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  • il y a 6 semaines
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:01Générique
00:00:10Bonjour à tous, c'est parti pour une nouvelle semaine d'infos et de débats dans Arnaud Direct avec un
00:00:15programme chargé.
00:00:16Aujourd'hui vous allez notamment entendre un témoignage exceptionnel, celui du pilote américain qui avait été secouru en Iran.
00:00:22Vous vous souvenez certainement de cette affaire qui avait tenu le monde entier en haleine pendant 36 heures.
00:00:27Eh bien voici l'image de sa récupération et il a témoigné, il a tout raconté, vous entendrez les meilleurs
00:00:32extraits de son interview à visage découvert.
00:00:35L'actualité politique également, elle est forte encore ce matin parce qu'il y a Marine Le Pen qui accélère
00:00:40incontestablement depuis ce week-end.
00:00:43Elle a prononcé hier son discours de rentrée et ce matin réunion au siège du RN, c'est le bureau
00:00:49de campagne qui se réunit.
00:00:51C'est Guillaume Daré qui nous rejoint pour nous aider à y voir un petit peu clair dans ce lendemain
00:00:55de discours.
00:00:56D'abord on va retrouver sur place Naofel et le KOFI.
00:00:58Alors on a l'impression, Naofel, mais vous allez nous le dire sur place, qu'il y a ce matin
00:01:02une volonté clairement d'afficher une unité retrouvée, en tout cas facialement, du côté du RN.
00:01:10Absolument, d'ailleurs on a aperçu Marine Le Pen arriver il y a quelques instants au siège du RN, Marine
00:01:15Le Pen qui est arrivée tout sourire pour cette réunion de campagne qui doit débuter ici au siège du RN
00:01:21où il sera question bien évidemment du programme du RN, des différentes thématiques.
00:01:28Alors attention, ce n'est pas la première fois que ce genre de réunion a lieu, il y en a
00:01:32eu plusieurs ces derniers jours, ces dernières semaines.
00:01:34Mais il y a effectivement aujourd'hui cette volonté d'afficher une unité retrouvée après plusieurs désaccords, points de divergence,
00:01:40notamment concernant le voile, concernant l'aide à l'Ukraine ou encore de possibles mésententes en interne.
00:01:47Il y a donc cette volonté d'afficher cette unité retrouvée au lendemain, notamment du discours politique de rentrée de
00:01:54Marine Le Pen, ça s'est passé du côté d'Énim Beaumont, elle était face aux élus du RN, studieux,
00:02:00tous rangés derrière la candidate du RN, Marine Le Pen qui a égrené une partie de son programme avec en
00:02:08priorité le logement et plusieurs propositions qui ont été faites.
00:02:11Marine Le Pen qui est toujours largement en tête des sondages avec, à noter malgré tout, un léger recul, notamment
00:02:16de deux points, c'est dans le sondage d'Aris Interactive pour RTL M6.
00:02:20Mais malgré tout, Marine Le Pen recueillerait entre 33 et 36% des voix pour le premier tour, ce qui
00:02:26est très important et ce qui la positionne encore largement, largement devant ses concurrents.
00:02:31C'est vrai, il y a un sondage ce matin qui l'a fait reculer légèrement, Naoufel, vous avez raison
00:02:35de le souligner, mais Guillaume Daré, du côté des sondeurs, on explique qu'il y a un contexte.
00:02:41Il y a notamment Éric Zemmour qui est en train de déployer ses ailes.
00:02:43Oui, Éric Zemmour qui a fait sa rentrée aussi ce week-end, qui est crédité de 4 à 5%
00:02:47des intentions de vote selon les sondages.
00:02:50Et puis c'est le début de cette campagne, vraiment, donc il y a une forme aussi d'atterrissage, c
00:02:53'est traditionnel.
00:02:54Il y a un ou deux points des fois qui sont perdus, mais ce que soulignent tous les sondeurs, c
00:02:58'est que le socle électoral du RN reste extrêmement fort.
00:03:01Avec ce qui a frappé hier, ceux qui ont écouté ce discours, dont vous évidemment, Guillaume, parce que vous étiez
00:03:07ici et vous avez tenu évidemment la baraque de BFM toute la journée, à ce retour aux fondamentaux du RN.
00:03:14Oui, avec une volonté notamment de mettre en avant la question de la priorité nationale.
00:03:17Ça a été clairement dit de la part de Marine Le Pen.
00:03:20C'est une façon aussi de faire passer le message aux électeurs et aux sympathisants, qui est de dire la
00:03:25ligne ne bouge pas.
00:03:27On sait qu'il y a eu une critique de la part des adversaires politiques, qui n'était pas totalement
00:03:30fausse, de dire que ça semblait un peu flou sur les retraites.
00:03:33Est-ce qu'il y aurait des renoncements sur la question de la laïcité également ?
00:03:36Là, il y a une volonté de réaffirmer, qui est de dire les fondements sont là, sont présents.
00:03:41C'est Marine Le Pen la patronne et la question de cette préférence nationale, qui est historiquement celle du RN,
00:03:46reste bien présente.
00:03:47Néanmoins, ce qui est très intéressant dans ce discours, c'est l'accent qu'elle a mis effectivement sur le
00:03:51logement aussi.
00:03:52C'est très malin politiquement, parce qu'on sait que c'est l'une des priorités aujourd'hui des Français.
00:03:56Et là-dessus, en revanche, on ne l'attendait pas forcément.
00:03:58C'est vrai que sur le logement, il y a des têtes sujets qui se greffent sur cette question centrale,
00:04:03qui est au cœur de la vie des gens, au cœur de la vie des élus, dont vous, Nicolas Maillot
00:04:07-Rossignol, qui êtes maire de Rouen,
00:04:09dont vous, Mathieu Vallet, député européen et reine, qui étaient hier au premier rang de ce discours.
00:04:14On vous aperçoit sur la droite, pas là, mais sur les plans un petit peu larges.
00:04:17Vous avez écouté studieusement la patronne, c'est « back to basics », comme on dit en anglais,
00:04:23« retour aux fondamentaux » du côté du RN, c'est vraiment ça l'idée ?
00:04:25Je préfère que vous le disiez en français, parce que le niveau d'anglais est un peu compliqué pour moi.
00:04:30Oui, en fait, Guillaume Daré, pardon, a expliqué que la préférence nationale, c'était un principe que nous n'avions
00:04:37jamais lâché.
00:04:38Vous avez raison.
00:04:39C'est vrai qu'on l'entendait moins ces derniers mois ?
00:04:41Parce que le sujet peut-être s'y prêtait un peu moins, mais le logement, c'est une préoccupation majeure,
00:04:45comme le pouvoir d'achat que Marine Le Pen avait mis sur la table la première en 2022.
00:04:49Et donc l'idée, c'est comme le droit de vote, c'est comme l'accès à des emplois publics,
00:04:53comme être policier, être militaire, être gendarme.
00:04:55Il faut la nationalité française.
00:04:56La nationalité, elle ne se fait pas sur la couleur de peau, sur l'origine, vous le savez, mais je
00:05:00le redis.
00:05:00Elle se fait sur une nationalité française qui sera une priorité pour que les Français puissent avoir accès à un
00:05:05logement.
00:05:06Aujourd'hui, on a 3 millions de foyers qui attendent un logement social.
00:05:08Vous imaginez qu'aujourd'hui, le marché de l'immobilier est bloqué par les normes des DPE, par la fiscalité.
00:05:14Donc hier, elle a fait une série de propositions pour débloquer le marché, pour permettre au logement,
00:05:18enfin au français, d'avoir un logement social beaucoup plus important qu'aujourd'hui,
00:05:22parce que les demandes explosent et vous en faites état souvent dans votre plateau.
00:05:24Pourquoi ça vous choque, Nicolas Maillard-Rossignol, vous, la préférence nationale pour les logements sociaux ?
00:05:29Parce que c'est toujours les mêmes vieilles recettes.
00:05:31C'est la faute des étrangers.
00:05:35Moi, ce qui me choque, bon d'abord, il y a un principe de droit, et là, c'est le
00:05:38Conseil constitutionnel,
00:05:39mais surtout, il faut regarder le contenu.
00:05:42Monsieur Vallée, ce qu'on ne comprend pas dans la proposition de Mme Le Pen,
00:05:48enfin, ce qu'on comprend, c'est que c'est toujours les mêmes recettes.
00:05:50Mais en vérité, aujourd'hui, il y a combien d'étrangers qui sont dans des logements sociaux ?
00:05:55Il y en a combien ?
00:05:56Toutes les études, on a des chiffres, c'est factuel.
00:05:59Il y en a 10 à 12%.
00:06:00Bon, parenthèse, et j'y reviendrai après,
00:06:03Mme Le Pen propose de supprimer la loi SRU,
00:06:06c'est-à-dire que déjà, dans les communes où il n'y a pas du tout de logements sociaux,
00:06:09mettons Neuilly-sur-Seine,
00:06:10qui préfère payer les amendes que d'accueillir des personnes avec des revenus modestes,
00:06:14là, Mme Le Pen, c'est pas la préférence nationale,
00:06:17c'est la préférence aux plus riches.
00:06:18C'est-à-dire qu'on leur dit, oh ben, maintenant, il n'y aura plus de règles du tout
00:06:21sur l'accueil de logements sociaux.
00:06:22Bon, 10-12%, vous allez faire quoi ?
00:06:25Vous allez les expulser ?
00:06:26Vous n'allez pas les expulser, on est d'accord.
00:06:27Donc, ça veut dire que ceux qui sont dans les logements sociaux aujourd'hui,
00:06:33qui sont dans les logements sociaux, elles vont rester dans les logements sociaux.
00:06:37Vous venez de le dire vous-même, il y a 3 millions de personnes
00:06:39qui attendent d'un logement social.
00:06:41Donc, en vérité, puisque vous n'allez pas expulser toutes les personnes étrangères,
00:06:44la plupart sont d'ailleurs en situation parfaitement régulière,
00:06:48on est bien d'accord, dans ces logements,
00:06:49en fait, vous ne libérez rien du tout, donc ça ne résout strictement rien.
00:06:53Et pire que ça, en supprimant la loi SRU,
00:06:56en fait, les villes qui ne veulent surtout pas, et qui l'assument pour certaines,
00:07:01accueillir du logement social, vous allez leur dire,
00:07:03vous avez bien raison, les villes où vous avez les plus riches,
00:07:06eh bien, ils vont pouvoir rester entre plus riches.
00:07:07Ce n'est pas ma conception de défendre les milieux les plus modestes.
00:07:10Alors, bon, c'est drôle parce que la droite nous taxe Marine Le Pen de socialiste,
00:07:14et puis, M. Larassinal nous taxe de richissime, si j'ose dire la réalité.
00:07:18Vous voulez supprimer la loi SRU ?
00:07:19On veut supprimer la loi SRU, pourquoi ? Pour deux choses, la première...
00:07:22Qui triche sur la loi SRU ?
00:07:23La première, attendez, je vais essayer de vous expliquer.
00:07:25La première, c'est que des villes concentrent les logements sociaux au même endroit,
00:07:29je l'avais dit hier sur votre plateau, par exemple, la dalle d'Argenteuil pour Argenteuil,
00:07:34ou par exemple, le Val-Fouré pour Mante-la-Jolie, je prends, pardon, des villes de Mont-le-Parisien,
00:07:36mais je peux prendre aussi l'île-Sud, chez moi, à Lille.
00:07:39Et donc, l'idée, c'est que dans les villes où il n'y a plus de terrain,
00:07:42où il n'y a plus de possibilité de bâtir des logements,
00:07:44cette loi, elle est, en fait, dépassée.
00:07:46Et donc, on a beaucoup de maires qui nous disent que, non pas qu'ils ne veulent pas accueillir des
00:07:49logements sociaux,
00:07:50mais que, simplement, ils n'ont pas de terrain pour bâtir.
00:07:51Donc, on veut déverrouiller un système aujourd'hui,
00:07:59par exemple, les surfaces de bureaux vacants, on veut pouvoir les transformer en logements.
00:08:04Moi, j'ai fait une campagne à Lille face à M. Deslandes, qui est un de vos camarades socialistes.
00:08:07Il partageait cette vision de dire, il y a des logements vacants.
00:08:09Oui, il a gagné, d'ailleurs.
00:08:10Des bureaux vacants.
00:08:11Oui, j'ai perdu l'élection.
00:08:13C'est une ville qui est très à gauche depuis 100 ans.
00:08:14Non, mais quand quoi, l'extrême droite, on ne gagne pas toujours.
00:08:16Évidemment, mais on n'a pas dit qu'on gagnait toujours.
00:08:18Vous avez perdu l'élection en 2017.
00:08:21Présidentiel, voilà, mais moi, j'ai eu le mérite d'y aller, si j'ose dire, et de présenter un
00:08:24programme.
00:08:24Et donc, je suis quand même conseiller municipal, c'est pareil, je pense que vous avez un respect de l
00:08:27'opposition.
00:08:28Donc, la réalité, c'est que nous sommes en train de faire des propositions concrètes.
00:08:31On veut aussi, vous n'en avez pas parlé, abattre ces normes.
00:08:34C'est DPE qui greffe la possibilité de louer des logements et qui crée des normes supplémentaires.
00:08:38Ces normes aussi dans le bâtiment qui se sont multipliées et qui n'incitent pas les propriétaires à construire.
00:08:43Il y a un excès de normes là-dessus.
00:08:44Il y a un excès d'obligations.
00:08:46Et donc, l'idée, ce n'est pas de caricature.
00:08:49Et par contre, M. Ressinol, je reviens juste sur ce point-là, je pense que je vais avoir votre avis.
00:08:53Quand vous voulez aujourd'hui être policier ou gendarme ou militaire, il faut la nationalité française, vous êtes d'accord.
00:08:57Ce n'est pas entier étranger de dire ça, c'est défendre la France et le principe qui fonctionne.
00:09:01Alors, réponse là-dessus.
00:09:02Mais même le droit de vote.
00:09:03Donc, je ne vois pas en quoi, c'est les vieilles recettes.
00:09:05Dans le passé, les socialistes ont voulu prioriser la préférence nationale en 31, en 36, lorsqu'il s'agit de
00:09:11défendre le marché de l'emploi.
00:09:12On vous écoute.
00:09:13D'abord, un, le Conseil constitutionnel est très clair.
00:09:15Il y a un principe d'égalité et l'accès au logement qui n'a rien à voir, évidemment, avec
00:09:19le fait de défendre sa patrie.
00:09:20On peut très bien comprendre que pour certaines professions, il y a une spécificité.
00:09:23Là, on parle d'accès au logement.
00:09:25Le Conseil constitutionnel s'est exprimé déjà sur le sujet et il y aurait une remise en cause profonde du
00:09:30principe d'égalité.
00:09:31Je rappelle quand même la devise de la République, liberté, égalité, fraternité.
00:09:33Mais plus concrètement, vous dites, on supprime la loi SRU.
00:09:37Donc, ça veut dire quoi ?
00:09:37Ça veut dire que les communes qui déjà trichent aujourd'hui, parce que vous avez des communes qui ne sont
00:09:41pas des communes pauvres,
00:09:42ce sont les communes les plus riches de France.
00:09:45Elle dit qu'il n'y a pas de terrain, elle dit qu'il n'y a pas de foncier.
00:09:47Mais ce n'est pas vrai, mais vous le savez très bien.
00:09:48La vérité en France, c'est que vous avez des ghettos de pauvres et des ghettos de riches.
00:09:52C'est que votre préférence nationale en supprimant la loi SRU, c'est la préférence aux très riches.
00:09:56Parce que ça permet aux communes, comme le Vésiné, mais je vais dire les choses, je suis maire d'une
00:10:00commune populaire,
00:10:02les concentrations, il faut dire les termes de logements sociaux, non pas, comment vous dire ça,
00:10:09dans des territoires aujourd'hui, ce sont le fait d'inégalités sociales majeures.
00:10:13Parce que vous avez des communes qui refusent, qui refusent la nécessité.
00:10:16Emmanuel Vasse s'appelait l'apartheid.
00:10:18Mais ça, c'est autre chose.
00:10:20Ce que je veux dire, c'est que la répartition, si vous préférez, prenons le mot de répartition des logements
00:10:25sociaux,
00:10:25n'est pas homogène.
00:10:27Parce que vous avez des communes qui refusent cela.
00:10:29Et ça, c'est très grave.
00:10:29Vous faites comment, M. Maleroux ?
00:10:30C'est un débat.
00:10:31Le préfet se substitue quand les communes refusent d'appliquer la loi.
00:10:34C'est ce que dit la loi, effectivement.
00:10:36C'est ce que dit la loi.
00:10:37Il n'y a pas de terrain.
00:10:39Je voudrais qu'on avance un petit peu, parce qu'il y a d'autres sujets qui sont évidemment très
00:10:42très importants
00:10:42et qui concernent de nombreuses personnes qui nous regardent.
00:10:45Parce que la semaine qui s'ouvre va être décisive sur le budget.
00:10:48C'est évidemment très très important.
00:10:49Il y a 30 milliards à trouver.
00:10:51Ce n'est pas Gaëtan Mélin, ici présente, qui va me dire le contraire.
00:10:53On se demande tous qui va payer.
00:10:55Alors, les retraités notamment, évidemment, tout le monde y pense.
00:10:58Oui, mais de quelle façon ?
00:10:58Parce que le gouvernement dit que les pensions ne vont pas baisser.
00:11:01Donc, en gros, il y a deux solutions sur la table, rappelées par le ministre des Comptes publics.
00:11:05La fameuse désindexation par rapport à l'inflation.
00:11:07Ou bien la suppression de l'abattement.
00:11:10Sonia Carnero nous rejoint.
00:11:12Dites-nous ce que ces deux mesures, l'impact qu'elles peuvent avoir sur le pouvoir d'achat des retraités.
00:11:19Alors, rappelons tout d'abord que les retraites, c'est la première dépense publique en France.
00:11:24420 milliards d'euros par an.
00:11:26Si on compare par exemple avec l'ADEME, qui est une agence sur la transition écologique,
00:11:31cela représente pour les caisses de l'État 1,3 milliard d'euros
00:11:34ou 1,5 milliard d'euros pour l'aide médicale d'État destinée aux étrangers.
00:11:39Mais les retraites représentent un quart de toute la dépense publique.
00:11:43C'est pour cette raison qu'elles sont dans le viseur du gouvernement pour faire des économies.
00:11:47Car en plus, 420 milliards, mais ce montant va encore augmenter le 1er janvier prochain.
00:11:52Si on n'en change rien, si on reste en l'État,
00:11:54au 1er janvier, ce sera plus 12 milliards d'euros encore pour le gouvernement.
00:11:59Une dépense que l'État, on le sait, n'est pas en mesure de financer.
