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  • il y a 6 semaines
Aujourd'hui, c'est au tour de Matthieu Pigasse, co-actionnaire du groupe Mediawan, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:01R.M.C. Face aux grandes gueules
00:03C'est l'homme d'affaires Mathieu Pigasse, bonjour.
00:08Bonjour, les grandes gueules.
00:10Merci beaucoup.
00:11Alors vous êtes à la tête de Combat Média qui regroupe plusieurs médias comme les Inroccuptibles et Radio Nova
00:16et vous possédez à titre personnel des participations dans d'autres groupes de presse ou de production du visuel
00:22comme le groupe Le Monde mais aussi MediaOne
00:24et c'est parce que vous êtes l'un des créateurs de MediaOne que vous avez été auditionné par la
00:30commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:33La fameuse.
00:34La fameuse.
00:35Ça a été assez houleux entre vous et le rapporteur, le député Charles Aloncle
00:39qui était d'ailleurs cette semaine sur RMC dans les grandes gueules.
00:45On écoutera d'ailleurs parce qu'il avait une question pour vous.
00:47Mais avant de l'écouter, est-ce que cette commission est utile ?
00:51Écoutez, moi je dirais tout ça pour rien.
00:52Enfin, d'abord la première chose, je trouve tout à fait normale et légitime de s'interroger sur l'audiovisuel
00:59public,
00:59sur son financement, son organisation, sa neutralité, ce qui était d'ailleurs l'objet de la commission.
01:05Je l'ai dit d'ailleurs lors de l'audition, l'audiovisuel public c'est financé par tous,
01:09donc c'est l'affaire de tous, c'est le média de la nation.
01:11Donc s'interroger sur comment ça fonctionne, où va l'argent, d'où vient l'argent, etc.
01:16Bah oui, je trouve ça tout à fait normal.
01:18La question que pose cette commission, c'est tout ça, pourquoi ?
01:22Et en réalité, ce que je trouve dommage, c'est que ça a été, je crois, 5 ou 6 mois
01:27d'audition.
01:28Je pense 230 ou 240 personnes auditionnées.
01:32Et en fait, ça a été un espèce de grand cirque, un barnum très décevant,
01:38dont il n'est pas ressorti grand-chose.
01:42Vous attendiez quoi, vous, précisément, de cette commission, justement, concrètement ?
01:46Qu'est-ce qu'il pouvait ressortir ?
01:46De s'interroger, par exemple, sur les missions de service public de l'audiovisuel,
01:51quelles sont-elles ?
01:52Est-ce qu'elles sont adaptées au monde d'aujourd'hui,
01:54où on voit les grandes plateformes américaines, Netflix, Amazon, etc. monter en puissance,
01:58où on voit la diffusion d'informations se faire essentiellement par les réseaux sociaux ?
02:02Donc c'est quoi les missions du service public de l'audiovisuel aujourd'hui ?
02:06Comment est-ce qu'il doit être financé ?
02:08Est-ce qu'il est neutre, en effet ? C'est une question que je trouve, à nouveau, tout à
02:10fait légitime.
02:11Mais en réalité, ça a été une succession, j'allais dire, une farandole de...
02:16Le problème de farandole, c'est que ça va avec les desserts, donc c'est bon, ça avait un goût
02:19un peu plus salé que sucré.
02:21À cause d'un rapporteur qui était trop critique, trop à charge, Charles Alloncle, le député ?
02:27Alors, le rapporteur, c'est Charles Alloncle.
02:31Pour moi, pour répondre à la question, ça a été un mélange de Jeff Panaclock, de Calimero et de Garcimor.
02:39Jeff Panaclock, parce qu'au fond, c'est Vincent Bolloré qui parlait à travers lui.
02:44Calimero, parce qu'il a ce côté, vraiment, c'est trop injuste, le monde, tout ça.
02:48Il se pose en victime permanente, alors d'ailleurs qu'il agresse, lui, en permanence.
02:52Et Garcimor, pour ceux qui n'ont pas la REF, les plus jeunes d'entre nous, c'était le magicien
02:56qui faisait plein de tours et qui, à chaque fois, disait « Ah, encore raté, quoi ! »
03:00Mais qui vous dit que Vincent Bolloré parle à travers lui ?
03:03Il suffit d'écouter, il suffit de caler, en quelque sorte, ce que dit Vincent Bolloré et ce que dit
03:07Charles Alloncle, ou son parti, ou ses partis d'ailleurs, et vous verrez que ça colle parfaitement.
03:12J'ai une autre façon de répondre à cette question, il suffit d'écouter l'audition de Vincent Bolloré, qui
03:18a été une masterclass, quand même,
03:20puisque c'est un podcast dans lequel il nous a raconté sa vie, son enfance, le fait qu'il avait,
03:25lui, une chapelle dans son jardin,
03:27qu'il jouait aux cartes avec le président Pompidou, c'était cool ! C'est vraiment un long fleuve tranquille.
03:33Nous, je dirais qu'il y avait quand même quelques remous, qui d'ailleurs n'avaient pas commencé lors de
03:37l'audition.
03:37Je rappelle quand même que sur les six mois qu'on précédait, enfin, notre audition, c'est-à-dire les
03:42six mois de la commission MM avant,
03:44il nous a attaqués de manière permanente.
03:47Et d'ailleurs, je voudrais juste dire une chose, on n'a jamais répondu avant.
03:51Moi, je suis très respectueux, je veux le redire ici, je trouve légitime cette commission,
03:56et je suis respectueux des institutions républicaines, dont l'Assemblée,
04:00je n'ai jamais répondu à aucun moment aux attaques incroyables qu'il a meulées.
04:05Il y a des attaques sur MediaOne, qui, rappelons-le, est un groupe privé,
04:09qui est le principal client de France Télévisions, qui produit beaucoup de programmes, d'émissions,
04:14et il s'interroge sur le montant du contrat à 100 millions,
04:17et sur le fait qu'il y aurait peut-être une espèce de monopole,
04:20c'est-à-dire que MediaOne raflerait tout sans appel d'offres.
04:25Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
04:26Oui, je réponds plusieurs choses.
04:27Je pense que ceux qui nous regardent ne savent pas forcément comment ça fonctionne.
04:30D'abord, je remercie Charles Lalonde, parce qu'au fond, il a rendu populaire ou connu le nom de MediaOne,
04:35et qui était peut-être inconnu avant.
04:38Je rappelle quand même en quelques mots, c'est une société qu'on a créée il y a 10 ans
04:42maintenant,
04:43avec Xavier Niel et Pierre-Antoine Capeton,
04:45et en 10 ans, cette société est devenue un des leaders dans le monde de la production audiovisuelle.
04:50Et juste pour dire ce que ça fait, ça produit des films.
