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  • il y a 26 minutes
Mercredi 16 septembre 2026, retrouvez Brice Barat Renouf (Assistant de soins en gérontologie, Spécialisé en Alzheimer), Sylvain Piquet (Cofondateur, FiveLives) et Emmanuel Cognat (Président, Conseil scientifique de France Alzheimer) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.

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Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à
00:12l'avenir de la santé.
00:14A quelques jours de la journée mondiale, Alzheimer ont fait le point sur les avancées dans la prise en charge
00:19de la maladie.
00:20De nouveaux traitements anti-amyloïdes ont montré leur capacité à ralentir l'évolution de la maladie chez certains patients à
00:27un stade précoce.
00:28Mais en France, ils ne sont toujours pas accessibles dans la pratique courante.
00:31Alors peut-on vraiment parler d'un tournant et comment améliorer plus largement la prise en charge des patients ?
00:37Pour en parler, je reçois Emmanuel Cognat, neurologue et président du conseil scientifique de France Alzheimer,
00:43et Brice Bararonouf, assistant de soins en géontologie spécialisée dans la maladie d'Alzheimer.
00:49Derrière les patients, il y a très souvent un proche dont le quotidien est lui aussi bouleversé.
00:54Camille leur consacre sa chronique avec le témoignage d'un aidant qu'elle est allée rencontrer.
00:59Et notre pépite santé du jour, c'est Five Lives, une medtech française qui mise sur la prévention et la
01:05stimulation cognitive.
01:06Son cofondateur, Sylvain Piquet, sera sur ce plateau. Bienvenue dans Santé Futur.
01:15Bonjour à tous les deux. Bienvenue sur le plateau de Santé Futur.
01:19Emmanuel Cognat, pendant longtemps, lorsqu'on parlait des traitements d'Alzheimer, on parlait essentiellement de traitements symptomatiques.
01:26Mais ces dernières années, plusieurs traitements anti-amyloïdes, je le disais, ont montré leur capacité à ralentir l'évolution de
01:32la maladie chez certains patients.
01:34Est-ce qu'on peut parler d'un véritable tournant thérapeutique aujourd'hui ?
01:38Alors oui, d'un point de vue scientifique et médical, incontestablement, c'est la première fois qu'on a des
01:45traitements qui démontrent,
01:47dans des études internationales ayant inclus plusieurs milliers de patients, que l'on est capable de ralentir l'évolution de
01:53la maladie.
01:54Alors bien sûr, il y a beaucoup de polémiques autour de ces médicaments, parce qu'il faut dire exactement de
02:01quoi il en retourne.
02:02Ce sont des traitements, d'une part, qui ne peuvent être prescrits qu'à des patients qui sont à un
02:06stade très débutant de la maladie,
02:08c'est-à-dire un stade où on est capable de détecter des symptômes, mais où ces symptômes sont très
02:12légers, avec un très faible retentissement sur le quotidien,
02:14ce qui implique donc un diagnostic précoce.
02:17Et par ailleurs, ce sont des traitements avec des effets indésirables significatifs,
02:20qui ont conduit à établir des préconisations particulières d'utilisation dans l'autorisation de mise sur le marché européenne.
02:27Enfin, c'est des traitements qui, pour faire simple, ralentissent sur une période de 18 mois l'évolution de la
02:32maladie d'à peu près 25 à 30%.
02:35Et donc, on peut considérer que c'est beaucoup par rapport à rien, ou que c'est peu, comme certains.
02:43Et c'est ce qui a fait qu'en France, il y a eu une décision de ne pas rembourser
02:47ces médicaments, ce qui empêche aujourd'hui leur prescription.
02:49Et ces traitements, ils ne s'adressent pas à toutes les personnes atteintes d'Alzheimer.
02:53Qui sont les patients concernés ?
02:55Alors, ils s'adressent à toutes les personnes à un stade débutant de la maladie, qui ne présentent pas de
03:02contre-indications.
03:03Si on rentre un tout petit peu plus dans le détail, la vision de la maladie d'Alzheimer a changé
03:08durant les 20 dernières années,
03:09ou elle devrait avoir changé peut-être, parce que ça tarde un peu, justement, dans le grand public.
03:14Aujourd'hui, on sait que la maladie d'Alzheimer, c'est un processus biologique qui se passe au niveau du
03:18cerveau,
03:19qui débute par une phase absolument sans symptômes, puis avec des symptômes très légers.
03:23Et donc, pour faire un diagnostic à ces stades-là, on utilise des biomarqueurs.
03:28Classiquement, des biomarqueurs qui sont des biomarqueurs par la ponction lombaire,
03:31ou des biomarqueurs par l'imagerie, et bientôt des biomarqueurs sanguins.
03:35Ça permet d'avoir un diagnostic très précoce, et donc, que ces patients qui ont cette maladie à un stade
03:41encore débutant dans leur cerveau,
03:42avec des lésions qui ne sont pas encore très développées,
03:45puissent bénéficier de ces traitements, c'est qu'à un stade plus tardif, ils ne fonctionnent pas.