00:12:03Alors, quelles sont les solutions justement sur la table ?
00:12:05C'est toute la question. Est-ce que le gouvernement va mettre les retraités à contribution ?
00:12:08Visiblement, oui. Si on en croit, David Amiel, le ministre des Comptes publics,
00:12:12qui a expliqué que l'indexation des retraites sur l'inflation
00:12:14devrait être compensée par une suppression de l'abattement fiscal de 10%
00:12:19dont bénéficient actuellement les retraités.
00:12:22On l'a, les 10% de réduction sur les frais professionnels.
00:12:24Il y a donc deux solutions.
00:12:26Soit la désindexation des pensions, soit la suppression de cet abattement.
00:12:30Donc soit le retraité n'a pas d'augmentation de retraite, mais la vie est plus chère.
00:12:34Soit il paye plus d'impôts si on lui enlève cet abattement.
00:12:36Dans les deux cas, au bout du compte, ce sera moins d'argent dans la poche du retraité.
00:12:41Autre possibilité, sinon, une indexation partielle pour épargner les petites retraites.
00:12:47Concrètement, si on prend une pension de 1 200 euros par mois,
00:12:50ce retraité gagnerait 29 euros de plus par mois.
00:12:55Lui, il serait aidé.
00:12:56Mais pour le retraité un peu plus aisé, qui toucherait 2 000 euros de retraite par mois,
00:13:00lui, il devrait renoncer aux 48 euros supplémentaires
00:13:05qu'il aurait pu avoir indexés sur l'inflation.
00:13:07Alors voilà pour les chiffres.
00:13:08Gaëtan, mais là, on peut y échapper à cet effort du côté des retraités
00:13:11parce que ça fait plusieurs années maintenant que tout ça est sur la table
00:13:14et qu'on répète un petit peu la même chose.
00:13:16Est-ce que cette fois, vous dites, bah oui, il va bien falloir agir ?
00:13:19Ça va être compliqué.
00:13:20Il va falloir surtout que les députés se mettent d'accord.
00:13:22Et on le sait pertinemment, aujourd'hui, on a une équation très compliquée
00:13:25parce que les retraités, c'est un potentiel de personnes qui votent.
00:13:31Donc, difficile pour la droite, comme pour la gauche d'ailleurs,
00:13:34d'aller contre ces retraités et de leur dire qu'ils doivent mettre la main à la poche
00:13:39pour justement aider le gouvernement à faire passer ce budget.
00:13:44Sonia parlait de la désindexation des retraites.
00:13:47Il y a une troisième option.
00:13:49C'est la sous-indexation.
00:13:50Si on part du principe que l'inflation est de l'ordre de 2%,
00:13:55eh bien, le gouvernement pourrait trancher et faire une indexation de seulement 1% des retraites.
00:14:02Ça veut dire, effectivement, un pourvoir d'achat moindre par rapport à l'augmentation de l'inflation,
00:14:07mais une revalorisation tout de même.
00:14:09Et sur les 12 milliards évoqués par Sonia Carnero, en fait, c'est 6 milliards dus à l'indexation sur
00:14:18l'inflation.
00:14:18Et 6 milliards, c'est pour les nouveaux retraités qui seront à la retraite à partir de 2027.
00:14:25Donc oui, il faut de toute façon voir comment on arrive, vous l'avez dit, à ces 30 milliards d
00:14:30'économies.
00:14:30Est-ce qu'on se dirige vers cette désindexation ou suppression de l'abattement de 10% ?
00:14:37Ce qui permettrait, effectivement, de rapporter 6 milliards d'euros supplémentaires dans les caisses de l'État.
00:14:42Mais on est encore loin du compte.
00:14:43Il faut trouver 24 autres milliards.
00:14:46Écoutez, quelques réactions tournées ce matin dans la rue à l'île.
00:14:50On demande toujours les efforts aux mêmes.
00:14:52Et je dirais que depuis Pierre Laval et l'avant-guerre, on demande aux retraités.
00:14:57Jamais aux plus riches.
00:14:59Il y en a qui ont gagné des milliards durant le Covid et après.
00:15:03Alors il y a des gens qui touchent 100 fois trop.
00:15:07Disons qu'il y a des gens vraiment inadmissibles.
00:15:09Quand vous entendez ce qui touche, ça dépasse les 10 000 euros.
00:15:14Même par mois, j'ai entendu des choses.
00:15:16Les personnes qui ont 1 300 euros par mois, mais ils ne peuvent pas s'en sortir.
00:15:21Voilà, ils sont remontés ceux qui ont été interrogés ce matin.
00:15:25Nicolas Maillard-Rossignol.
00:15:26Alors, est-ce que du côté du PS, vous dites...
00:15:29On a bien entendu Gaëta nous dire que c'était quand même un problème politique.
00:15:31Est-ce que vous dites qu'il faudra un budget et donc nous, on n'est pas forcément dans la
00:15:36censure
00:15:36et on est prêts à des avancées, notamment sur ce sujet-là ?
00:15:39Moi, je fais partie toujours de ceux qui considèrent qu'il faut juger sur pièce.
00:15:44Donc dire a priori on va censurer ou même a priori on va soutenir, je trouve que c'est absurde.
00:15:48Il faut regarder honnêtement, intellectuellement, le projet de budget.
00:15:50Il n'est pas encore sur la table, donc il faut attendre.
00:15:52Sur les retraites, je pense qu'il y a deux écueils.
00:15:54Le premier consisterait à dire qu'il n'y a pas de problème.
00:15:57Circuler, il n'y a rien à voir.
00:15:58On va foutre la dette au feu.
00:15:59Je pense que ce n'est pas une bonne façon de voir les choses.
00:16:02Alors qu'un sondage montre aujourd'hui que tous les Français veulent se convaincre qu'il faut baisser la dette,
00:16:07y compris les électeurs de LFI.
00:16:09Mais il y a un autre écueil, c'est l'injustice.
00:16:12Rappelez-vous de la dernière réforme.
00:16:13Vous aviez des millions et des millions de personnes dans la rue,
00:16:16et pas forcément d'ailleurs que des gens de gauche,
00:16:18mais qui disaient que cette réforme est injuste.
00:16:20Que nous disons, nous, c'est qu'il y a une réforme de gauche à faire sur les retraites.
00:16:23D'abord, le système fonctionne par répartition.
00:16:25Et moi, je suis très attaché au système par répartition.
00:16:27Ça veut dire qu'il faut qu'il y ait une proportion d'actifs
00:16:29qui cotisent à un moment donné
00:16:31pour les personnes qui sont à la retraite.
00:16:32Et on sait qu'avec le vieillissement,
00:16:33il y a plutôt plus de personnes qui partent à la retraite, tant mieux pour elles.
00:16:35Donc il faut déjà augmenter le taux d'emploi.
00:16:38Donc il y a des questions derrière de souveraineté.
00:16:41Oui, mais c'est le diagnostic général.
00:16:44C'est le diagnostic de campagne.
00:16:46Là, il y a une question budgétaire urgente
00:16:48qu'il faut trancher dans les jours à venir.
00:16:49On ne va pas augmenter le taux d'emploi de 10 points d'ici à mercredi.
00:16:53Il y a du court terme et du moins terme.
00:16:54D'accord, mais on n'est pas obligé de perdre de vue
00:16:56le point important sur le taux d'emploi des femmes.
00:16:58Excusez-moi, ce n'est pas un petit sujet.
00:16:59Le taux d'emploi des seniors, le taux d'emploi des jeunes.
00:17:01C'est un très gros sujet, il n'y a aucun doute.
00:17:03Peut-être qu'on peut quand même le mentionner.
00:17:04Ensuite, sur le très court terme,
00:17:06le monsieur a dit, je n'étais pas d'accord avec tout ce qu'il a dit,
00:17:08mais il a dit qu'il y a une chose importante,
00:17:09c'est toujours les mêmes qui payent.
00:17:11Pourquoi est-ce qu'on ne s'interroge pas sur les super profits ?
00:17:13Pourquoi est-ce qu'on ne s'interroge pas ?
00:17:15Pourquoi est-ce qu'ils sont toujours
00:17:17soit les actifs avec des revenus modestes,
00:17:19qui sont aujourd'hui ponctionnés ?
00:17:22Est-ce que vous trouvez normal que ce soit
00:17:24uniquement les actifs qui payent pour les retraités ?
00:17:27Avec le pic inflationniste qu'on a connu en 2022,
00:17:30on a en moyenne les salaires qui ont augmenté de 3%.
00:17:33On rappelle qu'on a eu une inflation alimentaire de 17%,
00:17:36une inflation globale de près de 7%.
00:17:38Et d'ailleurs, les retraites des retraités actuels,
00:17:42ceux qui ne travaillent pas,
00:17:43ont été revalorisées de plus de 8%.
00:17:45L'année prochaine, si on indexe les retraites sur l'inflation,
00:17:50on va avoir une progression des retraites de l'ordre de 2%.
00:17:53Les salaires, eux, n'augmentent pas d'autant.
00:17:56Est-ce que vous trouvez ça juste normal
00:17:58que finalement, tous les efforts soient supportés par les actifs
00:18:01et qu'à un moment donné, les retraités, eux,
00:18:04on ne leur demande jamais rien ?
00:18:05Est-ce que je peux répondre d'une seconde ?
00:18:06Alors vraiment une seconde,
00:18:07parce qu'il y a Romain Eturek qui nous attend dans une session de service.
00:18:10On dit exactement ce que nous portons avec Raphaël Glucksmann,
00:18:12que le travail paie plus.
00:18:13L'assurance sociale aujourd'hui est portée essentiellement
00:18:15par la CSG sur le travail
00:18:17et nous nous demandons que les méga-héritages,
00:18:19non pas pour moins financer l'assurance sociale,
00:18:21mais pour qu'elle soit mieux financée
00:18:23par une taxation sur les méga-héritages
00:18:25pour que justement on puisse rapprocher le brut du net
00:18:27pour qu'on en ait plus sur son argent pour les actifs.
00:18:30Une question qui est d'autant plus prégnante
00:18:31que les problèmes de pouvoir d'achat,
00:18:34on le sait, sont très importants en cette rentrée
00:18:36et ça risque de continuer
00:18:37quand on regarde l'évolution du prix du baril de pétrole
00:18:41qui était à 107 dollars ce matin
00:18:42et on le ressent dans les stations.
00:18:44D'ailleurs, Romain Hutuin, vous qui êtes dans une station
00:18:46du côté de Lyon,
00:18:47dès que les stations sont un petit peu moins chères,
00:18:50elles sont prises d'assaut.
00:18:54Oui, elles sont prises d'assaut
00:18:55et en la matière,
00:18:56il y a une enseigne que tout le monde connaît
00:18:59qui est revendiquée depuis cet été
00:19:01avec des prix plafonnés,
00:19:032,25 euros le litre de gazole.
00:19:06C'est beaucoup moins élevé, par exemple,
00:19:08que les 2,50 euros qu'on a pu observer
00:19:11dans des stations concurrentes.
00:19:13Résultat, évidemment,
00:19:14beaucoup plus de personnes qui viennent ici.
00:19:17Ce qui est étonnant,
00:19:18c'est qu'on remarque que les gens
00:19:20sont de plus en plus attentifs au prix.
00:19:22On a par exemple rencontré Samy
00:19:23qui compare à chaque fois
00:19:25tous les prix des stations alentours
00:19:27avant de faire son choix.
00:19:28Je vous propose de l'écouter.
00:19:30Elle est obligée de regarder l'application
00:19:33pour voir les prix les moins chers
00:19:36et qu'on puisse faire un plein sur place.
00:19:38On essaie de suivre les cours les moins chers
00:19:40parce qu'on ne peut pas se permettre
00:19:41de faire des pleins à 2,40 euros, 2,50 euros.
00:19:45Tout dépend de la géolocalisation qu'on ait.
00:19:48Elle nous donne les prix de chaque pompe.
00:19:50Comme là, actuellement,
00:19:50on est sur la totale.
00:19:52C'est 2,25 euros sur le gasoil.
00:19:55Alors évidemment, ces prix plafonnés,
00:19:57ils ont un écueil,
00:19:58puisque vous le voyez,
00:19:59ces pistolets hors service
00:20:00pour le sans-plomb 95.
00:20:02Le sans-plomb 98
00:20:04qui sont manquants sur cette station.
00:20:06Résultat, les automobilistes
00:20:07doivent aller ailleurs
00:20:08où c'est plus cher
00:20:09d'à peu près 20 centimes le litre.
00:20:12Oui, effectivement.
00:20:13L'essence, elle est vendue moins cher.
00:20:15Mais du coup, dès que les stocks arrivent,
00:20:16ils se vident très, très vite.
00:20:18Merci beaucoup, Romain Etuin.
00:20:22La question du pouvoir d'achat,
00:20:24elle est évidemment centrale dans cette campagne.
00:20:26On va continuer à l'aborder
00:20:27tout au long de cette matinée sur BFM TV.
00:20:29On va aussi vous raconter dans quelques instants
00:20:31une scène assez exceptionnelle
00:20:34qui va vous rappeler des souvenirs.
00:20:35C'était en avril,
00:20:36le sauvetage d'un pilote américain en Iran.
00:20:38Eh bien, il a raconté, ce pilote,
00:20:40les conditions de ce sauvetage,
00:20:41son éjection,
00:20:43son arrivée sur place
00:20:44avec un parachute déchiré.
00:20:46Il est tombé à près de 80 miles à l'heure
00:20:49et pourtant, il s'en est tiré
00:20:51pratiquement sans une blessure.
00:20:52Il le raconte face caméra, d'ailleurs.
00:20:55Vous allez l'entendre.
00:20:56C'est un document très fort.
00:20:57A tout de suite.
00:20:58C'est un témoignage exceptionnel
00:21:00que vous allez entendre dans quelques instants.
00:21:02Le récit du pilote
00:21:04qui s'était craché en Iran
00:21:06pendant la guerre avec les Etats-Unis
00:21:07au mois d'avril.
00:21:08Vous vous souvenez
00:21:08que les opérations de sauvetage
00:21:09avaient duré pratiquement deux jours
00:21:11et qu'il avait pu être récupéré
00:21:13par les forces spéciales américaines.
00:21:15Eh bien, il a raconté
00:21:17l'ensemble de son aventure
00:21:19et vous l'entendrez.
00:21:20Ce pilote, dans quelques instants,
00:21:22d'abord, on va regarder
00:21:22l'ensemble de l'info de ce lundi matin
00:21:24et c'est avec vous, Sonia Carnero.
00:21:26Commençons avec un message
00:21:27ce matin du président de la République.
00:21:29Oui, la France a transmis à Bruxelles
00:21:31un nouveau projet
00:21:32pour l'interdiction des réseaux sociaux
00:21:34au moins de 15 ans le mois dernier.
00:21:36Rappelez-vous,
00:21:36le Conseil constitutionnel
00:21:38avait considéré que le texte
00:21:39adopté par l'Assemblée
00:21:40portait atteinte à la liberté d'expression.
00:21:42Emmanuel Macron avait donc demandé
00:21:44à Sébastien Lecornu
00:21:45de trouver une voie de passage
00:21:46et il a tweeté ce matin Emmanuel Macron,
00:21:48le président qui en a fait
00:21:49un cheval de bataille majeur
00:21:51de la fin de son second mandat.
00:21:52Il espère qu'une interdiction
00:21:53sera opérationnelle en France
00:21:55lorsqu'il quittera l'Elysée au printemps.
00:21:57Les suites de l'accident de train
00:21:58ce week-end en Normandie.
00:21:59Plus de 40 personnes avaient été blessées,
00:22:02dont une jeune femme plus gravement.
00:22:03L'enquête et les expertises se poursuivent
00:22:06après le déranement de ce train en Normandie
00:22:09vendredi entre Rouen et Caen.
00:22:11Les policiers doivent procéder
00:22:12à de nouvelles auditions
00:22:14des victimes et des témoins aujourd'hui.
00:22:16Un nouveau pic de chaleur
00:22:17attendu sur le pays
00:22:18dans les jours qui viennent, Sonia.
00:22:19Aujourd'hui et demain,
00:22:20en particulier dans le sud,
00:22:21les températures seront 8 à 10 degrés
00:22:23au-dessus des normales de saison.
00:22:24C'est en Loque-Doc-Roussillon
00:22:25que les valeurs seront les plus élevées,
00:22:27souvent proches cet après-midi
00:22:28des 35 à 36 degrés.
00:22:30Il fera chaud également le long de la Garonne,
00:22:32mais le pic est attendu demain
00:22:33dans le sud-ouest.
00:22:34Ce pic de chaleur sera de courte durée,
00:22:36rafraîchissement attendu dès mercredi.
00:22:38Et dans l'actualité internationale également,
00:22:41Sonia, merci beaucoup.
00:22:42Ces images inédites
00:22:44qui ont été diffusées par la chaîne CBS
00:22:46lors de la fameuse émission 60 Minutes.
00:22:49On voit ici, en images infrarouges,
00:22:53Patrick Sos, aidez-moi
00:22:55à commenter ces images,
00:22:56mais ce sont donc deux soldats
00:22:58des forces spéciales
00:22:59qui récupèrent le pilote
00:23:00dont l'avion s'était craché
00:23:03et qui avait pu s'éjecter.
00:23:04On le rappelle,
00:23:05on est au mois d'avril
00:23:07et les missions de combat
00:23:09se multiplient du côté
00:23:10de l'aviation américaine.
00:23:12Et vous avez notamment ce F-15 Bi-Place
00:23:15qui va être touché
00:23:16par un missile SOL-R portable.
00:23:19Les deux pilotes vont réussir à s'éjecter,
00:23:23mais ils vont se retrouver
00:23:24à 8 km l'un de l'autre.
00:23:26Et donc, l'interview,
00:23:28elle se porte sur Bravo,
00:23:30c'est-à-dire sur le navigateur,
00:23:32l'officier système.
00:23:33Alpha a refusé
00:23:34pour des raisons de sécurité.
00:23:35Alpha, c'est le nom donné au pilote.
00:23:38Et Bravo, c'est l'opérateur.
00:23:40Et l'équipage, Dude44,
00:23:42le mec ou le gars 44.
00:23:44Il se trouve que le pilote, lui,
00:23:46n'a pas été blessé,
00:23:47donc il a repris du service
00:23:48et donc pour des raisons de sécurité,
00:23:49il ne peut pas s'exprimer.
00:23:50Mais en revanche, cet homme,
00:23:52il dit que son sauvetage
00:23:54tient au miracle.
00:23:55Déjà, sa vie tient du miracle.
00:23:56Pourquoi ?
00:23:57Parce qu'il s'éjecte
00:23:57et son parachute
00:23:59est touché par un autre missile.
00:24:02Il va donc descendre,
00:24:03il le dit,
00:24:04entre 110 et 160 km heure.
