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Mardi 15 septembre 2026, retrouvez Gérald Grant (Associé et gérant, Fundesys), Thomas Veit (Head of Fixed Income, Senior Portfolio Manager, Spirit Asset Management) et Benoit Peloille (CIO, Natixis Wealth Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
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00:103 invités avec nous chaque soir pour pour discuter des mouvements de la
00:14planète marché thomas veit head of fixed income senior et senior portfolio manager
00:19chez spirit asset management bonsoir bonsoir gérald grand vous êtes associé gérant chez
00:24fond des six bonsoir gérald et benoît pellwell cio de natixis wealth management bonsoir benoît
00:31et bien parlons des marchés obligataires je disais en intro thomas le 10 ans américain à 5% ça veut
00:39dire quoi concrètement le 20 ans qui est au plus haut historique et puis même le 2 ans à 4
00:44,70%
00:46où est le seuil où on commence à s'inquiéter dans ce contexte bonne question le seuil où on
00:52commencera à s'inquiéter quand les marchés actions réagiront il n'y a pas de seuil c'est de la
00:57psychologie il n'y a pas il n'y a pas un niveau où les marchés vont tout d'un
01:01coup s'exciter
01:03statistiquement on voit que quand le 10 ans américain passe 5 25 la corrélation entre les
01:07actions et les obligations se renforce encore plus donc si on devait donner un chiffre on
01:11pourrait dire surveiller les niveaux de 5 25 mais bon ça reste ça reste des chiffres je pense que c
01:18'est
01:19plus comment va s'opérer cette ce conflit en iran comment est ce qu'on va trouver une solution est
01:26ce que les prix de l'énergie vont rebaisser et quand à quelle vitesse et c'est ça les vraies
01:30questions sur sur les taux d'intérêt aujourd'hui comme vous l'avez dit pour moi le plus important
01:33c'est de voir le 2 ans à 4,70 pas 10 ans à 5% le 10 ans le
01:392 ans le 2 ans à 4,70 ça veut dire quoi
01:40ça veut dire qu'aujourd'hui le marché obligataire price quatre hausses de taux de la réserve fédérale
01:46américaine donc un nouveau cycle de hausse de taux on parle pas d'une hausse de seulement demain
01:51assurantielle il y en aura sûrement une demain assurantielle mais on parle d'un cycle qui redémarre
01:56qui sera sûrement moins fort pour le moment c'est anticipé que le précédent et à mon avis à
02:02juste titre on discutera des dynamiques mais c'est une inflation aujourd'hui qui est liée à un choc
02:08d'offre on l'a vu dans le cpi corps qui reste sur les plus bas depuis 2021 à 2
02:13,4% on n'est pas sûr il n'y a pas
02:15encore d'effet de second tour qui nous dirait il faut monter les taux rapidement voilà donc
02:21aujourd'hui le marché qui price quatre hausses aux états unis qui en price quatre de plus en
02:26europe par rapport aux deux qui ont déjà été mises en place c'est assez agressif les taux longs ont
02:31suivi dans une moindre mesure puisque les courbes se sont aplatis depuis le début de l'année on
02:35avait 70 points de base entre le 10 ans et le 2 ans en début d'année aux us on
02:39a 35 points de base
02:39donc les courbes se sont aplatis mais elle reste quand même en territoire positif c'est à dire
02:43que les taux longs sont quand même montés assez fort pour le moment et assez rapidement et assez
02:48rapidement pour d'autres problématiques que seulement l'inflation des problématiques de
02:53dette des problématiques de concurrence de l'IA on y reviendra peut-être un petit peu un petit peu plus
02:58tard mais il ya aussi des problématiques pour la partie longue mais le gros du repricing
03:02aujourd'hui c'est des repricings de hausse de taux d'inflation oui vous le disiez c'est évidemment lié
03:08avec ce
03:08conflit au Moyen-Orient benoît vos commentaires sur sur ces taux et puis le vrai risque aussi pour
