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  • il y a 1 semaine
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique. Faut-il aller chercher des économies dans les poches des retraités ?
00:05C'est une piste qui est lancée officiellement par le gouvernement et le Premier ministre.
00:09Dans un instant, Olivier Faure nous dira s'il est d'accord ou pas avec cette proposition.
00:14Premier secrétaire du PS, candidat à la primaire socialiste, il compte bien l'emporter.
00:18BFM Politique, c'est parti.
00:32– Bonjour à tous, bonjour Olivier Faure. – Bonjour Guillaume Darré.
00:35– Merci d'être avec nous dans BFM Politique.
00:37Premier secrétaire du PS, candidat à la primaire socialiste à mes côtés pour vous interroger,
00:42Amandine Attalaillage de BFM TV et Jules Pecknard de La Tribune dimanche.
00:47On va bien sûr évoquer cette primaire qui aura lieu début octobre pour choisir le candidat à gauche,
00:52notamment le candidat socialiste avec place publique notamment aussi qui est associée à cette primaire.
00:57Mais d'abord, cette piste choc donc lancée par le gouvernement et par le Premier ministre
01:02qui a décidé de dire à ses ministres qu'il fallait entamer une concertation
01:06avec les différents groupes politiques pour faire contribuer les retraités à l'effort budgétaire.
01:11Il faut trouver 30 à 40 milliards d'euros d'économie.
01:14Est-ce que sur le principe d'abord, Olivier Faure, on va rentrer dans les différentes mesures qui peuvent être
01:18proposées.
01:19Est-ce que sur le principe, oui ou non, pour vous, les retraités doivent davantage contribuer à cet effort budgétaire
01:24?
01:25Sur le principe, je ne sais pas très bien ce que ça veut dire.
01:28Parce qu'en réalité, on nous parle des retraités riches, mais on nous dit maintenant que la richesse commence à
01:331 500 euros.
01:34La réalité, c'est que vous la connaissez, même pour celles et ceux qui ont d'abord travaillé toute leur
01:38vie,
01:39qui ont contribué à la richesse de ce pays.
01:41On leur dit maintenant, la règle du jeu change et vous allez devoir payer davantage.
01:45Alors même qu'on parle de gens très modestes et qui ont, pour certains d'entre eux,
01:50même pas pu, au long de leur existence, accumuler suffisamment pour avoir un logement et donc sont toujours locataires.
01:56Et ceux qui vont vers la dépendance, qui vont devoir aller peut-être dans un EHPAD,
02:00et à qui on dit, vous ne pourrez même pas payer le prix de votre EHPAD.
02:04Eh bien, moi, je considère que ce n'est pas juste.
02:07Et moi, ce que je défends, c'est au contraire un principe de justice.
02:10Et donc, nous verrons bien ce que le gouvernement dit.
02:12Mais pour l'instant, de ce que je vois...
02:14Mais si ça concerne vraiment alors les pensions au-dessus de 2 000 ou 3 000 euros,
02:18est-ce que là, pour vous, ce serait juste ?
02:20Mais vous savez très bien que...
02:22Quel est votre seuil, en fait ?
02:23Le gouvernement cherche de l'argent.
02:25Et plus il augmente, en fait, le niveau de ceux qui doivent contribuer,
02:29et en réalité, moins il récupère d'argent.
02:31Donc la réalité, c'est que je vois bien qu'on est autour de 2 000 euros.
02:342 000 euros, on n'est pas riche à 2 000 euros.
02:36C'est quoi un retraite ?
02:38C'est ce que c'est acceptable ?
02:40Un retraité riche, c'est 4 000 euros.
02:42C'est quelqu'un qui est dans le dernier décile, dans les 10 % de Français, les plus riches.
02:47Mais pour quelqu'un qui est à 2 000 euros, c'est...
02:49Enfin, c'est en province, en région, c'est le prix d'un EHPAD.
02:54En Ile-de-France, vous savez très bien que le prix d'un EHPAD, c'est beaucoup plus élevé.
02:58C'est entre 2 000 et 3 000, et parfois plus.
03:01Et donc, la réalité, c'est que ce que l'on veut faire supporter aux retraités
03:06est en réalité insupportable.
03:08Le gouvernement devrait réserver cette désindexation pour ceux qui ont une pension au-delà de 4 000 euros ?
03:16Oui, par exemple, là, je n'y vois pas l'inconvénient,
03:19mais là encore, je voudrais revenir quand même sur ce dont on parle.
03:23On nous dit qu'il faut faire des économies.
03:25Mais moi, j'aimerais comprendre d'où vient en réalité le déficit.
03:28Ce déficit, il n'est pas tombé du ciel.
03:30Il n'est pas le produit de je ne sais quelle calamité naturelle qui ne se serait battu sur nous.
03:35Ça n'est pas vrai.
03:36La réalité de ce budget, c'est que depuis 10 ans, nous vivons sous cette théorie du ruissellement
03:43qui devait permettre d'enrichir les plus riches.
03:46Et puis, progressivement, tout ça devait arriver jusqu'à tous les autres.
03:49La réalité, c'est que ça n'arrivait nulle part.
03:51Et donc, nous avons aujourd'hui un problème qui est un problème de recettes.
03:55Et ces recettes, c'est ce gouvernement qui les a progressivement diminuées.
04:00Je vois qu'en cette rentrée, le gouvernement nous annonce
04:03qu'il veut même encore diminuer l'imposition des grandes entreprises
04:07puisqu'il propose de revenir sur la taxe sur les très grandes entreprises.
04:11Il y a quelque chose de fou.
04:12En réalité, ce qu'ils ne prennent pas aux plus riches et aux grandes entreprises,
04:16ils le prennent à tous les autres.
04:17Et ce sont les retraités qui sont les premiers à passer la caisse.
04:19Mais le principe même de désindexer les pensions de retraite de l'inflation,
04:22est-ce que c'est acceptable ?
04:23Non, je ne pense pas que ce soit...
04:26Enfin, ça dépend de qui on parle.
04:27Encore une fois, au-dessus de 4 000 euros, je pense qu'il y a des marges à trouver.
04:31Mais pour le reste, je considère qu'on est en train d'expliquer aux gens
04:36qu'ils vont devoir se faire raqueter.
04:40Pour vous, c'est du raquette ?
04:41D'accord.
04:43Mais les retraités ne doivent pas du tout contribuer
04:44parce qu'il y a d'autres formules possibles.
04:46Comment se fait-il ?
04:47Juste pour finir, par exemple, toucher à l'abattement de 10 %,
04:53vous savez, pour les frais professionnels.
04:55Est-ce que cet abattement, il est toujours justifié à vous ?
04:57Mais vous trouvez normal de commencer par les retraités
05:01alors qu'on ne touche pas aux très grandes fortunes.
05:03Personne ne veut parler de la taxe Zuckmann.
05:05On ne veut pas parler, en fait, des gros héritages.
05:07On ne veut parler de rien.
05:08On ne va pas parler des grandes entreprises.
05:10Et on parle de qui ?
05:11Pardon, mais enfin, moi, je considère que dans un pays
05:14qui veut être un pays de justice,
05:16et c'est une France juste que je défends,
05:19eh bien, on commence par ceux qui ont les moyens de payer.
05:22Je ne comprends pas cette obstination
05:24à toujours vouloir faire payer ceux qui n'ont pas les moyens
05:27quand on laisse les autres tranquilles,
05:30considérant que, je reviens à la théorie du ruissellement,
05:32que finalement, leur richesse finira par se répandre sur tous les autres.
05:35Ça n'est pas vrai.
05:37Et donc, il est temps d'en finir avec cette fiction.
05:39Vous employez le mot « raquette » pour vous.
05:40Ce serait du « raquette » de faire contribuer davantage certains retraités ?
05:43Mais faire contribuer un retraité qui gagne 1 500 ou 2 000 euros,
05:47qui a été celui...
05:48Enfin, si vous êtes ici aujourd'hui,
05:50si ce pays est ce qu'il est,
05:52vous le devez à qui ?
05:53Sinon, à leur travail.
05:55Et donc, quand on considère que, désormais,
05:57on ne pourrait pas continuer à financer nos retraites,
06:00parce que le débat sur les retraites va revenir inévitablement,
06:03mais moi, je considère qu'il y a là une forme,
06:05même y compris d'indécence,
06:07en fait, on dit...
06:09Vous vous rendez compte, M. Daré,
06:11en France, quand on produit 100 euros de richesse,
06:13on en donne 14 à nos aînés.
06:16Mais est-ce que vous, vous n'êtes pas prêt,
06:17quand vous créez 100 euros de richesse,
06:19à donner 14 euros à votre père, à votre mère,
06:22à votre grand-père, à votre grand-mère ?
06:23Est-ce que vous trouvez que c'est anormal de faire ce choix ?
06:25Moi, je crois que c'est un choix de civilisation.
06:27C'est un choix qui dit ce que nous sommes.
06:29Et moi, ce que je crois que nous sommes,
06:31c'est un État, c'est un État social aussi,
06:33un État qui choisit de marquer la solidarité entre les générations,
06:38et notamment qui vient honorer celles et ceux
06:40qui ont fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui.
06:42Que diront les socialistes, alors, justement,
06:44aux ministres qui vont les consulter,
06:45sur cette consultation qui a lancé le Premier ministre ?
06:48On a toujours été aux consultations,
06:50nous n'avons jamais refusé le dialogue,
06:51mais nous leur dirons que les signaux
06:53qui sont adressés aujourd'hui ne sont pas les bons,
06:55et qu'il y a un vrai sujet,
06:57et qu'on ne voit pas très bien
06:58quelle est la trace possible d'un compromis avec la gauche.
07:02Ce n'est pas du tout comme ça qu'il fallait entrer une discussion.
