Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4

##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-09-01##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mardi 1er septembre 2026 pour une France dans tous ses états, plus
00:00:15dans ses états que jamais.
00:00:17A mes côtés, Anissa Arfawi, prendre un enfant par la main, qui me prend par la main et qui m
00:00:24'accompagne dans cette très belle aventure.
00:00:26Bien entendu, Julien Delmas qui est là droit, quand même pas se lasser à la régie pour assurer la réalisation
00:00:31exemplaire de cette émission.
00:00:32A ses côtés, Zacharias Abrous, Dizac qui est là pour l'instant.
00:00:37Nous aurons tout à l'heure, je retrouverai Emmanuel Galasso, je ne l'ai pas vu pendant deux mois, il
00:00:41revient enfin.
00:00:42Et puis Elvin avec son oeil de stentor qui me surveille pour être sûr que tout ce qu'on raconte
00:00:46ici va pouvoir être transcrit en direct sur le web
00:00:49de minuit jusqu'à 0h ou de 0h à minuit du 1er janvier au 31 décembre.
00:00:54Donc, rassurez-vous, Elvin mange et dort de temps en temps aussi.
00:00:58Ma chère Anissa, qu'est-ce qui nous rassemble aujourd'hui ?
00:01:00Je vais commencer par une petite humeur, c'est le jour de la rentrée des élèves.
00:01:04Ils iront recevoir, on recevait Christophe Guerrero pour parler de l'état d'école.
00:01:09Et là, je vais faire une petite humeur gentille, sans excès, pour dire que
00:01:12« Bienvenue, retour à la fabrique du Crétin pour les élèves qui rentrent ce matin à l'école ».
00:01:16Mais vous savez, je suis toujours très modéré.
00:01:19Ensuite, nous allons recevoir un économiste, Yannick Lorty.
00:01:22C'est vous qui l'avez trouvé, Anissa.
00:01:23C'est un économiste très sérieux, précis, exisant sur des chiffres.
00:01:28C'est un universitaire.
00:01:29Il a des titres docteurs en économie et professeurs agrégés de sciences sociales.
00:01:35Et nous allons tout simplement lui demander si, vu la situation économique de la France,
00:01:40est-ce qu'on va se retrouver un jour comme la Grèce l'a connue ?
00:01:42On ne paye plus les pensions, on ne paye plus les retraites, on ne paye plus les maladies.
00:01:46À 12h45, le gigantesque André Bercoff, qui est dans une forme absolument, j'allais dire, démoniaque,
00:01:53va nous parler de la primaire de la gauche.
00:01:56Écoutez ce morceau, ça vaut le déplacement.
00:01:58Et puis, à 13h, après 13h, je vais recevoir, nous allons recevoir, Anissa et moi,
00:02:04j'en suis tout ému, Michel Cardoz.
00:02:07Alors, c'est non seulement le papa de Jacques qu'il y a sur la matinale.
00:02:10Michel Cardoz, c'est toute ma jeunesse, c'est un journaliste.
00:02:13Alors, on va parler avec lui de ce que les journalistes font de la politique,
00:02:16comment ils en faisaient, comment ils en faisaient aujourd'hui.
00:02:18Et puis, je vais évoquer quand même, je sais bien que la direction me dit,
00:02:21pas trop de nostalgie, les souvenirs d'enfance quand il présentait la météo,
00:02:25parce qu'il avait été un petit peu relégué.
00:02:27Voilà, il donnait toujours la température avec Faisansac, qui est en Gascoyne dans le Gers.
00:02:30Voilà, trois quarts d'heure d'émotion, d'humour et d'amitié avec Michel Cardoz.
00:02:36Et puis, Anissa, on va aussi parler d'autre chose.
00:02:38On va parler, par exemple, alors le prix du gaz.
00:02:41Ah, la hausse du prix du gaz, évidemment !
00:02:43Les arrêts maladies, les maladies nosocomiales à l'hôpital,
00:02:48vous allez nous en parler aussi un petit peu.
00:02:49Effectivement, parcours du combattant pour être, en tout cas, défrayé de potentiels accidents.
00:02:55Et puis, écoutez, comme tout le monde en parle, la mort d'Edouard Balladur,
00:02:58ça dégouline de tous les côtés, je dirais aussi un petit mot à ma façon sur l'ancien Premier ministre.
00:03:03Voilà le menu du jour.
00:03:05Oui, Julien, tu peux envoyer la suite.
00:03:22Eh bien, l'empereur Charlemagne, Charles Ier dans son titre officiel,
00:03:28il se retourne dans sa tombe quand on voit ce qu'est devenu cette école de la République.
00:03:33C'est la rentrée des classes.
00:03:35Hélas, les crétins retournent à la fabrique.
00:03:38Je dis ça parce que je m'inspire du titre du livre de Jean-Paul Brielli,
00:03:42qui est un prof, La Fabrique du Crétin.
00:03:44Et effectivement, nous constatons qu'aujourd'hui,
00:03:46l'école est devenue l'abattoir éducatif dans lequel nous livrons nos enfants.
00:03:50Alors, je mesure mes propos, je tiens cette humeur d'abord, non seulement,
00:03:55je suis père de famille, j'ai trois enfants qui ont eu une rentrée,
00:03:58j'ai une fille qui a 32 ans, elle est rentrée en OCP en 2000,
00:04:02donc 2000-2026, je peux dire que j'ai vu la différence,
00:04:05mais cette humeur, cette colère, je ne la tiens pas des témoins, des parents d'élèves, des enfants,
00:04:10je la tiens des enseignants qui sont écoeurés, effarés, effondrés
00:04:13de ce qu'ils voient, de ce qu'ils subissent, aujourd'hui, dans l'éducation nationale.
00:04:18C'est d'autant plus grave que ça fait 20 ans, 30 ans, que l'on tire la sonnette d
00:04:22'alarme.
00:04:22Nous en discutions hier à Nyssa avec Christophe Quéréo,
00:04:25qui a été directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer,
00:04:28mais qui a été recteur de l'Académie de Paris,
00:04:30qui a été inspecteur général de l'éducation nationale,
00:04:32qui, avec des mots malgré tout prudents, reconnaissait que la situation était tragique,
00:04:36mais aujourd'hui, c'est absolument dramatique.
00:04:39Je parle de l'orthographe de l'écriture du français.
00:04:42Quand je vois aujourd'hui, et je lis des textes, quelquefois, d'élèves,
00:04:46alors quand ils écrivent, évidemment, sur un tweet, sur un texte, sur X,
00:04:51c'est même pas, c'est de la phonétique,
00:04:53et quand je vois la rédaction du français,
00:04:55je suis effondré, je suis meurtri,
00:04:58parce que l'école, c'est l'effondrement de la République,
00:05:00c'est notre avenir, c'est la base de la nation,
00:05:02elle est en décrépitude totale.
00:05:06Depuis le temps qu'on est dans les incantations, les promesses,
00:05:10tous les hommes politiques, je rappelle toujours cette phrase de Michel Rocard en 91,
00:05:13l'école ne s'en sortira que lorsque le Premier ministre sera aussi ministre de l'Éducation nationale.
00:05:18C'est dire à quel point la classe politique,
00:05:21c'est dire à quel point nos gouvernants et nos dirigeants sont conscients de ce massacre
00:05:24qui est en train d'envoyer le pays dans le mur.
00:05:27Je pense que dans tous les méfaits, dans tous les torts,
00:05:30et dans tous les travers de ce pays, c'est la chose la plus grave,
00:05:32et aucun redressement en vue, des petites retouches,
00:05:35et le ministre M. Geoffrey de l'Éducation nationale s'est même permis de dire hier, je l'ai rappelé.
00:05:41Pas de réforme cette année, nous allons nous contenter de consolider des mesures que l'on a mises en place.
00:05:46Aucune mesure, la famille des crétins se porte bien,
00:05:49on est en train de nous livrer nos enfants en alphabétisme,
00:05:51et c'est l'avenir de la France qui est menacé.
00:05:54Marianne, réveille-toi, ils sont devenus cons !
00:05:59La radio qui vous écoute, appelez-nous, réagissez au 0826 300 300,
00:06:03nous sommes là pour vous,
00:06:05et d'ici quelques instants, nous allons parler de la situation financière de la France,
00:06:09et découvrir à quel point est-ce que le bateau chavire.
00:06:12Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:06:17et c'est du jour.
00:06:18Merci d'être avec nous sur Sud Radio,
00:06:20avec nous maintenant Yannick Lorty, économiste, professeur à l'université Gustave Eiffel,
00:06:25spécialiste de l'évaluation des politiques publiques,
00:06:28expert en matière d'emploi, d'insertion économique et sociale,
00:06:31et d'expérience de terrain.
00:06:33Bonjour Yannick Lorty.
00:06:35Bonjour.
00:06:36Bonjour Yannick Lorty, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio.
00:06:40On reçoit souvent des économistes,
00:06:42vous avez des économistes, j'allais dire, qui sont très universitaires,
00:06:45d'autres qui sont un peu plus médiatiques.
00:06:47Vous êtes docteur en économie à l'université de Paris 1,
00:06:50et professeur agrégé des sciences sociales,
00:06:52pour dire que votre compétence est incontestable,
00:06:54mais personne ne l'a contesté,
00:06:55sauf que le sujet que nous allons aborder ensemble.
00:06:57Merci à nouveau d'être avec nous à l'antenne.
00:07:00Vous allez peut-être me trouver excessif, professeur,
00:07:02je vous vais poser la question,
00:07:04si on ne fait rien pour redresser l'économie française,
00:07:08risquons-nous un jour de subir le même sort que la Grèce ?
00:07:13Donc effectivement, la situation est extrêmement préoccupante aujourd'hui,
00:07:17et elle invite à agir.
00:07:20Il est très important d'agir pour effectivement inverser la trajectoire
00:07:27qui est celle des finances publiques.
00:07:29La dette publique augmente de façon tendancielle en France.
00:07:33On est dans un contexte maintenant de quasi-récession,
00:07:38de croissance quasi nulle,
00:07:40et dans ce contexte,
00:07:42si on ajoute le fait que les taux d'intérêt augmentent,
00:07:46il est indispensable de modifier la trajectoire des finances publiques
00:07:51pour redresser les comptes en quelque sorte,
00:07:55et effectivement éviter le précipice
00:08:00que pourrait constituer, disons, la perspective grecque.
00:08:03Parce que, est-ce qu'il peut arriver,
00:08:05dans un pays comme la France,
00:08:07une puissance économique,
00:08:08je pense qu'il y a de la marge,
00:08:09il y a encore de la ressource,
00:08:10est-ce qu'on peut arriver à une situation,
00:08:12si rien n'a été entrepris d'efficace et de courageux,
00:08:15une situation, je vais dire, de cessation de paiement
00:08:17pour certaines prestations,
00:08:19pour certaines administrations,
00:08:20pour certaines fournitures de l'État.
00:08:21C'est quelque chose d'envisageable matériellement,
00:08:23ou c'est inenvisageable ?
00:08:27Effectivement, en fait, on peut...
00:08:29Il existe un scénario, disons,
00:08:32d'inaction répétée
00:08:33et d'accumulation d'erreurs budgétaires
00:08:39dans lesquelles on serait dans la trajectoire du pire.
00:08:42Mais on est loin, quand même, de cette situation
00:08:45et il est encore possible, heureusement,
00:08:49de modifier la trajectoire.
00:08:51Par contre, il faut le faire maintenant
00:08:52de façon résolue et de façon réelle,
00:08:56si on veut éviter le scénario du pire.
00:08:59Vous voulez dire que l'hypothèse
00:09:00où le directeur général du Trésor, à Bercy,
00:09:02appellerait le ministre de l'économie et des finances
00:09:04pour le dire, monsieur le ministre,
00:09:05je n'ai plus de fonds à verser à telles prestations.
00:09:09Ce scénario-là est encore lointain,
00:09:11mais il n'est pas impossible.
00:09:12On nous sommes bien d'accord, potentiellement.
00:09:15Il est encore très lointain
00:09:16parce que la capacité de l'État
00:09:18à lever des impôts
00:09:20est toujours extrêmement forte,
00:09:22parce que la capacité de nos contribuables
00:09:24à payer ces impôts
00:09:26est toujours extrêmement forte.
00:09:27Et donc, il y a un réservoir, disons,
00:09:29d'épargne et d'impôts potentiels
00:09:33qui reste très important en France.
00:09:35Et donc, cette trajectoire est quand même
00:09:38très, très improbable.
00:09:39Mais il est vrai que si on ne modifie pas le cap,
00:09:44ça reste un risque important.
00:09:47Puis avant d'arriver à cette situation de non-paiement,
00:09:49ce qui va se passer,
00:09:50c'est d'abord qu'on va avoir
00:09:51un coût de la dette qui va devenir croissant,
00:09:54donc une charge de la dette de plus en plus lourde
00:09:57qui va limiter notre capacité à investir,
00:10:00à faire d'autres choix
00:10:01et qui va affaiblir durablement notre économie.
00:10:04Alors, Yannick Lorty,
00:10:05c'est sur ce point-là que je veux vous interroger
00:10:07parce que ceux qui nous écoutent
00:10:08ne s'y retrouvent pas toujours.
00:10:09Nous avons la somme historique de la dette,
00:10:123660 milliards et quelques.
00:10:13Ça, c'est la dette, le capital de la dette.
00:10:15Et nous avons le remboursement des intérêts de la dette,
00:10:18qui est évidemment très lourde
00:10:20et qui s'aggrave avec l'augmentation des taux d'intérêt.
00:10:23Nous sommes, je crois, à près de 75 milliards cette année.
00:10:27Certains analystes parlent de 110 à 115 milliards l'année prochaine.
00:10:30C'est une perspective qui est envisageable ?
00:10:34Ça, c'est difficile à dire
00:10:35parce que ça va dépendre effectivement
00:10:36de l'évolution des taux d'intérêt
00:10:38et de toute la structure des taux d'intérêt
00:10:39en fonction même de la structure de la dette.
00:10:42Mais c'est vrai que ce qui est d'abord préoccupant,
00:10:45c'est la montée qui paraît irrésistible
00:10:48de la charge de la dette
00:10:49et chaque euro donné à ceux qui achètent notre endettement,
00:10:56chaque euro qu'il leur est donné,
00:10:57c'est un euro de moins pour l'éducation,
00:11:00la sécurité, la défense,
00:11:01pour l'ensemble des autres dépenses publiques.
00:11:03Et c'est ça qui affaiblit les marges de manœuvre de l'État.
00:11:0775 milliards, Yannick Lorty,
00:11:09c'est lourd pour un budget comme celui de la France ?
00:11:11Ça représente quoi en proportion de notre PIB ?
00:11:16C'est extrêmement lourd.
00:11:18Ça représente presque trois points de produit intérieur brut.
00:11:22Ça fait l'équivalent de trois points de croissance
00:11:24qui nous manquent.
00:11:25Et si on avait cette ressource,
00:11:28on pourrait bien sûr alléger toutes les décisions,
00:11:33les rendre davantage possibles.
00:11:37Tous les arbitrages qui sont aujourd'hui extrêmement douloureux
00:11:40seraient moins difficiles
00:11:42avec une charge de la dette moins importante.
00:11:44Et si on ne fait rien,
00:11:46celle-ci va s'alourdir
00:11:47et va encore compliquer demain les choix qui sont devant nous
00:11:51et va encore affaiblir davantage l'État
00:11:54dans toutes les décisions qui doivent être les siennes.
00:11:57Yannick Lorty, j'ai lu sous la plume
00:12:00de certains experts économistes ou politiciens,
00:12:03de certains, je dis bien,
00:12:05et vous allez me corriger,
00:12:07qu'en fait le capital de la dette,
00:12:08les 3600 milliards,
00:12:10on ne les remboursera,
00:12:11la France ne les remboursera jamais intégralement.
00:12:14qu'il faut veiller à ce remboursement partiel,
00:12:17mais que la totalité du capital est un remboursable.
00:12:20C'est vrai pour d'autres nations.
00:12:21Par contre, il faudra toujours honorer le paiement des intérêts
00:12:24qui grèvent.
00:12:25Est-ce que c'est un cercle vicieux
00:12:26dont on ne peut pas sortir ?
00:12:28Ou est-ce qu'on peut envisager ?
00:12:29Répondez-moi sincèrement.
00:12:31Est-ce qu'il peut exister une politique,
00:12:33un peu comme François Bayrou,
00:12:34la prescrite et d'autres,
00:12:36est-ce qu'on peut arriver un jour
00:12:38à une dette équivalente à zéro ?
00:12:41En tout cas, ça peut être un objectif
00:12:45de long terme,
00:12:46et donc de très long terme.
00:12:47Il y a beaucoup de pays
00:12:48qui ont des dettes publiques extrêmement faibles,
00:12:51en France, au Luxembourg,
00:12:52ou même à l'Allemagne.
00:12:53Et il y a des pays qui, au contraire,
00:12:55ont des dettes publiques très, très élevées.
00:12:57C'est le cas des États-Unis, par exemple,
00:12:59ou du Japon.
00:12:59Mais ils sont dans une situation
00:13:01assez différente de la nôtre.
00:13:03Et le Japon, lui-même,
00:13:04a payé par une récession extrêmement longue
00:13:06un endettement très élevé.
00:13:08Donc, c'est ça le risque.
00:13:09Si on ne lutte pas contre l'endettement
00:13:12maintenant,
00:13:13ce sont des difficultés
00:13:14et des marges de manœuvre réduites
00:13:17pour les décennies à venir.
00:13:19C'est pour ça qu'il est vraiment important
00:13:21d'investir dans le remboursement de la dette
00:13:25et de ne pas imaginer
00:13:27que ce n'est pas une réalité,
00:13:28que tout ça peut disparaître,
00:13:30qu'on peut se contenter
00:13:31d'une dette importante durablement.
00:13:34Non, tout ça, c'est des marges de manœuvre en moins
00:13:37qui affaiblissent durablement
00:13:38notre capacité de décider
00:13:40et d'investir pour l'avenir.
00:13:41Yannick Lorty, ça a commencé
00:13:42quand on parle de 1974,
00:13:44qui est la dernière année
00:13:45où il y a eu un équilibre budgétaire.
00:13:46Ça fait donc 52 ans
00:13:48que l'on pioche,
00:13:49j'allais dire,
00:13:50dans le prêt à l'extérieur.
00:13:52En fait, qu'est-ce qui se passe ?
00:13:53La classe politique,
00:13:54notamment la gauche en 1981,
00:13:56a découvert qu'on pouvait emprunter
00:13:57sur les marchés
00:13:58les richesses que nous ne produisions plus
00:13:59et on a ainsi accumulé cet endettement.
00:14:02C'est un peu le schéma
00:14:03auquel nous sommes confrontés.