03:14pour le marché c'est peut-être si le baril de Bren se maintient au delà de 100 dollars pour
03:19une durée
03:20un peu plus longue parce que là ça fait quand même quelques jours qu'on reste quand même au delà
03:25de ce
03:25seuil psychologique il faut regarder quelles sont les raisons derrière les tensions qu'on a sur les
03:31taux et je rejoins très largement ce qui a été évoqué je sais que l'idée est répandue depuis très
03:35longtemps sur les marchés de dire que si les taux ont tendance à monter c'est quand
03:38même une très bonne nouvelle c'est parce qu'on price une croissance à long terme qui va être
03:41meilleure en réalité quand on décompose fondamentalement ce qui génère cette hausse
03:46de taux là très récemment c'est surtout le repricing de la politique monétaire qui est
03:50attendue depuis notamment le discours de l'action hall et si on prend une perspective un peu plus
03:54longue et qu'on regarde depuis le mandat le début du mandat de trump on n'a pas révisé en
03:58hausse la
03:58perspective de croissance fondamentale on est toujours légèrement dessous de la croissance
04:01potentielle autour de 1,7 en réalité ce qui a nourri la hausse de taux fondamentale depuis c'est un
04:07peu
04:07plus d'inflation attendue et une prime de terme qui est plus importante parce que tout simplement
04:11on mène une politique fiscale qui est particulièrement expansionniste et il y a quasiment un conflit de
04:16politique économique entre le monétaire et le budgétaire donc c'est pas pour des bonnes
04:20raisons j'ai envie de dire que les taux montent et donc ce qu'il faut surveiller c'est à
04:24quel moment ça
04:25peut rejaillir sur l'économie mais sauf que ça on le saura trop tard généralement quand les taux
04:28montent ça n'a pas un impact immédiat sur l'économie et donc je rejoins totalement ce qui a été
04:32évoqué le vrai
04:32baromètre c'est de regarder comment réagissent les marchés d'actifs risqués et particulièrement les
04:36marchés actions c'est particulièrement important compte tenu du rôle macro que jouent les marchés
04:41actions aux états-unis les marchés actions pour l'instant reste proche de leur plus haut historique
04:47résiste plutôt bien il y a un peu de nervosité mais on voit qu'on n'est pas sur le
04:50point pour
04:51l'instant de craquer mais c'est vraiment ça l'indicateur pour la bonne et simple raison c'est que
04:54les marchés actions s'ils sont en si bonne santé s'ils ont très bien progressé c'est très largement
04:58dû
04:58notamment au secteur des technologies qui est un secteur à durations longues et qui est un secteur
05:02fondamentalement sensible au taux d'intérêt donc j'ai envie de dire ce qu'il faut surveiller c'est à
05:06quand le niveau de taux apparaît suffisant pour justement dissuader et tuer un peu le sentiment
05:13qu'on a sur les marchés actions sur ces actifs à durations longues parce que là on anticipera
05:16justement l'impact négatif sur l'économie du fait des effets richesses qui se retournent du fait du poids
05:21que représente la tech dans l'économie américaine c'est vraiment ça ce qu'il faut surveiller et donc oui
05:26récemment avec ce conflit ben on n'est pas dans un choc inflationniste immédiat et une inflation
05:32incandescente mais ça suffit pour continuer d'alimenter ce narratif jusqu'où ça ira ben c'est les marchés
05:37actions probablement qui nous donneront qui nous donneront la réponse on a évoqué les les rendements
05:42obligataires surtout aux états unis un peu mal rappelé avec le 2 ans à 4,70 le 10 ans à
05:475 mais c'est quand
05:48même une une envolée générale qu'on constate gérald un peu partout dans le monde je disais en intro le
05:53rendement japonais à 10 ans au dessus de 3% qui se maintient d'ailleurs depuis hier au delà de