07:04Là, je ne vois que des mesures.
07:06En fait, rendons-nous compte de ce qui se passe en cette rentrée.
07:09La vie est de plus en plus chère,
07:11et notamment pour les plus modestes.
07:12On va y venir, bien sûr.
07:12Oui, mais en fait, c'est le prix de l'énergie,
07:15c'est le forfait hospitalier,
07:17c'est les franchises médicales,
07:18c'est l'alimentation.
07:20Comment voulez-vous que les gens n'aient pas le sentiment
07:22que leur vie est plus dure chaque jour ?
07:24Et pendant ce temps-là, on dit,
07:25on ne touche pas au SMIC,
07:26on n'augmente pas les salaires.
07:27Mais où est-on ?
07:28Mais pour autant, Olivier Faure,
07:30vous n'avez pas l'an dernier censuré le gouvernement,
07:33ce qui a d'ailleurs fait une polémique
07:35avec la France insoumise,
07:36qui n'a pas compris votre choix.
07:38Qu'est-ce qui a profondément changé cette année
07:40pour que vous envisagiez alors une censure ?
07:42Parce qu'en fait, les économies à faire
07:44sont encore plus importantes cette année, finalement.
07:46Vous nous donnez la réponse.
07:48L'an passé, le gouvernement,
07:50initialement celui de François Bayrou,
07:52est arrivé avec ce qu'on avait appelé
07:53le musée des horreurs.
07:55Vous vous souvenez ?
07:56Il voulait à la fois désindexer
07:58les pensions de retraite, déjà.
07:59Il voulait faire rentrer dans l'impôt sur le revenu
08:01toute une série de gens
08:02qui n'y sont pas encore rentrés.
08:04Il voulait faire en sorte
08:05que l'abattement de 10% soit supprimé.
08:08Il voulait toute une série de mesures
08:09qui avaient pour effet,
08:12franchise médicale, etc.,
08:13de diminuer la protection
08:15des plus vulnérables.
08:17Nous avons obtenu
08:18que le gouvernement y renonce.
08:20Ce n'est pas pour que cette année,
08:22on nous dise,
08:22on y a renoncé un an,
08:23mais cette année, on y reviendra.
08:24Oui, mais au prix de beaucoup moins d'économie.
08:26Vos mesures ont coûté très cher.
08:28Mais je viens de vous dire
08:29qu'il faut arrêter de parler
08:31exclusivement d'économie.
08:32Il faut aussi parler de recettes.
08:34Et quand ce gouvernement
08:35se refuse à toute recette
08:36qui vient de réponctionner
08:37sur les plus riches
08:38pour toujours prendre sur les mêmes,
08:39je dis que là,
08:40il y a un problème.
08:41Et que donc,
08:42nous avons là deux choix
08:44qui vont s'opposer
08:44dans l'élection présidentielle.
08:46Mais moi,
08:46le choix que je défends,
08:48c'est le choix
08:48d'une France plus juste.
08:50Je vois bien que c'est la loi
08:51du plus fort
08:51qui s'impose maintenant à nouveau.
08:54Aussi bien au plan géopolitique
08:55qu'au plan interne.
08:57Mais moi,
08:57face à la loi du plus fort,
08:59j'entends défendre
09:00la loi du plus juste.
09:01Vous dites justement
09:02que ces pistes qui sont avancées
09:03ne dessinent pas un compromis.
09:05Est-ce que ça veut dire aujourd'hui
09:06quand vous entendez
09:06mise à contribution
09:07des retraités,
09:08possible des indexations,
09:09vous dites
09:10en l'état actuel,
09:11nous voterons la censure ?
09:13Mais je veux voir la copie.
09:15Mais de ce que vous voyez.
09:16Je dis simplement
09:17que pour l'instant,
09:18les signaux ne sont pas les bons
09:19et que si ces signaux
09:21se prolongent
09:22et même se durcissent,
09:23alors effectivement,
09:24je n'aurai aucune hésitation
09:26à faire le choix
09:28de la censure.
09:28Aujourd'hui,
09:29vous voteriez la censure ?
09:30Mais je n'ai pas la copie.
09:32Je veux la voir.
09:32Mais les pistes que vous avez ?
09:33Pour les pistes que je vois,
09:35pour l'instant,
09:35ce n'est pas dans le bon sens.
09:36C'est une évidence.
09:37Mais quand vous voyez
09:38que, par exemple,
09:40Marine Le Pen dit
09:40qu'il vaut mieux
09:42un budget qui serait opérationnel
09:44plutôt que pas de budget du tout,
09:46ça ne vous fait pas écho un petit peu ?
09:47Mais Marine Le Pen,
09:49d'abord,
09:50ce n'est pas ma boussole
09:51et ensuite,
09:52je voudrais d'ailleurs
09:53qu'on revienne un instant
09:54sur ce que dit Marine Le Pen
09:55parce qu'il faut en finir aussi
09:57avec la démagogie.
09:59Moi,
09:59ce que je vous dis là,
10:00il n'y a rien de démagogique
10:01dans ce que je viens de dire.
10:02Je viens de dire simplement
10:03qu'il faut revenir
10:03à une taxation juste
10:05qui permette
10:06d'aller chercher l'argent
10:07pour tout ce qui n'est pas
10:08productif pour le pays.
10:11Mais j'écoute Marine Le Pen,
10:12elle vous dit quoi ?
10:13Elle vous dit à la fois
10:14qu'elle veut
10:15faire des économies,
10:17alors on ne sait plus très bien
10:17parce que ça change tous les jours.
10:19Mais enfin,
10:19elle parle de 120 milliards
10:21sur 5 ans.
10:22Elle parle de l'immigration,
10:23de la contribution au budget européen,
10:25des normes,
10:25des agences publiques.
10:26Absolument.
10:27Je rappelle
10:28qu'Éric Ciotti
10:28avait dit l'an passé
10:29que lui,
10:30c'était 120 milliards par an
10:31et qu'à l'époque,
10:32le RN avait approuvé.
10:33On ne sait plus très bien
10:34où ils en sont.
10:34D'ailleurs,
10:35eux-mêmes
10:35ne doivent pas tellement le savoir.
10:37Mais je reprends devant vous
10:39les mesures qu'elle veut.
10:41Elle dit à la fois
10:42qu'il faut faire des économies,
10:43mais en même temps,
10:44elle dit qu'il faut supprimer
10:45les impôts de production,
10:4725 milliards d'euros par an.
10:48Il faut exoner
10:50l'utilisation patronale
10:50sur les hausses de salaire
10:51jusqu'à 10%,
10:52jusqu'à 3 SMIC,
10:54ça fait 10 milliards d'euros par an.
10:56Elle veut baisser la TVA
10:57sur les énergies,
10:57c'est encore 10 milliards.
10:58Et je pourrais continuer.
11:00En fait,
11:00l'addition,
11:01elle est de 70 milliards.
11:04Elle estime qu'en recréant
11:05de la croissance,
11:06il n'y aura plus
11:07de rentrées supplémentaires.
11:08Ça veut dire quoi,
11:08M. Peknard ?
11:09Ça veut dire qu'elle vous dit
11:11qu'on va faire des économies,
11:12mais en plus,
11:12elle supprime des recettes.
11:14Mais alors,
11:15qui va payer à un moment ?
11:16Qui va payer,
11:17à part les classes populaires
11:18et la classe moyenne ?
11:19Je ne vois pas.
11:20Quand on supprime
11:21l'argent des plus riches,
11:22enfin,
11:22quand on supprime
11:23l'imposition des plus riches
11:24et des grandes entreprises,
11:25et dans le même temps,
11:26on dit qu'on va faire des économies,
11:27on les fait sur qui ?
11:28Et si on veut maintenir
11:29des services publics,
11:30qui les paye ?
11:31Olivier Faure,
11:32vous n'êtes pas langue de bois
11:32habituellement.
11:33Je ne suis pas langue de bois.
11:35En l'État,
11:35vous censeriez le gouvernement ?
11:37En l'État,
11:38je vous dis que pour l'instant,
11:39je n'ai pas la copie complète.
11:40Je veux l'avoir.
11:41Je veux savoir
11:42ce qui sera fait
11:43sur la contribution
11:44des grandes fortunes.
11:45Et si la copie
11:45est conforme aux pistes ?
11:47Si la copie est conforme aux pistes,
11:48à la fin,
11:49effectivement,
11:49je transférerai.
11:50Même en pleine élection présidentielle ?
11:52Mais je n'ai pas la copie.
11:55Moi,
11:55je cherche à voir le débat.
11:57Je veux que le débat ait lieu.
11:59Mais je le dis aussi.
12:01Si,
12:01en fait,
12:02je vois que
12:03ce qui nous est proposé
12:04est ce que François Bérou
12:06avait lui-même proposé,
12:07que je vois
12:08qu'aucun effort n'est fait
12:09parce que
12:09vous avez aujourd'hui
12:10trois candidats
12:11à l'élection présidentielle,
12:12Bruno Rutaillot,
12:13Gabriel Attal
12:14et Édouard Philippe,
12:15qui eux-mêmes
12:16ne sont pas aptes au compromis,
12:18ne cherchent pas le compromis.
12:20L'an passé,
12:20je vous rappelle que
12:21au-delà de la fin
12:22du Musée des horreurs,
12:23nous avons tenu
12:23la suspension
12:24de la réforme des retraites,
12:25le repas à un euro
12:26pour les étudiants,
12:27le fait qu'on augmente
12:28substantiellement
12:29la prime d'activité
12:30pour les salariés modestes.
12:31Mais je ne vois
12:32aucune trace
12:32de tout cela aujourd'hui.
12:33Je n'ai jamais cherché,
12:35moi,
12:35à dire que j'étais devenu
12:36un élément du bloc central.
