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  • il y a 8 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour de Moïse Mitterrand, petit-neveu de l'ex-président, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00RMC face aux grandes gueules
00:05Moïse Mitterrand, vous êtes chef d'entreprise ?
00:07Oui.
00:07Vous êtes auteur de Etat partout, justice nulle part chez Chronique Édition.
00:12Alors, vous préconisez une ordonnance libérale pour sauver la France.
00:17Vous dites qu'il faut réduire l'Etat pour faire grossir le patrimoine des Français.
00:23Mais vous êtes finalement le vilain petit canard de la famille Mitterrand ?
00:27Alors, ce n'est pas seulement pour faire grossir le patrimoine.
00:29C'est pour ça qu'on a choisi ce titre de justice nulle part.
00:32Parce que d'abord, ce qui nous motive et ce qui crée d'ailleurs les révoltes,
00:35c'est le sentiment d'injustice.
00:36Ce n'est pas tellement la baisse de prospérité.
00:39Donc, le vilain petit canard de la famille Mitterrand.
00:41La famille n'est pas que François.
00:42Ils étaient huit frères et sœurs.
00:44Il y avait beaucoup de monde à Jarnac.
00:45Beaucoup de monde à cette époque.
00:46Beaucoup de gens de droite.
00:48Beaucoup de gens de droite, absolument.
00:49Dont Mitterrand lui-même.
00:51Dont François Mitterrand lui-même.
00:52François était avant 34 dans certains mouvements
00:57qu'il aurait peut-être réprouvé quelques décennies plus tard.
01:01Vous l'avez bien connu ?
01:02Non, j'ai mal connu.
01:03Je l'ai vu deux fois dans ma vie.
01:04Mais je l'ai très bien connu, Frédéric.
01:05Que j'ai vraiment beaucoup, beaucoup apprécié.
01:07Et avec qui j'ai eu la chance...
01:08Nous aussi, on l'a apprécié beaucoup.
01:09Il est souvent vu dans les grandes guerres, Frédéric.
01:11Il était cultivé, bosseur, drôle, original, non conventionnel.
01:15Remarquable.
01:15Mais vous, vous êtes parti plein de balles sur le libéralisme.
01:20Pourquoi ?
01:20Pourquoi est-ce que la France en a besoin ?
01:23Parce que...
01:24Alors, d'abord, l'histoire du libéralisme,
01:27elle commence avec Turgot,
01:28qui ne savait même pas qu'il était libéral.
01:30Comme plein de Français qui ne savent même pas qu'ils sont libéraux.
01:33La lettre de 1774 qu'il écrit au roi Louis XVI,
01:36c'est absolument remarquable.
01:37C'est un moment exceptionnel de lecture,
01:40si jamais les gens ont l'occasion.
01:41Et donc, moi, je suis fils de cet héritage
01:44qui passe par Bastia, par Tocqueville, par Turgot.
01:47Et ensuite, cet héritage, il est particulièrement important
01:50au moment où on se rend compte que l'État,
01:52sous son propre poids, est en train de s'effondrer.
01:54Et donc, il emmène la France avec lui.
01:56On parle d'effondrement de la France,
01:57mais ce n'est pas la France qui s'effondre.
01:59C'est son État qui s'effondre
02:01et qui, comme c'est un attribut majeur d'un pays,
02:03tombe avec...
02:04Quel en est l'exemple le plus flagrant de cet effondrement, alors ?
02:08Alors, moi, j'ai mon top 3 des injustices.
02:10Je ne sais pas si ce sera le même que le vôtre.
02:13Le premier, c'est la personne la plus fiscalisée en France.
02:17La personne qui paye le plus d'impôts en France.
02:19On pense tout de suite à Kylian Mbappé, à Bernard Arnault,
02:22à un grand journaliste, j'en sais rien,
02:24ou un chef d'entreprise.
02:25C'est une personne au SMIC méritante.
02:28Parce que la personne au SMIC méritante,
02:29comme les cotisations sont très progressives,
02:31si vous voulez l'augmenter,
02:33elle va payer de plus en plus de cotisations,
02:34elle va perdre des aides sociales
02:36qui sont concentrées autour du SMIC,
02:37parce qu'il y a beaucoup d'aides sociales
02:39qui s'arrêtent à 1,05 fois le SMIC,
02:40donc juste au-dessus du SMIC.
02:42Et donc, il va se retrouver à payer 100% d'impôts
02:45sur son augmentation.
02:45On SMICardise la France.
02:47Ah bah, on concentre tout le monde à ce niveau-là.
02:50Les aides sur le SMIC créent une trappe
02:52qui fait qu'il n'y a aucun intérêt à augmenter,
02:54et donc ça crée une France au SMIC.
02:56C'est parfaitement résumé.
02:58Exactement.
02:58Vous avez...
02:59Non mais surtout, on vole le gain au travail
03:01de la personne concernée.
03:03C'est vraiment quelque chose de très significatif.
03:05Et après, on s'étonne qu'il y ait une démission silencieuse.
03:08Comment est-ce qu'on peut demander aux gens de bosser plus
03:09si jamais on leur prend 100% de ce qu'ils gagnent en plus ?
03:12Alors, ça c'est le top 1, top 2.
03:14Top 2, la mortalité infantile.
03:16On est à deux fois les scores des meilleurs pays en Europe.
03:21On est à 3,7 pour 1000,
03:22alors que la Suède, par exemple, est à 1,8 pour 1000.
03:25C'est 1000 bébés nés en France
03:27qui meurent chaque année prématurément
03:31comparé à un ratio d'un pays qui gère mieux sa santé.
03:34Et malgré tous les efforts,
03:36évidemment, des infirmières et des médecins.
03:38Donc, la santé, c'est un mini-État.
03:40C'est à l'échelle de la santé,
03:42vous vous rendez compte des dysfonctionnements de l'État
03:44sur le fonctionnement de l'hôpital.
03:48Administration excessive et tous les maux qu'on connaît.
03:51Le troisième, parce que j'imagine que ça va être votre troisième question,
03:54c'est les enfants français derniers en maths.
03:57C'est ce qu'on voit dans le classement Pisa, notamment.
