- il y a 2 jours
Aujourd'hui, c'est au tour de Marion Maréchal, eurodéputée Identité-Libertés, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01RMC, face aux grandes gueules.
00:04Face au GG, Marion Maréchal, eurodéputée, Identité, Liberté, bonjour.
00:09Bonjour.
00:09C'est vrai que cette canicule est extraordinaire, on voit les écologistes se convertir à la climatisation,
00:15on vous voit, vous, finalement, abandonner vos réflexions climato-sceptiques.
00:20Non, pas du tout, excusez-moi, vous ne pouvez pas faire de comparaison entre d'un côté des gens
00:24qui quand même, à travers une technophobie socialo-écolo, ont conduit quand même à des morts,
00:29parce qu'aujourd'hui, c'est une idéologie qui est meurtrière.
00:31Je ne vais pas vous revenir sur les chiffres, vous l'avez vu, on est manifestement à des taux de
00:35mortalité
00:35dans les hôpitaux et dans les EHPAD qui sont surévalués, on a 24 arrêts cardiaques à Paris hier contre 10
00:40en moyenne.
00:40Je veux dire, on ne peut pas en rire, on est face à quelque chose d'absolument dramatique
00:44qu'on pourrait d'ailleurs décliner dans plein d'autres secteurs, parce que sur le nucléaire et dans d'autres
00:48aspects, c'est une réalité.
00:50On pourra quand même accorder au camp national la cohérence de ce point de vue-là,
00:53puisque le plan clim, ça fait des années que c'est une proposition du camp national.
00:57Mais j'aimerais quand même qu'on s'arrête deux secondes sur l'état d'écolo-bolchévisme dans lequel on
01:02évolue.
01:02Parce qu'on a quand même, je pèse mes mots, un état qui prend 60% de la richesse produite,
01:06qui est incapable de protéger les plus vulnérables, les enfants, les personnes âgées,
01:10et d'équiper, comme on le voit, les équipements publics,
01:12et qui, quand les gens s'organisent face à cette défaillance, parce que c'est le cas, les empêche de
01:16s'organiser.
01:17Donc on a l'affaire de ce père qui tente d'équiper la chambre de sa maman de 83 ans,
01:22qui est hôpitalisé depuis plus de six mois dans une chambre non climatisée,
01:25à qui on dit non, c'est impossible, parce que ce serait injuste pour les autres malades.
01:28Donc c'est pas grave, qui crèvent tous à égalité, c'est ça en fait.
01:31On a des parents qui se cotisent pour mettre en place une climatisation dans une école,
01:35à qui on dit là, ah bah oui, mais ce serait injuste pour les autres enfants,
01:37donc que tous les enfants fassent des malaises à égalité, ce sera une bonne chose.
01:40Et en plus, non content de tout ça, on paye des milliards d'euros d'agences comme l'ADEME,
01:44qui vont sur tous les plateaux de télévision nous culpabiliser,
01:46et nous dire que la climatisation serait un drame absolu.
01:49– Ce ne sont pas quand même les écologistes qui sont responsables de ce réchauffement climatique,
01:53ils sont plutôt des lanceurs d'alerte depuis des années.
01:55– C'est les écologistes qui sont…
01:56– Non mais j'ai retrouvé vos déclarations, j'ai retrouvé vos déclarations,
01:59et vous étiez en train, il n'y a pas encore longtemps, vous disiez,
02:02attendez, c'est un débat, tout le monde n'est pas d'accord, etc.
02:05– Alors moi j'ai dit toujours la même chose, c'est très simple,
02:06j'ai dit qu'il y avait évidemment un réchauffement et un bouleversement climatique,
02:09je ne l'ai jamais nié, donc ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit.
02:12Deux, la seule chose que j'ai admise, mais je pense que même les scientifiques ne sont pas d'accord,
02:15c'est de dire quelle est la part de responsabilité humaine,
02:16c'est-à-dire, ok, il y a une responsabilité humaine, ça a l'air d'être admis,
02:19est-ce que c'est 10, 20, 50 ou 60% ?