00:14:05Ce qu'on observe,
00:14:06c'est que tous les gouvernements,
00:14:08sans exception,
00:14:11depuis plus d'une cinquantaine d'années,
00:14:14lorsqu'ils ont été confrontés
00:14:15à des crises ponctuelles,
00:14:17ont utilisé le déficit public
00:14:19comme amortisseur
00:14:20et ça, c'est plutôt de bonne politique.
00:14:22Mais une fois sorti de la crise,
00:14:24on n'a pas fait les efforts suffisants
00:14:26pour revenir à la situation initiale,
00:14:29pour recharger le fusil budgétaire,
00:14:31comme disait à l'époque
00:14:32Jean-Claude Trichet,
00:14:33le gouverneur de la banque centrale
00:14:35et ce faisant,
00:14:38on a affaibli durablement
00:14:40notre capacité
00:14:41à être confrontés
00:14:43à de nouveaux chocs
00:14:46et à chaque choc négatif,
00:14:47on a ressorti le fusil budgétaire,
00:14:49on a encore tiré
00:14:49de nouvelles cartouches
00:14:51sans jamais recharger la besace,
00:14:54si bien que ça devient
00:14:55de plus en plus difficile
00:14:56et délicat
00:14:57et coûteux surtout
00:14:58d'utiliser à nouveau
00:15:00ce pare-chocs budgétaire.
00:15:03En effet, Anissa,
00:15:03une petite précision.
00:15:04Une petite précision,
00:15:05parce qu'effectivement,
00:15:06on imagine ce que pourrait être
00:15:07l'avenir de la France
00:15:09si on ne règle pas
00:15:10ce problème de dette.
00:15:11On va se souvenir ensemble
00:15:13de ce qui s'est passé en Grèce.
00:15:15La Grèce est sa grande bascule.
00:15:16Je vous rappelle que la Grèce
00:15:17est entrée dans l'Union Européenne
00:15:18en 1981.
00:15:20Elle adopte l'euro en 2001,
00:15:22mais en 2009,
00:15:22le pays révèle
00:15:24l'ampleur réelle
00:15:25de ses déficits.
00:15:26Il ne peut bientôt
00:15:27plus emprunter
00:15:28et à partir de 2010,
00:15:29l'Europe et le FMI
00:15:30lui prêtent des milliards
00:15:31en échange
00:15:32d'une austérité drastique.
00:15:33Et pour comprendre
00:15:34ce que cela signifie,
00:15:35oublions les milliards
00:15:36et regardons les Grecs
00:15:38les yeux dans les yeux.
00:15:39Salaire et retraite
00:15:40sont amputés,
00:15:41les impôts augmentent,
00:15:42le chômage frôle
00:15:43les 28%.
00:15:43Le pays perd un quart
00:15:45de son revenu national.
00:15:46A l'école,
00:15:47les budgets s'effondrent.
00:15:48Certains enfants ont faim.
00:15:49En 2013,
00:15:50symbole sidérant.
00:15:52Le gouvernement
00:15:53ferme brutalement
00:15:54la télévision
00:15:54et la radio publique.
00:15:55Les écrans deviennent noirs
00:15:56et quelques 2600 salariés
00:15:58permanents
00:15:59perdent leur emploi.
00:16:00Ce n'est pas fini.
00:16:01Le chaos n'est pas encore
00:16:02à son maximum.
00:16:03Vient l'été 2015.
00:16:04Les Grecs se ruent
00:16:05sur leur argent.
00:16:06Les banques ferment
00:16:07pendant trois semaines.
00:16:08Impossible pour les citoyens
00:16:09de retirer
00:16:10plus de 60 euros par jour.
00:16:12Dans les supermarchés,
00:16:13les achats de précautions
00:16:14vident certains rayons.
00:16:15Les pharmacies rencontrent
00:16:16des problèmes d'approvisionnement.
00:16:18Des entreprises
00:16:18ne peuvent plus payer
00:16:19leurs fournisseurs étrangers.
00:16:20Des retraités font
00:16:21la queue devant les banques
00:16:22simplement pour récupérer
00:16:23une partie de leurs pensions.
00:16:25Pendant ce temps,
00:16:26Bruxelles menace.
00:16:27Voilà ce qu'a été
00:16:28la crise grecque.
00:16:29Pas seulement une crise
00:16:29de la dette.
00:16:30Au cœur de l'Europe,
00:16:31un pays développé
00:16:32où travailler,
00:16:32se soigner,
00:16:33faire ses courses,
00:16:33regarder la télévision
00:16:34ou simplement récupérer
00:16:36son propre argent
00:16:36était devenu impossible
00:16:38pour certains.
00:16:39Un drame humain
00:16:40et un sort
00:16:40qui se profile
00:16:41peut-être
00:16:42pour la France.
00:16:46Le FMI peut,
00:16:47comme ça a été annoncé
00:16:48par certains hommes politiques,
00:16:50est-ce que le FMI,
00:16:50vu la situation,
00:16:51peut commencer à mettre
00:16:52un peu son nez
00:16:52dans l'économie française
00:16:53ou pas tout de suite ?
00:16:56Ou en tout cas,
00:16:57tirer la scénette d'alarme ?
00:16:59Le FMI régulièrement
00:17:00établit des rapports
00:17:02sur l'économie française
00:17:03comme le fait aussi
00:17:03l'OCDE.
00:17:05Et donc,
00:17:05l'économie française
00:17:06est bien sûr suivie
00:17:07par l'ensemble
00:17:08des organisations internationales
00:17:09dont c'est la fonction.
00:17:11mais là,
00:17:12on parle d'autre chose.
00:17:13On parle d'une prise en main
00:17:15par une institution internationale
00:17:17de la souveraineté même
00:17:19du pays,
00:17:20de la prise en charge
00:17:22de dépenses sociales,
00:17:24de décisions
00:17:26qui normalement relèvent
00:17:27de l'État.
00:17:27Et donc,
00:17:28ça signifie
00:17:29une perte de contrôle
00:17:30par l'État.
00:17:31Ça signifierait
00:17:32une perte de contrôle
00:17:32par l'État français
00:17:33de la gestion quotidienne
00:17:37de ses dépenses publiques.
00:17:40Et donc,
00:17:40ce risque-là
00:17:43n'est pas du tout
00:17:44avéré aujourd'hui.
00:17:45Mais,
00:17:46effectivement,
00:17:47il me semble important
00:17:48de rappeler
00:17:49cette perspective
00:17:50parce que
00:17:51c'est précisément
00:17:53le scénario
00:17:54qu'il faut à tout prix
00:17:54éviter.
00:17:55Et donc,
00:17:56c'est bien
00:17:56de le rappeler
00:17:58pour dire
00:17:58attention,
00:17:59cela peut exister
00:18:00avec une très faible
00:18:02probabilité aujourd'hui.
00:18:03Mais si on ne corrige
00:18:04pas le tir,
00:18:04effectivement,
00:18:05c'est la direction
00:18:06dans laquelle
00:18:06nous pouvons aller.
00:18:08Yannick Lorty,
00:18:08il existe un arsenal
00:18:10législatif
00:18:10qui s'appelle
00:18:11la loi Sapin 2.
00:18:12Pouvez-vous nous en donner
00:18:13un mousse ?
00:18:13Ça autorise le gouvernement
00:18:15à prélever sur
00:18:16l'épargne des Français
00:18:19certains fonds
00:18:19pour compléter
00:18:20ou,
00:18:21j'allais dire,
00:18:21boucher les trous.
00:18:22Est-ce que c'est quelque chose
00:18:23qui est envisageable
00:18:24également ?
00:18:26Il y a plusieurs
00:18:29réglementations
00:18:30qui contrôlent
00:18:31les finances publiques,
00:18:33à commencer par
00:18:34le pacte de stabilité,
00:18:35nos engagements
00:18:36européens.
00:18:38La France
00:18:39s'est mis d'accord
00:18:40avec l'ensemble
00:18:40des autres pays
00:18:41pour considérer
00:18:42qu'au-delà de 3%
00:18:43du déficit public,
00:18:44le déficit public
00:18:45pouvait être qualifié
00:18:45d'excessif.
00:18:46Et donc,
00:18:47nous sommes
00:18:47en situation
00:18:49aujourd'hui
00:18:49de déficit public
00:18:50excessif
00:18:51au sens même
00:18:52où nous l'avons défini
00:18:53avec nos voisins
00:18:55européens.
00:18:56Et donc,
00:18:56il importe
00:18:57effectivement
00:18:58de réduire
00:18:59le déficit
00:18:59parce que
00:19:00nous ne sommes pas
00:19:01dans un contexte
00:19:01de...
00:19:02Est-ce qu'au jour
00:19:02du gouvernement,
00:19:03en cas d'extrême urgence,
00:19:04peut gréver
00:19:05sur l'épargne des Français
00:19:06avec la loi
00:19:07Sainte-Pende ?
00:19:08Oui, mais
00:19:08en fait,
00:19:09de fait,
00:19:10ce risque
00:19:11n'est pas
00:19:12un risque tangible
00:19:14parce que nous ne sommes
00:19:15pas dans une situation
00:19:16de cessation de paiement.
00:19:18Mais vous confirmez
00:19:19que le moyen existe
00:19:19en cas de crise extrême,
00:19:21le moyen existe.
00:19:22L'État,
00:19:22le gouvernement
00:19:23peut décider de prélèvement.
00:19:25Oui.
00:19:25Des moyens existeraient,
00:19:26bien sûr.
00:19:27De toute façon,
00:19:28il suffit d'une loi
00:19:29de finances rectificative
00:19:30pour modifier
00:19:32certains taux de prélèvement
00:19:33qui ferait qu'effectivement,
00:19:35on peut imaginer
00:19:35des prélèvements exceptionnels
00:19:36qui seraient votés
00:19:37par le Parlement
00:19:38et appliqués
00:19:39dans un délai
00:19:39relativement court.
00:19:41Et d'ailleurs,
00:19:42le Parlement
00:19:43débat chaque année
00:19:44dans le cadre
00:19:45de la loi de finances
00:19:45de ces possibilités.
00:19:48Mais le consensus
00:19:49qui est aujourd'hui
00:19:51en place,
00:19:52c'est plutôt
00:19:52de réduire
00:19:54les dépenses publiques
00:19:55plutôt que d'augmenter
00:19:56fortement
00:19:57les prélèvements
00:19:58des ménages.
00:19:59Vous vous estimez,
00:20:00écoutez,
00:20:01vous,
00:20:01Yannick Lorty,
00:20:02ainsi que les économistes
00:20:02qui tirent la scène d'alarme,
00:20:04le gouvernement,
00:20:04les pouvoirs publics
00:20:05connaissent cette réalité ?
00:20:07Alors,
00:20:08bien sûr,
00:20:08la réalité est connue.
00:20:09Il y a eu énormément
00:20:10de travaux,
00:20:12d'études,
00:20:13de débats
00:20:13sur ces questions-là
00:20:14qui sont des questions
00:20:15quand même très labourées,
00:20:17très discutées,
00:20:19dont le fond est bien connu.
00:20:21Mais entre cette menace
00:20:24qui est toujours
00:20:25un peu virtuelle
00:20:26et puis la réalité
00:20:28de la décision concrète,
00:20:29en particulier
00:20:30dans les débats budgétaires
00:20:31au Parlement,
00:20:33il y a un grand chemin
00:20:35et le chemin n'est pas toujours
00:20:36effectivement parcouru.
00:20:38Merci Yannick Lorty.
00:20:39Je n'hésiterai pas
00:20:40à refaire appel
00:20:40à votre expertise
00:20:42et à vos avis
00:20:43parce que je pense
00:20:43qu'entre le débat du budget
00:20:45et la campagne électorale,
00:20:46il y aura certainement
00:20:47matière à intervenir
00:20:48sur l'économie de la France.
00:20:49Merci d'avoir été en direct
00:20:50sur ce radio.
00:20:51Merci à vous aussi,
00:20:51Anissa,
00:20:52pour cette précision.
00:20:54Et on continue.
00:20:54Alors,
00:20:54vous vous souvenez
00:20:55de la crise grecque,
00:20:56vous souhaitez peut-être
00:20:57partager votre émotion,
00:20:58vous êtes optimiste,
00:20:59vous souhaitez nous le dire
00:21:00ou au contraire
00:21:00vous êtes défaitiste,
00:21:01dites-le-nous,
00:21:02appelez-nous 0826 300 300
00:21:04et puis on va continuer
00:21:05avec la question
00:21:06de l'âge de la retraite,
00:21:07un sujet difficile
00:21:08dans lequel Edouard Philippe
00:21:09vient de mettre discrètement
00:21:10les pieds.
00:21:12Sud Radio,
00:21:13la France dans tous ses états,
00:21:16les perles du jour.
00:21:17Vous écoutez Sud Radio,
00:21:18merci d'être avec nous.
00:21:20Perico,
00:21:20une figure emblématique
00:21:22de la droite française
00:21:23vient de nous quitter.
00:21:24Oui,
00:21:25Edouard Balladur est mort,
00:21:27paix à son âme
00:21:28pour ceux qui ont la foi,
00:21:30mais pour moi,
00:21:31il est le faussoyeur
00:21:32de l'économie française,
00:21:34il est le faussoyeur
00:21:35du gaullisme authentique,
00:21:37historique,
00:21:38voilà,
00:21:38en tant que ministre des Finances
00:21:40dans la première cohabitation
00:21:41dont Jacques Chirac
00:21:42était premier ministre
00:21:43de 1986 à 1988
00:21:45et ensuite en tant que
00:21:46premier ministre
00:21:47de la deuxième cohabitation
00:21:48avec François Mitterrand
00:21:49de 1993 à 1995.
00:21:51Alors,
00:21:52Edouard Balladur,
00:21:53voilà,
00:21:54on disait le Levantin,
00:21:55cette personnalité
00:21:55très solennelle,
00:21:56très élégante,
00:21:57toujours très distinguée,
00:21:58avec du recul,
00:22:00d'une certaine prestance,
00:22:01d'une certaine quelque part
00:22:02presque arrogance,
00:22:04a introduit
00:22:04le tachérisme
00:22:05dans l'économie française.
00:22:06C'est à lui
00:22:07que l'on doit
00:22:07la dialectique
00:22:09ultralibérale,
00:22:10néolibérale
00:22:10qui a ruiné notre pays
00:22:12au nom,
00:22:13d'ailleurs,
00:22:13M. Macron continue
00:22:14en disant toujours le principe
00:22:15on va enrichir les plus riches
00:22:16puis ça va dégouliner.
00:22:17Eh bien,
00:22:18rien n'a dégouliner
00:22:19et surtout,
00:22:20Edouard Balladur
00:22:20est le premier.
00:22:21C'est vrai que la gauche
00:22:22en 1980
00:22:22avait nationalisé
00:22:24certaines industries,
00:22:25entreprises
00:22:25qui auraient pu ne pas l'être
00:22:26et lui,
00:22:27évidemment,
00:22:28il privatise
00:22:28à fond la caisse
00:22:29déjà en tant que ministre
00:22:31de l'économie,
00:22:31des finances sous chaque Chirac
00:22:32avec Saint-Gaumain,
00:22:34Paris Basse,
00:22:34TF1,
00:22:35le Crédit Commercial de France,
00:22:36la CGE qui va devenir Alcatel,
00:22:38l'agence Avast,
00:22:39Matra.
00:22:39D'ailleurs,
00:22:40je voudrais qu'on écoute
00:22:41un petit propos d'Edouard Balladur
00:22:43à propos de Matra.
00:22:44Je m'interroge
00:22:45parce qu'il s'agit pour Matra
00:22:46qui est d'ailleurs une affaire
00:22:47de beaucoup moins grande ampleur,
00:22:50il s'agit de mener à bon terme
00:22:52une entreprise de,
00:22:54comment vous dire,
00:22:54de regroupement européen
00:22:56qui est essentiel
00:22:56pour son avenir industriel.
00:22:58Mais je suis en train
00:22:59d'y réfléchir
00:23:00et de voir sous quelle forme
00:23:01éventuellement ça pourrait être repris.
00:23:03On dirait un sketch.
00:23:04Non mais c'est extraordinaire.
00:23:05On écoute ça,
00:23:06c'était en 1988.
00:23:07Donc on sait les dégâts
00:23:08qui se sont passés,
00:23:09qui se sont produits depuis,
00:23:10les ravages dans notre industrie.
00:23:12On est en train de tout...
00:23:13Là où aujourd'hui
00:23:14il y a le mot souveraineté,
00:23:15le président de la République
00:23:15est en train de dire
00:23:16les gouvernements successifs
00:23:17et il faut retrouver la souveraineté,
00:23:18c'est lui qui l'a détruite.
00:23:19Il nous a infodé
00:23:20comme jamais à l'Europe
00:23:22et quand il a été Premier ministre,
00:23:23alors là il continue
00:23:24les privatisations,
00:23:25Rhone-Poulenc,
00:23:25BNP,
00:23:26Elfa-Quitten,
00:23:28les assurances UAP,
00:23:29la CITA
00:23:31et Total.
00:23:32Et puis Juppé va suivre
00:23:33quelques mois après
00:23:33avec Péginet
00:23:34et Usinor,
00:23:35Sassilor,
00:23:36enfin tous les fleurons
00:23:37de l'industrie française
00:23:38et puis Alstom,
00:23:39ça sera Hollande,
00:23:41enfin puis Macron,
00:23:42enfin une catastrophe.
00:23:44Alors je veux bien
00:23:45que l'on rende hommage
00:23:47à l'homme politique,
00:23:47il avait été conseiller
00:23:48de Georges Pompidou,
00:23:50tout ça est tout à fait respectable,
00:23:51mais enfin le souvenir
00:23:52d'Edouard Balladur pour moi,
00:23:54c'est l'appauvrissement
00:23:55de la France,
00:23:55c'est une partie
00:23:56des causes
00:23:57de notre,
00:23:58j'allais dire,
00:23:59du décalage de la France,
00:24:00de la régression,
00:24:01de la fragilisation
00:24:02de la République.
00:24:03Il a été battu
00:24:04par Jacques Chirac
00:24:05à la primaire de 1995
00:24:06parce que lui
00:24:07était pour ce système
00:24:08monétaire et bancaire
00:24:09et Jacques Chirac
00:24:10invente avec,
00:24:11à la suggestion
00:24:12de Philippe Séguin,
00:24:13la fracture sociale
00:24:14qui va le faire gagner
00:24:15contre toute attente
00:24:16parce que moi je me souviens,
00:24:17c'était même pas la peine
00:24:18de voter,
00:24:18Edouard Balladur,
00:24:19il avait gagné,
00:24:20il avait gagné en janvier
00:24:21et tout d'un coup
00:24:22la courbe s'inverse,
00:24:23Chirac est élu,
00:24:24il est élu sur la fracture sociale,
00:24:26manque de bol
00:24:26au lieu de nommé
00:24:27Philippe Séguin
00:24:27Premier ministre,
00:24:28il en met à la Juppé
00:24:29et le 26 octobre 1995,
00:24:31Jacques Chirac
00:24:32nous explique
00:24:32je ne peux pas appliquer
00:24:34mon programme
00:24:34de facture sociale
00:24:35parce que les caisses
00:24:36sont vides,
00:24:36on va rester sur la rigueur
00:24:37monétaire et budgétaire,
00:24:38c'est-à-dire que je vais faire
00:24:39moi ce que Balladur
00:24:41avait prescrit.