00:24:06Il tombe,
00:24:07il se fracture l'épaule,
00:24:10le dos ainsi qu'une jambe.
00:24:11Et là va commencer
00:24:12l'opération survie.
00:24:13Et effectivement,
00:24:14il l'a raconté en détail,
00:24:17en longueur,
00:24:18tout ce qui s'est passé.
00:24:18Et c'est vrai que quand on entend son récit,
00:24:20on se dit que vraiment,
00:24:22le fait qu'il soit en vie,
00:24:23ça tient du miracle.
00:24:24Écoutez le moment de l'éjection.
00:24:26Ce n'est pas lui qui prend la décision,
00:24:27c'est le fameux Alpha justement,
00:24:29mais cette décision lui a sauvé la vie.
00:24:34Ce jour-là,
00:24:35c'était un jour comme les autres
00:24:36dans la guerre pour nous,
00:24:37jusqu'au moment où nous avons été touchés
00:24:38par une armée iranienne.
00:24:40Je serai reconnaissant
00:24:41jusqu'à mon dernier jour
00:24:42envers mon pilote et coéquipier
00:24:43qui nous a sauvé la vie
00:24:44en nous éjectant.
00:24:45Mon parachute avait été endommagé
00:24:47lors de l'attaque initiale.
00:24:48À un moment donné,
00:24:49j'ai levé les yeux
00:24:50et j'ai vu qu'il n'y avait pas de parachute.
00:24:52C'était la chose la plus terrifiante
00:24:54que j'ai jamais vue.
00:24:55Je n'étais pas concentré
00:24:56sur la vitesse à laquelle je tombais.
00:24:58Les experts pensent
00:24:59que j'ai percuté le sol
00:25:00à une vitesse comprise
00:25:01entre 110 et 160 km par heure.
00:25:08Voilà un récit qui est assez stupéfiant,
00:25:11Jérôme Pellistrandi.
00:25:12D'abord, expliquez-nous
00:25:13sur la procédure de l'éjection.
00:25:15Comment ça se passe ?
00:25:16Alors, dans un bi-place,
00:25:17en fait, vous avez le pilote
00:25:18et l'officier navigateur.
00:25:20Et quand l'un des deux
00:25:23décide de s'éjecter,
00:25:25il tire soit sur une poignée
00:25:27entre les jambes,
00:25:28soit sur une poignée
00:25:29au-dessus du casque
00:25:30et ça entraîne automatiquement
00:25:32l'éjection du binôme.
00:25:35Voilà, il n'est pas question
00:25:36qu'il y en ait un
00:25:37qui se retrouve dans l'avion.
00:25:38Il est prévenu juste avant
00:25:39parce qu'on le fait
00:25:39pour avoir déjà volé sur bi-place.
00:25:42Vous avez trois fois
00:25:43le mot « eject, eject, eject ».
00:25:45Et c'est à ce moment-là.
00:25:46Dit oralement.
00:25:47Exactement.
00:25:47Donc, en fait,
00:25:49alors, ils ont le casque,
00:25:51c'est par interphone,
00:25:52en quelque sorte, interposé
00:25:53parce qu'il y a beaucoup de bruit
00:25:54dans l'environnement.
00:25:55Et donc, il y a une séquence automatique
00:25:57qui prend quelques dixièmes
00:25:59de seconde.
00:26:00Donc, la verrière s'éjecte
00:26:01et puis, il y a un séquencement
00:26:03des premiers, deuxièmes
00:26:04qui partent.
00:26:05Et puis après,
00:26:06vous êtes sanglé
00:26:07sur votre siège
00:26:10extrêmement...
00:26:10Et puis, vous partez en l'air
00:26:11et après,
00:26:12il faut que ça s'ouvre.
00:26:13Et donc, c'est vraiment
00:26:15quelques secondes.
00:26:16Il faut bien penser...
00:26:17Enfin, quelques dixièmes de secondes.
00:26:18Il faut penser que l'avion en vol,
00:26:20il est à peu près
00:26:21à 800 km heure.
00:26:23Il est touché
00:26:23et vous sortez.
00:26:25Donc, rien que l'éjection
00:26:27elle-même
00:26:27est un véritable choc
00:26:28pour l'organisme.
00:26:30Alors, on va continuer
00:26:31à entendre son récit
00:26:33et on sait maintenant
00:26:34que ça s'est bien terminé.
00:26:36Mais c'est Anthony Debila
00:26:37que ça aurait pu être
00:26:38vraiment un tournant
00:26:39cette affaire
00:26:40s'il avait été capturé
00:26:41par les Iraniens.
00:26:42Oui, la doctrine américaine
00:26:43veut qu'il n'y ait
00:26:44personne laissé derrière,
00:26:46comme ils disent.
00:26:47Et c'est à la fois
00:26:49une sorte de force morale,
00:26:51une manière de prendre
00:26:52l'ascendant
00:26:52en montrant
00:26:53qu'on est solidaires
00:26:54et que s'il y a un problème,
00:26:55quelqu'un viendra
00:26:56vous chercher.
00:26:57Ça donne de la confiance
00:26:58aux combattants.
00:26:59Mais c'est à la fois
00:26:59une vulnérabilité,
00:27:01une sorte de talon
00:27:01d'Achille psychologique
00:27:02qui fait qu'au moindre incident,
00:27:05cela prend des proportions
00:27:06très importantes.
00:27:07On a parlé pendant
00:27:08de nombreux jours
00:27:09de ce sotage.
00:27:10Je pense que ça a duré
00:27:11deux ou trois jours.
00:27:1250 heures.
00:27:1350 heures.
00:27:13Donc voilà,
00:27:14un peu plus de deux jours.
00:27:16Et ça a été réalisé
00:27:18grâce à un petit appareil
00:27:19qu'il avait dans son siège
00:27:21parce qu'il a des équipements.
00:27:23Et c'est un thromboscope
00:27:24à infrarouge
00:27:25qui lui a permis
00:27:26de se faire repérer
00:27:27par les pilotes.
00:27:29Donc c'est quelque chose
00:27:30qu'on ne voit pas
00:27:30à l'œil nu
00:27:31et qui lui a permis
00:27:32d'être retrouvé.
00:27:34Auparavant,
00:27:35les aviateurs
00:27:36avaient des miroirs
00:27:37pour refléter
00:27:37les rayons du soleil.
00:27:39Comme ça,
00:27:40on n'est pas vu,
00:27:41on n'est pas source
00:27:43de lumière
00:27:43et on peut être vu
00:27:45seulement de celui
00:27:46dont on devait être vu.
00:27:48C'est donc aussi
00:27:49très étonnant.
00:27:51Peut-être que c'est dû
00:27:52à la surface
00:27:53sur laquelle il a atterri
00:27:55qui n'était pas
00:27:56spécialement dure,
00:27:58dense.
00:27:58C'est difficile de savoir.
00:28:00Aussi,
00:28:01l'idée peut-être
00:28:02que l'accélération
00:28:03était terminée.
00:28:04Le parachute
00:28:04a stabilisé la vitesse
00:28:05et même si vous arrivez
00:28:07assez vite,
00:28:08ça amoindrit le choc.
00:28:10C'est le phénomène
00:28:11qui fait que les chats
00:28:11ne meurent pas
00:28:12s'ils tombent
00:28:13suffisamment haut
00:28:13d'une tour.
00:28:15Donc,
00:28:16beaucoup de questions
00:28:17mais en tout cas,
00:28:18véritablement,
00:28:19ça tient du miracle
00:28:20et comme on voit,
00:28:21des croyances fortes
00:28:22qui naissent
00:28:23chez le pilote.
00:28:24On remercie Dieu,
00:28:25on remercie un absolu
00:28:27parce que
00:28:28quand on vit
00:28:29ce genre d'expérience,
00:28:31quand on sort
00:28:31de la bulle de violence,
00:28:32c'est toujours
00:28:33un peu mystérieux
00:28:34et on en ressort
00:28:35transformé.
00:28:35C'est vrai qu'il y a
00:28:36une dimension
00:28:36un petit peu mystique
00:28:37dans ce récit,
00:28:38ce qui est assez courant
00:28:39chez les Américains.
00:28:41On a envie d'y croire
00:28:41quand même.
00:28:42Nous aussi,
00:28:43quand on passe 50 heures
00:28:44parce qu'en fait,
00:28:44là,
00:28:45on vous explique
00:28:45son éjection
00:28:46mais l'opération
00:28:47survie commence
00:28:48à ce moment-là.
00:28:49Justement,
00:28:50il va raconter ça,
00:28:51il va raconter ce qui s'est passé
00:28:52à partir de cette opération
00:28:53survie parce que,
00:28:54vous nous l'avez dit,
00:28:55il est cassé de partout
00:28:56pour dire les choses
00:28:57et pourtant,
00:28:58à peine arrivé au sol,
00:28:59il n'a qu'une idée
00:29:01en tête,
00:29:01qu'une seule obsession,
00:29:02c'est d'aller se cacher
00:29:03le plus vite possible.
00:29:06Il faisait sombre
00:29:07et au cœur de l'Iran,
00:29:09là où nous étions,
00:29:09il y a de hautes
00:29:10vallées désertiques
00:29:11mais aussi d'impressionnantes
00:29:12vallées escarpées.
00:29:15Je me suis donc retrouvé
00:29:16dans l'une de ces vallées
00:29:17avec des falaises
00:29:18de chaque côté.
00:29:21Dès que j'ai trouvé
00:29:23un endroit
00:29:23qui, selon moi,
00:29:24me permettait
00:29:24de rester dissimulé,
00:29:25j'ai commencé à travailler
00:29:27pour établir
00:29:27une communication.
00:29:30Et en aperçant un peu
00:29:31cette configuration
00:29:32sur les images
00:29:32en noir et blanc,
00:29:33on aperçoit des falaises,
00:29:34on voit qu'effectivement,
00:29:35c'est particulièrement escarpé.
00:29:38Comment a-t-il fait,
00:29:40Patrick, Jérôme,
00:29:41pour se traîner comme ça
00:29:43sur une distance aussi longue ?
00:29:45Donc, la première règle,
00:29:46c'est lorsqu'il touche le sol,
00:29:48c'est d'abord
00:29:50se déséquiper
00:29:51en partie du parachute,
00:29:53éventuellement pouvoir
00:29:53cacher le parachute
00:29:54parce que ça se voit
00:29:55avec une fracture du dos.
00:29:56Il faut quand même
00:29:57le rappeler.
00:29:57Et partir le plus loin possible.
00:29:59Voilà.
00:29:59Ne pas rester,
00:30:00on est dans un contexte de guerre.
00:30:02Donc, pas question
00:30:04de rester près du parachute
00:30:05ou du siège éjectable.
00:30:06D'ailleurs, souvenez-vous,
00:30:07les Iraniens ont montré
00:30:09des photos du siège éjectable.
00:30:11Donc, il s'agit de s'exiltrer
00:30:13le plus rapidement possible.
00:30:14Alors, bien sûr,
00:30:15après, tout dépend
00:30:16de votre état de santé.
00:30:17Il est blessé,
00:30:18il y a un phénomène
00:30:19qui s'appelle l'adrénaline.
00:30:20Bien sûr.
00:30:21Il sait très bien
00:30:22que s'il est capturé,
00:30:24tout est possible,
00:30:26y compris le pire.
00:30:27Donc, il faut partir
00:30:28le plus loin possible.
00:30:30Il fait nuit
00:30:31et se dissimuler,
00:30:33en quelque sorte,
00:30:35faire extrêmement attention.
00:30:38ça veut dire aussi
00:30:39qu'il ne peut se déplacer
00:30:40que de nuit.
00:30:41Pas question de se déplacer
00:30:43de jour
00:30:43parce que de jour,
00:30:44il peut être repéré
00:30:45par la population
00:30:47ou les centaines de soldats
00:30:50qui ont été envoyés
00:30:50par Téhéran
00:30:51pour le capturer.
00:30:52Patrick qui dit dans la vidéo
00:30:53on est entraîné,
00:30:54on est préparé à ça.
00:30:55Comment on se prépare ?
00:30:57C'est quoi exactement
00:30:58les entraînements
00:30:59qui sont faits là-dessus ?
00:31:00Et puis, en plus,
00:31:00on peut imaginer
00:31:00qu'un opérateur d'avion,
00:31:04il n'est pas entraîné
00:31:05autant qu'un commando
00:31:06de marine
00:31:06ou qu'un heavy seat.
00:31:07Et pourtant, si,
00:31:08un pilote de combat
00:31:10doit l'être.
00:31:11Mais il y a tout ce qui est
00:31:12entraînement visible,
00:31:13j'ai envie de dire,
00:31:14qui a été détaillé par Jérôme
00:31:15et l'entraînement invisible.
00:31:16Alors, c'est soit la foi,
00:31:18soit l'adrénaline,
00:31:19soit, il l'a dit aussi,
00:31:20la motivation,
00:31:21ne pas me retrouver
00:31:22sur les images
00:31:24de la télévision iranienne.
00:31:26Et c'est là qu'on rentre
00:31:27dans la troisième phase,
00:31:28la première éjection,
00:31:29la deuxième opération survie.
00:31:30Il va quand même randonner,
00:31:32si je puis dire,
00:31:32jusqu'à 2000 mètres d'altitude
00:31:34et on le rappelle
00:31:35avec une fracture du dos,
00:31:36une autre de l'épaule
00:31:37et une autre à la jambe.
00:31:38Il ne mange pas,
00:31:39il ne boit pas.
00:31:40Il n'a rien à manger
00:31:40pendant deux jours.
00:31:42Il fait froid en hauteur
00:31:43à 2000 mètres d'altitude
00:31:44et c'est là que commence
00:31:45la troisième phase,
00:31:46c'est l'opération sauvetage
00:31:48comme seuls les Américains
00:31:49en sont capables
00:31:50dans le nombre, en fait.
00:31:52C'est-à-dire qu'il y a à la fois
00:31:53le search and rescue,
00:31:54les équipages qui vont venir,
00:31:56qu'on peut considérer
00:31:57comme des commandos de l'air.
00:31:58Ils seront 90 sur le terrain.
00:32:00Il faut quand même l'imaginer.
00:32:02On analyse depuis le mois de février
00:32:04la présence ou non d'Américains.
00:32:05Ils n'ont pas hésité à envoyer
00:32:07avec deux énormes avions de transport
00:32:09des soldats,
00:32:10mais aussi,
00:32:11c'est ça aussi
00:32:12qui est tellement américain,
00:32:13dans ces avions de transport,
00:32:15des hélicoptères de petite taille.
00:32:17À l'intérieur des avions.
00:32:18À l'intérieur des Little Birds,
00:32:19ce type d'hélicoptères.
00:32:21Et vous avez,
00:32:22au-delà de ça,
00:32:23la CIA qui lance
00:32:24une grande opération
00:32:25de désinformation,
00:32:26grosso modo,
00:32:27pour dire qu'il est là
00:32:28alors qu'il est totalement
00:32:29à l'opposé.
00:32:30Mais il faudra quand même
00:32:31quasiment 50 heures
00:32:32parce qu'au bout de 24 heures,
00:32:34Pitex est le secrétaire
00:32:35à la guerre
00:32:36et ses équipes se disent
00:32:37il va falloir qu'on reste
00:32:3924 heures de plus
00:32:40parce qu'on n'y arrive pas.
00:32:41Ils vont essuyer des tirs
00:32:42et puis il y a un moment,
00:32:43parce que c'est trop difficile,
00:32:45on est englué dans le sable,
00:32:46notamment les trains d'atterrissage.
00:32:48Qu'est-ce qu'on fait ?
00:32:48On envoie encore
00:32:49d'autres avions,
00:32:50d'abord pour bombarder
00:32:51ceux qui les ont emmenés
00:32:53et ensuite pour exfiltrer
00:32:54tout le monde.
00:32:55Immense opération,
00:32:56un succès,
00:32:57mais ça faille très mal se passer.
00:32:58D'ailleurs, de mémoire,
00:32:59il y a un avion
00:32:59qui n'a pas été récupéré
00:33:00et qui reste au sol.
00:33:01Ils envoient un autre avion.
00:33:02Alors, en fait,
00:33:03les images qu'on a derrière vous,
00:33:04si on peut,
00:33:04avec la réalisation montrée,
00:33:06Julien,
00:33:07ça, ce sont des avions américains
00:33:08qui ont été bombardés
00:33:09par les Américains
00:33:10pour éviter que tout ça
00:33:12soit récupéré par les Iraniens.
00:33:13Il faut se rappeler
00:33:14que pour le commandement américain,
00:33:16il y a un traumatisme absolu
00:33:18qui était l'opération
00:33:19faite en 78
00:33:20pour récupérer
00:33:22les otages américains
00:33:23à l'ambassade
00:33:24à Téhéran.
00:33:25Et donc,
00:33:26il y a eu ces images,
00:33:27justement,
00:33:27d'avions C-130,
00:33:29le même type
00:33:31donc utilisé
00:33:32et au milieu du désert.
00:33:34Donc,
00:33:34il était hors de question
00:33:36pour Washington
00:33:37que de telles images
00:33:38se reproduisent
00:33:40et il fallait donc
00:33:40à tout prix
00:33:41donc à la fois détruire
00:33:42les avions
00:33:42et bien sûr
00:33:43récupérer le pilote.
00:33:44Et ce pilote,
00:33:46cet opérateur,
00:33:47donc bravo,
00:33:48va donc se cacher
00:33:48pendant une cinquantaine d'heures
00:33:50jusqu'à ce qu'enfin
00:33:50il voit arriver
00:33:52le commando
00:33:53venu le chercher.
00:33:54Écoutez.
00:33:56Dès que j'ai trouvé
00:34:02un endroit
00:34:02un petit peu caché,
00:34:03j'ai commencé
00:34:04à chercher
00:34:04un moyen de communiquer.
00:34:06Quand j'ai eu un moment
00:34:07pour faire le point
00:34:07et réfléchir
00:34:08à tout ce que j'avais traversé,
00:34:10j'ai envoyé
00:34:10« Dieu est bon »
00:34:11en signe de reconnaissance
00:34:12pour tout ce qu'il m'avait permis
00:34:14de surmonter.
00:34:15L'instant où un sauveteur
00:34:16est apparu sur cette crête
00:34:17a été l'un des plus beaux
00:34:18moments de ma vie.
00:34:19Je ne saurais le dire
00:34:20plus clairement
00:34:21qu'en disant
00:34:21« Merci, merci pour tout
00:34:23ce qu'ils ont fait ».
00:34:31Soulagement immense
00:34:32évidemment pour lui
00:34:32Anthony Dabila
00:34:33mais aussi pour
00:34:34tout l'état-major,
00:34:35pour toute l'armée américaine
00:34:36qui jouait très très gros
00:34:37là-dessus.
