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Ce lundi 14 septembre, Bertrand Lamielle, directeur général de Portzamparc Gestion, s'est penché sur la temporisation des acteurs du secteur de l'IA, la cession de la filiale CGS de Capgemini, la progression de Pernod Ricard à la suite de l'annonce de Trump sur les droits de douane, et la perspective de la fusion d'Euronext avec Deutsche Börse, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Antoine, donc c'est une séance, un début de semaine encore tendu sur les marchés financiers aujourd'hui.
00:10Oui, lourd effectivement. Vous l'avez dit, ce 10 ans américain qui est à 5% de rendement,
00:16je viens de regarder la dernière fois que c'était arrivé, c'était juillet 2009.
00:21Ça a remonté, donc ça pique, 4,52 pour nous, pour l'OAT française,
00:26on est à 3,55 pour le 10 ans allemand, donc la situation obligataire continue d'être compliquée.
00:32Du côté du pétrole, Hormuz bloqué, Babel Mandet bloqué et le Pipeline d'Arabie qui est bloqué.
00:39Voilà, 109 dollars pour le baril de Brenne de Mer du Nord et 104 pour le brut léger américain.
00:44Tout ça, ça nous donne un CAC 40 qui essaie de garder un petit peu de contenance,
00:47qui reste au-dessus des 8100 points, enfin c'est difficile, 8114.
00:50On est sur une baisse de 0,82% avec comme plus forte baisse.
00:57Finalement, toutes les valeurs industrielles, mais alors particulièrement tout ce qui est lié à l'intelligence artificielle,
01:02on en a entendu parler tout ce week-end, il devient nécessaire de maîtriser,
01:06de ralentir peut-être même le développement de l'IA.
01:08STMicro, moins 6,5, 41,77, Schneider Electric, moins 6,39, 272,50 euros,
01:15Le Grand, moins 5,7% à 133,75 euros.
01:17En revanche, les grands disruptés signent les plus fortes hausses.
01:20Capgemini, plus 7,24, 110,35.
01:22Dassault Systèmes, plus 5,24, 21,30.
01:25Puis on s'est replié vraiment sur deux, l'ultra défensif.
01:27On a Publicis qui gagne 3,8% à 100,50 euros.
01:32Bertrand Lamiel est avec nous, posant par gestion.
01:34Bonjour Bertrand.
01:35Bonjour.
01:35On est ravi de vous retrouver.
01:36C'est le patron de Gemini qui dit que l'IA pourrait vraiment mettre à mal perturber gravement l'économie.
01:43Je redoute, dit le patron de Gemini, que d'ici 6 à 12 mois, pas dans 12 ans,
01:47d'ici 6 à 12 mois, un groupe d'agents d'IA soit capable de prendre le contrôle de la
01:51totalité d'Internet.
01:53Et donc les différents acteurs de l'IA aux Etats-Unis appellent à une plus grande régulation,
01:57en tout cas à ralentir les recherches.
01:58Le patron de Gemini, le patron d'OpenAI qui reporte son IPO,
02:02même Elon Musk, pourtant Elon Musk veut nous mettre à tous des puces,
02:05des implants d'intelligence artificielle dans le cerveau.
02:07Alors on va regarder comment tout ça se traduit effectivement des valeurs en forte baisse
02:10dans le secteur d'intelligence artificielle.
02:11Il y a Soitec aussi, on va regarder Soitec.
02:13Pour ceux qui avaient beaucoup investi, c'est un titre qui cartonne depuis le début de l'année.
02:16Eh bien Soitec est en baisse.
02:18Ceux qui nous suivent à la télé voient cette valeur reculer,
02:20moins 11%.
02:21Là, ça apparaît très nettement sur notre graphique.
02:23Ce titre Soitec qui avait, c'est vrai, quand même cartonné sur un an,
02:26il gagne encore 300%.
02:27Est-ce qu'à vos yeux, on est en train de préparer les esprits peut-être
02:30à un peu moins d'investissement dans l'intelligence artificielle,
02:33un rythme d'investissement un peu moins effréné ?
02:35Est-ce que c'est à cela que sert cette communication conjointe
02:38des différents acteurs de l'IA pour peut-être justifier
02:41de moindres investissements à venir,
02:42donc peut-être moins investir dans l'IA, Bertrand ?
02:46Alors, est-ce qu'il y aura moins d'investissement, on va dire,
02:49industriel dans l'IA ?