00:24:42Alors quand on se fait
00:24:42entuber comme ça,
00:24:43vous comprenez pourquoi
00:24:44les Français ont du mal
00:24:45d'aller voter pour des gens
00:24:46qui leur mentent
00:24:46depuis 40 ans.
00:24:48À Nyssa,
00:24:49on va rester sur le prix
00:24:50de ce qui coûte,
00:24:52les Français n'ont pas fini
00:24:53de sortir de l'argent
00:24:54de leur poche
00:24:55en s'étendant
00:24:55et là vous allez me parler
00:24:56usine à gaz,
00:24:57c'est ça ?
00:24:57Ah bah oui bien sûr
00:25:01aussi les factures des ménages.
00:25:03Mauvaise nouvelle
00:25:03en cette rentrée
00:25:04pour les quelques 6 millions
00:25:05de foyers français
00:25:06qui se chauffent au gaz
00:25:07depuis ce matin.
00:25:08Le prix repère du gaz
00:25:10augmente encore
00:25:10plus 5,6% en septembre.
00:25:14On a bien évidemment
00:25:14envie de se dire
00:25:15mais oui bien sûr
00:25:16la faute à l'inflation,
00:25:17la faute à la faute à...
00:25:17Ok mais il y a quand même
00:25:18un petit souci,
00:25:19c'est que ce n'est pas
00:25:20la première hausse.
00:25:21En juillet,
00:25:21il avait déjà bondi
00:25:22de 7,4%.
00:25:23Petite respiration en août
00:25:25moins 0,8%.
00:25:26Et puis nous voilà
00:25:27repartis à la hausse.
00:25:28Résultat,
00:25:29le prix repère atteint
00:25:30désormais 172 euros
00:25:32TTC,
00:25:32le mégawatt-heure
00:25:33à un niveau historique.
00:25:35Pourquoi ?
00:25:35Et bien parce qu'évidemment
00:25:36il y a toujours
00:25:36des bonnes et des mauvaises raisons
00:25:38pour justifier
00:25:39de payer plus n'est-ce pas
00:25:40et parmi elles notamment
00:25:41les tensions persistantes
00:25:43au Moyen-Orient
00:25:44qui ont fait grimper
00:25:45le prix du gaz
00:25:45sur les marchés.
00:25:46Et puis cette fois,
00:25:47contrairement à la crise énergétique
00:25:48de 2022,
00:25:49il n'y a plus
00:25:50de bouclier tarifaire
00:25:51pour absorber le choc.
00:25:53Alors évidemment
00:25:53en septembre
00:25:54quand les radiateurs
00:25:55sont encore éteints,
00:25:56quelques euros supplémentaires
00:25:57passent presque inaperçus
00:25:58mais dans quelques semaines
00:25:59lorsque 6 millions
00:26:00de foyers français
00:26:01rallumeront leur chauffage.
00:26:02L'addition risque
00:26:03d'être beaucoup plus visible.
00:26:06On va rallumer
00:26:07l'effet de cheminée.
00:26:08Je crois que ce n'est pas
00:26:09très autorisé non plus.
00:26:10C'est pour ça.
00:26:12Et là,
00:26:12on va parler
00:26:13de l'âge de la retraite,
00:26:14un sujet toujours épineux
00:26:15mais il y en a un
00:26:16qui a mis un peu
00:26:16les pieds dans le plat, non ?
00:26:17Alors,
00:26:18Edouard Philippe,
00:26:19bonjour Edouard Philippe.
00:26:20On continue
00:26:21dans le baladurisme.
00:26:22En fait,
00:26:22vous n'imaginez pas
00:26:23à quel point
00:26:24on appelait ça
00:26:25le Trotsko baladurisme
00:26:26et Edwipenel
00:26:27était patron du monde,
00:26:27directeur de la rédaction
00:26:28avec Jean-Marie Colombani.
00:26:30Ça, c'était pour le sociétal
00:26:31et puis l'économique,
00:26:33c'était baladur.
00:26:33Tout le monde était d'accord.
00:26:34D'ailleurs,
00:26:34le monde avait appelé
00:26:35à voter baladur.
00:26:36Tout le monde avait appelé
00:26:36à voter baladur.
00:26:38Edouard Philippe, finalement,
00:26:39et Macron,
00:26:39c'est la continuité.
00:26:40Alors,
00:26:40Edouard Philippe avait eu
00:26:41quelque chose de génial
00:26:42et de courageux.
00:26:43Il avait dit
00:26:43qu'il faudra passer
00:26:44l'âge légal de la retraite
00:26:45à 67 ans.
00:26:47Tollet, scandale.
00:26:47C'est vrai qu'au début
00:26:48de la réforme des retraites,
00:26:49le président Macron
00:26:50avait préféré la retraite
00:26:5864 ans.
00:26:58On sait ce que ça a donné.
00:26:59Du coup,
00:27:00il n'y a plus de réforme
00:27:00de retraite.
00:27:00La situation est chaotique.
00:27:02Et là, il a dit
00:27:02mais ce n'est pas 64,
00:27:03c'est 67 ans.
00:27:05Et moi, je vous dis
00:27:05que si ça continue comme ça,
00:27:06je ne suis pas économiste.
00:27:07Mais mon petit doigt me dit
00:27:08que ça sera plutôt 70 ans.
00:27:09Donc, il avait dit
00:27:10quelque chose de courageux.
00:27:11Et là, comme il sent l'écurie
00:27:12parce que dans les sondages,
00:27:13il est quand même
00:27:14le mieux placé
00:27:14que celui du bloc central
00:27:16et à Chalons-sur-Marne
00:27:17quand il est allé à la foire,
00:27:18il a dit oui.
00:27:19Alors, 67 ans,
00:27:20c'est un peu fort.
00:27:21On écoute suggérer
00:27:22la réforme de la retraite.
00:27:24Il y aura quoi qu'il arrive
00:27:25des réformes sur les retraites
00:27:26si on ne règle pas.
00:27:27Donc, il faudra travailler
00:27:27plus quoi qu'il arrive.
00:27:28C'est ce que je pense.
00:27:29Il faut qu'on travaille
00:27:30plus nombreux, plus jeunes.
00:27:31Il faut que le taux d'emploi
00:27:32des seniors augmente.
00:27:34On est le pays qui parle.
00:27:35Je ne vais même pas vous parler
00:27:36d'âge légal.
00:27:37Pourquoi ?
00:27:38Vous êtes comme Jordan Bardella.
00:27:39Vous dites l'âge de départ
00:27:40ne veut rien dire.
00:27:41On esquive le sujet.
00:27:42Je ne crois pas du tout
00:27:42que je sois comme Jordan Bardella
00:27:43sur ce sujet.
00:27:44Je ne comprends pas ce qu'il veut faire.
00:27:47Je ne comprends pas ce que dit
00:27:51les choses telles qu'elles sont.
00:27:52Donc, Edouard Philippe,
00:27:53ressaisissez-vous.
00:27:54Si vous voulez être courageux,
00:27:54il faut dire la vérité aux Français.
00:27:56Et si vous voulez être élu,
00:27:58il faut leur mettre la vérité en face.
00:27:59Oui, il y a un vrai problème
00:28:00de retraite.
00:28:01Les causes, on les connaît par cœur.
00:28:04Il va falloir travailler plus.
00:28:06Alors, soit on cotise plus longtemps,
00:28:08soit on part à un certain âge.
00:28:09Mais s'il commence à reculer
00:28:10dès à présent,
00:28:11alors qu'il n'est même pas,
00:28:12j'allais dire,
00:28:13il n'est même pas investi
00:28:14encore comme candidat.
00:28:16J'allais dire,
00:28:16il n'a même pas sa sa signature.
00:28:18Qu'est-ce que ce sera
00:28:18quand il sera président de la République
00:28:21que de déchanter ?
00:28:22Je ne pense pas que les Français
00:28:23aient besoin d'hésitation de ce genre.
00:28:25Ils ont besoin de propos courageux,
00:28:26fermes et précis
00:28:27pour aller d'avant
00:28:28parce que l'épreuve qui nous attend,
00:28:30elle est terrible.
00:28:33Alors, Anissa...
00:28:35Oh, quelle musique !
00:28:37C'est vous, hein ?
00:28:38C'est vous qui avez demandé cette musique.
00:28:40Quelle merveille !
00:28:41On la savoure.
00:28:44Alors, je vais enchaîner.
00:28:45Je vais vous expliquer
00:28:45pourquoi cette musique.
00:28:46Alors, cette musique,
00:28:47parce qu'on prend la direction de Gaïa...
00:28:49C'est celle du Parrain,
00:28:49on est d'accord.
00:28:50Evidemment !
00:28:51Le Parrain !
00:28:52Alors, à Gaïa,
00:28:53en Haute-Savoie,
00:28:54la mairie a décidé
00:28:55de changer de méthode
00:28:56dans sa lutte
00:28:57contre le narcotrafic.
00:28:59Après cette fusillade
00:29:00cet été
00:29:01autour d'un point de deal
00:29:02du quartier du Chalet,
00:29:04le maire Antoine Blouin
00:29:05ne s'adresse plus seulement
00:29:06au dealer,
00:29:07eh bien,
00:29:08il s'adresse directement
00:29:09au client.
00:29:10Une idée de génie,
00:29:11une provocation,
00:29:12on ne sait pas trop
00:29:14pourquoi,
00:29:15mais ce qui compte,
00:29:16c'est que ça fasse
00:29:16son petit effet.
00:29:17Et cette semaine,
00:29:18une affiche va ainsi fleurir
00:29:20dans la ville
00:29:20avec ce message
00:29:21« Drogue de point,
00:29:23ton achat au quartier
00:29:24du Chalet
00:29:25provoque des tirs ».
00:29:26L'idée est simple,
00:29:27celui qui vient acheter
00:29:28son cannabis
00:29:28sous sa cocaïne
00:29:29pendant une minute
00:29:31repart ensuite
00:29:31tranquillement chez lui,
00:29:32mais les habitants,
00:29:33eux,
00:29:34restent.
00:29:34Et ce sont eux
00:29:35qui vivent avec
00:29:36les narcotrafiquants,
00:29:37les règlements de comptes
00:29:38et les coups de feu.
00:29:39Et ce n'est pas
00:29:40le premier coup
00:29:40d'éclat publicitaire
00:29:42de la mairie
00:29:43de Gaillard
00:29:44en Haute-Savoie.
00:29:45L'été dernier,
00:29:46les élus avaient lancé
00:29:47une opération baptisée
00:29:49« Les élus font le trottoir ».
00:29:51Péricault,
00:29:51ils venaient eux-mêmes
00:29:53occuper les trottoirs
00:29:54utilisés par les dealers
00:29:55pour perturber
00:29:56leur commerce,
00:29:58faute d'avoir réussi
00:29:59à faire disparaître
00:30:00le point de deal.
00:30:00Gaillard tente donc
00:30:02désormais de couper
00:30:03le trafic
00:30:04par l'autre bout
00:30:04de la chaîne,
00:30:05la demande.
00:30:06Le message finalement
00:30:07est très simple
00:30:07aux consommateurs,
00:30:08vous ne tenez peut-être
00:30:09pas l'arme,
00:30:10mais c'est aussi
00:30:10votre argent
00:30:11qui finance ce qui tire.
00:30:13Eh bien,
00:30:13courage au maire de Gaillard,
00:30:15en tout cas,
00:30:15il est méritant.
00:30:17Alors Péricault,
00:30:18on va continuer,
00:30:19on va parler de santé encore
00:30:20mais sous un autre angle
00:30:21puisqu'on parle d'un sujet
00:30:22qui cristallise quand même
00:30:23l'attention de la sécurité sociale.
00:30:42Alors, avis aux paresseux,
00:30:44il va falloir se remettre au boulot.
00:30:45Je précise,
00:30:46tous les arrêts maladie
00:30:47ne sont pas des arrêts maladie abusifs,
00:30:50il y a des gens qui sont vraiment malades
00:30:51et heureusement qu'on a des médecins compétents.
00:30:53Mais il y a eu beaucoup de largesse
00:30:54et enfin,
00:30:55enfin,
00:30:56ça fait des années
00:30:57qu'on réclame
00:30:58une réglementation
00:30:59plus stricte
00:31:00des arrêts de travail.
00:31:01Eh bien,
00:31:01elle est en vigueur
00:31:02depuis aujourd'hui,
00:31:031er septembre.
00:31:04La première prescription
00:31:05d'un arrêt de travail
00:31:05est désormais limitée
00:31:06à un mois,
00:31:0730 jours
00:31:08et pour un renouvellement,
00:31:09le plafond est fixé
00:31:10à deux mois,
00:31:11une mesure visante
00:31:12à contenir les arrêts maladie
00:31:13qu'il y en appelle d'autres.
00:31:14Les médecins sont appelés
00:31:15à l'ordre.
00:31:16On sait aujourd'hui
00:31:17l'abus qu'il peut y avoir.
00:31:19Dans certains métiers,
00:31:20on vous tord le pouce,
00:31:21on se tord la cheville
00:31:22c'est 15 jours
00:31:23puis on vous renouvelle.
00:31:24Souvent,
00:31:24le médecin dit aux malades
00:31:25mais non,
00:31:26vous voulez 8 jours,
00:31:27je veux vous en mettre 10 ou 15.
00:31:28Bon,
00:31:28je respecte la profession
00:31:30de la médecine
00:31:30mais enfin là,
00:31:31ça veut dire que les pouvoirs publics
00:31:32ont pris conscience
00:31:32et le gouvernement
00:31:33qu'il y avait de l'abus.
00:31:34Attention,
00:31:35en cas d'urgence,
00:31:36les médecins ont quand même
00:31:37le droit de déplacer
00:31:38les 30 et les 60 jours.
00:31:39Enfin,
00:31:39c'est une première alerte.
00:31:40Les arrêts maladie,
00:31:42c'est fait pour faire fonctionner
00:31:43le pays
00:31:44quand les gens sont malades.
00:31:45ce n'est pas là pour rassurer
00:31:47ou pour consoler des gens
00:31:48qui sont,
00:31:49j'allais dire,
00:31:50de mauvaise volonté
00:31:50et qui profitent
00:31:52de cette disposition légale
00:31:54qu'est l'arrêt maladie
00:31:54pour contourner la loi
00:31:56et pour ne pas remplir
00:31:58leur mission de travailleurs.
00:31:59C'est une atteinte
00:32:00au monde du travail,
00:32:00c'est un irrespect
00:32:01pour les gens qui bossent
00:32:02et Dieu sait si en France
00:32:03il y a des gens qui bossent
00:32:04et qui se donnent du mal.
00:32:06Voilà.
00:32:07Alors,
00:32:07est-ce que vous souhaitez réagir
00:32:09à ce que vient de dire Perico ?
00:32:11Est-ce que vous avez des choses
00:32:12à dire sur les arrêts maladie
00:32:13et sur l'initiative
00:32:14de la mairie de Gaillard
00:32:15026 300 300 ?
00:32:17Nous vous attendons,
00:32:19la parole est libre.
00:32:20Et puis maintenant,
00:32:20nous avons le grand,
00:32:22le grand André Bercoff
00:32:23qui va nous parler
00:32:24de la primaire de la gauche.
00:32:25Écoutez,
00:32:26c'est un moment d'histoire.
00:32:29Midi 14h,
00:32:30Sud Radio,
00:32:31la France dans tous ses états.
00:32:33Ici Sud Radio,
00:32:35française, français,
00:32:36vous entendez André Bercoff.
00:32:39On est très content
00:32:40d'entendre vos conneries.
00:32:41Et,
00:32:42Sud Radio.
00:32:42J'ai déjà vu des inconscients,
00:32:44des sauvages,
00:32:45des hystériques,
00:32:45mais des possédés
00:32:46comme vous jamais.
00:32:47Les Français parlent
00:32:48au français.
00:32:49Ils vont penser quoi,
00:32:50les Français ?
00:32:50On ne peut pas mentir
00:32:51éternellement au peuple.
00:32:52Mais si on peut,
00:32:53on peut très bien.
00:32:54Sud Radio Bercoff
00:32:55dans tous ses états.
00:32:57Oh,
00:32:57mais on peut tout faire au peuple.
00:32:59Aujourd'hui,
00:32:59on peut tout lui faire,
00:33:00tout lui faire.
00:33:01Apparemment,
00:33:02il a accepté.
00:33:03Apparemment,
00:33:03on verra bien.
00:33:04Mais on est dans
00:33:05cette année présidentielle,
00:33:06ça va être très intéressant,
00:33:07jusqu'où on va faire avaler
00:33:09comme Boa
00:33:10et Couleuvre
00:33:11et autres serpents
00:33:12au peuple.
00:33:13Mais être intéressant.
00:33:14D'abord,
00:33:15par exemple,
00:33:15petite,
00:33:16petite digestion
00:33:19ou ingestion
00:33:20de Boa,
00:33:22la primaire
00:33:23de la gauche.
00:33:23Formidable.
00:33:24La gauche,
00:33:24évidemment,
00:33:25la gauche modérée,
00:33:26pas la gauche
00:33:26Mélenchoniste,
00:33:27pas les extrêmes,
00:33:28non,
00:33:29non,
00:33:29non,
00:33:29non,
00:33:29bien sûr.
00:33:30La gauche modérée,
00:33:31les Glucksmannes,
00:33:32les Maritons de Lié,
00:33:33les Ségolaines Royales
00:33:34et autres,
00:33:35propres sur eux
00:33:36et qui sont d'accord
00:33:39pour y aller,
00:33:41mais y aller à quel prix ?
00:33:43Eh bien,
00:33:43le prix,
00:33:44c'est à vous qu'on le demande.
00:33:45Eh oui,
00:33:45si vous voulez participer
00:33:47à la primaire
00:33:49de la gauche,
00:33:50eh bien,
00:33:51même si vous êtes
00:33:51d'extrême droite
00:33:52ou d'extrême gauche
00:33:53ou Mélenchon
00:33:54ou n'importe quoi
00:33:55ou centriste
00:33:56ou macroniste,
00:33:56allez-y,
00:33:57ça ne coûte que 15 euros.
00:33:59Ah bon ?
00:33:59Ça coûte 15 euros.