03:50Après, comme ce sont des traitements avec des effets indésirables,
03:52en particulier des risques d'œdème au niveau du cerveau, voire de saignement,
03:56dans l'immense majorité des cas sans symptômes, mais quand même, avec parfois des complications graves,
04:00il y a des contre-indications, en particulier le fait de prendre un traitement anticoagulant,
04:05ou de présenter certaines caractéristiques génétiques qui doivent être surveillées,
04:09en amont de la prescription du médicament.
04:10Donc, ça fait que la population qui pourrait bénéficier aujourd'hui de ces traitements,
04:14elle est restreinte dans l'attente de nouvelles molécules, plus sûres d'utilisation,
04:20et surtout d'une génération précoce.
04:24Brice, vous qui accompagnez des personnes atteintes d'Alzheimer au quotidien,
04:28quand on parle de ralentir l'évolution de la maladie,
04:31qu'est-ce que ça peut changer concrètement dans la vie d'un patient ?
04:33Est-ce que ça peut faire une vraie différence ?
04:37Bien sûr, oui, dans son quotidien, le ralentissement de la maladie.
04:41Après, je pense que ce n'est pas un ralentissement du point de vue biologique,
04:44qu'on entend, je ne sais pas si...
04:46Alors, on entend un ralentissement biologique, dont l'espoir est qu'il se répercute sur le quotidien,
04:51très complètement, et d'ailleurs, c'est là-dessus que sont évalués les médicaments.
04:55Est-ce que ça a un impact concret ?
04:57On en a plus, des traitements qui sont capables de nettoyer un peu les lésions au niveau du cerveau,
05:00mais ça, on sait que ça n'a pas d'importance en soi, si ça ne se répercute pas sur
05:04le quotidien.
05:04Je sais que les traitements traitent surtout les symptômes,
05:07mais pas la maladie en elle-même, au terme biologique, ce qui se passe dans le cerveau.
05:12Les traitements dont on dispose aujourd'hui, oui, c'est ça,
05:14c'est pour ça qu'on les appelle traitements symptomatiques,
05:17contrairement à ceux dont je viens de parler, effectivement.
05:18Mais en tout cas, oui, pour répondre à votre question, si, si, bien sûr...
05:21Oui, préserver quelques mois d'autonomie, si.
05:23Bien sûr, c'est déjà ça, et puis c'est important pour la personne et aussi pour l'aidant,
05:28que ce soit plus simple d'avancer au quotidien.
05:34On le disait, la commission de la transparence a estimé que le bénéfice clinique n'était pas suffisamment démontré.
05:40Vous, vous considérez au contraire que les résultats obtenus sont significatifs
05:44et qu'on devrait pouvoir avoir recours à ces traitements ?
05:47Alors là, on rentre vraiment dans la discussion de spécialistes,
05:50mais moi, à titre personnel, j'ai mon avis,
05:53mais ce qui est plus intéressant, c'est l'avis des sociétés savantes,
05:56l'avis de la Fédération des centres mémoires, de la Société française de géontologie.
06:02Scientifiquement parlant, ces essais ont été élaborés avec des méthodologistes
06:07et l'efficacité est démontrée sur les échelles.
06:10Après, la commission de la transparence est entrée dans un autre débat.
06:13Est-ce que ces échelles sont pertinentes ?
06:15Est-ce que le degré de la différence, le nombre de points qui a changé sur ces échelles,
06:20il faut bien évaluer d'une certaine manière et qu'il soit objectif ?
06:23Est-ce que ça, ça a une signification clinique ?
06:26Et là, on peut entrer dans un débat, et ce débat a eu lieu malheureusement un petit peu trop en
06:30coulisses,
06:31parce que c'est quand même une question qui me semble très très importante.
06:34La maladie d'Alfheimer, c'est près d'un million de personnes en France.
06:38Donc, c'est un peu dommage que ce débat n'ait pas été plus porté auprès du public
06:44pour qu'il puisse se faire réellement un avis.
06:45Mais en tout cas, ce débat a eu lieu, et pour l'instant, les positions sont restées les mêmes.
06:49D'un côté, les arguments très scientifiques,
06:52et de l'autre côté, l'interprétation qui a son importance,
06:55parce qu'il faut que les choses aient du sens.
06:57Mais là, on n'est pas exactement d'accord.
06:59Et Brice, vous, justement, qui êtes au contact de patients,
07:02quand apparaissent ces nouveaux traitements déjà, est-ce qu'ils le savent ?
07:05Est-ce que ça suscite beaucoup d'espoir ?
07:07Qu'est-ce que vous notez ?
07:08Et même vous, qui êtes côté patient aidant,
07:11dans quelle mesure est-ce que vous en avez entendu parler ?
07:13Alors, les traitements, nous, au quotidien,
07:16ce n'est pas ce qu'on connaît le plus.
07:18Oui, oui.
07:19Mais néanmoins, ça peut changer tout un quotidien.
07:23C'est important de les mettre en place.
07:26Et c'est vraiment pour effacer, entre guillemets,
07:31certains symptômes, ou les diminuer.
07:34Et là-dessus, oui, c'est quand même important d'avoir le bon traitement.