12:38Je n'en suis pas.
12:39Je suis de gauche
12:40et je suis dans l'opposition.
12:41Dans ce qui pourrait
12:42aller dans votre...
12:42Simplement,
12:42quand je ne suis pas majoritaire,
12:44effectivement,
12:45je cherche à bâtir des deals
12:46pour faire en sorte
12:47que ceux pour qui je me bats
12:49obtiennent le plus possible.
12:50Mais quand je vois
12:51qu'ils n'obtiennent rien
12:52et que c'est l'inverse
12:53qui se produit,
12:54je ne vais pas moi-même
12:54accompagner cette politique.
12:56Il y a une mesure
12:56qui pourrait vous intéresser
12:57sur les héritages.
12:58C'est en proposition
13:00de la part de Sébastien Lecornu
13:02dans le cadre du budget 2027.
13:04Il voudrait faire
13:04des mesures temporaires
13:05pour favoriser
13:06les donations familiales
13:08pour que l'argent circule
13:09au moment où il est
13:10le plus utile.
13:12La principale disposition,
13:13ce serait de relever
13:15de 31 865 à 50 000 euros
13:17le plafond des sommes
13:19exonérées de taxation
13:20au titre d'un don familial.
13:22Ça vous intéresse, ça ?
13:24Ça m'intéresse
13:25dès lors qu'on reste
13:26dans des proportions
13:26qui sont effectivement
13:28celles que vous venez
13:29d'indiquer.
13:29Moi, je suis pour que,
13:31effectivement,
13:32on le voit bien,
13:32c'était le Congrès des notaires
13:33cette semaine,
13:34on a un problème,
13:35c'est qu'il y a
13:35beaucoup d'épargne
13:36qui n'est pas mobilisée
13:37et qui ne permet pas
13:38à ceux qui s'installent
13:39dans la vie
13:41de bénéficier d'un argent
13:42dont ils bénéficient trop tard
13:43quand ils ont 60 ans,
13:44en moyenne aujourd'hui,
13:46et donc cet argent-là,
13:47ils n'en ont déjà
13:48plus besoin.
13:48Alors, ils peuvent
13:49s'en servir pour leurs enfants,
13:50leurs petits-enfants, etc.
13:51Mais enfin,
13:51il n'empêche que
13:52ça n'est pas complètement ridicule
13:54de dire qu'il faut
13:55mobiliser cet argent
13:56prématurément.
13:57Donc ça, d'accord.
13:58Mais attention,
13:59il ne faut pas que ce soit
14:00au détriment
14:01de ce qu'on appelle
14:03la très grande transmission
14:04qui va intervenir,
14:05celle des baby-boomers,
14:06et on parle là
14:07de 9 000 milliards
14:08qui vont être transmis
14:09dans les 15 prochaines années,
14:11et donc avec de très,
14:12très gros héritages,
14:13et ces très, très gros héritages,
14:15là, effectivement,
14:16il faut en profiter
14:17pour dire que
14:19une part de ces gros héritages,
14:21une petite part,
14:22mais je parle là
14:23des 1% des plus gros héritages,
14:25doit servir à financer
14:27la transformation écologique
14:28de notre pays.
14:28Donc seulement les 1%
14:29des plus gros héritages ?
14:30Oui, absolument.
14:31Avec une...
14:32Qu'est-ce que vous proposez
14:32concrètement, en fait,
14:33sur ces 1% des héritages
14:35les plus importants
14:36puisque vous êtes candidat
14:36à la primaire ?
14:37Je propose qu'on prélève
14:38sur ces très gros héritages
14:3915 milliards par an.
14:41Là, on parle de maintenant
14:43à 2040.
14:44Vous voyez à peu près
14:44quelle est la durée
14:45sur laquelle ça s'étale,
14:47et donc récupérer chaque année
14:49autour de 15 milliards
14:50qui permettraient
14:51de financer la transition,
14:53la transformation.
14:54Tout ça, ça provoque
14:54en tout cas une colère
14:55par exemple Raphaël Glucksmann,
14:56puisque Raphaël Glucksmann
14:57propose d'en faire un élément
14:59pour baisser les cotisations
15:00sociales.
15:01Moi, je considère
15:02qu'il y a un sujet.
15:03On ne peut pas augmenter
15:05les salaires
15:05en prélevant
15:07sur le salaire différé.
15:08Les cotisations,
15:09c'est ce qui permet
15:10d'assurer les Français
15:11contre tous les grands risques
15:13de l'existence,
15:14le chômage,
15:15la maladie,
15:15les accidents du travail,
15:17puis après, évidemment,
15:18la retraite.
15:19Et donc, moi,
15:20je considère que cet argent-là,
15:21il doit être mobilisé
15:22pour la transformation écologique
15:24et que les salaires,
15:25ils doivent être
15:26naturellement augmentés.
15:27Et je propose là quoi ?
15:28Olivier Faure ?
15:29Je propose à la fin d'augmenter
15:30le SMIC,
15:30mais aussi une conférence salariale
15:33où on aurait tripartite,
15:35État,
15:35syndicat,
15:36patronat,
15:37où on conditionne
15:38les aides aux entreprises
15:40au fait que,
15:41désormais,
15:41il doit y avoir
15:42une augmentation des salaires
15:43au-dessus du SMIC.
15:44Tout ça, ça provoque
15:45une colère grandissante,
15:46on le disait,
15:46sur le plan social
15:47et se pose la question même
15:48d'un retour du mouvement
15:49des Gilets jaunes.
15:49Une note des renseignements
15:50territoriaux que nous avons révélées hier
15:52évoque une vigilance particulière.
15:54Les policiers notent
15:55qu'il y a des appels
15:55à se rassembler
15:56qui s'intensifient
15:57pour protester notamment
15:58contre la hausse du prix
15:59de l'énergie,
16:00la baisse du pouvoir d'achat.
16:01Et certains responsables politiques
16:02appellent à descendre justement
16:04à nouveau sur ces ronds-points.
16:05C'est le cas de Fabien Roussel.
16:06Écoutez-le.
16:10J'appelle les Français
16:11à occuper les ronds-points,
16:12à se mobiliser devant
16:13les sous-préfectures,
16:14devant Matignon,
16:15l'Elysée,
16:16devant le siège de Total.
16:17Partout où ces décisions
16:18se prennent,
16:19il faut que ça agisse
16:20vite et fort maintenant.
16:22Alors vous, Olivier Faure,
16:24est-ce que vous appelez
16:24les gens à descendre,
16:26exprimer leur colère
16:27sur les ronds-points ?
16:28Oui ou non ?
16:28Sans doute,
16:29ne le savez-vous pas,
16:30mais le mouvement
16:31des Gilets jaunes
16:32est né dans ma ville,
16:34à Savigny-le-Temple,
16:35avec Priscilla Ludovski
16:36qui avait lancé
16:36cette pétition
16:37qui avait amorcé
16:38le mouvement des Gilets jaunes.
16:39Les Gilets jaunes,
16:40je les ai rencontrés
16:41tout au long de leur mouvement.
16:42Ce sont des gens
16:43qui travaillent,
16:45mais qui ne peuvent pas vivre
16:47alors même qu'ils travaillent.
16:49Et ce scandale-là
16:50doit s'arrêter.
16:51Il faut entendre
16:52ce qu'ils disent.
16:53Comment est-ce possible aujourd'hui ?
16:54On nous parle uniquement
16:55pouvoir d'achat,
16:57mais quand votre pouvoir d'achat
16:59augmente très faiblement
17:00d'une année sur l'autre
17:01et que, en réalité,
17:03toutes vos dépenses contraintes
17:04augmentent elles.
17:06Le reste à vivre,
17:07il est effectivement
17:10devenu problématique.
17:11Vous savez,
17:11quand je fais mes courses
17:12dans mon supermarché habituel,
17:13je vois des gens
17:14qui, arrivés à la caisse,
17:16se rendant compte
17:16de l'addition,
17:17commencent discrètement
17:18à laisser sur le côté
17:19vous dites, il faut descendre dans la rue.
17:21Est-ce que vous appelez
17:21les gens à les manifester ?
17:22Mais ce n'est pas à moi
17:23de dire ce qu'il faut faire
17:24et ce que les gens feront.
17:26Je ne suis pas celui
17:27qui conduit le mouvement social.
17:29Est-ce qu'un retour
17:30du mouvement des Gilets jaunes
17:31est souhaitable ou non ?
17:32Mais ce n'est pas moi
17:34qui dicte leur conduite
17:35aux Françaises et aux Français
17:36quand ils se soulèvent.
17:38Mais s'ils se soulèvent,
17:40je le dis aussi,
17:41je le comprendrai parfaitement
17:42et je serai à leur côté.
17:45Parce qu'il n'est plus possible
17:46d'avoir des gens
17:48qui travaillent
17:49mais qui ne sont pas
17:50rémunérés à l'autor
17:50de ce qu'ils font.
17:51Ce n'est pas possible.
17:52Ce n'est pas possible
17:53de dire aux gens
17:54l'effort, le mérite,
17:56le travail doit être récompensé.
17:58Il y a des gens
17:59qui ont le mot
17:59« va leur travail à la bouche
18:00toutes les heures de l'année »
18:02et pour autant
18:03qui ne font rien
18:04pour que leur travail
18:04soit récompensé.
18:05Il ne faut pas simplement
18:06dire « va leur travail »,
18:07il faut donner de la valeur
18:08au travail.
18:09Et ça, ça suppose
18:10d'avancer sur les salaires.
18:12Je viens de faire
18:13d'autres propositions
18:13mais je peux continuer.
18:14Je voulais vous demander
18:15sur l'essence
18:16déjà concrètement
18:17dont les prix explosent.