02:51Objectivement, je ne sais pas,
02:52parce qu'il y a quand même une concurrence internationale qui est forte.
02:55Mais imaginons que les Américains, pour des raisons XY,
02:59décident de ralentir.
03:00Je pense que ça durera jusqu'au moment où ils s'aperçoivent
03:02que les Chinois sont en train d'édoubler par la droite.
03:05Donc ça, j'émets quand même un doute sur le sujet.
03:08Par contre, ce qui est en train de se jouer là,
03:10boursèrement parlant,
03:12c'est qu'on voit bien que le match,
03:14il est d'un côté valeur de l'IA,
03:16donc essentiellement des valeurs, on va dire, de hardware,
03:21contre les valeurs de software, de logiciel.
03:23Et aujourd'hui, si on reste sur la cote européenne,
03:28on voit ASML, moins 5, moins 6 en séance,
03:32et SAP, donc valeur logicielle, plus 5.
03:36Et c'est le même match aux États-Unis.
03:38On a exactement la même position.
03:39Quand on va aux États-Unis, aujourd'hui,
03:41c'est les dossiers producteurs de puits,
03:44qui font des équipements lourds à destination de l'IA
03:47qui sont en baisse de 7 à 10 %.
03:50Et inversement, les gagnants,
03:52c'est les dossiers logiciels
03:54qui souvent avaient été vus
03:55comme étant victimes potentielles de l'IA
03:57et en fait, qui sont en train de se refaire une santé.
04:01Et quand on regarde l'indice SOX,
04:03donc le Philadelphia SOX,
04:05qui regroupe toutes les valeurs de semi-conducteurs,
04:07et qu'on le compare à un indice
04:09qui regroupe toutes les valeurs de logiciels,
04:11on est vraiment à la croisée des chemins.
04:13Il y a eu une surperformance très nette
04:15des semi-conducteurs
04:17qui est en train d'être complètement invalidée.
04:19Donc nous, on est dans un moment
04:21où on pense qu'il faut avoir un portefeuille
04:25un peu plus balancé
04:26et faire de la place aux valeurs de logiciels
04:27si on n'en a pas suffisamment.
04:28Oui, alors SAP, que vous avez cité,
04:30gagne 4,5.
04:30Parmi ceux qui étaient donnés perdant de l'IA
04:33et qui sont toujours en gros téléperformance,
04:35aujourd'hui, téléperformance profite
04:36des difficultés de la thématique IA.
04:38Téléperformance gagne 4,7 %.
04:39Et à Paris, la plus forte hausse,
04:41c'est Capgemini,
04:42en hausse de 7 % aujourd'hui,
04:44qui en plus, Capgemini,
04:45va céder sa filiale CGSS,
04:46cette filiale qui travaille avec
04:48la police de l'immigration aux Etats-Unis.
04:50Il y avait une énorme controverse
04:51quant au rôle de Capgemini
04:52dans les actes parfois violents
04:55de cette police, l'ICE, là-bas.
04:57Voilà, ce titre est en hausse de 7 %.
04:58Cette surperformance de Capgemini,
05:00il y a bien sûr ce que vous venez de nous décrire,
05:01la défiance d'avis de l'IA,
05:02ça profite peut-être un peu à Capgemini,
05:04comme à SAP.
05:05Mais il y a aussi la dimension ESG
05:06qui joue aujourd'hui
05:07avec la cession de cette filiale américaine.
05:09– La filiale américaine,
05:11il faut voir que c'était 0,5 %
05:13du chiffre à l'affaire de Capgemini.
05:15Par contre, ces 0,5 %,
05:16ils ont fait couler de l'encre.
05:18Donc je pense que,
05:19voilà, d'un point de vue opérationnel,
05:22il ne va pas leur manquer grand-chose.
05:25Par contre, oui,
05:25je pense que ça va les soulager
05:26sur tous les sujets.
05:30Capgemini, effectivement,
05:30il doit profiter aussi aujourd'hui
05:32plutôt du sujet,
05:33enfin, valeur logicielle,
05:35même s'ils, à proprement parler,
05:36ne font pas de logiciel.
05:36Mais on voit que sur les valeurs d'ESN,
05:38donc les entreprises du service numérique,
05:40on regarde les Capgemini,
05:42on peut les regarder à Accenture
05:43de l'autre côté de l'Atlantique.
