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  • il y a 3 minutes
Tous les matins à 7h42, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.

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Transcription
00:00Il est 7h41 sur RMC et RMC Story et parmi les défis, les nombreux défis de la France aujourd'hui,
00:06il y a cette question, quelle santé, quel médicament pour la France de demain ?
00:09C'est l'une des questions qu'on va se poser avec vous ce matin, Charles Wolff, bonjour.
00:13Vous êtes le patron France de Sanofi, vous présidez aussi Initiative Pharma,
00:19ça représente les principaux acteurs de l'industrie pharmaceutique, ceux qui ont choisi la France.
00:24On peut encore choisir la France quand on est dans l'industrie pharmaceutique ?
00:27C'est pas facile mais nous on a fait le choix de la France et on porte cette voie, cette
00:31voie très singulière
00:32et surtout on porte le choix de la France pour les médicaments d'aujourd'hui et de demain.
00:37C'est très important que non seulement on ait effectivement une production des médicaments actuels sur le marché en France
00:44pour des raisons de sécurité sanitaire, d'accès aux médicaments pour les patients français,
00:48mais c'est encore plus important d'avoir les technologies d'avenir qui se produisent sur le sol français, ça
00:55c'est clé.
00:56On a de très nombreuses questions à vous poser ce matin sur effectivement la santé, sur l'avenir du médicament,
01:02sur l'industrie pharmaceutique aussi en France.
01:04Mais avant de commencer, on a appris hier ces chiffres catastrophiques pour la croissance française,
01:10ce sera moins de la moitié de ce qui était initialement prévu, on s'oriente vers un plus 0,4
01:15et c'est surtout ridicule vis-à-vis de nos voisins qui eux, face aux mêmes difficultés conjoncturelles, internationales,
01:22s'en sortent deux fois mieux. La France aujourd'hui, malade de l'Europe du point de vue de l
01:28'économie,
01:28quelles conséquences ça a pour vous au quotidien ?
01:31Pour nous au quotidien, c'est les pressions, je dirais, qui deviennent délétères avec les autorités sur les discussions
01:38de budget du médicament. Il y a une réalité. La réalité c'est quoi ? C'est le vieillissement de
01:42la population.
01:43On a besoin d'avoir une population qui soit accompagnée dans son vieillissement pour vieillir en bonne santé.
01:48Pour ça, on a besoin de plus de professionnels de santé. On a aussi besoin de plus de médicaments,
01:53de médicaments innovants qui vont traiter des cancers, qui vont accompagner des maladies.
01:56Là, ce qu'on voit dans les chiffres, c'est qu'il y a une baisse de l'investissement des
01:59entreprises
02:00et qu'il y a aussi un recul de l'effort de recherche et développement.
02:06Tout à fait. Et pourquoi ça a chuté ? Parce que les conditions d'accès en France
02:11ne sont pas bonnes pour les patients et ne sont pas bonnes pour les entreprises,
02:14ce qui crée un gap de compétitivité de la France par rapport aux autres pays.
02:18Donc là où l'industrie française de santé était leader en Europe, on est passé numéro 5.
02:24En combien de temps ?
02:25En 20 ans. L'industrie, c'est en général des cycles longs.
02:29Et c'est là où on se confronte à des débats budgétaires qui sont comment on passe les trois prochains
02:33mois.
02:33On ne va pas réindustrialiser.
02:35En fait, il y a un décalage entre le côté né sur le guidon de nos politiques
02:38et vos investissements de long terme.
02:39C'est ça.
02:40Vos choix de long terme, vos stratégies de long terme.
02:42Et on en discutait tout à l'heure dans les couloirs.
02:45Il y a un élément, j'entends souvent, il n'y a pas de marge de manœuvre.
02:47Cette interview, je dois le dire, a commencé en fait dans le couloir entre Emmanuel Lechypre
02:52et effectivement le patron de Sanofi.
02:54En rentrant, vous parliez effectivement de ces chiffres.
