00:03Nous accueillons à présent Benoît Petit, le président d'Elvest à nos côtés à l'occasion de cette édition spéciale
00:09Patrimonia, Smart Patrimoine sur BeSmart for Change.
00:12Benoît, bonjour.
00:13Bonjour.
00:14Bienvenue, merci beaucoup d'être avec nous.
00:16Un nouveau nom pour une entreprise n'est jamais quelque chose d'anodin.
00:21Elvest étant un nouveau nom depuis quelques mois d'une société que tout le monde connaît bien encore aujourd'hui,
00:26Interinvest.
00:27Qu'est-ce qui a justifié ce changement de nom, Benoît, et de quoi ce changement de nom est-il
00:32le reflet ?
00:33Effectivement, un changement de nom, ce n'est pas anodin.
00:35C'est une décision qu'on réfléchit mûrement, on se dit on le fait, on ne le fait pas.
00:40Et puis, à la réflexion, on s'est dit qu'Interinvest effectivement était une marque connue, même très connue sur
00:46la partie des fiscalisations outre-mer,
00:48mais qu'en 10 ans, le groupe avait énormément changé.
00:51Et depuis 3 ans, ce sera la 3e année en 2026, on collecte plus d'argent aujourd'hui sur notre
00:56société de gestion
00:56Elevation Capital Partners et l'avenir y passe plus effectivement par ces métiers sur lesquels on a investi il y
01:03a 10 ans.
01:03Et finalement, Elvest, c'est la contraction de Interinvest avec l'Evest et d'Elevation Capital Partners avec l'EEL.
01:09Finalement, la synthèse était là et Elvest est né début d'année.
01:1210 ans de croissance qui ont quand même profondément transformé le groupe partant de cette activité historique, du Girardin, de
01:18l'Outre-mer.
01:19Benoît, vous avez cité Elevation Capital, donc la société de gestion.
01:23Il y a un pôle structuré, il y a un pôle de gestion sous mandat également.
01:27Vous êtes devenu une boutique multi-expertise là.
01:30Alors au début, quand j'ai rejoint le groupe en 2015, on était 40 collaborateurs.
01:34Aujourd'hui, on est 250.
01:36Donc oui, il y a eu un petit bout de chemin.
01:37Un petit choc de croissance.
01:38Un petit choc de croissance.
01:39La première diversification qu'on a faite, en fait, elle n'est pas connue du grand public parce qu'en
01:432015, on est devenu société de financement.
01:45Donc un agrément de la CRPR qui nous a permis de faire du crédit sur notre bilan, comme le font
01:49les banques en Outre-mer.
01:51Donc ça, ça a été le premier choc de culture puisque c'est un agrément qui est un agrément bancaire
01:55et donc a profondément transformé le groupe.
01:57Et ça, on l'a fait il y a 10 ans.
01:59Et dans la continuité, on s'est dit les métiers du private equity sont sans doute des métiers qui vont
02:04se démocratiser auprès du grand public.
02:06Et on a décidé il y a 10 ans de créer cette société de gestion Interinvest Capital.
02:10On avait changé le nom au cours du temps pour la baptiser Élévation Capital Partners.
02:14Et on est très fiers parce qu'elle vient de passer le milliard d'encours sous gestion il y a
02:16quelques semaines.
02:18Et c'est une société de gestion qui se développe extrêmement bien.
02:20Oui, c'est ce que vous dites.
02:21La croissance, elle vient de cette activité de gestion.
02:24En tout cas, c'est votre première ligne de métier en termes de flux de collecte aujourd'hui.
02:28Alors aujourd'hui, c'est la première.
02:30Et comme vous le disiez tout à l'heure, on a essayé de greffer d'autres lignes métiers.
02:33On a eu le PER bancaire.
02:36Vous connaissez parfaitement le PER assurantiel.
02:38Mais on s'est dit que sur le PER bancaire, il y avait sans doute un coup à jouer.
02:41Donc, on est allé sur ce marché il y a maintenant 5 ans.
02:44On est devenu teneur de compte conservateur.
02:46On a développé effectivement une œuvre de gestion sous mandat.
02:49C'était compliqué parce que monter une plateforme titre, ce n'est pas quelque chose de simple.