07:40Emmanuel Connais, vous dites qu'au fond,
07:42on n'a pas toujours la même représentation de la maladie d'Alzheimer.
07:46Qu'est-ce que ça veut dire ?
07:48Moi, effectivement, c'est quelque chose qui me tient à cœur.
07:51Je viens de vous parler, depuis tout à l'heure, d'une facette de la maladie.
07:54Les stades précoces, lorsque le processus est en train de s'engager dans le cerveau,
07:58et qu'il n'y a pas de symptômes ou de symptômes très légers.
07:59Oui, alors qu'on pense souvent à une forme très avancée de la maladie.
08:02Brice s'occupe de patients qui sont à un stade plus avancé de la maladie,
08:06où malheureusement, les troubles sont suffisamment importants pour que...
08:09Je ne sais pas quoi en dire dessus.
08:11Justement, on ne voit pas les personnes en dessous de 15, du MMS à 15.
08:15Donc, quand ils sont trop avancés, justement, on ne peut plus trop intervenir.
08:17Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que vous pouvez expliquer ?
08:19En fait, le MMS calcule un petit peu la capacité connective de chaque personne.
08:25Et quand le... c'est jusqu'à 30, c'est entre 30 et 0.
08:30Et nous, on peut prendre dans notre équipe...
08:3330 correspondant aux personnes qui ont moins d'autonomie ?
08:36Non, le plus.
08:37Ok, d'accord.
08:38Et quand les personnes arrivent à 15, là, ça devient compliqué de commencer à les prendre en charge,
08:43parce que la maladie est un petit peu trop avancée.
08:46Et comme on a besoin d'avoir des échanges avec la personne et de mettre en place certaines choses,
08:53c'est plus compliqué.
08:54En général, on les prend plus entre 30 et 15.
08:58Effectivement, ça me permet de rebondir.
09:00Il y a encore le stade très avancé, celui où malheureusement, la personne doit vivre en institution.
09:04Et souvent, on a tendance à voir, en fonction de notre position, de notre rôle,
09:11cette situation par morceaux.
09:13Le malade d'Alzheimer, c'est justement une personne qui a besoin de soutien
09:17et d'un accompagnement bienveillant.
09:20Le patient atteint d'Alzheimer, c'est comme Brice s'en occupe,
09:23quelqu'un dont il faut renforcer l'autonomie dans le quotidien pour essayer de la maintenir au maximum.
09:27Ou le malade d'Alzheimer, ça serait le patient débutant chez qui on fait le diagnostic
09:30pour essayer de donner un traitement.
09:31En réalité, c'est une seule et même maladie...
09:34Qui peut s'étaler sur quoi ? 25 ans ?
09:36Au total, on pense au moins 20 ans, avec une longue phase asymptomatique.
09:40Probablement plusieurs années sans aucun symptôme.
09:43Donc c'est un peu ça, l'angle normal dont il faut s'occuper.
09:47Et il n'y a aucune raison d'opposer le stade avancé de la maladie au stade débutant.
09:53C'est une première étape.
09:55C'est un peu comme si, si je peux me permettre cette image,
09:57on parlait de différents cancers.
09:59Le cancer du dépistage, le cancer de la chimiothérapie et le cancer de l'accompagnement palliatif.
10:06Non, c'est une seule et même maladie qu'on prend en charge dans son ensemble,
10:09dont on essaie de traiter toutes les facettes.
10:12Eh bien, il faut faire la même chose avec la maladie d'Alzheimer.
10:14Et j'ai l'impression que ça manque, cette vision globale et ce dialogue en réalité,
10:18puisque chacun a apporté à ces différentes étapes.
10:20c'est une maladie d'une grande complexité, qui a besoin d'un accompagnement sur le long terme.
10:24Et je pense qu'il faudrait travailler là-dessus tous ensemble.
10:28Oui, c'est ce que vous constatez aussi, cette problématique autour de la représentation de la maladie.
10:32Ça peut être anxiogène pour le malade ?
10:34Tout à fait, oui.
10:36D'ailleurs, moi, je sais qu'au niveau du diagnostic,
10:40je pense que nommer Alzheimer à la personne concernée,
10:45ça peut être un choc assez violent.
10:48Moi, je me dis, mais on devrait simplement dire,
10:51trouble cognitif majeur,
10:53ça permettrait un petit peu d'être moins difficile pour la personne.
10:57Je ne sais pas ce que vous en pensez,
10:58mais parce que moi, si on me dit demain que j'ai Alzheimer,
11:02je pense que mon moral, il décline fortement.
11:04et on sait bien que si le cerveau, si le moral décompense,
11:09voilà, c'est compliqué.
11:11Ah oui, vous dites qu'il faut prendre en compte aussi la façon dont on s'adresse aux patients.
11:16Déjà, j'ai entendu, vu des médecins qui, parfois, peuvent y aller cash dans le diagnostic.
11:23Ce n'est pas tous, bien sûr.
11:25Mais je ne sais pas quel est l'intérêt de dire à la personne qu'elle a Alzheimer.
11:29Je me pose la question réellement.
11:31Pourquoi on ne pourrait pas dire trouble cognitif majeur ?