03:59Au pays de Pierre de Fermat, au pays de Pascal,
04:02au pays du médaille-fils de 2022.
04:05Il y a encore une médaille-fils l'année dernière,
04:07une jeune femme de l'école polytechnique,
04:09Wang, je crois qu'elle s'appelle, d'origine chinoise,
04:11au pays, évidemment, de Cyril Villani.
04:14Les enfants français sont derniers en maths en Europe.
04:17Et ce qui est injuste là-dessus,
04:18ce n'est pas que la moyenne baisse,
04:19c'est qu'à Henri IV, en première,
04:23ils font de la topologie.
04:24Ils font le programme de la licence de mathématiques à l'université.
04:28Donc, le niveau baisse en moyenne
04:30parce qu'il baisse très fortement
04:32pour les personnes qui sont moins favorisées.
04:33Mais vous dites, la France glisse vers la médiocrité.
04:37Ce sont vos termes.
04:38Vous dites aussi que l'État est malade de sa bureaucratie.
04:41Bon, ça, ce n'est pas nouveau.
04:42Malheureusement, ça fait longtemps qu'on dénonce cette bureaucratie.
04:44Vous donnez des chiffres, 483 impôts en France,
04:49486 niches fiscales,
04:512000 CERFA, les fameux CERFA.
04:53Et bien sûr, le nombre de fonctionnaires,
04:55la difficulté.
04:56Alors oui, vous dites,
04:57il y a 1,7 milliard de combinaisons
04:59pour calculer un taux de cotisation sociale.
05:01Voilà, c'est ça, la bureaucratie.
05:03Mais comment on en sort de cette bureaucratie ?
05:05Parce que c'est tellement la France,
05:06la bureaucratie à la française.
05:07Il y en a partout de la bureaucratie.
05:09Il y en a au sommet de l'État,
05:10mais dans nos régions,
05:11dans nos départements,
05:13à la mairie,
05:14à la sécurité,
05:16même dans les grandes entreprises privées.
05:17Même dans les grandes entreprises.
05:19La bureaucratie,
05:19c'est vraiment dans notre culture.
05:22Absolument.
05:23Comment est-ce qu'on en sort ?
05:24On en sort par la démocratie.
05:26On y est rentré par la démocratie,
05:27cet excès de bureaucratie.
05:29La bureaucratie,
05:29c'est pas mal en soi.
05:30La loi écrite,
05:31c'est une bonne chose.
05:32Et on a besoin de bureaucrates
05:33dans une société qui fonctionne.
05:34Le problème,
05:35c'est l'excès de bureaucratie.
05:36Mais on y est rentré
05:37par 70 ans de paix et de prospérité.
05:39On a créé 50 millions de mots
05:41dans le droit applicable.
05:42500 millions,
05:43si vous rajoutez
05:44toutes les circulaires,
05:45les décrets ou le droit local,
05:47il faut en sortir
05:48par la démocratie.
05:49Et donc,
05:49il faut que les Français,
05:50on leur soumette
05:51un projet alternatif,
05:53une restauration de l'État profonde,
05:54et qu'à ce moment-là,
05:55ils se disent,
05:56je préfère ce système-là
05:57et je vais voter
05:59pour des représentants
05:59qui vont le mettre en œuvre.
06:00Donc,
06:01c'est d'abord changer le regard
06:02des 50 millions d'adultes français
06:04sur l'État.
06:05Et qu'ils se disent,
06:06effectivement,
06:06je ne suis pas condamné éternellement
06:07à cette bureaucratie.
06:08Vous dites,
06:08par exemple,
06:09il faut 8 ministères,
06:10pas un de plus.
06:12Absolument.
06:12Alors,
06:12c'est 7.
06:13Ce chiffre-là
06:15doit venir d'un autre document,
06:16mais c'est exactement
06:17les ministères
06:18que vous écririez vous-même
06:19si jamais vous deviez
06:20concevoir votre gouvernement.
06:22Et tous les Français
06:23qui nous écoutent
06:23de la même manière.
06:24C'est ceux auxquels
06:24vous pensez spontanément.
06:26Donc,
06:26des ministres,
06:26pas de secrétaire d'État ?
06:27Pas de secrétaire d'État.
06:297 missions cruciales,
06:31indispensables.
06:32Notre ligne de partage,
06:34c'est vraiment
06:34entre l'indispensable
06:35et le facultatif.
06:36Il faut concentrer l'État
06:37là où il est indispensable,
06:39pour qu'il soit excellent
06:40dans ses domaines,
06:40pour que la justice
06:41ne soit pas rentue
06:42en 69 mois en moyenne
06:44en France
06:44pour les affaires criminaires.
06:45C'est 69 mois.
06:4669 mois.
06:4769 mois.
06:47Et donc là,
06:48vous créez une injustice
06:49supplémentaire.
06:50Parce que si le prévenu
06:50est innocent,
06:51finalement,
06:52il a passé 69 mois
06:53de procès
06:54et la victime,
06:55elle a attendu 69 mois
06:56pour avoir un jugement.
06:58Donc,
06:58si vous voulez,
06:58vous créez une injustice
06:59par la lenteur d'elle justice
07:00et qui n'est pas
07:01« j'ai une copine juge »,
07:02elle bosse très dur.
07:04Donc,
07:04ce n'est pas du tout
07:05que les gens
07:05ne sont pas au travail.
07:06C'est simplement
07:07que vous avez un système
07:07qui est dysfonctionnel
07:08parce qu'il y a 45 ministres
07:10et secrétaires d'État
07:10et qu'on se occupe
07:11de beaucoup d'autres choses
07:12que de la justice.
07:12Oui,
07:12mais beaucoup ont intérêt
07:14à ce système de contenu
07:16puisque beaucoup vivent
07:17de ce système
07:18de bureaucratie.
07:20Donc,
07:20c'est ça qui est compliqué.
07:21C'est-à-dire que
07:22la haute fonction publique,
07:23elle s'en arrange de tout ça.
07:25Les politiques aussi
07:26parce qu'ils ont tous
07:27envie d'être ministres.