04:54Ça produit des films, d'abord, on a produit L'Amour Ouf,
04:57on a produit Le Conte de Montecristo,
04:59Les Trois Mousquetaires, qui sont des films français,
05:01qui se sont exportés dans le monde entier.
05:03On produit des émissions dites de flux,
05:05donc c'est à vous, c'est dans l'air,
05:07mais aussi parfois des émissions plus exceptionnelles,
05:11La Réouverture de Notre-Dame,
05:12Le Gala des Pièces Jaunes,
05:14La Soirée du 31 décembre.
05:16On produit des documentaires,
05:17on a produit des documentaires sur Outreau,
05:20sur De Gaulle,
05:21on produit, c'est très important, des dessins animés,
05:23on est un des leaders dans le monde du dessin animé,
05:26avec Miraculous Ladybug,
05:28un dessin animé formidable,
05:30avec une petite fille coccinelle super-héros.
05:33Enfin, Media One, c'est ça.
05:34Vous avez beaucoup d'influence ?
05:36Pardon ?
05:36Vous avez beaucoup d'influence ?
05:37Non, on n'a pas d'influence,
05:38on a beaucoup de succès.
05:40Alors, est-ce que le succès crée l'influence ?
05:41Je n'en sais rien.
05:42Vous avez d'influence,
05:44à défaut d'avoir un agenda politique,
05:46vous avez une influence politique aussi.
05:48Vous avez cité Vincent Bolloré,
05:50vous-même, n'êtes-vous pas le Vincent Bolloré de gauche ?
05:52Non, pas du tout.
05:53Je ne partage rien avec Vincent Bolloré,
05:56à commencer par les valeurs.
05:59Non, mais par exemple,
06:00et ça me permet de répondre à la question,
06:03nous, actionnaires de Media One,
06:04et je, en tant qu'actionnaire de Media One,
06:07n'interviens strictement jamais
06:09dans ce que fait Media One,
06:11c'est-à-dire dans les contenus.
06:12Absolument jamais.
06:13On l'a dit, nous, actionnaires de Media One,
06:15sous serment à l'Assemblée,
06:17le dirigeant actionnaire de Media One,
06:19Pierre-Antoine Capeton,
06:20l'a également dit,
06:21on n'intervient jamais.
06:22Juste, je voudrais redire une chose quand même
06:24qui, moi, m'a beaucoup touché,
06:27sur les 100 millions, etc.
06:29Je voudrais dire deux choses, en fait.
06:31D'abord, 100 millions.
06:33Je suis étonné qu'un rapporteur
06:35de l'Assemblée nationale
06:37qui dit être passé par une entreprise
06:39confondre chiffre d'affaires à résultats.
06:40Ce n'est pas 100 millions de résultats.
06:42Ce n'est pas 100 millions dans notre poche.
06:43Il lui est arrivé.
06:45C'est 100 millions de chiffre d'affaires.
06:46Et les marges qui sortent de ce chiffre d'affaires
06:49sont très faibles, voire négatives,
06:50avec le service public.
06:52La deuxième chose très importante que je veux dire,
06:53c'est sur la notion de concentration.
06:55Alors là, j'allais dire, les bras m'ont tombent.
06:58Ils parlent d'hyper-concentration,
07:00de giga-concentration, de méga-concentration,
07:02parce que MediaOne, en effet,
07:04fait 100 millions de chiffre d'affaires,
07:05à peu près, avec France Télévisions.
07:07C'est la première boîte de production télé
07:08qui travaille pour France Télévisions.
07:09Oui, c'est la première,
07:10à égalité avec Banijay, je vais y revenir,
07:12et on a 11% de parts de marché.
07:15En droit des concentrations,
07:17je suis désolé, je vais être technique
07:19une demi-seconde, pas plus, je promets,
07:21il n'y a aucun risque de concentration possible
07:23à moins de 25% de parts de marché.
07:25C'est donc mensonger de dire,
07:27vous êtes en situation de monopole, etc.,
07:29pas du tout.
07:29Par ailleurs, moi, je m'étonne
07:32de l'acharnement qui est le sien
07:33contre MediaOne,
07:34alors que, je viens de le dire,
07:36Banijay a la même part de marché,
07:3811%, ça a été dit, là aussi,
07:40sous serment à l'Assemblée.
07:42Banijay a été aussi attaqué via Nagui,
07:45qui est un actionnaire ultra minoritaire
07:49et qui a été le prétexte à l'attaque,
07:51parce que là aussi,
07:52on a eu le long fleuve tranquille
07:53de Vincent Bolloré,
07:54mais on a aussi eu le long fleuve tranquille
07:55des actionnaires de Banijay.
07:58Non, je termine, je vous promets.
08:00Oui, je crois qu'il bouille,
08:03mais je voudrais juste dire,
08:04l'actionnaire principal de Banijay...
08:05Vous n'avez pas répondu à la question
08:05de Vincent Bolloré de gauche.
08:07Vous êtes le Vincent Bolloré de gauche.
08:08Mais non, pas du tout.
08:09Un regard des médias
08:10qui a de l'influence médiatique et politique.
08:12Et qui a un agenda politique,
08:14j'ai envie d'aller plus loin,
08:14parce que...
08:15Vous ne pouvez pas nier cette influence.
08:16Vous l'avez dit vous-même,
08:17Mathieu Pigas,
08:18et d'ailleurs, c'est peut-être pour ça aussi
08:19que ça a créé une ambiguïté.
08:20Non, mais vous avez dit,
08:21pour aller sur cette idée
08:22de Vincent Bolloré de gauche,
08:23vous avez dit,
08:24moi j'ai un agenda politique
08:25et je veux que mes médias,
08:26et je citais Radio Nova
08:28ou les Innocuptibles,
08:28soient au service
08:29de cet agenda politique,
08:31ce qui est tout à fait...
08:32Enfin, vous faites ce que vous voulez
08:34de votre argent,
08:35mais est-ce que,
08:36comme vous travaillez
08:37pour le service public,
08:38ça ne crée pas une ambiguïté
08:39sur un biais idéologique
08:41qui aurait à France Télé ?
08:43Il y a...
08:44Alors, c'est une vaste question.
08:46Il y a plusieurs choses.
08:46D'abord, je contrôle les médias
08:49qui sont les miens,
08:51si je puis dire,
08:51au sens capitalistique du terme,
08:53c'est-à-dire Radio Nova,
08:54Innocuptibles, etc.
08:55MediaOne,
08:56je ne le contrôle pas seul,
08:57il y a un co-contrôle
08:58exercé avec Pierre-Antoine Capeton
09:01et Xavier Niel,
09:02et surtout,
09:02ce n'est pas un média,
09:03c'est un producteur.
09:04Le média,
09:05c'est France Télévisions
09:06qui est seul responsable,
09:07en l'occurrence,
09:08de la ligne éditoriale.