11:33Parce que ça ne change rien à ce qu'on va faire par la suite,
11:36à tout ce qu'on va mettre en place pour l'aider.
11:39C'est vraiment une vraie question que je me pose.
11:40Oui, c'est intéressant d'avoir cette position,
11:43parce que, bien sûr, moi, je suis à l'opposé de vous.
11:45Je pense exactement le contraire.
11:47Par contre, je suis d'accord avec vous.
11:48Malheureusement, il faut faire notre autocritique.
11:51On ne fait pas toujours bien en tant que médecin,
11:52même si on essaye de faire au mieux.
11:55Il y a besoin d'un accompagnement.
11:57Mais ce que vous dites, c'est très signifiant.
11:59C'est-à-dire qu'aujourd'hui, entendre le mot Alzheimer,
12:03c'est presque pire que le bénéfice qu'il y a à attendre d'un diagnostic.
12:07Et ça, c'est terrible, parce qu'on n'est pas censé prendre en charge la maladie d'Alzheimer,
12:11comme la maladie à corps de Lévis ou comme une autre maladie.
12:14Il y a des spécificités à toutes ces maladies.
12:16Et qui plus est, ça prépare le terrain pour l'arrivée des traitements.
12:21On va bien les avoir un jour ou l'autre.
12:22Et aussi, ça aide à changer les mentalités.
12:25Nous, on fait des diagnostics à des personnes
12:27qui sont à un stade très débutant de la maladie,
12:29mais on accompagne ça.
12:30On leur explique que, justement,
12:33avant d'être à un moment où ils ne pourront plus décider par eux-mêmes,
12:38vu que la maladie est là, on peut la diagnostiquer à ce moment-là.
12:41Et vos interventions, celles des équipes spécialisées d'Alzheimer,
12:44elles sont d'autant plus efficaces que le patient a des capacités d'adaptation.
12:48Bien sûr, oui.
12:49Et donc, tout ça, ça nécessite un diagnostic précoce.
12:51Et à ce stade-là, c'est difficile de parler de troubles cognitifs majeurs
12:54puisque le trouble cognitif est léger.
12:57Donc, d'où le fait de changer les choses, changer les choses.
13:00Mais qu'est-ce qui retarde aujourd'hui le diagnostic ?
13:02Pourquoi le repérage des premiers symptômes est encore une problématique ?
13:07Entre autres, pour la raison que vient de Pointe-Ébrise.
13:10C'est-à-dire que c'est très stigmatisant.
13:13La maladie d'Alzheimer, c'est la deuxième maladie la plus crainte en France
13:17par les personnes qu'on interroge dans la rue.
13:21Et quand on a la maladie d'Alzheimer,
13:23beaucoup de patients ont une honte, une culpabilité.
13:28Et du coup, on ne va pas consulter qui plus est.
13:30Parmi les symptômes de la maladie d'Alzheimer,
13:32il y en a un que j'aime bien nommer parce qu'il est important,
13:35il aide à comprendre, entre autres, pour les aidants.
13:37C'est la nosognosie.
13:38Le fait qu'un des symptômes de la maladie,
13:40c'est d'empêcher le patient de se rendre compte de tous ses autres symptômes.
13:44Le patient qui a la maladie d'Alzheimer.
13:45Alors, pas toujours et surtout pas au début,
13:47mais avec l'évolution, très souvent,
13:49il va avoir du mal à se rendre compte de ses difficultés.
13:52Il va dire, en fait, tout va bien pour moi,
13:54alors que la personne qui l'accompagne est catastrophée de ses troubles de mémoire.
13:59Donc, ça fait que la personne, souvent,
14:00en tout cas quand les troubles commencent à être avancés,
14:02ne va pas spontanément consulter.
14:05Et donc, il faut que ça soit proche.
14:06Mais comme le patient n'est pas d'accord, ça va pouvoir retarder.
14:09Il y a aussi le fait que, dans la communauté médicale,
14:13eh bien, cette vision un peu moderne de la maladie d'Alzheimer
14:15n'a pas encore pleinement infusé.
14:17Et certains médecins ont une vision qui est très centrée sur l'accompagnement,
14:21très bienveillante, donc très utile,
14:24mais au stade avancé de la maladie.
14:25Et donc, vont être moins enclin à inciter leur patient à consulter.
14:28Avec une approche presque plus fataliste, quelque part.
14:31On peut, c'est pas moi qui l'ai dit.
14:33C'est pas moi qui l'ai dit, mais effectivement,
14:35on peut voir des choses comme ça.
14:36Nous, on voit que nos patients, par exemple,
14:39malheureusement, on a des mesures d'accompagnement à proposer.
14:41On s'appuie beaucoup sur les équipes spécialisées d'Alzheimer,
14:44mais on n'a pas tellement de mesures thérapeutiques.
14:46Mais on voit que nos patients chez lesquels on fait un diagnostic précoce
14:48et qui, par exemple, s'engagent dans la recherche,
14:51ils changent l'état d'esprit, justement.
14:52Ils ne se laissent pas à gagner par le fatalisme.