02:21Personne ne le sait.
02:22Mais en revanche, il y a quand même une petite chose qu'il faut rappeler,
02:24si on était allé au bout du délire idéologique que promuevent les écolos depuis des années,
02:30qui organiseraient la décroissance, l'appauvrissement,
02:32et je ne sais combien de tsunamis, d'interdictions, de réglementations,
02:36la France est responsable de 1% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, 1%.
02:40Un des pays les plus décarbonés.
02:42Je veux dire, même si on était tous, en effet, aux toilettes sèches,
02:45et qu'on se lavait avec du sable, et qu'on arrêtait de se chauffer l'hiver,
02:49et de se climatiser l'été, ça ne réglerait en rien le problème mondial des émissions de gaz à effet
02:52de serre.
02:53Mais est-ce qu'on est prêts ?
02:53Donc on peut être raisonnable.
02:54Voilà, on peut être raisonnable.
02:55La clim ne va pas tout résoudre, on ne va pas climatiser l'ensemble de la France.
02:58On s'adapte.
02:59On s'adapte.
03:00Est-ce que l'adaptation, ce n'est pas justement travailler différemment ?
03:05Certains disent même qu'il faut remettre en cause le capitalisme,
03:08parce que c'est ça qui détruit la planète.
03:10Le capitalisme, si vous voulez, ce qui va permettre d'assurer la transition écologique,
03:14c'est justement parce qu'on est dans un pays dit capitaliste,
03:16qui produit de la richesse et qui nous permet de financer cette transition écologique.
03:19A priori, regardez les pays en voie de développement,
03:21ils sont évidemment beaucoup moins avancés sur la question de la transition écologique,
03:24parce qu'ils n'ont pas les moyens de cette transition écologique,
03:26que ce soit d'ailleurs sur la manière de produire sur le plan agricole,
03:31soit sur la manière de traiter les déchets,
03:33ou simplement d'adapter les bâtiments,
03:34parce que c'est un coût, cette transition écologique.
03:36Donc au contraire, moi je crois que c'est précisément par un modèle économique
03:39qui produit et grâce au génie humain qu'on va s'en sortir.
03:42Donc je ne suis pas du tout d'accord avec ça.
03:45Et là où j'en veux énormément...
03:46Donc le camp national, comme vous l'appelez, est devenu écolo ?
03:47Et là où j'en veux énormément...
03:49Mais ce n'est pas une question...
03:50Vous parlez de rénovation énergétique, vous n'avez pas souvent entendu parler de...
03:54On a toujours été extrêmement pragmatiques de ce point de vue-là,
03:56puisque les seuls qui depuis des années parlent d'adaptation, c'est nous.
03:59On a une gauche qui en effet, depuis des années,
04:02crie de manière ultra alarmiste sur le réchauffement climatique,
04:05mais qui en aucun cas n'a permis à la société d'appréhender ce problème.
04:08Nous on a été pragmatiques depuis le début,
04:10et on alerte depuis des années pour dire,
04:12ceux qui seront les premiers touchés,
04:14c'est quand même pas très sympa de la part de la gauche,
04:15ce seront justement les plus vulnérables et les plus pauvres.
04:18Donc de ce point de vue-là, on est parfaitement cohérents,
04:20et je vais même au bout du sujet,
04:22on a aujourd'hui des dispositifs qui existent,
04:24qui valent entre 10 et 15 milliards selon les estimations,
04:27de fonds, que ce soit la priveraine homme,
04:29que ce soit le fonds chaleur de l'ADEME, le fonds vert,
04:31qui aujourd'hui excluent pour l'essentiel, justement, la climatisation.
04:36Donc je veux dire, on a des moyens immédiats
04:37qui devraient nous permettre de pallier ces dispositifs,
04:39et je vais même au bout, puisque vous me parlez des écolos
04:41et on parle de cohérence.
