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  • il y a 5 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour de Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Culture, et Éric Dupond-Moretti, ancienne ministre de la Justice, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:01RMC, face aux grandes gueules.
00:04Ils viennent de signer un livre tous les deux aux éditions Plon.
00:08Il s'agit de deux anciens ministres d'Emmanuel Macron, du président Macron,
00:12Roselyne Bachelot et Éric Dupond-Moretti.
00:15Décidément non, avec un point d'exclamation, non à l'arrivée du RN au pouvoir.
00:20Bonjour madame, bonjour monsieur.
00:22Bonjour, la place m'est heureuse à vous y rencontrer.
00:24Est-ce qu'on reçoit les deux derniers macronistes de France ?
00:29Ce n'est pas le sujet de notre livre.
00:32Non mais je rebondis sur ce que disait Alain,
00:34parce qu'il vous présente comme ancien ministre d'Emmanuel Macron.
00:36On se projette résolument dans l'avenir.
00:38Ah oui, vous ne l'assumez pas alors ?
00:41Une réponse à la con, c'est quand même incroyable.
00:45L'intérêt du débat public à l'heure actuelle,
00:49c'est la future élection présidentielle.
00:51Nous on est des gens du passé.
00:54Nos personnes politiques n'ont plus aucun intérêt.
00:57Vous pensez qu'à 80 ans je rêve d'être ministre ?
00:59Non mais ça ne va pas la tête.
01:01Bon très bien, on exclut déjà cette partie du débat qui n'intéresse personne.
01:06Ce qui intéresse les gens, c'est la future élection présidentielle.
01:09Et nous on se situe, on a fait ce livre,
01:11parce qu'on connaît bien la mécanique interne du pouvoir.
01:14On a été chacun ministre.
01:17C'est parce que vous avez été ministre, vous avez échoué,
01:20que le RN est arrivé aux portes du pouvoir ?
01:22Non mais écoutez, on va vous fournir nous un certain nombre d'éléments
01:29qui nous permettent d'affirmer que notre livre est sérieux.
01:32Donc on ne va pas faire de la gaudriole, on ne va pas faire du bistrot là.
01:35C'était sérieux ma question.
01:37Mais non, écoutez, on n'est pas que deux à être encore macronistes,
01:41mais si ça vous plaît de le penser, de le dire, de le dire...
01:44Pourquoi je dis ça ?
01:46Parce qu'aujourd'hui j'ai l'impression que beaucoup ne l'assument plus.
01:48Moi j'assume.
01:49Parce que vous savez très bien que quand le pouvoir est finissant,
01:52les gens, les rats qui se navirent.
01:55Et Rosine elle le sait très bien.
01:56Cher monsieur, on n'est pas là pour évoquer nos états d'âme,
01:58on est là pour vous faire part du travail que nous avons accompli
02:03et pour vous démontrer que c'est un travail sérieux.
02:06Le reste après, voilà.
02:07Mais s'il vous plaît de penser que nous sommes les deux derniers macronistes,
02:10alors s'il n'en reste que deux...
02:12C'est pourquoi est-ce que le RN est aussi proche du pouvoir aujourd'hui,
02:15après dix ans d'Emmanuel Macron, voilà.
02:17Mais d'abord c'est un phénomène qui n'est pas que franco-français,
02:20la montée des populistes.
02:22Vous avez vu les résultats de l'AFD, vous avez vu les élections américaines,
02:26regardez les élections au Brésil maintenant,
02:28c'est un phénomène qui est mondial,
02:30mais peut-on se recentrer sur la question de savoir,
02:34par exemple, si monsieur Bardella est antisémite ou non ?
02:38Ça c'est d'actualité.
02:39Peut-on se recentrer ?
02:40Et qui l'a balancé ?
02:41Mais je m'en fous moi de qui l'a balancé.
02:43Mais non mais, écoutez bien...
02:44Il suffisait de lire notre livre, on n'avait pas besoin de ça.
02:47On n'a pas besoin de Mediapart, il y a notre livre.
02:49Mais oui, mais je sais.
02:50Alors est-ce que l'enquête de Mediapart
02:53conforte finalement ce que vous avez raconté dans votre livre,
02:55avant que sorte cette enquête,
02:57à savoir que Jordan Bardella, à 17 ans,
03:00avait donc été antisémite,
03:03si l'on en croit dans l'enquête de Mediapart,
03:05et que ce que vous racontez, c'est que finalement le RN n'a pas changé,
03:08contrairement à ce qu'on peut nous faire croire.
03:09Alors c'est sûr que l'enquête de Mediapart,
03:12je n'ai pas apporté une validation ou non,
03:16on verra bien.
03:17L'enquête de Mediapart nous a permis de recruter
03:19un agent de communication de notre livre,
03:21c'est monsieur Jordan Bardella.
03:23Je salue son arrivée dans notre casting de promotion de notre livre,
03:29c'était assez inespéré.
03:31Mais soyons justes, c'est-à-dire que dans ce livre,
03:34nous disons les origines du Rassemblement National,
03:37du Front Rassemblement National,
03:39avec des choses parfaitement documentées.
03:41Nous, on n'a pas été chercher des images
03:45ou fouiller dans des conversations privées.
03:48Nous, ce sont des choses publiques, documentées
03:51et qui montrent les origines antisémites
03:55et d'une extrême droite classique française
03:59et qui a continué tout le long de l'histoire
04:01du Front devenu Rassemblement National
04:04et qui a continué quand monsieur Jordan Bardella
04:08se met sous la houlette de Jean-Marie Le Pen
04:10dont les condamnations ont été multi-confirmées
04:17pour justement et précisément son antisémitisme.
04:20Et d'ailleurs, ce qui est tout à fait extraordinaire,
04:23c'est que les cadors du Rassemblement National
04:26auraient pu attaquer notre livre.
04:27Ils ont attaqué nos personnes
04:29au lieu d'attaquer notre livre
04:30parce qu'ils étaient bien incapables
04:32de contredire ce qu'il y a dans notre livre.
04:34En fait, ce que vous démontrez,
04:35c'est que tout est là.
04:36Ce n'est pas des conversations cachées
04:38ou des écrits volés.
04:40C'est-à-dire que tout est sur la table
04:41mais on ne voit plus ça.
04:43Tout est sous nos yeux.
04:44Mais pourquoi on ne le voit plus ?
04:45Parce qu'une partie de la presse française
04:47a été d'une grande complaisance
04:49et n'a pas voulu voir ce que nous pouvons...
