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  • il y a 27 minutes
Mardi 15 septembre 2026, retrouvez Thomas Veit (Head of Fixed Income, Senior Portfolio Manager, Spirit Asset Management), Benoit Peloille (CIO, Natixis Wealth Management) et Gérald Grant (Associé et gérant, Fundesys) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour rester à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à midi 30 et à 17h30.
00:16Vous nous retrouvez en rattrapage, en replay sur notre site bismart.fr
00:21et puis en podcast aussi sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées au sommaire de cette édition.
00:27Ce soir, la chute des marchés obligataires s'intensifie et tout accélère.
00:32Le rendement américain à 10 ans évolue désormais à 5%.
00:35Il est au plus haut depuis 2007.
00:37Malgré des franchissements ponctuels, le rendement à 10 ans américain n'a pas enregistré de clôture au-dessus de ce
00:44seuil.
00:44Depuis donc 2007, le rendement américain à 20 ans enregistre de son côté un plus haut historique.
00:51Et puis sur la partie courte, le rendement à 2 ans évolue désormais autour de 4,70%.
00:57En Asie, les rendements japonais se tendent également avec un 10 ans qui repasse au-delà de 3%.
01:03Et puis la partie longue de la courbe qui bondit d'une dizaine de points de base pour les rendements
01:08à 20, 30 et 40 ans.
01:10En Europe, même tendance de poussée générale.
01:14Le 10 ans allemand évolue à 3,55%.
01:17Le 10 ans français au-delà de 4,50%.
01:21Et donc le spread franco-allemand qui flirte avec les 100 points de base, c'est du jamais vu depuis
01:262012.
01:28Du côté des devises, le dollar poursuit sa hausse ramenant l'euro-dollar autour de 1,15,30%.
01:34Et c'est donc dans ce contexte que la réserve fédérale américaine démarre aujourd'hui sa réunion de politique monétaire
01:40et rendra donc sa décision demain.
01:43On attend aussi d'autres décisions monétaires cette semaine, notamment celle de la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon
01:51aussi qui devrait monter ses taux.
01:54Mais bon, parlons de la Fed, chaque chose en son temps.
01:57Alors on parle d'une hausse des taux de la réserve fédérale américaine est pricée à 95% par le
02:03marché.
02:03On attend donc demain cette décision et puis la communication de Kevin Warsh à l'issue de celle-ci.
02:09Une communication qui sera particulièrement scrutée par les investisseurs alors que Kevin Warsh avait remis l'inflation au cœur et
02:16en a fait sa priorité.
02:18Kevin a affirmé de son côté qu'il voterait contre une hausse des taux s'il était à la Fed
02:23en estimant que l'inflation récente a nettement freiné.
02:27Cela dit, il a ajouté que Donald Trump et lui-même respecteront la décision prise de main par Kevin Warsh
02:33dans un contexte où les pressions inflationnistes sont plus présentes que jamais.
02:38Le pétrole poursuit son envolée en l'absence de développement autour du conflit évidemment au Moyen-Orient.
02:43Le baril de Brent progresse encore de plus de 2%. Aujourd'hui se rapproche encore un petit peu de 110
02:49dollars et puis le WTI américain évolue de son côté sur le seuil de 105 dollars.
02:56On en parlait hier, les prix poursuivent leur hausse pour deux raisons.
02:59La première c'est le report de l'entrevue entre l'Iran et ses voisins justement autour du détroit d
03:05'Hormuz.
03:05Et puis la deuxième raison c'est la mise hors service de l'oléoduc saoudien est-ouest qui est essentiel
03:12parce que c'est la principale route qui permet de contourner le détroit d'Hormuz pour exporter le pétrole.
03:17Saoudi Aramco n'a pas communiqué de date de remise en service à ce stade.
03:22Résultat sur un mois, le baril de Brent progresse de 20% et les prix du gaz de plus de
03:2730%.
03:28Du côté des secteurs qu'on regarde aujourd'hui et dont on va parler, dont on va essayer de parler
03:33parce qu'il y a beaucoup de choses à dire aujourd'hui,
03:35celui de la tech et de l'IA évidemment qui reste fébrile aujourd'hui après les prises de parole des
03:41patrons de la tech pour alerter les jours précédents.
03:45Le secteur des logiciels aussi qui s'affichait hier comme gagnant après ces alertes s'affiche en repli aujourd'hui,
03:51probablement victime aussi de quelques prises de profit.
03:53Et puis enfin, le secteur de la défense se distingue alors que le Pentagone avoue que l'armée américaine manque
04:00de munitions à cause de la guerre en Iran.
04:13Trois invités avec nous chaque soir pour discuter des mouvements de la planète marché.
04:18Thomas Veith, Head of Fixed Income Senior et Senior Portfolio Manager chez Spirit Asset Management.
04:24Bonsoir.
04:25Bonsoir Pauline.
04:26Gérald Grandot, vous êtes associé gérant chez Foundesys.
04:28Bonsoir Gérald.
04:30Et Benoît Pellouel, CIO de Natixis Wealth Management.
04:33Bonsoir Benoît.
04:35Bonsoir Pauline.
04:35Eh bien, parlons des marchés obligataires.