05:59ce
05:59seuil et puis les rendements plus longs qui s'envolent entre 6 et 10 points de base au japon mais
06:03aussi en
06:04europe le spread franco allemand qui qui s'écarte vos commentaires sur sur cet envolée générale
06:10avant de commenter l'envolée générale peut-être un petit commentaire sur la partie américaine et un bémol
06:16sur la croissance américaine qui est soit disant pas si bonne que ça kevin warch nous a quand même
06:22expliqué quelque chose au moment de jackson hall c'est que 1 il nous expliquerait plus grand chose et
06:27que 2 il ya quand même quelques indicateurs qu'il surveille parmi ces indicateurs il ya évidemment la
06:33croissance il ya des composantes du pce c'est qu'il ya 199 composantes dans le pce et qu'il
06:39va regarder
06:40toutes ces composantes comment elles se comportent les unes par rapport aux autres et aujourd'hui il ya
06:43effectivement encore 54% des composantes qui sont au dessus de du seuil alors que en temps normal on
06:49est plutôt à 32 et on avait atteint les 77 au moment des plus hauts donc ça c'est effectivement
06:54pas très
06:54bon pour lui il ya les ventes finales qui sont malgré tout très bonnes il ya l'investissement qui se
06:59tient quand même bien et il ya les résultats des entreprises qui sont très bons et les marges qui
07:03vont avec et selon ces métriques à lui on est encore autour de 20% ce qui rejoint une métrique
07:07que
07:08l'on regarde tous donc c'est quand même des des éléments qui malgré tout si l'on regarde effectivement
07:12la croissance du pib réel ont effectivement on peut se dire c'est pas énorme quand on regarde le
07:16prix nominal oui certes c'est reflaté par l'inflation mais quand on regarde d'autres
07:20indicateurs comme le celui de la fête d'atlanta qui est quand même pas si mauvais en termes de
07:27résultats il ya une économie qui quand même tourne pas si mal aux états unis donc avoir des taux longs
07:32qui montent dans un cadre où l'économie finalement se comporte pas si mal c'est pas non plus totalement
07:36ahurissant là où je rejoins mes deux camarades c'est qu'effectivement le plus important c'est la
07:40rapidité du mouvement et la suite elle va être cruciale parce qu'on commence à lire ah bah oui on
07:45va aller à 6 etc oui peut-être qu'on va y aller mais si on y va dans un
07:49an et demi c'est pas pareil
07:50que si on y va dans deux mois et ça ça peut avoir un impact effectivement assez méchant sur sur
07:55les
07:55actions pour revenir maintenant sur la question plus large oui ça monte de partout et on avait déjà
07:59commandé sur ce plateau sur des moments de hausse de taux ça allait partout dans le même sens mais malgré
08:05tout même s'il ya quelques éléments qui sont communs l'inflation les concurrences sur la dette
08:11parce qu'effectivement ça a été évoqué il ya quand on vient avec des bilans comme ceux de meta ou
08:15amazon
08:15ou autre et qu'on a envie de lever de la dette entre prêter de l'argent un état qui
08:20a 40 mille milliards
08:21de dettes et à des hyperscalers qui sont encore cash positif même si peut-être pas pour longtemps
08:27on peut faire un choix aussi rapide donc quelque part il y a des éléments communs mais il y a
08:31aussi des
08:32spécifiques alors le japon je suis pas un grand spécialiste mais il ya quand même du spécifique
08:35au japon si on prend la france qui est plus proche de nous a priori on a quand même quelque
08:39chose qui
08:40est en train de se cristalliser qui est peut-être insinueux c'est que on a une accoutumance à des
08:46taux
08:46qui progressivement montent et ça c'est presque plus embêtant qu'un choc parce qu'on commence à
08:51s'habituer à ce que les taux longs français soient élevés beaucoup plus élevés que l'allemagne plus élevés que