04:42Il n'y a pas moins de 200 milliards
04:43qui sont prévus pour les 10 années à venir
04:46pour faire monter en puissance
04:49les énergies intermittentes renouvelables.
04:52Dont on sait aujourd'hui, dont on connaît toutes les limites,
04:54dont on connaît l'incompatibilité avec le nucléaire,
04:56ne serait-il pas temps d'interroger ce modèle,
04:59qui va avoir évidemment un coût, même j'ai envie de dire,
05:02esthétique considérable dans le paysage français,
05:05pour justement réorienter ces 200 milliards
05:08sur l'adaptation, l'adaptation sur le plan agricole,
05:10sur le plan du bâti,
05:13plutôt qu'une fois de plus d'avancer vers des lubies écologistes
05:16qui n'ont pas d'efficacité sur le plan énergétique.
05:18Et puis finalement, au-delà du débat sur la climatisation,
05:21est-ce que ce qui se passe en ce moment,
05:22ça ne nous permet pas de toucher du doigt
05:24la lenteur de l'État ?
05:25Est-ce que ce n'est pas ça en fait ?
05:26Parce que depuis 2003,
05:28les enseignements, les rapports,
05:30avant même, on les a.
05:31Mais où on est toujours étonné,
05:33c'est de voir qu'on n'a pas rénové autant les écoles,
05:35qu'on n'a pas installé cette fameuse climatisation,
05:37parce qu'on peut toujours l'installer.
05:38Après on l'utilise ou on ne l'utilise pas,
05:39mais au moins on se dit,
05:41on a l'outil.
05:41Comme on a un airbag,
05:42les constructeurs de voitures,
05:44ils ont mis les airbags,
05:45ils ont mis la climatisation dans les voitures,
05:47et puis après,
05:47parce qu'on leur a donné des normes,
05:49et ils l'ont fait.
05:50Mais là, est-ce qu'on ne touche pas plutôt
05:51la lenteur de l'état de la prise de décision ?
05:53Là, ça va au-delà de la lenteur,
05:55c'est le refus.
05:56Je vous donne des exemples très précis.
05:58À Nantes,
05:59il y a un hôpital flambant neuf
06:01qui a été construit.
06:01Il y a une gare flambant neuf
06:03qui a été construit.
06:04On a refusé
06:05d'y installer de la climatisation.
06:07Donc ce sont des fours, aujourd'hui.
06:09On a mis en place
06:10de nouvelles réglementations
06:11sur les nouvelles constructions
06:13justement dans le bâti
06:13qui ont dissuadé les constructeurs
06:16pour des raisons d'émissions,
06:17de gaz à effet de serre
06:19et de calcul écolos,
06:20d'installer justement
06:21des systèmes de refroidissement.
06:23Je vous le dis,
06:23on en parlait tout à l'heure,
06:24on a exclu, par exemple,
06:25les pompes à chaleur réversibles,
06:26alors que le coût énergétique
06:28est le même,
06:29de ces dispositifs réunables.
06:31Donc là, c'est un choix.
06:32Voilà, on s'est plié.
06:33D'ailleurs, la fausse droite,
06:35le centre,
06:35tout le monde s'est plié à ce truc-là.
06:37Donc on a organisé la société
06:38et aujourd'hui,
06:39on a des gens
06:39dans des bureaux climatisés
06:40comme l'ADEME
06:40qui expliquent qu'il faut
06:41mettre des draps mouillés
06:42à ses fenêtres
06:43pour régler le problème.
06:44Voilà, c'est du délire.
06:45C'est du délire meurtrier.
06:46Juste avant que vous n'arriviez,
06:47on discutait.
06:48Vous avez fait votre choix.
06:49Ce sera Jordan ou Marine
06:50si elle se présente au fait ?
06:52En l'occurrence,
06:53c'est malheureusement
06:53les juges qui vont en décider.
06:55Voilà, puisque le 7 juillet,
06:56nous aurons la décision finale.
06:57Quel est le meilleur candidat ?
06:58Final.
06:59Mais les deux sont
06:59de très bons candidats.