14:55Je vais subir cette maladie, c'est à ma faim,
14:57mais je vais faire quelque chose.
14:58Je vais être actif, je vais me battre.
15:00Et ça, ça change l'évolution, en tout cas dans nos impressions.
15:02Et Brice, vous le constatez, du côté des patients,
15:05un diagnostic précoce, c'est déterminant ?
15:08Je pense, oui.
15:09Parce que quand on est diagnostiqué, je ne sais pas,
15:13à 50 ans ou 60 ans,
15:15je pense que la personne est assez jeune
15:19et elle a envie de se dire,
15:20je ne vais pas me laisser aller, je vais me battre.
15:23Mais malheureusement, je crois que ce genre de diagnostic précoce,
15:26c'est quand même très rare.
15:28Il n'y en a pas énormément.
15:29C'est trop rare.
15:31Alors que pourtant, c'est là où il faudrait pointer un petit peu les choses
15:37et essayer de faire évoluer.
15:38Je crois que j'ai entendu parler de la possibilité dans le futur
15:42de prise de sang qui pourrait donner lieu
15:45à des diagnostics plus précis de la maladie de la maladie.
15:48Oui, c'est en cours de mise en place.
15:49C'est disponible depuis le printemps dernier
15:52avec des performances de ces biomarqueurs
15:54qui ne sont pas exactement les mêmes que ceux
15:56dont on avait l'habitude dans le liquide cérébro-spinal.
15:58Donc, il faut qu'ils trouvent leur place.
16:00Il y a des zones grises, des risques de diagnostic par excès.
16:04Mais effectivement, ça va faciliter l'accès
16:06puisqu'avec une simple prise de sang,
16:08on aura au moins une très bonne idée de la situation
16:10même si ça ne sera pas toujours une certaine idée.
16:11C'est simple que la ponction lombaire ou que l'imagerie ou autre.
16:15Restez avec nous, messieurs.
16:16C'est l'heure de la chronique de Camille Rewal.
16:23Et Camille est sur ce plateau pour faire sa chronique.
16:26Camille, quand on pense à Alzheimer,
16:27on pense à la personne malade avec des caractéristiques bien connues,
16:31les oublis, la perte progressive de l'autonomie,
16:33la perte de repères.
16:35Mais derrière chaque personne malade,
16:36on l'a déjà évoqué dans cette émission,
16:38il y a très souvent quelqu'un qui lui aussi
16:39voit sa vie changer et c'est l'aidant.
16:42Oui, autrement dit, celui qui rassure,
16:44qui organise, qui accompagne, qui surveille.
16:47Et ils sont bien plus nombreux que ce qu'on pourrait penser.
16:49En France, 9 malades atteints de la maladie d'Alzheimer sur 10
16:53nécessitent l'accompagnement presque quotidien d'un aidant.
16:57Et dans plus de trois quarts des cas,
16:58il s'agit d'un membre de la famille proche.
17:00Donc 56% concernent le conjoint directement.
17:05Ce qui pose vraiment la véritable question
17:07de la place de la sphère familiale
17:09dans la prise en charge de la maladie d'Alzheimer.
17:12Est-ce qu'on accompagne suffisamment les familles ?
17:15Est-ce qu'on les protège ?
17:16Est-ce qu'on les prépare à tout ça ?
17:19Une épreuve surtout qui peut durer parfois très longtemps,
17:22des années, vous en aviez parlé,
17:24le diagnostic qui peut prendre énormément de temps
17:26et ça c'est un problème, vous l'avez souligné.
17:29Et bien ça a été le cas pour Philippe,
17:31un aidant que j'ai pu rencontrer
17:32grâce à la Fondation Recherche Alzheimer.
17:35Dans son cas, sa femme a été diagnostiquée
17:37à seulement 5 ans de 5 ans,
17:38donc je ne sais pas si ça fait partie
17:39des diagnostics précoces dont vous parliez.
17:43Et ce qui m'a profondément marquée dans son témoignage,
17:46c'est quand il m'a raconté comment la maladie est arrivée dans sa vie.
17:50Je vous propose de l'écouter.
17:52Ça apparaît par petites touches,
17:55petit à petit, jour après jour.
17:56Une imprécision dans ce que ma femme disait
17:59sur un commentaire,
18:01le fait qu'elle le répète 2-3 fois,
18:02qu'elle tournait plusieurs fois
18:05des idées dans sa tête avant de les exprimer
18:07et puis le doute s'installe.
18:09Et vous ne pensez évidemment pas
18:11à la maladie de l'Alzheimer.
18:13Le diagnostic tombe,
18:15vous savez que votre vie bascule en fait.
18:18Vous rentrez dans une autre catégorie d'existence
18:20et vous vous retrouvez du jour au lendemain
18:23extrêmement démuni
18:24parce que vous ne savez absolument pas
18:26ce qui vous attend
18:27et vous n'avez absolument pas été préparé à ça.
18:30Et donc, on voit dans ce que dit Philippe
18:32que l'aidant n'est absolument pas préparé
18:34à cette épreuve.