08:57l'italie et donc quelque part il n'y a pas le choc qui pourrait mettre effectivement le feu aux
09:02poudres et il manquerait peut-être ce choc paradoxalement parce que là ça se fait tout
09:05tranquillement et c'est presque plus dangereux et dans un cadre où il ya le budget à faire
09:09passer des présidentielles qui arrivent dans neuf mois bon courage pour réduire le spread de façon
09:14forte d'accord et plus les taux montent plus ça va coûter cher à la france puisque la charge est
09:21aujourd'hui la france c'est outre les on va dire les obligations court terme le marché obligataire
09:29français c'est 3000 milliards de dettes à un coupon moyen de 1,96 avec tout ce qu'ils ont
09:34levé pendant
09:34la période de taux négatif si on est sur enfin sur base des taux actuels à horizon trois ans ce
09:411,96 ça
09:42devient 2,70 2,80 donc ça peut pas paraître énorme mais 2,70 2,80 on passe d'un
09:48déficit à dette inchangée à
09:50dette constante ce qu'on n'arrive pas à faire en france déjà mais à dette constante on passe
09:53d'un déficit de enfin d'un coût de sa charge d'intérêt de 58 58 59 milliards à quasiment
10:0190
10:01milliards à horizon trois ans donc ça aussi ça va être un sujet énorme pour la france et pour
10:07mettre en perspective la même chose aux états unis la charge de la dette aux états unis c'est 20
10:13% des
10:14recettes qu'engrange les états unis tous les ans donc autant dire que quand trump promet 5000
10:18dollars par américain qui vendrait pour lui enfin ça coûterait c'est pas possible mais justement c'est
10:26c'est là où c'est très intéressant parce que cet environnement et je rejoins l'idée que c'est
10:30pas
10:30un choc de remontée taux ça se fait très progressivement alors il faut pas l'oublier sur
10:34une échelle historique longue c'est j'ai envie de dire quasiment une normalisation des marchés en
10:38réalité l'anomalie était l'époque des taux excessivement bas de laquelle on est finalement
10:43sorti mais ces niveaux de taux sont finalement assez cohérents quand on regarde les différents
10:48paramètres parce que et c'est là où je sais que beaucoup de gouvernements se dédouanent en
10:53l'expérience mais regardez notre dette se place très bien sur les marchés vous voyez qui je veux
10:56dire mais c'est le discours est pareil aux états unis il n'y a quand même pas de mystère
11:00c'est que
11:00les pays qui subissent des hausses de taux les plus prononcés sont ceux qui ont les finances publiques
11:06qui sont sous la plus grande pression les états unis la france etc donc il y a bien une cohérence
11:10dans ce
11:10niveau de taux qui n'est pas uniquement lié à des bonnes nouvelles sur la croissance la croissance
11:14c'est bien on est autour de la croissance potentielle aux états unis c'est pas c'est pas c
11:18'est pas
11:18c'est pas négatif c'est plutôt bien mais c'est pas forcément pour des bonnes nouvelles c'est
11:22véritablement nourri par effectivement une perception différente des politiques fiscales et une
11:27personne de l'inflation plus importante qu'auparavant d'où l'impact à surveiller côté côté actif
11:32risqué ouais mais restons sur sur les états unis justement gérald rappeler que que au final tout
11:39allait plutôt bien là bas on a pris connaissance du c'est peut-être un peu raccourci mais on dit
11:45ça
11:45va pas aussi mal que certains le disent voilà et est ce que je voulais dire c'est qu'on
11:49a pris
11:49connaissance justement d'un rapport sur l'emploi qui était clairement plus solide qu'attendu avec
11:53des révisions à la hausse sur les deux mois précédents 162 mille créations après on a pris
11:59connaissance des ppi qui était quand même un peu supérieur aux attentes pareil pour pour l'inflation