07:00Les deux sont de très bons candidats.
07:08les deux dans les sondages
07:09et il est mieux placé.
07:10Ne nous perdons pas,
07:11j'ai envie de dire,
07:11dans ce débat,
07:12d'ailleurs sur lequel
07:13on pourrait revenir
07:13selon les configurations,
07:14mais indépendamment de ça,
07:15le RN a pris sa décision.
07:18Elle est claire, elle est nette.
07:19Ce sera Marine Le Pen
07:20si elle peut y aller.
07:20Ce sera Bardella
07:21si elle est empêchée.
07:23Ce qu'on peut tirer
07:24comme conclusion de ce sondage,
07:25c'est que le corps national
07:25est très haut,
07:27mais qu'être très haut
07:28au premier tour
07:28n'est pas suffisant.
07:30On voit qu'il y a quand même
07:31aujourd'hui des gens
07:32qui restent chez Zemmour,
07:34qui restent chez Retailleau
07:35et donc tout l'enjeu,
07:36ça va être d'aller convaincre
07:37ces Français-là,
07:37ce à quoi je vais essayer
07:38de m'atteler,
07:39je crois qu'on a beaucoup
07:39de choses à leur dire,
07:40beaucoup de choses en commun,
07:41donc de leur expliquer
07:42qu'il ne faut pas être
07:42dans la dispersion,
07:43qu'aujourd'hui,
07:44ils ont la chance
07:44de pouvoir être intégrés,
07:45leurs idées,
07:46qu'elles puissent être intégrées
07:47dans une coalition
07:48potentiellement gagnante
07:49sans se compromettre
07:50avec le centre,
07:51sans avoir rien à devoir
07:52en cas de second tour
07:53aux voix de gauche
07:54et donc évidemment,
07:56c'est le choix le plus utile
07:56pour la France
07:57face à la menace Mélenchon.
07:58Justement,
07:58Jordan Bardella,
07:59Emmanuel Devilliers.
08:00Toute petite parenthèse
08:02d'abord par rapport
08:02aux gens qui empêchent
08:04d'amener une climatisation
08:05dans une chambre
08:06ou dans une école,
08:07assez d'égalitarisme
08:08en France,
08:09parenthèse fermée.
08:10Concernant la candidature,
08:12dans dix jours,
08:13dans dix jours,
08:14la décision inouïe
08:16dans l'histoire politique
08:17française va tomber,
08:18l'arrêt de la cour d'appel
08:19qui vraisemblablement,
08:22même si une surprise
08:22est possible
08:23et je ne prends pas parti,
08:24rendra inéligible
08:25la candidate naturelle,
08:27madame Marine Le Pen.
08:28Auquel cas,
08:29c'est donc Jordan Bardella
08:31et sa compagne
08:32qui seront devant les Français
08:35pour entrer à l'Elysée.
08:37Et moi,
08:38je m'adresse tout simplement
08:39à Marion Maréchal
08:40dans cette configuration
08:42et rebondissant sur son propos.
08:44Elle aura un rôle important
08:46pour ramener M. Bardella
08:47à la réalité économique
08:48de la France,
08:49pour sortir du socialisme,
08:52du programme quand même
08:53de madame Le Pen,
08:54des impôts sur la fortune,
08:56des trucs qui vont ruiner le pays,
08:58en faisant fuir les derniers riches
09:00et en nous mettant tous par terre.
09:02Un candidat libéral,
09:04c'est Jordan Bardella,
09:04un candidat socialiste,
09:06c'est Marine Le Pen.
09:06Je ne sais pas si je pourrais répondre
09:07point par point.
09:08Il y a quand même
09:09beaucoup d'ambiguïté
09:10sur le programme économique
09:11du Rassemblement National.
09:12Si vous regardez
09:12ce qui a été fait
09:13par le camp national,
09:14d'ailleurs au sens large,
09:15allié compris au moment du budget,
09:17on est quand même face
09:18à une offre
09:18qui a consisté
09:19à baisser systématiquement
09:20la fiscalité
09:21sur les classes moyennes
09:22et les classes populaires,
09:22à vouloir réduire
09:23le train de vie de l'État,
09:25à vouloir supprimer
09:26des agences.