04:52Ah ben, écoutez.
04:53Est-ce que vous avez entendu parler ?
04:56Est-ce que vous avez...
04:58Diffusez pas vous, personnellement.
05:00Je vais vous dire en quoi M. Bardella
05:02est un antisémite
05:03et en quoi il appartient à l'école soralienne.
05:06D'ailleurs, Soral a repris du poil de la bête.
05:10Il est planqué en Russie
05:11et puis il dit
05:11« Eh ben petit, dis-nous donc la vérité quand même. »
05:15Ça, c'est quand même pas rien.
05:16Mais il n'y a pas que ça.
05:18De qui est-il l'assistant parlementaire, M. Bardella ?
05:21De Jalc.
05:23Jean-François Jalc.
05:24Qui a mis en cause
05:26l'utilisation du gaz Ziclombé.
05:29D'ailleurs, c'est son surnom, Ziclombé.
05:32Vous travaillez pour un type comme ça, vous ?
05:34C'est à vous que je pose la question, vous n'y répondez pas,
05:36mais c'est aux auditeurs que je pose la question.
05:39Bien.
05:40Et d'ailleurs, il y a toute la question de l'agenda aussi.
05:42Le faux agenda signé par M. Bardella,
05:45il allait assigner Libération.
05:46Je pense qu'à ce jour, il ne l'a pas fait.
05:47Mais il n'y a pas que ça.
05:49Il y a l'ousto dans le serail,
05:51ami également de Mme Le Pen,
05:52parce que Mme Le Pen,
05:54elle est également dans cette mouvance.
05:57L'ousto,
05:58et puis la distribution des soupes populaires
06:01pour les nécessiteux qui contenaient du cochon,
06:03pour pas que les musulmans et les juifs
06:06puissent partager ce moment.
06:09Châtillon,
06:09qui est très proche de Bardella,
06:11très proche de Mme Le Pen.
06:13Alors Tanguy dit partout,
06:14ce n'est pas vrai,
06:15Châtillon n'est pas un ami de Mme Le Pen.
06:17Mme Le Pen elle-même a dit le contraire.
06:20Alors, c'est qui Châtillon ?
06:21C'est un type qui célèbre
06:23la naissance d'Adolf Hitler le 20 avril.
06:27Le bras tendu.
06:29Tout ça, c'est les amis
06:30de M. Bardella
06:32et il a travaillé avec tous ces gens-là
06:33au travers de multiples boîtes
06:36qui changent de nom,
06:37j'allais dire tous les 15 jours,
06:38pour qu'il y ait une forme d'opacité absolue.
06:41Mais pardon, écoutez-moi.
06:42Deux secondes, si vous le voulez bien.
06:44Faites un micro-trottoir,
06:45vous en faites de temps en temps.
06:47Demandez aux gens s'ils connaissent Châtillon,
06:49s'ils connaissent Jalc,
06:50s'ils connaissent Nousto.
06:51La réponse est non.
06:52Pourquoi ?
06:53Parce que ces choses n'ont pas été dites suffisamment.
06:56Oui, certains journalistes le disent.
06:58Oui, mais en même temps,
06:59Marine Le Pen a viré son père,
07:01Jean-Marie Le Pen,
07:02pour ces questions d'accusation d'antisémitisme.
07:05Je vous parle d'aujourd'hui, moi.
07:07Et elle a dit,
07:09moi, en gros, j'ai dédiabolisé l'URN.
07:11L'URN a changé.
07:12L'URN n'est plus le FN.
07:14Ce qui est intéressant dans la séquence que nous vivons,
07:17c'est qu'effectivement,
07:19il y a eu une entreprise de dédiabolisation,
07:21alors que quand elle fonde
07:23le Rassemblement National en 2018,
07:26elle le dit clairement,
07:27nous ouvrons une nouvelle page glorieuse,
07:30au moins aussi glorieuse
07:31que celle du Front National.
07:33Elle se situe dans cette filiation.
07:35Et nous ne devons en rien renier.
07:38Elle a une phrase très forte,
07:40qu'elle prononce à Bron en 2018.
07:42Nous ne devons en rien renier l'histoire
07:44du Rassemblement National.
07:46Elle se rend compte,
07:47parce qu'elle approche du pouvoir,
07:49qu'il va falloir jeter un peu de viande au lion.
07:50Et elle le fait.
07:53C'est une entreprise de dédiabolisation
07:55dont nous voyons d'ailleurs les limites.
07:58Mais notre livre,
07:59effectivement, dit cela,
08:02mais raconte aussi beaucoup d'autres choses
08:04sur l'ensemble du programme.
08:07On y viendra peut-être,
08:08parce que Mme Le Pen a sorti son programme économique
08:11sur lequel nous avons évidemment des choses à dire.
08:15Je parlerai de politique culturelle,
08:17mais aussi de...
08:18On peut y aller sur le contre-budget,
08:20120 milliards d'efforts budgétaires.
08:22Voilà ce que dit Marine Le Pen.
08:23Et même un peu plus, là.
08:25Oui, c'est vrai qu'elle a rajouté.
08:27Il faut mettre vos chiffres à jour.
08:28Mais elle a rajouté.
08:28Mais pourquoi il n'est pas bien ce contre-budget ?
08:30C'est-à-dire que les dépenses
08:33sont parfaitement documentées,
08:35mais les recettes à attendre ne le sont pas.
08:39Donc c'est pas sérieux ?
08:40On reviendra,
08:40parce qu'Éric veut revenir là-dessus.
08:42Oui, on est allé un peu vite, là.
08:43On est allé un peu...
08:44Mais c'est pour avancer.
08:45Oui, je sais bien,
08:46mais il y aura nos questions.
08:46Je lui ai coupé l'herbe sous le pied,
08:48il est furieux.
08:50Non, mais ce qui est intéressant,
08:50c'est qu'à un moment,
08:51dans le lit, vous dites,
08:52prenez votre souffle,
08:54respirez profondément,
08:55et vous listez 120 personnalités
08:59du Rassemblement National
09:00ou ex-Front National
09:01en disant, regardez qui sont-ils,
09:03regardez leurs propos,
09:05regardez à quoi ils font référence,
09:07et vous saurez précisément
09:09à qui vous avez affaire.
09:10Avant de venir à la question
09:12des brebis galeuses,
09:13c'est comme ça qu'ils les ont appelés.
09:14On va rester deux secondes
09:15sur la question des bergers.
09:18Mediapart publie un certain nombre
09:19de choses.