12:04dans ce contexte on le disait la fed est attendue clairement sur une hausse des taux demain à
12:1095% par le marché pas de surprise demain qu'est ce qu'on attend de kévin noirs est ce
12:16que ce qu'on va
12:17surveiller évidemment les projections économiques mais peut-être aussi sa communication le ton qui
12:21va employer comme on l'a fait pour christine lagarde la semaine dernière bien évidemment tout sera
12:25important alors bon 95% de proba marché que les taux montent demain j'ai envie dire il a plutôt
12:32pas intérêt à ne
12:33pas monter les taux demain il comme comme gérald pardon le dit le disait le disait avant il s'est
12:43engagé presque à jackson hall sur des métriques là les métriques sont sont ce qu'ils sont il doit il
12:48doit monter les taux le marché à temps à 95% s'il le fait pas demain on peut s
12:53'attendre à une forte
12:54hausse des taux longs américains 10 ans 30 ans et une perte de crédibilité vraiment massive de la fed
13:00et potentiellement un désancrage des anticipations d'inflation et ça il doit absolument l'éviter donc il n'a pas
13:05tellement le choix de monter les taux demain après le discours va être extrêmement important pour voir où il se
13:10positionne par rapport aux quatre hausses attendues par le marché
13:14où sont les dots aussi comment le comité alors parce qu'on parle de kévin noir mais il est quand
13:19même entouré d'un
13:20un comité il n'est pas tout seul à décider comment le comité va se placer quelles sont les nouvelles
13:25anticipations s'il les donne encore moi je pense que demain il a annoncé qu'il les ferait plus il
13:31a donné
13:31jusqu'à la fin d'année je pense pour revoir le programme je pense que septembre et décembre elles seront
13:34encore
13:35données on verra on peut s'attendre à tout avec avec eux je pense que demain sera encore elle sera
13:39encore
13:40présente et puis on est dans un moment de volatilité extrême sur les marchés actions
13:44marchés pardon obligataires et surtout sur la dette souveraine c'est pas le moment non plus de rajouter
13:51donc je pense que demain ça sera quand même assez sobre il doit se conformer à ce que pense
13:56le marché parce qu'il doit garder sa crédibilité après le discours va être extrêmement extrêmement
14:02intéressant et on verra s'il arrive à aller à faire diminuer un petit peu ses anticipations de
14:09hausse de taux à faire baisser un petit peu les taux courts tout en gardant de la crédibilité c'est
14:13ça
14:14c'est ça le plus compliqué ouais c'est sûr on va on va rester attentif à cette communication
14:19justement benoît qu'est ce que vous attendez de cette communication et est ce que surtout selon
14:24vous il y avait urgence à monter les taux dès le mois de septembre on sait que les midterms
14:29arrivent dans 50 jours 49 jours pour pour être exact on sait qu'il ya peu de chances que que
14:35les
14:35taux soient montés à cette période là mais on aurait pu imaginer aussi une hausse de 25 points
14:40de base en décembre s'il n'y avait pas d'urgence par exemple exactement c'est un peu l
14:43'ironie de la
14:43situation c'est que depuis le début il nous explique qu'il veut une fed moins loquace qui
14:48sont qui qui parle moins et en réalité il s'est un peu piégé par son propre discours puisque si
14:52on
14:52regarde finalement le dernier rapport là sur le cpi il n'y a rien qui justifie de se précipiter pour
14:58monter les
14:58taux en l'occurrence l'inflation progresse un peu exactement l'inflation encore elle a même
15:02légèrement décliné en glissement annuel par rapport aux mois précédents il y avait pas d'informations
15:08j'ai envie de dire supplémentaires dans ce rapport là donc maintenant il a eu un discours très
15:13volontariste sur l'inflation ça a été pris comme tel par les marchés ne pas délivrer de hausse de taux