05:45Je pense qu'elles vont arriver,
05:46elles ne sont pas encore mûres.
05:47C'est-à-dire que, dans un premier temps,
05:49c'est des pures valeurs logicielles
05:50qui sont en train de ressortir,
05:52de se refaire une performance.
05:53Les valeurs d'ESN,
05:54à mon avis,
05:55arriveront dans un deuxième temps.
05:57Elles sont un peu moins mûres
05:58pour être de retour.
06:00Il nous manque encore des nouvelles
06:01sur leur capacité
06:03à venir à Salivia.
06:04Les sociétés qui voudront à Salivia
06:05pour ne pas le faire toutes seules
06:07auront besoin, à un moment donné,
06:08d'avoir des sociétés spécialisées
06:11type Capgemini
06:12qui viendront les aider.
06:13Et ça, on ne le voit pas aujourd'hui
06:15encore transparaître
06:16comme étant une véritable ligne
06:19additionnelle de chiffre d'affaires.
06:20C'est important,
06:21dans le timing,
06:21quand, effectivement,
06:22faire encore tourner les portefeuilles
06:24au profit de valeurs comme Capgemini,
06:25là, vous avez dressé un timing
06:26tout à fait utile
06:27pour ceux qui nous suivent
06:28et qui nous regardent.
06:29On est dans un tout autre domaine
06:31avec Pernod Ricard
06:32qui progresse, là, de 3%.
06:34Donald Trump va supprimer
06:35les doigts de douane
06:36de 10% sur le whisky irlandais.
06:38Et Pernod Ricard qui en profite,
06:39ils font du whisky aussi,
06:40Pernod Ricard ?
06:42Oui, ils ont Jameson.
06:44C'est le plus grand dévou
06:45ce qu'il est plus vendu au monde.
06:46Enfin, en tous les cas,
06:47avec un gros niveau de vente.
06:49Bon, après, ça, ça ne suffira pas
06:52parce que d'abord,
06:54Donald Trump est quand même
06:55assez versatile.
06:56Enfin, sans faire une analyse
06:58géopolitique très poussée,
06:59je pense que vous serez d'accord avec moi.
07:01Sur le segment de l'agroalimentaire,
07:04il n'y a pas grand-chose qui marche.
07:07Donc là, voilà, Pernod Ricard,
07:09peut-être profite de la nouvelle
07:11sur les taxes.
07:12Franchement, pour nous,
07:13ce n'est pas suffisant
07:14pour en faire un argument
07:15d'investissement.
07:16Donc, voilà,
07:17on va plutôt rester à l'écart
07:19pour le moment.
07:19Oui, l'argument d'investissement
07:20est insuffisant.
07:21Est-ce que vous diriez
07:22la même chose sur Euronext
07:23dont le patron Stéphane Bougna
07:24était ce matin sur notre antenne ?
07:26Il a expliqué, Stéphane Bougna,
07:27qu'il se prononçait en faveur
07:29d'une fusion avec la bourse allemande,
07:31Deutsche Börse.
07:31Et Euronext, d'ailleurs,
07:32en profite en bourse,
07:33plus 1,8%.
07:34Est-ce que vous achetez
07:35cet argument de Stéphane Bougna
07:36aussi ce matin ?
07:38Oui, on aime bien l'idée.
07:41Il faut savoir,
07:42il y a trois acteurs en Europe.
07:44Donc, il y a le London Stock Exchange,
07:46il y a Euronext
07:47et il y a Deutsche Börse.
07:48En termes de rapport de taille,
07:51Deutsche Börse,
07:52c'est trois fois plus gros.
07:54Par contre, c'est des dossiers,
07:55parce qu'en fait,
07:56ils ont des métiers un peu différents.
07:57Il y a le métier, évidemment,
07:58de bourse,
07:59tel qu'on le connaît,
07:59mais il y a des métiers
08:00de service derrière,
08:02on va dire,
08:02de service après-vente
08:03à différentes sociétés
08:04qui est un peu plus étoffée
08:06chez Deutsche Börse.
08:07Notamment, ils ont racheté
08:07Clearstream il y a quelques années
08:09quand elle était en difficulté.
08:12C'est des fusions
08:13qui peuvent être extrêmement synergiques
08:14parce que globalement,
08:15il y a beaucoup d'investissements,
08:16enfin, c'est des boîtes de tech,
08:18il y a beaucoup d'investissements
08:19à réaliser,
08:20de synergie sur les investissements,
08:22sur les données à faire.