18:35D'autant plus qu'il ne s'agit pas tout le temps
18:38d'une personne à la retraite
18:39qui aurait le temps de prendre en charge
18:40à part entière une autre personne de sa famille.
18:43D'après le sondage que j'ai abordé tout à l'heure,
18:46Ipsos BVA pour la Fondation Recherche Alzheimer,
18:4963% des aidants sont encore
18:51en activité professionnelle.
18:53Donc imaginez, vous avez votre travail,
18:55vous avez des enfants,
18:56parfois des contraintes financières
18:57et tout à coup, vous devenez l'organisateur
18:59de la vie de quelqu'un d'autre
19:01parmi votre entourage.
19:03Ça représente du temps.
19:05Pour plus de la moitié des aidants,
19:07on comptabilise à peu près
19:08le nombre d'heures consacrées à l'aide
19:11à 10 heures par semaine.
19:13Donc 10 heures, c'est beaucoup,
19:14surtout quand on travaille.
19:16Et ce n'est pas seulement
19:17accompagner quelqu'un à un rendez-vous,
19:19c'est aussi gérer les déplacements,
19:22la prise des médicaments,
19:23les papiers, toutes les démarches administratives.
19:25C'est parfois même surveiller la nuit
19:27quand la personne malade se lève.
19:29C'est un accompagnement presque H24.
19:32Oui, de chaque instant.
19:33Oui, exactement.
19:34Donc d'où l'importance de se faire aider.
19:36Et c'est d'ailleurs ce qu'a pu faire Philippe.
19:38On l'écoute de nouveau.
19:40Alzheimer, ce n'est pas simplement
19:41votre femme ou votre mari
19:42qui ne vous reconnaît plus,
19:43qui ne reconnaît plus ses enfants
19:44ou qui a oublié un certain nombre de choses.
19:46C'est qu'elle a ou il a
19:48des comportements différents,
19:50des comportements parfois un peu agressifs,
19:53des comportements totalement désordonnés,
19:56l'incapacité de faire
19:57un certain nombre de choses.
19:59Donc c'est une lente descente
20:02des fonctionnalités du cerveau
20:04qui fait que la personne
20:04que vous avez en face de vous
20:06n'est plus la même.
20:07À ce moment-là,
20:09pour ce qui me concerne,
20:11j'ai laissé tomber mon job.
20:12Patricia avait besoin d'assistance
20:14pour tous les rendez-vous
20:15où elle devait aller.
20:16Vous voyez de temps en temps,
20:18au quotidien,
20:19votre femme qui perd ses moyens,
20:21qui est complètement désemparée
20:22et qui n'est pas capable
20:23de faire face tout simplement
20:24à des choses aussi simples
20:26que de ressortir en bas de chez vous
20:28pour aller acheter une baguette,
20:29faire ses courses
20:30et en revenir avec ses éléments,
20:32ça s'est trompé,
20:33ou revenir les mains vides,
20:35ou revenir en ayant oublié son téléphone,
20:37en ayant oublié ses clés,
20:38en ayant oublié son portefeuille
20:39chez les commerçants.
20:40À un moment donné,
20:42il n'est plus possible
20:43de laisser la personne
20:43à domicile seule.
20:45C'est la mettre en danger,
20:46mettre en danger potentiellement
20:48les autres.
20:48Une personne qui fait
20:49une fausse manœuvre
20:50peut, je ne sais pas,
20:51déclencher un incendie,
20:52faire tomber des choses
20:52par la fenêtre.
20:53Ce n'est pas possible.
20:54Donc, je l'ai fait petit à petit.
20:56Dans un premier temps,
20:57il y a une personne
20:58qui est venue à la maison
21:00deux jours dans la semaine,
21:01puis après,
21:01il a fallu que ce soit plus,
21:03trois jours,
21:03puis après,
21:04ça a été toute la semaine.
21:05Tout ceci a un coût.
21:07C'est la capacité
21:08de recevoir ces aides
21:09qui sont forcément aidantes
21:12au sens propre du terme
21:13pour avoir quelqu'un
21:13pour vous aider.
21:15Donc, ça aussi,
21:15c'est une réalité
21:16dont on parle peu.
21:18C'est le coût de la maladie.
21:19Donc, Philippe, lui,
21:20reconnaît avoir eu la chance
21:21d'avoir les moyens
21:21de prendre en charge
21:23tout ceci,
21:23mais ce n'est pas le cas
21:24de toutes les familles.
21:26D'où l'importance
21:27de se faire aider.
21:27Vous en parlez,
21:28les associations.
21:29Donc, se faire aider, oui,
21:30mais à quel prix ?
21:32Je vous pose la question.
21:33Est-ce que c'est accessible
21:34à tout le monde, Brice,
21:35par exemple ?
21:35De mettre des aides en place ?
21:37Oui, et de savoir
21:38où se tourner.
21:39Non, non.
21:40Moi, je rencontre
21:41beaucoup d'aidants
21:42qui n'ont pas connaissance
21:43des relais
21:44qui peuvent exister.
21:46Et c'est quelque chose
21:47qui a un manque
21:47d'informations là-dessus.
21:49Je ne sais pas
21:50d'où il vient exactement.