18:19Qu'est-ce que vous proposez
18:20de faire
18:21ou demander au gouvernement
18:22est-ce qu'il faut par exemple
18:22plafonner les prix ?
18:24Alors d'abord,
18:25avant de parler
18:26de tout cela,
18:27en fait le problème
18:28c'est que je viens de le dire
18:29les salaires ne payent pas.
18:30Aujourd'hui,
18:31quand vous avez des gens
18:32qui arrivent à la pompe,
18:33quand on leur dit
18:34vous allez être augmenté
18:35de 1% cette année,
18:36ils disent
18:37« attendez,
18:37moi j'ai un problème,
18:38c'est que le prix de l'essence
18:39il augmente plus vite
18:39que mon salaire ».
18:40Donc le problème,
18:42un numéro un,
18:42c'est les salaires.
18:43Je fais une autre proposition,
18:44je souhaite que désormais
18:45quand il y a
18:461 euro de dividende
18:48distribué,
18:48il y a au moins
18:501 euro
18:50de distribué
18:51aux salariés,
18:52souvent d'intéressement,
18:53de participation,
18:53de salaire,
18:54que sais-je encore.
18:54Sur le prix du carburant,
18:55la question que vous posez,
18:56Amandine.
18:56On plafonne ou plafonne ?
18:57Sur le prix de l'énergie
18:58de manière générale,
18:59il faut un bouclier
19:00qui s'adresse d'abord
19:01à ceux qui sont
19:02les grands rouleurs.
19:04Faire en sorte
19:04que l'État
19:05ne se réserve pas
19:06une cagnotte
19:07sur l'odo des Français.
19:08Il faut que
19:09tout l'argent
19:10qui est gagné
19:10grâce à l'autorisation
19:11du prix de l'essence,
19:12puisque quand le prix
19:13de l'essence augmente
19:15proportionnellement,
19:15les prix des taxes
19:16augmentent aussi,
19:17eh bien il faut
19:18que cet argent
19:18soit redistribué
19:19intégralement,
19:20pas un centime
19:21pour l'État
19:22et que cet argent
19:23soit distribué.
19:23Toutes les aides
19:24du gouvernement
19:24sont supérieures
19:25finalement aux rentrées
19:26fiscales supplémentaires.
19:27Oui, non,
19:28pas tout à fait,
19:29parce qu'en réalité
19:29il y a toute une série
19:30de gens
19:30qui ne demandent pas
19:32cette aide
19:32et donc il faut
19:33que cette aide
19:33soit attribuée
19:35mécaniquement,
19:36directement,
19:36d'office,
19:37qu'il n'y ait pas
19:38de démarche à faire.
19:39On sait très bien
19:39quels sont les gens
19:40qui vivent dans le monde rural
19:41et qui ont besoin
19:42de leur voiture,
19:43dans la périphérie,
19:45tous ceux qu'on appelle
19:46les zones périphériques,
19:47les périurbains.
19:48Je n'aime pas le terme
19:49parce que moi-même
19:50je suis un périurbain
19:51et je préférais
19:52qu'on dise
19:52que je suis le centre
19:53d'autre chose.
19:53Mais donc pas de plafonnement
19:55parce que par exemple
19:55Ségolène Royal,
19:56elle aussi candidate
19:57à la primaire,
19:58dit plafonnons à 1,70.
20:00Le problème du plafonnement
20:01qui est une idée
20:02que je peux partager
20:04intellectuellement
20:04est une idée
20:05qui peut très vite
20:06se retourner
20:06contre nous-mêmes.
20:08Pourquoi ?
20:09Parce que si vous plafonnez
20:10le prix de l'essence,
20:11les distributeurs,
20:12les raffineurs
20:13vont se tourner
20:14vers d'autres pays
20:15pour voir vendre
20:18écouler leurs marchandises
20:19et donc le risque
20:20c'est que nous
20:20nous aboutissions
20:21à des pénuries de pétrole
20:22sur notre territoire,
20:23ce que je ne souhaite pas.
20:24Et donc il y a là
20:25en fait un problème
20:26de niveau
20:27et donc il faut évidemment
20:30négocier avec
20:31l'ensemble des distributeurs,
20:32faire en sorte
20:33qu'eux-mêmes
20:34acceptent une part
20:35de plafonnement
20:36et qu'ils ne cherchent pas
20:37à s'embêchir
20:38et qu'on leur dise
20:39c'est vrai.
20:40Total.
20:40Merci Total,
20:41vous dites.
20:42Je ne dis pas
20:43merci Total
20:43parce que dans le même temps,
20:45soyons là aussi,
20:46regardons les choses,
20:47Total vient de faire
20:48des bénéfices records
20:49sur les deux premiers trimestres.
20:51Et donc là,
20:52il faut prévenir
20:53tous ces distributeurs,
20:54leur dire que
20:55si vous ne faites pas,
20:56si vous ne plafonnez pas
20:57à un niveau suffisant,
20:59alors nous viendrons
21:00chercher les surprofits
21:01que vous avez réalisés.
21:02Vous parleriez
21:03de profiteurs de crise
21:03comme disent certains ?
21:05Bien sûr.
21:05Bien sûr qu'il y a des gens
21:06qui profitent de la crise.
21:08Je ne dis pas
21:09qu'ils l'ont souhaité.
21:10Attention,
21:11je ne dis pas
21:11qu'ils ont eux-mêmes
21:12voulu la guerre
21:13dans le litre d'Hermouz.
21:15Mais il y a une évidence
21:16au fait qu'il y a des profits
21:18qui ne se justifient pas.
21:19Quand vous êtes quelqu'un
21:20qui a innové,
21:21qui a produit
21:24de nouvelles machines,
21:25de nouveaux produits,
21:26qui a réussi
21:27à augmenter
21:28en fait
21:30sa productivité,
21:31il y a une logique
21:32à ce qu'il gagne davantage.
21:33Mais là,
21:34il n'y a aucune logique
21:35est-ce qu'il gagne davantage ?
21:36Parce qu'en fait,
21:37ils ne font que
21:38gagner davantage d'argent
21:39du fait d'une guerre
21:40qui n'est pas de leur faite.
21:42Et sur la proposition
21:43de Marine Le Pen,
21:43c'est-à-dire baisser la TVA,
21:45pour vous,
21:46c'est intéressant ou pas ?
21:48Mais baisser la TVA,
21:50en fait,
21:51elle-même,
21:52je ne sais pas
21:53comment elle le financera.
21:54Parce que si vous baissez la TVA,
21:56c'est de rester en moins
21:56pour l'État.
21:57Et donc,
21:58vous aurez de toute façon
21:58à un moment,
22:00c'est la question
22:00de savoir qui paye.
22:01Et donc,
22:02on voit les différentes propositions
22:03des candidats
22:04qui s'affichent.
22:06Soit avec une diminution
22:07des services publics,
22:08soit avec une diminution
22:08des aides.
22:09Enfin bref,
22:10tout ça,
22:10c'est un tour de passe-passe,
22:12mais qui malheureusement
22:13ne résout rien
22:14sur le long terme.
22:15Sur le long terme,
22:16même sur le moyen terme,
22:17que faut-il faire ?
22:18Il faut...
22:19Nous n'avons pas de pétrole
22:20en France,
22:21mais nous avons
22:21de l'électricité.
22:23Et donc,
22:23que devons-nous faire ?
22:24Nous devons,
22:24évidemment,
22:25aller vers
22:26l'électrification des usages.
22:28Ça veut dire quoi ?
22:28Ça veut dire que
22:28sur les cinq prochaines années,
22:30on doit tout faire
22:31pour que quasiment
22:32tous les Français
22:33aient accès
22:34à un véhicule électrique.
22:35À fond le nucléaire ?
22:37Mais je n'ai pas parlé
22:38de nucléaire,
22:39j'ai dit électricité.
22:40J'ai dit,
22:40bien sûr,
22:41l'électricité nucléaire,
22:42mais enfin,
22:43vous savez très bien
22:43que même y compris
22:45les premiers EPR
22:46que le gouvernement envisage
22:48ne viendront pas
22:48avant les 15 prochaines années
22:50et que donc,
22:51dans l'intervalle,
22:51il faut mettre le paquet
22:52sur les énergies renouvelables.
22:54Moi,
22:54ce que je crois,
22:55c'est que nous devons...
22:55La seule énergie
22:56vraiment souveraine,
22:57c'est l'énergie renouvelable.
22:59Et donc,
22:59je souhaite que
23:00ce que la France a fait
23:02sous Pompidou-Messmer,
23:04c'est-à-dire
23:04mettre le paquet
23:05sur le nucléaire,
23:06eh bien,
23:07il faut qu'on mette
23:07le même effort
23:09sur les renouvelables
23:09aujourd'hui,
23:10que nous ayons
23:10cette capacité
23:11à dire que la prochaine
23:12odyssée industrielle,
23:13c'est le renouvelable
23:14et que nous puissions,
23:16dans ces conditions-là,
23:17amener les Français
23:18vers l'électrification
23:19de leurs usages
23:20et, je le dis,
23:21faire en sorte
23:22que nous ayons
23:22des véhicules électriques
23:23produits en France
23:25ou en Europe
23:25qui soient des véhicules
23:27peu chers.
23:27On arrive aujourd'hui
23:28autour de 15 000 euros.
23:29Eh bien,
23:30il faut qu'on puisse
23:30faire descendre encore
23:31les choses,
23:31qu'on ait des leasings sociaux
23:32qui permettent
23:33à tous les Français
23:34autour de 100 euros
23:35par mois
23:36d'acquérir un véhicule électrique
23:37et de faire en sorte
23:38que le plein ne soit plus
23:39autour de 85-100 euros
23:42mais autour de 15 euros.