09:20Mais nous,
09:20nous évoquons un compte,
09:22qui est un compte anonyme,
09:23qui s'appelle RETNEP,
09:25du ghetto,
09:27ghetto orthographié,
09:28G-A-I-T-O,
09:29qui est le compte
09:29qu'a utilisé M. Bardella.
09:31Bien.
09:33Le monde l'a dit.
09:34Il n'a jamais porté le compte.
09:35Libé l'a dit.
09:38M. Fort,
09:39qui est un de vos confrères,
09:41le dit également,
09:42et le démontre.
09:43Qu'est-ce que l'on trouve là-dessus ?
09:45On trouve que M. Soral
09:48est,
09:49selon les écrits de M. Bardella,
09:52tenez-vous bien,
09:53si vous me permettez cet impératif,
09:55un grand sociologue.
09:57Vous écrivez ça de Soral, vous ?
09:59C'est un type,
10:00c'est un haineux,
10:03fondamentalement antisémite,
10:05négationniste,
10:06condamné pour ça,
10:08qui s'est planqué en Russie,
10:09qui est dans la mouvance dieudonnée,
10:11ils ont inventé la quenelle,
10:12voilà, c'est ces gens-là.
10:14Et alors, moi,
10:16pardon, mais ce compte-là
10:17est en relation avec un autre compte,
10:19qui s'appelle
10:20Animar Lalanne 68,
10:22qui est attribué à Mme Le Pen,
10:23qui a été fermée
10:24la veille de la diffusion
10:26de compléments d'enquête.
10:28Alors Animar,
10:29c'est l'anagramme de Marine,
10:31Lalanne, c'est le nom de la maman
10:32de Mme Le Pen,
10:3468, son année de naissance,
10:35elle dit, c'est pas moi.
10:36Il faut voir ce qu'il y a là-dedans.
10:38Mais les gens,
10:38ils ne le savent pas, ça.
10:39J'en reviens, mon micro-trottoir.
10:41Ils sont prêts à voter pour eux,
10:42mais tout ça,
10:43personne ne le sait.
10:45Enfin, pardon.
10:45– Et ça changerait quelque chose ?
10:46– Mais peut-être parce qu'ils le savaient,
10:49quand on est à 35% d'intention de vote.
10:51– Sauf à penser que la France,
10:52alors, les gudards,
10:54tous ces gens-là,
10:55on ne va pas les faire changer d'avis.
10:57Ils sont acquis à leur cause.
10:59Enfin, ceux qui ne sont pas informés,
11:01on peut se dire tout de même,
11:02qu'ils peuvent réfléchir à deux fois
11:04avant de voter pour eux.
11:05– Est-ce que c'est pas ça le plus grave ?
11:05– Je peux faire une citation,
11:07parce qu'elle est magnifique,
11:08la citation du moraliste Ben Johnson,
11:10qui justifie notre travail.
11:12Les hommes n'ont pas besoin
11:13qu'on leur fasse la leçon,
11:14ils ont besoin qu'on leur rafraîchisse la mémoire.
11:16– D'accord,
11:17mais peut-être que,
11:17et c'est peut-être encore plus grave,
11:19c'est qu'aujourd'hui,
11:19l'antisémitisme n'est pas un frein au vote.
11:22– Super.
11:22– Je suis désolé,
11:23on accuse,
11:24de l'autre bord,
11:25Jean-Luc Mélenchon
11:26et la France Insoumise
11:27est souvent accusée
11:28d'être très ambiguë
11:30avec l'antisémitisme.
11:31– Nous on l'accuse
11:31d'être antisémite.
11:32– Vous vous l'accusez ?
11:33Jean-Luc Mélenchon
11:34est plutôt en dynamique
11:35dans cette campagne,
11:37comme Marine Le Pen.
11:38– C'est-à-dire que c'est la palme
11:39à l'antisémitisme
11:40dans la vie politique française.
11:41– Je pose la question,
11:42est-ce qu'aujourd'hui,
11:43l'antisémitisme,
11:43c'est un frein électoral ?
11:44– Alors,
11:46on ne peut que constater
11:47la montée de l'antisémitisme
11:48en France
11:49et le combattre
11:49quels qu'en soient les auteurs.
11:52Mais ça dit des choses
11:53sur les fractures
11:54de notre société,
11:55c'est pas pour ça que,
11:58quelquefois on nous dit,
11:58mais alors,
11:59attaquer aussi l'antisémitisme
12:01de Jean-Luc Mélenchon.
12:02Nous on l'a dit
12:02dès le départ de notre livre.
12:04Nous on estime
12:05qu'on s'adresse d'abord
12:06à nos proxys.
12:07C'est à la gauche.
12:08C'est à la gauche
12:09de faire la police
12:11avec les proxys
12:13qui sont les proxys
12:14– Certains le font,
12:15comme a rappel Glucksmann,
12:17Jérôme Gage.
12:17– Certains le font,
12:17bravo,
12:18et ils le font,
12:19mais certains ne le font pas.
12:21– Ils restent obligus.
12:22– Voilà,
12:23parce qu'ils veulent
12:23se faire réélire
12:24et c'est la politique
12:26du responsable
12:28du Parti Socialiste,
12:29M. Olivier Faure.
12:30Nous,
12:31on a constaté
12:32les ravages
12:33dans notre propre électorat,
12:35nos propres amis,
12:36mais c'est tout à fait
12:38extraordinaire,
12:38on le voit.
12:39– C'est qui vos amis
12:40qui…
12:41Éric Ciotti ?
12:42– C'est à la fois,
12:43oui,
12:43par exemple,
12:44M. Ciotti,
12:45mais je parle de nos amis,
12:46des amis des proches.
12:47– Sinon,
12:47vous ne l'appellez pas
12:48M. Ciotti,
12:49c'est ça,
12:49d'amis.
12:49– Pas seulement,
12:50mais oui,
12:52bien sûr,
12:52il y a des responsables politiques
12:53dont je parle
12:54d'amis intimes,
12:55enfin…
12:55– Et qui disent,
12:56moi,
12:56je voterai Le Pen
12:58au deuxième tour.
12:59– Des amis juifs
13:00qui s'apprêtent à voter
13:01pour la partie fondée
13:02par des Waffen SS,
13:04des chefs d'entreprise.
13:06– Comment vous l'expliquez,
13:07Éric, ça ?
13:07– Écoutez…
13:08– Finalement,
13:09ce n'est pas un frein.