15:19c'est effectivement prendre le risque de relancer tout ce débat autour de sa crédibilité de son
15:24positionnement par rapport à l'administration américaine qui veut pas voir de hausse de taux etc donc
15:29effectivement c'est un peu dur de pas délivrer cette hausse de taux néanmoins maintenant si on au delà de
15:33ce
15:33simple chiffre et qu'on regarde la situation de l'inflation aux états unis elle n'est pas encore
15:38complètement sous contrôle et la raison c'est que fondamentalement on n'a toujours pas on s'est
15:42toujours pas donné suffisamment les moyens de maintenir de faire revenir l'inflation à son
15:47objectif parce que tout simplement on refuse d'assumer la responsabilité du ralentissement
15:50économique qui est nécessaire pour regagner la maîtrise de cette inflation et ça c'est ce qui s'est passé
15:54c'est à dire qu'on a fait un resserrement monétaire avec powell qui était très significatif tout en
15:58maintenant un biais très accommodant dans le discours de promettre toujours des conditions de
16:03liquidité favorable etc et ce qui fait qu'au final quand on regarde les taux de la fed en réel
16:08à aucun
16:08moment ils n'ont été supérieurs à la croissance américaine donc en réalité on peut se poser la
16:12question de savoir si on s'est donné les moyens de faire un véritable resserrement monétaire et donc je
16:16pense que de son point de vue fondamentalement regagner la maîtrise de l'inflation c'est très important pour les
16:23anticipations certes les chiffres aujourd'hui sont ce qu'ils sont mais l'inflation les swaps
16:28d'inflation forward donc l'inflation long terme il reste au dessus des moyennes de long terme les
16:33swaps d'inflation au dessus également les breakeven d'inflation sont au dessus les anticipations des
16:37ménages sont sur des niveaux élevés et le risque il est là il n'est pas tant sur l'inflation
16:41immédiate il
16:42est sur le risque pour les anticipations qui aurait un impact justement sur l'inflation immédiate donc je
16:48reste convaincu que sa rhétorique elle est elle va continuer de ce type là il est un peu coincé un
16:54peu
16:54obligé de délivrer cette hausse de taux espérons que c'est pas ça justement qui retourne complètement
16:58le sentiment sur les marchés actifs risqués
16:59Gérald qu'est ce que vous allez regarder demain dans la communication de
17:02kévin warche de votre côté et de la réserve fédérale
17:07je pense que tout a été un peu dit honnêtement déjà et on va voir ce qu'il va communiquer
17:11puisque
17:12ça va être probablement son premier communiqué post hausse de taux
17:16ce que je retiens moi c'est qu'il est arrivé ici nommé par trump pour baisser les taux et
17:20qu'il va
17:20devoir justifier à son pseudo boss il va faire le contraire donc ça va être assez amusant de voir
17:25comment il va le communiquer sachant que le trump lui-même a déjà tweeté ou évoqué que
17:31évidemment ça serait bien de les baisser mais qu'on le laisserait faire s'il veut faire le
17:34contraire il ya beaucoup d'hypocrisie là donc comme beaucoup de sujets on pourra en parler plus
17:38tard sur l'IA avec trump c'est c'est toujours aussi amusant mais non mais on va regarder on
17:42va regarder évidemment
17:43ce qu'il va dire pour la suite mais je pense que le plus important c'est ce que mes
17:45collègues ont dit
17:46c'est c'est l'important c'est d'ancrer ses anticipations d'inflation ce qu'il a réussi à
17:51faire avec jackson hall notamment et de maintenir effectivement les marchés qui ne vont pas avoir peur
17:56qu'ils lâchent la bride et qu'effectivement les taux longs aillent beaucoup plus haut parce que comme
18:00l'a dit thomas les taux courts ils ont déjà fait le boulot en fait les marchés ont déjà fait
18:03une bonne partie du