04:38Je disais en intro Thomas, le 10 ans américain à 5%, ça veut dire quoi concrètement ?
04:44Le 20 ans qui est au plus haut historique et puis même le 2 ans à 4,70%.
04:50Où est le seuil où on commence à s'inquiéter dans ce contexte ?
04:54Bonne question.
04:55Le seuil où on commencera à s'inquiéter, c'est quand les marchés actions réagiront.
04:59Il n'y a pas de seuil, c'est de la psychologie, il n'y a pas un niveau où
05:03les marchés vont tout d'un coup s'exciter.
05:06Statistiquement, on voit que quand le 10 ans américain passe 5,25, la corrélation entre les actions et les obligations
05:11se renforce encore plus.
05:13Donc si on devait donner un chiffre, on pourrait dire surveiller les niveaux de 5,25.
05:17Mais bon, ça reste des chiffres.
05:20Je pense que c'est plus comment va s'opérer ce conflit en Iran, est-ce qu'on va trouver
05:29une solution, est-ce que les prix de l'énergie vont rebaisser et quand, à quelle vitesse ?
05:32Et c'est ça les vraies questions sur les taux d'intérêt.
05:35Aujourd'hui, comme vous l'avez dit, pour moi le plus important c'est de voir le 2 ans à
05:384,70%, pas le 10 ans à 5%.
05:41Le 2 ans à 4,70%, ça veut dire quoi ?
05:43Ça veut dire qu'aujourd'hui le marché obligataire price 4 hausses de taux de la Réserve fédérale américaine.
05:50Donc un nouveau cycle de hausses de taux.
05:52On ne parle pas d'une hausse seulement demain assurantielle, il y en aura sûrement une demain assurantielle.
05:58Mais on parle d'un cycle qui redémarre, qui sera sûrement moins fort pour le moment anticipé que le précédent.
06:04Et à mon avis, à juste titre, on discutera des dynamiques, mais c'est une inflation aujourd'hui qui est
06:11liée à un choc d'offres.
06:12On l'a vu dans le CPI Core qui reste sur les plus bas depuis 2021 à 2,4%.
06:17On n'est pas sur, il n'y a pas encore d'effet de second tour qui nous dirait il
06:22faut monter les taux rapidement.
06:24Voilà, donc aujourd'hui le marché qui price 4 hausses aux Etats-Unis, qui en price 4 de plus en
06:29Europe par rapport aux 2 qui ont déjà été mises en place, c'est assez agressif.
06:33Les taux longs ont suivi dans une moindre mesure puisque les courbes se sont aplaties depuis le début de l
06:38'année.
06:38On avait 70 points de base entre le 10 ans et le 2 ans en début d'année aux US,
06:42on a 35 points de base.
06:43Donc les courbes se sont aplaties, mais elles restent quand même en territoire positif.
06:47C'est-à-dire que les taux longs sont quand même montés assez fort pour le moment.
06:50Et assez rapidement.
06:51Et assez rapidement, pour d'autres problématiques que seulement l'inflation, des problématiques de dette, des problématiques de concurrence de
06:58l'IA.
06:59On y reviendra peut-être un petit peu plus tard, mais il y a aussi des problématiques pour la partie
07:03longue.
07:04Mais le gros du repricing aujourd'hui, c'est des repricings de hausse de taux d'inflation.
07:08Oui, vous le disiez, c'est évidemment lié avec ce conflit au Moyen-Orient.
07:13Benoît, vos commentaires sur ces taux.
07:16Et puis le vrai risque aussi pour le marché, c'est peut-être si le baril de Bren se maintient
07:21au-delà de 100 dollars pour une durée un peu plus longue.
07:25Parce que là, ça fait quand même quelques jours qu'on reste quand même au-delà de ce seuil psychologique.
07:30Non, mais c'est ça. Il faut regarder quelles sont les raisons derrière les tensions qu'on a sur les
07:34taux.
07:34Et je rejoins très largement ce qui a été évoqué.
07:37Je sais que l'idée est répandue depuis très longtemps sur les marchés de dire que si les taux ont
07:40tendance à monter, c'est quand même une très bonne nouvelle.
07:42C'est parce qu'on prie une croissance à long terme qui va être meilleure.
07:45En réalité, quand on décompose fondamentalement ce qui génère cette hausse de taux, là très récemment, c'est surtout le
07:51repricing de la politique monétaire qui est attendue depuis notamment le discours de Jackson Hole.
07:56Et si on prend une perspective un peu plus longue et qu'on regarde depuis le début du mandat de
08:00Trump, on n'a pas révisé en hausse la perspective de croissance fondamentale.
08:03On est toujours légèrement en dessous de la croissance potentielle, autour de 1,7.
08:06En réalité, ce qui a nourri la hausse de taux fondamentale depuis, c'est un peu plus d'inflation attendue
08:12et une prime de terme qui est plus importante.
08:14Parce que tout simplement, on mène une politique fiscale qui est particulièrement expansionniste.
08:18Et il y a quasiment un conflit de politique économique entre le monétaire et le budgétaire.
08:22Donc, ce n'est pas pour des bonnes raisons, j'ai envie de dire, que les taux montent.
08:25Et donc, ce qu'il faut surveiller, c'est à quel moment ça peut rejaillir sur l'économie.