00:34:01Eh oui,
00:34:02ça coûte 15 euros.
00:34:03Sinon,
00:34:03eh bien,
00:34:04vous ne participez pas.
00:34:05Attendez,
00:34:05je croyais que la primaire
00:34:07de la gauche
00:34:07ou de la droite
00:34:08ou autre
00:34:09devrait être réservée
00:34:11aux personnes
00:34:13qui sont membres du parti
00:34:15ou membres d'une formation
00:34:16ou membres d'une association,
00:34:18en tout cas,
00:34:18visiblement marquées à gauche,
00:34:20qui sont à jour
00:34:21de leur cotisation
00:34:22et qui ont leur carte.
00:34:23Ah non,
00:34:24c'est fini ça !
00:34:25Ah non,
00:34:25non,
00:34:25c'est fini !
00:34:26Parce que le reste,
00:34:27la vraie élection,
00:34:28la vraie élection,
00:34:29ça va se passer
00:34:30quand tout le monde,
00:34:31ceux qui auront envie,
00:34:32vont aller aux urnes
00:34:34ou s'abstenir.
00:34:35Ah non,
00:34:36non,
00:34:36non,
00:34:36là,
00:34:37eh bien,
00:34:37il faut payer 15 euros.
00:34:38Eh bien,
00:34:39dis donc,
00:34:39ils sont dans un tel état,
00:34:40là,
00:34:41il n'y a plus de cotisans,
00:34:42il n'y a plus de partisans.
00:34:44Et puis,
00:34:44c'est comme ça,
00:34:45et puis voilà,
00:34:45quand je disais que mentir au peuple
00:34:47ou pas mentir au peuple,
00:34:49c'est intéressant quand
00:34:50un Jean-Noël Barreau,
00:34:51ministre des Affaires étrangères,
00:34:53dit à propos,
00:34:54c'était Xenia Fedorova,
00:34:56mais ça pourrait être
00:34:57quelqu'un d'autre,
00:34:58son crime n'est pas
00:34:58d'avoir des opinions,
00:34:59mais de les présenter au public.
00:35:01Si elle ne les présentait pas,
00:35:02elle aurait parfaitement
00:35:03le droit de les avoir.
00:35:05Mais attendez,
00:35:06attendez,
00:35:07alors on peut,
00:35:07moi je ne défends pas du tout
00:35:08Xenia Fedorova
00:35:09ou quoi que ce soit,
00:35:10s'il y a des choses
00:35:11qui sont sur le coup
00:35:13de jasuitisme
00:35:13qu'on le fait,
00:35:14mais attendez,
00:35:15qu'est-ce que c'est
00:35:16que les médias ?
00:35:17Les médias,
00:35:17c'est aussi des opinions,
00:35:19ce sont aussi des opinions
00:35:20de gauche,
00:35:21de droite,
00:35:21d'extrême-gauche,
00:35:22d'extrême-droite.
00:35:23Oui,
00:35:23mais on n'a pas du tout
00:35:25envie en fait
00:35:25de faire parler le peuple.
00:35:27Regardez ce que disait
00:35:29Pierre Moscovici,
00:35:29Pierre Moscovici,
00:35:32grand socialiste
00:35:32devant l'éternel,
00:35:34apparatchik socialiste
00:35:35depuis 40 ans.
00:35:36Qu'est-ce qu'il dit ?
00:35:37Qu'est-ce qu'il écrit ?
00:35:38Il écrit même.
00:35:40Convoquer le référendum
00:35:42sur des sujets populaires
00:35:43risque d'ouvrir
00:35:44la boîte de Pandore
00:35:45des populistes.
00:35:46Écoutez-moi bien.
00:35:47Convoquer le référendum
00:35:49sur des sujets populaires
00:35:51risque d'ouvrir
00:35:52la boîte de Pandore
00:35:53des populistes.
00:35:55Magnifique !
00:35:56Or que dit
00:35:57l'article 3
00:35:58de la Constitution
00:35:59de la Constitution
00:36:01de la
00:36:035ème République.
00:36:04Il dit simplement,
00:36:05c'est très très très simple,
00:36:07il dit,
00:36:08eh bien,
00:36:08le référendum,
00:36:10la démocratie représentative,
00:36:12elle est soit
00:36:15exercée,
00:36:15le pouvoir,
00:36:16le pouvoir est exercé
00:36:17par les députés
00:36:19et les élus de la nation,
00:36:21soit par le référendum.
00:36:23Eh bien,
00:36:23on oublie ça.
00:36:24Non, non,
00:36:25mais que le référendum.
00:36:26vous vous rappelez,
00:36:27c'était il y a 26 ans
00:36:29maintenant,
00:36:30effectivement,
00:36:311905,
00:36:3221 ans,
00:36:33pardon,
00:36:3421 ans,
00:36:35et puis c'est terminé.
00:36:36Et alors,
00:36:37demain,
00:36:38vous voulez parler
00:36:38des immigrés
00:36:39comme Marine Le Pen,
00:36:41vous voulez parler
00:36:42de quoi que ce soit ?
00:36:43Non, non, non, non, non,
00:36:44référendum,
00:36:45c'est très très mauvais
00:36:46sur l'immigration,
00:36:47sur tout ça.
00:36:48Non, non,
00:36:48pas question.
00:36:50Référendum,
00:36:51mauvais.
00:36:52Voilà.
00:36:52Donc,
00:36:53maintenant,
00:36:53si vous voulez participer,
00:36:54c'est soit le vote
00:36:55avec 15 euros,
00:36:57soit,
00:36:58effectivement,
00:36:58vous attendez
00:36:59votre tour.
00:37:00Votre tour,
00:37:01ce sera en avril mai.
00:37:02C'est pas beau tout ça ?
00:37:04Voilà,
00:37:05mentir au peuple,
00:37:05non,
00:37:06on est en démocratie,
00:37:08bien sûr.
00:37:11Eh bien,
00:37:13vous avez entendu
00:37:13André Bercoff,
00:37:14effectivement,
00:37:15il est remonté,
00:37:15effectivement,
00:37:16ce qu'il signale
00:37:16sur la première de la gauche
00:37:18mérite réflexion.
00:37:21Olivier qui nous appelle de Melun,
00:37:22bonjour Olivier.
00:37:23Bonjour,
00:37:23bonjour à tous.
00:37:24Qu'est-ce que vous inspire
00:37:26l'actualité ?
00:37:28J'en aurai pour des heures.
00:37:31Mais vous êtes d'accord
00:37:33avec André,
00:37:33on est dans l'absurdistan ?
00:37:35On est complètement
00:37:36dans l'absurdistan.
00:37:37Alors,
00:37:37si je dois faire
00:37:37très très court,
00:37:38deux solutions.
00:37:39On résout le problème
00:37:40des primaires
00:37:41si on fait trois tours
00:37:42à l'élection présidentielle.
00:37:43Ça résout tous les problèmes,
00:37:45honnêtement.
00:37:45Ça nous oblige
00:37:46à rester calés
00:37:47pendant trois semaines
00:37:47d'affilée pour voter.
00:37:49C'est une option,
00:37:51ça coûte un peu plus d'argent,
00:37:52mais c'est une option.
00:37:55Mais c'est pour un truc
00:37:56vachement important.
00:37:56Et là, du coup,
00:37:57on n'a plus à s'enquiliner
00:37:58avec ces histoires de primaires
00:37:59qui sont destructrices pour tout.
00:38:00Après,
00:38:01pourquoi 15 euros ?
00:38:02Mais je pense que
00:38:02le Parti Socialiste est exsangue.
00:38:03C'est pour ça qu'ils ont fait
00:38:04la nupesse
00:38:05aux avant-dernières élections.
00:38:07s'ils n'avaient plus de quoi payer
00:38:09ne serait-ce que Solferino.
00:38:11Enfin, je ne sais plus
00:38:11si Solferino,
00:38:12ils l'ont vendu.
00:38:13Ils sont ailleurs.
00:38:14Mais c'était une catastrophe.
00:38:16Après,
00:38:17pour faire très court,
00:38:18si je passe sur le référendum,
00:38:19moi, je suis pour le référendum,
00:38:20mais il faut qu'il y ait imposé
00:38:2275% de votants
00:38:23de la masse votable.
00:38:24D'accord.
00:38:25Parce que si 2,5% de gens
00:38:26votent pour dire non
00:38:27et les restes des gens
00:38:28ne sont pas déplacés,
00:38:29on a 2,5% de gens
00:38:31qui exercent
00:38:32un pouvoir énorme
00:38:33sur la totalité.
00:38:34Donc, si on fait un référendum,
00:38:36il faut qu'il soit
00:38:36minimum à 75% de votants,
00:38:38sinon il n'est pas validé.
00:38:39Après, je peux faire plus long,
00:38:40mais j'ai fait le plus court
00:38:41que je pouvais.
00:38:41Allez, une dernière considération
00:38:43et après, je vous libère.
00:38:45Sur quel sujet ?
00:38:46Je ne sais pas.
00:38:47Ce que vous voulez.
00:38:48Est-ce que la primaire de la gauche,
00:38:49est-ce que c'est quelqu'un de gauche
00:38:51qui va sortir de cette primaire ?
00:38:52Voilà.
00:38:52Alors, je vais vous dire
00:38:53plus précis et plus largement.
00:38:55Si on maintient 20% Mélenchon,
00:38:5830% le RN,
00:39:00sachant qu'il n'y a que 70% en général,
00:39:0275% des gens
00:39:03qui votent au premier tour
00:39:04et sachant que la réserve de voix,
00:39:07ira fatalement sur Mélenchon
00:39:08si les jeunes se mettent à voter,
00:39:09parce que pour une région
00:39:10que je ne comprends pas,
00:39:11tous les jeunes sont mélenchonistes
00:39:12en ce moment.
00:39:13On n'en a rien à souhait
00:39:14de savoir qui va se débattre au milieu
00:39:15et ils ne seront pas au deuxième tour.
00:39:17Donc,
00:39:19Bonne analyse.
00:39:19À moins que vous ayez un homme
00:39:22providentiel
00:39:22qui peut faire plus que 25%
00:39:24au premier tour,
00:39:25mais avec 5 ou 6 candidats
00:39:26de gauche,
00:39:273 du centre
00:39:28et 4 et 2 de la droite,
00:39:30ça va fragmenter trop de voix.
00:39:31Pour l'instant,
00:39:32on est les FIERN
00:39:33et on n'en sort pas.
00:39:34Bonne analyse.
00:39:35On va demander
00:39:36à ce qu'on vous considère
00:39:36le plus souvent, Olivier.
00:39:37Vous êtes avisé.
00:39:38Merci beaucoup.
00:39:39Merci de votre témoignage.
00:39:40Gérald,
00:39:41qui nous appelle
00:39:41de Courson-les-Courrières.
00:39:42Bonjour Gérald.
00:39:43Oui, bonjour.
00:39:45Vous êtes d'accord
00:39:45avec André, Gérald ?
00:39:47Pardon ?
00:39:48Vous êtes d'accord
00:39:48avec André ?
00:39:48Tout ça est lamentable ?
00:39:50Évidemment que c'est lamentable.
00:39:52Déjà, moi,
00:39:52je pense qu'un référendum,
00:39:53c'est très important
00:39:54à partir du moment
00:39:55où on demande
00:39:56l'avis du peuple.
00:39:57Or, ce n'est pas le cas
00:39:58parce que quand les sujets
00:39:59sont trop importants,
00:40:01on évite les référendums.
00:40:03Et ce que je trouve
00:40:03vraiment dommage,
00:40:04c'est que là,
00:40:05ils sont tous en train
00:40:06de se battre
00:40:07pour dire
00:40:08« Moi, je suis le meilleur
00:40:09je vais réussir
00:40:10tout ce que les autres
00:40:11n'ont pas réussi. »
00:40:12Par contre, effectivement,
00:40:14payer 15 euros
00:40:15pour permettre
00:40:16à la gauche
00:40:17qui, pour moi,
00:40:18ce n'est plus la gauche,
00:40:19c'est la droche
00:40:20ou la gouache,
00:40:21c'est impressionnant.
00:40:23Ils sont nullissimes.
00:40:25Mais par contre,
00:40:26il faut effectivement
00:40:26qu'ils existent.
00:40:27Or, ces gens-là,
00:40:29si vous voulez
00:40:29quel que soit le parti,
00:40:30ils ont tous
00:40:31des bonnes idées
00:40:32ou des pommes.
00:40:32Comme je disais,
00:40:33avant les élections,
00:40:34on promet,
00:40:35pendant les élections,
00:40:37on promet,
00:40:37mais après,
00:40:38les élections,
00:40:38on ne promet plus.
00:40:39Donc, voilà,
00:40:40moi où j'en suis.
00:40:41Alors, voter maintenant
00:40:42pour des gens
00:40:42qui ne représentent plus rien,
00:40:44ça me gêne énormément.
00:40:46Ben, ça explique un peu
00:40:47les 1,75%
00:40:48de Anne Hidalgo
00:40:49à la présidentielle
00:40:50de 2022.
00:40:52Voilà.
00:40:52Bon, ben, Gérald,
00:40:54vous êtes comme Olivier,
00:40:55vous êtes un peu dépité.
00:40:56Le peuple de gauche
00:40:57est malheureux en ce moment.
00:40:58espérons qu'il y aura
00:40:59des jours meilleurs.
00:41:00Merci pour votre témoignage.
00:41:01A très bientôt, Gérald.
00:41:02De rien.
00:41:02Au revoir.
00:41:03Voilà.
00:41:03Merci d'être avec nous
00:41:04sur Sud Radio 0,
00:41:06826 300 300.
00:41:08À suivre un sujet brûlant
00:41:09qui vous préoccupe tous,
00:41:11la neutralité,
00:41:12l'impartialité
00:41:13des journalistes.
00:41:14Existe-t-elle ?
00:41:15Vous pouvez réagir dès maintenant
00:41:16pour cela en numéro
00:41:160, 826 300 300.
00:41:19Parce que je reçois
00:41:20le grand Michel Cardoz
00:41:22qui a brillé sur le petit écran
00:41:23pendant tant d'années.
00:41:24Le papa de Jacques
00:41:25est avec nous sur Sud Radio.
00:41:26Michel aussi est passé
00:41:27par Sud Radio
00:41:28en un certain temps
00:41:29et j'ai l'honneur
00:41:29et le bonheur
00:41:30de le recevoir.
00:41:30Une heure,
00:41:31t'as les 45 minutes de débat.
00:41:32Vous allez voir,
00:41:32ça va être passionnant.
00:41:33Vous restez avec nous
00:41:34surtout sur Sud Radio.
00:41:37Midi 14h,
00:41:38Sud Radio,
00:41:39la France dans tous ses états,
00:41:42le face-à-face.
00:41:44Mais oui,
00:41:44vous êtes bien sur Sud Radio.
00:41:45Il est 13h03
00:41:46en ce mardi,
00:41:471er septembre 2021.
00:41:49Je suis dans un état
00:41:51d'émotion.
00:41:52Vous ne pouvez pas vous imaginer,
00:41:54j'ai reçu des personnalités
00:41:55sur cette antenne.
00:41:56Je ne suis pas là
00:41:56depuis longtemps,
00:41:57je suis là depuis un an.
00:41:58Et là,
00:41:58j'ai l'impression,
00:42:00ne vous moquez pas de moi.
00:42:01Je ne sais pas si j'ai
00:42:02Jeanne d'Arc ou Charlemagne
00:42:03en face de moi.
00:42:05J'ai Michel Cardoz.
00:42:07Non mais Michel Cardoz,
00:42:08vous ne pouvez pas
00:42:09imaginer les faits
00:42:10que ça me fait
00:42:11de vous avoir.
00:42:12Moi, je vous ai connu,
00:42:12gamin,
00:42:13j'étais adolescent de 19 ans.
00:42:14Vous étiez entre
00:42:15Mitterrand et Giscard.
00:42:17Il y avait des personnalités
00:42:18qui signent.
00:42:18Stanger, Pompidou,
00:42:20il y avait la Reine d'Angleterre
00:42:21puis vous apparaissez
00:42:22à un moment donné
00:42:22avec la météo.
00:42:23Pour moi,
00:42:23vous êtes le visage
00:42:25de la télévision
00:42:26auquel je ne pouvais pas accéder.
00:42:27Je ne savais même pas
00:42:28que j'allais être journaliste.
00:42:29Et là,
00:42:29je vous ai en face de moi
00:42:31à Sud Radio.
00:42:32En plus,
00:42:32il y a votre petit
00:42:33qui est là avec nous,
00:42:34Jacques,
00:42:34qui est une merveille.
00:42:35Et vous venez me raconter
00:42:36ce que je rêve d'entendre.
00:42:38Cette époque que j'ai connue
00:42:39mais je n'étais pas
00:42:40à ce poste.
00:42:41Vous,
00:42:41vous l'avez connue.
00:42:42Voilà,
00:42:42la télévision française,
00:42:43vous avez connu
00:42:44la RTF,
00:42:45l'ORTF,
00:42:46la radio,
00:42:46la radio,
00:42:47France Inter,
00:42:48le service public.
00:42:49France Inter.
00:42:49Vous avez écrit
00:42:50des choses admirables
00:42:51à voter,
00:42:52un livre sur Georges Bizet,
00:42:54Nouveau Voyage.
00:42:55Alors,
00:42:55on va parler de votre appartenance
00:42:57au Parti Communiste
00:42:58avec lequel vous avez rompu
00:42:59parce que vous êtes d'abord
00:43:00un humaniste,
00:43:01Michel Cardoz,
00:43:01avant d'être un homme de gauche.
00:43:03Et moi aussi
00:43:04qui suis passé par le parti
00:43:06beaucoup moins de temps que vous,
00:43:07on reste toujours communiste
00:43:08au fond de son cœur,
00:43:10j'allais dire,
00:43:10philosophiquement parlant.
00:43:11On garde l'utopie vissée au cœur.
00:43:14On garde l'utopie vissée au cœur.
00:43:15Et puis,
00:43:15vous avez écrit
00:43:16Duachi à Parmentier,
00:43:17ça aussi,
00:43:17vous allez m'en dire un mot.
00:43:18Et puis,
00:43:18votre chef-d'oeuvre,
00:43:19Cyrano de Bergerac
00:43:20parce que vous êtes quelqu'un.
00:43:21Le vrai.
00:43:21Voilà.
00:43:22Et le Gascon Rouge
00:43:23parce que vous êtes Gascon,
00:43:24donc origine portugaise,
00:43:26naissance à Talence,
00:43:27donc à Bordeaux.
00:43:28Et puis,
00:43:29aujourd'hui,
00:43:29vous êtes dans ce Gers,
00:43:31ce paradis,
00:43:31ce paradis Gascon.
00:43:32Et puis là,
00:43:33vous êtes avec moi aujourd'hui,
00:43:34avec nous,
00:43:34avec Anissa,
00:43:35à l'antenne de Sud Radio.