00:34:38Oui, c'est très symbolique
00:34:40ce qui s'est passé
00:34:41parce que,
00:34:41comme l'a dit Patrick,
00:34:43il y avait pendant
00:34:43presque deux jours
00:34:44un avion de transport
00:34:45qui tournait
00:34:47autour de la zone.
00:34:48Ça montrait,
00:34:49ça démontrait
00:34:50la maîtrise américaine
00:34:52du ciel iranien
00:34:53et ils n'ont pas pris
00:34:55beaucoup de précautions
00:34:56c'est-à-dire que
00:34:56les Iraniens étaient
00:34:57assez dépourvus
00:34:59au-dessus
00:34:59de leur propre territoire
00:35:01pour faire la chasse
00:35:02à des avions
00:35:03qui ne sont pas très technologiques,
00:35:04qui ne sont ni furtifs
00:35:05ni extrêmement rapides
00:35:06et donc ça a rendu possible
00:35:08cette opération.
00:35:10C'est une manière
00:35:10d'envoyer un message
00:35:12pour dire que
00:35:13voilà,
00:35:13s'il y a quelque chose,
00:35:14on est capable de venir
00:35:15et s'il fallait intervenir
00:35:17pour aussi détruire
00:35:19un autre objectif militaire
00:35:21cette fois,
00:35:21de manière offensive,
00:35:23eh bien,
00:35:23c'était possible.
00:35:24Donc,
00:35:25il y a vraiment eu
00:35:26pendant deux jours
00:35:27une sorte de symbole
00:35:29pour savoir
00:35:29si les Américains
00:35:31étaient réellement
00:35:31en mesure
00:35:32d'intervenir,
00:35:34de faire plus ou moins
00:35:34ce qu'ils voulaient
00:35:35au-dessus de l'Iran
00:35:37ou bien au contraire
00:35:39si les Iraniens
00:35:40étaient capables
00:35:42de toucher
00:35:43et de faire mal
00:35:44aux Américains.
00:35:44Très important évidemment
00:35:45pour aussi
00:35:47mobiliser les troupes.
00:35:48D'ailleurs,
00:35:49encore aujourd'hui,
00:35:49Patrick,
00:35:50cette vidéo,
00:35:51cette interview,
00:35:52elle est réalisée
00:35:53et d'ailleurs,
00:35:53c'est un peu polémique
00:35:54aux États-Unis,
00:35:55semble-t-il,
00:35:56sous la pression
00:35:57du secrétaire à la Défense
00:35:58qui a besoin de visage,
00:35:59qui a besoin d'afficher
00:36:00des choses un peu plus glorieuses
00:36:01que ce qui est en train
00:36:02de se passer du côté
00:36:02du Moyen-Orient.
00:36:03Oui, oui,
00:36:03alors comme je vous disais,
00:36:04le pilote, lui,
00:36:05pour des raisons de sécurité,
00:36:06il ne s'est pas exprimé,
00:36:07mais il a quand même
00:36:07envoyé un communiqué
00:36:08et on sent quand même,
00:36:11alors je sens bien
00:36:13le langage très militaire
00:36:15et le sens de la litote
00:36:16et la pudeur
00:36:16chez ce colonel
00:36:18de l'US Air Force,
00:36:19certes,
00:36:20mais ils n'ont pas
00:36:21véritablement envie
00:36:22de montrer
00:36:23ce qui est quand même
00:36:23un échec,
00:36:24le fait d'avoir été
00:36:25abattu par un missile
00:36:28sol-air iranien
00:36:29et c'est surtout,
00:36:30ils le savent,
00:36:31les pilotes américains,
00:36:32mais les marins,
00:36:33les soldats aussi,
00:36:35qu'il y a ce qui est
00:36:36en termes de discours
00:36:37de Donald Trump
00:36:38ou de Pitex-7,
00:36:39c'est-à-dire,
00:36:39il n'y a plus de marine,
00:36:40il n'y a plus d'aviation
00:36:41et le fait que,
00:36:42comme il le disait,
00:36:43c'était une mission de guerre
00:36:45comme tous les jours,
00:36:46c'est-à-dire qu'il ne se baladait pas
00:36:47comme au-dessus du Kansas,
00:36:48je reprends aussi son expression,
00:36:50alors que si vous allumiez
00:36:52la télévision,
00:36:53notamment Fox News,
00:36:54le matin,
00:36:54on pouvait entendre
00:36:55le ministre de la guerre
00:36:56dire qu'on se baladait
00:36:57un peu comme on voulait
00:36:58et qu'on pouvait atteindre
00:36:59tous nos objectifs
00:37:00sans jamais être en danger.
00:37:03C'est vrai,
00:37:04Jérôme Pellistronique,
00:37:04ça a été aussi une bascule
00:37:06si on regarde un petit peu
00:37:07en arrière,
00:37:08au début,
00:37:08les opérations américaines
00:37:09fonctionnent parfaitement,
00:37:11alors on voit aujourd'hui,
00:37:12encore une fois,
00:37:12que ça ressemble plus
00:37:13à un bourbier qu'autre chose,
00:37:14mais à l'époque,
00:37:15le moment où cet avion
00:37:16se fait abattre,
00:37:17c'est aussi un début
00:37:18de prise de conscience
00:37:18que les choses peuvent mal tourner.
00:37:19Oui, avec un point
00:37:20très particulier,
00:37:21souvenez-vous,
00:37:22pendant 48 heures,
00:37:23Donald Trump ne s'exprime pas,
00:37:24alors qu'il s'exprimait
00:37:26en permanence
00:37:26sur son réseau
00:37:28True Social,
00:37:29et donc là,
00:37:29silence radio,
00:37:30parce qu'effectivement,
00:37:33si l'opération
00:37:34avait mal tourné,
00:37:35c'est-à-dire
00:37:35si l'officier
00:37:38avait été rattrapé,
00:37:40très honnêtement,
00:37:41c'était impossible
00:37:41de voir quelles étaient
00:37:42les conséquences,
00:37:43parce qu'il leur était
00:37:43exhibé par le régime
00:37:45de Téhéran.
00:37:46Donc on est vraiment
00:37:46à un moment charnière,
00:37:48et puis,
00:37:49on s'aperçoit
00:37:50au fil des mois
00:37:51que le bilan humain
00:37:53a été quand même
00:37:55relativement lourd,
00:37:56qu'il y a
00:37:56de très nombreux blessés,
00:37:58que de nombreux avions
00:37:59ont été endommagés,
00:38:00notamment en Arabie Saoudite,
00:38:02et que le fiasco,
00:38:05ou en tout cas le bourbier,
00:38:06il est toujours là.
00:38:07Donc là,
00:38:07c'est des images
00:38:08qui permettent
00:38:08de démontrer
00:38:10la supériorité.
00:38:11D'ailleurs,
00:38:11je suis assez étonné
00:38:12qu'il n'y ait pas encore
00:38:13que Hollywood
00:38:14ne soit pas encore emparé,
00:38:15parce que c'est le genre
00:38:16de choses qui permettent
00:38:17de relancer en quelque sorte
00:38:20le sentiment patriotique.
00:38:21Je vous rappelle
00:38:21que nous sommes
00:38:22à environ six semaines
00:38:24ou sept semaines
00:38:25des élections de midterms.
00:38:26Il y a certainement
00:38:27des scénaristes à Hollywood
00:38:28qui sont en train
00:38:28de travailler sur le sujet,
00:38:29même le casting
00:38:30pour trouver celui
00:38:31qui incarnera le pilote.
00:38:33On a commencé d'ailleurs
00:38:34ici sur ce plateau,
00:38:34pour rien vous cacher,
00:38:35à se demander
00:38:36quel serait le bon acteur
00:38:37pour l'incarner.
00:38:38Certains disent
00:38:39Bad Damon,
00:38:39Tom Hanks et tout.
00:38:40Bref,
00:38:41je vous laisse ouvrir
00:38:42le départ également
00:38:43chez vous.
00:38:44On parlait de la situation
00:38:45au Moyen-Orient,
00:38:46elle est évidemment
00:38:46très importante aussi
00:38:47sur le prix du baril
00:38:48du pétrole
00:38:49parce qu'il ne cesse
00:38:50d'augmenter
00:38:50et vous allez voir
00:38:51que les choses empirent
00:38:53dans cette région
00:38:53parce que maintenant
00:38:54c'est la mer rouge
00:38:54qui est coincée
00:38:56par les outils.
00:38:58Autant vous dire
00:38:58que les prix à la pompe
00:38:59ne sont pas prêts
00:38:59de baisser.
00:39:00à tout de suite.
00:39:06Il n'en finit plus
00:39:07de monter
00:39:07le prix du baril
00:39:09de pétrole.
00:39:10On est en train
00:39:11de flirter
00:39:11avec les 110 dollars
00:39:13depuis ce matin
00:39:14et ça va continuer
00:39:15plus 3% encore.
00:39:17C'est vrai
00:39:17que c'est assez vertigineux
00:39:19et ça devrait continuer.
00:39:22En tout cas,
00:39:22dans les stations-service,
00:39:24on voit que ça se complique.
00:39:25On va le voir tout de suite
00:39:25avec Romain Etuin
00:39:26qui est en direct
00:39:27avec nous depuis Lyon.
00:39:28Ça monte à combien
00:39:29ce matin, Romain,
00:39:30pour ce que vous envoyez ?
00:39:33Écoutez, regardez
00:39:34juste derrière moi
00:39:35ce prix,
00:39:362,39 euros
00:39:37le litre de gazole.
00:39:39C'est un prix très élevé.
00:39:41Ce n'est pas le plus élevé
00:39:42qu'on ait déjà vu ici.
00:39:43On est déjà monté
00:39:43à 2,45 euros
00:39:44mais ça montre quand même
00:39:46cette hausse
00:39:47des prix impressionnante
00:39:48qui fait que les Français
00:39:51ont de plus en plus
00:39:51de mal à boucler
00:39:52leur fin de mois
00:39:53et se disent même
00:39:54parfois prêts
00:39:54à devoir abandonner
00:39:56leur activité.
00:39:56C'est le cas par exemple
00:39:57de Smaïn,
00:39:58un chauffeur VTC
00:39:59que l'on a pu rencontrer.
00:40:00Je vous propose
00:40:00de l'écouter.
00:40:02C'est compliqué pour nous.
00:40:03Moi, je suis professionnel.
00:40:05Je ne me sors pas.
00:40:06J'ai plein de collègues
00:40:08actuellement.
00:40:09Ça y est, on arrête.
00:40:10Moi, dans deux semaines,
00:40:10ça y est,
00:40:11j'arrête l'activité.
00:40:12J'en peux plus.
00:40:14Il n'y a pas
00:40:15que le gazole.
00:40:15On paye tout.
00:40:16Plus le gazole,
00:40:17c'est rajouté.
00:40:172,25.
00:40:192,25,
00:40:20c'est énorme.
00:40:21Il n'y a pas beaucoup
00:40:22de travail.
00:40:22Les gens,
00:40:24nous, on ne se sort pas.
00:40:26Tous les jours,
00:40:27je suis entre 60 et 70 euros
00:40:29de gazole.
00:40:30Et comme vous l'avez entendu
00:40:31avec Smaïn,
00:40:32ce problème de pouvoir d'achat,
00:40:33il concerne aussi
00:40:34le quotidien,
00:40:35les premières nécessités,
00:40:37les courses,
00:40:38tout simplement,
00:40:38avec une impression
00:40:39des prix qui sont
00:40:41trop, trop élevés
00:40:42pour beaucoup de Français
00:40:42qui doivent faire
00:40:43des arbitrages.
00:40:45Et l'arbitrage numéro un,
00:40:46c'est de faire
00:40:47moins souvent le plein.
00:40:48On le mesure d'ailleurs
00:40:49de façon chivrée, Gaëtan.
00:40:51On est à moins 6%
00:40:52au mois d'août
00:40:53par rapport à l'année dernière.
00:40:54C'est beaucoup.
00:40:55Oui, tout à fait.
00:40:55Des Français qui,
00:40:56effectivement,
00:40:57sont assez résilients,
00:40:58font des arbitrages
00:40:59et évitent de prendre
00:41:00la voiture quand ils ont
00:41:01la possibilité de ne pas
00:41:02le faire.
00:41:02Ce qui n'est pas donné
00:41:03à tout le monde.
00:41:04On rappelle quand même
00:41:05qu'une très large majorité
00:41:06de Français n'a pas
00:41:08d'autre choix
00:41:08que d'utiliser la voiture
00:41:09pour aller travailler,
00:41:11chercher ses enfants
00:41:12à l'école.
00:41:12Mais encore une fois,
00:41:13on rogne sur les week-ends,
00:41:15on rogne sur les voyages
00:41:18pour des loisirs.
00:41:20Des Français qui font
00:41:21très attention
00:41:22à leur déplacement.
00:41:23Et on voit,
00:41:23Guillaume Daré,
00:41:24et vous l'avez constaté
00:41:25tout au long de ce week-end
00:41:26que la pression monte
00:41:28sur les épaules du gouvernement.
00:41:29Mais pour l'instant,
00:41:30pas question de bouger.
00:41:31Non, pour l'instant,
00:41:31pas question de bouger déjà
00:41:32parce qu'il n'y a pas d'argent.
00:41:33Mais c'est vrai que le gouvernement
00:41:33est très attentif,
00:41:34notamment aux appels
00:41:35à la mobilisation
00:41:36qui ont lieu
00:41:37un peu partout en France
00:41:38avec cette question
00:41:39ou pas d'un retour
00:41:40effectivement des mobilisations
00:41:41des gilets jaunes.
00:41:42On le disait,
00:41:42Fabien Roussel,
00:41:42pour le Parti communiste,
00:41:43ce week-end,
00:41:43a appelé à descendre,
00:41:45à manifester sur les ronds-points.
00:41:46Olivier Faure,
00:41:47qui était mon invité,
00:41:48a dit qu'il serait
00:41:48aux côtés des manifestants.
00:41:49Il n'appelle pas à manifester
00:41:50mais on voit
00:41:50qu'il y a un climat
00:41:52effectivement extrêmement chaud
00:41:53sur le plan social.
00:41:54C'est vrai qu'il y a
00:41:55un contexte qui est difficile.
00:41:57Il y a ces fameuses mesures
00:41:58qui sont notamment poussées
00:41:59par le Rassemblement national
00:42:00d'une baisse de la TVA.
00:42:01Philippe Charlet
00:42:02est avec nous.
00:42:04Charlet, pardon.
00:42:05Vous avez raison de le préciser.
00:42:06On ne sait jamais trop
00:42:06s'il faut prononcer le Z ou pas.
00:42:08On le prononce ici.
00:42:10Est-ce que, pour vous,
00:42:11votre avis d'expert,
00:42:13c'est une bonne idée ?
00:42:14Est-ce que ça changerait
00:42:14vraiment la donne
00:42:15de passer la TVA
00:42:16de 20 à 5,5 ?
00:42:17Alors, incontestablement,
00:42:19ça réduirait facilement
00:42:21d'une quinzaine de centimes
00:42:22le prix du carburant.
00:42:24Alors, je dirais,
00:42:25moi, je suis un peu schizophrène
00:42:26par rapport à cette mesure
00:42:28parce que, d'un côté,
00:42:29ce qu'on peut dire,
00:42:30c'est côté pouvoir d'achat.
00:42:32Oui, forcément,
00:42:33ça soulagerait un peu
00:42:34la facture des Français
00:42:35aujourd'hui.
00:42:36D'un autre côté,
00:42:37d'un point de vue
00:42:38à la fois climatique
00:42:39et souveraineté énergétique,
00:42:40il ne faut pas perdre de vue.
00:42:41On vient de le voir.
00:42:43que l'augmentation des prix,
00:42:44c'est ce qu'on appelle, en fait,
00:42:45la réduction de la consommation
00:42:47par l'offre.
00:42:49Ça a quand même
00:42:49une certaine efficacité
00:42:50au bout d'un certain temps.
00:42:51On l'avait vu,
00:42:52c'était un peu différent,
00:42:53mais pendant le premier confinement,
00:42:56on voit qu'on a baissé
00:42:56de 6% la consommation de pétrole,
00:42:59ce qui est quand même énorme.
00:43:02Alors que l'autre méthode,
00:43:03c'est par la demande,
00:43:04donc c'est-à-dire
00:43:04d'attendre que le consommateur
00:43:06décide d'acheter
00:43:07une voiture électrique
00:43:08ou une pompe à chaleur
00:43:09pour ne plus consommer
00:43:11de carburant.
00:43:12Et ça,
00:43:12c'est beaucoup plus long.
00:43:14Donc ce que je vais dire
00:43:15sur le court terme,
00:43:16oui, ça peut être une bonne idée,
00:43:17mais quand on regarde
00:43:18sur le long terme,
00:43:18puisqu'on veut sortir
00:43:20à terme
00:43:22des fossiles,
00:43:23ce n'est pas une bonne idée
00:43:23de baisser les prix.
00:43:24Je ne peux pas dire autrement,
00:43:26c'est mécanique.
00:43:27C'est une mesure que,
00:43:28Philippe Ballard,
00:43:28vous êtes avec nos députés
00:43:30RN,
00:43:31c'est une mesure
00:43:32que vous avez chiffrée
00:43:34et que vous financez comment ?
00:43:35Alors,
00:43:35ça coûte 12 milliards.
00:43:37Ce qu'il faut bien comprendre
00:43:38quand même,
00:43:38c'est que l'essence,
00:43:40le gasoil,
00:43:40mais aussi,
00:43:41parce qu'on en parlera
00:43:42cet automne,
00:43:42je pense,
00:43:43le prix du gaz,
00:43:44ce sont des produits
00:43:45de première nécessité.
00:43:48Et c'est pour ça
00:43:48qu'on veut baisser la TVR.
00:43:49Sur l'alimentation,
00:43:50c'est un produit
00:43:51de première nécessité,
00:43:52l'alimentation,
00:43:52c'est taxé à 5,5%.
00:43:54Parce qu'on va être concret,
00:43:56on va revenir
00:43:56sur ce que disait
00:43:57votre reporter,
00:43:58mais un plein d'essence,
00:43:59moi,
00:43:59dans ma circonscription
00:44:00qui est extrêmement rurale,
00:44:01un foyer,
00:44:02il a généralement deux voitures.
00:44:03C'est 100 euros,
00:44:04le plein,
00:44:04d'accord ?
00:44:05Donc,
00:44:05on a besoin de ces voitures
00:44:06pour aller conduire
00:44:07les enfants à l'école,
00:44:08pour aller travailler,
00:44:09pour aller faire ses courses,
00:44:10pour aller voir
00:44:11les grands-parents
00:44:12accessoirement.
00:44:12Donc,
00:44:13on met 100 euros
00:44:14dans le réservoir
00:44:14toutes les semaines.