09:09Donc, il n'y a aucune
09:10ligne éditoriale particulière
09:12de MediaOne.
09:13Je reviens une seconde
09:14sur la question que vous posez
09:15s'agissant, par exemple,
09:16de Radio Nova.
09:17il est pour Radio Nova.
09:18– Et sur,
09:19je vais répondre à la question,
09:21sur le Bolloré de gauche.
09:22Il y a une différence fondamentale,
09:23et vous le savez ici,
09:25particulièrement,
09:25entre la ligne éditoriale
09:27d'un média
09:28et l'indépendance éditoriale
09:30de ce média.
09:30tous médias,
09:32à mon sens,
09:32télévision,
09:33radio,
09:34journal,
09:35ou journaux,
09:35a une ligne éditoriale,
09:37c'est-à-dire des valeurs,
09:38un engagement,
09:39un positionnement,
09:40et même des angles,
09:42si je puis dire.
09:43Oui,
09:43moi,
09:44j'assume la ligne éditoriale
09:46des médias
09:47qui,
09:47je le répète,
09:48sont les miens.
09:49Nova,
09:49etc.
09:49En effet,
09:50ce sont des médias
09:51engagés à gauche.
09:52En revanche,
09:53c'est peut-être
09:53une des différences multiples.
09:55Avec Vincent Bolloré,
09:56j'ai dit,
09:56moi,
09:56je n'ai jamais eu de chapelle
09:57dans mon jardin,
09:57par exemple,
09:58mais pour être sérieux,
10:01il y a une indépendance éditoriale
10:02chez nous
10:03qui est totale.
10:04D'ailleurs,
10:04il suffit d'écouter
10:04les émissions de Radio Nova
10:06me concernant,
10:07d'humour,
10:08pour comprendre
10:09que la liberté est totale.
10:10Ce qui n'est pas le cas.
10:11J'ai que le comprendre
10:12chez Bolloré.
10:13vous vous exprimez
10:14très poliment.
10:16Merci.
10:17Je prends exemple sur vous,
10:19Charles,
10:19et s'il y a chaque fois...
10:20Vous vous exprimez
10:21de manière très dépassionnée.
10:26c'est très bien
10:27et vous expliquez
10:29les choses,
10:29etc.
10:30Ça n'a pas du tout
10:30été l'attitude
10:32de votre associé
10:33Xavier Niel
10:34devant cette commission
10:35d'enquête.
10:36Moi,
10:36j'ai du respect
10:38pour Xavier Niel.
10:39Je pense que c'est
10:39un homme d'affaires
10:40merveilleux.
10:41Je pense qu'on a besoin
10:41de plus de Xavier Niel
10:42en France.
10:43Il n'y a pas de problème.
10:44Je pense aussi
10:44qu'il faut respecter
10:45la représentation nationale.
10:47Et quand on est devant
10:48les députés de la nation,
10:49on ne peut pas
10:50leur parler
10:51comme il leur a parlé,
10:53les traiter
10:54comme il les a traités
10:55et leur faire sentir
10:56à ce point
10:59la supériorité
10:59qu'il a sur eux
11:00et le pouvoir
11:01qu'il a par rapport
11:02à eux.
11:02Et moi,
11:03je trouve regrettable
11:04à vrai dire
11:04qu'on soit aujourd'hui
11:05dans un pays
11:06où quelqu'un
11:06comme Xavier Niel
11:07a beaucoup plus de pouvoir
11:08que des élus de la nation.
11:09C'est un fait,
11:10c'est comme ça.
11:11Mais dans ces cas-là,
11:12il n'est pas obligé
11:12d'ajouter
11:13à cette espèce
11:14de violence symbolique
11:15qui est le pouvoir
11:16qu'il a déjà dans les mains,
11:18une violence verbale
11:20telle qu'il l'a exprimée.
11:21Premièrement.
11:21Et deuxièmement...
11:22Et la violence verbale
11:23de Aloncle,
11:23elle ne te dérange pas ?
11:24Et donc,
11:24deuxièmement,
11:26oui,
11:26mais Aloncle,
11:27c'est un nain
11:27par rapport à Niel.
11:28Il faut dire
11:28que c'est comme elles sont
11:29ou par rapport
11:30à Mathieu Pigasse.
11:31Et deuxièmement,
11:32je trouve quand même
11:33que la manière
11:35dont les uns
11:35et les autres
11:36ont vraiment répugné
11:38lors de cette commission
11:39à fournir
11:41des explications
11:41aux représentants
11:42de la nation.
11:43La manière
11:43dont ils ont par exemple
11:44refusé
11:45de donner
11:45leur rémunération,
11:47alors que...
11:47Au nom du secret
11:48des affaires.
11:49Oui,
11:49mais ce n'est pas opposable.
11:51On connaît le salaire
11:52de n'importe quel fonctionnaire
11:53de ce pays.
11:54Quand on travaille
11:55sur le service public,
11:56on est payé
11:57par l'argent public.
11:58Il n'y a pas de raison
11:59de ne pas donner son salaire.
12:00La manière
12:01dont certains
12:01se sont même planqués
12:02derrière l'idée
12:03que, somme toute,
12:04ils étaient salariés
12:05de sociétés de production
12:06et que donc,
12:08ce n'était pas
12:08France Télévisions
12:09qui les payait,
12:10mais la société de production.
12:11Oui,
12:11la société de production,
12:12elle est payée
12:12par France Télévisions.
12:14Donc,
12:14il y a eu
12:15un sentiment quand même
12:16très fort,
12:17je trouve,
12:18d'entre soi
12:19et de gens
12:20qui n'avaient pas
12:21l'habitude
12:21d'être dérangés.
12:22C'est quand même
12:23une boîte
12:23de 10 000 salariés,
12:254,5 milliards
12:25de budget.
12:26Vous ajoutez à ça
12:28les intermittents
12:29du spectacle
12:29qui travaillent
12:30pour les boîtes
12:30de production,
12:31c'est un coût
12:31supplémentaire
12:32pour le contribuable.
12:34Je pense que
12:36répondre à des questions
12:37de députés
12:38n'a rien de choquant
12:39et suggérer
12:41que cet argent
12:41pourrait être mieux utilisé
12:42n'a rien de choquant
12:43non plus.
12:44Mathieu Pigasse.
12:45Oui,
12:45la notion d'entre-soi,
12:46je dois vous dire,
12:47Charles Consigny,
12:48je ne l'ai pas bien ressenti,
12:51je n'ai pas eu le sentiment
12:51d'être entre nous
12:53lors de cette audition,
12:54je n'ai pas eu le sentiment
12:55que je partageais.
12:55Des personnes auditionnées ?
12:56D'accord.
12:57Je ne suis pas sûr
12:58d'avoir non plus
12:58beaucoup de points communs
12:59avec un certain nombre
13:00de personnes auditionnées.