07:27Donc,
07:28si vous leur dites
07:28qu'il n'y a que 7 ministres,
07:29ça va être compliqué.
07:30Aujourd'hui,
07:30il y en a une trentaine.
07:31On n'en connaît pas la moitié.
07:33Bon,
07:33voilà,
07:34et encore la moitié,
07:35je suis généreux.
07:36À mon avis,
07:36si on demande aux Français,
07:37à part le Cornu
07:38et peut-être Darmanin,
07:39les autres,
07:39ils ne savent pas
07:39qui ils sont.
07:41Vous avez raison.
07:42C'est pour ça
07:43que le libéralisme
07:43n'a pas forcément
07:44bonne presse
07:44dans la sphère politique.
07:46C'est parce que,
07:47d'une façon ou d'une autre,
07:48quand l'État est très grand,
07:49il réduit la taille de l'État
07:51et donc les prérogatives possibles.
07:53Il réduit le pouvoir
07:54auquel peuvent aspirer
07:55les gens
07:56qui veulent nous représenter.
07:56Donc ça,
07:57ça peut être frustrant.
07:59Charles Consigny.
07:59Non, non,
08:00mais est-ce que vous allez
08:01vous présenter
08:02aux élections législatives,
08:03par exemple ?
08:04Non.
08:05Ou à une mairie ?
08:06Est-ce que c'est un programme,
08:07votre livre ?
08:08C'est un programme politique.
08:09Moi, d'abord,
08:10Moïse Mitterrand,
08:11c'est un nom.
08:12C'est quand même,
08:13ça pourrait presque être
08:14un pseudo de rappeur.
08:15Moïse Mitterrand,
08:16vous voyez ?
08:17C'est un début de blague.
08:18Franchement,
08:18il n'y a pas grand monde
08:19qui peut s'appeler,
08:20qui s'appelle Moïse Mitterrand.
08:23Donc moi,
08:23je trouve ça très intéressant.
08:26Très intéressant
08:27que ça vienne
08:28alors qu'on est...
08:28La France est en train
08:31de revenir au socialisme.
08:33On voit bien,
08:34le budget Lecornu
08:35a été un budget socialiste.
08:36Là, il y a la primaire
08:37de la gauche.
08:39On est en train
08:40de revenir au socialisme
08:41en France.
08:42Si Marine Le Pen est élue,
08:43d'ailleurs,
08:43on restera dans le socialisme,
08:45au fond.
08:46C'est ça, la réalité.
08:47Donc moi,
08:48je trouve intéressant
08:48d'avoir un Mitterrand
08:49qui vient combattre
08:52ses idées.
08:53Mitterrand,
08:54donc votre grand-oncle,
08:55si j'ai bien suivi,
08:57a pris un certain nombre
08:58de décisions
08:58qui ont coulé la France.
08:59La retraite à 60 ans,
09:01elle a quand même coulé le pays.
09:03Et ses disciples
09:04ont fait les 35 heures
09:06et d'autres mesures
09:06qui ont coulé la France.
09:07Mais,
09:09dans ma
09:11modeste position,
09:12j'ai pas mal de gens
09:13comme vous
09:13qui viennent me voir
09:14ces derniers temps.
09:15Ils ont un programme
09:16pour la France.
09:17Ils ont un programme
09:18qui ressemble au vôtre,
09:19d'ailleurs.
09:20et que je peux rejoindre,
09:22bien sûr,
09:22parce qu'il y a plein de gens
09:23qu'on aura le bol
09:23de ce système.
09:24Mais ils veulent pas
09:25s'engager pour autant.
09:27Et moi,
09:27je pense qu'on ne peut pas
09:29faire campagne,
09:30on ne peut pas
09:31s'engager pour la France
09:32depuis sa maison
09:34de vacances,
09:35depuis son canapé
09:37dans un beau quartier
09:38de Paris
09:39ou même depuis...
09:40C'est très bien
09:41d'être entrepreneur,
09:42de faire des livres,
09:43de tout ça.
09:44Mais moi,
09:44j'aimerais que des gens
09:45comme vous,
09:45puisque manifestement,
09:46vous avez travaillé
09:47sur ce livre,
09:48vous avez des idées précises,
09:51vous semblez être compétent.
09:52Bon, après,
09:53peut-être qu'on se fait abuser
09:54par votre nom,
09:55votre veste
09:55et votre science,
09:56mais on ne sait jamais.
09:57Vous avez l'air d'eux,
09:58en tout cas.
09:59C'est un début positif
10:00pour la politique
10:01d'avoir l'air compétent.
10:02Moi, je voudrais
10:02que vous vous présentiez,
10:03pas forcément à la présidentielle
10:05parce qu'il y a déjà
10:0678 candidats,
10:07mais...
10:08Par exemple,
10:09avoir quelqu'un
10:09comme vous au Parlement,
10:11ça nous changerait
10:12d'un certain nombre
10:13d'élus.
10:14Donc, ma question,
10:15c'est pourquoi
10:15ne le faites-vous pas ?
10:16Allez-y, engagez-vous,
10:18et les flots s'ouvriront.
10:21Un professeur de biologie
10:22de quatrième,
10:23il pensait que c'était
10:24un canular
10:24quand il allait lui l'affiche.
10:26Donc, monsieur Consigny,
10:27pour vous répondre directement,
10:28je pense qu'on peut avoir
10:29plus d'influence
10:29comme citoyen bien informé
10:31et comme chef d'équipe
10:33dans une équipe resserrée
10:34qui porte un projet
10:35de gouvernement complet
10:36que comme candidat
10:38où on se crée essentiellement
10:39des ennemis,
10:39des adversaires
10:40et on doit respecter
10:41ses alliés
10:41pour avoir une certaine aura.
10:44Après, il faut voter
10:45les lois quand même.
10:46Donc, je crois d'abord
10:48au fait de parler
10:49à la société civile
10:50et de faire pivoter
10:51la société civile
10:52comme dans une certaine mesure,
10:54elle l'a fait par exemple
10:55sur le nucléaire
10:55au cours des 15 dernières années.
10:56Je pense qu'elle est déjà
10:57convaincue la société civile.