08:29Mais sauf que ça, on le saura trop tard.
08:30Généralement, quand les taux montent, ça n'a pas un impact immédiat sur l'économie.
08:34Et donc, je rejoins totalement ce qui a été évoqué.
08:35Le vrai baromètre, c'est de regarder comment réagissent les marchés d'actifs risqués, et particulièrement les marchés actions.
08:40C'est particulièrement important, compte tenu du rôle macro que jouent les marchés actions aux Etats-Unis.
08:47Les marchés actions, pour l'instant, restent proches de leur plus haut historique.
08:50Ils résistent plutôt bien, il y a un peu de nervosité.
08:52Mais on voit qu'on n'est pas sur le point, pour l'instant, de craquer.
08:55Mais c'est vraiment ça l'indicateur, pour la bonne et simple raison.
08:58C'est que les marchés actions, s'ils sont en si bonne santé, s'ils ont très bien progressé,
09:01c'est très largement dû, notamment, au secteur des technologies,
09:03qui est un secteur à durations longues, et qui est un secteur fondamentalement sensible aux taux d'intérêt.
09:07Donc, j'ai envie de dire, ce qu'il faut surveiller, c'est à quand le niveau de taux apparaît
09:11suffisant
09:12pour, justement, dissuader et tuer un peu le sentiment qu'on a sur les marchés actions
09:17et sur ces actifs à durations longues.
09:19Parce que là, on anticipera, justement, l'impact négatif sur l'économie,
09:22du fait des effets richesses qui se retournent,
09:24du fait du poids que représente la tech dans l'économie américaine.
09:26C'est vraiment ça, ce qu'il faut surveiller.
09:29Et donc, oui, récemment, avec ce conflit,
09:32on n'est pas dans un choc inflationniste immédiat, une inflation incandescente,
09:36mais ça suffit pour continuer d'alimenter ce narratif.
09:39Jusqu'où ça ira ?
09:40C'est les marchés actions, probablement, qui nous donneront la réponse.
09:43Oui, on a évoqué les rendements obligataires, surtout aux États-Unis.
09:47Thomas le rappelait avec le 2 ans à 4,70, le 10 ans à 5.
09:50Mais c'est quand même une envolée générale qu'on constate, Gérald, un peu partout dans le monde.
09:55Je disais en intro, le rendement japonais à 10 ans au-dessus de 3%,
09:59qui se maintient d'ailleurs depuis hier au-delà de ce seuil.
10:02Et puis les rendements plus longs qui s'envolent entre 6 et 10 points de base au Japon,
10:07mais aussi en Europe.
10:08Le spread franco-allemand qui s'écarte.
10:11Vos commentaires sur cette envolée générale, Gérald ?
10:14Oui, alors avant de commenter l'envolée générale, peut-être un petit commentaire sur la partie américaine
10:18et un bémol sur la croissance américaine, qui est, toi-disant, pas si bonne que ça.
10:25Kevin Warsh nous a quand même expliqué quelque chose au moment de Jackson Hole.
10:28C'est que, un, il ne nous expliquerait plus grand-chose.
10:30Et que, deux, il y a quand même quelques indicateurs qu'il surveille.
10:33Parmi ces indicateurs, il y a évidemment la croissance.
10:37Il y a les composantes du PCE.
10:39Vous savez qu'il y a 199 composantes dans le PCE.
10:42Et qu'il va regarder toutes ces composantes, comment elles se comportent les unes par rapport aux autres.
10:46Et aujourd'hui, il y a effectivement encore 54% des composantes qui sont au-dessus du seuil.
10:52Alors qu'en temps normal, on est plutôt à 32% et on avait atteint les 77% au moment
10:55des plus hauts.
10:56Donc ça, c'est effectivement pas très bon pour lui.
10:58Il y a les ventes finales, qui sont malgré tout très bonnes.
11:01Il y a l'investissement, qui se tient quand même bien.
11:03Et il y a les résultats des entreprises, qui sont très bons.
11:06Et les marges qui vont avec.
11:07Et selon ces métriques à lui, on est encore autour de 20%, ce qui rejoint une métrique que l'on
11:11regarde tous.
11:11Donc c'est quand même des éléments qui, malgré tout, si l'on regarde effectivement la croissance du PIB réel,
11:18effectivement, on peut se dire que ce n'est pas énorme.
11:19Quand on regarde le prix nominal, oui, certes, c'est reflaté par l'inflation.
11:22Mais quand on regarde d'autres indicateurs, comme celui de la fête d'Atlanta,
11:26qui est quand même pas si mauvais en termes de résultats,
11:31il y a une économie qui, quand même, tourne pas si mal aux Etats-Unis.
11:34Donc avoir des taux longs qui montent dans un cadre où l'économie, finalement, se comporte pas si mal,
11:39ce n'est pas non plus totalement ahurissant.
11:40Là où je rejoins mes deux camarades, c'est qu'effectivement, le plus important, c'est la rapidité du mouvement.
11:45Et la suite, elle va être cruciale.
11:47Parce qu'on commence à dire, ah bah oui, on va aller à 6, etc.
11:50Oui, peut-être qu'on va y aller.