13:09– Non, mais ce que vous êtes
13:10en train de me dire,
13:10au fond,
13:11c'est que l'antisémitisme,
13:12en France,
13:13on s'en moquerait.
13:14– C'est devenu banal,
13:15malheureusement.
13:16– C'est devenu banal.
13:17– C'est devenu banal.
13:17– Alors,
13:17c'est à désespérer de tout,
13:18mais moi,
13:19je vais vous dire quelque chose.
13:20Je ne veux pas être une vache
13:21qui broute,
13:22qui rumine dans un prêt,
13:24qui voit le train
13:25de l'antisémitisme passer
13:26et qui ne le dénonce pas.
13:27Nous,
13:28on n'attend plus rien.
13:29Roselyne,
13:30vous l'a dit,
13:30on est des citoyens libres,
13:33on se bat pour que ces gens-là
13:35ne soient pas au pouvoir,
13:36et puis on aura fait le job.
13:38On aura essayé,
13:39modestement,
13:40aux places qui sont les nôtres,
13:42d'éclairer l'opinion publique.
13:44Je vais encore vous dire
13:45des choses là.
13:47Vous voyez,
13:48le RN cultive l'ambiguïté
13:49avant d'en venir
13:50aux brebis galop.
13:51Je vois M. Tanguy,
13:52il se répond sur tous les plateaux,
13:54il se balade de plateau en plateau,
13:56avec la croix de Lorraine.
13:57Il siège à l'Assemblée nationale
13:59avec des gens
14:01qui soutiennent encore aujourd'hui
14:02l'OAS.
14:03L'OAS dont on va rappeler...
14:04Il y en a encore à l'Assemblée ?
14:05Ben oui, bien sûr.
14:06Le premier discours
14:07qui a été prononcé
14:08par M. Gonzales,
14:09c'est le doyen,
14:10parce que c'est la règle.
14:11Quand on change le Parlement
14:12après une élection,
14:13on donne la parole au doyen.
14:15C'était Gonzales,
14:15il a fait l'apologie de l'OAS.
14:17Mme Lavalette
14:18n'est pas très loin de ses thèses.
14:20Et comment on fait
14:21quand on porte la croix de Lorraine
14:23pour siéger à côté de Jean ?
14:25Donc vous lui demandez
14:27à M. Tanguy
14:28d'être fidèle à ses convictions
14:29et de ne pas siéger
14:30avec ces gens-là ?
14:31Non, je voudrais savoir
14:33comment on fait.
14:34Parce qu'on a évoqué
14:35l'antisémitisme
14:37chez les brebis galeuses,
14:38mais il y a l'homophobie.
14:39Oui,
14:40l'homophobie.
14:40Vous racontez,
14:41dans les quatre...
14:42Il y a dans Rednep du ghetto,
14:43le fameux point en question.
14:45Il y a une piscine
14:46avec des gens de couleur.
14:48Et ça s'appelle
14:49sous la plume de M. Bardella
14:50la mer noire.
14:51Donc il y a de l'homophobie,
14:53il y a du racisme,
14:55il y a de l'islamophobie,
14:56et il y a de l'antisémitisme.
14:58Et des horreurs en masse,
15:01on en a retrouvé,
15:02vous l'avez dit,
15:03près de 120.
15:05On donne les noms.
15:06Et on en découvre
15:07tous les jours.
15:09Notre liste est incomplète.
15:11Eric Dupont-Moretti,
15:12Rosine Bachelot,
15:12vous restez avec nous.
15:13Question dans un instant
15:14de nos petits camarades GG,
15:16Joël Dagosseri,
15:17Antoine Diers et Fatima Hyde-Bounois.
15:19Rosine Bachelot,
15:20Eric Dupont-Moretti,
15:21décidément non.
15:22Le livre est aux éditions Plon
15:23et le décidément non,
15:24c'est pour dire
15:25pas question,
15:26faire en sorte que le RN
15:27n'arrive pas au pouvoir.
15:45Les Gégi et les Grandes Gueules
15:46avec un tandem aujourd'hui,
15:48un duo qui a écrit décidément
15:51en nom,
15:51point d'exclamation,
15:52Rosine Bachelot,
15:53Eric Dupont-Moretti,
15:54le RN,
15:54ce que nous ne pouvons pas taire,
15:56c'est aux éditions Plon.
15:57On y va.
15:58Question de nos Gégi,
15:59Joël Dagosseri,
16:00Fatima Hyde-Bounois,
16:01Antoine Diers,
16:01ce qui veut commencer,
16:02qui se lance.
16:02Fatima,
16:03allez madame la prof de français.
16:04Alors,
16:04moi je suis un petit poussée
16:07de la politique
16:07face à vous deux.
16:10Non mais c'est vrai
16:11parce que vous avez
16:12énormément d'expérience,
16:13donc j'ose émettre,
16:16comment dire,
16:17des réserves
16:18concernant votre livre
16:19sur un point.
16:20Pendant toute la lecture,
16:21je me demandais
16:21mais à qui parle-t-il ?
16:23À qui vous vous adressez ?
16:25Et je vous explique
16:26d'abord pourquoi,
16:28parce que si vous vous adressez
16:29aux électeurs du RN,
16:31je ne pense pas du tout,
16:33on dirait qu'il y a
16:33l'illusion de la pédagogie.
16:35Vous dites,
16:35ils votent parce qu'ils n'ont pas compris,
16:37je vais vous expliquer encore.
16:38Et ça c'est très français,
16:39très politique français,
16:40quand on refuse quelque chose,
16:41on dit,
16:41je vais t'expliquer,
16:42t'as peut-être pas compris,
16:43il y a ça.
16:44Et il y a une forme de,
16:45alors c'est pas du mépris,
16:46mais une forme aussi
16:47de condescendance
16:48avec un côté,
16:49bon,
16:50vous êtes naïf,
16:51vous êtes un peu idiot,
16:52vous n'avez pas compris,
16:53on va vous expliquer
16:54pour voter bien.
16:55Et ça on le sent parfois.
16:57Et je ne pense pas
16:59qu'on puisse faire changer
16:59quelqu'un d'avis
17:00en le traitant comme ça.
17:02Et donc,
17:03est-ce que vous vous adressez
17:03à eux,
17:04ou alors vous vous adressez
17:05à des gens déjà convaincus,
17:07auquel cas,
17:08pour leur donner
17:09des arguments,
17:11ou alors
17:12les autres,
17:13les indécis ?
17:14Cette question
17:16que vous posez,
17:17nous la sommes posées,
17:17à qui parlons-nous ?