21:53Je ne vais pas
21:54remonter du nom
21:55les médecins
21:55ou les neurologues.
21:56Mais je ne sais pas
21:57si au début,
21:58quand le diagnostic
21:59est posé,
22:00on ne pourrait pas
22:01essayer de les...
22:02Créer plus de synergie
22:03peut-être entre les acteurs.
22:04Oui, oui, oui.
22:05Les informer
22:06sur tous les relais
22:07qui peuvent exister.
22:09même peut-être
22:10essayer de former
22:11l'aidant
22:12sur certaines choses.
22:14Mais je pense
22:15que c'est important
22:16peut-être de revoir
22:17le début
22:17de la prise en charge
22:19pour que l'aidant
22:20soit moins perdu.
22:21Parce que moi,
22:22quand j'interviens
22:23à domicile,
22:24il est vrai que
22:25quand je mets
22:26des relais en place,
22:26c'est les aidants.
22:27La majorité
22:28n'ont pas conscience
22:29de cela.
22:30Et quand ils les connaissent,
22:32après,
22:33ils nous remercient.
22:34et après,
22:35il y a le coût
22:36des relais.
22:37Et là,
22:38c'est pareil,
22:40on n'a pas tous
22:40les mêmes moyens.
22:41Et parfois,
22:43on peut mettre
22:43un relais en place,
22:44mais on ne va pas
22:45pouvoir mettre l'autre
22:46parce que là,
22:46ça commence à devenir
22:47un petit peu cher.
22:49Mais en tout cas,
22:51les aidants
22:52n'ont pas
22:53toutes les notions.
22:54Ils sont un peu isolés.
22:56Il y a eu très rapidement.
22:57Oui.
22:59Première partie,
23:00il y a quand même
23:00des formations
23:01qui se développent
23:01pour les aidants.
23:02Nous, par exemple,
23:03on en a mis en place
23:03dans notre service
23:04pour les patients
23:04et pour les aidants
23:05pour comprendre
23:06et avancer dans la maladie.
23:07Et il y a aussi
23:08France Alzheimer
23:08qui est l'association nationale
23:10qui a un fantastique relais
23:11qui propose beaucoup
23:12de formations au quotidien.
23:13Et pour ce qui est des aides,
23:14bien sûr,
23:14il y a la dimension financière.
23:15Heureusement,
23:16il y a quand même
23:16des aides financières
23:18officielles,
23:19l'allocation personnalisée
23:20de l'autonomie
23:21qui peuvent être sollicitées.
23:23Merci beaucoup,
23:24je suis navrée.
23:24C'est déjà la fin
23:25de ce talk.
23:26Merci beaucoup, Camille,
23:27pour cette première
23:28et formidable chronique.
23:30Merci à tous les deux.
23:31Emmanuel Cognat,
23:32neurologue au Centre
23:33de Neurologie Cognitive
23:34à Paris
23:34et président du Conseil
23:35scientifique de France Alzheimer.
23:37Merci à vous,
23:38Brice Barra-Renouf,
23:39assistant de soins
23:39en géontologie spécialisée
23:41dans la maladie d'Alzheimer.
23:42On passe tout de suite
23:43à la pépite santé.
23:48Et on vient justement
23:49de parler de prévention,
23:50de stimulation cognitive
23:51et de maintien de l'autonomie.
23:52C'est précisément sur ces sujets
23:53que travaille notre pépite santé du jour.
23:56Five Lives est une medtech française
23:58créée en 2020
23:59qui développe des solutions numériques
24:00dédiées à la santé cérébrale.
24:02Pour nous la présenter,
24:03je reçois son cofondateur
24:04et directeur général,
24:06Sylvain Piquet.
24:06Bonjour et bienvenue
24:07sur ce plateau.
24:08Bonjour, merci,
24:09Maquille.
24:09Vous partez d'une idée
24:10assez simple.
24:10On peut agir sur sa santé cérébrale.
24:13Concrètement,
24:13sur quels leviers ?
24:14Alors,
24:15la particularité,
24:16le cerveau est un organe
24:17extrêmement complexe.
24:18Donc en fait,
24:18ce n'est pas un levier,
24:20c'est un ensemble de leviers.
24:21Le nom de Five Lives,
24:22cinq vies,
24:22c'est parce que,
24:23en fait,
24:23de manière un peu schématique,
24:25on parle de cinq piliers fondamentaux
24:27que sont la nutrition,
24:28l'activité physique,
24:29la stimulation cérébrale.
24:30Après,
24:31il y a des débats,
24:32mais nous,
24:32on a choisi le sommeil
24:33et le stress et l'anxiété
24:35puisque ce sont des piliers fondamentaux
24:37de la vie quotidienne
24:38qui sont extrêmement importants
24:40sur la santé de son cerveau.
24:42Et pourquoi il faut agir simultanément
24:43sur ces plusieurs facteurs ?
24:44Parce qu'en fait,
24:46le cerveau,
24:47encore une fois,
24:47est extrêmement complexe
24:48et je vais vous donner juste un exemple.