00:44:15Deux voitures,
00:44:16le SMIC en France
00:44:17pour fixer les esprits,
00:44:18net,
00:44:18c'est même pas 1 500 euros
00:44:20et le salaire médian,
00:44:21la moitié des Français
00:44:21gagne plus,
00:44:22la moitié des Français
00:44:23gagne moins,
00:44:23c'est 2 190 euros.
00:44:25Mais à la limite,
00:44:29on n'a plus intérêt
00:44:30à servir la voiture
00:44:31parce qu'il y a un moment,
00:44:32on fait le choix,
00:44:33arriver le 10 du mois,
00:44:34soit je remplis
00:44:34le réservoir d'essence,
00:44:35soit je remplis
00:44:36le réfrigérateur.
00:44:37Enfin,
00:44:37on en est là quand même.
00:44:38Alors,
00:44:38vous parliez du temps long,
00:44:39effectivement,
00:44:40j'entends votre discours d'expert,
00:44:42mais là,
00:44:42c'est l'urgence,
00:44:43mais totale et complète.
00:44:44Vous ne vous rendez pas compte
00:44:45de l'état de la France
00:44:46en ce moment.
00:44:47Donc,
00:44:48c'est maintenant
00:44:48qu'il faut prendre cette mesure
00:44:49de façon urgente.
00:44:51Et puis après,
00:44:51pour finir de répondre
00:44:52à votre question,
00:44:53les 12 milliards,
00:44:54je renvoie au contre-budget
00:44:55qu'on va présenter
00:44:55à la fin du mois,
00:44:56qu'on avait présenté l'an passé,
00:44:57on fait des économies
00:44:58et on relance l'économie.
00:44:59Philippe Charles.
00:45:00Notre dépendance endogène
00:45:01aux fossiles
00:45:02est absolument démentielle.
00:45:04Je vais vous donner
00:45:05l'exemple.
00:45:06Quand j'ai commencé
00:45:07ma carrière dans le pétrole,
00:45:09c'était en 1982.
00:45:13Les hydrocarbures
00:45:14et les fossiles
00:45:15représentaient 87%
00:45:17du mix énergétique mondial.
00:45:18Aujourd'hui,
00:45:19c'est 82%,
00:45:20donc on n'arrive pas
00:45:20à en sortir.
00:45:21On n'arrive pas à en sortir
00:45:22par la demande.
00:45:23Est-ce qu'il faut en sortir
00:45:24encore une fois par l'offre ?
00:45:25Ça risque d'être
00:45:25extrêmement douloureux
00:45:27avec des conséquences
00:45:29sociales majeures,
00:45:31mais nous avons vraiment
00:45:31une dépendance endémique
00:45:33et nous sommes de ce côté-là
00:45:35très schizophrène,
00:45:36je la répète.
00:45:37Le problème,
00:45:37c'est que si on réduit
00:45:38les taxes comme vous le proposez,
00:45:40vous allez résoudre
00:45:41le problème effectivement
00:45:42à très court terme,
00:45:44mais on voit bien
00:45:44que les prix du carburant
00:45:46vont continuer d'augmenter
00:45:48ce qui se passe
00:45:48en ce moment
00:45:49au Moyen-Orient
00:45:50avec le détroit d'Ormousse,
00:45:51avec le détroit
00:45:54de Babel-en-Mandeb
00:45:54qui est bloqué.
00:45:56Tout ceci,
00:45:56c'est une grosse pression
00:45:58sur l'offre de pétrole
00:46:00et au fur et à mesure
00:46:01qu'on va s'installer
00:46:02dans l'hiver,
00:46:02la pression va être
00:46:04encore plus forte.
00:46:05À cela,
00:46:06vous rajoutez
00:46:06les raffineries russes
00:46:07qui sont bombardées
00:46:08aujourd'hui,
00:46:09on va avoir
00:46:10un vrai problème
00:46:11d'adéquation
00:46:12de l'offre
00:46:12et de la demande.
00:46:13Donc,
00:46:14le prix du baril de pétrole
00:46:15ne va faire que progresser,
00:46:16les produits va raffiner
00:46:17ne vont faire que progresser
00:46:19et donc,
00:46:19à la pompe,
00:46:20même si vous avez réduit
00:46:21un tripolétaxe,
00:46:22ça ne réglera pas
00:46:23le problème de fond.
00:46:24Il faut rappeler quand même
00:46:25que c'est 60%
00:46:26du prix
00:46:28d'essence
00:46:28ou de gazole.
00:46:29Vous en avez parlé,
00:46:30il y a le problème
00:46:31du raffinage
00:46:32parce qu'on n'a plus
00:46:32que ces raffineries
00:46:33en France.
00:46:34On a tous des industrialisés,
00:46:35y compris les raffineries.
00:46:36Mais ça,
00:46:37on ne peut pas.
00:46:38Ah ben,
00:46:38je suis d'accord.
00:46:39Mais ça,
00:46:40on ne peut pas.
00:46:40Est-ce que vous voyez
00:46:41le verre à moitié vide
00:46:43des problèmes
00:46:44de pouvoir d'achat
00:46:44ou le verre à moitié plein,
00:46:47si j'ose dire,
00:46:47comme le souligne
00:46:48Philippe Charles,
00:46:48de la transition écologique
00:46:49forcée ?
00:46:50Non,
00:46:50le pouvoir d'achat,
00:46:51c'est quelque chose
00:46:51de totalement fondamental,
00:46:53c'est essentiel.
00:46:55Les gens,
00:46:56en effet,
00:46:56pourraient arrêter
00:46:57de travailler
00:46:57parce qu'ils ne pourront plus
00:46:59se déplacer.
00:47:00Donc,
00:47:00il faut que le gouvernement
00:47:02entende
00:47:03et que tout le monde
00:47:04se mette autour de la table.
00:47:05Mais il n'y a pas d'argent.
00:47:06Mais alors,
00:47:07on fait quoi ?
00:47:08On arrête le pays
00:47:10parce qu'il n'y a plus
00:47:11de possibilité
00:47:12pour les gens
00:47:12de travailler.
00:47:13On en est là.
00:47:14Donc,
00:47:14il faut trouver une solution.
00:47:15On se met tous
00:47:16autour de la table.
00:47:17Je pense que Total
00:47:17doit y participer.
00:47:19Il participe déjà,
00:47:20il plafonne les prix Total.
00:47:22Oui,
00:47:23enfin,
00:47:23pas là,
00:47:23parce que si ça continue
00:47:24de monter,
00:47:25c'est que ce n'est pas plafonné.
00:47:26Si,
00:47:27dans toutes les stations Total,
00:47:28les prix des cartes
00:47:29sont plafonnés.
00:47:30Et c'est d'ailleurs
00:47:31pour cela que
00:47:32les automobilistes cherchent...
00:47:32Je vous réponds à votre question
00:47:34de façon complète.
00:47:35Il faut des solutions immédiates
00:47:37pour éviter
00:47:38que les gens soient
00:47:39complètement,
00:47:39aujourd'hui,
00:47:40asphyxiés
00:47:41par l'augmentation du pétrole.
00:47:42Et après,
00:47:43vous avez raison,
00:47:44il faut une réponse structurelle.
00:47:47Et ce,
00:47:47je pense aux artisans
00:47:48qui utilisent aujourd'hui
00:47:50des véhicules,
00:47:51que ce soit diesel ou essence,
00:47:52il faut les aider
00:47:53à électrifier leur parc.
00:47:55C'est fondamental.
00:47:56Et on ne pourra pas le faire
00:47:58sans une aide de l'État.
00:47:59C'est essentiel.
00:48:00Sur ce plan-là,
00:48:02l'électrification
00:48:03est quelque chose
00:48:03d'absolument indispensable.
00:48:05Vous avez deux moyens
00:48:07d'aider pour électrifier.
00:48:08La première,
00:48:09c'est effectivement
00:48:09d'aider à l'achat
00:48:10des équipements.
00:48:11La deuxième,
00:48:12c'est de baisser drastiquement
00:48:13le prix de l'électricité
00:48:14et de laisser un peu
00:48:16librement
00:48:16les consommateurs
00:48:18acheter.
00:48:19Moi,
00:48:20j'ai fait un calcul
00:48:20que si le prix
00:48:21du kilowattheure
00:48:22qui est aujourd'hui
00:48:23avec l'abonnement
00:48:24environ à 25 centimes
00:48:27descendait
00:48:27entre 10 et 15 centimes,
00:48:29en fait,
00:48:30vous payez
00:48:31votre voiture électrique,
00:48:32la différence
00:48:32entre la voiture électrique
00:48:33et la voiture thermique
00:48:34en 5 ans.
00:48:35Alors qu'aujourd'hui,
00:48:36c'est pratiquement 15 ans.
00:48:38Donc,
00:48:38ça veut dire
00:48:38que vraiment,
00:48:39un objectif pour moi,
00:48:40c'est beaucoup plus
00:48:41de baisser le prix
00:48:42de l'électricité
00:48:42que de baisser
00:48:43le prix des carburants.
00:48:44Alors,
00:48:44on a parlé de la situation
00:48:46internationale,
00:48:46vous avez commencé
00:48:47à l'évoquer Gaëtan
00:48:48et on va s'y arrêter
00:48:49un petit peu plus
00:48:50avec Patrick Sos
00:48:51qui va me rejoindre
00:48:52parce que Patrick,
00:48:52on a besoin de comprendre
00:48:53il y a donc ça,
00:48:54le détroit d'Hormuz,
00:48:55tout le monde sait maintenant
00:48:56où ça se trouve
00:48:56et ce qui est en train
00:48:57de s'y passer
00:48:57mais c'est vrai que,
00:48:58voilà,
00:48:59exactement,
00:49:00depuis 48 heures maintenant,
00:49:01on surveille aussi
00:49:02très très fort
00:49:02ce qui se passe ici,
00:49:04l'autre détroit,
00:49:05celui de Babel Mordeb.
00:49:06Oui,
00:49:06parce qu'on pourrait se dire
00:49:07qu'on n'est pas tout à fait
00:49:08dans la même configuration.
00:49:09Là,
00:49:09évidemment,
00:49:10à l'autre bout d'Hormuz,
00:49:11il n'y a rien,
00:49:12on est dans une grande bassine
00:49:13et forcément,
00:49:14ce goulot d'étranglement
00:49:15lorsqu'il est fermé
00:49:16et il n'y a plus possibilité
00:49:18d'avoir des issues.
00:49:19Là,
00:49:20si on parle par exemple
00:49:21du transport maritime
00:49:22de porte-conteneurs,
00:49:24ça prend plus de temps
00:49:25mais évidemment,
00:49:25on peut toujours passer.
00:49:26Faire le tour.
00:49:27C'était le cas
00:49:27jusqu'à la fin du 19e siècle
00:49:29avant le canal de Suez,
00:49:30on passe par le cap
00:49:31de Bonne-Espérance.
00:49:32Le trafic,
00:49:34comme en des portes-conteneurs,
00:49:35il faut le prendre
00:49:36comme une espèce
00:49:36de train continu.
00:49:38C'est-à-dire que,
00:49:39oui,
00:49:39à partir du moment
00:49:40où on a essayé
00:49:42de décarter le transport,
00:49:43ça prenait plus de temps
00:49:45mais maintenant,
00:49:45en fait,
00:49:47les biens de consommation
00:49:49arrivent
00:49:49si ce n'est qu'il faut bien
00:49:51alimenter en carburant
00:49:53ces portes-conteneurs.
00:49:54En revanche,
00:49:55évidemment,
00:49:55ce qui va nous intéresser,
00:49:56c'est notamment
00:49:57ce terminal de Yambou.
00:49:58Il y a à la fois
00:49:59le pipeline
00:50:00qui lui pulse
00:50:02très très fort
00:50:02depuis le début du conflit.
00:50:04On est à 7 millions
00:50:05de barils par jour
00:50:06et puis il y a le terminal
00:50:07où on ne peut pas
00:50:08tout sortir.
00:50:09Alors,
00:50:10attention,
00:50:10au-delà des destructions
00:50:12là-dessus,
00:50:12il ne faut pas se dire
00:50:13« Ah,
00:50:14s'il y a un problème
00:50:15à Yambou,
00:50:16c'est ce qui va vraiment
00:50:17déclencher les prix
00:50:18extrêmement forts. »
00:50:19C'est l'équivalent
00:50:20de 2 à 3 pétroliers
00:50:22qui sortent par jour
00:50:23seulement de la part
00:50:24de Yambou.
00:50:25Donc,
00:50:25en fait,
00:50:26tant qu'on n'a pas géré
00:50:26la crise d'Ormouz,
00:50:28même avec Yambou,
00:50:29même avec des routes
00:50:29qui sont en train
00:50:30de se construire,
00:50:30ça ne compense pas
00:50:31de toute façon.
00:50:32Ça ne compense absolument pas.
00:50:33Je veux vraiment
00:50:33qu'on ait ça bien en tête.
00:50:34Mais,
00:50:35effectivement,
00:50:36cette menace
00:50:38des outils,
00:50:39notamment vraiment
00:50:40sur ce détroit,
00:50:41ce qui paraît totalement fou,
00:50:42c'est que dans le rouge,
00:50:43là,
00:50:43on n'a pas mis le nom
00:50:44parce que c'est trop petit,
00:50:45c'est Djibouti.
00:50:46Djibouti,
00:50:46c'est une base française,
00:50:47c'est une base américaine,
00:50:48c'est une base chinoise.
00:50:49Tout le monde est là.
00:50:49Il y a du bateau gris
00:50:50à plus savoir qu'en faire
00:50:51avec notamment la mission
00:50:52Aspides.
00:50:53Et pourtant,
00:50:54comme dans le détroit d'Harmouz,
00:50:55une simple menace
00:50:57de la part d'un groupe
00:50:59séparatiste,
00:50:59proche de l'Iran,
00:51:00la simple menace
00:51:01fait que...
00:51:02On ferme le robinet.
00:51:03On ferme le robinet ici,
00:51:04mais surtout,
00:51:05on met en machine,
00:51:07enfin,
00:51:07barre et machine terminée
00:51:09parce qu'on ne fait plus
00:51:10avancer des portes-conteners
00:51:11ou des pétroliers.
00:51:12Vous avez beau dire
00:51:13je suis l'US Navy,
00:51:16je suis la marine nationale française,
00:51:17c'est sans danger,
00:51:18on va pouvoir vous escorter.
00:51:19Ce qui compte encore,
00:51:20c'est le commandant
00:51:21et son navire
00:51:22ainsi que les assureurs
00:51:23qui ne vont pas vouloir passer
00:51:24par cette mer rouge.
00:51:25Et on voit aussi
00:51:27les débouchés
00:51:27qui se bouchent
00:51:28les uns après les autres.
00:51:29Merci beaucoup Patrick
00:51:30pour cet éclairage.
00:51:32Gaëtan,
00:51:32je parle sous votre contrôle,
00:51:33ça correspond quand même
00:51:34à 4% de la fourniture mondiale.
00:51:37Ce n'est pas énorme,
00:51:38mais par les temps qui courent,
00:51:39on en a besoin.
00:51:40Oui,
00:51:40et d'ailleurs,
00:51:41si vous prenez l'intégralité
00:51:42finalement de ce qui se passe
00:51:43aujourd'hui au Moyen-Orient,
00:51:44c'est une pression de 30%
00:51:46sur l'offre mondiale de pétrole.
00:51:48Donc oui,
00:51:49ça reste important.
00:51:51Et je vous disais,
00:51:51au fur et à mesure,
00:51:53que l'on va s'approcher
00:51:54de l'hiver,
00:51:55il y a aussi des pays
00:51:57qui sont fortement dépendants
00:51:59de ce pétrole,
00:52:00qui vont faire pression
00:52:01sur les autres pays
00:52:03producteurs de pétrole
00:52:04pour pouvoir s'approvisionner,
00:52:06ce qui va encore faire monter
00:52:08les prix
00:52:08et ce qui risque effectivement
00:52:09de faire,
00:52:10encore une fois,
00:52:12de mettre un peu plus
00:52:12la pression
00:52:13sur l'approvisionnement.
00:52:14Et il faut vraiment regarder aussi
00:52:16tout ce qui est produits raffinés,
00:52:18parce que là,
00:52:18il y a quand même
00:52:19une vraie inquiétude là-dessus.
00:52:20Ça va monter jusqu'à combien,
00:52:21Philippe Charlaise ?
00:52:22Pour les gens qui nous regardent,
00:52:23voilà,
00:52:23le prix à la pompe,
00:52:24c'est difficile de lire
00:52:25dans le mar de café.
00:52:26Il n'y a pas de limite
00:52:27par le haut ?
00:52:28Bon, alors,
00:52:29il n'y a pas de limite
00:52:29par le haut.
00:52:30J'avais fait un petit calcul
00:52:32puisque 10 dollars,
00:52:3310 dollars d'augmentation
00:52:35sur le baril,
00:52:36ça fait à peu près
00:52:376 à 7 centimes de plus
00:52:38sur le prix.
00:52:40Donc, ça veut dire
00:52:41que j'avais calculé
00:52:42que si le baril montait
00:52:43à 160 dollars,
00:52:44on était pile
00:52:45à 3 euros le litre.
00:52:47Et ça peut venir vite.
00:52:48Et les 170 dollars,
00:52:50alors là,
00:52:50je vous dis,
00:52:50c'est tellement dépendant,
00:52:52c'est tellement psychologique,
00:52:53en fait,
00:52:54bien plus que physique,
00:52:55que c'est...
00:52:56Et je ne m'avancerai pas
00:52:57à le dire.
00:52:58Et personne, d'ailleurs,
00:52:59ne s'avancera à le dire.
00:53:00Pierre Ouzoulias,
00:53:00quel est votre regard
00:53:01sur la contestation
00:53:03et la mobilisation
00:53:03qui est en train de monter,
00:53:04surtout sur les réseaux sociaux ?
00:53:07Alors, évidemment,
00:53:07tous les représentants politiques
00:53:08ont les capteurs
00:53:09qui sont en train
00:53:10de clignoter très, très fort.
00:53:11Est-ce que, d'abord,
00:53:13est-ce que vous encouragez
00:53:14ce mouvement ?
00:53:14Est-ce que vous le soutenez ?
00:53:16Toute colère est légitime
00:53:18quand elle est face
00:53:20à un aveuglement,
00:53:22un autisme total
00:53:23du gouvernement
00:53:26sur la crise pétrolière.
00:53:27On en parle depuis
00:53:28le début de l'année,
00:53:29janvier.
00:53:30Le gouvernement n'a pas réagi.
00:53:32Donc, les Français
00:53:33le savent malheureusement
00:53:34d'expérience
00:53:35que quand le gouvernement
00:53:36ne réagit pas,
00:53:37la seule solution,
00:53:37c'est de prendre la rue.