11:51Mais si on y va dans un an et demi, ce n'est pas pareil que si on y va
11:54dans deux mois.
11:55Et ça, ça peut avoir un impact, effectivement, assez méchant sur les actions.
11:59Pour revenir maintenant sur la question plus large,
12:01oui, ça monte de partout.
12:02Et on avait déjà commandé sur ce plateau, sur des moments de hausse de taux,
12:06ça allait partout dans le même sens.
12:08Mais malgré tout, même s'il y a quelques éléments qui sont communs,
12:11l'inflation, les concurrences sur la dette,
12:14parce qu'effectivement, ça a été évoqué,
12:15l'IA, quand on vient avec des bilans comme ceux de Meta ou Amazon ou autres,
12:19et qu'on a envie de lever de la dette,
12:21entre prêter de l'argent à un État qui a 40 000 milliards de dettes
12:25et à des hyperscalers qui sont encore cash positifs,
12:28même si, peut-être pas pour longtemps,
12:31on peut faire un choix aussi rapide.
12:33Donc, quelque part, il y a des éléments communs,
12:34mais il y a aussi des spécifiques.
12:36Alors, le Japon, je ne suis pas un grand spécialiste,
12:38mais il y a quand même du spécifique au Japon.
12:39Si on prend la France, qui est plus proche de nous, a priori,
12:42on a quand même quelque chose qui est en train de se cristalliser
12:45et qui est peut-être insinueux,
12:46c'est qu'on a une accoutumance à des taux qui, progressivement, montent.
12:52Et ça, c'est presque plus embêtant qu'un choc,
12:54parce qu'on commence à s'habituer
12:55à ce que les taux longs français soient élevés,
12:58beaucoup plus élevés que l'Allemagne,
12:59plus élevés que l'Italie.
13:00Et donc, quelque part, il n'y a pas le choc
13:03qui pourrait mettre, effectivement, le feu aux poudres.
13:06Et il manquerait peut-être ce choc, paradoxalement.
13:08Parce que là, ça se fait tout tranquillement
13:09et c'est presque plus dangereux.
13:11Et dans un cadre où il y a le budget à faire passer,
13:13des présidentielles qui arrivent dans neuf mois,
13:15bon courage pour réduire le spread de façon forte.
13:18D'accord.
13:20Et plus les taux montent, plus ça va coûter cher à la France.
13:23En plus.
13:23La charge est énorme.
13:24Aujourd'hui, la France, c'est, outre les obligations court terme,
13:31le marché obligataire français, c'est 3 000 milliards de dettes,
13:34à un coupon moyen de 1,96,
13:36avec tout ce qu'ils ont levé pendant la période de taux négatifs.
13:40Si on est sur base des taux actuels,
13:43à horizon 3 ans, ce 1,96, ça devient 2,70, 2,80.
13:48Donc ça ne peut pas paraître énorme.
13:49Mais 2,70, 2,80, on passe d'un déficit à dette inchangée,
13:53à dette constante, ce qu'on n'arrive pas à faire en France déjà,
13:55mais à dette constante, on passe d'un déficit de...
13:58Enfin, d'un coût, d'une charge d'intérêt de 58, 59 milliards
14:03à quasiment 90 milliards, à horizon 3 ans.
14:07Donc ça aussi, ça va être un sujet énorme pour la France.
14:10Et pour mettre en perspective la même chose aux Etats-Unis,
14:13la charge de la dette aux Etats-Unis,
14:16c'est 20% des recettes qu'engrangent les Etats-Unis tous les ans.
14:19Donc autant dire que quand Trump promet 5 000 dollars par Américain
14:23qui vaudrait pour lui, je...
14:24Enfin...
14:25Ça coûterait...
14:27C'est pas possible.
14:28Mais justement, c'est là où c'est très intéressant,
14:30parce que cet environnement, et je rejoins l'idée
14:33que ce n'est pas un choc de remonter taux,
14:35ça se fait très progressivement.
14:36Alors, il ne faut pas l'oublier, sur une échelle historique longue,
14:39c'est, j'ai envie de dire, quasiment une normalisation des marchés,
14:42en réalité.
14:42L'anomalie était l'époque des taux excessivement bas
14:44de laquelle on est finalement sorti.
14:47Mais ces niveaux de taux sont finalement assez cohérents
14:50quand on regarde les différents paramètres,
14:52parce que, et c'est là où je sais que beaucoup de gouvernements
14:56se dédouanent en expérience.
14:57Mais regardez, notre dette se place très bien sur les marchés,
14:59vous voyez qui je veux dire,
15:00mais le discours est pareil aux Etats-Unis.
15:02Il n'y a quand même pas de mystère,
15:03c'est que les pays qui subissent des hausses de taux
15:06les plus prononcées sont ceux qui ont les finances publiques
15:09qui sont sous la plus grande pression,
15:11les Etats-Unis, la France, etc.
15:12Donc il y a bien une cohérence dans ce niveau de taux,
15:14qui n'est pas uniquement liée à des bonnes nouvelles sur la croissance.
15:17La croissance est bien, on est autour de la croissance potentielle
15:19aux Etats-Unis, ce n'est pas négatif, c'est plutôt bien,
15:23mais ce n'est pas forcément pour des bonnes nouvelles.