10:59Absolument.
10:59Et donc, il lui faut
11:00une solution.
11:01Elle est vraiment convaincue.
11:01Mais il faut une véritable solution.
11:03En tout cas,
11:03de plus en plus de gens
11:04qui sont d'accord avec ça
11:05quand on aura le bol
11:06et qui veulent tronçonner joyeusement.
11:08Oui, ils veulent tronçonner
11:08mais sans véritablement avoir...
11:10Parce que c'est facile
11:12de tronçonner.
11:12Mais dans les 1100 agences
11:14et opérateurs,
11:15vous avez Météo France,
11:16vous avez des universités,
11:17vous avez des musées.
11:18Donc, ce qu'il faut,
11:19c'est faire le travail
11:19de fond, méticuleux,
11:21pour dire comment est-ce
11:22qu'on fait ces 236 milliards
11:23d'économies ?
11:24D'où est-ce qu'elles viendront ?
11:25Qu'est-ce qu'on interrompt ?
11:26Qu'est-ce qu'on propose
11:26aux agents publics
11:27qui devront interrompre
11:28leur mission ?
11:29On leur propose 70%
11:30de leur salaire
11:35et il ne se passera rien.
11:36Parce qu'on garde Météo France
11:37ou on supprime Météo France ?
11:39On garde Météo France,
11:39on garde Météo France,
11:40sauf que ça devient
11:41un opérateur autonome.
11:43Mais néanmoins,
11:43évidemment,
11:44il y a l'agence,
11:45le Conseil National du Bruit,
11:47l'agence nationale
11:48de la cohésion du territoire,
11:49l'Institut même du cheval
11:51et de l'équitation.
11:52Moi, je monte beaucoup à cheval,
11:52j'adore ça.
11:53Je n'ai pas de raison
11:54de me faire payer mon loisir.
11:55La commission du débat public
11:57présidée par Mme Joanneau,
11:58qui est fort bien payée
11:59pour faire ça.
12:00Et on en trouvera
12:01des dizaines et des centaines.
12:02Nous, on en a trouvé 700.
12:04700 et pour un montant
12:05de combien au total ?
12:06Donc au total,
12:06on interrompt des administrations
12:08qu'on considère facultatives,
12:09qui ne sont pas
12:10dans les missions indispensables
12:11de l'État.
12:11Et on interrompt des aides
12:13et des subventions
12:13qu'on considère là aussi
12:14comme facultatives.
12:15On préfère avoir l'argent
12:16directement en billet
12:17de 20 euros bleus
12:18plutôt que d'avoir de l'argent
12:19de façon dégradée
12:20en prime rénov'
12:21ou en chèque vacances.
12:23Mais Moïse Mitterrand,
12:24les Français sont très attachés
12:26à l'État.
12:26D'ailleurs, la France s'est construite
12:27avec cet État fort.
12:29Et d'ailleurs,
12:29quand il y a un problème en France,
12:31on se tourne vers l'État.
12:32Cet été, ça a été le cas,
12:34il fait trop chaud,
12:36vite,
12:37pourquoi l'État
12:38n'a pas climatisé
12:38nos écoles, etc.
12:40Il y a eu les incendies.
12:41Alors, l'État,
12:42pourquoi l'État
12:42n'a pas acheté
12:43des canadaires supplémentaires ?
12:44Donc à chaque fois,
12:46nos regards sont portés
12:47vers l'État
12:47et on attend une solution.
12:49Et d'ailleurs,
12:49on se rend souvent compte
12:50que l'État est défaillant,
12:52n'a pas anticipé,
12:53n'a pas investi, etc.
12:55Donc, c'est pour ça que je dis
12:56qu'il y a une révolution à faire.
12:57Il faut que chacun
12:58se prenne par la main
12:59avant de demander tout
13:00à l'État.
13:00Vous n'avez cité que des sujets
13:02où l'État est indispensable,
13:03où l'État est dans son rôle
13:04justement de faire bien ce rôle.
13:07La prévention incendie,
13:08c'est un rôle crucial de l'État.
13:09Et donc,
13:10ce n'est pas normal
13:10qu'on se retrouve
13:11avec deux fonds moins de canadaires
13:11qui a 20 ans
13:12pour une forêt
13:13qui est plus grande.
13:13Mais quand une entreprise
13:14est en difficulté,
13:15on va aussi se tourner vers l'État
13:16en disant
13:16« Venez nous sauver ».
13:19On n'a pas de raison de le faire.
13:20Souvenez-vous,
13:20Lionel Jospin,
13:21puisqu'on parlait
13:22de votre grand-oncle,
13:24Lionel Jospin,
13:24un jour à la télévision,
13:26devant une caméra,
13:27avait dit
13:27« L'État ne peut pas tout ».
13:28Alors ça,
13:28on lui avait reproché,
13:29ça lui a coûté
13:30la présidence de la République.
13:31Ça lui a coûté
13:32d'ailleurs la présidence de la République
13:32parce qu'un socialiste
13:33qui osait dire
13:34« L'État ne peut pas tout »,
13:35c'était un crime
13:35de laisse-majesté.
13:37Donc on voit bien
13:37que c'est compliqué quand même
13:38de changer de mentalité.
13:39L'État n'existe pas,
13:40il n'a que les moyens
13:41qu'on lui donne.
13:42Il n'a que l'argent
13:42qui peut préléver de force
13:43aux Français.
13:44Il n'a pas d'argent de lui-même,
13:46ce n'est pas le patrimoine
13:47des ministres
13:48qui paye telle politique publique.
13:49Donc peut-être que
13:50M. Jospin,
13:51à travers cette phrase,
13:52rappelait simplement
13:53une réalité.
13:55Non, il ne fait pas
13:55de votre famille également.
13:56Non, pas celui-là,
13:57le côté de ma mère,
13:58il n'y a pas de personne.
13:59Nordine Jospin,
14:00rappeur dans le 93.
14:02Il y a un copain
14:03qui m'appelle Abraham Chirac.
14:06Vous restez avec nous,
14:07Moïse Mitterrand,
14:09parce que vous avez dit
14:10que la France glisse
14:11vers la médiocrité.