00:43:36C'est un honneur,
00:43:38c'est un bonheur.
00:43:38Et merci de me voir avec vous.
00:43:40C'est un privilège.
00:43:40Mais merci,
00:43:41merci d'être là.
00:43:43Michel Cardoz,
00:43:44je me souviens,
00:43:45on parlait de vous.
00:43:46Vous aviez d'autres camarades.
00:43:47Il y avait Marcel Tria,
00:43:48aussi,
00:43:48qui était au Parti communiste,
00:43:50Roland Passevant.
00:43:51Je me souviens de Stélo Lorenzi,
00:43:52qui avait fait
00:43:54Le Charme et les Étoiles
00:43:55et puis Emile Zola.
00:43:56Il y avait des journalistes.
00:43:58Grand réalisateur.
00:43:59Stélo,
00:43:59c'était un grand réalisateur.
00:44:00C'est de l'école des Butches-aux-Monts
00:44:02avec Marcel Bluval
00:44:03et quelques autres
00:44:04qui ont enchanté
00:44:05les soirées du temps
00:44:07où il n'y avait qu'une chaîne
00:44:08de télévision
00:44:08en noir et blanc.
00:44:09La première.
00:44:10À 20h30,
00:44:11on pouvait voir Don Juan
00:44:14avec Piccoli
00:44:15mis en scène
00:44:15par Marcel Bluval
00:44:16ou bien
00:44:17des émissions
00:44:18qui étaient
00:44:21emblématiques
00:44:21sur l'histoire
00:44:23réalisées par
00:44:24Stélo Lorenzi
00:44:25et quelques autres
00:44:26très grandes signatures.
00:44:26La grande télévision française,
00:44:28Claude Santelli,
00:44:29enfin,
00:44:30Jean de Passe
00:44:30au théâtre ce soir.
00:44:31Alors,
00:44:32ce n'est pas la peine
00:44:32d'être nostalgique non plus,
00:44:33parce que cette télévision,
00:44:35elle avait aussi
00:44:36quelquefois
00:44:37ses défauts,
00:44:38ses pesanteurs.
00:44:39Voilà.
00:44:39Et puis surtout,
00:44:40elle était tout à fait soumise
00:44:42au parti,
00:44:43au pouvoir politique.
00:44:44À la droite.
00:44:45Parce que De Gaulle
00:44:46avait eu une idée formidable
00:44:47qui a été continuée
00:44:49par Georges Pompidou,
00:44:51c'est de laisser
00:44:53tous les programmes
00:44:55aux gens de gauche
00:44:57et quelques,
00:44:58parmi les gens de gauche,
00:44:59il y avait quelques communistes
00:45:01en effet très engagés,
00:45:03comme Stélo Lorenzi,
00:45:04comme d'autres,
00:45:04comme Bluval,
00:45:05etc.
00:45:06Et par contre,
00:45:07l'information,
00:45:08elle était verrouillée
00:45:09par les camarades
00:45:11proches du pouvoir.
00:45:12Voilà,
00:45:13tout simplement.
00:45:13C'était assez astucieux
00:45:15de la part de De Gaulle
00:45:16de laisser la création
00:45:17à ceux qui savaient le faire
00:45:18et de garder l'info
00:45:20pour...
00:45:21Il faut rappeler cette époque,
00:45:23Michel Cardoz,
00:45:23merci de le rappeler,
00:45:24Alain Perfitte,
00:45:25ministre de l'Information,
00:45:27dicté tous les jours
00:45:28au directeur de l'information
00:45:29de l'ERTF,
00:45:30le programme du journal télévisé.
00:45:32Jean-François Cain,
00:45:33qui était mon patron,
00:45:33se souvient dans le bureau
00:45:34quand il était au service politique
00:45:36d'Antenne 2 à l'époque,
00:45:37on prenait la consigne
00:45:38au ministère de l'Information.
00:45:40Vous vous rendez compte
00:45:41par rapport à aujourd'hui ?
00:45:42Oui,
00:45:43mais quand j'écoute
00:45:44certains éditorialistes
00:45:45aujourd'hui,
00:45:45Michel Cardoz,
00:45:47on va faire un clin d'œil
00:45:48à qui vous voulez,
00:45:49j'ai l'impression
00:45:49que souvent le texte
00:45:51par un parti politique
00:45:52ou par un gouvernement.
00:45:53Mais parce que les moyens
00:45:54de pression ont changé,
00:45:55ça ne...
00:45:56On n'a plus...
00:45:57Comment dire ?
00:45:58Le chef du gouvernement
00:45:59n'a plus besoin
00:45:59de téléphoner
00:46:00au rédacteur en chef
00:46:01pour lui dire
00:46:02ce qu'il aimerait avoir
00:46:03dans le 20h.
00:46:04Il n'a plus besoin.
00:46:05Ça se fait tout seul.
00:46:06C'est déjà à lui.
00:46:07Ça s'appelle
00:46:07la servitude volontaire.
00:46:09La servitude volontaire.
00:46:10Ah oui,
00:46:10ce n'est pas moi
00:46:11qui ai inventé l'expression.
00:46:12Vous connaissez,
00:46:12c'est Étienne Labo ici.
00:46:14Elle se porte bien.
00:46:16Le petit copain de Montaigne
00:46:18qui est mort très jeune
00:46:19d'une fièvre
00:46:20dans la banlieue de Bordeaux
00:46:21à Germignan,
00:46:22Étienne Labo ici
00:46:23qui a 18 ans
00:46:23écrit ce pamphlet
00:46:24qui s'appelle
00:46:25la servitude volontaire.
00:46:27On peut le lire aujourd'hui encore
00:46:28la servitude volontaire.
00:46:29Parce que c'était lui,
00:46:30parce que c'était moi.
00:46:31Et elle est courante
00:46:32cette servitude volontaire.
00:46:33Donc,
00:46:33l'écoute téléphone
00:46:35du ministre
00:46:36au rédacteur en chef,
00:46:38ce n'est plus la peine.
00:46:39Je suis sur le point
00:46:40de citer des noms
00:46:40mais on ne va pas les citer.
00:46:41Mais on sent
00:46:42qu'ils se reconnaîtront.
00:46:43Mais quand ils font
00:46:44leurs éditos
00:46:45certainement brillants
00:46:45quelques fois,
00:46:46on sent quand même
00:46:47qu'on est dans
00:46:47un dirigisme assez...
00:46:49On est dans ce qu'on appelle
00:46:50dans une pensée dominante.
00:46:52Et les patrons
00:46:52et les patronnes de presse
00:46:54qui disent
00:46:54je ferai une information
00:46:56qui corresponde
00:46:57à la France
00:46:57que moi j'ai envie de voir.
00:46:58Vous vous rendez compte ?
00:47:00Je vous prononcez.
00:47:01A l'époque,
00:47:02vous,
00:47:02Marcel Tria,
00:47:03tous les autres,
00:47:04on sait que vous êtes communiste.
00:47:05On vous regarde
00:47:06comme des bêtes étranges
00:47:07d'un monde extérieur
00:47:08et pourtant,
00:47:09vous ne mordez pas,
00:47:11vous n'en voyez pas.
00:47:11Je n'ai pas mangé
00:47:13de petits-enfants non plus.
00:47:14Vous savez,
00:47:15quand on est arrivé
00:47:16en 81,
00:47:17quelques-uns comme ça,
00:47:18qui venaient
00:47:19de la mouvance
00:47:20ou de la sensibilité,
00:47:21comme on disait,
00:47:22de la sensibilité
00:47:23d'extrême-gauche,
00:47:24communiste ou proche,
00:47:25on est arrivé
00:47:26dans les médias dominants,
00:47:28France Inter,
00:47:28TF1,
00:47:29France 2,
00:47:30etc.
00:47:30On était quelques-uns,
00:47:31on était une poignée.
00:47:32Et oui,
00:47:34certains nous ont regardés
00:47:35comme des bêtes étranges,
00:47:37mais moi je me souviens
00:47:39d'avoir dit
00:47:39non,
00:47:40je suis journaliste,
00:47:41j'ai une sensibilité
00:47:42et on a été mis en scène
00:47:44d'une certaine manière
00:47:45pour faire rentrer
00:47:47le pluralisme
00:47:47dans les médias dominants.
00:47:49C'était un immense progrès.
00:47:51Michel Cotta a eu,
00:47:52qui était directrice
00:47:53de Radio France
00:47:54et de France Inter
00:47:54à l'époque,
00:47:55en 81,
00:47:56a eu cette idée
00:47:58astucieuse et géniale
00:47:59à la fois
00:47:59de mettre
00:48:00quatre chroniqueurs
00:48:01de quatre sensibilités
00:48:02différentes
00:48:02entre 7h et 8h,
00:48:047h10,
00:48:057h20,
00:48:057h40
00:48:06et 7h50.
00:48:07Il y avait Dominique Jamais
00:48:08qui était censée
00:48:10représenter
00:48:10la sensibilité
00:48:11de droite,
00:48:11qui venait
00:48:12du quotidien
00:48:13de Paris.
00:48:13Guy Clès
00:48:14qui était censé
00:48:15représenter
00:48:15la sensibilité
00:48:16du PS,
00:48:17il venait du matin
00:48:18de Paris
00:48:18et d'Europe 1.
00:48:19Moi,
00:48:20à 7h20,
00:48:21la sensibilité
00:48:22dite communiste
00:48:23et il y avait
00:48:24Emmanuel de La Taille
00:48:25à 7h50.
00:48:26Pour l'économie.
00:48:27Voilà.
00:48:27Et alors,
00:48:28pour la petite anecdote,
00:48:29quand on demandait
00:48:30à Michel Cotta
00:48:31mais quelle est la sensibilité
00:48:32de Emmanuel de La Taille ?
00:48:34Et Michel,
00:48:35impérial,
00:48:36en tournant la page
00:48:37et en changeant
00:48:38de conversation,
00:48:38répondait
00:48:39il est Gaulliste
00:48:40de gauche.
00:48:41Michel Cardoz,
00:48:42j'atteste,
00:48:43pour vous avoir tous
00:48:43écouté à cette époque-là,
00:48:45on était tous plus jeunes,
00:48:47jamais,
00:48:48jamais,
00:48:48vous aviez peut-être
00:48:49vos sensibilités,
00:48:50vous aviez peut-être
00:48:50votre approche
00:48:51de l'actualité.
00:48:52Je vous jure
00:48:52que jamais
00:48:53je n'ai senti
00:48:54suenter l'idéologie,
00:48:55vous savez,
00:48:56sournoise,
00:48:56ni l'esprit partisan,
00:48:59c'est clair et net
00:48:59et vous étiez
00:49:00quelquefois
00:49:00des militants
00:49:01encartés
00:49:01parce qu'on avait
00:49:03autant Dominique Jamais
00:49:05que moi
00:49:05ou que Guy Clès,
00:49:06on avait l'esprit
00:49:08contradictoire
00:49:08et critique
00:49:09que même
00:49:10quand on a une opinion
00:49:11arrêtée,
00:49:12il y a des gens
00:49:13qui ont des opinions
00:49:14arrêtées,
00:49:14des engagements,
00:49:15bon,
00:49:16mais il faut garder
00:49:17l'esprit critique
00:49:18même vis-à-vis de soi
00:49:20et toujours douter
00:49:21de soi d'abord.
00:49:22C'est ce que j'ai fait
00:49:23même quand j'ai été
00:49:26militant très engagé,
00:49:27à un moment donné,
00:49:28l'esprit critique
00:49:29m'a pénétré aussi
00:49:31puisque un jour,
00:49:32j'ai quitté
00:49:33la mouvance
00:49:34du parti communiste
00:49:35en 79-80
00:49:36au moment
00:49:37où les tanks soviétiques
00:49:38sont entrées
00:49:39dans Kaboul,
00:49:40je n'ai pas supporté
00:49:41que le dirigeant
00:49:42communiste français
00:49:43de l'époque,
00:49:44Georges Marchais,
00:49:45dise que c'était
00:49:45pour lutter
00:49:47contre le droit
00:49:47du cuissage
00:49:48en Afghanistan.
00:49:49Alors,
00:49:50à la lumière
00:49:50d'aujourd'hui,
00:49:51vous voyez,
00:49:51c'est...
00:49:51Et le bilan globalement
00:49:55positif,
00:49:55pour moi,
00:49:56c'était une formule
00:49:56tout à fait insupportable
00:49:58et comme la contradiction
00:49:59ne pouvait pas se jouer
00:50:00à l'intérieur,
00:50:01je l'ai vécu
00:50:03à l'extérieur.
00:50:04Vous vous souvenez
00:50:04de Jean-François Kahn,
00:50:05je vous l'ai cité
00:50:05parce que j'ai travaillé
00:50:0630 ans avec lui,
00:50:07vous adorez,
00:50:08et il menace
00:50:09de démissionner
00:50:10si la tête d'Elkabach
00:50:11et d'Étienne Moujotte
00:50:12tombe,
00:50:13il le dit à des groupes,
00:50:14et elle tombe
00:50:14et il va quitter,
00:50:15il reviendra après,
00:50:16mais il a tenu parole.
00:50:17Il y a quand même eu aussi
00:50:18à l'arrivée de la gauche
00:50:18un petit nettoyage,
00:50:20un petit peu
00:50:20de chasse aux sorcières.
00:50:21Ah ben,
00:50:21il y a des gens
00:50:22qui se sont sentis
00:50:23pas acceptés
00:50:24ou pas reçus
00:50:25comme effectivement
00:50:27Jean-Pierre Elkabach
00:50:28ou Patrice Duhamel
00:50:30ou d'autres
00:50:30comme Grand Clément
00:50:31à TF1,
00:50:32etc.
00:50:33Voilà,
00:50:33je me souviens
00:50:34de Grand Clément
00:50:35parce qu'on m'a attribué
00:50:36sa place de parking.
00:50:37Vous voyez,
00:50:38ça détaille.
00:50:39Mais vous savez,
00:50:40dans les institutions
00:50:41comme TF1,
00:50:42service public,
00:50:43les places de parking,
00:50:44c'était quelquefois
00:50:46un signe de pouvoir,
00:50:47un signe d'appartenance
00:50:48à une certaine hiérarchie.
00:50:50Michel Cardoz,
00:50:51quand vous écoutez,
00:50:52quand vous regardez,
00:50:53que vous écoutez
00:50:53les médias français
00:50:54aujourd'hui,
00:50:55c'est quand même
00:50:56au niveau de l'information.
00:50:58Est-ce qu'on en dit plus ?
00:51:00Est-ce qu'on dit tout ?
00:51:01Alors ici,
00:51:01on est sur une antenne
00:51:02qui est le parlons vrai.
00:51:04Patrick Roger
00:51:05est absolument,
00:51:06j'allais dire,
00:51:07intraitable là-dessus.
00:51:08On dit ce que l'on a à dire
00:51:10et il n'y a pas de tabou
00:51:11vu qu'on respecte
00:51:12les lois de la République.
00:51:13Il y a les principes fondamentaux,
00:51:14n'est-ce pas ?
00:51:15Est-ce que vous sentez
00:51:16malgré tout aujourd'hui,
00:51:17il y a une méfiance
00:51:18et Anissa va nous en parler
00:51:19dans quelques instants,
00:51:20il y a une méfiance
00:51:21des Françaises et des Français
00:51:22envers les médias.
00:51:22Est-ce que pour l'autant
00:51:23la libre parole
00:51:24est toujours à sa place,
00:51:26j'allais dire,
00:51:26dans les médias français,
00:51:27dans la presse française ?
00:51:28Alors,
00:51:28on a cette impression là,
00:51:29effectivement,
00:51:30qu'une libre parole
00:51:31s'est installée,
00:51:32s'est généralisée.
00:51:33Mais,
00:51:34je trouve que la contradiction
00:51:37est peu présente.
00:51:38Il y a des idées dominantes,
00:51:40ce qui a toujours été,
00:51:40mais là,
00:51:41elles sont ultra-dominantes
00:51:42et je trouve que
00:51:44la contradiction
00:51:45qui devrait venir
00:51:47de la contestation,
00:51:49des idées différentes,
00:51:51de l'utopie,
00:51:52de la contestation
00:51:56qui est normale
00:51:57et nécessaire
00:51:58pour faire avancer
00:51:59le chemin public,
00:52:01les idées,
00:52:02je trouve que
00:52:02cette contradiction,
00:52:03il faut la chercher
00:52:04ailleurs que dans
00:52:05les médias dominants.
00:52:06Il faut la chercher
00:52:07dans la presse écrite,
00:52:08dans les revues,
00:52:09dans,
00:52:09quelquefois sur Internet
00:52:11aussi.
00:52:11Mais,
00:52:12vraiment,
00:52:13je trouve que
00:52:13en dépit de la
00:52:14de l'inflorescence,
00:52:17c'est-à-dire
00:52:17de la multiplication
00:52:18des sources
00:52:18multiples,
00:52:20on a trois ou quatre
00:52:21chaînes d'informations
00:52:22multiples
00:52:22ou continues,
00:52:24on a une diversité
00:52:25apparente,
00:52:26effectivement,
00:52:27quand on zappe
00:52:27sur le téléviseur
00:52:29ou sur son téléphone.
00:52:30Mais,
00:52:30en réalité,
00:52:31la pensée dominante,
00:52:32elle est vraiment dominante
00:52:33et je trouve que
00:52:36nos contestataires,
00:52:37nos contradicteurs
00:52:40naturels
00:52:40devraient être
00:52:41plus présents
00:52:42et plus actifs,
00:52:43surtout,
00:52:43plus actifs.
00:52:45Il faut porter
00:52:45la contradiction,
00:52:47il faut contester
00:52:48et ça demande
00:52:49du courage,
00:52:50ça demande
00:52:51du travail.
00:52:52Quand France Inter
00:52:53crée la rubrique
00:52:54« En toute subjectivité »
00:52:57où il donne la parole
00:52:58pendant la matinale
00:52:58à des gens
00:52:59qui ne le pensent pas
00:52:59comme eux,
00:53:00ça veut donc dire
00:53:01que eux sont
00:53:01dans l'objectivité absolue,
00:53:03que France Inter
00:53:04c'est la radio
00:53:05de la neutralité,
00:53:06de la vérité,
00:53:07des faits tels qu'ils sont
00:53:08et que les autres
00:53:09donnent une tendance,
00:53:11une lecture un petit peu orientée.
00:53:13Chacun joue avec les mots,
00:53:15chacun se met en scène
00:53:16et chacun met en scène
00:53:17des diversités
00:53:18plus ou moins réelles.
00:53:20Je ne crois pas
00:53:21à la neutralité
00:53:23ou à l'objectivité absolue.