15:25C'est véritablement nourri par, effectivement,
15:27une perception différente des politiques fiscales
15:29et une perception de l'inflation plus importante qu'auparavant.
15:32D'où l'impact à surveiller côté actif risqué.
15:36Oui, restons sur les Etats-Unis.
15:39Justement, Gérald, rappelez que, au final,
15:42tout allait plutôt bien là-bas.
15:43On a pris connaissance du...
15:45C'est peut-être un peu raccourci,
15:48mais on dit que ça ne va pas aussi mal que certains le disent.
15:50Voilà.
15:51Et ce que je voulais dire, c'est qu'on a pris connaissance, justement,
15:53d'un rapport sur l'emploi qui était clairement plus solide qu'attendu,
15:56avec des révisions à la hausse sur les deux mois précédents,
16:00162 000 créations.
16:01Après, on a pris connaissance des PPI,
16:03qui étaient quand même un peu supérieurs aux attentes,
16:06pareil pour l'inflation.
16:08Dans ce contexte, on le disait,
16:09la Fed est attendue clairement sur une hausse des taux demain,
16:13à 95% par le marché.
16:16Pas de surprise demain.
16:18Qu'est-ce qu'on attend de Kevin Warche ?
16:19Est-ce qu'on va surveiller, évidemment, les projections économiques,
16:23mais peut-être aussi sa communication,
16:24le ton qu'il va employer,
16:25comme on l'a fait pour Christine Lagarde la semaine dernière ?
16:28Bien évidemment, tout sera important.
16:29Alors bon, 95% de probas marché,
16:33que les taux montent demain,
16:34j'ai envie de dire qu'il n'a plutôt pas intérêt
16:36à ne pas monter les taux demain.
16:41comme Gérald le disait avant,
16:46il s'est engagé presque à Jackson Hole sur des métriques.
16:48Là, les métriques sont ce qu'ils sont.
16:50Il doit monter les taux, le marché attend à 95%.
16:53S'il ne le fait pas, demain,
16:55on peut s'attendre à une forte hausse des taux longs américains,
16:5910 ans, 30 ans,
17:00et une perte de crédibilité vraiment massive de la Fed.
17:03Et potentiellement un désancrage des anticipations d'inflation.
17:06Et ça, il doit absolument l'éviter.
17:08Donc il n'a pas tellement le choix de monter les taux demain.
17:10Après, le discours va être extrêmement important
17:12pour voir où il se positionne par rapport
17:14aux quatre hausses attendues par le marché.
17:17Où sont les dots ?
17:19Aussi, comment le comité,
17:20on parle de Kevin Warch,
17:21mais il est quand même entouré d'un comité.
17:24Il n'est pas tout seul à décider si il monte les taux ou pas.
17:26Comment le comité va se placer ?
17:28Quelles sont les nouvelles anticipations ?
17:29S'il les donne encore ?
17:31Oui, je pense que demain, il les donnera encore.
17:32Normalement demain encore,
17:33mais il a annoncé qu'il ne les ferait plus.
17:34Il a donné jusqu'à la fin d'année, je pense,
17:35pour revoir le programme.
17:36Je pense que septembre et décembre,
17:37elles seront encore données.
17:39On verra.
17:39On peut s'attendre à tout avec eux,
17:41mais je pense que demain,
17:42elles seront encore présentes.
17:44Et puis, on est dans un moment
17:46de volatilité extrême sur les marchés actions,
17:49marchés obligataires,
17:50et surtout sur la dette souveraine.
17:51Ce n'est pas le moment non plus d'en rajouter.
17:54Donc je pense que demain,
17:55ça sera quand même assez sobre.
17:56Il doit se conformer à ce que pense le marché,
18:00parce qu'il doit garder sa crédibilité.
18:02Après, le discours va être extrêmement intéressant
18:05et on verra s'il arrive à faire diminuer un petit peu
18:11ces anticipations de hausse de taux,
18:13à faire baisser un petit peu les taux courts,
18:15tout en gardant de la crédibilité.
18:16C'est ça le plus compliqué.
18:19Oui, c'est sûr.
18:19On va rester attentif à cette communication.
18:22Justement, Benoît,
18:24qu'est-ce que vous attendez de cette communication ?
18:26Est-ce que, surtout selon vous,
18:28il y avait urgence à monter les taux
18:30dès le mois de septembre ?
18:31On sait que les midterms arrivent dans 50 jours,
18:3449 jours pour être exact.
18:36On sait qu'il y a peu de chances
18:37que les taux soient montés à cette période-là,
18:40mais on aurait pu imaginer aussi
18:41une hausse de 25 points de base en décembre,
18:44s'il n'y avait pas d'urgence, par exemple.
18:45Exactement.
18:46C'est un peu l'ironie de la situation.
18:47C'est que, depuis le début,
18:48il nous explique qu'il veut une Fed moins loquace,
18:51qui parle moins.
18:53Et en réalité, il s'est un peu piégé
18:54par son propre discours,
18:55puisque si on regarde, finalement,
18:56le dernier rapport sur le CPI,
18:59il n'y a rien qui justifie
19:00de se précipiter pour monter les taux,
19:02en l'occurrence.