02:53Mais on l'a fait.
02:54Et aujourd'hui, on a des encours qui commencent à être intéressants sur ce métier.
02:59Sachant qu'il y a quasi un doublement chaque année puisque les gens reviennent pour abonder dans leur PER.
03:03Et on a annoncé il y a quelque temps un partenariat avec la société Shares qui devrait, début d'année
03:07prochaine, reprendre notre PER en tant que teneur de compte conservateur.
03:12Et puis, le dernier né, c'est Solvest.
03:13Notre activité de produits structurés.
03:15Voilà, c'était mon premier amour.
03:16Parce que je venais de ce milieu-là.
03:17On y revient toujours, donc c'est ça Benoît.
03:19Je venais de ce milieu-là.
03:21J'avais fait des produits structurés pendant 13 ans à la Société Générale de 2002 à 2015.
03:26Et comme on a des clients qui nous aiment bien, qui nous font confiance sur pas mal de classes d
03:29'actifs,
03:30c'était assez naturel aussi d'aller explorer ce qu'on pouvait faire sur le côté produits structurés.
03:34Je reviens à l'activité de gestion à travers Élévation Capitale, Benoît.
03:37Qu'est-ce qui porte la dynamique ?
03:39Ça veut dire que la rencontre entre l'univers du private equity et votre clientèle historique,
03:44elle se fait. Comment est-ce qu'elle se fait, cette rencontre ?
03:49La rencontre, elle a été assez naturelle parce que le produit Girardin,
03:52c'est un produit finalement, on touche à des choses qui sont compliquées, la défiscalisation.
03:56Il y a souvent des problèmes autour de ces sujets-là, assez récurrents.
03:59Et on est un acteur qui existe depuis 1991.
04:02Et quand on s'est lancé sur le private equity, il y a des clients.
04:05Et d'ailleurs, je les remercie encore, des distributeurs qui nous ont dit, on vous fait confiance.
04:08Et c'est ceux-là qui nous ont permis de nous lancer.
04:10Je me rappelle en 2016, la première année où on a lancé l'activité,
04:13on a collecté 5 millions d'euros.
04:15Ça nous arrive aujourd'hui de faire 5 millions d'euros en une journée.
04:18Par jour, oui, c'est ce que j'allais dire.
04:20Il y a une très grosse évolution.
04:21Aujourd'hui, on a trois métiers dans la société de gestion.
04:24On fait de l'investissement direct.
04:26Donc avec des fonds qui sont soit généralistes, soit thématiques,
04:28mais qui font de l'investissement direct.
04:30On a du fonds de fonds et on a de l'actif réel immobilier
04:33sous format d'une SCPI avec une thèse d'investissement bien particulière
04:36sur le tertiaire Outre-mer.
04:38Le développement finalement de ces trois sous-parties
04:41se fait de manière très harmonieuse et on collecte sur les trois.
04:44Un peu plus aujourd'hui sur le fonds de fonds
04:46parce que c'est un produit qui plaît énormément à nos distributeurs.
04:48Mais sur l'investissement direct, on est très bien référencés
04:51sur le remploi L150 au BTR.
04:53Et sur la dernière partie, notre SCPI est un peu niche
04:56et donc intéressante.
04:57Si on parle stratégie, il faut que vous nous expliquiez
05:01un peu la singularité d'Elvest.
05:03Dans une industrie qui est très friande de LBO, de build-up,
05:07vous avez choisi la voie de la croissance organique.
05:10Et ce n'est pas un choix par défaut, Benoît.
05:11C'est un vrai choix stratégique.
05:13C'est un choix stratégique.
05:14On est une société familiale.
05:16Moi, je l'ai récupéré effectivement de mon père.
05:18Donc on est dans une forme de continuité.
05:21On est sur le temps long.
05:21J'aime bien le dire aux équipes.
05:23On n'est pressé de rien du tout.
05:24On a plusieurs caractéristiques qui font de nous
05:27un animal un peu particulier.
05:28La première chose, c'est qu'on ne distribue que ce qu'on produit.
05:31On ne distribue pas des produits de tiers.
05:33Donc on a des usines de production.
05:35Et donc on a une vraie connaissance de ces métiers.
05:37On n'aime pas distribuer des choses qu'on ne connaît pas vraiment.