00:53:25Chacun a ses points de vue,
00:53:26ses sensibilités,
00:53:27on n'a pas la même éducation,
00:53:29on n'a pas le même parcours,
00:53:30on n'a pas les mêmes lectures
00:53:31donc forcément,
00:53:32forcément il y a des différences
00:53:33et il faut les assumer
00:53:35ces différences,
00:53:36il faut les proclamer.
00:53:38Nous sommes différents.
00:53:39Vous restez avec nous,
00:53:39nous sommes avec Jacques Cardoz,
00:53:41en sortant dans quelques...
00:53:42Michel Cardoz.
00:53:42Ah mais pardon,
00:53:42vous voyez,
00:53:43j'étais sûr que j'allais faire
00:53:44la confusion,
00:53:45mais elle est honorable.
00:53:45Avec Michel Cardoz,
00:53:46vous nous retrouvez,
00:53:47Ernie,
00:53:48ça vous dira qu'il faut nous appeler...
00:53:49L'esprit critique,
00:53:50quelles que soient ses convictions personnelles,
00:53:52objectivité, pluralisme,
00:53:53voilà le témoignage que nous livre
00:53:54Michel Cardoz sur les journalistes
00:53:56que les moins de 20 ans
00:53:57ne peuvent plus connaître.
00:53:59Qu'en pensez-vous ?
00:54:00Êtes-vous d'accord ou pas ?
00:54:01Appelez-nous 0826 300 300.
00:54:10Il est 13h19
00:54:12et vous êtes mieux que jamais
00:54:14sur Sud Radio
00:54:14parce que nous avons
00:54:16Michel Cardoz
00:54:17dans le studio.
00:54:18Avec plaisir.
00:54:19Mon émotion n'est pas passée.
00:54:20Je n'ai rien ni ça.
00:54:21C'est lui.
00:54:22On l'a touché tout à l'heure.
00:54:23Évidemment, c'est lui en vrai.
00:54:24En chair et en os.
00:54:26Quel bonheur de vous avoir,
00:54:27quel plaisir de vous entendre.
00:54:29Ça décoiffe.
00:54:30Le plaisir est partagé.
00:54:32Le Parlez Vrai,
00:54:33vous me donnez
00:54:34une leçon de Parlez Vrai
00:54:35qui est le thème de cette maison.
00:54:36Je m'imprègne tous les matins.
00:54:38Je vais prendre des cours
00:54:38des rééducations
00:54:39parce qu'on a ici des chefs
00:54:40qui nous apprennent à Parlez Vrai.
00:54:42Quand on arrive,
00:54:43on est un peu pollué
00:54:43même si on croit
00:54:44qu'on sait tout.
00:54:45On ne sait rien.
00:54:46Et vous,
00:54:46avec des mots simples
00:54:47et des mots francs,
00:54:48vous nous donnez
00:54:49une leçon de Parlez Vrai.
00:54:50Et ça fait...
00:54:51Allez, je peux dire
00:54:51que j'ai fait 60 ans
00:54:52que vous Parlez Vrai,
00:54:53Michel Cardoz,
00:54:54un peu plus
00:54:54puisque vous avez Parlez Vrai très vite.
00:54:56Ah bon ?
00:54:58Avec Edmond, votre papa.
00:54:59Je pense que vous...
00:55:00Oui, on Parlez Vrai.
00:55:01Oui, on Parlez Vrai.
00:55:02On Parlez Vrai.
00:55:03Anissa,
00:55:04parlez-nous un peu
00:55:05de ce que les Français
00:55:05pensent des médias.
00:55:07Ah ben, les Français,
00:55:07ils parlent vrai aussi
00:55:08quand on les interroge
00:55:10parce qu'il y a effectivement
00:55:11quand on parle des journalistes
00:55:12et des médias
00:55:13une crise fondamentale
00:55:14dont on se doit
00:55:16de parler également
00:55:17qui est celle de la confiance
00:55:18ou plutôt de la perte
00:55:19de confiance
00:55:20des Français
00:55:21vis-à-vis de leurs journalistes.
00:55:23Dans sa 39e édition,
00:55:25on a un baromètre
00:55:26dont je ne donnerai pas
00:55:28le détail tout de suite
00:55:29sauf si je le peux, non ?
00:55:30On verra.
00:55:30On verra, voilà.
00:55:31Avancez, avancez.
00:55:32En tout cas,
00:55:32sur la confiance dans les médias,
00:55:34c'est un baromètre
00:55:35qui a été publié
00:55:36le jeudi 15 janvier 2026
00:55:38et je peux vous dire
00:55:38que le résultat est sans appel.
00:55:39La réponse est claire, non.
00:55:40Les Français n'ont plus confiance
00:55:42du tout en leurs médias.
00:55:43Et lorsqu'on leur demande
00:55:44pourquoi 68% considèrent
00:55:46que les médias
00:55:47privilégient
00:55:48la confrontation des opinions
00:55:49plutôt que l'explication,
00:55:5154% estiment
00:55:53que les journalistes
00:55:53sont éloignés
00:55:54des préoccupations des Français.
00:55:5667% jugent problématique
00:55:58que les médias
00:55:59soient concentrés
00:56:00entre les mains
00:56:01de quelques grands groupes.
00:56:02Alors que demandent
00:56:03les Français selon ce sondage ?
00:56:0578% veulent une séparation claire
00:56:08entre l'information
00:56:09et l'opinion.
00:56:1077% veulent des garanties
00:56:12sur l'indépendance
00:56:13des journalistes
00:56:14vis-à-vis des propriétaires
00:56:15de leurs médias.
00:56:16Et près de 3 Français sur 4
00:56:18voudraient simplement
00:56:19que les journalistes
00:56:19s'intéressent davantage
00:56:20à leur vie.
00:56:22Et lorsque l'on voit
00:56:22cette dernière réponse,
00:56:23on ne saurait pas
00:56:24que la question portait
00:56:25sur les journalistes,
00:56:26on croirait qu'elle concerne
00:56:27les politiques,
00:56:28qu'elle s'adresserait
00:56:29à des politiques.
00:56:30Ceci dit,
00:56:31reste un paradoxe
00:56:32malgré cette défiance.
00:56:3365% des Français
00:56:35considèrent toujours
00:56:35les médias
00:56:36comme un contre-pouvoir
00:56:37indispensable à la démocratie.
00:56:39Autrement dit,
00:56:40les Français ne nous disent
00:56:41peut-être pas
00:56:42qu'ils ne veulent plus
00:56:42de journalistes,
00:56:43ils nous disent
00:56:44qu'ils attendent
00:56:45entre autres de nous.
00:56:46Finalement,
00:56:47les Français disent
00:56:48se méfier des médias,
00:56:49ils nous demandent
00:56:50d'autres choses.
00:56:51Ils se méfient des médias
00:56:52de manière abstraite,
00:56:53mais lorsqu'on leur demande
00:56:54s'ils nous font confiance
00:56:55finalement,
00:56:56et en tout cas
00:56:56à des médias précis,
00:56:58figurez-vous que
00:56:5965% disent oui,
00:57:00on fait confiance au JT,
00:57:01oui,
00:57:0263% disent
00:57:03faire confiance
00:57:04à la presse régionale
00:57:05et 58%
00:57:06à la presse internationale.
00:57:07Ça nous fait quand même
00:57:07des éléments
00:57:08un petit peu paradoxaux.
00:57:10Néanmoins,
00:57:10on comprend qu'il y a
00:57:11cette assimilation
00:57:12peut-être à certains médias
00:57:16qui feraient peut-être
00:57:17plus de politique
00:57:18que de rôles journalistiques
00:57:20à proprement dit.
00:57:21Michel Cardoz,
00:57:22est-ce qu'il faut croire ?
00:57:23Les paradoxes sont à l'œuvre.
00:57:25Est-ce qu'il faut croire
00:57:26les journalistes ?
00:57:26Alors,
00:57:26on entend à la fois
00:57:29des personnes autour de nous
00:57:31qui disent
00:57:31ils l'ont dit à la télé
00:57:32donc ça doit être vrai
00:57:33ou je l'ai lu dans le journal.
00:57:35Autrefois,
00:57:36on disait ça,
00:57:36je l'ai lu dans le journal
00:57:37et ça doit être vrai.
00:57:38Et maintenant,
00:57:38c'est des réseaux sociaux.
00:57:39Alors là...
00:57:39Et maintenant,
00:57:40je l'ai vu sur internet.
00:57:41Donc voilà.
00:57:42Et puis en même temps,
00:57:43il y a cette défiance
00:57:44dont vous venez de dresser
00:57:47le constat.
00:57:48Terrible !
00:57:49Il y a une défiance terrible
00:57:50en effet.
00:57:52Eux aussi,
00:57:53ils sont tous pourris
00:57:53éventuellement
00:57:54et ils ont tellement de liens
00:57:56avec les hommes politiques
00:57:57et les dominants,
00:57:58les grands patrons,
00:57:58etc.
00:57:59que forcément,
00:58:00leur parole est soumise.
00:58:02Ils ne le pensent pas comme ça
00:58:04à vos sondés
00:58:04mais en fait,
00:58:05le résultat est là.
00:58:06C'est-à-dire que la confiance
00:58:08semble partie.
00:58:09En même temps,
00:58:10la confiance est toujours là
00:58:11parce que quand même,
00:58:12s'ils le disent,
00:58:13s'ils le montrent,
00:58:14ce qui est nouveau,
00:58:15c'est la puissance de l'image.
00:58:17Et là,
00:58:17dans les sondages,
00:58:18on n'en prend pas assez compte.
00:58:20C'est-à-dire que
00:58:21quand on vous montre
00:58:23à l'image
00:58:24un fait divers sanglant,
00:58:25par exemple,
00:58:26qui s'est passé dans une rue,
00:58:28pavillonnaire,
00:58:28à Bécon-les-Bruyères
00:58:29ou ailleurs,
00:58:31la France est à feu et à sang
00:58:32et on repense
00:58:33à Jiquel
00:58:34disant
00:58:34la France a peur.
00:58:36Alors que
00:58:37c'est un petit fait divers
00:58:38qui se multipliait
00:58:39au 19ème siècle
00:58:40sans émouvoir
00:58:41la boulangère
00:58:43de Carpentras
00:58:43comme disait
00:58:44Pierre Desgroppes.
00:58:45C'est-à-dire que
00:58:45parce que la boulangère
00:58:46de Carpentras
00:58:47ne savait pas
00:58:48qu'il y avait eu
00:58:49un crime sanglant
00:58:50rue Colin-Court
00:58:52au même moment.
00:58:53Tandis qu'aujourd'hui,
00:58:54elle sait tout
00:58:55en temps réel.
00:58:55En 3 minutes.
00:58:56La boulangère
00:58:57de Carpentras
00:58:58c'est tout
00:58:58y compris ce qui se passe
00:58:59en Chine
00:58:59ou en Russie
00:59:01ou en Kiev
00:59:01ou au Sénégal.
00:59:02Michel Cardoz
00:59:03à Nyssa l'a souligné
00:59:04aujourd'hui
00:59:05la méfrance
00:59:05des Français
00:59:06vient aussi
00:59:07des Français
00:59:07des auditeurs
00:59:08sur ces interviews politiques
00:59:10où on cherche
00:59:11vous savez
00:59:11la petite phrase
00:59:12on n'est pas dans l'information
00:59:13on n'est pas dans la pédagogie
00:59:14on n'est pas
00:59:15on est
00:59:15je me souviens
00:59:16du camarade Jacques Rallit
00:59:17que vous avez bien connu
00:59:18qui a été ministre de la santé
00:59:19du premier gouvernement de gauche
00:59:20de Mitterrand
00:59:21qui était élu
00:59:21de Seine-Saint-Denis
00:59:22qui disait un jour
00:59:23il s'énerve à l'antenne
00:59:24je ne sais plus
00:59:26avec qui il est
00:59:26je crois qu'il est avec
00:59:27je crois qu'il est avec
00:59:29Patrick Poivre d'Arvor
00:59:30et il lui dit
00:59:31cette obsession
00:59:32que vous avez
00:59:33à vouloir mettre
00:59:34les hommes politiques
00:59:34en contradiction
00:59:35avec eux-mêmes
00:59:36mais qu'est-ce qu'on s'en fiche
00:59:37l'important c'est ce que j'ai à dire
00:59:39et il avait raison
00:59:40et je pense que
00:59:41ce qui est vrai
00:59:42dans les résultats du sondage
00:59:44est profondément vrai
00:59:45dans la
00:59:46et du travail des journalistes
00:59:51c'est
00:59:51la priorité
00:59:52et du travail des journalistes
00:59:54c'est
00:59:54la priorité
00:59:55à la confrontation
00:59:56plutôt qu'au décortiquage
00:59:59de l'information
00:59:59et à son explication
01:00:01plutôt que de
01:00:03parce que ça c'est la politique
01:00:04c'est faire le buzz
01:00:05c'est ça
01:00:05c'est ce qu'on appelle
01:00:05le buzz et le spectacle
01:00:06c'est ce que disait Guy Debord
01:00:08la politique spectacle
01:00:09la société
01:00:10est une mise en spectacle
01:00:12et le spectacle
01:00:13prime sur le fond
01:00:15voilà
01:00:15et aujourd'hui
01:00:16effectivement
01:00:17on cherche
01:00:18y compris dans les radios
01:00:19les plus honorables
01:00:21à chercher
01:00:22à la contradiction
01:00:23la mise en
01:00:24la guerre
01:00:25on cherche la confrontation
01:00:26plutôt qu'expliquer
01:00:28par exemple
01:00:29je prends n'importe quel exemple
01:00:31allez la retraite
01:00:3263, 62, 60, 65, 67
01:00:35je ne sais pas
01:00:36on confronte
01:00:37les types
01:00:38c'est pareil
01:00:38ils s'écharpent
01:00:40sur les dates
01:00:41sur les âges
01:00:42sur les âges
01:00:51c'est la production
01:00:52moi je rêve toujours
01:00:53d'entendre
01:00:54un homme politique
01:00:55ou un journaliste
01:00:56éventuellement
01:00:59être dans la tonalité
01:01:01d'un discours
01:01:02aujourd'hui totalement oublié
01:01:03qui date de 1949
01:01:05Maurice Thorez
01:01:06à Oisier
01:01:07dans le Nord
01:01:08disant à quelques milliers
01:01:10de mineurs
01:01:12en flamand
01:01:13enfin en patois
01:01:15que je ne sais pas
01:01:16illimiter
01:01:16en flamand
01:01:17dire
01:01:18travailler
01:01:19produire
01:01:20produire
01:01:20produire
01:01:21du carbon
01:01:22du carbon
01:01:22du carbon
01:01:23alors à l'époque
01:01:24il fallait extraire
01:01:25des milliers de tonnes
01:01:26de charbon
01:01:27pour relever la France
01:01:2849
01:01:29ils exhortent
01:01:30les types
01:01:31qui venaient de faire grève
01:01:32pour les salaires
01:01:33à travailler
01:01:34travailler
01:01:34travailler
01:01:34produire
01:01:35produire
01:01:36produire
01:01:37du carbon
01:01:37c'est à dire
01:01:37de la richesse matérielle
01:01:39aujourd'hui je rêve
01:01:40qu'on dise aux gens
01:01:41le problème de la dette
01:01:42oui
01:01:43le problème de l'âge
01:01:44de la retraite
01:01:44oui
01:01:44mais la question
01:01:45c'est de produire
01:01:46des richesses
01:01:47pour avoir quelque chose
01:01:47à vendre
01:01:48à manger
01:01:49et à échanger
01:01:50avec d'autres denrées
01:01:51éventuellement
01:01:51pour relever
01:01:53notre niveau
01:01:54Michel Cardoz
01:01:55vous êtes dans la prémonition
01:01:56parce qu'aujourd'hui
01:01:57dans le discours économique
01:01:58vous avez une association
01:01:59d'entrepreneurs
01:02:00qui s'appelle
01:02:00les FFI
01:02:00Force Française de l'Industrie
01:02:02c'est rigolo
01:02:03et ils disent
01:02:03nous nous en sortirons
01:02:04et il y a des gens du MEDEF
01:02:05dedans
01:02:05il y a des grands économistes
01:02:07et des grands patrons
01:02:07nous nous nous en sortirons
01:02:09que si nous retrouverons
01:02:10la logique
01:02:10et la philosophie
01:02:11de la production
01:02:12produire
01:02:13produire français
01:02:14vous vous souvenez
01:02:14en partie communiste
01:02:16les affiches
01:02:16acheter français
01:02:17déjà
01:02:18et c'était Georges Marchais
01:02:19qui était secrétaire général
01:02:19du parti communiste
01:02:21produisons français
01:02:22et consommons français
01:02:23en acheter français
01:02:23voyez comme quoi
01:02:24la logique elle est là
01:02:25et déjà en 49
01:02:26vous nous dites
01:02:26c'était dans la bouche
01:02:27de Maurice Thorez
01:02:28oui mais il y a une petite différence
01:02:29dans laquelle je ne veux pas tomber
01:02:31entre
01:02:33comment dire
01:02:35inciter
01:02:35la nation
01:02:37à produire
01:02:38des richesses
01:02:38et
01:02:39le côté
01:02:40franchouillard
01:02:41du
01:02:42produire français
01:02:43de l'acheter français
01:02:44voyez parce que
01:02:45ah mais seulement
01:02:45s'il est de qualité
01:02:46et de bon rapport
01:02:47qualité-prix
01:02:47bien entendu
01:02:48parce que là
01:02:48c'est pas une cocarde
01:02:49je ne vous mets pas
01:02:51en cause du tout
01:02:52Perico
01:02:52je connais le fond
01:02:53de vos pensées
01:02:54je vous ai assez lu
01:02:55pour ça
01:02:56mais
01:02:57dans le côté
01:02:59comment dire
01:03:00trop tricolore
01:03:01et Dieu sait
01:03:02que j'ai du respect
01:03:03pour le drapeau
01:03:04je le mets tous les jours
01:03:05pas tous les jours
01:03:06dans ma tête
01:03:07en tout cas
01:03:07sur mon portail
01:03:08oui mais
01:03:09je me méfie
01:03:12de ces formulations
01:03:14produire français
01:03:14le slip français
01:03:15enfin des couillonnades
01:03:16comme ça je trouve
01:03:17par contre
01:03:18inciter les gens
01:03:19à la production
01:03:19elle est forcément française
01:03:21la production évidemment
01:03:21puisqu'on est dans les limites
01:03:23de l'hexagone
01:03:23bon voilà
01:03:24on ne va pas faire produire
01:03:25les pays que nous dominions
01:03:27il y a un siècle
01:03:28c'est pas
01:03:29la question n'est plus là
01:03:30nous sommes avec
01:03:30Michel Cardoz
01:03:31en plein dans l'actualité
01:03:33du parlons vrai
01:03:33absolu
01:03:34qui parle avec le coeur
01:03:35avec la raison
01:03:36avec la pensée
01:03:37vous restez avec nous
01:03:37vous nous appelez au 0800
01:03:390800
01:03:400800
01:03:400800
01:03:41et vous
01:03:42qu'en pensez-vous
01:03:43si surtout
01:03:43et nous aurons
01:03:44et nous aurons l'appel
01:03:45dans quelques instants
01:03:46de qui
01:03:47alors nous avons avec nous
01:03:48tout de suite
01:03:49tout à l'heure
01:03:50Fabrice Borosik
01:03:51qui est journaliste
01:03:52de proximité
01:03:52à Oloron
01:03:53en Sainte-Marie
01:03:54qui lui va nous expliquer
01:03:55aussi quel est le ressenti
01:03:56des gens
01:03:57vis-à-vis
01:03:58des journalistes
01:03:59qui nous appelle
01:04:00du Béarn
01:04:00qui n'est pas la Gascogne
01:04:01mais qui est un très beau
01:04:02territoire aussi
01:04:03à tout de suite
01:04:03sur Sud Radio
01:04:05Perico Légas
01:04:06vous êtes bien sur Sud Radio
01:04:08il est 13h33
01:04:09et nous avons toujours
01:04:10la joie, le bonheur
01:04:10et le plaisir
01:04:11d'avoir Michel Cardoz
01:04:12à Nissan
01:04:12nous avons quelqu'un
01:04:13qui est un
01:04:13Fabrice Borosik
01:04:15journaliste de proximité
01:04:16à Oloron
01:04:17Sainte-Marie
01:04:18Fabrice vous êtes journaliste
01:04:19et vous avez aussi
01:04:20votre témoignage de terrain
01:04:22à apporter
01:04:24oui, bonjour
01:04:25bonjour à tous
01:04:26bonjour
01:04:26est-ce qu'il fait beau
01:04:29en Oloron ?