19:03Oui, l'inflation progresse un peu.
19:04Exactement.
19:05L'inflation encore, elle a même légèrement dégliné
19:07en glissement annuel par rapport au mois précédent.
19:09Il n'y avait pas d'informations,
19:11j'ai envie de dire, supplémentaires
19:12dans ce rapport-là.
19:13Donc, maintenant, il a eu un discours
19:16très volontariste sur l'inflation.
19:18Ça a été pris comme tel par les marchés.
19:20Ne pas délivrer de hausse de taux,
19:22c'est effectivement prendre le risque
19:23de relancer tout ce débat
19:25autour de sa crédibilité,
19:27de son positionnement
19:28par rapport à l'administration américaine
19:29qui ne veut pas avoir de hausse de taux, etc.
19:31Donc, effectivement, c'est un peu dur
19:33de ne pas délivrer cette hausse de taux.
19:35Néanmoins, maintenant,
19:36si on, au-delà de ce simple chiffre
19:37et qu'on regarde la situation
19:38de l'inflation aux États-Unis,
19:40elle n'est pas encore complètement sous contrôle.
19:43Et la raison, c'est que fondamentalement,
19:45on ne s'est toujours pas donné suffisamment
19:47les moyens de faire revenir l'inflation
19:50à son objectif parce que, tout simplement,
19:51on refuse d'assumer la responsabilité
19:52du ralentissement économique
19:54qui est nécessaire pour regagner
19:55la maîtrise de cette inflation.
19:56Et ça, c'est ce qui s'est passé.
19:58C'est-à-dire qu'on a fait un resserrement monétaire
19:59avec Powell qui était très significatif,
20:01tout en maintenant un biais très accommodant
20:03dans le discours,
20:04de promettre toujours des conditions
20:06de liquidité favorables, etc.
20:07Et ce qui fait qu'au final,
20:08quand on regarde les taux de la Fed en réel,
20:11à aucun moment,
20:12ils n'ont été supérieurs à la croissance américaine.
20:14Donc, en réalité,
20:14on peut se poser la question de savoir
20:16si on s'est donné les moyens
20:17de faire un véritable resserrement monétaire.
20:19Et donc, je pense que,
20:20de son point de vue,
20:22fondamentalement,
20:23regagner la maîtrise de l'inflation,
20:25c'est très important pour les anticipations.
20:27Certes, les chiffres aujourd'hui
20:28sont ce qu'ils sont,
20:29mais les swaps d'inflation forward,
20:33donc l'inflation long terme,
20:34ils restent au-dessus des moyennes de long terme.
20:36Les swaps d'inflation au-dessus également.
20:38Les break-even d'inflation sont au-dessus.
20:40Les anticipations des ménages
20:41sont sur des niveaux élevés.
20:43Et le risque, il est là.
20:44Il n'est pas tant sur l'inflation immédiate,
20:45il est sur le risque pour les anticipations
20:48qui auraient un impact, justement,
20:49sur l'inflation immédiate.
20:51Donc, je reste convaincu
20:52que sa rhétorique,
20:53elle va continuer de ce type-là.
20:56Il est un peu coincé,
20:57un peu obligé de délivrer cette hausse de taux.
20:58Et espérons que ce n'est pas ça, justement,
21:00qui retourne complètement le sentiment
21:01sur les marchés actifs risqués.
21:03Gérald, qu'est-ce que vous allez regarder demain
21:04dans la communication de Kevin Warch
21:06de votre côté et de la Réserve fédérale ?
21:10Je pense que tout a été un peu dit, honnêtement.
21:13Déjà, on va voir ce qu'il va communiquer
21:14puisque ça va être probablement
21:16son premier communiqué post-hausse de taux.
21:19Ce que je retiens, moi,
21:20c'est qu'il est arrivé ici nommé par Trump
21:22pour baisser les taux
21:23et qu'il va devoir justifier à son pseudo-boss
21:26qu'il va faire le contraire.
21:27Donc, ça va être assez amusant
21:28de voir comment il va le communiquer,
21:30sachant que Trump lui-même
21:32a déjà tweeté ou évoqué
21:34qu'évidemment, ça serait bien de l'ébaisser
21:36mais qu'on le laisserait faire
21:37s'il veut faire le contraire.
21:38Bon, il y a beaucoup d'hypocrisie là-dedans,
21:40comme beaucoup de sujets.
21:40On pourra en parler plus tard sur l'IA avec Trump.
21:42C'est toujours aussi amusant.
21:44Mais non, on va regarder évidemment
21:46ce qu'il va dire pour la suite.
21:47Mais je pense que le plus important,
21:48c'est ce que mes collègues ont dit.
21:50L'important, c'est d'ancrer
21:52ces anticipations d'inflation,
21:53ce qu'il a réussi à faire
21:54avec Jackson Hole notamment,
21:55et de maintenir effectivement les marchés
21:58qui ne vont pas avoir peur
22:00qu'ils lâchent la bride
22:01et qu'effectivement,
22:02les taux longs aillent beaucoup plus haut.
22:03Parce que, comme l'a dit Thomas,
22:04les taux courts, ils ont déjà fait le boulot.
22:06En fait, les marchés ont déjà fait
22:07une bonne partie du boulot.