09:27Donc,
09:28on n'est pas face
09:28au délire économique
09:30proposé aujourd'hui
09:31par Mélenchon
09:32avec 300 milliards d'euros
09:33d'impôts supplémentaires.
09:35C'est un rôle pour influencer
09:36Jordan Bardella
09:37dans un programme
09:38qui serait en adéquation
09:39avec l'assentiment
09:41qu'il recueille
09:43pour pouvoir être élu.
09:44Maintenant,
09:45j'incarne,
09:46et merci de me permettre
09:47de le préciser,
09:47dans cette coalition,
09:48en effet,
09:48un de courants plus libéral
09:49sur les questions économiques.
09:51Comptez sur moi
09:51pour tâcher de faire vivre
09:52ce courant
09:53et surtout m'adresser...
09:54Vous reconnaissez,
09:54il y a donc plusieurs courants
09:55désormais.
09:56Mais c'est le principe
09:56d'une coalition.
09:58Le principe d'une coalition,
09:59c'est que vous associez
10:00des gens qui sont complémentaires
10:01et qui ne sont pas d'accord
10:02sur tout
10:02et qui se retrouvent d'ailleurs,
10:03et ça va être l'objet
10:04de la présentation
10:05d'ici quelques semaines,
10:06d'un programme présidentiel
10:08qui adaptait
10:09à la situation budgétaire
10:10et économique
10:11du pays aujourd'hui.
10:12En l'État,
10:13le RN est un parti
10:14attrape-tout.
10:14Alors,
10:16parlons aussi
10:16de ce qui est arrivé
10:17au jeune Louis,
10:1817 ans,
10:19qui est un gamin
10:21de l'ASE,
10:22de l'aide sociale
10:23à l'enfance,
10:23qui a été littéralement
10:24lynché à mort
10:25par cinq jeunes
10:26qui lui avaient tendu
10:27un guet-apens.
10:28Donc un jeune de plus
10:29tué par d'autres jeunes.
10:32Quelle leçon en tirer ?
10:33Merci déjà d'en parler
10:35parce que je trouve
10:35qu'on n'en parle pas beaucoup
10:36de cette affaire
10:37alors qu'on est quand même
10:38face à un scandale d'État
10:39une fois de plus.
10:40C'est un jeune
10:41qui était placé
10:41à l'aide sociale à l'enfance.
10:42Il était sous la responsabilité
10:44de l'État.
10:45Et la conséquence
10:46de cette tutelle,
10:47c'est qu'il s'est fait
10:47lyncher à mort
10:48parce qu'aujourd'hui,
10:49l'aide sociale à l'enfance
10:51est un drame
10:52pour les enfants
10:53qui y sont placés.
10:54Parce que l'État,
10:55comment dire,
10:56met en contact
10:57des enfants
10:59vulnérables
10:59avec de potentiels
11:00agresseurs et délinquants ?
11:01Ce qui fait qu'aujourd'hui,
11:02nous avons des cas comme Louis
11:04mais on parle
11:05de violence quotidienne,
11:06on parle d'agression quotidienne,
11:07on parle de viol,
11:08on parle de centaines,
11:09si ce n'est même
11:09de milliers de jeunes filles
11:10aujourd'hui placées à l'ASE
11:11qui sont en situation
11:12de prostitution.
11:13Mais la honte,
11:14c'est la honte.
11:15Donc la responsabilité
11:16de l'État,
11:17elle est dramatique.
11:18D'ailleurs,
11:18ça fait beaucoup
11:18de responsabilité de l'État.
11:19Parlons-en d'ailleurs
11:20ces dernières semaines.
11:23C'est évidemment
11:25extrêmement choquant,
11:25d'autant plus que le jeune Louis,
11:26je le rappelle,
11:27a porté plainte.