08:24Pareil, après,
08:25sur les données,
08:26un des métiers lucratifs
08:28de ces sociétés,
08:30c'est de vendre,
08:30entre guillemets,
08:31les indices.
08:32C'est-à-dire que,
08:33dès que vous faites la référence
08:34à un indice,
08:35moi, en tant que société de gestion,
08:36je dois payer des fils.
08:39Dès que je l'ai sur mes écrans,
08:40je paye des fils.
08:41Donc, tout ça,
08:43c'est assez lucratif
08:44et donc,
08:44il y aurait moins de concurrence.
08:45Et puis, surtout,
08:46il s'agit de se battre
08:46contre le Nasdaq.
08:48Euronext a soufflé
08:49la bourse d'Oslo au Nasdaq,
08:52mais la Suède,
08:53la Finlande et le Danemark,
08:54ils sont tous passés
08:54sous pavillon américain.
08:55Ils sont tous sur le Nasdaq.
08:57Donc, on a eu historiquement
09:00ces volontés
09:01de marier les deux bourses,
09:02mais à chaque fois,
09:02les autorités de la concurrence
09:04se sont levées.
09:05Pour dire non,
09:06je pense qu'il faut regarder
09:07au-delà de ce qui se passe en Europe,
09:09l'idée,
09:09c'est d'avoir un champion national
09:11pour aller se battre
09:12contre les Américains.
09:14– Effectivement.
09:15Si on avait cette fusion
09:17entre Euronext et Deutsche Bursse,
09:19quand même,
09:19l'ensemble resterait
09:20trois fois moins gros
09:21que Wall Street
09:21si on ajoute le Nasdaq
09:24au New York Stock Exchange.
09:25Mais enfin,
09:25ce serait quand même
09:26une étape utile.
09:27Cette question d'un auditeur aussi,
09:28c'est sympa,
09:29d'ailleurs,
09:29de nous faire part à vous tous
09:30de nous écrire régulièrement
09:31comme ça,
09:32de nous faire part
09:32de vos interrogations
09:33sur vos portefeuilles boursiers
09:34parce que,
09:35vraiment,
09:35on s'échine,
09:36on entreprend
09:37de les adresser
09:38à nos experts.
09:39C'est les tontons répliqueurs
09:40qui nous écrivent
09:41sur le titre
09:42Médincelle
09:42qui bouge pas mal.
09:44Et il nous demande
09:44ce qui est en train
09:44de se passer.
09:45Est-ce que certains
09:45ont des infos
09:47en insider
09:47qui peuvent justifier
09:48la hausse en ce moment
09:49ou en tout cas
09:49les variations de Médincelle ?
09:50Est-ce que vous avez
09:52des news de votre côté
09:53sur Médincelle
09:54et un avis surtout
09:54sur le potentiel
09:55de cette valeur
09:56qui intéresse notre auditeur,
09:57Bertrand ?
09:58– Nous,
09:59on aime bien Médincelle
10:03mais le fait est
10:04qu'on est dans un cru
10:05d'information,
10:07c'est-à-dire qu'il va falloir,
10:08on attend d'ici
10:09la fin de l'année
10:11des publications
10:11sur des nouveaux accords
10:14avec des grands labos pharma
10:16pour leurs solutions
10:18pour les médicaments.
10:20Et pour nous,
10:21il y a un potentiel
10:22mais force est de constater
10:24qu'en ce moment,
10:25ça ne fonctionne pas.
10:27donc on est assez confiant
10:30sur la capacité
10:31à délivrer des bonnes nouvelles
10:33qui peuvent lui faire
10:34reconnaître un nouveau parcours.
10:36Bon, maintenant,
10:37objectivement,
10:37dans notre système de notation,
10:39ce n'est pas bon.
10:40Donc, on va rester
10:41avec une faible pondération
10:43histoire de dire
10:44qu'on accompagne
10:44mais pour nous,
10:45ce n'est pas le moment
10:46d'en empiler
10:47plus que de raison.
10:48– Merci beaucoup,
10:49Bertrand Lamiel.
10:49Port-en-Part
10:50à nos côtés
10:50ce titre
10:51médincelle
10:52qui gagne péniblement
10:520,4%.
10:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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