23:43C'est ça,
23:44l'avenir.
23:45Et donc,
23:45il faut l'engager
23:46et il faut que nous mettions
23:47le paquet
23:48et c'est la raison
23:49pour laquelle,
23:49tout à l'heure,
23:49je vous disais
23:50qu'il faut mettre
23:51le paquet
23:51sur la transformation écologique,
23:53faire en sorte
23:53que l'héritage
23:54que nous laisserons
23:55à nos enfants
23:55et aux petits-enfants
23:56ce soit un héritage écologique.
23:58Olivier Faure,
23:59quasiment tous les leaders
23:59de la gauche
24:00ont passé une partie
24:01de ce week-end
24:01à la fête de l'UMA,
24:02des déclarations fortes
24:03et évidemment,
24:04c'est primaire socialiste.
24:05Avec un débat
24:06qui aura lieu ici même,
24:07on en parle dans un instant.
24:08Restez avec nous.
24:17Vous êtes bien sûr
24:18BFM Politique,
24:19notre invité Olivier Faure,
24:20premier secrétaire du PS
24:21et candidat
24:22à la primaire socialiste,
24:23primaire socialiste
24:24qui va se tenir
24:25début octobre
24:26avec plusieurs candidats,
24:28on le disait,
24:28notamment Raphaël Glucksmann.
24:29Alors,
24:30question directe,
24:31Olivier Faure,
24:32vous êtes parfois crédité
24:33de 3%
24:33dans les intentions de vote
24:34au premier tour
24:34de l'élection présidentielle.
24:35Raphaël Glucksmann,
24:37c'est un peu plus de 10%,
24:38qu'est-ce qui fait
24:39que vous seriez
24:39un meilleur candidat
24:40que Raphaël Glucksmann
24:40pour la gauche
24:41à cette élection présidentielle ?
24:43Est-ce que vous avez
24:44de la mémoire,
24:45Guillaume Daré ?
24:46Oui.
24:47Sur les 3% de vote ?
24:48Allez-y.
24:48Qu'est-ce que vous voulez dire ?
24:49Non, non, non, mais
24:50vous vous souvenez
24:51qu'en 2016,
24:52avant la primaire
24:53de la droite,
24:55Alain Juppé
24:56était à 38%.
24:59Il n'a jamais été candidat.
25:00C'est François Fillon
25:01qui l'a remplacé.
25:02Et donc,
25:03gardons-nous
25:04de toutes ces pronostics,
25:06de toutes ces enquêtes
25:07d'opinion.
25:07J'en ai vu sortir
25:08cette semaine
25:08avec 88 sondés
25:10et on nous fait là
25:12un tableau
25:13en nous disant
25:13qui est devant,
25:14qui est derrière.
25:15Moi, je suis là
25:15pour défendre des convictions.
25:17Vous l'avez compris
25:17dans cette première partie
25:18d'émission,
25:19je ne suis pas là
25:20simplement pour chercher
25:22à apparaître
25:23dans le décor.
25:25Je suis là
25:25parce que je porte
25:26des convictions
25:27et je les porte
25:27depuis toujours.
25:28Vous pensez que vous pouvez gagner ?
25:29Bien sûr que je pense
25:30que je peux gagner
25:31et bien sûr que je pense aussi
25:32que cette présidentielle
25:33n'est pas perdue.
25:34Je l'ai dit tout à l'heure,
25:35Marine Le Pen,
25:36c'est le miroir aux alouettes.
25:37Et donc,
25:38j'entends bien
25:39que nous la démasquions
25:40dans cette élection présidentielle
25:41et que nous montrions
25:42que ce qu'elle propose
25:43ne profitera jamais
25:45à celles et ceux
25:46qui aujourd'hui
25:46la soutiennent.
25:48Et donc,
25:48oui,
25:49je considère
25:50que cette campagne présidentielle
25:51peut permettre
25:52une surprise,
25:53un changement,
25:54une évolution
25:55parce qu'il faudra
25:56tout rebâtir,
25:57tout reconstruire
25:58et donc ça suppose
25:59de l'énergie,
26:00de la volonté
26:01et ça suppose aussi
26:02d'avoir les idées claires.
26:03Et moi,
26:04j'ai les idées claires.
26:04Je veux une France
26:05plus juste.
26:06Je veux une France
26:07dans laquelle
26:08ce ne soient plus les mêmes
26:09qui aient à payer
26:10l'addition en permanence.
26:12Je crois vous l'avoir exprimé
26:13fortement
26:14dans cette première partie.
26:15Mais il reste quand même
26:15une confusion aujourd'hui.
26:17Qu'est-ce qui vous distingue
26:18vraiment
26:18en quelques points très clairs
26:20par exemple
26:20de Raphaël Glucksmann ?
26:22Pourquoi est-ce qu'on devrait voter
26:22pour vous
26:23si on est un militant socialiste
26:24ou un sympathisant
26:25plutôt que pour Raphaël Glucksmann ?
26:27Mais Guillaume Daré l'a dit.
26:29En fait,
26:30il va y avoir des débats.
26:31Et donc,
26:31vous aurez largement
26:32l'occasion de percevoir
26:34à la fois
26:34les points de convergence.
26:35Ils existent.
26:36Oui, mais vous êtes ici
26:36aujourd'hui.
26:37Oui,
26:38et les points de divergence
26:38qui existent aussi.
26:40Mais les points de convergence,
26:42vous les connaissez.
26:43Nous avons fait campagne
26:44européenne ensemble.
26:44Nous sommes tous les deux
26:45des Européens convaincus.
26:47Et nous considérons
26:48que notre avenir
26:48passe évidemment
26:49par une souveraineté européenne
26:52qui vient conforter
26:54la souveraineté nationale.
26:54Les divergences ?
26:55Les divergences,
26:56il y en a.
26:56J'en ai tout à l'heure cité une,
26:57par exemple.
26:58Moi,
26:59je ne considère pas
27:00que embrayer
27:01sur le discours de la droite
27:02pour augmenter les salaires
27:04en disant
27:04il va falloir désormais
27:05rapprocher le net du brut,
27:07pour moi,
27:08c'est une erreur.
27:09Quand sur les retraites,
27:11on n'est pas clair
27:12sur le fait
27:13qu'on va revenir
27:14à la retraite
27:14à 62 ans
27:15comme nous l'avons
27:16nous-mêmes
27:17proclamé
27:18pendant les manifestations,
27:19c'est un problème.
27:20quand on n'est pas clair
27:21sur la question
27:22des salaires
27:22et sur la façon
27:23dont on va les augmenter,
27:25eh bien,
27:26là,
27:26on n'est pas fidèle
27:27à la promesse
27:28que nous avons engagée
27:29au moment des Gilets jaunes.
27:30Quand on n'est pas clair
27:31sur la façon
27:32dont on va financer
27:33la transformation écologique,
27:35je vous ai donné des pistes
27:36sur cette transformation écologique.
27:38Moi,
27:39je considère que
27:39ce n'est pas moi qui le dis,
27:41ce sont les rapports
27:42gouvernementaux
27:42qui le disent.
27:43Donc pour vous,
27:44rien n'est clair
27:44dans le projet
27:45de Graffa et Glucksmann ?
27:46Pour l'instant,
27:47je ne sais pas,
27:48je connais le projet du PS.
27:49que c'est un projet de droite ?
27:50Je ne dis pas
27:51que c'est un projet de droite,
27:52je dis qu'il y a des points
27:52sur lesquels
27:53j'aimerais savoir
27:54où on se dirige.
27:55Pourquoi ?
27:56Parce qu'en réalité,
27:57je vois que
27:57dans cette primaire
27:59et au-delà de la primaire
28:00puisque je vois aussi
28:01qu'il y a des gens
28:02qui sont hors primaire
28:03qui font des propositions.
28:04Moi,
28:05je ne me suis pas engagé
28:06au Parti socialiste
28:07quand j'avais 16 ans
28:09parce que je savais
28:11pour qui je voulais me battre.
28:14Je n'ai pas fait
28:15pour d'un seul coup
28:16me retrouver
28:17à la gauche de la droite.
28:18Oui.
28:19Donc Raphaël Glucksmann
28:20est à la gauche de la droite pour vous.
28:21Je n'ai pas dit ça.
28:22Je dis simplement
28:24que quand je vois des gens
28:25qui disent
28:25désormais sur la retraite
28:27on va prendre
28:29une part de capitalisation
28:30et puis c'est 63 ans
28:32et puis après
28:33sur la TVA
28:34on va faire la TVA sociale
28:35que nous avons nous-mêmes
28:36condamnée
28:37il y a 14 ans
28:37sous François Fillon
28:39que l'on nous dit
28:40qu'on va maintenant rapprocher
28:40le net du brut
28:41qui est l'antienne
28:42de Edouard Philippe
28:44jusqu'à Gabriel Attal.
28:45Je dis que
28:46nous ne sommes pas là
28:47pour dans cette élection présidentielle
28:49être ceux
28:50qui passent les plats
28:51à des gens
28:51qui ne sont nos opposants.
28:53Et donc moi
28:53je défendrais
28:54un programme socialiste.
28:55Olivier Faure,
28:56question logique du coup
28:57si Raphaël Glucksmann
28:58emportait cette primaire
28:58est-ce que vous le soutiendriez ?
29:00Mais j'ai pris un engagement
29:02comme tous ceux
29:02qui participent à cette primaire
29:03c'est que
29:04si à un moment
29:05les Français
29:05et je les appelle
29:07toutes et tous
29:07à participer à cette primaire
29:08puisque l'idée est ouverte
29:09à toutes et tous
29:10eh bien
29:11allez sur le site du PS
29:12vous aurez tous les éléments
29:13pour savoir
29:14comment on s'inscrit
29:15à cette primaire
29:15qui est une primaire
29:16où on votera électroniquement
29:18eh bien
29:19oui
29:21évidemment
29:21toutes celles et ceux
29:22qui participent à cette primaire
29:23en accepteront le verdict.