17:19Oui.
17:20Effectivement,
17:21vous avez raison,
17:22les électeurs convaincus
17:23du RN,
17:23le noyau dur,
17:24ne sera pas convaincu
17:26par notre livre.
17:27Mais nous avons vu,
17:28depuis le changement
17:30du FN en RN,
17:34ce qu'on a appelé
17:35la dédiabolisation,
17:36qui a eu une entreprise
17:37de communication incroyable
17:39pour masquer
17:40un certain nombre de choses.
17:41Donc nous les disons
17:43dans notre livre.
17:44Nous n'avons pas du tout
17:46un sentiment
17:46de démarche
17:48de condescendance,
17:49bien au contraire,
17:50et nous le répétons
17:51plusieurs fois dans notre livre.
17:52Donc on s'adresse
17:53à ces nouveaux électeurs
17:55du RN,
17:56qui ont été
17:59des déçus de la droite,
18:00des déçus de la gauche,
18:02mais à qui on n'a pas
18:03raconté la vérité.
18:04On ne l'a pas raconté,
18:06on l'a même masqué.
18:07Notamment ceux
18:07qui sont séduits
18:08par Jordan Bardella,
18:09parce que Jordan Bardella
18:10a attiré aussi
18:11des nouveaux électeurs.
18:12Est-ce que vous pensez
18:12que la rationalité
18:13et les faits
18:14suffisent face au désespoir ?
18:17Éric Dupond-Morettier.
18:18Pardonnez-moi,
18:19chère madame,
18:20mais on avait déjà répondu
18:22à ces questions.
18:24Ce n'est pas qu'on s'adresse
18:25à des gens
18:26dont on pense
18:26qu'ils n'ont pas compris.
18:28On s'adresse à des gens
18:29dont on pense
18:30qu'ils ne savent pas tout.
18:32C'est singulièrement différent.
18:33C'est la raison pour laquelle
18:34je disais tout à l'heure,
18:35mais si vous faites
18:35un micro-trottoir,
18:37vous connaissez Châtillon ?
18:38Pas forcément.
18:39Vous connaissez Jalc ?
18:40Pas forcément.
18:41Soral, vous connaissez ?
18:42Pas forcément.
18:43Donc, on rappelle ces choses.
18:45Je vous donne un autre exemple.
18:47Ils disent
18:47au Rassemblement National
18:48« On a viré
18:50toutes les brebis galeuses. »
18:51Il n'y a pas un parti
18:52qui l'a fait plus que nous,
18:53ce nettoyage,
18:53a dit récemment
18:54M. Bardella.
18:55C'est bidon, ça.
18:56Ce n'est pas vrai.
18:58Après, les législatives,
18:59ils ont dit
18:59« Ouais, mais quand même,
19:00on n'a pas eu le temps
19:00de s'organiser,
19:01c'est allé trop vite,
19:01c'est la faute d'Emmanuel Macron,
19:03etc. »
19:03Mais les législatives,
19:04on avait 5 ans
19:05pour s'y préparer.
19:06On a retrouvé
19:07deux cendres bigaleuses.
19:08Et après la publication
19:09de notre livre...
19:10– On parle des municipales
19:11où on avait 5 ans pour s'y préparer.
19:11– Oui, pourquoi ?
19:12Qu'est-ce que j'ai dit ?
19:12– Les législatives.
19:14Ah, pardonnez-moi.
19:14Les législatives,
19:15ils avaient dit
19:15« On n'a pas eu le temps
19:16de s'organiser ».
19:17Les municipales,
19:18ils avaient largement le temps.
19:19On en retrouve une tripotée,
19:21une palanquée
19:21avec des propos.
19:23Mais certains
19:25de ces électeurs
19:26ne savent pas
19:27que ces gens-là
19:28s'expriment comme ça.
19:28et c'est la démonstration
19:30de ce que le ménage
19:31n'a jamais été fait.
19:33On en a même retrouvé
19:35à l'occasion des sénatoriales,
19:36donc après notre bouquin,
19:38qui sont aussi
19:39des brebis galeuses.
19:40Alors,
19:41est-ce que l'on dit ces choses ?
19:43Est-ce qu'on ne dit rien ?
19:45– Donc s'il y en a autant,
19:46ce ne sont plus
19:46des brebis galeuses.
19:47– Ah ben,
19:47ce ne sont plus
19:47des brebis galeuses.
19:48Et puis,
19:49ces brebis galeuses,
19:50elles se sentent bien là,
19:51entourées par Mme Le Pen,
19:53par M. Bardella.
19:53L'écosystème,
19:55au fond,
19:55leur permet
19:56de penser ce qu'ils pensent.
19:57– Plus la nièce
19:58que vous intégrez aussi
19:59dans le système.
20:00– Enfin,
20:01la nièce,
20:01elle va en Israël,
20:02elle ose dire
20:02« si on avait écouté
20:03mon grand-père,
20:04il n'y aurait pas
20:04d'acte antisémite en France ».
20:06Franchement,
20:07les oreilles vous en tombent
20:08quand vous entendez ça.
20:09– Mais vraiment,
20:11chère madame,
20:12il n'y a aucun mépris.
20:14C'est un livre
20:15qui apporte au débat,
20:16on a estimé
20:17qu'on n'avait pas le droit
20:18– Vous ne faites pas la leçon.
20:20elle dit,
20:20je n'ai pas la leçon,
20:21je réfléchis à la mémoire.
20:22– On ne s'était pas concerté
20:24mais j'ai un peu
20:24le même sentiment
20:26et moi je vois même
20:28une forme de sécession
20:29des élites,
20:31une séparation
20:32entre élite et peuple.
20:33Vous faites une citation
20:34madame Bachelot,
20:35vous dites
20:35« on a lâché le peuple ».
20:36Vous citez quelqu'un
20:37de mémoire dans votre livre,
20:38vous parlez aussi
20:39d'une classe politique
20:40en bourgeoisie.
20:41Moi je vois vraiment
20:42la séparation
20:43et je suis d'autant plus surpris
20:45que vous,
20:46monsieur Dupond-Moretti,
20:47vous êtes d'origine populaire,
20:48issu de l'immigration
20:49et que se passe-t-il
20:50pour que nos élites
20:52ne parviennent plus
20:52à parler au peuple ?