14:11Alors, c'est un livre de constats,
14:13mais c'est un livre de propositions
14:14aussi, on l'a bien compris.
14:16D'ailleurs, vous avez
14:16un long passage
14:17sur les impôts
14:18où vous dites
14:19il faut fusionner.
14:20Je ne sais plus à combien
14:20vous arrivez d'impôts,
14:216 ou 8 ?
14:225 impôts principaux
14:23et quelques impôts
14:24qu'on gardera comme la cigarette.
14:25Alors, justement,
14:26vous allez continuer
14:27de développer ce raisonnement.
14:30Est-ce que vous y allez
14:30à la tronçonneuse,
14:31avant de faire la pause publicitaire
14:33pour prendre l'exemple
14:34de Ravier Milay,
14:34c'est ça ?
14:35Vous êtes un tronçonneur ou pas ?
14:36C'est pour ça qu'il faut
14:39laisser les campagnes politiques
14:40à des gens
14:41dont c'est le métier
14:42et dont c'est le rôle
14:43d'être des grands communicants.
14:45Et donc, nous,
14:46on y va à la démocratie.
14:47Eh bien, justement,
14:47vous allez continuer
14:48de développer ça.
14:49Moïse Mitterrand,
14:50auteur de
14:50L'État partout,
14:51justice nulle part,
14:53chez Chronique Édition.
14:54Quels sont les impôts
14:55qu'il garde ?
14:56Quels sont les impôts
14:56qu'il met en place ?
14:57On continue d'en discuter
14:59dans un instant.
14:59Il y a des questions
14:59de Jean-Loup Bonami,
15:00Sandrine Pégan
15:01et Charles Consigne.
15:02Il s'appelle Moïse Mitterrand,
15:04il est chef d'entreprise
15:05et il sort un essai
15:06État partout,
15:07justice nulle part.
15:08C'est chez Chronique Édition
15:09dans lesquelles
15:09il propose
15:10une vraie révolution libérale.
15:13Mais il l'a dit lui-même
15:14juste avant la pause,
15:15pas la tronçonneuse
15:17Monique...
15:18Monique...
15:18Moïse Mitterrand.
15:20Vous êtes trois auteurs,
15:21en fait,
15:22dans ce livre.
15:23Et alors,
15:24je vous proposez,
15:25enfin, je disais,
15:25vous proposez aussi
15:26d'avoir,
15:27de fusionner les impôts
15:28et d'être sur cinq impôts,
15:30en fait, principaux.
15:31Lesquels ?
15:31Comment vous faites ?
15:33Alors,
15:33les cinq impôts
15:34que vous verrez
15:35immédiatement à l'esprit
15:35que vous connaissez par cœur,
15:36l'impôt sur les sociétés,
15:38la TVA,
15:38l'impôt sur le revenu,
15:40les cotisations,
15:41la taxe foncière.
15:42Donc, les impôts
15:42que tout le monde connaît
15:43et que tout le monde trouve légitimes.
15:45On ne juge pas
15:46quels sont les impôts
15:47qui sont moraux,
15:47pas moraux.
15:48Pour nous,
15:48tous les impôts sont,
15:49dans une certaine mesure,
15:50immoraux.
15:50Ils ont juste pour vocation
15:52d'être efficaces
15:52pour ne pas avoir
15:53trop d'impact
15:54sur l'économie du pays
15:55à long terme.
15:56Excusez-moi.
15:56Vous parliez, pardon.
15:57Je vous coupe.
15:580% de droits de succession.
15:59Suppression pure et simple
16:00des droits de succession ou pas ?
16:01Pas tout à fait,
16:02parce qu'on conserve
16:02les droits de mutation
16:03antitronnéraux,
16:04les DMTO,
16:05et en fait,
16:05on considère que l'État
16:06ne peut pas prendre
16:0745% de votre bien
16:08parce qu'il y a un nom
16:09qui change sur un titre
16:10de propriété.
16:11Parce que ça,
16:11c'est de l'extorsion.
16:12Ça n'est pas
16:14une prise légitime d'impôt.
16:16Donc,
16:16ce n'est pas une question
16:16de est-ce que les gens
16:17sont riches,
16:18pas riches,
16:18etc.
16:19Vous ne pouvez pas
16:19prendre 45% d'un bien
16:21parce que vous changez
16:21un nom sur un titre
16:22de propriété.
16:23Vous saisissez une occasion
16:24qui est la mort
16:25d'une personne
16:25pour extorquer
16:27la famille concernée.
16:29Donc là,
16:29on le traite exactement
16:30comme n'importe quel
16:31changement de titre
16:31de propriété,
16:32les droits de mutation.
16:33Et en revanche,
16:34on maintiendra
16:35la plus-value.
16:36Parce que le problème
16:37des droits de succession
16:38tels qu'ils sont aujourd'hui
16:39sur les très grandes fortunes,
16:41c'est qu'en plus,
16:42vous nettoyez la plus-value.
16:43Donc,
16:43vous avez l'avantage
16:44du traîn,
16:47mais vous avez l'avantage
16:48de baisser vos droits de succession
16:49comparé à quelqu'un
16:50qui a potentiellement
16:51moins de patrimoine
16:51parce que vous transmettez
16:52une entreprise.
16:53Mais en plus,
16:54vous effacez la plus-value
16:55au moment de la succession.
16:56Et ça,
16:57c'est injuste
16:57et donc,
16:58on l'interrompra.
16:59Donc,
17:00quatre grands impôts
17:00pour fusionner
17:01toute la fiscalité,
17:02c'est ce que vous proposez.
17:03L'égalité devant
17:04la principale contrainte
17:04de l'État
17:05qui est l'impôt.
17:06Les aides sociales.
17:06L'égalité devant la loi.
17:07Et la suppression
17:08des 486 niches fiscales.
17:10L'égalité.
17:11Toutes.
17:11Vous les supprimez toutes.
17:12Pas 10%,
17:13pas 5%.
17:13L'égalité dans la loi,
17:16c'est que vous remontez
17:17la TVA,
17:18par exemple,
17:19pour les restaurateurs,
17:20pour que ça soit
17:21la même TVA
17:22pour le coiffeur
17:23que le restaurateur.