13:01J'ai entendu
13:01Jacques Cardoz,
13:02j'ai entendu Patrick Sébastien,
13:03j'en ai entendu
13:04beaucoup d'autres,
13:04je ne suis pas sûr
13:05de voir où se situe
13:06l'entre-soi.
13:07Mais je reviens
13:08évidemment sur le cœur
13:09de ce que vous dites.
13:09D'abord,
13:10je ne vais pas répondre
13:10pour les autres,
13:11ce n'est pas à moi
13:12de répondre
13:12pour telle ou telle
13:13personne auditionnée.
13:15S'agissant de Xavier Agniel,
13:17moi je dirais
13:17la chose suivante.
13:18Je peux comprendre
13:19l'énervement du début
13:21qui a été très rapide
13:22et fugace
13:23quand pendant six mois,
13:25et d'ailleurs je le partage
13:26d'une certaine façon
13:27cet énervement,
13:28quand pendant six mois
13:29vous vous faites
13:29insulter
13:31quasiment,
13:31j'allais dire,
13:32tous les jours,
13:33soit dans ces auditions,
13:34soit dans les médias,
13:37menacées
13:38avec l'utilisation
13:39d'expressions
13:40qui me paraissent
13:41extrêmement limites.
13:42Je les ai citées
13:42lors de l'audition
13:43par Charles Alonc.
13:44Il y a un moment
13:45où effectivement,
13:46pardon cette expression
13:47triviale,
13:47la moutarde vous mentonnez,
13:48vous vous dites quand même
13:49il exagère.
13:50Moi d'ailleurs,
13:51il exagère tellement,
13:51ça m'a fait marrer aussi
13:52de le voir venir ici
13:53la semaine dernière,
13:54Charles Alonc,
13:54les dire,
13:55écoutez,
13:56j'ai fait très peu de médias.
13:57Quand même,
13:58j'ai éclaté de rire,
13:59j'ai recompté
13:59le nombre d'interventions médiatiques,
14:01je me suis dit,
14:01franchement,
14:02il a un rapport
14:02à la réalité
14:03qui est quand même
14:03assez complexe.
14:04Je reviens juste
14:05une seconde aussi
14:06sur cet énervement passé.
14:09À nouveau,
14:10je trouve toutes les questions
14:11qui ont été posées
14:12légitimes.
14:13Moi, je l'ai dit,
14:13j'ai même demandé
14:14à être auditionné
14:15à multiples reprises
14:15par cette commission
14:16avant d'être convoqué
14:17à la fin.
14:17Je trouve légitimes
14:18les questions.
14:19Mais ce que je ne comprends pas,
14:21c'est qu'en fait...
14:21Mais les absences de réponse ?
14:22Mais quelles absences de réponse ?
14:24je vais répondre
14:25pour ce qui me concerne
14:26et ce qui nous concerne.
14:27Nous, on a fourni
14:28toutes les explications
14:29qui étaient demandées.
14:30On nous a expliqué
14:32« Ouais,
14:33MediaOne,
14:33ce n'est pas une société française. »
14:35Faux.
14:35J'ai expliqué,
14:37en reprenant le code
14:38du commerce,
14:39etc.,
14:39pourquoi c'était
14:40une société française.
14:41Ensuite,
14:42on nous a dit
14:42« Attention,
14:43vous êtes en hyperconcentration. »
14:45J'ai expliqué
14:45que c'était faux.
14:47Je pense l'avoir démontré.
14:48Ensuite,
14:49on nous a dit
14:49« Ouais,
14:49mais vous n'êtes pas neutre,
14:51etc. »
14:51Ce qui est la question
14:52de tout à l'heure.
14:52Je pense que nous avons
14:53collectivement répondu
14:55de manière très classique.
14:56Moi,
14:56ce qui me fascine
14:57dans cette commission
14:58et vous ne pouvez qu'être
14:59d'accord avec moi,
15:00je vais le voir
15:01dans un instant.
15:02On va voir.
15:03C'est quand même,
15:04je l'ai dit,
15:05une espèce de farandole
15:06de fausses révélations,
15:08de vrais mensonges,
15:10de mise en cause personnelle.
15:11Parce que c'est facile
15:13de dire « Ouais,
15:13l'entre-soi,
15:14tout ça,
15:14etc. »
15:15Mais enfin,
15:15je ne sais pas
15:15si vous avez écouté
15:16les mises en cause
15:17des uns des autres
15:18sur les engagements
15:19politiques ou syndicaux
15:20qui remontent
15:21à parfois 60 ans,
15:23les mises en cause
15:24personnelles
15:24sur les conjoints,
15:25conjointes,
15:26etc.
15:26Bon,
15:27moi,
15:27ce qui me fascine
15:28et je trouve
15:28ce qui reste
15:29de cette commission,
15:30c'est ça,
15:31c'est ce cortège
15:32de fausses infos.
15:33Et le chiffre
15:34de 4 milliards
15:34sur lequel on va
15:35peut-être reparler,
15:36parce que je vous ai
15:37entendu en parler
15:37du 4 milliards
15:38du coût par habitant
15:39de l'audiovisuel public.
15:41Je sais que ça vous soucie.
15:424 milliards
15:43dans un pays
15:44qui est surendetté,
15:45on a le droit
15:45de s'interroger.
15:46On a le droit
15:47de s'interroger
15:48sur...
15:48Alors bien sûr,
15:49comparé à d'autres pays,
15:50c'est moins l'Allemagne
15:51ou en Grande-Bretagne.
15:53Voilà,
15:54au moins la commission
15:56a servi à quelque chose,
15:57c'est de vous faire dire ici,
15:59je ne dis pas
15:59que vous êtes contre...
16:00Je ne sais pas
16:00qu'ils ont les...
16:01Non,
16:01je ne suis pas contre
16:01que vous êtes...
16:02Non,
16:02je n'ai jamais dit ça,
16:03mais je dis au moins
16:04ça a permis de dire
16:05finalement les 4 milliards
16:06dont tout le monde
16:06nous expliquait.
16:07non,
16:07mais tout le monde
16:07nous disait...
16:08Les éditions sont faites
16:08avec des intermittents
16:09du spectacle.
16:10Tout le monde nous expliquait.
16:11Par ailleurs,
16:11c'est pas compris
16:12dans les 4 milliards.
16:12Oui,
16:13non,
16:13mais c'est vrai.
16:15C'est une réalité.
16:16Charles Consigny,
16:16vous faites votre Charles
16:17à l'oncle,
16:18vous allez chercher
16:19l'anecdote.
16:19Mais non,
16:20le nombre de techniciens
16:23qui travaillent
16:23sur toutes ces émissions
16:24et qui en fait
16:25ne sont pas salariés
16:26ni des boîtes de prod
16:27ni de France Télé,
16:28mais qui sont pris en charge
16:29par le régime
16:30des intermittents
16:31du spectacle
16:31qui est extrêmement coûteux
16:32pour l'assurance chômage,
16:33je suis désolé,
16:33c'est un coût qui s'ajoute.