29:24Donc vous le soutiendrez
29:25sans réserve
29:26si il gagne Raphaël Glucksmann.
29:27Mais je pèserai
29:28de tout mon poids
29:29pour que ce programme
29:30soit celui
29:31d'un socialisme écologique.
29:33Ma ligne à moi
29:33c'est le socialisme écologique.
29:35Je suis là
29:36pour défendre des positions
29:37qui sont des positions
29:38extrêmement claires.
29:38Il y a quelque chose
29:39qui vous différencie clairement
29:40quand même aussi
29:41c'est la ligne
29:42à l'égard de la France insoumise.
29:44Il affirme très clairement
29:45lui il dit
29:45il n'y aura pas d'alliance
29:46avec Mélenchon
29:47est-ce que vous pouvez
29:48nous le dire vous aussi
29:48est-ce que vous dites
29:49il n'y aura plus jamais
29:51d'alliance avec la France insoumise
29:52oui ou non ?
29:53Mais j'admire en fait
29:55le fait que ces gens
29:56qui disent
29:57détester la France insoumise
29:59font tourner tout le débat
30:00autour de Jean-Luc Mélenchon.
30:01Je suis candidat
30:03à l'élection présidentielle.
30:04Jean-Luc Mélenchon
30:05est candidat
30:06à l'élection présidentielle.
30:06Ça devrait vous suffire.
30:07Il n'y a pas d'accord
30:08entre nous
30:08puisque nous sommes candidats
30:10et concurrents.
30:10Il n'y aura jamais
30:11est-ce que vous me dites
30:12il n'y aura jamais d'accord
30:14en 2027 ?
30:15Écoutez-moi jusqu'au bout.
30:16Ces gens qui vous disent ça
30:18qu'ont-ils fait
30:19en 2022 ?
30:20Qu'ont-ils fait
30:21en 2024 ?
30:24François Hollande
30:26Raphaël Glucksmann
30:27ils ont soutenu la NUPES
30:29ils ont soutenu le NFP
30:30ils en sont les élus
30:32pour une part d'entre eux
30:33et donc
30:35maintenant
30:35ils voudraient vous dire
30:36que plus jamais
30:37mais que savent-ils
30:38de ce qui se passera
30:39l'année prochaine
30:40si Marine Le Pen
30:41devait l'emporter ?
30:43Est-ce que nous ferions le choix
30:46de dire
30:47on se fout
30:48complètement de savoir
30:48si les deuxièmes tours
30:50des législatives
30:50se font
30:51entre la droite
30:51et l'extrême droite ?
30:52Moi je ne sais pas
30:53ce qui se passe
30:54Donc vous n'excluez pas
30:55un accord avec la France Insoumise
30:56pour les élections législatives ?
30:58Ce n'est pas ce que je dis
30:58ce que je dis
30:59c'est que moi
31:00je veux rassembler
31:00tous les électrices
31:02et tous les électeurs de gauche
31:03y compris ceux
31:03de la France Insoumise ?
31:04Mais bien sûr
31:05les électeurs de gauche
31:06j'ai dit
31:06tous les électeurs de gauche
31:07et je ne veux
31:08insulter personne
31:10parce que
31:11à force de dire
31:13je considère
31:13que ceux-là
31:14sentent mauvais
31:14que ceux-là
31:15sont pas beaux
31:16que ceux-là
31:17sont pas propres
31:17mais vous faites la campagne
31:19avec qui ?
31:19Comment vous faites même
31:20pour un second tour ?
31:21Imaginez que
31:22donc Raphaël Luxoine
31:24ou moi-même
31:24soyons au deuxième tour
31:25de cette élection présidentielle
31:26il faudrait bien
31:27à un moment
31:27qu'on se dise
31:28avec qui on veut la gagner
31:29cette élection présidentielle
31:30face à l'extrême droite
31:31qui elle
31:32cherchera les voix de droite
31:33et demain quand vous gouvernerez
31:34non mais attendez
31:35je finis
31:36je finis
31:36parce que cette question-là
31:37elle est essentielle
31:38absolument
31:38demain quand vous gouvernerez
31:40est-ce que vous pouvez dire
31:41je veux une transformation écologique
31:43je veux faire payer les riches
31:45mais vous le faites avec qui ?
31:47vous le faites avec peut-être
31:48vous pensez que Gabriel Attal
31:49et Edore Philippe
31:50vous feront la courte d'échelle
31:51faire d'axe Zucman ?
31:52Donc vous ne vous rendrez
31:53des ministres
31:53la France Insoumise ?
31:55Mais on n'est pas là
31:55ce que je dis simplement
31:56c'est qu'il faut rassembler
31:58toutes celles et ceux
31:59qui se retrouvent à gauche
32:00mais vous voulez
32:01je parle là des électeurs
32:02et je parle de simplement
32:04faire en sorte que demain
32:05nous puissions avoir
32:06un projet qui soit porté
32:08et porté par d'abord
32:09celles et ceux
32:10qui peuvent le porter
32:10Vous voulez être président
32:11de la République Olivier Faure ?
32:12Oui et non seulement
32:13je veux être président
32:13de la République
32:14mais je veux aussi
32:15que le lendemain de mon élection
32:16il y a des gens
32:18qui puissent m'aider
32:19à mettre en oeuvre
32:19un programme réellement de gauche
32:21Ça veut dire
32:21question très concrète
32:22Olivier Faure
32:23dans un gouvernement
32:24dans un gouvernement
32:25d'Olivier Faure
32:26il pourrait y avoir
32:27des ministres
32:28de la France Insoumise
32:29oui ou non ?
32:30Mais nous verrons bien
32:31ceux qui sont insoumises
32:32ils me soutiendront ou pas
32:34je dis simplement
32:35Non mais juste
32:36vous votre position
32:36est-ce que dans un gouvernement
32:37Olivier Faure
32:38il pourrait y avoir
32:38des ministres
32:39de la France Insoumise
32:39oui ou non ?
32:41Mais je ne comprends pas
32:43très bien la question
32:44on n'est pas là
32:44Non mais vous dites
32:45il faut rassembler
32:45toute la gauche
32:46la question est claire
32:46si vous êtes président
32:49dans votre gouvernement
32:50est-ce qu'il pourrait y avoir
32:51oui ou non
32:51des ministres
32:52de la France Insoumise ?
32:53Mais vous vous souvenez
32:54du Front Populaire ?
32:55Vous n'étiez pas nés
32:56ni vous ni moi
32:56Oui ou non ?
32:57Mais je vous réponds
32:59le Front Populaire
33:00vous vous souvenez ?
33:01Vous avez lu comme moi
33:02il y avait Léon Blum
33:04au gouvernement
33:04et un soutien
33:05sans participation
33:06des communistes
33:07des communistes
33:07Il est vraisemblable
33:09que les insoumis
33:10qui ne se retrouvent pas
33:11exactement sur ma ligne
33:12c'est le moins
33:13qu'on puisse dire
33:13puissent dire
33:14à un moment
33:15on préfère quand même
33:16Olivier Faure à Marine Le Pen
33:17et donc on soutiendra
33:19sans participer
33:19à ce gouvernement
33:20Donc vous pourriez avoir
33:21un soutien de la France Insoumise
33:22dans votre majorité
33:23ça vous dites oui ?
33:24Mais je finis par dire
33:25une chose qui est simple
33:26quand vous regardez
33:27aujourd'hui
33:28les votes à l'Assemblée
33:29les votes à l'Assemblée
33:30c'est important
33:31les votes à l'Assemblée
33:32nous partageons
33:33socialistes
33:34communistes
33:35insoumis
33:36écologistes
33:38socialistes
33:39nous partageons
33:4080% de nos votes
33:41ça veut dire quoi ?