20:54Et je vais aller
20:54encore un peu plus loin,
20:55je pense que paradoxalement,
20:57une femme de droite,
20:58un homme de gauche,
20:59ensemble,
20:59pour tenter de porter
21:00un message,
21:01et bien en fait
21:01ça brouille encore plus
21:02le message,
21:03ça fait encore plus élites
21:04qui s'adresseraient
21:05à un peuple trop beauf.
21:07– Vous voulez qu'on ferme
21:08nos gueules ?
21:09C'est ça en fait ?
21:10– Quelque part c'est ça ?
21:11Mais on essaie
21:12de nous culpabiliser avec ça,
21:14et bien on ne fermera pas
21:15nos gueules.
21:15– Vous auriez pu,
21:16vous madame Bachelot,
21:17à droite,
21:18soutenir une droite républicaine
21:19qui doit concurrencer
21:20l'ERN dans son champ,
21:21vous, monsieur Dupond-Moretti,
21:23soutenir une gauche républicaine
21:24qui doit concurrencer
21:25Mélenchon dans son champ également,
21:28être chacun de son côté
21:29pour éviter la fuite
21:30des électeurs.
21:30– Monsieur,
21:31je vais être un peu dur
21:32avec vous,
21:32mais vous êtes un toutologue.
21:33– Je m'en doutais.
21:34– Vous êtes un toutologue ?
21:34– Pardon,
21:35vous êtes un toutologue.
21:36Vous savez tout sur tout.
21:39– Je pose la question,
21:40je m'interroge.
21:40– Pardonnez-moi,
21:42il n'y a qu'à
21:42Faucon,
21:43Faudrait.
21:44Nous,
21:44on fait le même constat.
21:45on n'est pas issu
21:46du même milieu,
21:48on n'est pas issu
21:49de la même famille politique
21:51et on se retrouve
21:52sur un constat.
21:53Puis on dit,
21:53mais qu'est-ce qu'on fait ?
21:54Alors,
21:54on aurait dû vous consulter.
21:56On n'a pas pensé
21:57à faire ça,
21:57mais on ne vous connaissait pas.
21:58– J'ai des honoraires
21:59que les vôtres.
22:00– Pardonnez-moi.
22:01– Je vous ferai un prix.
22:01– Oui, oui,
22:02ok,
22:03c'est facile
22:03de désinguer les choses.
22:05Vous pourriez dire,
22:06vous pourriez dire,
22:07monsieur,
22:07vous pourriez dire,
22:08monsieur,
22:08que ce livre est argumenté,
22:10qu'il est charpenté,
22:12que nous sommes,
22:13laissez-moi terminer,
22:14s'il vous plaît.
22:14Je vous ai écouté religieusement
22:16et c'était bien difficile.
22:17– Moi aussi,
22:17je vous écoute.
22:18– Non, non,
22:19laissez-moi terminer,
22:20je vous en prie,
22:21parce que la critique
22:21pour la critique,
22:22on en crève de ça.
22:24– Mais là,
22:24on ne va pas être critique.
22:25– Monsieur,
22:25je voudrais terminer,
22:27je viens très rarement d'ici,
22:29je voudrais terminer mon propos.
22:31Vous pourriez dire
22:32que ce bouquin est charpenté,
22:35il est factuel ce livre,
22:37il n'est pas conceptuel.
22:38Vous voyez,
22:39on ne dit pas,
22:39nous savons
22:40et les autres ne savent rien
22:41avec la condescendance
22:43d'un chauffeur de rôle
22:44sans gants blanc.
22:45Ce n'est pas ça du tout.
22:46On dit à des gens,
22:49sachez à qui vous avez affaire.
22:51– Sachez à qui vous avez affaire.
22:52– C'est ça.
22:52– Et si ça vous paraît inutile,
22:56et si vous préférez,
22:57au fond,
22:59privilégier la forme que le font,
23:01c'est votre droit, monsieur.
23:03Mais on ne peut pas partager votre avis.
23:04– Vous ne répondez pas,
23:05je soulignais votre origine populaire,
23:08l'immigration,
23:08et pour autant,
23:10vous qui avez ce parcours-là,
23:11vous ne parvenez plus à parler
23:12aux gens,
23:13d'après moi,
23:14aux gens qui ont le même parcours que vous.
23:15– Vous soulevez un vrai problème politique
23:17qui est effectivement
23:19la rupture du dialogue
23:20entre les élites et le peuple
23:22et le mouvement lycéen
23:23qu'on est en train de vivre.
23:25Et finalement,
23:26la signature
23:29vraiment très très forte de ça.
23:31Et je me rappelle
23:32d'un magnifique discours
23:34d'Edgar Pisani
23:35pendant les événements
23:36de mai 68,
23:38discours admirable,
23:39Michel Rocard disait
23:40que c'était
23:40l'un des plus beaux discours
23:41de la République,
23:42vous aviez à répondre
23:44à l'angoisse
23:45et à la revendication,
23:46vous avez choisi
23:47de répondre
23:47à la revendication
23:48pour ne pas répondre
23:49à l'angoisse.
23:50Et c'est ça,
23:51finalement,
23:52le fond du débat
23:53que nous vivons.
23:55C'est que notre société,
23:56elle est traversée
23:57par une angoisse
23:59extraordinaire.
24:00– C'est très juste.
24:00– Quelle société
24:01pour les jeunes aujourd'hui ?
24:03L'intelligence artificielle,
24:05la guerre aux portes
24:06de l'Europe,
24:07l'effondrement
24:08des finances publiques.
24:09Et tout ça
24:10fait que nous apportons
24:11souvent des réponses
24:13techniques
24:14à une angoisse.
24:15Je discutais
24:16avec des chefs
24:17d'entreprise hier,
24:18on parlait de transmission,
24:19transmission de leur entreprise,
24:21je me leur disais
24:21mais quelle entreprise ?
24:22Elle sera comment
24:23l'entreprise
24:24que vous allez léguer
24:25à vos enfants ?
24:26Et c'est ça
24:27le vrai problème.
24:28C'est vrai que
24:29c'est quelque chose
24:30d'insurpassable.
24:31– Joëlle Dagoceri.
24:31– Moi je me suis posé
24:33la même question que…
24:34– Décidément.