16:35Bon,
16:35mais le chiffre
16:36que vous avez donné vous-même,
16:37je vais le reprendre,
16:38c'est 4,5 milliards.
16:394,5 milliards,
16:40ça se compare
16:41à 10 milliards en Allemagne
16:42et 8 milliards
16:43en Grande-Bretagne.
16:44Donc le coût total
16:46et le coût par habitant
16:47en France
16:48de l'audiovisuel public,
16:49on peut même faire des progrès,
16:52vous voyez,
16:53est bien inférieur.
16:54Maintenant,
16:54je voudrais dire une chose
16:56juste sur ce sujet
16:58du financement.
16:59Si vous considérez
17:00que ça ne doit pas être financé
17:02de la manière
17:02dont c'est financé aujourd'hui
17:03l'audiovisuel public,
17:05moi j'ai une idée
17:05parce que finalement
17:06c'est assez simple
17:06le financement.
17:08On n'a qu'à créer une taxe
17:09sur les super riches,
17:11c'est-à-dire reprendre l'idée
17:12de Gabriel Zuckman,
17:14mettre un taux
17:15par exemple
17:16de 0,2
17:17ou 0,3%
17:18et vous avez
17:19vos 4 milliards
17:20ou vos 4,5 milliards.
17:22Et comme ça,
17:22au moins...
17:23La taxe sur les riches
17:25est toujours
17:25la réponse à tout.
17:26Je la paierai,
17:28Charles Consigny.
17:28Oui, mais là en l'occurrence,
17:29vous la sortez
17:31pour l'audiovisuel public,
17:34mais la taxe Zuckman,
17:36c'est l'espèce
17:36de baguette magique
17:37de la gauche
17:38quel que soit le sujet.
17:39Oui, ça s'appelle
17:40le partage des richesses
17:41et c'est précisément
17:43pour moi
17:44l'enjeu d'aujourd'hui.
17:45Et d'ailleurs,
17:45je trouve intéressant,
17:47je voudrais juste dire une chose,
17:48je trouve intéressant
17:48que personne n'ait réagi
17:50à cette idée
17:50dans les rangs
17:51du Rassemblement National
17:52quand je l'ai exprimé
17:53lors de l'audition
17:54et j'y vois la démonstration
17:55que le Rassemblement National
17:56est contre précisément
17:58la taxation
17:59des super riches
18:00et que le Rassemblement National
18:01c'est le parti des riches
18:03et du système.
18:04Alors Mathieu Pigas,
18:05vous restez avec nous
18:05parce qu'on va écouter
18:06la question de Christian Alloncle
18:08qu'il vous a laissé
18:08parce qu'il est venu chez nous.
18:09Charles, pourquoi je lui ai dit Christian ?
18:11Je ne sais pas,
18:11Charles Alloncle,
18:12Flora Guébali
18:13qui a également une question
18:14à vous poser
18:14mais on va donner la parole
18:15à Tony,
18:16c'est prioritaire
18:17parce que Tony,
18:17il a une bonne nouvelle pour lui.
18:20Tony, vous allez pouvoir découvrir,
18:22je ne sais pas si vous le connaissez déjà,
18:24Europa Park,
18:25le meilleur parc d'attractions au monde.
18:28Tony, bonjour.
18:29Oui, bonjour.
18:30C'est vous qui remportez ce séjour
18:31pour quatre personnes de deux jours.
18:33C'est super.
18:34Merci beaucoup.
18:35Vous connaissiez ?
18:36Non, non, pas encore.
18:38On va partir en famille ?
18:40On va partir avec ma petite-femme
18:41et puis mes deux enfants.
18:42Eh bien, génial.
18:44Eh bien, écoutez, bravo.
18:46Merci de votre fidélité.
18:47Vous avez eu raison
18:48d'appeler au 3216
18:49et de jouer un séjour
18:51pour quatre personnes
18:52de deux jours à Europa Park.
18:53Sur RMC,
18:55gagnez votre séjour
18:55à Europa Park Resort.
18:57Plus de 100 attractions et spectacles.
18:59Un nouveau quartier dédié à Monaco
19:00et Rue L'Antica,
19:01l'univers aquatique.
19:03Dans un instant,
19:04retour des grandes gueules,
19:04Mathieu Pigas face au GG.
19:06A tout de suite.
19:06RMC.
19:07Alain Marshall,
19:09Olivier Truchot.
19:10Les grandes gueules.
19:111, 2, 3, 4.
19:19La suite des grandes gueules
19:20sur RMC, RMC Story
19:22avec Mathieu Pigas
19:23qui est face au GG aujourd'hui.
19:25Alors, on a entendu
19:26la question de Charles Dabelle
19:27avant d'écouter celle
19:29de Charles Aloncle,
19:30le député rapporteur
19:32de la commission d'enquête
19:34sur du public
19:34qui était avec nous mercredi.
19:36Flora Guébali.
19:38Moi, je répondais sur quelque chose
19:39que vous avez dit
19:40parce que moi,
19:40ce qui m'a choquée
19:41dans cette commission d'enquête
19:42au-delà de la violence,
19:44déjà, ça nous dit bien
19:44ce que ce serait la France
19:45gouvernée par l'extrême droite.
19:46Parce que moi,
19:47un débat politique
19:48avec une telle violence,
19:49déjà, ça suffit
19:49à me dissuader
19:51si c'était nécessaire.
19:52Mais au-delà de ça,
19:54moi, j'ai ressenti
19:55la présence de Bolloré
19:56dans toutes les questions,
19:57à tous les moments.
19:58On aurait cru
19:58que l'Assemblée nationale
19:59s'était devenue CNews.
20:01Et d'ailleurs,
20:02Charles à l'oncle,
20:03il a besoin de Bolloré
20:04puisque c'est lui
20:05qui fait les rois
20:06à l'extrême droite.
20:07Donc, il sait que sa carrière politique
20:08dépend d'un homme,
20:09ce qui est une question
20:10en démocratie
20:11puisque ça ne devrait pas
20:12fonctionner comme ça.
20:13Et Bolloré,
20:14il a aussi besoin
20:15de cette commission d'enquête
20:15et de Charles à l'oncle
20:16puisque affaiblir
20:17le service public,
20:18c'est renforcer
20:19la télévision privée
20:20et donc,
20:21c'est renforcer
20:22les médias
20:22de la galaxie Bolloré,
20:24la télévision et la radio.
20:26Ma question,
20:28c'est Bolloré
20:29en train de détruire
20:30la démocratie
20:32si je termine ma phrase.
20:33Non, mais oui,
20:34à l'échelle...