18:04boulot mais juste quand même sur le fonctionnement de la fête encore une fois cette idée parce que
18:09c'est important s'il délivre pas cette hausse de taux on va parler de son rapport politique à
18:13l'administration quand une fois dans l'histoire de la réserve fédérale américaine c'est jamais
18:18arrivé que le président fasse quelque chose que son board n'approuve pas en réalité il est obligé de
18:24délivrer ce que le board approuve il n'a pas de droit de veto il a une voix comme tous
18:27les autres
18:27et quand on regarde le positionnement de chacun il ya eu un vrai changement vers un biais qui est très
18:33largement plus restrictif qu'auparavant je crois que dans l'histoire il ya que burns ça va être dans
18:36les années 50 où il a déclaré qu'il n'approuvait pas la décision de son board mais que c
18:41'était son
18:42job et qu'il fallait approuver finalement il est obligé de l'approuver donc voilà encore une fois la
18:46fête reste reste indépendante et il va pas faire ce que l'administration américaine souhaite et même
18:50s'il voulait le faire c'est pas aussi simple que ça on rappelle que si si jamais et normalement
18:55ça devrait être le cas une hausse de taux est délivrée demain par la réserve fédérale américaine ce sera la
18:59première depuis le mois de juillet 2023 depuis trois ans gérald parlons de l'ia vous avez mentionné
19:05avec donald trump parlons l'ia hier les les patrons de d'open ai ai d'entropique enfin il ya
19:11quelques
19:11jours dix ai ai elon musk ont alerté on dit qu'il fallait peut-être ralentir un peu tout ça
19:17est ce que
19:17c'est possible de ralentir sur l'ia aujourd'hui c'est pas simple en tout cas c'est pas
19:21simple parce
19:21qu'on est en vraie théorie des jeux on est avec des acteurs qui disent qu'ils veulent ralentir mais
19:25qu'en
19:25réalité chacun pris indépendamment ne veulent pas le faire forcément après il faut peut-être
19:30regarder un peu au delà de ça la question c'est de savoir est ce que vraiment il s'inquiète
19:35pour
19:35le bien-être de l'humanité où est ce que il n'y a pas une ipo à venir et
19:40que c'est plus compliqué
19:41d'annoncer à ses futurs futurs acquéreurs d'actions lors d'une ipo que avec des taux à 5%
19:47des capex qui
19:48sont toujours aussi élevés et des coûts qui passent maintenant qui passent par là l'endettement
19:54c'est compliqué d'avoir des perspectives de croissance qui progressent à l'infini comme
19:58c'était le cas il y a peut-être encore 6 12 mois donc c'est plus compliqué d'arriver
20:02sur le marché
20:02avec ce type de contexte donc le prétexte entre guillemets de l'humanité machin etc ça peut être
20:09aussi intéressant pour pour des amadeïdes et altman et autres après c'est vrai qu'il y a des plus
20:16jeunes comme coxon quand il a claqué la porte le 8 septembre qui pouvait alerter mais on avait déjà eu
20:21ce type
20:21d'alerte en février il y avait déjà eu ce type d'éléments qui pouvaient faire craindre que l'IA
20:26pouvait partir dans tous les sens moi ce que je retiens c'est que comme souvent ça va être encore
20:30une petite secousse sur le marché et ce secteur en particulier on le voit avec un peu de rotation
20:35vous l'avez dit en début de séance sur le software qui a bien marché hier parce qu'on va
20:41changer de
20:41cheval pour une séance maintenant oui ça peut ralentir un peu et avoir une perception négative dans les faits
20:49c'est compliqué c'est c'est on l'a vu encore une fois je disais trump hier quand il
20:54appelle wang en
20:55direct pendant son son intervention enfin c'est lunaire et de dire tous ces gens là disent n'importe
21:00quoi rassurez-vous et wang oui monsieur le président c'est lunaire et dans le même temps nvidia qui
21:06essaye de s'assurer 10 milliards de d'ancrage dans l'ipo dans tropique bon alors qu'on est en