24:35– Non mais vraiment
24:36je me suis dit
24:37à qui vous parlez
24:39mais ensuite
24:40je vais parler très vite
24:41parce que je sais
24:41qu'on n'a pas
24:41beaucoup de temps
24:42je me suis dit
24:43je vais quand même
24:43vous dire merci
24:44à tous les deux
24:46parce qu'il y a
24:47beaucoup de politiques
24:48qui sont morts au combat
24:49comme j'ai envie de dire
24:49c'est-à-dire
24:50qui ont basculé
24:52on a parlé d'Éric Ciotti
24:53mais il y en a d'autres
24:53même dans la sémantique
24:55qui ont basculé
24:55en adoptant
24:56le langage
24:57et la communication
24:59qui a été imposée
25:00et diffusée
25:01par l'extrême droite
25:02et vous n'êtes jamais
25:03tombé dedans
25:03et je crois que des fois
25:04il faut savoir dire
25:05même si je considère
25:06qu'il y a un échec
25:08de M. Macron
25:09mais au-delà de ça
25:10il y a aussi des politiques
25:11qui doivent tenir leur rang
25:12et vous êtes de ceux-là
25:13et même si c'est inutile
25:16entre guillemets
25:16dans le sens où ça ne va pas
25:17pouvoir convaincre
25:18des personnes
25:19qui vont voter RN
25:21je crois que des fois
25:22il faut faire son devoir
25:23voilà
25:23et que ce soit inutile
25:25et c'est ce que vous faites
25:26aujourd'hui
25:26et moi j'ai envie de vous dire
25:27merci
25:28et la dernière question
25:30c'est l'Europe
25:31parce qu'on n'en parle pas beaucoup
25:32mais moi ça m'intéresse encore
25:33l'Europe
25:34vous parlez dans votre livre
25:35justement des accointances
25:36avec la Russie
25:37puisque ça aussi
25:37ils essayent de le gommer
25:38le RN
25:39et vous revenez dessus
25:41il y a l'AFD en Allemagne aussi
25:43qui penche aussi
25:44vers la Russie
25:45et ma question
25:46ça va être celle-là
25:47c'est est-ce qu'on doit
25:47s'inquiéter pour l'Europe
25:48si demain il y avait le RN
25:49au pouvoir
25:50et l'AFD en Allemagne
25:52puisque le couple franco-allemand
25:55ça a été quand même
25:55le couple moteur de l'Europe
25:57est-ce qu'on doit s'inquiéter
25:58pour la souveraineté de l'Europe
25:59si on avait ces deux parties
26:01au pouvoir
26:02en France et en Allemagne
26:04c'est ça au fond
26:06la question fondamentale
26:07on dit que
26:09la question
26:09les questions internationales
26:11n'ont jamais été
26:12le pas
26:13des campagnes électorales
26:14je pense que ce sera
26:16un des sujets majeurs
26:17et sans doute
26:18pour la première fois
26:19depuis très longtemps
26:20de cette campagne présidentielle
26:21c'est pour ça d'ailleurs
26:22que nous avons des chapitres
26:24extrêmement importants
26:25dans notre livre
26:26où nous décrivons
26:27cette nébuleuse
26:28le rassemblement national
26:30il n'est pas seul
26:31vous l'avez dit très bien
26:32il est au milieu
26:33d'une nébuleuse
26:33d'extrême droite
26:34qui a décidé
26:35d'avoir un système
26:37ultra-libéral
26:38avec monsieur Elon Musk
26:39c'est-à-dire
26:39de détruire
26:40notre propre force économique
26:42et de détruire
26:43notre propre force morale
26:45et ça
26:46nous le disons
26:47dans le livre
26:47et avec leurs affidés
26:49parce que vous mettez
26:50CNews
26:51nos confrères
26:51Pascal Praud
26:52Pierre-Edouard Sterrin
26:53Vincent Bolleroy
26:54vous leur dites
26:54ils sont en train
26:55d'oeuvrer
26:56sont vraiment des agents
26:57du rassemblement national ?
26:59en tous les cas
26:59Marine Le Pen
27:00parlait de CNews
27:01en disant
27:01c'est ma chaîne
27:02faut pas faire mieux
27:04vous lui trouvez pas
27:05un trop grand rôle
27:06là finalement ?
27:07ah non
27:07écoutez
27:08il n'y a pas un jour
27:09il n'y a pas une chronique
27:11sans que
27:12il y ait un accident
27:13majeur
27:14il n'y a pas un incident
27:15je ne sais pas
27:16pour évoquer
27:17Ayana Kamoura
27:18qualifiée de
27:19grosse
27:20et énorme
27:22chanteuse malienne
27:22mais quelle honte
27:24tous les jours
27:25c'est tous les jours
27:26les migrants
27:28et les puces de lit
27:28alors il fait
27:29comme il sait faire
27:30j'ai déjà dit
27:30les punaises de lit
27:32ah oui
27:33alors
27:33on ne peut pas affirmer
27:34mais on peut quand même
27:35poser la question
27:35on a le droit
27:36de poser la question
27:37on est sur une chaîne
27:38d'expression
27:39et tout est comme ça
27:40et tout est comme ça
27:41il faudrait affirmer
27:42et
27:42c'est pas le problème
27:45je ne réponds pas à ça
27:46non il ne faudrait pas
27:47fermer
27:47mais on peut dénoncer
27:49vous voyez
27:49après on est libre
27:50d'y aller
27:50et puis si on aime
27:51ce qu'il raconte
27:52vous n'irez pas
27:53avec Rosine Bacheau
27:54vous n'irez pas
27:55moi je refuse absolument
27:56d'aller là
27:56est-ce que vous êtes invité
27:57non
27:58non c'est pas vrai
27:59en plus
28:01il signe le crime
28:02mais je vais vous dire
28:03Pascal Praud
28:04il dit
28:04Dupont-Marie-Ti
28:05il n'a pas de courage
28:05il ne vient pas
28:06il ne vient pas
28:07enfin quand je le rencontre
28:08dans les rues
28:09à Paris
28:10je lui mets le compte
28:10et je vous garantis
28:11qu'il ne sort pas
28:13vainqueur
28:13de l'échange
28:15je m'en moque
28:17cette histoire-là
28:18je m'en moque
28:19nous on est là
28:21merci madame
28:22de l'avoir dit
28:22on fait notre boulot
28:23de citoyen
28:24on a voulu
28:25nous faire fermer
28:26nos bouches
28:27on n'accepte pas
28:28de les fermer
28:29c'est comme ça
28:30et puis je crois
28:31que chaque citoyen
28:32chaque personne
28:33qui a une responsabilité
28:34politique
28:35doit dire
28:35ce à quoi elle croit
28:36on n'a pas
28:37je sais qu'on essaie
28:38de nous intimider
28:39et bien on ne nous intimidera pas
28:41une dernière question
28:42parce que Rosine Bacheau
28:43vous en avez parlé
28:43de la crise lycéenne
28:44non on ne parle pas d'eau
28:44en disant ça
28:45non mais
28:46il pose une question
28:48ce que je veux dire
28:49c'est que je ne vois pas
28:49qui vous intimiderait
28:50on parlait de la crise lycéenne
28:51avec Rosine
28:52regardez ce qu'a dit Tanguy
28:53vous verrez
28:53et l'incapacité
28:54de répondre à cette crise
28:56parce que
28:56au-delà des revendications
28:57il y a sans doute
28:58une angoisse plus existentielle
28:59mais quand même
29:00je voudrais interroger
29:01l'ancien avocat
29:02vous êtes avocat
29:02ou toujours ?