20:34Je ne suis pas totalement
20:35en désaccord.
20:36Et qu'est-ce qu'on peut faire ?
20:38Je m'adresse à vous
20:39en tant que Bolloré de gauche
20:42pour reprendre les propos
20:43de mon camarade.
20:44Qu'est-ce qu'on peut faire
20:46contre Bolloré ?
20:47Est-ce qu'il faut fermer C News ?
20:48Parce que la question a été posée.
20:49Patrick Cohen,
20:50qui était aussi à votre place
20:51cette semaine,
20:51décidément on est très télé
20:52cette semaine,
20:53disait que C News
20:54était hors la loi.
20:55Non, est-ce qu'il faut
20:56fermer C News ?
20:57À mon sens, non.
20:58Et je pense que
20:59toutes les voix
21:00doivent s'exprimer,
21:01mais il faut juste
21:02nommer les choses.
21:03C News,
21:04ce n'est pas une chaîne
21:05d'information.
21:06Ce n'est même pas
21:07une chaîne d'opinion
21:07au pluriel.
21:08C'est la chaîne
21:09d'une opinion.
21:10Moi, je dis souvent
21:11que c'est une organisation
21:12politique avec des studios.
21:13Vous voyez,
21:14c'est rien d'autre
21:15que ça, C News.
21:17Simplement,
21:17il faut que C News
21:18respecte la loi.
21:19Ça, c'est certain.
21:20Et arrête de faire
21:22des dérapages racistes
21:24et de tous types.
21:26Après, sur le...
21:27Sur Bolloré,
21:28plus largement.
21:28Oui, je reviens en effet
21:30sur Bolloré.
21:32Ce n'est pas forcément
21:33Vincent Bolloré lui-même.
21:34C'est tout le système
21:35autour de lui
21:35qui est, à mon sens,
21:36en effet,
21:37une menace pour la démocratie.
21:39Et la façon de répondre,
21:40pour moi,
21:40elle est multiple.
21:41C'est d'abord mener
21:41ce que j'appelle
21:42la bataille culturelle,
21:43c'est-à-dire répondre
21:45au matraquage médiatique
21:47qui est le sien
21:47et qui sont les leurs.
21:49Et c'est ce qu'on essaye
21:49de faire, nous, par exemple,
21:51mais pas que nous,
21:51mais chez Nova,
21:54les Inrécuptibles
21:55ou dans les festivals.
21:56Et puis, surtout derrière,
21:57c'est s'engager.
21:58Ce qu'il faut,
21:59c'est que chacun d'entre nous,
22:00chacun d'entre vous,
22:01s'engage,
22:02dise les choses
22:04et vote, en fait.
22:06La grande échéance,
22:07c'est celle de 2027.
22:08Et je reviens
22:09sur ce que vous avez dit
22:09qui, moi,
22:10m'a beaucoup frappé aussi
22:11lors de ce Barnum,
22:14cette commission.
22:15C'est qu'au fond,
22:16on voit très bien, en effet,
22:17ce que serait
22:18l'extrême-droite au pouvoir
22:19si un jour,
22:20elle devait venir au pouvoir.
22:21Moi, ce qui m'a frappé,
22:22c'est cette notion d'ingérence.
22:24C'est-à-dire,
22:25c'est vraiment
22:27Christian Alonc,
22:28Bertrand,
22:28je ne sais même plus
22:28comment il s'appelle,
22:29je plaisante.
22:29Charles Alonc,
22:31c'est le ministère de la vérité.
22:32C'est Orwell.
22:33Donc, il vous dit,
22:34non, mais il ne faut pas faire,
22:35il ne faut pas inviter
22:35telle ou telle personne,
22:36il faut inviter telle autre.
22:37Il dit, il explique ça
22:38à Léa Salamé,
22:39Patrick Cohen,
22:39enfin, tous ceux
22:40qui sont passés.
22:41Il dit, il ne faut pas utiliser
22:42ces termes-là à l'antenne.
22:43Alors, par exemple,
22:44il a expliqué à Pierre Hasky
22:46qu'il ne fallait pas dire
22:46que Naïkel Farage,
22:48qui est cet homme politique
22:49d'extrême-droite anglais,
22:50est populiste.
22:51Ah bon ?
22:51Enfin, ça,
22:52c'est de l'ingérence directe
22:53de politique en exercice
22:55dans des lignes éditoriales.
22:56Je pense d'ailleurs
22:57que c'est sans précédent
22:58dans les grandes démocraties,
22:59en fait.
22:59Alors, la question
23:00de Charles Alonc,
23:02il était à votre place
23:03mercredi,
23:04le rapporteur
23:05de cette commission d'enquête
23:06audiovisuelle publique
23:07qui s'est terminée cette semaine.
23:08Maintenant,
23:08on attend le rapport.
23:10Est-ce que MediaOne,
23:11qui pourtant est détenu
23:14par un fonds d'investissement américain
23:15qui est actionnaire majoritaire,
23:17pourquoi il ne veut pas fournir
23:18la preuve que KKR,
23:20fonds d'investissement américain,
23:21est minoritaire ?
23:21Pourquoi est-ce qu'on a constaté
23:23dans les audits de production
23:24qu'il y a une surfacturation
23:25systématique de MediaOne
23:26et un écart de 10 points
23:27entre la marge constatée
23:29à la fin
23:29et ce qui est initialement
23:31prévu par le devis ?
23:32Pourquoi est-ce que
23:33M. Pigas a mis
23:34son groupe combat,
23:35un groupe médiatique
23:36dont il assume
23:37la bataille culturelle
23:39et politique ?
23:39Pourquoi il a mis
23:40le groupe combat
23:41à la tête
23:42et actionnaire
23:42du groupe MediaOne
23:43qui produit
23:44des émissions
23:44du service public ?
23:46Pourquoi, par exemple,
23:47le groupe MediaOne
23:47invite Mathieu Pigas
23:49et Xavier Niel
23:50pour faire la promotion
23:51de sa Freebox
23:52sur une émission
23:53du service public ?
23:54On n'a pas eu la réponse
23:54à ces 4 questions fondamentales.
23:56Peut-être qu'il pourra vous répondre.
23:58Alors, il y a 4 questions,
23:59il n'y a pas qu'une seule question.
24:00C'est quoi ces bouteilles de l'air ?
24:01C'est typique de M. Aloncle.
24:03MediaOne qui appartiendrait
24:04plutôt à un groupe américain
24:06que français ?
24:06Écoutez, on lui a expliqué
24:09sous serment
24:10X fois
24:12Xavier Niel,
24:13Pierre-Antoine Capeton,
24:14moi-même,
24:14les dirigeants de France Télévisions
24:16que non.
24:17Il dit que vous n'apportez pas
24:18la preuve de ça.
24:18Donc je le redis,
24:19je n'apporte pas la preuve,
24:20on lui a dit sous serment.