33:42ça veut dire que si demain
33:43vous voulez vraiment
33:44mettre en oeuvre
33:45ce que vous dites
33:46si vous voulez taxer
33:47les très gros héritages
33:48si vous voulez faire
33:48la taxe Zuckman
33:49si vous voulez faire
33:50l'imposition
33:51si vous voulez en finir
33:52avec le pacte d'Utreil
33:53si vous voulez avoir
33:55une vraie politique
33:56de justice fiscale
33:58il vous faut en fait
33:59réunir des gens
34:00qui sont très différents
34:01de vous
34:01mais dont vous avez besoin
34:02autrement
34:03c'est pas vrai
34:04ce que vous dites
34:05vous ne ferez rien
34:05de ce que vous dites
34:06et moi je veux
34:07de la clarté
34:07je veux qu'on soit
34:09non mais
34:09je veux qu'on soit clair
34:10est-ce que vous interrogerez
34:12la prochaine fois
34:12sur votre plateau
34:12quand vous aurez
34:13Edouard Philippe
34:14et Gabriel Attal
34:15vous leur demanderez
34:15est-ce que vous êtes prêt
34:16à taxer les très gros héritages
34:17est-ce que vous êtes prêt
34:18à faire la taxe Zuckman
34:19est-ce que vous êtes prêt
34:19à revenir sur un ISF
34:20est-ce que vous êtes prêt
34:21à faire en sorte
34:22qu'on diminue
34:23au-delà de 1,88
34:24SMIC
34:25les exos de cotisation sociale
34:26est-ce que Jean-Luc Mélenchon
34:27reste un partenaire possible
34:29je viens de vous dire
34:30que la gauche
34:31les exos de gauche
34:33ne sont pas irréconciliables
34:34quand je vois
34:35les gens de gauche
34:36dans la rue
34:37est-ce qu'on peut se parler
34:38franchement
34:38est-ce que Jean-Luc Mélenchon
34:41est un adversaire politique
34:42ou un partenaire possible
34:43c'est un concurrent
34:45et je ne crois pas
34:47que Jean-Luc Mélenchon
34:47puisse gagner
34:48une élection présidentielle
34:50mais je ne le considère pas
34:51comme un ennemi
34:52je considère que mon ennemi
34:55c'est non seulement la finance
34:56comme dirait quelqu'un
34:57mais c'est aussi
34:58d'abord
34:59l'extrême droite
35:00donc c'est un partenaire possible
35:02Jean-Luc Mélenchon
35:03ce n'est pas ce que j'ai dit
35:04je dis simplement
35:05que c'est un concurrent
35:07je viens de vous dire
35:07les choses très clairement
35:09et donc
35:09mais je suis un homme de gauche
35:11et je vois qu'aujourd'hui
35:12vous nous interrogez
35:14en permanence
35:15sur Jean-Luc Mélenchon
35:15et le grand tort
35:16de Raphaël Glucksmann
35:17c'est de tout mettre
35:18sur Jean-Luc Mélenchon
35:19mais le problème
35:20ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon
35:22celle qui menace
35:23de gagner l'année prochaine
35:23l'élection présidentielle
35:24s'appelle Marine Le Pen
35:26alors tous nos efforts
35:27doivent être mis
35:28non pas
35:29pour aller à chaque fois
35:30organiser un débat
35:31entre la gauche et la gauche
35:32mais un débat
35:33entre la gauche
35:34et l'extrême droite
35:35faire en sorte que l'extrême droite
35:36ne puisse pas l'emporter
35:37elle est là la menace
35:38et quand vous voyez
35:39ce qui se passe
35:40jour après jour
35:41carcassonne cette semaine
35:42mais comme toutes les semaines
35:44vous avez des
35:46des faits
35:47qui rappellent
35:48ce qu'est l'extrême droite
35:49l'extrême droite
35:50ce n'est pas
35:50un petit parti de droite
35:52ce que vous me dites
35:52sur l'extrême droite
35:53si Jean-Luc Mélenchon gagne
35:55vous pourriez participer
35:56à son gouvernement
35:56mais pas du tout
35:57c'est pas ce que j'ai dit
35:58là je vois bien que dans l'oreillette
35:59on vous souffle
36:00les questions les plus
36:01au grenu
36:01il faut essayer de me faire sortir
36:02de ce que je viens de vous dire
36:03mais moi ce que je vous dis
36:05c'est que
36:05il y a un programme clair
36:07que je défends
36:08un programme de gauche
36:09qui suppose
36:10de ne pas mépriser
36:12les gens qui pensent
36:13avec moi
36:13à gauche
36:14mais de se battre
36:15contre l'extrême droite
36:16de les avoir face à nous
36:17et de dire que c'est eux
36:18l'adversaire
36:20et pour finir sur la primaire
36:21est-ce que
36:22vous vouliez à un moment donné
36:23l'élargir à d'autres candidats
36:24par exemple
36:25est-ce que
36:26Jean-François Ruffin
36:27doit faire partie
36:27de cette primaire
36:28François Ruffin pardon
36:29François Copé
36:30vous n'êtes pas le meilleur
36:31toujours sur les prédents
36:32il n'a jamais été dans ma primaire
36:34jamais je vous le jure
36:35est-ce que François Ruffin
36:36doit participer à cette primaire
36:38ou pas ?
36:39il reste deux jours
36:39mais je crois que
36:41vous avez compris
36:42le principe
36:43c'est que moi
36:43je voulais une primaire
36:45qui soit la plus large possible
36:46et qui englobe
36:47toute la gauche
36:48en dehors de LFI
36:50et un autre choix
36:52a été acté
36:53par les militantes
36:53et les militants
36:54je m'y suis plié
36:55et donc il y a
36:56un droit de veto
36:57des partis
36:58qui sont les partis partenaires
36:59il y a eu un veto
37:00de Raphaël Gluckseman
37:01voilà
37:01il dit que vous bordélisez
37:03la primaire
37:03je ne sais pas
37:04je ne crois pas
37:05bordéliser grand chose
37:06j'essaye au travers
37:07de mettre de la clarté
37:07et je viens de le faire
37:08à nouveau
37:09à ce moment précis
37:09en vous disant
37:10que dans une élection présidentielle
37:12il faut penser
37:13non seulement à la présidentielle
37:14mais aussi à ce qui suivra
37:16et donc comment est-ce
37:16qu'on met en oeuvre
37:17ce projet
37:18les élections législatives
37:19et donc
37:20quand je vois
37:21et François Hollande
37:22et Raphaël Gluckseman
37:23se tourner
37:24vers le centre droit
37:25je leur dis
37:26je comprends
37:27que vous cherchiez
37:28une nouvelle majorité
37:29mais cette nouvelle majorité
37:30ne permettra pas
37:31de faire un programme
37:31de gauche
37:31et vous ne ferez pas
37:32la transformation écologique
37:33ça n'est pas vrai
37:34et vous ne ferez pas
37:35la politique de justice fiscale
37:36ça n'est pas vrai non plus
37:37quand on voit très clairement
37:38ce qui se passe
37:39il y a une tension
37:40avec les écologistes
37:40il y a un doute
37:41avec les écologistes
37:42et Marine Tonnelier elle-même
37:43elle explique que
37:45enfin elle a des doutes
37:46sur le fait que le gagnant
37:46de cette primaire socialiste
37:48sera candidat
37:49jusqu'au bout de la présidentielle
37:50c'est une question légitime
37:52c'est une question
37:53qui lui est posée
37:54en permanence
37:54donc elle cherchait
37:55à ramener
37:56mais est-ce que vous seriez
37:57candidat jusqu'au bout
37:59de cette présidentielle
38:00si vous emportiez la primaire ?
38:02mais moi ce que je crois
38:03c'est que celui
38:04qui gagnera la primaire
38:05créera une dynamique
38:06et sera en mesure
38:08de faire mentir
38:11les sondages
38:12alors ça prendra
38:12peut-être plusieurs semaines
38:13plusieurs mois
38:14la dernière candidate socialiste
38:15a fait un 75%
38:16Anne Hidalgo
38:17il n'y avait pas de primaire
38:18il n'y avait pas de scrutin démocratique
38:20ça donne une idée
38:21de l'espace social-démocrate
38:22en France
38:24vous pensez que
38:25l'espace social-démocrate
38:26comme vous dites
38:26il est 1,7% ?
38:29en tout cas le score
38:30de la dernière
38:30candidate social-démocrate
38:31a fait un 75%
38:33parce que
38:33moi ce que je vois
38:34c'est que
38:35le premier parti territorial de France
38:37c'est le parti socialiste
38:39il n'y a aucun autre
38:40qui puisse rivaliser avec nous
38:41même pas les LR
38:42et donc vous voulez m'expliquer
38:43que c'est ça
38:44notre horizon
38:46moi ce que je prétends
38:47c'est que
38:48quand nous laissons
38:49la place vide
38:49effectivement d'autres l'occupent
38:51il y en a un qui veut l'occuper
38:51je n'entends pas
38:52laisser cette place vide
38:53j'entends dire
38:54ce qu'est le parti socialiste
38:56avec des repères
38:57qui soient des repères clairs
38:58des repères qui permettent
38:58à chacun de se dire
38:59oui ok
39:01parfois
39:01la confiance a manqué
39:03mais le problème
39:04des socialistes
39:05quel est-il ?
39:06c'est que
39:06après un quinquennat
39:08celui de François Hollande
39:09où nous avons été
39:11pris en défaut
39:13je pense
39:14à la déchéance de nationalité
39:15Olivier Faure
39:16au pacte de responsabilité
39:17Olivier Faure
39:18et puis aussi
39:18à la loi travail
39:20que s'est-il passé ?
39:21ils se sont dit
39:21ces gens-là
39:22peuvent dire blanc
39:23et ensuite faire noir
39:24justement
39:24et bien moi je dis
39:25que ce que nous prenons
39:26comme engagement
39:27ce que nous avons pris
39:28comme engagement
39:29devant le mouvement social
39:31devant les gilets jaunes
39:32devant ceux qui ont manifesté
39:34contre les retraites
39:34devant les jeunes
39:35qui manifestaient
39:36pour le climat
39:37et bien je leur dis
39:39nous tiendrons
39:40nous tiendrons avec vous
39:41François Hollande
39:43veut l'occuper
39:44je vous dis
39:45il y en a certains
39:46qui veulent l'occuper la place
39:47pourquoi François Hollande
39:48ne pourrait pas incarner
39:48cette gauche
39:49à l'élection présidentielle ?
39:50Il a une expérience
39:50vous avez tant honte de cela
39:52du mandat de François Hollande ?
39:53je n'ai honte de rien
39:54François Hollande
39:55n'a pas tout mal fait
39:57et considère que
39:58quand on n'a pas de nuance
40:00et bien on n'est pas qualifié
40:02y compris pour faire de la politique
40:03c'est la raison pour laquelle
40:04y compris je n'aime pas
40:06quand on jette l'opprobre
40:07sur tel ou tel à gauche
40:08et ça n'est pas comme ça
40:10que je fonctionne
40:11les désaccords existent
40:12mais ils doivent être documentés
40:14ils doivent être
40:14y compris argumentés
40:16Pourquoi il ne peut pas
40:16incarner cette gauche-là ?