01:04:30ah oui
01:04:31le ciel
01:04:32bleu magnifique
01:04:33bon, le beau Béarn
01:04:34magnifique
01:04:35beau Béarn
01:04:35celui de Gaston Fébus
01:04:37le temps d'Agarbu
01:04:38va s'approcher
01:04:39le temps d'Agarbu
01:04:41se rapproche
01:04:41c'est le premier week-end
01:04:43le premier week-end
01:04:44le week-end prochain
01:04:46qui arrive
01:04:46c'est la Garburade
01:04:47Michel et moi
01:04:47on envisageait peut-être
01:04:48de faire un détour
01:04:49si nos agendas le permettent
01:04:50mais on...
01:04:51on a les agendas chargés
01:04:52parce qu'il n'y a pas
01:04:53que la Garburade
01:04:53et il y en a d'autres
01:04:54bon, je vous écoute
01:04:55je suis déçu par M. Cardoz
01:04:58je suis déçu par M. Cardoz
01:04:59il n'a pas la fleur
01:05:01à la boutonnière
01:05:02il me manque quelque chose
01:05:04je ne la porte pas toujours
01:05:06mais il est en studio-radio
01:05:08donc c'est vrai
01:05:09que nous sommes filmés
01:05:09mais la prochaine fois
01:05:10parce qu'il va revenir
01:05:11il n'est pas au courant
01:05:12bien sûr qu'il va revenir
01:05:13Michel Cardoz
01:05:13il aura la fleur
01:05:14à la boutonnière
01:05:14mais si vous voulez
01:05:14je peux vous coller
01:05:15une citation de Ramon Gomez
01:05:17de la CERN
01:05:17si vous voulez
01:05:18c'est pas...
01:05:20vous la...
01:05:21c'était une boutade
01:05:22nous sommes nostalgiques
01:05:23de la pluie
01:05:24parce qu'elle nous rappelle
01:05:25le temps où nous étions poissons
01:05:27c'est merveilleux
01:05:28c'est merveilleux
01:05:30et il ne pleut pas
01:05:31nous sommes dans le séquette
01:05:32mon cher confrère
01:05:33on vous écoute
01:05:34absolument
01:05:35à vous au Laurent
01:05:35à vous au Laurent
01:05:37absolument
01:05:38absolument
01:05:38oui moi je voulais dire
01:05:39que
01:05:41on souffre
01:05:42dans le milieu
01:05:43dans le milieu journalistique
01:05:44actuellement
01:05:45un petit peu du même
01:05:46j'ai envie de dire
01:05:47du même mal
01:05:48que du milieu politique
01:05:50c'est à dire que
01:05:52je vais faire
01:05:54un amalgame
01:05:55oui il y a des
01:05:56hommes politiques
01:05:57qui ont fait des magouilles
01:05:58mais tous les politiciens
01:05:59ne sont pas des magouilleurs
01:06:01oui il y a des journalistes
01:06:03qui sont
01:06:03qui ne font pas vraiment
01:06:05de l'information
01:06:05mais de la propagande
01:06:06mais tous les journalistes
01:06:07ne font pas
01:06:08de la propagande
01:06:10et malheureusement
01:06:11qu'est-ce qu'on entend ?
01:06:12on entend
01:06:12les politiques
01:06:14sont tous des pourris
01:06:15parce que
01:06:15il y en a quelques-uns
01:06:16qui ont dérivé
01:06:17les journalistes
01:06:18sont tous des propagandistes
01:06:19et voilà quoi
01:06:20et on a beaucoup de mal
01:06:21à se détacher de ça
01:06:24alors c'est un travail
01:06:26parce qu'effectivement
01:06:27il y en a qui font
01:06:28qui font ce rôle-là
01:06:30moi je dis toujours
01:06:31avec grande fierté
01:06:32que je suis indépendant
01:06:32je suis indépendant
01:06:33et donc je garde
01:06:34je garde mon indépendance
01:06:35ce qui a des fois
01:06:37des conséquences
01:06:38un petit peu bizarres
01:06:38c'est-à-dire que
01:06:40pour moi
01:06:41le rôle d'un journaliste
01:06:42c'est de donner l'info
01:06:44de donner tous les éléments
01:06:45ensuite
01:06:46il y a des animateurs
01:06:47des débatteurs
01:06:48qui vont analyser
01:06:49et c'est ensuite
01:06:50selon moi
01:06:51à l'auditeur
01:06:52ou au téléspectateur
01:06:54de faire la conclusion
01:06:55en aucun cas
01:06:56pour moi
01:06:56c'est aux journalistes
01:06:57de conclure
01:06:58je ne supporte pas
01:06:59moi quand je vois
01:07:00des journalistes
01:07:01qui font leur papier
01:07:03etc
01:07:03et qui à la fin
01:07:04mettent un mot de conclusion
01:07:05où ils analysent
01:07:07et ils disent
01:07:07effectivement
01:07:08ce qu'il faut penser
01:07:08on n'est pas là
01:07:09pour dire aux gens
01:07:10ce qu'ils doivent penser
01:07:11en plus
01:07:12ça fait un travail
01:07:13de je veux dire
01:07:14on a des gens
01:07:16qui aujourd'hui
01:07:16dans la rue
01:07:17ne savent plus trop
01:07:18débattre
01:07:19ils répètent
01:07:20comme des perroquets
01:07:22ce qui a été dit
01:07:23ce qu'ils ont entendu
01:07:24etc
01:07:24donc on fait du mal
01:07:26aussi pour moi
01:07:28au sens du débat
01:07:29le cerveau
01:07:30c'est un muscle
01:07:31il faut qu'il travaille
01:07:32et on n'a pas
01:07:34à tout mâcher
01:07:34comme ça
01:07:35moi je
01:07:35maintenant
01:07:36par rapport à
01:07:38je voudrais dire
01:07:39quelque chose
01:07:39qui me semble essentiel
01:07:41c'est à dire que
01:07:42quand le métier
01:07:43de journaliste
01:07:43est attaqué
01:07:44et qu'on dit
01:07:45que tous les journalistes
01:07:46ce site là
01:07:47on les entend tous
01:07:48les termes
01:07:49assez virulents
01:07:50qui sont donnés
01:07:50moi je fais taire
01:07:52immédiatement
01:07:52le débat
01:07:53en disant cette chose
01:07:55quand un dictateur
01:07:56prend le pouvoir
01:07:57dans un pays
01:07:58la toute première chose
01:07:59qu'il fait
01:08:00il s'empare de la presse
01:08:02presse écrite
01:08:02presse parlée
01:08:03presse audiovisuelle
01:08:04et il ferme les radios
01:08:05il ferme les radios
01:08:06et les télévisions
01:08:07et il en crée d'autres
01:08:08Michel Cardos
01:08:09ce que Fabrice nous dit
01:08:10correspond à une vérité
01:08:12que vous partagez
01:08:13c'est d'autant plus méritoire
01:08:14quand on est journaliste
01:08:16à Olorant-Sainte-Marie
01:08:17ou à Agen
01:08:18ou à Tarbes
01:08:20ou à Vic Faisansac
01:08:22ou à Condon
01:08:23dans le Gers
01:08:24qu'on est tout proche
01:08:27des pouvoirs
01:08:28dans une capitale
01:08:29comme Bordeaux
01:08:29Toulouse ou Paris
01:08:30on peut être
01:08:31loin physiquement
01:08:33même
01:08:33des gens de pouvoir
01:08:34les dignitaires sont loin
01:08:35les dignitaires
01:08:36voilà
01:08:36tandis que
01:08:37quand on est
01:08:37dans une préfecture
01:08:39une petite préfecture
01:08:40comme Bayonne
01:08:42ou Pau
01:08:43plutôt
01:08:43parce que Bayonne
01:08:44c'est une sous-préfecture
01:08:46il ne faut pas mélanger
01:08:47les béarnais et les basques
01:08:48donc quand on est
01:08:49près du pouvoir
01:08:50c'est d'autant plus méritoire
01:08:52d'être indépendant
01:08:53je me souviens
01:08:54avoir fait une tournée
01:08:56d'audit
01:08:57comme on disait
01:08:57il y a une vingtaine d'années
01:08:58dans des agences
01:08:59de province
01:09:00pour un titre
01:09:02dans la presse de province
01:09:03et je me souviens
01:09:04que les journalistes
01:09:04de proximité
01:09:05comme celui que nous avons
01:09:06là au bout du micro
01:09:07à Oudoron-Sainte-Marie
01:09:09étaient tellement proches
01:09:10des chambres de commerce
01:09:12de la préfecture
01:09:13des chefs de partis locaux
01:09:15des élus
01:09:16qu'ils avaient du mal
01:09:17à vivre leur indépendance
01:09:19c'est très difficile
01:09:20quand on est proche
01:09:21comme ça
01:09:22du bain
01:09:23de vivre son indépendance
01:09:25et il faut avoir
01:09:25beaucoup de force d'âme
01:09:27moi je suis très admiratif
01:09:28des journalistes
01:09:29de proximité
01:09:30comme ça
01:09:30dans les petites communes
01:09:32de province
01:09:32ou dans les petites
01:09:33sous-préfectures
01:09:34parce qu'ils ont du mal
01:09:36à être indépendants
01:09:36parce qu'il y a la gamelle
01:09:38au bout de quand même
01:09:39au bout du mois
01:09:40en fait Fabrice
01:09:41ce que vous reprochez
01:09:42à certains journalistes
01:09:42c'est l'excès
01:09:43d'éditorialisation
01:09:44et vous avez des revues
01:09:46aujourd'hui
01:09:47vous avez des revues
01:09:47où vous avez 5, 6, 7 éditos
01:09:50c'est à dire qu'on donne
01:09:51son avis
01:09:51un peu comme aujourd'hui
01:09:52tout le monde fait un livre de cuisine
01:09:53il suffit qu'on sache faire
01:09:54une omelette
01:09:55et un nouveau plat
01:09:55en faisant livre de cuisine
01:09:56et là maintenant
01:09:56n'importe quel journaliste
01:09:57se met à éditorialiser
01:09:58alors bon
01:09:59on n'est pas obligé
01:10:00d'acheter ni de lire
01:10:01mais effectivement
01:10:01c'est ça le problème
01:10:02Alissa vous voulez faire une remarque
01:10:03oui effectivement
01:10:04il y a quelque chose
01:10:04qui vient d'interpeller
01:10:06mon attention Fabrice
01:10:07vous avez parlé
01:10:08de problèmes
01:10:09dans le débat
01:10:10de polarité
01:10:11de polarisation
01:10:12des débats
01:10:12entre les français
01:10:13et vous les liez
01:10:14finalement
01:10:14au nouveau comportement
01:10:16journalistique
01:10:17et je crois
01:10:18que c'est quand même
01:10:18assez important
01:10:19ce que vous dites
01:10:20parce que
01:10:20est-ce que le comportement
01:10:21des français aujourd'hui
01:10:22où effectivement
01:10:23le débat est plus difficile
01:10:24on est moins ouvert
01:10:25qu'on ne l'était
01:10:26je ne sais pas
01:10:27ce que Michel Cardos
01:10:28vous en pensez
01:10:28il y a 10 ou 15 ans
01:10:29c'est vrai qu'aujourd'hui
01:10:30les opinions sont plus fermées
01:10:31est-ce que ce serait
01:10:32de la faute
01:10:32des journalistes aussi
01:10:34c'est ce que vous dites
01:10:34Fabrice ?
01:10:36en partie
01:10:37oui
01:10:37en partie
01:10:38en partie
01:10:38par rapport
01:10:39à
01:10:42vous savez
01:10:43l'information
01:10:44maintenant
01:10:44l'information
01:10:45elle est partout
01:10:45en plus
01:10:45l'information
01:10:46elle est partout
01:10:47nous on a connu
01:10:48on a connu
01:10:50je commence à être
01:10:50un dinosaure
01:10:51moi j'ai connu
01:10:52la période
01:10:52où il y avait
01:10:52trois chaînes de télévision
01:10:53où il y avait quelques radios
01:10:54j'ai connu l'émergence
01:10:55des radios libres
01:10:56maintenant
01:10:57il y a quantité
01:10:59de chaînes d'information
01:11:01de radio
01:11:02est-ce bien de l'information ?
01:11:04est-ce bien de l'information ?