21:12train de dire
21:12en même temps que ça va ralentir enfin tout ça est un peu enfin c'est flou alors pour moi
21:17je pense que c'est un
21:18secteur qui continuera de croître qu'il faut qu'il y ait des moments où c'est effectivement ça se
21:22calme
21:22un peu parce que ça va ça va parfois un peu vite mais la croissance elle est pour le moment
21:26là les
21:27analystes n'ont pas encore révisé donc on va voir ce qu'ils feront et ce qu'ils feront quelque
21:29chose
21:30ou pas par rapport à ça et puis les valorisations restent malgré tout assez abordable parce que la
21:34croissance est telle que ben on n'est plus au même niveau qu'il ya un an bon il nous
21:38reste deux
21:38minutes thomas chez spirit am à part ces marchés obligataires est ce que qu'est ce que vous regardez pour
21:45la pour la fin
21:46d'année sachant que vous vous êtes donc quand même obligataire mais est ce qu'il ya d'autres choses
21:51que vous regardez peut-être les devises ou
21:53ou autre ou les matières premières ou d'autres secteurs chez spirit en général c'est vrai qu'on a
21:59des équipes qui sont très très focus sur
22:01matières premières minières or donc ils sont un peu à la fête en ce moment un peu plus que nous
22:08sur le marché sur le marché obligataire
22:11mais mais oui effectivement on est on est on est splité par par équipe par pôle de gestion donc chaque
22:19pôle travail sur son
22:20sur son sur sa classe d'actifs à nous c'est vrai que sur l'obligataire on a on a
22:24quand même fort à faire avec
22:25ce qui se passe sur les taux on n'a pas encore de stress crédit pour le moment ça viendra
22:29avec avec ce que benoît disait
22:32et le moment où les taux longs vont impacter le marché actions ils vont sûrement aussi impacter le marché crédit
22:39donc c'est quelque chose nous qu'on surveille de très près les spreads que ce soit investment grade ou
22:43à yield sont au tapis
22:45donc ça sera aussi une problématique à mon avis qu'on aura pour la fin d'année ou les prochains
22:49trimestres en tout cas
22:50et benoît chez natixis wealth management vous regardez quoi
22:56justement le niveau des taux j'ai envie de dire du souverain la duration est une question qu'on se
23:01pose très souvent
23:02parce qu'effectivement les coupons aujourd'hui servis pour finalement prêter son argent à des états qui remboursent malgré tout
23:09leur dette
23:10c'est ça reste c'est quelque chose qui commence à être effectivement intéressant dans l'hypothèse où derrière justement
23:17ces niveaux de taux pourraient impacter les actifs risqués et faire justement leur office c'est à dire de freiner
23:23un peu le cycle
23:23pour faire atterrir tout ça et renouer avec la maîtrise de l'inflation ben en plus du coupon on encaisse
23:29effectivement
23:30la valorisation sous l'effet de taux qui atterriraient ensuite derrière donc voilà nous c'est essentiellement ça qu'on
23:35garde
23:35c'est à quel moment on remet la duration dans les portefeuilles et prudence effectivement sur le volet un peu
23:40plus risqué
23:40il n'y a pas encore de stress crédit mais on se méfie quand même du potentiel d'écartement des
23:46spreads qu'il peut y avoir sur la yield
23:47dont on a plutôt privilégié l'investment grade notamment
23:48On surveillera tout ça merci beaucoup messieurs Benoît Pelloual pardon CIO de Natixis Wealth Management
23:54Gérald Grand associé gérant chez Fundesis et Thomas Vett
23:58Head of Fixed Income et Senior Portfolio Manager de Spirit AM
24:02Merci à tous les trois et merci à vous de nous avoir suivis
24:05On se retrouve demain à midi et demi en direct sur Bsmart
24:08Sous-titrage Société Radio-Canada
24:12Sous-titrage Société Radio-Canada
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