22:08Juste quand même sur le fonctionnement
22:10de la Fed, encore une fois,
22:11cette idée, parce que c'est important,
22:13s'il ne délivre pas cette hausse de taux,
22:14on va parler de son rapport politique
22:16à l'administration.
22:17Encore une fois, dans l'histoire
22:19de la Réserve fédérale américaine,
22:21il ne s'est jamais arrivé
22:22que le président fasse quelque chose
22:25que son board n'approuve pas.
22:26En réalité, il est obligé
22:27de délivrer ce que le board approuve.
22:28Il n'a pas de droit de veto,
22:29il a une voix,
22:30comme tous les autres membres
22:31de son board.
22:32Et quand on regarde
22:32le positionnement de chacun,
22:34il y a eu un vrai changement
22:35vers un biais qui est très largement
22:36plus restrictif qu'auparavant.
22:38Je crois que dans l'histoire,
22:39il n'y a que Burns,
22:39ça va être dans les années 50,
22:41où il a déclaré
22:42qu'il n'approuvait pas
22:43la décision de son board,
22:44mais que c'était son job
22:45et qu'il fallait approuver,
22:46finalement, il est obligé
22:47de l'approuver.
22:48Encore une fois,
22:49la Fed reste indépendante
22:51et il ne va pas faire
22:51ce que l'administration américaine souhaite.
22:53Et même s'il voulait le faire,
22:54ce n'est pas aussi simple que ça.
22:55On rappelle que si jamais,
22:57et normalement,
22:58ce devrait être le cas,
22:59une hausse de taux
23:00est délivrée demain
23:00par la Réserve fédérale américaine,
23:02ce sera la première
23:03depuis le mois de juillet 2023.
23:05Depuis trois ans.
23:07Gérald, parlons de l'IA.
23:08Vous avez mentionné
23:09avec Donald Trump,
23:10parlons de l'IA.
23:11Hier, les patrons
23:12d'Open AI, d'Enthropique,
23:14il y a quelques jours,
23:15d'XAI, Elon Musk ont alerté.
23:18On dit qu'il fallait peut-être
23:19ralentir un peu tout ça.
23:20Est-ce que c'est possible
23:21de ralentir sur l'IA aujourd'hui ?
23:23Ce n'est pas simple,
23:24en tout cas.
23:24Ce n'est pas simple
23:25parce qu'on est en vraie théorie des jeux.
23:26On est avec des acteurs
23:27qui disent qu'ils veulent ralentir
23:28mais qu'en réalité,
23:29chacun prie indépendamment,
23:30ne veulent pas le faire forcément.
23:32Après, il faut peut-être
23:33regarder un peu au-delà de ça.
23:35La question, c'est de savoir
23:36est-ce que vraiment,
23:37ils s'inquiètent
23:38pour le bien-être de l'humanité
23:40ou est-ce qu'il n'y a pas
23:42une IPO à venir
23:43et que c'est plus compliqué
23:44d'annoncer à ces futurs
23:46acquéreurs d'actions
23:47lors d'une IPO
23:48qu'avec des taux à 5%,
23:50des CAPEX qui sont toujours
23:52aussi élevés
23:52et des coûts qui passent maintenant,
23:55qui passent par là l'endettement,
23:57c'est compliqué d'avoir
23:58des perspectives de croissance
23:59qui progressent à l'infini
24:01comme c'était le cas
24:02il y a peut-être encore 6-12 mois.
24:04Donc, c'est plus compliqué
24:05d'arriver sur le marché
24:06avec ce type de contexte.
24:07Donc, le prétexte, entre guillemets,
24:10de l'humanité, machin, etc.
24:12ça peut être aussi intéressant
24:13pour des Amadei,
24:16des Altman et autres.
24:18Après, c'est vrai
24:18qu'il y a des plus jeunes
24:19comme Coxon
24:20quand il a claqué la porte
24:21le 8 septembre
24:22qui pouvaient alerter
24:23mais on avait déjà eu
24:24ce type d'alerte.
24:25En février,
24:25il y avait déjà eu
24:26ce type d'éléments
24:27qui pouvaient faire craindre
24:28que l'IA pouvait partir
24:30dans tous les sens.
24:31Moi, ce que je retiens,
24:32c'est que comme souvent
24:33ça va être encore
24:33une petite secousse
24:35sur le marché
24:36et ce secteur en particulier,
24:37on le voit
24:38avec un peu de rotation,
24:39vous l'avez dit
24:39en début de séance
24:41sur le software
24:42qui a bien marché hier
24:43parce qu'on a changé
24:44de cheval
24:44pour une séance.
24:46Maintenant,
24:46oui,
24:47ça peut ralentir un peu
24:49et avoir une perception
24:50négative.
24:51Dans les faits,
24:52c'est compliqué.
24:54On l'a vu encore une fois,
24:55je disais Trump hier
24:56quand il appelle
24:57Wang en direct
24:58pendant son intervention.
25:00C'est lunaire.
25:01et de dire
25:02tous ces gens-là
25:02disent n'importe quoi,
25:03rassurez-vous,
25:04et Wang,
25:05oui,
25:05monsieur le président,
25:07c'est lunaire.