00:53:39C'est triste,
00:53:41mais c'est notre histoire,
00:53:42c'est notre identité française aussi.
00:53:44Ça fait...
00:53:44L'identité de la France,
00:53:45c'est aussi ça.
00:53:47Donc, il faut vraiment
00:53:48que le gouvernement,
00:53:49là, pour le budget,
00:53:50pour le budget,
00:53:51dans le cadre
00:53:51de la discussion
00:53:52pour le budget,
00:53:53prenne bien
00:53:54la mesure,
00:53:55la mesure
00:53:56de la situation
00:53:58épouvantable
00:53:58auxquelles sont soumises
00:53:59les salariés
00:54:00par rapport au pouvoir
00:54:01d'achat.
00:54:02Ce n'est plus possible.
00:54:03Ce n'est plus possible.
00:54:03Et la position
00:54:05du Parti Socialiste
00:54:06a été exprimée hier
00:54:07par Olivier Faure.
00:54:08C'était à votre micro,
00:54:09Guillaume, on l'écoute.
00:54:10Ce n'est pas moi
00:54:11qui dicte leur conduite
00:54:13aux Françaises
00:54:13et aux Français
00:54:14quand ils se soulèvent.
00:54:15Mais s'ils se soulèvent,
00:54:17je le dis aussi,
00:54:18je le comprendrai parfaitement
00:54:20et je serai à leur côté.
00:54:22Parce qu'il n'est plus possible
00:54:24d'avoir des gens
00:54:25qui travaillent
00:54:26mais qui ne sont pas
00:54:27rémunérés
00:54:28à l'ordre de ce qu'ils font.
00:54:29Ça n'est pas possible.
00:54:30Ça n'est pas possible
00:54:30de dire aux gens
00:54:31l'effort, le mérite,
00:54:34le travail
00:54:34doit être récompensé.
00:54:35Il y a des gens
00:54:36qui ont le mot
00:54:36va leur travail à la bouche
00:54:38toutes les heures de l'année.
00:54:39Et pour autant
00:54:40qui ne font rien
00:54:41pour qu'avoir le travail
00:54:42soit récompensé.
00:54:43C'est une position difficile,
00:54:45Guillaume,
00:54:45parce qu'il faut apparaître
00:54:46aux côtés des Français
00:54:47mais sans avoir l'air
00:54:47de souffler sur les braises sociales.
00:54:49Et puis, j'allais dire,
00:54:50accompagner sans avoir l'air
00:54:51de récupérer non plus.
00:54:53C'est ça aussi
00:54:53sur l'aspect politique.
00:54:54On sait qu'un certain nombre
00:54:55de responsables politiques
00:54:56avaient totalement manqué
00:54:58le premier mouvement
00:54:59des Gilets jaunes
00:54:59parce qu'ils n'avaient pas vu
00:55:00les attentes venir
00:55:01de droite comme de gauche.
00:55:02D'autres l'avaient perçu
00:55:03notamment sur le prix de l'essence.
00:55:04Moi, je me rappelle
00:55:05d'un certain nombre d'élus.
00:55:06Il faut le reconnaître.
00:55:07Par exemple, Laurent Wauquiez
00:55:07qui, plusieurs semaines avant,
00:55:09nous avait dit
00:55:10surveillez les stations-service,
00:55:11faites attention,
00:55:11il y a quelque chose
00:55:12qui est en train de monter.
00:55:13Mais c'est vrai que c'est délicat
00:55:14parce qu'on sent qu'ils se disent
00:55:15on voit que sur les réseaux sociaux
00:55:16il y a quelque chose qui monte.
00:55:17Il ne faut pas
00:55:18qu'on le manque politiquement.
00:55:19Il faut qu'on puisse
00:55:19l'accompagner.
00:55:21Et en même temps,
00:55:21ils ne savent pas du tout
00:55:22quelle ampleur ça va prendre,
00:55:24de quelle nature politique
00:55:25ce sera.
00:55:26Et puis surtout,
00:55:27il y a un rendez-vous
00:55:28électoral cette année.
00:55:29Donc, ils savent
00:55:29qu'ils doivent l'accompagner
00:55:30de propositions concrètes.
00:55:32Ça ne peut pas être
00:55:32que des paroles en l'air.
00:55:33Quelle est votre position
00:55:34du côté du RN,
00:55:35Philippe Ballard,
00:55:35sur ces mouvements
00:55:36qui sont en train d'émerger ?
00:55:37C'est très clair.
00:55:38On comprend ce mouvement.
00:55:39Enfin, je vous ai donné la réponse
00:55:41et les raisons
00:55:42il y a quelques instants.
00:55:43Après, on n'est pas un syndicat,
00:55:44on est un parti politique.
00:55:46Donc, on les soutient.
00:55:47On les soutient moralement.
00:55:49L'histoire ne se répète pas,
00:55:51comme l'on dit.
00:55:51Donc, est-ce que les gilets jaunes,
00:55:54si on parle d'eux,
00:55:55vont descendre sur les ronds-points
00:55:57dans les rues ?
00:55:58Personne n'en sait rien.
00:55:59Mais ce qu'il faut quand même
00:56:00avoir présent à l'esprit,
00:56:01c'est que là, le peuple est tabou.
00:56:03Il n'y a pas que les salariés,
00:56:05les commerçants, les artisans.
00:56:08Franchement, il y a urgence.
00:56:09C'est pour ça qu'on maintient
00:56:11cette proposition.
00:56:11C'est un produit de première nécessité.
00:56:13Donc, on doit baisser,
00:56:15comme d'autres pays d'ailleurs,
00:56:16entre parenthèses,
00:56:17ce qu'on n'a pas encore dit.
00:56:17Mais il y a des pays
00:56:18au sein de l'Union européenne
00:56:19qui ont baissé la fiscalité
00:56:21sur l'énergie.
00:56:21Qui ont plus de marge
00:56:22de manœuvre budgétaire.
00:56:23D'accord, mais nous,
00:56:24on va aller redonner
00:56:28à tous les parlementaires
00:56:29un courrier fin août
00:56:29en nous disant
00:56:30« Faites-moi des propositions,
00:56:32je les étudierai
00:56:32dans le cadre du budget. »
00:56:33On va faire des propositions.
00:56:35Marine Le Pen va les faire.
00:56:37Un budget que vous ne censurerez pas forcément.
00:56:39Vous vous êtes dit ouvert
00:56:40à un mauvais budget.
00:56:42C'est mieux que pas de budget du tout.
00:56:43On va voir s'il y a des dingueries
00:56:45comme les autres années.
00:56:48On en parlera entre nous.
00:56:49C'est une idée rouge ou pas ?
00:56:50Et Marine Le Pen,
00:56:51on en parlera entre nous.
00:56:53On donnera notre avis.
00:56:54Après, parce que vous rebondissez
00:56:55sur la phrase que Marine Le Pen
00:56:56a prononcée au tout cas,
00:56:57c'était samedi.
00:56:58Ce qu'il faut bien comprendre,
00:56:59c'est que si on arrive au pouvoir,
00:57:02avoir une loi spéciale,
00:57:03c'est extrêmement compliqué.
00:57:05Ça oblige à fabriquer un budget
00:57:06durant l'été,
00:57:08à le présenter en septembre, octobre,
00:57:09donc 2027.
00:57:11Et ça serait le budget de cette année.
00:57:12D'accord ?
00:57:12Et dans la foulée,
00:57:13on refait un budget pour 2028.
00:57:16Voilà.
00:57:17Donc, un mauvais budget,
00:57:18si on peut retirer
00:57:19toutes les scories qu'il y a,
00:57:21on peut le faire par décret,
00:57:22par ordonnance, selon le texte,
00:57:23ou on fait un collectif budgétaire
00:57:25au mois de juin,
00:57:26au mois de juillet.
00:57:27Voilà.
00:57:28Mais on va attendre la copie.
00:57:30Pour l'instant, on ne l'a pas.
00:57:30Philippe Charles.
00:57:31Oui, moi, ce que je voulais dire,
00:57:32c'est qu'à l'approche de l'hiver,
00:57:34bon là, on parle beaucoup,
00:57:35beaucoup de carburant,
00:57:36mais il y a derrière le gaz
00:57:38et donc l'électricité.
00:57:41Donc, quand même,
00:57:42pour donner les chiffres,
00:57:43le gaz a dépassé les 70 euros le mégawatt-heure.
00:57:46Il était à 30 euros le mégawatt-heure
00:57:47avant le conflit.
00:57:49On est à 77 euros le mégawatt-heure actuel.
00:57:5177 aujourd'hui.
00:57:51Bon, j'ai dépassé,
00:57:53je n'ai pas eu le temps
00:57:53de regarder les valeurs aujourd'hui,
00:57:55mais enfin, je ne suis pas loin.
00:57:56Mais on rappelle juste
00:57:57qu'il a atteint 350 euros le mégawatt-heure.
00:58:00D'abord, c'était au moment
00:58:00du pic inflationniste.
00:58:01C'est juste pour qu'on ait...
00:58:03Ça n'a pas duré.
00:58:04C'est pour qu'on ait l'échelle des valeurs.
00:58:05Exactement, tout à fait.
00:58:06Et ce qui avait d'ailleurs impliqué...
00:58:07Non, pas 350, 150.
00:58:08350.
00:58:09Si, si, si, si, 350, je vous assure.
00:58:12Et ensuite, effectivement,
00:58:13ça avait eu pour conséquence
00:58:15d'augmenter le prix d'électricité.
00:58:16Et donc, par ricochet,
00:58:17le prix d'électricité,
00:58:18et spécialement dans les pays très gaziers,
00:58:20donc simplement,
00:58:21la semaine dernière,
00:58:22il y a eu des pics
00:58:23du mégawatt-heure électrique
00:58:24à plus de 500 euros
00:58:25en Belgique et en Allemagne.
00:58:26En France, qui est moins dépendante du gaz,
00:58:29fort heureusement,
00:58:29grâce au nucléaire,
00:58:31c'était 250.
00:58:32Mais enfin, ça veut quand même dire
00:58:33qu'à l'approche de l'hiver,
00:58:36avec des demandes de gaz
00:58:38qui vont augmenter,
00:58:39ce n'est pas de très bonne augure.
00:58:40C'est dans ce contexte
00:58:41que la campagne présidentielle
00:58:43se déroule,
00:58:44avec ce week-end,
00:58:45le discours de Marine Le Pen
00:58:48sur ces questions de pouvoir d'achat,
00:58:49entre autres.
00:58:49Et ce matin,
00:58:50il y a une réunion de campagne
00:58:51au siège du parti.
00:58:53Vous vous y trouvez, d'ailleurs,
00:58:54Naoufel El-Kawafi,
00:58:56et tout le monde,
00:58:57ou presque, est venu.
00:59:01Oui, on a perçu, d'ailleurs,
00:59:02Marine Le Pen à arriver tout sourire.
00:59:04On n'a pas encore vu Jordan Bardella.
00:59:06Peut-être qu'il participera
00:59:07à cette réunion en visioconférence.
00:59:09Réunion de campagne,
00:59:10donc, avec au sommaire,
00:59:12au menu, bien évidemment,
00:59:13la campagne,
00:59:14plusieurs thématiques
00:59:15qui seront également abordées
00:59:17et le programme.
00:59:18Alors, c'est une réunion,
00:59:20donc, avec cet objectif,
00:59:22donc, de répondre
00:59:23à ces différentes interrogations,
00:59:25notamment concernant le programme.
00:59:26Objectif, également,
00:59:27afficher une unité retrouvée
00:59:29au sein du Rassemblement national,
00:59:31après, notamment,
00:59:32plusieurs points de désaccord
00:59:33sur le voile,
00:59:34sur l'aide à l'Ukraine,
00:59:35ou encore, et bien sûr,
00:59:36de possibles mésententes
00:59:37au sein du Rassemblement national.
00:59:39Une réunion qui se déroule
00:59:40au lendemain
00:59:41d'un discours de rentrée
00:59:42de Marine Le Pen.
00:59:43ça s'est passé du côté
00:59:44d'Énim-Beaumont
00:59:45dans le Pas-de-Calais.
00:59:46Une réunion face à elle,
00:59:48et bien,
00:59:49un parterre d'élus
00:59:49du Rassemblement national,
00:59:50tout ce studio rangé
00:59:52derrière la candidate RN,
00:59:54avec, donc,
00:59:55cette réunion
00:59:56qui était très attendue
00:59:57pour lancer, donc,
00:59:58cette campagne
00:59:59de manière officielle.
01:00:00Et l'objectif,
01:00:01et bien,
01:00:01du Rassemblement national,
01:00:02c'est ce retour
01:00:03aux fondamentaux,
01:00:05avec, notamment,
01:00:05une priorité nationale
01:00:07qui a largement été
01:00:08mise en avant.
01:00:09Marine Le Pen,
01:00:09qui est toujours à l'heure,
01:00:10on se parle largement
01:00:11en tête des sondages,
01:00:12avec, malgré tout,
01:00:13un léger recul à noter.
01:00:15C'est dans le sondage
01:00:16d'Aris Interactif
01:00:17pour RTL M6,
01:00:18où elle recueille,
01:00:19malgré tout,
01:00:20entre 33 et 36% des voix,
01:00:22ce qui est très important,
01:00:23et ce qui la place
01:00:24toujours, malgré tout,
01:00:25très loin devant
01:00:26ses concurrents.
01:00:28La priorité nationale
01:00:29remise au cœur
01:00:30du discours du RN.
01:00:32Merci beaucoup,
01:00:33Naoufel.
01:00:33Pierre Ouzulias,
01:00:34est-ce que le RN
01:00:35est en train de revenir
01:00:35à ses fondamentaux ?
01:00:36Bien sûr,
01:00:37il ne les a jamais quittés.
01:00:38Moi, je dirais même plus
01:00:40la préférence nationale,
01:00:42c'est ce que Pétain
01:00:43a mis en place en 1940,
01:00:45en distinguant clairement
01:00:48les Français,
01:00:49les bons Français,
01:00:50ceux qui avaient des racines,
01:00:52des Juifs
01:00:53qui n'étaient que
01:00:53des Français de papier.
01:00:54Et on retrouve
01:00:55ce même discours.
01:00:56Après, moi,
01:00:57je vais vous demander,
01:00:58alors j'ai compris
01:00:59que sur le logement,
01:01:00on mettra à la porte
01:01:01des logements sociaux
01:01:02tous ceux
01:01:02qui ne sont pas Français.
01:01:04Donc, l'infirmière
01:01:05qui me soigne
01:01:05à l'hôpital,
01:01:07qui est roumaine
01:01:07et qui est bulgare,
01:01:09elle continue à travailler
01:01:10à l'hôpital,
01:01:10mais on la met à la porte
01:01:11de son logement social.
01:01:13Est-ce que vraiment,
01:01:15aujourd'hui,
01:01:16ça, ça va dans le sens
01:01:16de l'intérêt des Français ?
01:01:17Alors, réponse Philippe Ballard.
01:01:19Monsieur le vice-président du Sénat,
01:01:21parce que je ne crois pas
01:01:21que vous êtes vice-président
01:01:22du Sénat,
01:01:23moi, je vous rappellerai
01:01:24que la gauche,
01:01:25notamment le Front populaire,
01:01:26a mis en place
01:01:27la priorité nationale également.
01:01:28Moi, je me rappelle
01:01:29des phrases de Georges Marchais
01:01:30dans les années 80
01:01:31sur l'immigration.
01:01:33Je me rappelle
01:01:33de ce qui s'est passé
01:01:34dans le Val-de-Marne.
01:01:35On a détruit
01:01:36des logements
01:01:37occupés par les immigrés,
01:01:39des municipalités communistes
01:01:40avec des bulldozers.
01:01:41Donc, voilà,
01:01:42ça resitue un petit peu
01:01:42les choses.
01:01:43Non, mais la priorité nationale,
01:01:46il y a des dizaines
01:01:47de pays dans le monde
01:01:47qui l'accordent.
01:01:48Donc là,
01:01:49on l'accorde
01:01:49dans le logement.
01:01:51Voilà.
01:01:52Quand on est français,
01:01:53on a un accès
01:01:55prioritaire au logement.
01:01:56C'est anti-constitutionnel.
01:01:57Oui, mais justement,
01:01:57c'est bien pour ça
01:01:58qu'on fera un référendum
01:01:59sur l'immigration
01:02:00pour changer la Constitution
01:02:02avec des questions
01:02:03extrêmement précises
01:02:04sur le droit du sol,
01:02:05sur le regroupement familial,
01:02:07sur la priorité nationale.
01:02:08Donc, ça sera carré.
01:02:09On se mettra à l'abri
01:02:10de toutes les jurisprudences
01:02:11qui peuvent nous arriver
01:02:12de la courbe
01:02:13de justice de l'Union européenne
01:02:15ou du Conseil constitutionnel.
01:02:17Vous êtes dans la même logique.
01:02:18Oui,
01:02:18que le Front Populaire
01:02:20en 1936,
01:02:21que tous les gouvernements
01:02:22de gauche
01:02:23relisaient vos classiques
01:02:24ou que ce que
01:02:26Georges Marchais
01:02:27préconisait
01:02:27dans les années 80.
01:02:28Allez,
01:02:29dans quelques instants,
01:02:30direction l'Iran
01:02:30parce qu'on va vous montrer
01:02:31ce sauvetage.
01:02:32Vous vous souvenez
01:02:33de ce pilote qui a été récupéré
01:02:34par l'armée américaine
01:02:35au début du mois d'avril.
01:02:36Il s'est exprimé
01:02:37à la télévision américaine.
01:02:38Il a raconté
01:02:38ce qu'il a vécu
01:02:39et vous allez voir
01:02:39que c'est absolument stupéfiant.
01:02:42A tout de suite.
01:02:43Dans quelques instants,
01:02:44le témoignage stupéfiant
01:02:45du pilote américain
01:02:46qui avait été récupéré
01:02:47en Iran.
01:02:48Mais d'abord,
01:02:50cette vidéo
01:02:51direction Carcassonne
01:02:53avec une vidéo
01:02:54qui semble impliquer
01:02:57un policier
01:02:58lors d'une scène
01:02:59relativement violente.
01:03:00regarde.
01:03:12Alors,
01:03:13c'est à Carcassonne
01:03:13que ça se passe.
01:03:14Carcassonne,
01:03:15on vous en a déjà parlé
01:03:16il y a plusieurs jours
01:03:16pour autre chose,
01:03:17pour des propos racistes
01:03:19qui étaient tenus
01:03:20par un policier municipal.
01:03:21Ici,
01:03:21c'est un autre événement.
01:03:22Mélanie Vécu,
01:03:23vous nous avez rejoint.
01:03:24Expliquez-nous précisément
01:03:25ce qu'on voit
01:03:25sur cette vidéo
01:03:27et ce qu'on peut en dire.
