dit qu'il n'est pas là
45:41le maire de tous les habitants
45:41enfin qu'est-ce que c'est
45:42ce comportement ?
45:43Vous êtes l'élu
45:43de tous les habitants.
45:44Moi je suis l'élu
45:45de tous les Samariens
45:46des habitants de la Somme
45:46qui m'ont fait confiance.
45:49Jordan Bardella est l'élu
45:51représentant tous les Français
45:52au Parlement européen
45:53comme d'autres
45:53dans la diversité
45:54des opinions politiques.
45:55Nous sommes toujours l'élu
45:56de tous les Français
45:56et de tous les Français
45:57y compris nos opposants
45:58y compris des abstentionnistes.
46:00S'ils ne sont pas capables
46:01d'avoir cette conception
46:01de la République
46:02c'est extrêmement dangereux.
46:03Mais il y a aussi
46:04des phénomènes de sédition
46:05très contestables.
46:06J'ai vu en Corse
46:07le maire de Bastia
46:08nationaliste
46:09a refusé de porter
46:10l'écharpe riquette.
46:11Il l'a porté quelques secondes
46:13le maire Simeoni
46:14et l'a enlevé ensuite.
46:15Et ses adjoints
46:16ne l'ont pas porté du tout
46:17alors que c'est obligatoire.
46:18Là aussi
46:18il n'y a pas que les insoumis
46:19il y a des graves phénomènes.
46:20Ça vous choque ?
46:21Tout le monde devrait être choqué
46:22par cela
46:23parce qu'il n'est pas obligé
46:23de se présenter
46:24à un mandat de la République.
46:25Il peut faire de la contestation
46:26en dehors de la République
46:27le maire de Bastia.
46:28Donc s'il s'est présenté
46:29d'ailleurs on avait un candidat
46:30qui s'est courageusement
46:31battu contre lui
46:31s'il s'est battu
46:32s'il a voulu avoir le mandat
46:33et l'argent qui va avec
46:34et bien il assume
46:35sinon il dégage.
46:36Merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy
46:37en tout cas on l'a vu
46:38effectivement ce scrutin
46:39qui est dessinant
46:40dans un an
46:40sera extrêmement serré.
46:42L'édition spéciale
46:44se poursuit sur BFM TV
46:46dans un instant
46:46vous retrouvez
46:47Émile Brousselou
46:48et Loïc Besson.
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