01:11:05c'est la question
01:11:06qu'on peut se poser
01:11:06non mais justement
01:11:07justement
01:11:07c'est là que je voulais en venir
01:11:09et justement
01:11:10plus il y a
01:11:11de chaînes d'information
01:11:13moins je trouve
01:11:14qu'il y a l'information
01:11:15il ne faut pas confondre
01:11:15encore une fois
01:11:16moi je suis un amoureux
01:11:18de la langue française
01:11:18les mots ont leur importance
01:11:20quand je dis bien
01:11:22ne confondons pas
01:11:23information
01:11:24et communication
01:11:25voilà
01:11:26moi j'ai eu un accrochage
01:11:27j'ai eu un accrochage
01:11:29justement
01:11:29j'ai eu un accrochage
01:11:31avec
01:11:32j'ai eu un accrochage
01:11:33j'ai eu un accrochage
01:11:33il y a quelque temps
01:11:34parce que j'ai des accrochages
01:11:35réguliers
01:11:35parce que je revendique
01:11:37mon indépendance
01:11:39avec
01:11:40là c'était dans le domaine sportif
01:11:41où j'ai dit
01:11:42mais attendez
01:11:43vous ne me ferez pas écrire
01:11:44ce que je ne veux pas écrire
01:11:46si certains de mes confrères
01:11:47sont dans la communication
01:11:49moi je suis dans l'information
01:11:50voilà
01:11:51que ça vous plaise
01:11:52ou que ça ne plaise pas
01:11:53moi je donne l'information
01:11:54ça fait du bien d'entendre
01:11:55ça fait du bien d'entendre
01:11:57ça fait du bien de vous entendre
01:11:58parce qu'effectivement
01:11:59information et communication
01:12:00sont deux choses différentes
01:12:01et malheureusement
01:12:02dans certaines écoles
01:12:03aujourd'hui
01:12:03on confond l'information
01:12:04et la communication
01:12:06il y a des écoles privées
01:12:07de journalisme
01:12:08qui s'intitulent
01:12:09information et communication
01:12:10et ça c'est un désastre
01:12:11vous vous souvenez
01:12:12de la campagne
01:12:13pour le référendum
01:12:14sur le traité
01:12:14constitutionnel
01:12:15en mai 2005
01:12:17c'était de la propagande
01:12:18dans à peu près
01:12:19tous les médias
01:12:20messieurs vous restez avec nous
01:12:22Fabrice vous restez avec nous
01:12:23Michel évidemment
01:12:23Emmanuel Galasso
01:12:25a reçu l'appel de Frédéric
01:12:26qui nous appelle de loin
01:12:28de très loin de l'Auron
01:12:29et du Gers
01:12:30qui nous appelle de Paris
01:12:30bonjour Frédéric
01:12:33bonjour
01:12:34bonjour tout le monde
01:12:36bonjour à nos amis
01:12:37de la province
01:12:39actuellement je suis en province
01:12:40je ne suis pas à Paris
01:12:41bon très doux
01:12:41dites nous
01:12:42vous nous appelez
01:12:43à ce moment là
01:12:44je vous appelle de Cherbourg
01:12:46magnifique
01:12:47dans le Cotentin
01:12:47voilà
01:12:48et en plus il fait chaud
01:12:49il fait chaud en ce moment
01:12:50il fait beau
01:12:51il fait beau
01:12:51il fait beau
01:12:52on vous écoute Frédéric
01:12:55oui j'ai bien aimé
01:12:56l'intervention du journaliste
01:12:58Doloron
01:12:58si j'ai bien compris
01:12:59oui Fabrice Borosvix
01:13:02voilà
01:13:03moi je ne suis pas spécialiste
01:13:04je ne suis pas journaliste
01:13:06et je suis
01:13:07j'ai un métier
01:13:09j'avais un métier
01:13:10qui était loin de ça
01:13:10mais j'ai eu affaire
01:13:11quand même aux journalistes
01:13:12durant ma carrière
01:13:14moi ce que j'ai remarqué
01:13:16au début de ma carrière
01:13:16j'avais plutôt affaire
01:13:17à des journalistes
01:13:18comme celui Doloron
01:13:21c'est vrai
01:13:22des gens
01:13:22que j'aimais beaucoup
01:13:24j'aimais beaucoup partager
01:13:25avec eux
01:13:26je leur disais beaucoup de choses
01:13:27ils les gardaient pour eux
01:13:28tout ce qui était en off
01:13:29ils les gardaient
01:13:30donc c'était très très bien
01:13:32et quand ce n'était pas en off
01:13:36ils publiaient exactement
01:13:38les informations
01:13:38que j'avais données
01:13:39ils respectaient
01:13:40ils respectaient l'off
01:13:42et le direct
01:13:44ensuite j'ai eu affaire
01:13:45à des journalistes parisiens
01:13:46aux chaînes de télévision
01:13:47notamment
01:13:48où c'était plus compliqué
01:13:49donc je refusais
01:13:51systématiquement
01:13:52leur présence
01:13:53mais mes chefs
01:13:54mes supérieurs
01:13:55m'en imposaient
01:13:55c'était plus compliqué
01:13:57parce que j'avais remarqué
01:13:58assez rapidement
01:14:00qu'ils avaient déjà écrit
01:14:01le titre
01:14:02et la conclusion
01:14:04du reportage
01:14:05qu'ils avaient fait
01:14:05Michel et moi
01:14:06oui parce qu'on a tellement
01:14:07connu ça
01:14:09et ils comptaient sur moi
01:14:10pour mettre l'intérieur
01:14:11et bien sûr
01:14:13là j'étais absolument
01:14:14pas d'accord
01:14:14donc il m'est même arrivé
01:14:16de leur fermer la porte
01:14:18de leur dire
01:14:18tant pis
01:14:19ces messieurs supérieurs
01:14:19ne sont pas contents
01:14:21mais je vais vous demander
01:14:22de vous en aller
01:14:23de remonter dans vos voitures
01:14:24et de partir
01:14:25je m'accrochais
01:14:26c'est vrai assez souvent
01:14:27avec les équipes de télévision
01:14:29parce que
01:14:30ils étaient trop intrusifs
01:14:32dans le travail
01:14:33que je faisais
01:14:33ils voulaient tout savoir
01:14:35et moi je ne voulais
01:14:35rien leur dire
01:14:36donc c'était
01:14:37un petit peu compliqué
01:14:39après
01:14:40ce que j'en vois
01:14:41sur les chaînes
01:14:42de télévision
01:14:42je regarde les chaînes
01:14:43d'info
01:14:44bon on peut
01:14:45ne pas nier
01:14:46que la télévision publique
01:14:48et même les radios publiques
01:14:49ont un marquage
01:14:52politique
01:14:52quand même
01:14:54assez précis
01:14:55moi j'ai l'impression
01:14:56parfois
01:14:56quand j'entends
01:14:57des éditos
01:14:58sur les chaînes
01:15:00de télévision publique
01:15:01sur la 5 notamment
01:15:02j'ai l'impression
01:15:03d'être au coeur
01:15:04d'un parti politique
01:15:05j'ai l'impression
01:15:06que c'est de la communication
01:15:07comme vous venez de dire
01:15:08et que ce n'est pas
01:15:09d'informations
01:15:09qu'on me donne
01:15:10mais on me communique
01:15:11des éléments
01:15:13en me laissant
01:15:15entendre
01:15:15que ce sont
01:15:16des éléments
01:15:16de vérité
01:15:18et que
01:15:18qui pense différemment
01:15:21à tort
01:15:21et je parle souvent
01:15:24d'une amie
01:15:24j'ai une amie très proche
01:15:25qui
01:15:26dans ce milieu
01:15:27qui me dit
01:15:27nous on est d'accord
01:15:28pour discuter
01:15:29avec tout le monde
01:15:30dès lors qu'ils sont
01:15:31d'accord avec nous
01:15:33voilà
01:15:33c'est le sentiment
01:15:34que me donne
01:15:35la presse nationale
01:15:36et c'est un peu
01:15:37ce que j'ai vécu
01:15:38avec cette presse nationale
01:15:39quand j'étais en activité
01:15:40qui voulait suivre
01:15:41mes activités
01:15:43très spéciales
01:15:45c'est pas un sentiment
01:15:47c'est pas un sentiment
01:15:48erroné
01:15:49merci
01:15:49comme le tort tourne
01:15:50je suis obligé
01:15:51de faire avancer l'émission
01:15:52merci pour votre témoignage
01:15:53et vous nous rappellerez
01:15:54de Cherbourg
01:15:55ou de Paris
01:15:55parce que évidemment
01:15:57vos avis comptent
01:15:58beaucoup pour nous
01:15:58à Nyssa
01:15:59on continue l'émission
01:15:59bien sûr on continue
01:16:00les journalistes
01:16:01sont-ils dignes
01:16:01de confiance pour vous
01:16:03vous qui nous écoutez
01:16:04avez-vous confiance
01:16:05on attend vos appels
01:16:05au 0826 300 300
01:16:07et nous sommes avec
01:16:08Michel Cardoz
01:16:09bien entendu
01:16:09encore pendant
01:16:10un quart d'heure
01:16:11heure Sud Radio
01:16:13la France dans tous ses états
01:16:15Péricault-Legas
01:16:17hélas il est déjà
01:16:1813h48
01:16:19en ce mardi
01:16:201er septembre
01:16:222026
01:16:22il nous reste
01:16:23quelques minutes
01:16:24avec Michel Cardoz
01:16:25je vous promets
01:16:27qu'il reviendra
01:16:28vous reviendrez un jour
01:16:29quand vous voudrez
01:16:30sur Sud Radio
01:16:30Michel même si vous avez
01:16:32déjà votre fils
01:16:33qui continue à porter
01:16:34ce timbre
01:16:34cette voix
01:16:36à l'antenne
01:16:36pour la matinale
01:16:37et on est tellement
01:16:38content d'avoir Jacques
01:16:39avec nous
01:16:40mais là j'ai le papa
01:16:42on parle des médias
01:16:43on parle de la confiance
01:16:44des journalistes
01:16:45dans la presse
01:16:46à partir de
01:16:4713h45
01:16:48les gens qui nous écoutent
01:16:50peuvent intervenir
01:16:51sur la totalité
01:16:51de l'actualité
01:16:52quand vous êtes journaliste
01:16:54Michel vous restez avec nous
01:16:55et on va pouvoir défrayer
01:16:56justement la chronique
01:16:57si elle est
01:16:58si c'est justifié
01:16:59et nous avons Richard
01:17:00qui nous appelle le doux
01:17:01il nous appelle de Toulouse
01:17:02bonjour Richard
01:17:03oui bonjour
01:17:07en fait sur les journalistes
01:17:09je crois que
01:17:11personne n'a aucun doute
01:17:13aujourd'hui
01:17:13sur la très très grande
01:17:14majorité des journalistes
01:17:16ils ont perdu la crédibilité
01:17:17parce que
01:17:18je pense qu'ils font
01:17:19surtout de la politique
01:17:20en fait
01:17:20par les choses qu'ils disent
01:17:21mais aussi
01:17:23par les choses qu'ils ne disent pas
01:17:24parce que je crois
01:17:25que c'est très important
01:17:26de regarder
01:17:27ce qui n'est pas dit
01:17:28et c'est ça
01:17:29qui peut forger
01:17:30une opinion
01:17:31en fait
01:17:31il y a de l'omerta
01:17:32pour vous
01:17:33il y a de l'omerta
01:17:34oui il y a une omerta
01:17:34par exemple
01:17:35je vais vous donner
01:17:36un exemple
01:17:37qui est un lien
01:17:39avec l'actualité
01:17:40je ne suis pas du tout
01:17:41éléfi
01:17:42par contre
01:17:43quand je vois
01:17:44cette chère
01:17:45Rima Assad
01:17:46qu'elle est interviewée
01:17:47on lui demande
01:17:48toujours en début
01:17:49d'interview
01:17:50est-ce que
01:17:52vous soutenez le Hamas
01:17:54est-ce que
01:17:54est-ce que vous condamnez
01:17:55le Hamas
01:17:56pour les crimes terroristes
01:17:57qu'il a fait
01:17:58c'est le préambule
01:17:59à toutes ces interviews
01:18:01quand je vois
01:18:02des personnes
01:18:03qui sont plus proches
01:18:04que ne soit que
01:18:05le président du CRIF
01:18:06est-ce qu'un seul journaliste
01:18:07il a demandé
01:18:08de condamner
01:18:09les crimes contre
01:18:10les crimes de guerre
01:18:11qui ont été faits
01:18:12et les crimes contre l'humanité
01:18:14qui ont été faits
01:18:14sur les civils
01:18:15à Gaza
01:18:16jamais
01:18:17jamais au grand jamais
01:18:18peut-être pas jamais
01:18:20absolument
01:18:20je comprends
01:18:21ce que vous voulez dire
01:18:22je n'ai pas aussi net
01:18:23que ça Richard
01:18:24j'ai cherché
01:18:25mais je n'ai pas trop
01:18:26trouvé
01:18:26donc si vous en trouvez
01:18:27un dites-moi-le
01:18:28parce que ça sera
01:18:29quelqu'un de courageux
01:18:33je vous jure
01:18:34Richard
01:18:34sur cette antenne
01:18:35on pose des questions
01:18:35qu'il faut
01:18:36à qui de droit
01:18:37je viens de
01:18:38je n'arrête pas
01:18:39de lire dans le monde
01:18:40et dans la presse écrite
01:18:41en général
01:18:43des reportages
01:18:44extrêmement précis
01:18:45sur
01:18:46la guerre à Gaza
01:18:47ou les incursions
01:18:49les violences
01:18:50anti-palestiniennes
01:18:52en Cisjordanie
01:18:52il y a des journalistes
01:18:54qui font leur travail
01:18:55exactement comme
01:18:56vous avez l'air
01:18:56de le souhaiter
01:18:57et moi je m'en félicite
01:18:59même si je ne partage
01:19:01pas du tout
01:19:02votre équilibre
01:19:03entre Rima Hassan
01:19:05et le CRIF
01:19:08vous voyez
01:19:08pour moi
01:19:09on ne parle pas
01:19:10de la même chose
01:19:10il y a une élue
01:19:11et puis il y a une association
01:19:12mais cela dit
01:19:13j'ai beaucoup entendu
01:19:14de journalistes
01:19:15poser des questions
01:19:16au CRIF
01:19:17ou au président du CRIF
01:19:18ou à ses porte-parole
01:19:20sur le comportement
01:19:23tout à fait inadmissible
01:19:24et criminel
01:19:25de certains israéliens
01:19:27soit en Cisjordanie
01:19:28soit à Gaza
01:19:30vous savez
01:19:31il suffit d'écouter
01:19:32la gauche israélienne
01:19:33qui est assez peu
01:19:34relayée en effet
01:19:35par les médias français
01:19:36qui sont assez paresseux
01:19:37voire franchement feignants
01:19:39je le dis
01:19:40avec brutalité
01:19:42et un peu de franchise
01:19:44glaçante
01:19:45parce que
01:19:45oui
01:19:46on est assez feignants
01:19:47en France
01:19:47et on ne lit pas
01:19:48les médias israéliens
01:19:49la moitié
01:19:50de l'opinion israélienne
01:19:51est tout à fait opposée
01:19:52au gouvernement
01:19:53de Netanyahou
01:19:54et à ses crimes
01:19:55en Cisjordanie
01:19:56et à Gaza
01:19:57et ça
01:19:58les médias français
01:19:59ne relient pas
01:19:59parce que
01:20:00c'est de la paresse intellectuelle
01:20:01tout simplement
01:20:01l'ancien ambassadeur
01:20:02d'Israël en France
01:20:03et grand intellectuel
01:20:04Elie Barnavi
01:20:05a pris une position
01:20:06extrêmement courageuse
01:20:07disant qu'il y avait des crimes
01:20:08contre l'humanité
01:20:09commises par l'homme israélien
01:20:10à Gaza
01:20:10mais ça
01:20:11les médias français
01:20:12ça a été relayé
01:20:13quelques instants
01:20:14il l'a dit
01:20:14sur France Inter
01:20:17c'est une partie de la pensée dominante
01:20:18parce que la pensée dominante
01:20:19elle est autre
01:20:20et ça je le regrette
01:20:21vous savez
01:20:22la presse française
01:20:22mais il n'y a pas que sur le sujet
01:20:24du Moyen-Orient
01:20:25que la presse française
01:20:25est feignante
01:20:26la presse française
01:20:28est feignante
01:20:29sur l'Afrique
01:20:29elle est feignante
01:20:30sur l'Amérique
01:20:31ah oui oui
01:20:31on sélectionne
01:20:32parce que nous sommes
01:20:33extrêmement provinciaux
01:20:34et j'emploie ce mot
01:20:35non pas pour caricaturer
01:20:38la province
01:20:39pas du tout
01:20:40mais pour en donner
01:20:41un sens péjoratif
01:20:43c'est qu'on s'intéresse
01:20:45à ce qui intéresse
01:20:46apparemment que la France
01:20:48l'Amérique latine
01:20:49comme c'est de l'Espagne
01:20:50et le Portugal
01:20:50on s'en fout
01:20:51l'Afrique
01:20:52comme on n'y est plus
01:20:52on n'a plus de colonie
01:20:53donc on s'en fout
01:20:54on le laisse aux Russes
01:20:55et aux Chinois
01:20:56ce qui est désastreux
01:20:57évidemment
01:20:57quant au Moyen-Orient
01:20:58on a des idées reçues
01:21:01les blancs et les noirs
01:21:03les bons et les mauvais
01:21:05et on fonctionne là-dessus
01:21:06c'est la pensée dominante
01:21:07il n'y a pas du tout
01:21:08d'esprit critique
01:21:09et croyez-moi
01:21:10je le regrette
01:21:11un million de fois
01:21:13plus que tous ceux
01:21:14qui le regrettent
01:21:15l'imposition
01:21:16la dualité
01:21:16effectivement
01:21:17le spectacle
01:21:18le camp du bien
01:21:19la confrontation
01:21:20au lieu de fouiller
01:21:21la réalité
01:21:22qui est beaucoup plus
01:21:23toujours complexe
01:21:25que le blanc et le noir
01:21:26le camp du bien
01:21:27et le camp du mal
01:21:28merci à Richard de Toulouse
01:21:29nous avons Denis
01:21:30qui nous appelle
01:21:31de Périgueux
01:21:32mais sur un autre sujet
01:21:33le sujet
01:21:34des retraites
01:21:35Denis
01:21:37bonjour
01:21:37bonjour Denis
01:21:38vous appelez Périgueux
01:21:39au coeur de ce beau
01:21:41et grand Périgord
01:21:42dans la Dordogne
01:21:43Denis vous êtes vous même
01:21:44à la retraite
01:21:46ou pas encore ?
01:21:47oui oui
01:21:47je suis à la retraite
01:21:48alors moi je voudrais
01:21:50juste réagir justement
01:21:51par rapport à ces retraites
01:21:52donc on parle de
01:21:53désintexer aujourd'hui
01:21:54les retraites
01:21:55à partir de 2000 euros
01:21:56mais on ne parle jamais
01:21:58des retraités
01:21:58qui Premier ministre
01:22:00gagne 28 000 euros
01:22:01de retraite
01:22:01et qui prend un poste
01:22:02de député en plus
01:22:03on ne parle pas
01:22:04de ce Premier ministre
01:22:05qui touche 22 000 euros
01:22:07d'ancien Premier ministre
01:22:08qui touche 22 000 euros
01:22:10de retraite
01:22:10et qui prend un poste
01:22:11au conseil conditionnel
01:22:12on ne parle pas
01:22:13de cet ancien président
01:22:14de la République
01:22:15qui avec tous les avantages
01:22:16qui a ses logements fournis
01:22:18etc
01:22:18et qui prend encore
01:22:19un poste de député en plus
01:22:21alors vous savez
01:22:22si on voulait mettre
01:22:23un plafond de retraite
01:22:24non cumulable
01:22:25à 5 000 euros
01:22:26et vous n'avez plus
01:22:28de problème de retraite
01:22:29si tous les fonctionnaires
01:22:31et tout ça
01:22:31ne touchaient pas
01:22:32plus de 5 000 euros
01:22:34de retraite
01:22:34ni tous les politiciens
01:22:35qui cumulent
01:22:37x retraites
01:22:38il n'y aurait plus
01:22:38de problème de retraite
01:22:39et on n'aurait pas besoin
01:22:40de désintexer les retraites
01:22:42des gens qui gagnent
01:22:42qui ont une retraite
01:22:43à 2 000 euros
01:22:45Michel Karvowski
01:22:46votre intervention est passionnante
01:22:47parce que vous dites
01:22:48on ne parle pas
01:22:50vous dites
01:22:51on ne parle pas
01:22:51de tel ancien premier ministre
01:22:53qui etc etc
01:22:54on ne parle pas
01:22:55mais vous vous en parlez
01:22:56et si vous en parlez
01:22:57c'est que vous l'avez entendu
01:22:59ou lu quelque part
01:23:00donc finalement
01:23:01on en parle
01:23:02oui si vous le savez
01:23:03c'est que vous avez une information
01:23:04l'information a circulé
01:23:06sur effectivement
01:23:06ces cumuls
01:23:07de revenus
01:23:08et de retraites
01:23:09qui sont effectivement
01:23:10auxquels
01:23:10l'actuel premier ministre
01:23:11Sébastien Lecornu
01:23:12a mis un terme
01:23:13puisque ses avantages
01:23:14sont maintenus
01:23:15juste pendant
01:23:15tous ces cumuls
01:23:16sont raisonnablement choquants
01:23:18c'est extrêmement choquant
01:23:19il n'a pas mis
01:23:21un terme
01:23:21à ces cumuls
01:23:22de retraite
01:23:22à ces gens
01:23:23qui touchent
01:23:2328 000 euros
01:23:24de retraite
01:23:25non non
01:23:26il a limité
01:23:27les évoluements
01:23:29du premier ministre
01:23:30hors exercice
01:23:30à 10 ans
01:23:31voilà
01:23:32mais effectivement
01:23:33Denis
01:23:34votre remarque
01:23:35est totalement fondée
01:23:36ce n'est peut-être pas ça
01:23:37qui inversera
01:23:38la balance des retraites
01:23:39mais c'est vrai
01:23:39que sur le plan moral
01:23:40et éthique
01:23:41on est tout à fait d'accord
01:23:42merci
01:23:42merci Denis
01:23:43pour votre intervention
01:23:44cher Michel Cardoz
01:23:45le moment est venu
01:23:46non pas de nous séparer
01:23:47mais de repartir chacun
01:23:48vers un chemin
01:23:50sur son chemin
01:23:50différent
01:23:51avec la même destination
01:23:52le parlons vrai
01:23:53je sais que vous en êtes
01:23:54un fervent défenseur
01:23:55peut-être même
01:23:55un défendateur
01:23:56la contradiction
01:23:58l'esprit critique
01:23:59voilà
01:23:59Anissa
01:23:59on se retrouve quand ?
01:24:00on se retrouve demain
01:24:01bien évidemment
01:24:02avec un immense plaisir
01:24:04merci à tous
01:24:05d'être restés avec nous
01:24:06tout au long de cette émission
01:24:07ne bougez pas d'un iota
01:24:09tout de suite
01:24:09Brigitte Lahaye
01:24:10sur un sujet
01:24:11qui vous intéressera
01:24:12le libertinage
01:24:13alors on reste tous
01:24:14allez à demain

Recommandations