40:18François Hollande
40:18aujourd'hui ne cherche pas
40:19à rassembler la gauche
40:20vous l'aurez compris
40:21il dit
40:22je veux rassembler
40:23beaucoup plus large
40:25et donc c'est un choix
40:26qu'il fait
40:26c'est le même choix
40:27que Bernard Cazeneuve
40:28ils ont décidé
40:29de rompre les amarres
40:30avec la gauche
40:31ce n'est pas mon choix
40:33mais ils ont fait un choix
40:35qui est de rassembler
40:35beaucoup plus large
40:36ils sont dans un espèce
40:37d'en même temps
40:38qui ne dit pas encore son nom
40:40mais enfin
40:40dont tout le monde
40:41a compris le sens
40:42François Hollande
40:42c'est le nouveau Emmanuel Macron
40:44écoutez
40:44on verra s'il a le même succès
40:46mais en tout cas
40:47la réalité
40:48que j'observe
40:49c'est que tous les signes
40:50qu'il a adressés
40:51ces derniers temps
40:51y compris dans son propre livre
40:54il dit
40:55je veux faire la TVA sociale
40:57la TVA sociale
40:58c'était celle de François Fillon
40:59il dit
41:00je ne veux plus
41:01faire la retraite à 62 ans
41:02la sienne
41:03en fait
41:03la réforme
41:04touraine
41:06et il dit
41:07maintenant
41:07je veux la retraite à 63 ans
41:09et je veux une part de capitalisation
41:11pardon mais
41:12les signaux qu'il adresse
41:13ce n'est pas des signaux
41:13qu'il adresse en direction de la gauche
41:15c'est des signaux qu'il adresse
41:16en direction de la droite
41:17du centre droit
41:18en leur disant
41:18écoutez
41:19je peux être un peu des vôtres
41:20et je vois que le premier
41:22qui a réagi
41:23ce n'est pas quelqu'un de gauche
41:25c'est François Bayrou
41:27mais pardon
41:27en fait François Bayrou
41:29moi j'ai censuré
41:30François Bayrou
41:30c'est celui qui
41:32a cette espèce d'obsession
41:33de la dette
41:34on pourrait d'ailleurs y revenir
41:35il parle aussi
41:37François Hollande
41:37de l'immigration
41:38là aussi il a évolué
41:39parce qu'il dit
41:40il faut quand même
41:41être plus dur à un moment donné
41:42il faut par exemple
41:43resserrer les règles
41:44du regroupement familial
41:45ce n'est pas de la lucidité
41:46ça de sa part
41:47tout simplement
41:48je ne crois pas
41:49qu'il faille toucher
41:50aux règles du regroupement familial
41:52y compris
41:53parce que ce sont des règles
41:54qui dépassent largement
41:55les règles françaises
41:56qui sont européennes
41:57c'est largement approuvé
41:58par la population généralement
41:59ce genre de mesures
42:01de quoi on parle
42:02on parle de gens
42:03qui sont
42:05entrés légalement
42:06sur le sol français
42:07qui travaillent
42:08qui répondent à des conditions
42:10y compris de logement
42:11de salaire etc
42:12qui veulent faire venir
42:13leur femme
42:14ou leur mari
42:15mais pardon
42:16je ne sais pas
42:17si vous êtes marié
42:17monsieur Pecknard
42:18mais enfin
42:19si on vous disait
42:20vous allez travailler
42:22dans un autre pays
42:23et puis
42:24vous allez y rester
42:25pendant 10 ans
42:26et pendant ces 10 ans
42:27vous verrez votre femme
42:28ou votre mari
42:30seulement une fois par an
42:31mais enfin
42:31on est des êtres humains
42:33quand même
42:34moi je ne suis pas là
42:35pour expliquer aux gens
42:36comment ils doivent vivre
42:37et qu'ils doivent aimer
42:38c'est insupportable
42:40cette façon de voir les choses
42:41autre question
42:41l'humanité ça existe
42:42Olivier Faure
42:43si vous étiez élu
42:44président de la république
42:44est-ce que vous autoriseriez
42:45à nouveau
42:46les mineurs
42:47à porter la baïa
42:48à l'école
42:49mais
42:51non
42:51je ne suis pas du tout
42:52pour la baïa
42:53mais
42:53je considère aussi
42:54qu'il faut arrêter
42:56ce cirque permanent
42:57toutes les rentrées scolaires
42:59sans exception
42:59on nous fait le même numéro
43:01sur le foulard
43:02sur la baïa
43:03par exemple
43:04sur le foulard
43:05moi je suis
43:06pour que les mamans
43:06accompagnatrices
43:07des sorties d'école
43:07puissent porter le foulard
43:09j'en ai ras le bol
43:10j'en ai ras le bol
43:11je vous le dis
43:11comme je le pense
43:12si elles n'étaient pas là
43:13pour accompagner les enfants
43:14à la piscine
43:15au cinéma
43:15au théâtre
43:16etc
43:16il n'y aurait plus personne
43:17dans beaucoup de quartiers
43:19et ce que je vois aussi
43:21c'est qu'il y a des enfants
43:22qui comprennent
43:23dès leur plus jeune âge
43:25que leur mère
43:26elle n'est pas admise
43:28dans la société française
43:28et ça c'est le plus cruel
43:30parce que ces enfants-là
43:31ils considèrent
43:32qu'ils ne sont pas
43:32complètement français
43:33et moi je veux qu'ils sachent
43:35que quelle que soit
43:36leur religion
43:37leurs origines
43:38ils sont nés ici
43:39ils sont français
43:41voilà point barre
43:43Olivier Faure
43:44je vous propose de me suivre
43:45on va aller faire
43:45votre minute présidentielle
43:46désormais à quelques mètres
43:48c'est des questions
43:49qui se posent
43:49si vous êtes élu
43:50président de la république
43:51comment est-ce que
43:51vous allez gérer le pays
43:53quelles seraient vos
43:53toutes premières décisions
43:55c'est peut-être
43:56ici même
43:57que vous allez rentrer
43:58effectivement
43:59dans quelques mois
44:00la minute présidentielle
44:02c'est 60 secondes
44:03chrono
44:03top c'est parti
44:05alors quel serait
44:06Olivier Faure
44:07votre premier appel
44:08le soir de votre élection
44:09à l'Elysée
44:10vous appelez qui ?
44:11ma mère
44:12votre mère
44:12vous dînez avec qui ?
44:13ma mère parce que
44:14je vous le dis pourquoi
44:15ma mère qui est
44:16vietnamienne d'origine
44:18quand je suis rentré
44:19dans la vie politique
44:20elle m'a dit
44:20mais tu ne peux pas
44:22faire de la politique
44:23en France
44:23tu n'es pas français
44:24et je lui ai répondu
44:25si je suis français
44:26et je t'opprouverai
44:27que je peux faire de la politique
44:28vous dînez avec qui
44:29à l'Elysée
44:29le soir de votre arrivée
44:30au palais de l'Elysée ?
44:31avec ma compagne
44:33avec mes enfants
44:34avec celles et ceux
44:35qui pendant toutes ces années
44:37m'ont accompagné
44:37dans la difficulté
44:38à un moment où
44:39c'était très compliqué
44:39et on a relevé ensemble
44:41le Parti Socialiste
44:41Est-ce que vous proposez
44:41à François Hollande
44:42d'entrer dans votre gouvernement ?
44:44Écoutez
44:44ça serait drôle
44:45mais en tout cas
44:47je l'appellerai lui-même
44:49aussi
44:49à Ségolène Royal ?
44:50Pourquoi ?
44:51Parce qu'il a une expérience
44:51de président
44:52et que cette expérience
44:53elle est utile
44:54Et à Ségolène Royal
44:54vous lui proposez ?
44:56Si Ségolène Royal
44:58veut rentrer
44:58dans un gouvernement socialiste
45:00et qu'elle partage
45:01les options
45:01que je défendrai
45:02je ne vois pas
45:03de bien combien
45:03Est-ce que vous aimeriez
45:04plutôt prendre vos fonctions
45:05en septembre ?
45:06On sait qu'Edouard Philippe
45:06a dit
45:07ça serait peut-être bien
45:07que ça se passe
45:07comme dans d'autres pays
45:08on a un peu plus de temps
45:09Est-ce que c'est pas finalement
45:11une bonne idée cela ?
45:12Prendre un peu de temps
45:12pour préparer le gouvernement ?
45:13Oui j'ai trouvé
45:13que c'était assez injuste
45:14de le critiquer là-dessus
45:15Ce qu'il a dit
45:16c'est simplement
45:17que quand on devient président
45:18on sort d'une campagne électorale
45:20et derrière
45:20il faut préparer
45:21les ministères
45:22les cabinets
45:23les premières mesures
45:24et que le fait de dire
45:26on démarre immédiatement
45:27n'est pas forcément
45:28la bonne solution
45:28Vous soutenez donc son idée ?
45:30Je soutiens le fait
45:31que critiquer Edouard Philippe là-dessus
45:32ça n'est pas honnête
45:33et que c'est un peu facile
45:35On ne s'essuie pas les pieds
45:36sur quelqu'un
45:37qui a finalement
45:38été honnête
45:39et qui a dit
45:40ce qu'il connaissait
45:41de la vie politique
45:42Votre premier été de président
45:42ça se passe où à Brégançon ?
45:43Jet-ski ou paddle ?
45:45Je ne fais ni de jet-ski
45:46ni n'ai jamais fait de paddle
45:48et donc ce sera certainement
45:49très studieux
45:51et sans doute à l'Elysée
45:52Merci beaucoup Olivier Faure
45:54d'avoir été notre invité
45:55dans BFM Politique
45:57Ce soir vous retrouvez
45:59Maude Bréjon
45:59dans le Grand Oral
46:01toute l'après-midi
46:01sur la politique
46:02le discours de Marine Le Pen
46:03et dans un instant
46:04c'est Affaire suivante
46:06avec François Gapillon
46:07et Dominique Rizet
46:08Sous-titrage Société Radio-Canada
46:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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