01:03:28Alors,
01:03:29cette scène,
01:03:29elle se passe le 21 juin
01:03:31dernier en marge
01:03:32de la fête de la musique.
01:03:33Elle se passe
01:03:34dans les rues de Carcassonne.
01:03:35On y voit,
01:03:36et vous l'avez vu avec nous,
01:03:39plusieurs policiers municipaux
01:03:40et un policier national
01:03:43qui jette,
01:03:44qui projette
01:03:44un homme au sol.
01:03:46C'est le policier national
01:03:47qui projette l'homme.
01:03:48C'est le policier national,
01:03:48tout à fait,
01:03:49qui jette
01:03:49et qui projette
01:03:50même ce jeune au sol.
01:03:54On ne sait pas
01:03:55dans quel état
01:03:55se trouve actuellement
01:03:58cette personne,
01:03:59ce jeune.
01:04:00En tout cas,
01:04:00sur la vidéo,
01:04:02il ne semble pas
01:04:03se relever.
01:04:04À la suite
01:04:05de ces images,
01:04:06le bureau de déontologie
01:04:07du commissariat de Carcassonne
01:04:09a décidé d'ouvrir
01:04:10une enquête administrative.
01:04:12Ça veut dire que
01:04:13lorsqu'un policier
01:04:14est mis en cause
01:04:15pour des faits
01:04:16dans le cadre
01:04:16de son travail
01:04:17ou dans le cadre
01:04:18de sa vie privée,
01:04:19le parquet va décider
01:04:21quel est le service
01:04:22enquêteur pour des faits
01:04:23les plus graves.
01:04:24Ça peut être l'IGPN,
01:04:25la police des polices,
01:04:26mais dans 90% des cas,
01:04:28ce sont des cellules
01:04:29de déontologie
01:04:30qui se trouvent
01:04:30dans des commissariats
01:04:32et ces cellules
01:04:33sont saisies justement
01:04:34pour donner
01:04:35un avis administratif
01:04:37et peut-être
01:04:38proposer
01:04:39des sanctions.
01:04:41Le parquet
01:04:42de Carcassonne,
01:04:43on ne sait pas
01:04:43si à l'heure
01:04:44où l'on se parle,
01:04:45a ouvert une enquête
01:04:46sur ces faits,
01:04:47mais en tout cas,
01:04:48ce que l'on sait,
01:04:48c'est que la procureure
01:04:49doit communiquer
01:04:50dans la matinée.
01:04:51– Et on aura donc
01:04:52davantage de précisions
01:04:53dans les heures qui viennent.
01:04:55Vous suivez l'évolution
01:04:56de ce dossier
01:04:57avec le service
01:04:57police-justice
01:04:58de BFM TV.
01:04:58Merci beaucoup,
01:04:59Mélanie.
01:05:00Une autre image
01:05:01qu'on voulait vous montrer
01:05:02ce matin,
01:05:02c'est l'image
01:05:03de la récupération
01:05:04du pilote
01:05:05qui s'était éjecté
01:05:06en territoire iranien.
01:05:07Vous vous en souvenez
01:05:08forcément.
01:05:09Et il avait survécu
01:05:10pendant pratiquement
01:05:11deux jours.
01:05:12Eh bien,
01:05:13des images
01:05:14de ce sauvetage,
01:05:15alors infrarouge
01:05:15parce que c'est la nuit
01:05:16que ça s'est passé,
01:05:17ont été diffusées
01:05:18dans l'émission 60 minutes
01:05:19sur CBS
01:05:20et le pilote
01:05:22s'est exprimé.
01:05:24Alors,
01:05:24ce sont des images,
01:05:25c'est difficile, Patrick,
01:05:25de distinguer bien
01:05:26exactement les choses,
01:05:28mais on voit
01:05:29à un moment
01:05:30assez nettement
01:05:30deux hommes
01:05:31de commandos américains
01:05:33qui viennent
01:05:34et on voit ici
01:05:35l'hélicoptère
01:05:36qui atterrit.
01:05:37deux hommes,
01:05:38c'est-à-dire
01:05:38une toute petite partie
01:05:40du dispositif
01:05:41immense.
01:05:41Qui était colossal.
01:05:42Ne serait-ce que
01:05:43vraiment ce qu'on va appeler
01:05:45les commandos de l'air,
01:05:46mais le général Chollet
01:05:46me contredira sans doute.
01:05:47On voit ici
01:05:48les deux qui viennent récupérer.
01:05:49Ils sont 90 au sol,
01:05:51c'est-à-dire qu'ils ont dû
01:05:52être amenés
01:05:53en plein territoire ennemi,
01:05:55mais tout ça
01:05:56au cœur
01:05:56d'une immense opération
01:05:57qui allait de l'anglais,
01:05:59la CIA,
01:05:59avec son opération
01:06:00des informations,
01:06:01à véritablement
01:06:02ces équipes
01:06:03de search and rescue,
01:06:05de récupération,
01:06:05de sauvetage
01:06:06en zone de combat.
01:06:08Mais vraiment,
01:06:09c'est en plusieurs phases
01:06:09que ça se passe.
01:06:10D'abord au mois d'avril,
01:06:11ce missile sol-air portable
01:06:13qui touche un F-15,
01:06:15un F-15 bi-place,
01:06:16il y a la double éjection,
01:06:188 km de distance
01:06:19entre le pilote
01:06:20et son navigateur.
01:06:21Et là,
01:06:22celui qu'on entend,
01:06:22c'est le navigateur
01:06:23quelques mois après
01:06:24qui répond à 60 minutes.
01:06:25Il tombe quasiment à pic.
01:06:28Pourquoi ?
01:06:28Parce qu'avec le missile sol-air,
01:06:32son parachute
01:06:33va être largement abîmé.
01:06:35et il explique justement
01:06:36comment ça se passe,
01:06:37à quelle vitesse
01:06:38il va descendre.
01:06:38Et on l'écoute.
01:06:42Ce jour-là,
01:06:43c'était un jour
01:06:44comme les autres
01:06:44dans la guerre pour nous,
01:06:45jusqu'au moment
01:06:46où nous avons été touchés
01:06:47par une armée iranienne.
01:06:48Je serai reconnaissant
01:06:49jusqu'à mon dernier jour
01:06:50envers mon pilote
01:06:51et coéquipier
01:06:51qui nous a sauvé la vie
01:06:52en nous éjectant.
01:06:54Mon parachute
01:06:54avait été endommagé
01:06:55lors de l'attaque initiale.
01:06:57À un moment donné,
01:06:57j'ai levé les yeux
01:06:58et j'ai vu
01:06:59qu'il n'y avait pas de parachute.
01:07:00C'était la chose
01:07:01la plus terrifiante
01:07:02que j'ai jamais vue.
01:07:03Je n'étais pas concentré
01:07:04sur la vitesse
01:07:05à laquelle je tombais.
01:07:06Les experts pensent
01:07:07que j'ai percuté le sol
01:07:08à une vitesse
01:07:09comprise entre 110
01:07:10et 160 km par heure.
01:07:16Et l'ancien directeur
01:07:18des opérations
01:07:19du renseignement militaire
01:07:20est effectivement avec nous
01:07:21pour nous aider
01:07:21à comprendre
01:07:21ce qui s'est passé
01:07:22et éclairer les conditions
01:07:24de ce témoignage
01:07:25et de cette survie.
01:07:26D'abord,
01:07:27c'est miraculeux
01:07:28qu'il soit encore là
01:07:29pour en parler.
01:07:30Alors,
01:07:30il est brisé de partout,
01:07:31mais il est vivant.
01:07:33Et c'est là,
01:07:33toute la performance
01:07:34de ce colonel
01:07:36de l'US Air Force
01:07:36s'est blessé.
01:07:38Il a réussi quand même
01:07:39à parcourir une distance
01:07:41a priori significative,
01:07:43de se dissimuler,
01:07:44de cacher
01:07:44pendant 2-3 jours,
01:07:45je ne sais plus
01:07:46combien de temps
01:07:46ça a duré.
01:07:4750 heures.
01:07:47Et puis ensuite,
01:07:48de remonter,
01:07:49parce que comme disait
01:07:50à l'instant Patrick,
01:07:51ces images,
01:07:51elles montrent effectivement
01:07:52deux opérateurs,
01:07:54probablement des forces spéciales
01:07:55qui ont été de chercher.
01:07:56Mais on voit aussi
01:07:58la géographie
01:07:59qui fait qu'il le dit
01:08:00dans ses témoignages,
01:08:00il est entouré de falaises,
01:08:02donc il a dû
01:08:02non seulement marcher,
01:08:03mais en plus grimper.
01:08:04Et c'est extrêmement,
01:08:06extrêmement impressionnant.
01:08:07La deuxième chose,
01:08:08c'est que comme l'a dit Patrick,
01:08:09ces deux commandos
01:08:10qu'on voit là,
01:08:11c'était une infime partie
01:08:14d'un dispositif
01:08:14qui comprenait
01:08:15plus de 100 appareils,
01:08:16plus de 100 avions,
01:08:17qui comprenait
01:08:18plusieurs dizaines
01:08:19d'opérateurs,
01:08:20au fin fond,
01:08:21du moins,
01:08:22dans la profondeur iranienne.
01:08:24Oui, encore une fois,
01:08:25ce sont des missions
01:08:26extrêmement compliquées,
01:08:27peut-être les plus,
01:08:28parmi les plus difficiles
01:08:30pour des planificateurs aériens.
01:08:33C'est ce qu'on appelle
01:08:34la RESCO,
01:08:35c'est le secours
01:08:36dans le combat.
01:08:37Les équipages
01:08:38sont préparés,
01:08:40sont entraînés
01:08:41pour cela
01:08:41et les opérateurs
01:08:43répondent à des opérateurs
01:08:44qui vont les chercher,
01:08:45répondent à des procédures
01:08:46extrêmement carrées
01:08:48qui sont répétées.
01:08:49Et voilà,
01:08:51c'est absolument prodigieux.
01:08:52J'ai souvenir aussi
01:08:53que sur ce plateau,
01:08:54on avait mentionné
01:08:54le fait
01:08:54qu'ils avaient fait appel
01:08:56à un système
01:08:57de surveillance
01:08:58du spectre électromagnétique
01:09:00pour aller chercher
01:09:00les pulsations
01:09:03cardiaques
01:09:03du pilote
01:09:04et pour essayer
01:09:05de le localiser
01:09:06parce que malheureusement,
01:09:07sa balise GPS
01:09:09était vraisemblablement
01:09:09soit en place
01:09:10ou soit brouillée.
01:09:11Ils étaient capables
01:09:11aux Etats-Unis
01:09:12d'entendre le cœur
01:09:13du pilote.
01:09:14Ils avaient en fait
01:09:14dans le spectre,
01:09:15ils avaient isolé
01:09:17tous les signaux
01:09:17sauf celui correspondant
01:09:19au battement
01:09:20du cœur d'un homme.
01:09:21Et heureusement,
01:09:22la zone est désertique,
01:09:24c'est-à-dire que
01:09:24s'il y avait eu
01:09:24plein de bondes,
01:09:25ceux qui fonctionnent
01:09:26entre 60 et 90 pulsations
01:09:28minutes,
01:09:29ils auraient été
01:09:29trop nombreux.
01:09:30Là, en l'occurrence,
01:09:31comme il était dans une zone
01:09:33extrêmement désertique,
01:09:36surveiller le spectre
01:09:37et trouver cette fréquence
01:09:38qui correspond
01:09:38à la pulsation
01:09:39d'un homme
01:09:40a permis
01:09:41de le localiser précisément.
01:09:42Et ensuite,
01:09:43il arrive donc au sol,
01:09:44il survit par miracle
01:09:45et malgré son état,
01:09:47bien qu'il soit blessé
01:09:49gravement,
01:09:50il n'a qu'une idée
01:09:50en tête,
01:09:50c'est de se cacher
01:09:51le plus vite possible.
01:09:55Il faisait sombre
01:09:56et au cœur de l'Iran,
01:09:57là où nous étions,
01:09:58il y a de hautes
01:09:58vallées désertiques
01:09:59mais aussi d'impressionnantes
01:10:01de vallées escarpées.
01:10:04Je me suis donc retrouvé
01:10:05dans l'une de ces vallées
01:10:06avec des falaises
01:10:07de chaque côté.
01:10:10Dès que j'ai trouvé
01:10:11un endroit
01:10:12qui, selon moi,
01:10:12me permettait
01:10:13de rester dissimulé,
01:10:14j'ai commencé
01:10:15à travailler
01:10:15pour établir
01:10:16une communication.
01:10:18Alors,
01:10:19vous dites
01:10:19Général Cholet,
01:10:20ils sont entraînés,
01:10:21ils sont préparés,
01:10:22c'est ce qu'il dit d'ailleurs,
01:10:22j'ai commencé à travailler
01:10:23pour établir une communication.
01:10:24Concrètement,
01:10:25à votre avis,
01:10:26qu'a-t-il pu se passer
01:10:27pour qu'il arrive
01:10:27à communiquer
01:10:28avec son commandement ?
01:10:30Alors,
01:10:30tous les pilotes,
01:10:31lorsqu'il y a
01:10:32une séquence d'éjection,
01:10:34vous partez
01:10:34avec un pactage
01:10:35de survie
01:10:36qui est sous vos fesses
01:10:37dans l'avion
01:10:37et qui,
01:10:38lorsque vous éjectez,
01:10:39ce pactage,
01:10:41il tombe avec vous.
01:10:42Alors là,
01:10:43en plus,
01:10:43il est tombé
01:10:44à une très grande vitesse
01:10:44donc je ne sais pas
01:10:45dans quel état
01:10:46est arrivé son pactage.
01:10:47Pactage qui vous permet,
01:10:48une,
01:10:49de survivre,
01:10:50vous avez de l'eau,
01:10:50vous avez des produits
01:10:52lyophilisés,
01:10:53vous avez un système
01:10:54de localisation,
01:10:56de communication.
01:10:58Alors,
01:10:58est-ce que,
01:10:59encore une fois,
01:11:00son GPS fonctionnait
01:11:01ou est-ce que la géographie,
01:11:02le fait qu'il était
01:11:03entouré de profondes,
01:11:05il était au fond
01:11:05d'une vallée,
01:11:06d'après ce qu'il dit,
01:11:07faisait que son signal
01:11:09de télécommunication
01:11:10ne fonctionnait pas ?
01:11:11Vous imaginez,
01:11:11il fallait vraiment
01:11:12être à la verticale
01:11:13pour essayer
01:11:13de prendre cette connexion.
01:11:16Et puis,
01:11:18vous avez des systèmes
01:11:19qui vous permettent,
01:11:20soit par stroboscope,
01:11:22soit par miroir ou autre,
01:11:23d'avoir des systèmes
01:11:24qui vous permettent
01:11:25d'être repérés.
01:11:27Mais la nuit,
01:11:27le miroir,
01:11:28ça ne marche pas,
01:11:28le stroboscope,
01:11:29ça peut marcher.
01:11:31Encore une fois,
01:11:32la balise GPS fonctionnait,
01:11:34ne fonctionnait pas.
01:11:35La recherche,
01:11:36par les moyens
01:11:37que je vous ai évoqués,
01:11:39a permis de localiser précisément.
01:11:42Encore une fois,
01:11:44c'est un des entraînements
01:11:47fondamentaux
01:11:47des pilotes de chasse.
01:11:49Ils savent,
01:11:49lorsqu'ils s'éjectent
01:11:51en territoire ennemi,
01:11:52quelles sont les procédures
01:11:53à respecter.
01:11:53Et encore une fois,
01:11:55c'est répété
01:11:56avec l'effort spécial.
01:11:57En France,
01:11:58ce sont les commandos
01:11:59parachutistes de l'air
01:12:00et l'escadron d'hélicoptères,
01:12:04dont j'oublie,
01:12:05les Pyrénées,
01:12:06l'escadron Pyrénées
01:12:07qui est équipé
01:12:07des hélicoptères
01:12:09dédiés à cela.
01:12:11Je fais une petite parenthèse,
01:12:12Sophie Adnaud,
01:12:13notre spationaune,
01:12:14était une pilote
01:12:15de ce type d'unité.
01:12:18Alors,
01:12:18il va réussir
01:12:19à se cacher
01:12:19jusqu'à ce qu'enfin,
01:12:20le commando arrive
01:12:21et le récupère.
01:12:23Regardez.
01:12:24Dès que j'ai trouvé
01:12:29un endroit
01:12:30un petit peu caché,
01:12:31j'ai commencé
01:12:32à chercher
01:12:32un moyen de communiquer.
01:12:33Quand j'ai eu un moment
01:12:34pour faire le point
01:12:35et réfléchir
01:12:36à tout ce que j'avais traversé,
01:12:37j'ai envoyé
01:12:38« Dieu est bon »
01:12:39en signe de reconnaissance
01:12:40pour tout ce qu'il m'avait permis
01:12:41de surmonter.
01:12:42L'instant où un sauveteur
01:12:43est apparu sur cette crête
01:12:45a été l'un des plus beaux
01:12:46moments de ma vie.
01:12:47Je ne saurais le dire
01:12:48plus clairement
01:12:48qu'en disant
01:12:49« Merci,
01:12:50merci pour tout ce qu'ils ont fait ».
01:12:52Et je ne sais pas
01:12:53comment dire
01:12:53plus clairement
01:12:54que « Merci
01:12:56pour tout ce qu'ils ont fait ».
01:12:58Alors c'est vraiment
01:12:59évidemment très important
01:13:00pour lui,
01:13:00mais aussi
01:13:01Jérôme Pelliste-Fondi
01:13:03pour l'armée américaine
01:13:04qui illustre ici
01:13:06ce mantra
01:13:07qui est « On ne laisse
01:13:07jamais personne derrière ».
01:13:08Oui, et souvenez-vous
01:13:09on a passé ici en plateau
01:13:1250 heures
01:13:13à commenter
01:13:14le peu d'informations
01:13:16et il faut bien comprendre
01:13:17qu'en fait
01:13:18c'était
01:13:19un moment capital
01:13:21pour les États-Unis
01:13:23et notamment
01:13:23pour Donald Trump.
01:13:24C'est-à-dire que
01:13:24là,
01:13:26cette séquence
01:13:27finit bien
01:13:28puisque
01:13:28le pilote
01:13:30et son navigateur
01:13:31sont exfiltrés,
01:13:32mais il fallait
01:13:33imaginer le scénario
01:13:35inverse
01:13:35où par exemple
01:13:36il aurait été capturé
01:13:37parce que pendant
01:13:38que là,
01:13:39on parle des équipes
01:13:40de commandos américains
01:13:42qui vont en recherche,
01:13:43il y avait
01:13:44des centaines
01:13:45d'Iraniens
01:13:46qui étaient
01:13:47donc il y a
01:13:48une course de vitesse
01:13:48et s'ils avaient été capturés,
01:13:50vous imaginez
01:13:50que le cours de la guerre
01:13:51aurait basculé
01:13:54sans savoir
01:13:55vers quoi on allait.