17:24Absolument.
17:24À 20%.
17:25Il n'y a pas de raison
17:26que quand on se coupe les cheveux,
17:27on paye une TVA
17:28beaucoup plus élevée
17:28que quand on va se restaurer.
17:30Mais en revanche,
17:31le restaurateur
17:31bénéficiera du fait
17:32d'avoir beaucoup moins
17:33d'impôts de production
17:34ou d'impôts sur les produits
17:36puisqu'évidemment,
17:36il y a beaucoup
17:37d'impôts indirects.
17:38Et puis par ailleurs,
17:39il aura une clientèle
17:39qui sera beaucoup plus prospère.
17:41Puisque le cœur
17:41de notre projet,
17:42le fameux co-auteur,
17:43en fait la raison
17:44pour laquelle on s'est dit
17:45qu'il faut y aller,
17:46c'est Arthur qui un jour me dit
17:48arrête de me parler
17:48d'économie de l'État.
17:49Ce qui compte,
17:50c'est de restituer l'argent
17:51aux Français qui bossent.
17:53Et donc le cœur
17:53de notre projet,
17:54c'est les 236 milliards.
17:55On les rend aux salariés
17:56et on les rend aux citoyens français.
17:58Donc le cœur du projet,
17:59c'est d'augmenter
17:59le salaire des Français.
18:00Absolument.
18:01On supprime la CSG,
18:02CRDS,
18:03les trois lignes
18:04qui apparaissent
18:04dans votre fiche de paye
18:06et ça vous permet
18:07d'avoir une augmentation
18:08de 13% de votre salaire net.
18:10Et vous fusionnez
18:11les aides sociales ?
18:12Et on fusionne absolument
18:13toutes les aides sociales
18:14puisqu'il y a 2160
18:16dispositifs d'aide
18:17aux particuliers.
18:182160 ?
18:18Oui.
18:19C'est une allocation unique.
18:21Et on fait une aide fondamentale,
18:22ce qu'on a appelé
18:23l'aide fondamentale
18:23qui est évidemment
18:25que personne ne tolère
18:26qu'une personne puisse
18:27tomber dans la misère
18:28parce qu'elle n'a pas du tout
18:29envie de travailler.
18:29Qu'est-ce que serait son montant ?
18:30550 euros.
18:31Donc 550 euros
18:32pour que les gens
18:33évitent de tomber dans la misère.
18:34Exactement,
18:35et 275 euros par enfant.
18:36C'est une sorte
18:37de revenu universel ?
18:38C'est une sorte
18:39de revenu universel.
18:39Il faut reconnaître
18:40que dans un pays
18:40qui a 2160 aides,
18:42vous ne passerez pas
18:42de 2160 à zéro.
18:43Vous passerez à une,
18:45si vous voulez,
18:45un système très lisible,
18:47mais à un pays
18:48qui est quand même
18:49aujourd'hui
18:49un pays relativement prospère
18:50où on a certaines choses
18:51en abondance.
18:52C'est inacceptable
18:54que vous ayez des gens
18:55qui tombent dans la misère
18:55même s'ils sont
18:57dans une période
18:58particulière de leur vie.
18:59Sandrine ?
18:59Vous parliez tout à l'heure
19:01de justice,
19:02forcément,
19:02ça m'interpelle.
19:04Si je comprends bien,
19:05en fait,
19:05vous voulez quand même
19:06recentrer l'État
19:06sur le régalien,
19:08donc la défense,
19:08la sécurité
19:09et donc la justice.
19:10Moi,
19:10je m'interroge juste
19:11sur une chose
19:12parce que,
19:12et peut-être que
19:13vous allez me rassurer,
19:14mais vous voulez
19:14une suppression
19:15de 580 000 postes
19:16d'agents publics.
19:18Et on est bien d'accord
19:18que tout ce qui est magistrats,
19:19greffiers, etc.,
19:20ça en fait partie.
19:21Moi,
19:21je vous le disais en off,
19:22j'étais encore hier
19:23au tribunal judiciaire
19:24de Bobigny
19:24et avant-hier à Créteil
19:26et je vous avoue
19:26que je n'ai pas vu
19:27du tout un seul poste superflu.
19:29Et au contraire,
19:30moi,
19:30je dirais,
19:30ils sont en manque
19:31de personnel.
19:32Et vous le disiez tout à l'heure
19:33qu'il y a un délai
19:34de 69 mois
19:35pour pouvoir parvenir
19:35à un jugement.
19:36Et donc,
19:36en attendant,
19:37nous,
19:37en tant qu'avocat,
19:38on est en train de gérer
19:39soit le prévenu,
19:40soit la partie civile.
19:41Qu'est-ce que vous voulez faire
19:42par rapport à la justice ?
19:43Vous avez cent fois raison,
19:45madame.
19:45Ce qui s'est passé,
19:46c'est que l'État
19:46s'est éloigné
19:47de ses missions indispensables,
19:49il s'est éloigné
19:49des missions pour lesquelles
19:50il existe
19:50et où on ne veut surtout
19:51pas le remplacer par du privé.
19:53Vous n'avez pas du tout
19:53envie d'être jugé
19:54par un juge
19:55qui est dépendant
19:56d'un actionnaire.
19:57Vous voulez que ça tutelle,
19:58ce soit le gouvernement
19:59et la démocratie.
20:00Donc,
20:01on est cent fois d'accord,
20:02la justice a été paupérisée
20:04parce que l'État
20:04s'est dispersé un peu partout
20:06et donc,
20:06évidemment,
20:07qu'elle souffre
20:08d'un déficit
20:09sans doute de moyens
20:11et sans doute
20:11surtout d'attention
20:12de son Premier ministre
20:13et son ministre
20:14parce qu'il s'occupe
20:14de mille choses différentes.
20:15Donc,
20:16vous conservez bien
20:16notre ministère.