25:08Et dans le même temps,
25:09Nvidia qui essaye
25:10de s'assurer
25:1010 milliards
25:11d'ancrage
25:13dans l'IPO
25:14d'Enthropic
25:15alors qu'on est en train
25:16de dire en même temps
25:16que ça va ralentir.
25:17Tout ça est un peu...
25:19C'est flou.
25:20Pour moi,
25:21je pense que c'est un secteur
25:21qui continuera de croître,
25:23qu'il faut qu'il y ait
25:24des moments
25:24où effectivement
25:25ça se calme un peu
25:26parce que ça va
25:27parfois un peu vite.
25:28Mais la croissance,
25:29elle est pour le moment là.
25:30Les analystes
25:30n'ont pas encore révisé
25:31donc on va voir
25:32ce qu'ils feront
25:32et ce qu'ils feront
25:33quelque chose
25:33ou pas par rapport à ça.
25:34Et puis les valorisations
25:35restent malgré tout
25:36assez abordables
25:37parce que la croissance
25:38est telle
25:38qu'on n'est plus
25:39au même niveau
25:40qu'il y a un an.
25:41Il nous reste deux minutes
25:43Thomas chez Spirit AM
25:44à part ces marchés obligataires.
25:47Qu'est-ce que vous regardez
25:48pour la fin d'année
25:51sachant que vous,
25:52vous êtes quand même obligataire.
25:53Mais est-ce qu'il y a
25:54d'autres choses
25:54que vous regardez ?
25:55Peut-être les devises
25:56ou autres ?
25:57Ou les matières premières
25:58ou d'autres secteurs ?
26:00Chez Spirit en général
26:01c'est vrai qu'on a
26:02des équipes
26:03qui sont très focus
26:04sur matières premières,
26:07minières, or.
26:08Donc ils sont un peu
26:09à la fête en ce moment.
26:10Un peu plus que nous
26:12sur le marché obligataire.
26:15mais oui effectivement
26:17on est splité par équipe,
26:20par pôle de gestion.
26:21Donc chaque pôle travaille
26:23sur sa classe d'actifs.
26:25Nous c'est vrai que sur l'obligataire
26:26on a quand même fort à faire
26:28avec ce qui se passe sur les taux.
26:29Vous avez beaucoup à regarder.
26:29On n'a pas encore de stress crédit
26:31pour le moment.
26:32Ça viendra avec ce que Benoît disait.
26:35Et le moment où les taux longs
26:39vont impacter le marché actions,
26:40ils vont sûrement aussi impacter
26:41le marché crédit.
26:43Donc c'est quelque chose
26:43nous qu'on surveille de très près.
26:45Les spreads,
26:45que ce soit investment grade
26:46ou high yield,
26:47sont au tapis.
26:49Donc ça sera aussi
26:50une problématique,
26:50à mon avis,
26:51qu'on aura pour la fin d'année
26:52ou les prochains trimestres en tout cas.
26:54Et Benoît,
26:54chez Natixis Wealth Management,
26:57vous regardez quoi ?
26:59Justement,
27:00le niveau des taux,
27:02j'ai envie de dire du souverain,
27:03la duration,
27:04est une question qu'on se pose
27:05très souvent
27:06parce qu'effectivement
27:07les coupons aujourd'hui
27:08servis pour finalement
27:10prêter son argent
27:11à des États
27:12qui remboursent
27:12malgré tout leur dette,
27:14ça reste,
27:15c'est quelque chose
27:16qui commence à être
27:16effectivement intéressant
27:17dans l'hypothèse
27:18où derrière,
27:20justement,
27:21ces niveaux de taux
27:21pourraient impacter
27:22les actifs risqués
27:23et faire justement
27:24leur office,
27:25c'est-à-dire de freiner
27:26un peu le cycle
27:27pour faire atterrir tout ça
27:28et renouer
27:29avec la maîtrise
27:29de l'inflation.
27:30En plus du coupon,
27:32on encaisse effectivement
27:33la valorisation
27:34sous l'effet de taux
27:35qui atterrirait ensuite derrière.
27:36Donc voilà,
27:37nous c'est essentiellement ça
27:38qu'on garde,
27:39c'est à quel moment
27:39on remet la duration
27:40dans les portefeuilles
27:41et prudence effectivement
27:42sur le volet un peu plus risqué.
27:44Il n'y a pas encore
27:44de stress crédit
27:45mais on se méfie quand même
27:47du potentiel
27:48d'écartement d'esprit
27:49qu'il peut y avoir
27:49sur l'high yield
27:50dont on a plutôt privilégié
27:51l'investment grade notamment.
27:52On surveillera tout ça.
27:53Merci beaucoup messieurs.
27:54Benoît Pelloual,
27:55CIO de Natixis Wealth Management,
27:58Gérald Grand,
27:59associé gérant
28:00chez Fundesys
28:00et Thomas Vett,
28:01Head of Fixed Income
28:02et senior portfolio manager
28:04de Spirit AM.
28:05Merci à tous les trois
28:06et merci à vous
28:08de nous avoir suivis.
28:09On se retrouve demain
28:10à midi et demi
28:11en direct sur Bsmart.
28:12Sous-titrage Société Radio-Canada
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