24:50La nutrition,
24:51l'activité physique
24:51vont ensemble
24:52parce que la nutrition
24:53permet d'alimenter le cerveau
24:55avec les nutriments,
24:55avec les hormones,
24:56avec tout ce qui va bien
24:57et l'activité physique
24:58permet d'améliorer
24:59la santé cardiovasculaire,
25:00d'améliorer la circulation,
25:02etc.
25:05Le fait de travailler
25:06sur plusieurs piliers
25:07en même temps,
25:08ce qui a été démontré
25:09par les études cliniques,
25:10c'est qu'en fait,
25:10l'efficacité est multipliée.
25:12Et à qui s'adressent alors
25:14vos deux applications ?
25:15Oui.
25:16Exactement.
25:16Aux patients,
25:17aux soignants ?
25:18Oui,
25:18alors on a deux applis médicales,
25:19une de prévention
25:20pour les 50-75 ans,
25:22on va dire,
25:22qui sont en bonne santé
25:23mais qui se posent
25:24beaucoup de questions
25:25sur Alzheimer
25:25parce qu'on a un déficit
25:27d'informations
25:27sur la maladie
25:28et une application
25:29de traitement
25:30pour des personnes
25:31qui vivent
25:32avec des difficultés
25:32de mémoire,
25:33donc traitement
25:34pour des patients
25:35qui sont diagnostiqués
25:36troubles cognitifs légers
25:36ou pour des personnes
25:37simplement
25:38qui sentent
25:39qu'elles déclinent.
25:40Et alors,
25:40ces deux applications-là,
25:41en fait,
25:44peuvent être associées,
25:45par exemple,
25:45on peut imaginer
25:46que la prévention
25:47peut être pour un aidant
25:48et à l'application
25:49de traitement
25:49qui est plutôt
25:50pour des personnes
25:50qui souffrent
25:51de ces problèmes
25:51de mémoire.
25:52Et Five Lives
25:53est validé cliniquement ?
25:54Qu'est-ce que ça fait ?
25:55Alors, tout à fait,
25:55en fait,
25:56il y a beaucoup d'applis
25:57de jeux cérébraux,
25:58etc.
25:58Ce qui nous différencie
25:59de beaucoup d'applis,
26:00c'est qu'on fait
26:01des études cliniques
26:02avec des neurologues,
26:04avec des gériatres,
26:05avec des centres d'expertise.
26:06En France,
26:07on a fait une première étude
26:08avec 180 patients,
26:10avec notamment
26:11l'hôpital Broca à Paris
26:13et l'hôpital Latim
26:13à Marseille
26:14sous l'égide du Girondif
26:15qui est un grand centre
26:16d'études gériatriques
26:17de grand renom.
26:18Et donc,
26:21notre différence,
26:22elle est là.
26:22Elle est qu'en fait,
26:23on veut montrer
26:24que ça marche
26:24aussi bien qu'un médicament
26:26et on veut...
26:27Et cette validation scientifique,
26:28elle est indispensable ?
26:29Elle est fondamentale.
26:30Elle est fondamentale
26:31parce qu'en fait...
26:32Qu'est-ce qu'elle permet
26:32ensuite d'accéder
26:33au remboursement ?
26:33Voilà, c'est ça.
26:34Elle permet d'accéder
26:34au remboursement,
26:35elle permet d'être pris au sérieux
26:36par les médecins,
26:37par les familles,
26:39notamment chez les plus de 70 ans,
26:40on est sceptiques,
26:42on veut de la preuve
26:43et puis même,
26:44c'est fondamental.
26:45C'est-à-dire qu'il faut
26:46changer de modèle.
26:46Il faut changer de modèle.
26:47On voit bien
26:48qu'on a un problème en santé,
26:49qu'il faut qu'on arrive
26:50à la prévention, etc.
26:51Et donc,
26:51c'est uniquement
26:52par la preuve clinique
26:52qu'on va pouvoir
26:54passer à l'échelle.
26:54Et d'ailleurs,
26:55vous engagez désormais
26:55des démarches
26:56auprès de la Haute Autorité
26:57de Santé
26:57pour obtenir
26:59cette reconnaissance réglementaire.
27:00C'est indispensable
27:01pour changer d'échelle.
27:03Exactement.
27:03Exactement.
27:04Et donc, voilà,
27:04ça passe par plusieurs étapes.
27:06On va faire une nouvelle étude.
27:07On a fait une première étude,
27:08mais on va faire une nouvelle étude
27:09qui sera encore plus spécifique
27:11avec une version du produit
27:12encore améliorée.
27:14C'est-à-dire que sur un panel
27:15plus large ?
27:15Sur un panel un peu plus large,
27:16effectivement.
27:17Et avec ce qu'on appelle
27:18des outils de mesure,
27:21des objectifs cliniques
27:23qui seront un petit peu différents
27:24et qui associeront
27:25qualité de vie
27:26et performance cognitive,
27:28santé sémorale.
27:29Merci beaucoup,
27:30Sylvain Piquet.
27:31Merci,
27:31cofondateur de Five Lives.
27:33C'était Santé Futur.
27:34A très bientôt
27:35sur Bismarck for Change.
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