20:17Et là,
20:18là où vient,
20:19je pense,
20:19votre intuition,
20:20c'est que beaucoup de gens
20:21parlent de non-remplacement
20:22de fonctionnaires
20:23qui partent à la retraite
20:23parce qu'il y a
20:24un certain consensus
20:25qui émerge
20:25sur le fait
20:26qu'il y a peut-être
20:27un peu trop d'agents publics
20:29parce qu'on est le record
20:30en Europe
20:30parce qu'il y a
20:31un certain consensus
20:32et même de la part
20:33des fonctionnaires.
20:34Ils sont 54% aujourd'hui
20:35à se dire
20:35qu'ils sont peut-être
20:35trop nombreux.
20:36Donc,
20:37il y a un consensus national
20:38sur le fait
20:38qu'il y a peut-être
20:39trop de fonctionnaires
20:40et pourtant,
20:41ils sont méritants
20:41mais tout le monde
20:42parle de la solution
20:43du non-remplacement.
20:44Ça aggraverait le problème
20:45parce que si vous gardez
20:46les mêmes missions
20:47mais que ces missions
20:48elles sont accomplies
20:49par moins de gens
20:49sans réfléchir
20:50à fondamentalement
20:51ce que doit faire l'État,
20:52en fait,
20:53vous ralentissez la machine.
20:54Et donc,
20:55ce qu'il faut,
20:55c'est dire aux 380 000
20:57personnes concernées
20:58qui ne sont évidemment
20:59pas au ministère de la Justice,
21:01évidemment pas
21:01dans les ministères
21:02qui viennent,
21:02même pas administratifs,
21:03ils sont dans les 700 agences
21:06opérateurs
21:07et aux conseils
21:09et aux commissariats
21:09qu'on interrompt
21:10et ils sont dans
21:11les 3 tranches
21:13de millefeuille territorial
21:14qu'on fait disparaître.
21:16J'ai une question,
21:18c'est que,
21:19en effet,
21:19je trouve que là,
21:20vous nous présentez
21:21les choses de manière
21:21un peu irénique,
21:23un peu bisounours,
21:24c'est-à-dire qu'on est
21:25sur-endetté
21:26et il suffirait,
21:27vous avez raison d'ailleurs,
21:28de dire qu'il faut lutter
21:29contre les gaspillages
21:30mais il suffirait
21:30de lutter contre les gaspillages
21:31et de rationaliser tout ça
21:33pour régler la question.
21:35Mais,
21:35vous le savez,
21:36quand même,
21:37l'une des raisons
21:38des problèmes de la France,
21:39c'est l'excès
21:40de dépenses sociales,
21:41on représente 1%
21:42de la population mondiale
21:43et on dépense 15%
21:44des aides sociales,
21:46retraite comprise,
21:47qui sont versées
21:48sur la planète.
21:481% de la population,
21:5015% des aides sociales mondiales.
21:52Et là,
21:53c'est plus douloureux
21:54parce que supprimer
21:55les 700 comités théodules,
21:57à part les quelques-uns
21:58qui en profitent,
21:59tout le monde est d'accord.
22:00mais quand il faut tailler
22:01dans le dur
22:02le social,
22:03par exemple,
22:03sur la retraite,
22:04qu'est-ce que vous proposez
22:05Moïse Mitterrand ?
22:06Et après la question
22:07du buisson ardent
22:08qu'on signe,
22:09le buisson ardent
22:10bon ami
22:11pose à Moïse Mitterrand
22:12que proposez-vous
22:13sur le social en général ?
22:16Quelle culture !
22:17Merci,
22:18biblique !
22:19Et donc,
22:20que proposez-vous
22:20sur les retraites ?
22:22Ça me paraît inimaginable
22:23de demander
22:24aux retraités français
22:25de faire une baisse
22:27des retraites
22:27dans un contexte
22:28où le pays,
22:29pardon,
22:30mais n'est pas encore
22:30en situation
22:31de faillite économique
22:32avérée,
22:33sans que l'État
22:34ait fait une profonde
22:36réforme de son fonctionnement
22:37et une profonde
22:39interruption
22:40des missions
22:40qui sont facultatives.
22:41Donc ça c'est un message
22:42envoyé de Sébastien Lecornu
22:43qui s'apprête
22:44à faire la poche
22:45de certains retraités
22:46pour boucler son budget.
22:47Donc il y a en revanche
22:48deux choses
22:49si on peut être exotif
22:50sur ce sujet.
22:51Il y a une disposition
22:52vous savez
22:53sur l'impôt sur le revenu
22:54avec un abattement
22:55pour frais
22:56de 10%
22:56sur les retraités
22:57qui payent
22:58l'impôt sur le revenu
22:59donc c'est seulement
23:00les 45% de retraités
23:01les plus aisés
23:03et ça
23:04elle disparaît
23:05avec les 487
23:06autres niches fiscales
23:07elle n'a pas de raison d'être
23:08et donc on en supprime
23:11486
23:11et bien elle fait partie
23:12d'entre elles
23:13donc c'est une niche fiscale
23:14qui ne représentera pas
23:15grand chose
23:15comparé à la restitution
23:17patrimoniale
23:17dont bénéficieront
23:18ces retraités
23:19puisqu'il y a
23:20600 milliards d'actifs
23:21de l'État
23:21qu'on restituera aux Français
23:23c'est pas rendre
23:23c'est restitué
23:24puisqu'on leur a pris
23:25des choses
23:25qu'on n'aurait pas dû
23:26leur prendre
23:26et donc on leur restituera
23:28donc les retraités français
23:29se retrouvent avec
23:3010 000 euros
23:30de patrimoine supplémentaire
23:33dans la France
23:34de Moïse Mitterrand
23:35à quel âge
23:36quand on lit
23:37le décalogue
23:38les tables de la loi
23:39de Moïse Mitterrand
23:40à quel âge
23:41partons en retraite
23:41dans la France
23:42de Moïse Mitterrand
23:43on choisit son âge
23:44on choisit son âge
23:45on pivote sur les 25 prochaines années
23:47vers un système
23:47par épargne
23:48l'épargne est beaucoup citée
23:49dans la Bible
23:50vous voulez vraiment
23:50faire référence
23:51à l'Ancien Testament
23:53et donc l'épargne
23:54est citée de façon répétée
23:55et évidemment
23:57c'est pas
23:57des systèmes
23:58par capitalisation
24:00bien sûr
24:00c'est une décision
24:02intime d'arrêter de bosser
24:03et il n'y a pas de raison
24:04que ce soit juste un choix
24:05pour les gens
24:05qui sont les plus aisés
24:06vous faites pas mal
24:07de propositions
24:08qui peuvent sembler
24:09un peu à contre-courant
24:10de ce que vous êtes
24:11c'est-à-dire un esprit
24:12plutôt libéral
24:12puisque vous proposez
24:14un compte éducation
24:15que vous abondez
24:17dès la naissance
24:17il me semble
24:18votre proposition
24:19à 6 600 euros
24:20en fait c'est très libéral
24:22une proposition classique
24:23des libéraux
24:24l'État qui vers
24:25jusqu'à 18 ans
24:26enfin qui vers
24:276 600 euros
24:28Charles Gare
24:28propose à M. Choc
24:29c'est assez classique
24:30pourquoi ?