02:57Vous, ça vous inquiète ? Comment vous vous projetez ?
02:59Vous continuez à vous projeter en France ?
03:01Difficilement.
03:02Mais en tout cas, on essaie de faire bouger les lignes.
03:03Et bouger les lignes, c'est quoi ?
03:04C'est faire comprendre aux politiques, qu'ils soient au gouvernement ou les parlementaires,
03:08de faire comprendre qu'il faut changer de programme,
03:10qu'il faut passer à une réflexion de long terme.
03:12Et pour ça, il faut prendre des décisions qui soient ciblées, qui préparent l'avenir.
03:16Donc, les problèmes des Français, ils sont très concrets.
03:18Quand on dit un médicament n'est pas accessible en France, c'est quoi par rapport aux Allemands ?
03:23Après une AMM européenne, en Allemagne, en 50 jours, le patient allemand...
03:28L'autorisation européenne.
03:29Le médicament est approuvé en Europe.
03:31En 50 jours, il est disponible dans les pharmacies en Allemagne.
03:34En France, il faut plus de 500 jours.
03:36500 jours pour transmettre, simplement pour passer de l'autorisation à « ça y est, il est dans les rayons
03:42».
03:42À la décision de remboursement, et donc il est dans les rayons.
03:45Qu'est-ce qui se passe pendant ces 500 jours ?
03:46On a des process, ok, on sait qu'on a des process en France.
03:49Mais ça, c'est une perte de chance pour les patients.
03:51C'est aussi pour nos industries, quand elles font le choix de mettre un centre R&D en France ou
03:55pas,
03:56c'est aussi un problème de compétitivité.
03:59Moi, je peux vous dire, j'ai des collègues à Vitry qui ont développé des médicaments.
04:04Ils étaient scandalisés de ne pas pouvoir discuter avec leurs voisins en disant
04:08« il est disponible en France » alors qu'il était disponible en Italie, en Allemagne, etc.
04:11Donc ça, c'est une réalité pour les patients.
04:13Donc comment maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?
04:15Parce que là, on a décrit un tableau un peu noir, mais qu'est-ce qu'on fait ?
04:17Il faut très vite changer de programme sur la façon dont on réfléchit la politique du médicament en France.
04:22Il faut se dire, au moins, décidons maintenant de prioriser, de sanctuariser
04:28les médicaments innovants et souverains.
04:30Qu'est-ce que ça veut dire ?
04:31Ça veut dire que, concrètement, un médicament est souverain.
04:33Il doit être capable d'être lancé en France immédiatement, comme en Allemagne.
04:36Ça veut dire aussi, un médicament innovant et souverain,
04:39on va lui donner des conditions de prix
04:42qui lui permettent d'être attractif par rapport à d'autres marchés.
04:45Mais c'est quoi un médicament souverain ?
04:46C'est-à-dire qu'on a voulu symboliquement relocaliser la production de Doliprane.
04:51Notre prix Nobel, Jean-Tirole, qu'on évoquait,
04:53dit « ça ne sert à rien de s'acharner sur le Doliprane en France ».
04:56On voit bien qu'on ne pourra pas tout faire.
04:57Donc, il faut se spécialiser sur certains médicaments
05:01ou sur certaines parties de médicaments.
05:04Charles Wolff, je précise et je rappelle à ceux qui nous rejoindraient maintenant
05:07que vous êtes à la tête de Sanofi France.
05:10Allez-y.
05:11Oui, vous avez raison, ce n'est pas suffisant.
05:13Il faut faire en priorité la relocalisation
05:17ou la localisation des technologies de demain.
05:19C'est ça qui fera que vous aurez une industrie qui est compétitive
05:22et qui permettra d'avoir des médicaments accessibles pour les patients français
05:25et qui contribuera à l'économie.
05:27Je vais vous donner deux chiffres.
05:29Les entreprises que je représente à travers l'initiative Pharma,
05:33aujourd'hui...