24:21Et donc je le redis,
24:23pardonnez-moi,
24:23mais il y a une instance publique
24:25qui a jugé de ce sujet,
24:26qui est l'autorité de la concurrence,
24:28qui dans une décision publique
24:30du 21 septembre 2020,
24:31si ma mémoire est bonne,
24:32mais elle est bonne,
24:33a considéré et a jugé
24:34que MediaOne
24:35est sous contrôle français.
24:37Nous avons dit sous serment,
24:38donc je vais répondre
24:38à ces questions,
24:39d'abord que
24:41KKR n'est pas un actionnaire
24:44majoritaire de MediaOne,
24:45c'est-à-dire détient moins de 50%,
24:47et que le contrôle de MediaOne
24:48est un contrôle français,
24:50à ancrage français,
24:51qui est tenu par les 3 fondateurs,
24:52Xavier Niel,
24:53Pierre-Antoine Capeton
24:54et moi-même.
24:55C'est clair,
24:56on lui a dit 10 fois,
24:57c'est du français,
24:58je ne suis pas à le répéter
24:59le nombre de fois qu'il veut,
25:00mais c'est clair.
25:01Là aussi,
25:01la surfacturation,
25:02alors il paraît que vous
25:03surfacturez de 10 points
25:05entre le devis
25:06que vous proposez
25:06à France Télé.
25:07Alors là,
25:08je voudrais dire
25:09bravo au talent d'enquêteur
25:10de Gérard à l'oncle,
25:13parce qu'il a donc passé
25:145 mois d'enquête,
25:17ou 6 mois,
25:18il nous a auditionné
25:20à la fin de ces 6 mois d'enquête
25:21pendant 4 heures,
25:23et il n'a pas posé
25:23cette question.
25:25Non mais c'est curieux,
25:26je vais vous dire pourquoi,
25:27parce qu'il n'y a pas
25:28de surfacturation,
25:29on a même expliqué,
25:30c'est invraisemblable
25:32de dire ça après l'audition
25:33et de ne pas avoir posé
25:34la question à l'audition,
25:35d'ailleurs on lui a même expliqué
25:36que nos marges,
25:37au sens le résultat,
25:38pour ceux qui nous écoutent,
25:40sont très faibles
25:41avec le service public,
25:42voire négatives.
25:43Donc surfacturation,
25:44il n'y en a pas.
25:45Je vais quand même reprendre
25:46ces autres questions
25:46parce qu'elles me fascinent toujours.
25:48c'est typique de cette commission
25:50et du comportement
25:51de Charles Lalonde.
25:52C'est pourquoi MediaOne
25:54invite Mathieu Pigasse,
25:55en l'occurrence c'est moi,
25:56sur ses émissions.
25:57Mais jamais MediaOne,
25:59je vais vous le répéter,
26:00jamais MediaOne
26:01ne m'a invité
26:02dans une de ses émissions.
26:03Il est venu ici,
26:04il est venu dans X émissions
26:05expliquer,
26:05oui monsieur Pigasse,
26:07donc moi-même,
26:07à participer à une émission
26:09de Caroline Roux
26:10qui s'appelle l'événement,
26:11mais il l'a dit partout,
26:12qu'il produisait lui-même.
26:15Alors là,
26:15je m'étonne,
26:16non,
26:16ce n'est pas MediaOne
26:17qui produisait cette émission,
26:18c'est France Télévisions,
26:19je l'ai redit,
26:20enfin c'est une évidence.
26:21Oui, mais la journaliste
26:22en question travaille
26:23dans une autre émission
26:24produite par MediaOne.
26:25Voilà,
26:25et c'est le deuxième mensonge,
26:28non pas de vous Charles Consili,
26:29puisque je comprends
26:29que vous repreniez ce qu'il dit,
26:30mais que j'ai essayé
26:32de dire,
26:33c'est faux,
26:34Caroline Roux
26:35n'est pas salariée
26:37de MediaOne,
26:37elle est salariée
26:38de France Télévisions.
26:39Et en effet,
26:40elle travaille pour une émission
26:41MediaOne
26:42qui essaie dans l'air.
26:43Mais payée par France Télévisions.
26:44Mais payée par France Télévisions.
26:45Donc là encore,
26:46mensonge.
26:47Il y a un moment,
26:48il faut dire les choses
26:49telles qu'elles sont.
26:49Quelle était sa dernière question
26:50à la bataille culturelle ?
26:52Ben oui,
26:52je l'assume.
26:53D'ailleurs,
26:53je ne comprends même pas
26:54la question.
26:54Pourquoi met-il son groupe
26:55au service
26:56d'une bataille culturelle ?
26:57Et Charles Aloncle,
26:58parce que je suis libre,
27:00parce que je me bats
27:01contre vos idées.
27:01Non,
27:02mais lui,
27:02ce qu'il dit,
27:02c'est que France Télévisions
27:03devrait rester neutre.
27:04Mais France Télévisions
27:05n'est pas neutre.
27:07Mais non.
27:07Je suis désolé.
27:08France Télévisions.
27:09Vous avez une heure de plus ?
27:10Non,
27:10mais c'est deux minutes.
27:12C'est dommage.
27:13Est-ce que France Télévisions
27:14est à gauche ?
27:14Il y a d'excellents programmes
27:15sur France Télé,
27:16mais France Télé,
27:17c'est de gauche,
27:18comme Radio France d'ailleurs.
27:19Mais non,
27:19écoutez.
27:19On ne va pas me faire croire
27:20que Radio France
27:21n'est pas un groupe de gauche.
27:22Je ne vais pas essayer
27:22de vous faire croire,
27:23je vais essayer de vous convaincre.
27:24Si tu te branchais
27:25sur France Inter
27:26pour entendre une radio de gauche,
27:27ce n'est pas grave.
27:28Benjamin Duhamel,
27:28il était chez nous
27:29avant d'être sur France Inter
27:30et on ne peut pas dire
27:31que nous on est de gauche.
27:32Mais Marie Saint-Filtre,
27:33c'est de gauche.
27:34Non,
27:34je plaisante évidemment.
27:35Elle n'a pas tenu longtemps
27:36Marie Saint-Filtre.
27:37Parce qu'elle n'était pas drôle.
27:38Parce qu'elle n'était pas drôle.
27:39Non,
27:40mais soyons sérieux sur ce sujet
27:41parce que c'est un sujet sérieux.
27:43Ce n'est pas mauvais,
27:44mais c'est de gauche.
27:45D'abord,
27:46M. Hallon qui a expliqué
27:47les dirigeants du service public
27:48qui sont tous de gauche,
27:49ça c'est faux.
27:50Charles Consil dit déjà
27:51vous pouvez me donner ce point-là.
27:52Sibyl Veil,
27:53il a travaillé avec Nicolas Sarkozy.