24:30pourquoi ce compte éducation
24:32alors ?
24:32alors à l'origine
24:33ça date des années 70
24:35c'est les mouvements
24:35de réaction
24:36entre guillemets
24:37à l'Étatiste
24:37des années 70
24:38qui ont commencé
24:38à proposer
24:39ce qui s'appelait
24:41grosso modo
24:42l'argent sur l'enfant
24:42et donc
24:43on considère
24:44que c'est un
24:44c'est une fonction
24:46de financement
24:47par la collectivité
24:47de l'éducation
24:48qui est encore nécessaire
24:50parce que
24:50parce qu'on forme
24:51les futurs citoyens
24:52de l'État
24:53enfin pas de l'État
24:54pardon
24:54de la nation
24:55justement
24:55on n'est pas des citoyens
24:56de l'État
24:56on est des enfants
24:57de la patrie
24:57et pas des enfants
24:58de l'État
24:59et donc on considère
25:00que ce soit financé
25:01par la collectivité
25:01c'est normal
25:02mais qu'en revanche
25:03c'est aux parents
25:04de choisir
25:04l'école de leurs enfants
25:06et que ça n'est pas
25:07à la carte scolaire
25:07de le faire
25:08et qu'il n'y a pas de raison
25:09qu'il y ait 17%
25:10de personnes aisées
25:10en France
25:11qui peuvent choisir
25:12l'école de leurs enfants
25:12et les mettre dans le privé
25:13en double payant
25:14et qu'il y ait 83%
25:16des gens
25:16qui n'aient pas le choix
25:17et qui sont obligés
25:17d'être assignés
25:18à la carte scolaire
25:19et que finalement
25:20le libéralisme
25:20il est pour les gens
25:22qui choisissent leur resto
25:23qui choisissent leur appart
25:24qui choisissent leur école
25:25et les autres
25:26c'est HLM
25:27chèque restaurant
25:28et carte scolaire
25:29et donc on considère
25:31que l'éducation
25:31effectivement doit être
25:32financée par la collectivité
25:33mais que c'est aux parents
25:34de choisir l'école de leurs enfants
25:35Mais vous
25:36on voit à travers
25:37vos propositions
25:38vous proposez
25:39un véritable changement
25:40de société
25:40un bouleversement de société
25:42les deux qui proposent
25:43un bouleversement de société
25:44vers lesquels
25:44les français
25:45vont voter potentiellement
25:47c'est Marine Le Pen
25:47et Jean-Luc Mélenchon
25:49qu'est-ce que vous pensez
25:50de leur modèle ?
25:51Écoutez je vais pas donner
25:52des bons points
25:53et des mauvais points
25:54à chaque candidat
25:55je vous laisserai le faire
25:56juste après moi
25:58mais j'avoue que
25:58tous deux ont prétention
26:00de sauver la France
26:00c'est ce que je veux dire
26:01J'avoue que
26:01de toute façon
26:02le réflexe de la plupart
26:03des dirigeants politiques
26:04aujourd'hui
26:05est plutôt un réflexe
26:06de recours à l'État
26:07Oui c'est ça
26:07plus d'argent public
26:08c'est une habitude
26:10vous disiez
26:11ce sont deux programmes étatistes
26:13monsieur Consigny
26:13qu'on est en train de revenir
26:14dans la socialité
26:15je pense qu'on n'en est jamais sorti
26:16en fait depuis 81
26:17on n'est pas sorti
26:18le clivage droite-gauche
26:19il n'est pas valable
26:20sur le rôle de l'État
26:21on n'a pas de discussion
26:23démocratique irraisonnable
26:24sur quelle est la taille idéale
26:25de l'État
26:26est-ce que c'est 57%
26:27de la richesse nationale
26:29comme c'est le cas
26:29aujourd'hui en France
26:30donc 2 euros quasiment sur 3
26:32qui partent en dépense publique
26:34ou est-ce que c'est 30%
26:36qui est plutôt ma conviction
26:3710% de régaliens
26:38dont une bonne part à la justice
26:39et puis 20% de protection sociale
26:41mais ça c'est un chemin
26:42on a un chemin à faire
26:43jusqu'à y parvenir
26:44sans doute
26:45en une vingtaine d'années
26:46donc nous on est
26:47à prendre 20 ans
26:48bah oui parce qu'il y a
26:49une très grande partie
26:50des dépenses
26:51comme le Flunier Jean-Loup
26:52qui viennent des dépenses
26:54de retraite
26:54et que le pivot
26:55du système
26:56par répartition
26:57vers l'épargne individuelle
26:59il prend une génération
27:00puisqu'évidemment
27:01on a donné des retraites
27:04à des gens
27:04qui n'avaient pas cotisé
27:05au début du système
27:06en 1947
27:06donc mécaniquement
27:08ça prend un peu de temps
27:08Merci Moïse Mitterrand
27:09d'être venu détailler
27:10vos propositions
27:11si ça vous intéresse
27:12si vous avez envie
27:13de lire
27:14vous retrouvez ça
27:15chez Chronique Édition
27:16État partout
27:17justice nulle part
27:17Moïse Mitterrand
27:19merci d'en parler
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