11:28Il ne s'est rien passé.
11:30Ces jeunes étaient récidivistes.
11:31Il ne s'est rien passé.
11:32Vous voyez,
11:33j'ai dit il y a quelques jours,
11:33je n'ai plus confiance
11:34dans la justice de mon pays
11:35mais je ne peux que réitérer.
11:36Voilà,
11:36je ne peux que réitérer.
11:38Donc évidemment
11:39que ça interroge plusieurs choses.
11:40Ça interroge,
11:40un,
11:41le fonctionnement
11:42de cette aide sociale
11:42à l'enfance.
11:43Est-ce qu'un jour...
11:44On avait reçu
11:44l'auteur d'un livre ici
11:46qui s'appelle
11:47La fabrique du malheur.
11:48Je vous conseille de lire
11:48où il dénonce
11:50justement la prostitution,
11:52la violence
11:52et c'est accablant.
11:53Est-ce que vous vous rendez compte
11:54que l'espérance de vie
11:55des gens
11:56qui sont passés
11:57par des foyers
11:58de l'ASE
11:58est de 20 ans de moins
11:59que la moyenne nationale ?
12:0120 ans de moins.
12:02C'est-à-dire que les hommes
12:02meurent à 60 ans
12:03et les femmes meurent
12:04à 65 ans
12:05quand ils sont passés
12:05par des foyers.
12:06Parce que la réalité
12:06quand on passe en foyer
12:07c'est qu'on ne s'en remet jamais
12:08la plupart du temps.
12:09C'est des gens
12:09qui tombent dans la marginalité,
12:11qui tombent dans la drogue,
12:12qui tombent dans l'alcool.
12:18On les détruit.
12:20On les détruit.
12:21Donc à un moment donné
12:21je sais que les enfants
12:22ne votent pas
12:22mais you,
12:23le gouvernement,
12:24l'État depuis 40 ans,
12:25est-ce que vous pourriez
12:26éventuellement vous pencher
12:27sur cette situation
12:28pour apporter une solution ?
12:29Et la deuxième chose
12:29qui doit être interrogée
12:30dans cette affaire
12:30c'est une fois de plus
12:31la question de l'excuse
12:32de minorité.
12:33Parce que le risque...
12:34Il y a 3 mineurs
12:35et 2 adultes.
12:36Exactement.
12:36Face à ces criminels,
12:38c'est que l'excuse
12:38de minorité soit activée
12:40et que donc on se retrouve
12:40avec des jeunes
12:41qui ne puissent pas
12:41s'être condamnés au maximum
12:42à la moitié de la peine
12:44prévue par le code pénal.
12:45Donc moi je milice
12:46une fois de plus
12:46pour l'abaissement
12:47de la majorité pénale
12:49à 15 ans
12:49parce qu'on ne peut pas dire
12:50qu'on ne puisse pas traiter
12:51ces barbares
12:52aujourd'hui
12:53comme de grands criminels.
12:54Laura ?
12:54Oui, alors moi
12:56je voudrais rebondir justement
12:57en parlant de l'affaire Louis
12:58mais aussi
12:59qui va pouvoir faire écho
13:00à tellement d'autres affaires.
13:02Pour moi,
13:03ce qui tient une cité,
13:05ce qui tient une nation,
13:06c'est la justice.
13:08Or, là,
13:09sur tous les sujets
13:10que l'on touche,
13:11tous les sujets
13:11que l'on apporte
13:12sur ce plateau,
13:13on se rend compte
13:14que la justice
13:15soit d'un côté,
13:16soit défaillante.
13:17Moi je voudrais savoir
13:18et je pense que mon vote
13:20ira au candidat
13:22ou plus exactement
13:23au programme
13:24qui me proposera
13:25une réelle solution
13:26pour que la justice
13:26fasse enfin son travail
13:28correctement
13:29et que l'on puisse être
13:30tous jugés
13:31de la même manière
13:32à égal.