27:55Le numéro 2 de France Télévisions,
27:56Christophe Tardieu,
27:57secrétaire général,
27:57il a travaillé avec Nicolas Sarkozy.
27:59L'ancien président de l'ARCOM
28:00a travaillé avec Jacques Chirin.
28:01Et moi,
28:02je n'en tire aucune conclusion.
28:03Je ne dis pas ça
28:03de manière désagréable.
28:04Je suis factuel.
28:05Je dis,
28:05ce n'est pas plus de gauche
28:06ou de droite.
28:07Ce n'est ni de gauche
28:07ni de droite.
28:08C'est neutre.
28:09Ensuite,
28:09sur la neutralité des programmes.
28:12De toute façon,
28:13moi,
28:13je ne vais pas enquêter.
28:14C'est ce qu'a cherché
28:15à faire M. Hallon
28:16sur les opinions politiques
28:17de telle ou telle.
28:18Ce qui compte,
28:18c'est ce qui est à l'antenne.
28:20Et il y a un juge
28:21de ce qui est à l'antenne,
28:22c'est l'ARCOM.
28:23Et jusqu'à preuve du contraire,
28:24l'ARCOM,
28:25sauf cas très particulier,
28:26n'a jamais dit
28:27qu'il y avait des atteintes.
28:28L'ARCOM est de gauche.
28:29Oui, oui,
28:29l'ARCOM est de gauche.
28:30Elle a été dirigée
28:31par un ancien collaborateur
28:32de Jacques Chirin.
28:33Je pense que toutes les règles
28:36que fait appliquer l'ARCOM
28:38doivent être complètement refondues.
28:39L'ARCOM lui-même,
28:40etc.
28:41Ça,
28:41c'est encore un autre sujet.
28:42Vous êtes pour tout brûler.
28:43Non, mais je pense
28:44qu'il faut un peu de mauvais choix.
28:46Par exemple,
28:46quand Léa Salamé,
28:47vivement la gauche,
28:48Léa Salamé,
28:50excellente journaliste,
28:51quand elle a été nommée
28:53présentatrice du 20h,
28:54elle a expliqué son choix.
28:55Pourquoi plutôt le 20h
28:57qu'autre chose ?
28:57Parce qu'elles ont eu
28:58une conversation
28:59avec Delphine Arnaud
29:00au cours de laquelle
29:01elle s'est dit
29:02avec l'échéance
29:03qui approche en 2027,
29:05le moment va être historique,
29:06tu comprends,
29:07et donc tu dois être
29:08la garante
29:09de certaines valeurs,
29:10etc.
29:11Donc c'est quoi ?
29:11C'est un truc
29:12contre le Rassemblement national.
29:13Non, c'est la pluralité
29:14du débat,
29:15c'est le respect
29:16du contradictoire,
29:18c'est des principes
29:18que les journalistes
29:19sont tenus de respecter.
29:20Et l'importance
29:20de l'échéance de 2027.
29:22Vous dites que vous...
29:24Oui, merci.
29:25Pour toi,
29:25Léa Salamé,
29:26elle est de gauche ?
29:26Je pense qu'en tout cas...
29:28Parce que moi,
29:28je n'ai jamais entendu
29:29quelque chose...
29:30Non, d'ailleurs,
29:30je pense que Léa Salamé
29:31est plutôt de droite,
29:33mais que pour faire carrière...
29:37Mais son mec est à gauche.
29:38Non, même pas,
29:39même pas,
29:40il est à droite.
29:41Ah, c'est un autre débat.
29:43Moi, je veux bien rester
29:44pour ce débat,
29:44moi.
29:45Mais justement,
29:46je pense que c'est
29:47une sympathie.
29:47Je l'ai dit sérieusement,
29:48en plus.
29:49Si pour faire carrière,
29:51c'est semblant qu'elle est de gauche.
29:52Le cas Léa Salamé est très intéressant.
29:54Si on n'est pas capable
29:55de se mettre d'accord
29:56sur sa couleur politique,
29:58c'est bien la preuve
29:58que c'est une bonne journaliste
29:59puisqu'on n'est pas d'accord
30:01pour dire
30:01« Ah, moi,
30:02je la trouve plutôt de gauche
30:02sur ce propos,
30:03plutôt de droite sur celui-là. »
30:04Bon, c'est une bonne journaliste.
30:05Ça veut dire qu'elle est capable
30:06de faire un contradictoire
30:07au même titre que...
30:08Je suis désolé,
30:09Benjamin Duhamel,
30:09moi, j'ai commencé sur BFM
30:10avec lui.
30:11Benjamin Duhamel,
30:11personne n'est capable
30:12de dire sa couleur politique.
30:13Maintenant,
30:13il est sur Inter.
30:14C'est bien la preuve
30:15que c'est un bon...
30:16Oui, bon,
30:16dans ce cas...
30:17C'est bien la preuve
30:18que c'est un bon journaliste.
30:19On est au grand mieux.
30:20On est à l'OFTF, là.
30:22Arrêtons de faire semblant.
30:23Il faut dire les choses.
30:24Il m'accompagne,
30:25c'est à mort.
30:25Merci, merci,
30:27merci, Mathieu Pugas.
30:27Merci à vous.
30:28C'est un bonheur.
30:30Merci,
30:30vous reviendrez.
30:32Dans un instant,
30:33on va parler de la présidentielle.
30:34Tiens,
30:35vous savez combien de candidats
30:36se sont déclarés déjà
30:37pour la présidentielle ?
30:38On a fait calcul ce matin.
30:40On est à plus de 23.
30:41Et Charles ?
30:4223 candidats ?
30:43Est-ce que vous les connaissez tous ?
30:45Parce qu'on va faire
30:46un petit quiz.
30:46Mathieu Pugas et moi
30:47n'avons pas encore
30:48déclaré nos candidatures.
30:49Mais Mathieu,
30:50c'est pourquoi vous intéressez
30:51à la présidentielle ?
30:52Est-ce que la présidentielle
30:53m'intéresse ?
30:53Oui, en tant que...
30:54C'est un engagement.
30:56Votre nom a souvent été cité.
30:58Moi,
30:59on m'a posé cette question
31:00et je vais refaire
31:01la même réponse
31:01au risque de vous décevoir,
31:02mais qui est
31:03je n'exclus rien
31:04et je ne resterai
31:05de toute façon
31:06pas le long du chemin
31:07les bras ballants
31:08compte tenu de l'importance
31:09de l'enjeu.
31:09Alors, je vous mets sur la liste.
31:11Vous êtes le 24e.
31:12Non, non, je n'ai pas dit ça.
31:13Non, d'accord.
31:14Merci Mathieu Pugas.
31:15Merci Mathieu Pugas.
31:15Merci Mathieu Pugas.
31:15Merci Mathieu Pugas.
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