05:39Donc ça, ça nous rend un peu singuliers dans notre modèle.
05:41Et effectivement, le capital, c'est un capital
05:43qui est détenu de manière familiale.
05:45Quelques dirigeants du groupe aussi qui sont actionnaires
05:47et c'est important de le signaler.
05:48Quels sont les avantages de ce modèle ?
05:50C'est un modèle, encore une fois,
05:51où on n'a aucune pression sur les métiers.
05:55C'est-à-dire qu'on prend le temps de les développer.
05:56Si ça prend un peu plus de temps que prévu,
05:58ce n'est pas bien grave.
06:00On n'achète pas de sociétés à l'extérieur
06:02ou très très peu.
06:03On en a fait quand même un peu dans le passé.
06:04D'ailleurs, pas toujours avec succès.
06:07Mais ça limite énormément le risque
06:08puisque lorsque l'on développe les choses par nous-mêmes,
06:10on sait au moins comment c'est fait.
06:12Et ça n'empêche pas d'avoir des ambitions.
06:13C'est quoi les ambitions à 3 ans
06:16pour le groupe Helves que vous présidez, Benoît ?
06:193 ans, ça me paraît déjà une éternité
06:21parce que le monde change très très très vite.
06:23Vous m'auriez posé la question il y a 3 ans
06:25et j'aurais été incapable de vous dire
06:27que vous en serez là aujourd'hui.
06:29Donc, je peux vous répondre peut-être à un an,
06:31vous dire on a envie de partir à l'international.
06:34Ça, c'est une vraie volonté.
06:35On se dit qu'aujourd'hui,
06:36à travers la société Elevation Capital Partners,
06:39on a des choses à raconter à nos voisins européens.
06:41Donc, on va sans doute très prochainement arriver en Suisse
06:44et on va aussi ouvrir le marché italien.
06:46Donc, ça, c'est un grand pas.
06:48C'est des marchés qui présentent des familiarités
06:51par rapport au marché français, Suisse, Italie ?
06:54Si je suis honnête avec vous, pas du tout.
06:55C'est plutôt des histoires de rencontres,
06:57c'est des histoires humaines.
06:59La Suisse, ça se fait avec un partenaire distributeur
07:02avec qui on a appris à se connaître.
07:04Et aujourd'hui, on a envie de lancer quelque chose ensemble
07:06sur le marché suisse.
07:07Et l'Italie, c'est tout simplement un ancien de la Société Générale
07:09qui était responsable des activités de marché de l'époque
07:12que j'ai recroisé il y a un an.
07:13Et je lui ai dit, si tu lançais Helvest en Italie,
07:15il m'a dit banco.
07:16Le people business par excellence.
07:18Exactement.
07:18Et ça, j'y crois beaucoup.
07:19Donc, développement de marché à l'international,
07:21c'est quoi les grands axes aussi de la stratégie de développement
07:24devant vous, là, Benoît ?
07:25Donc, stratégie de développement à l'international,
07:27c'est un premier point.
07:29Sans doute aussi faire une pause dans notre croissance en France
07:32parce qu'on a beaucoup de métiers.
07:33Il faut arriver à avoir des bonnes tailles critiques
07:35sur chacun des métiers.
07:38Et puis, voilà, on reste très opportuniste.
07:41On a pris une participation récemment dans une société
07:43qui s'appelle Mirabel, qui fait du préviagé hypothécaire.
07:45C'est un produit très niche, mais c'est un très gros marché aux États-Unis
07:49et en Angleterre.
07:50Donc, intéressant de voir comment ce business de préviagé hypothécaire
07:54peut se réaliser en France.
08:09Peut évoluer, oui, bien sûr.
08:10Merci d'être venu nous parler d'Elvest, donc.
08:13Ce n'est pas une nouvelle société de gestion,
08:15mais c'est le nouveau nom d'Interinvest que tout le monde connaît
08:18et tout le monde a connu, évidemment, ces dernières années.
08:20Benoît Petit, le président d'Elvest,
08:22qui était à nos côtés à l'occasion de cette édition spéciale
08:25Smart Patrimoine depuis la Convention Patrimonia à Lyon.
08:28Merci.
08:28Merci.