13:33Je ne veux plus entendre
13:34qu'un,
13:35comme le disait Bruno,
13:36que Olivier Bailly
13:37s'en sorte avec 18 mois
13:38de sursis
13:38pour avoir proposé sa fille
13:39sur des réseaux pédocriminels.
13:41Je ne veux plus jamais entendre
13:42qu'on dit
13:45à une jeune femme
13:45qu'on va l'accuser
13:47de harcèlement
13:47si ça continue
13:48parce qu'elle a l'air
13:49sur la lenteur
13:49de la procédure de sa fille.
13:51Je ne veux plus entendre
13:52que les agréateurs
13:52du périscolaire
13:53s'en sortent
13:54avec du sursis.
13:54Ma question c'est
13:55comment comptez-vous
13:56faire en sorte
13:57que la justice
13:57fasse à nouveau
13:58son travail
13:58et que la balance
13:59soit à nouveau
14:00complètement équilibrée ?
14:02Alors déjà,
14:03permettez-moi de dire
14:03que je suis,
14:04je dois dire,
14:05extrêmement choquée
14:05par la réaction
14:06d'une partie
14:07justement du monde
14:09judiciaire
14:09après l'affaire Liana.
14:11On voit depuis
14:12quelques jours
14:12des mobilisations,
14:14des rassemblements
14:14de magistrats.
14:15J'ai vu une petite pancarte
14:17« Je suis le parquet d'Oche ».
14:18Vous savez,
14:18en référence à
14:19« Je suis Charlie »,
14:20journaliste assassinée
14:21par un terroriste.
14:22Non, moi je ne suis pas
14:23le parquet d'Oche en fait.
14:24Je suis Liana,
14:25je suis les parents Liana
14:26et je veux dire
14:27qu'on puisse avoir
14:27ce genre de discours
14:29avec des boucles télégrammes
14:30dans lesquelles
14:30on s'organise
14:31pour faire des tribunes,
14:32pour défendre la profession
14:33ou faire des communiqués de presse
14:34comme j'ai vu celui
14:35du Conseil supérieur
14:36de la magistrature
14:36qui juge les juges
14:37où il y a deux lignes
14:40de compassion pour Liana,
14:42cinq lignes pour dire
14:43« Il est circulé,
14:44il n'y a rien à voir »
14:45et dix lignes pour dire
14:45« C'est insupportable
14:46de toucher à la profession,
14:48d'oser remettre les juges en cause ».
14:49Voilà, donc moi je vous le dis.
14:50C'est un réflexe corporatiste ?
14:51Absolument,
14:52c'est un total réflexe corporatif.
14:53C'est insupportable
14:54qu'on ne puisse pas
14:55dans notre pays
14:56interroger une décision judiciaire
14:57et interroger
14:59une défaillance personnelle,
15:01une faute professionnelle.
15:01Donc là j'y réponds,
15:02je suis d'accord avec vous,
15:03il y a plusieurs sujets.
15:06La syndicalisation des magistrats.
15:07Il est inadmissible
15:08qu'on accepte que des magistrats
15:10aujourd'hui soient publiquement
15:11syndiqués dans des syndicats
15:12politisés,
15:13notamment d'extrême-gauche
15:14comme le syndicat de la magistrature.
15:16Il faut réformer
15:17le Conseil supérieur
15:17de la magistrature.
15:18Nous avons aujourd'hui
15:19des juges qui jugent des juges
15:21et qui sont élus pour cela
15:22sur liste syndicale.
15:23Il faut supprimer
15:24la loi Taubira aussi ?
15:25Il faudrait à minima,
15:27en tout cas,
15:28de ce point de vue-là,
15:29que les juges qui jugent
15:30les juges soient tirés au sort.
15:31Ça me paraît être le minimum.
15:33Et pour ma part,
15:35je considère qu'il faudrait
15:37revoir aussi la manière
15:38dont ces juges sont formés
15:39et recrutés.
15:39On supprimerait
15:40l'école de la magistrature ?
15:41C'est une proposition possible ?