01:13:55Un mot sur le contexte
01:13:56de cette vidéo
01:13:57et de cette interview
01:13:58Patrick Sos
01:13:58parce qu'il répond
01:14:01à cette interview
01:14:02semble-t-il
01:14:03un peu contraint
01:14:03et forcé
01:14:04par le gouvernement américain.
01:14:05C'est une conjonction
01:14:06de volonté
01:14:06parce qu'effectivement
01:14:07je vous vois venir
01:14:08et factuellement
01:14:09on n'est pas loin
01:14:09d'être dans la réalité
01:14:10avec quasiment une commande
01:14:12du secrétaire à la guerre
01:14:13Pete Exet
01:14:14de mettre en avant
01:14:15ses héros américains.
01:14:16Mais on est aussi
01:14:17dans 60 minutes
01:14:18qui a connu
01:14:19un profond remaniement
01:14:20de ses équipes
01:14:21qui se lançait
01:14:22dans sa 58ème édition,
01:14:24c'est l'émission
01:14:25de rentrée
01:14:25et c'est la plus grande
01:14:26émission de reportage
01:14:28et d'interview
01:14:29des Etats-Unis.
01:14:30Donc il y avait l'envie
01:14:31évidemment,
01:14:32tout le monde
01:14:32voulait entendre
01:14:33ce témoignage,
01:14:34CBS l'a obtenu,
01:14:35c'était absolument
01:14:37acquis d'avance
01:14:38mais c'est vrai
01:14:39que vous avez
01:14:39dans cette émission
01:14:40à la fois le témoignage
01:14:41du pilote
01:14:42mais vous avez aussi
01:14:43une interview
01:14:43d'Anne Cain,
01:14:45le chef d'état-major
01:14:45des armées
01:14:46et Pete Exet
01:14:47qui vient enrober
01:14:48le tout.
01:14:49Ça s'est bien terminé
01:14:50mais comme le disait
01:14:51Jérôme,
01:14:51si on avait été
01:14:52dans un autre scénario,
01:14:54celui d'une capture
01:14:55ou de la mort
01:14:55des pilotes,
01:14:57on n'en serait sans doute
01:14:57pas là,
01:14:58y compris dans le conflit
01:14:59en général.
01:15:00Voilà pour le front iranien
01:15:01mais il y a aussi
01:15:01le front ukrainien
01:15:02évidemment sur lequel
01:15:03on voulait s'arrêter
01:15:05ce matin
01:15:05parce que vous savez
01:15:06qu'un nouveau cap
01:15:07a été franchi ce week-end,
01:15:09un train a été frappé
01:15:10par les russes
01:15:11alors qu'il se trouvait
01:15:12à quelques encablures
01:15:13seulement de la frontière polonaise.
01:15:15Notre équipe sur place,
01:15:16Jérémy Peri,
01:15:17Juan Palencia
01:15:17nous donne
01:15:18les dernières infos
01:15:19et les réactions.
01:15:20Non absolument,
01:15:21hier le drone
01:15:22a frappé la locomotive
01:15:23d'un train
01:15:24qui était suité
01:15:24à moins de 2 km
01:15:26de la frontière
01:15:27entre l'Ukraine
01:15:27et la Pologne
01:15:28et selon les chemins
01:15:29de fer ukrainiens,
01:15:30ce drone
01:15:30devait vraisemblablement
01:15:32viser le train précédent
01:15:33dans lequel il y avait
01:15:34Boris Johnson
01:15:34et d'autres conseillers européens.
01:15:37Les chemins de fer ukrainiens
01:15:38qui expliquent aussi
01:15:39qu'un train avait été touché
01:15:4124 heures avant
01:15:42sur cette même route.
01:15:43Il y a évidemment
01:15:43des conséquences majeures
01:15:45et bien c'est que
01:15:45les trains sont arrêtés
01:15:47dès qu'il y a des alertes
01:15:48et que ça provoque
01:15:49d'importants retards
01:15:50sur le réseau ferait ukrainien.
01:15:51Ce matin,
01:15:51il y a près de 4 heures
01:15:52de retard ici
01:15:53pour aller en Pologne
01:15:54ou pour venir de Pologne.
01:15:55L'objectif est de terroriser
01:15:57la population
01:15:57donc de la paralyser
01:15:58puisqu'il frappe aussi
01:15:59des stations-service.
01:16:00Et puis il y a un autre aspect,
01:16:01c'est de mettre la pression
01:16:03sur les pays de l'OTAN
01:16:03et l'Union européenne
01:16:04puisque la Pologne
01:16:05est membre de l'Union européenne
01:16:07et de l'OTAN
01:16:08et le Premier ministre
01:16:09Donald Tux
01:16:10expliquait que ce n'était
01:16:11que le début
01:16:12et qu'il fallait s'attendre
01:16:13à d'autres provocations
01:16:14dans les prochains mois.
01:16:16Et nous sommes ici
01:16:17en plateau
01:16:17avec quelqu'un
01:16:18qui revient tout juste
01:16:19d'Ukraine.
01:16:19C'est vous,
01:16:20Pierre-Alexandre Anglade,
01:16:21monsieur le député
01:16:22Ensemble pour la République.
01:16:23Alors vous êtes allé
01:16:248 fois déjà en Ukraine
01:16:25depuis le début de la guerre
01:16:26et vous avez pris
01:16:27un train,
01:16:28alors pas celui-là
01:16:29mais dans des conditions
01:16:30assez similaires.
01:16:31Il y a combien de temps ?
01:16:32Il y a 48 heures.
01:16:33Alors c'était donc 24 heures
01:16:34avant ces frappes.
01:16:36On imagine que
01:16:37quand vous l'avez appris,
01:16:38ça a dû vous faire froid
01:16:39dans le dos.
01:16:40Écoutez,
01:16:41ce qui fait froid dans le dos
01:16:42c'est ce qui se passe
01:16:42aujourd'hui en Ukraine
01:16:43avec l'intensification
01:16:44des frappes russes
01:16:45sur l'arrière,
01:16:46sur les cibles civiles.
01:16:48Et notamment sur les trains.
01:16:49Ça c'est nous.
01:16:49Et sur les trains en particulier
01:16:50parce que les trains
01:16:51c'est ce qui permet
01:16:51à la société ukrainienne
01:16:52de tenir,
01:16:53c'est ce qui permet
01:16:53à toute la population
01:16:55de continuer à se déplacer
01:16:56de Kiev à Odessa
01:16:57en passant par Liv
01:16:58jusqu'à Kharkiv.
01:16:59En tout cas,
01:16:59c'est ce qui organise
01:17:00encore la société
01:17:01et qui est un élément important
01:17:04de ciment
01:17:04de cette société ukrainienne
01:17:06et de résilience
01:17:06de cette dignité
01:17:08qu'on valorise tous
01:17:09les uns et les autres
01:17:10depuis maintenant
01:17:11près de 5 ans
01:17:12et donc en frappant
01:17:15le chemin de fer ukrainien,
01:17:16les trains ukrainiens,
01:17:18la Russie évidemment
01:17:19essaye de faire peur
01:17:20à la population,
01:17:20de terroriser la population.
01:17:22Mais pas seulement
01:17:22la population
01:17:23parce qu'il y a aussi
01:17:24des personnalités
01:17:25qui étaient donc pas très loin
01:17:26dans un autre train.
01:17:27Il faut faire peur
01:17:28aux visiteurs étrangers.
01:17:29Bien sûr,
01:17:29de déstabiliser
01:17:30la société ukrainienne
01:17:31dans son ensemble
01:17:31et puis aussi
01:17:32d'envoyer un message
01:17:33aux Européens
01:17:34parce que le train
01:17:35qui aurait été
01:17:37ciblé,
01:17:38en tout cas sur le créneau
01:17:39au moment où cela s'est passé,
01:17:41cela correspondait
01:17:42à peu près au moment
01:17:43où un train
01:17:43rempli de diplomates,
01:17:45de responsables politiques,
01:17:47de responsables militaires
01:17:48européens revenaient de Kiev
01:17:49parce qu'il y avait
01:17:50le week-end passé
01:17:51à Kiev
01:17:52un important forum
01:17:52qui s'appelle
01:17:53le Yes Forum
01:17:53qui rassemble
01:17:54beaucoup de décideurs
01:17:55politiques européens
01:17:56et américains
01:17:57et internationaux
01:17:58en général
01:17:58et tout le monde
01:17:59connaît ce train
01:18:00et tout le monde
01:18:00connaît ce point de passage.
01:18:01Vous avez cité le fait
01:18:03que j'y avais été souvent
01:18:03en Ukraine
01:18:04et effectivement
01:18:04lorsque l'on se rend en Ukraine
01:18:05on passe quasi systématiquement
01:18:07par ce point de passage
01:18:08à d'autres routes
01:18:09plus au sud
01:18:09mais en tout cas
01:18:10c'est un point de passage important
01:18:11et donc quand la Russie
01:18:14cible cet endroit précisément
01:18:16elle le fait délibérément
01:18:17et c'est un moyen
01:18:18d'intimider
01:18:19les Européens
01:18:20et les Occidentaux.
01:18:21Et c'est un moyen aussi
01:18:22Général Cholet
01:18:22de provoquer l'OTAN
01:18:23de tester l'OTAN
01:18:24parce qu'on est donc
01:18:25à quelques centaines de mètres
01:18:26du territoire otanien.
01:18:28Oui mais on est à l'intérieur
01:18:29de l'Ukraine
01:18:29et on dit 2 kilomètres
01:18:31à l'intérieur de la frontière
01:18:33d'un point de vue
01:18:34strictement militaire
01:18:35et moi j'ai été confronté
01:18:36à ça en Irak
01:18:37et en Syrie.
01:18:38Une des missions
01:18:39les plus importantes
01:18:40des planificateurs
01:18:41c'était de bloquer
01:18:42les flux
01:18:42les flux d'arrivée
01:18:44de combattants
01:18:44de Daesh
01:18:45les flux financiers
01:18:47les flux pétroliers
01:18:48etc.
01:18:50Et l'idée de manœuvre
01:18:51c'était de casser
01:18:52les voies d'accès
01:18:54qu'elles soient ferroviaires
01:18:55qu'elles soient routières
01:18:56ou autres.
01:18:57Donc d'un point de vue
01:18:57strictement militaire
01:18:58j'allais dire
01:18:59attaquer des voies ferrées
01:19:01ça fait partie des plans.
01:19:02Là en revanche
01:19:03force est de constater
01:19:04que jamais nous
01:19:06on n'aurait osé
01:19:07attaquer
01:19:07une gare
01:19:09à la frontière
01:19:09entre la Syrie
01:19:10et la Turquie
01:19:12parce qu'on ne voulait pas
01:19:13encore une fois
01:19:13s'engager
01:19:14dans une spirale
01:19:15qui amènerait
01:19:17la Turquie
01:19:17à réagir.
01:19:18Là les Russes
01:19:18ont pris délibérément
01:19:20le choix
01:19:20d'aller attaquer
01:19:22une voie ferrée
01:19:23qui sert
01:19:24effectivement
01:19:24à la visite
01:19:25de personnalités
01:19:25mais qui sert
01:19:26sans doute aussi
01:19:27à l'approvisionnement
01:19:29en armes
01:19:29en munitions
01:19:30et autres
01:19:30et là ils ont délibérément
01:19:32choisi d'aller taper
01:19:33à l'endroit
01:19:33le plus proche
01:19:34de la frontière
01:19:35avec un pays
01:19:37de l'OTAN
01:19:37et donc effectivement
01:19:39il y a quand même
01:19:39une escalade
01:19:40outre le fait
01:19:41qu'avec le Yes Forum
01:19:42ils savaient
01:19:43qu'actuellement
01:19:44il y aurait un impact
01:19:45beaucoup plus important
01:19:46que les autres jours
01:19:47et puis ensuite
01:19:48effectivement
01:19:48plutôt que d'aller taper
01:19:49un pont ferroviaire
01:19:51qui serait
01:19:51à l'intérieur
01:19:52des terres ukrainiennes
01:19:54et qui immobiliserait
01:19:56effectivement
01:19:56le flux
01:19:57d'approvisionnement
01:19:58ils ont choisi
01:19:59d'aller taper
01:19:59le plus près
01:20:00de la frontière
01:20:02donc d'un point de vue
01:20:03technique militaire
01:20:04j'allais dire
01:20:05frapper
01:20:05les voies d'approvisionnement
01:20:07de son adversaire
01:20:08j'allais dire
01:20:08c'est presque normal
01:20:09aller le taper
01:20:10à la frontière
01:20:11avec la Pologne
01:20:12il y a délibérément
01:20:13un message politique
01:20:14supplémentaire
01:20:14si je peux me permettre
01:20:16de compléter
01:20:16ce que dit le général
01:20:18qui est très juste
01:20:19c'est-à-dire que
01:20:19taper des chemins de fer
01:20:21des voies ferrées
01:20:22les russes le font maintenant
01:20:23depuis plusieurs mois
01:20:24et le font même
01:20:25depuis le début
01:20:26de la guerre
01:20:26là ce qui est un peu différent
01:20:27c'est qu'ils vont quand même
01:20:28taper
01:20:28les locomotives
01:20:30et les trains
01:20:30ils l'ont fait
01:20:31dans cette région-là
01:20:31ils l'ont fait
01:20:32dans d'autres régions
01:20:32notamment vers Odessa
01:20:33vers Soumy
01:20:34c'est pas juste les rails
01:20:36maintenant
01:20:36c'est quand même
01:20:37une volonté délibérée
01:20:38de cibler
01:20:39les populations civiles
01:20:40et les infrastructures civiles
01:20:41les immeubles d'habitation
01:20:42et depuis ce week-end
01:20:43à Kiev
01:20:43les stations essence
01:20:44quand j'y étais
01:20:45le premier jour de mon arrivée
01:20:47une station essence
01:20:48quasiment dans le centre de Kiev
01:20:49a été détruite
01:20:49le lendemain
01:20:50une autre station essence
01:20:51et donc il y a une volonté
01:20:52très claire
01:20:53des russes
01:20:54d'élargir
01:20:55le spectre de la guerre
01:20:57à l'arrière
01:20:57parce qu'ils sont aujourd'hui
01:20:58incapables d'avancer
01:20:59sur le front
01:21:00mais il n'y a plus d'arrière
01:21:01en réalité
01:21:01et voilà
01:21:03donc on voit Kiev
01:21:04qui est bombardé
01:21:05on voit les zones occidentales
01:21:07de l'Ukraine
01:21:08qui hébergent aussi
01:21:09des usines etc
01:21:10qui sont frappées
01:21:11j'allais dire
01:21:12l'ensemble du territoire
01:21:13est frappé
01:21:13mais encore une fois
01:21:14et là je vous rejoins
01:21:16il y a une volonté d'escalade
01:21:17il y a une volonté
01:21:18de passer un message
01:21:19très fort
01:21:19et qui est effectivement
01:21:21destinée aussi
01:21:22aux Européens
01:21:23et aux nations membres
01:21:25de l'OTAN
01:21:25On peut imaginer Jérôme
01:21:26que si Vladimir Poutine
01:21:28avait voulu frapper
01:21:29ce train avec ses personnalités
01:21:30il l'aurait fait
01:21:30il tape juste à côté
01:21:32ça lui ressemble un peu
01:21:33ce genre de message
01:21:33pour dire
01:21:34je peux vous taper dessus
01:21:35quand je le veux
01:21:36Exactement
01:21:36parce qu'il aurait tapé
01:21:38le train
01:21:38où il y avait
01:21:39Boris Johnson
01:21:40l'ancien premier ministre britannique
01:21:41le général David Petrus
01:21:43l'ancien patron de la CIA
01:21:44la provocation
01:21:45aurait été extrêmement
01:21:48forte
01:21:48et aurait
01:21:49exigé une réplique
01:21:50très clairement
01:21:51là
01:21:52c'est vraiment un message
01:21:54subliminal
01:21:55en quelque sorte
01:21:56envoyé
01:21:56pour dire
01:21:57la prochaine fois
01:21:57je peux taper
01:21:59et n'oublions pas
01:22:00qu'on a parlé
01:22:01des infrastructures
01:22:02des dépôts
01:22:04des stations essence
01:22:05mais également
01:22:06et ça c'est aussi
01:22:07dire
01:22:08même un crime de guerre
01:22:09les dépôts pharmaceutiques
01:22:10un certain nombre de dépôts
01:22:11et l'OMS
01:22:12l'Organisation Mondiale pour la Santé
01:22:13souligne
01:22:14que les dépôts
01:22:16pharmaceutiques
01:22:16donc pour la population civile
01:22:18sont désormais
01:22:19systématiquement
01:22:20attaqués par Poutine
01:22:21donc c'est ça
01:22:21ce qui est extrêmement inquiétant
01:22:22on est vraiment
01:22:23dans une aggravation
01:22:25de la situation
01:22:26sans parler
01:22:27bien entendu
01:22:27de survol de drones
01:22:29en Roumanie
01:22:30Moldavie
01:22:31donc ces attaques hybrides
01:22:32qui se multiplient
01:22:33de la part de Vladimir
01:22:33et des drones qui sont armés
01:22:34qui sont explosifs
01:22:35les psyques et autres
01:22:36donc il y a une dimension supplémentaire
01:22:38je voudrais juste rajouter quelque chose
01:22:39et j'ai déjà eu l'occasion
01:22:40de le mentionner
01:22:41sur l'attaque
01:22:42active du siège
01:22:43du renseignement ukrainien
01:22:45ce type d'image
01:22:46c'est pas béni
01:22:47pour les planificateurs russes
01:22:48ils savent exactement
01:22:49quel est le
01:22:50battle damage assessment
01:22:51ça veut dire
01:22:51l'évaluation des frappes
01:22:53et donc
01:22:53je serai ukrainien
01:22:55je mettrai un blocus
01:22:56sur ces images
01:22:57il y a la volonté
01:22:58en revanche
01:22:58de les publier
01:22:59la situation
01:22:59ce temps
01:23:00on le voit de plus en plus
01:23:01chaque jour
01:23:02du côté de l'Ukraine
01:23:04situation qu'on continue
01:23:04à surveiller
01:23:05dans Arnaud Direct
01:23:06mais Christophe Delay
01:23:08et Roselyne Dubois
01:23:08eux aussi évidemment
01:23:09ils ont un oeil sur l'Ukraine
01:23:10et sur l'ensemble du reste
01:23:11de l'actualité
01:23:11on se retrouve demain
01:23:12bonne journée

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