29:03non je ne suis pas
29:04redevenu avocat
29:05non mais est-ce qu'on dit
29:06c'est un avocat dans l'âme
29:07c'est la haute autorité
29:08qu'est-ce que pense
29:08l'avocat que vous avez été
29:10de la réponse policière
29:12face aux jeunes ?
29:16c'est une question
29:17qui est mal posée
29:17voilà d'abord
29:18ce que pense
29:18l'ancien avocat
29:20parce qu'il y a
29:21plusieurs réponses policières
29:23il y a des réponses policières
29:24qui permettent
29:25d'assurer l'ordre
29:26et nous avons besoin
29:28des policiers
29:29pour manifester
29:30et puis
29:31il y a un certain nombre
29:32de choses
29:33qui font l'objet
29:34aujourd'hui d'enquêtes
29:36laissez le temps
29:37à l'enquête
29:38le temps médiatique
29:40n'est pas le temps
29:41sauf que les images
29:42sont sur les réseaux sociaux
29:42vous savez
29:43non mais j'entends bien
29:43j'entends bien
29:44mais regardez
29:45cette histoire de main arrachée
29:46est-ce que le gamin
29:48a attrapé la grenade
29:50est-ce qu'il l'a ramassée au sol
29:52nous ne savons pas ces choses
29:54et moi
29:55je n'ai jamais commenté
29:56sur les plateaux
29:57je sais que c'est la mode
29:58aujourd'hui
29:58en particulier
29:59chez les zones avocats
30:00je n'ai jamais commenté
30:01sur les plateaux
30:02de télé
30:02des dossiers
30:03que je ne connaissais pas
30:05c'est pas une fuite
30:06c'est une précaution
30:08laissez faire
30:08laissez faire la justice
30:09et le fait qu'on intervise
30:10c'est des grenades
30:11attendez
30:12un mot pour revenir
30:13à mon histoire
30:14parce que c'est
30:14pour ça que je suis venu ici
30:16vous avez vu à quel point
30:17maintenant
30:18le RN a confiance
30:19dans la justice
30:19de notre pays
30:20mais ils ont choisi
30:21une procédure très très longue
30:22qui connaîtra son équilibre
30:24bien après les présidentielles
30:25ils pouvaient citer
30:26directement
30:27en correctionnel
30:28oui
30:28ils ont tellement critiqué
30:30la justice
30:31ces gens
30:31quand ils ont été condamnés
30:33pour détournement
30:34de fonds publics
30:35quand ils ont été condamnés
30:37avant
30:37on l'a oublié déjà
30:38pour les kits de campagne
30:41là la justice
30:42était insupportable
30:44insupportable
30:44Jalc en particulier
30:46a été condamné
30:47pour escroquerie
30:48ça n'est pas rien
30:49mais alors aujourd'hui
30:49ils ont une confiance absolue
30:50dans la justice
30:51de notre pays
30:51quelle personnalité politique
30:53vous fait rêver
30:53justement comme alternative
30:55comme engagement
30:56qui vous fait rêver actuellement
30:58vous engagez en 2027
30:59non mais chère madame
30:59ce qui est de l'ordre
31:01de l'onirisme
31:03vous me permettrez
31:04de ne pas en parler ici
31:06d'abord tout le monde
31:07n'est pas
31:08vous avez compris
31:09le sens de rêver
31:10je peux vous dire
31:10qui me fait cauchemarder
31:11c'est Mélenchon Le Pen
31:13non mais justement
31:13Mélenchon Le Pen
31:14oui mais moi j'en ai assez
31:15des cauchemars
31:16pour donner envie
31:16en vrai c'est ça le problème
31:18c'est pour lutter
31:19si vous voulez lutter
31:20contre l'un ou l'autre
31:21il faut proposer aussi
31:22autre chose
31:23ça c'est
31:23ouais mais Mélenchon Le Pen
31:25il faut choisir
31:26au deuxième tour
31:27justement c'est la question
31:28que vous avez posée
31:29c'est phénoménal
31:30et pour l'instant
31:30nous refusons de rentrer
31:32dans cela
31:32car nous avons l'air
31:34de considérer
31:35que c'est le seul choix
31:36des électeurs
31:37on a envie
31:38ça c'est non plus possible
31:39quand même
31:40c'est extraordinaire
31:41je ne veux pas
31:42c'est justement
31:44ce dans quoi
31:45on veut nous entraîner
31:46nous on parle
31:48aux forces républicaines
31:51en disant
31:52écoutez secouez-vous
31:53les gars
31:53et trouvez-nous une solution
31:55on en a marre
31:57vous n'allez quand même
31:57pas nous tordre le bras
31:58je vais vous dire quelque chose
31:59tout simplement
32:01quand on vote
32:01on est dans l'isoloir
32:02je sais qu'on pratique beaucoup
32:04surtout dans les médias modernes
32:06la transparence
32:06qui devient une transpercance
32:08moi ce que je peux vous dire
32:09c'est qu'il y en a deux
32:10qui ne me conviennent pas du tout
32:11j'ai cité leur nom
32:12pour le reste
32:13je vais encore réfléchir
32:15je vais voir
32:16quelles sont les offres
32:16je vais lire les programmes
32:18peut-être aurais-je l'occasion
32:19de m'exprimer
32:20peut-être pas d'ailleurs
32:21mais pas eux
32:22pas eux
32:24d'accord
32:24une dernière question
32:25moi c'est cette moustache
32:26c'est un hommage à Brassens
32:29elle vient d'où ?
32:30à Staline
32:32et à Didier Giraud
32:35merci Eric Dupont-Moretti
32:37merci Roselyne Bachelot
32:40décidément non
32:41c'est aux éditions Plon
32:43merci d'être passé par les GG
32:44merci d'être passé par les GG
32:44merci d'être passé par les GG

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