15:42En tout cas, ce qui est sûr,
15:43c'est qu'il faut distinguer
15:45selon le type d'affaires
15:45qu'ils vont juger,
15:46qui nécessitent plus ou moins
15:47évidemment d'expérience,
15:48mais il faut faire monter
15:49en puissance le tour extérieur,
15:51c'est-à-dire le recrutement
15:52de professions extérieures,
15:53notamment d'anciens avocats
15:54de la défense,
15:55de commissaires,
15:56de gendarmes,
15:57d'anciens policiers.
15:57On vous verra donc
15:58à la manifestation du 4 juillet,
16:00le grand rassemblement
16:01du 4 juillet.
16:02Moi, je n'ai aucun problème
16:03à participer aux manifestations.
16:06Quand vous critiquez la justice,
16:07je me demande si vous ne critiquez pas
16:08surtout de ces juges
16:09qui vont empêcher votre temps
16:10de se présenter.
16:12Des fois, je me pose
16:13cette question-là
16:13parce que moi, je trouve
16:14que ça fait des années
16:15qu'on charge la justice.
16:16Moi, je l'entends,
16:17elle n'est pas parfaite.
16:18Mais dernièrement,
16:19vous êtes en train de critiquer
16:20les travaux de juge
16:20alors qu'il est avéré quand même
16:22que le parti de votre tante
16:24a pris de l'argent
16:24pour faire autre chose.
16:25Je ne vois pas du tout
16:27le rapport.
16:27Il est surtout avéré.
16:29Aujourd'hui,
16:30vous tirez sur la justice
16:30tout le temps,
16:31mais c'est tellement...
16:31En fait, moi, dans ma tête,
16:32j'ai en train de me dire
16:33et je ne suis pas le seul,
16:34j'ai en train de me dire
16:34bah oui, elle tire sur la justice
16:35parce qu'effectivement,
16:36ce qui s'est passé là-bas à Hoche,
16:37c'est infernal
16:38et il faut vraiment régler le problème.
16:39Mais c'est vrai que c'est facile aussi
16:40de mettre un peu de temps
16:41en disant
16:41Je tire sur certains juges
16:43comme vous le dites
16:44parce qu'il y a une petite gamine
16:45qui a fini violée et tuée
16:47après dix ans
16:48des ranges judiciaires
16:49et de multiples signalements
16:50qui sont restés sans suite.
16:51Donc, excusez-moi,
16:52c'est mon moteur principal
16:53mais je pourrais vous parler
16:53de l'affaire Elias,
16:54c'est le même genre
16:55de défaillance.
16:56Donc oui, à un moment donné,
16:57il faut qu'on ait...
16:58Une justice indépendante,
16:59ce n'est pas une justice
17:01intouchable et irresponsable.
17:03Et quand il y a
17:04des fautes professionnelles,
17:05il faut pouvoir,
17:06à un moment donné,
17:07les pointer du doigt.
17:07Alors, j'entends bien sûr,
17:08c'est un vrai sujet
17:09la question des moyens,
17:10ça fait 40 ans
17:10qu'on n'investit plus dans la justice,
17:11on investit dans l'assistanat
17:12dans ce pays.
17:13Donc, c'est sûr
17:13qu'on a fait des choix de société,
17:14il faut peut-être les revoir.
17:16Mais on doit quand même aussi
17:17pouvoir interroger
17:18la politisation
17:19en effet de la justice
17:20et même l'idéologie du laxisme.
17:22Je n'aurai pas le temps
17:22de donner tous les chiffres ici,
17:23mais ça n'est pas un mythe,
17:26c'est une réalité avérée
17:27par les chiffres
17:28quand on voit aujourd'hui
17:29les taux d'incarcération
17:30et la durée réelle
17:31des peines
17:32qui sont exécutées
17:32dans nos prisons françaises.
17:34Merci,
17:34Madame Leroux,
17:35députée d'Entité Liberté.
17:37Marion Maréchal,
17:37d'être passée par les GG
17:38et par les Grandes Galles.
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