05:33Les petits gros labos qui sont présents en France.
05:36La sécurité sociale nous achète des médicaments.
05:39Pour un euro qu'elle nous achète, donc un euro de dépense,
05:42nous, on contribue à plus de deux euros au compte public
05:46à travers les charges sociales, à travers les taxes, etc.
05:48Pourquoi ? Parce qu'on produit pour la France et le monde.
05:50Donc plus vous aurez une localisation des médicaments en France
05:53et notamment des médicaments d'avenir,
05:55donc ceux qui vont durer dans le temps
05:57et qui vont permettre de trouver des nouvelles solutions aux patients,
06:00plus vous aurez une capacité de financement de votre système de sécurité sociale.
06:03Il y a Julien qui nous a appelé de Montpellier,
06:04Julien qui est infirmier.
06:06Vous entendez le patron de Sanofi au micro de RMC ce matin.
06:10Vous, j'allais dire, qui êtes vraiment celui qui les distribue,
06:13ces médicaments, qui les donne à vos patients
06:16et qui veillent à ce qu'ils les prennent.
06:19Ça fait écho à ce que vous voyez ?
06:21Alors oui, et en plus, moi j'habite à Selle-Neuve,
06:23je suis à deux pas du centre du pôle Sanofi-Montpellier.
06:26Bon, voilà, ça c'est une petite parenthèse.
06:28Mais après, non oui, mais le problème,
06:30c'est que c'était en fin des années 90-2000,
06:31on a décidé, en l'étant, je ne sais pas pourquoi,
06:34de remplacer les médecines de diagnostic par les médecines de prescription.
06:37Et donc on a produit du médicament
06:38et on a totalement laissé tomber la recherche.
06:41Et c'est exactement pareil chez les médecins,
06:42c'est-à-dire qu'on a surmultiplié les généralistes
06:44et aujourd'hui, on manque de spécialistes,
06:46avec une population qui vieille.
06:48Et donc tout vient de là.
06:50Donc ça, c'est ce que vous, vous constatez aussi,
06:52j'allais dire, au bout de la chaîne.
06:54Charles Wolff ?
06:54Oui, en fait, c'est exactement comme l'a dit cet auditeur.
06:58En fait, on a besoin d'avoir une anticipation,
07:01quelque part, une vision à long terme de notre santé.
07:04Le vieillissement de la population ne va pas s'arrêter demain.
07:06Ce n'est pas pour les trois prochains mois,
07:07c'est pour les 20 prochaines années.
07:08Donc il est urgent d'agir.
07:10Vous savez, aujourd'hui, moi, je discute avec les autorités,
07:13mais aussi certains partis politiques,
07:14dans le cadre des présidentielles.
07:17Et ce qui me choque,
07:19c'est qu'ils sont tous dans une espèce de pause politique.
07:21Mais justement, ça, c'est très intéressant,
07:23parce qu'en fait, ce dont vous nous parlez ce matin,
07:25c'est de souveraineté.
07:26On ne peut pas dire que depuis deux ou trois ans en France,
07:28la souveraineté, ce n'est pas un sujet permanent.
07:30Chouze France, les investissements à l'étranger,
07:33la souveraineté militaire, l'industrie.
07:34Est-ce qu'au niveau du médicament,
07:36c'est tout aussi important que notre armement
07:38ou que les investissements dans nos entreprises ?
07:40Est-ce que vous vous sentez soutenu, d'une part,
07:42par les autorités dont vous parlez ?
07:43Et deuxièmement, est-ce que vous les considérez
07:44à la hauteur des enjeux ?
07:46Alors, écoute attentive, oui.
07:47Dans les actes, je ne vois rien.
07:48Rien du tout.
07:49Et c'est ça, le sujet.
07:50Et alors, j'entends qu'il y a un temps politique...
07:52C'est une réponse très claire.
07:54En fait, si vous voulez, le temps politique,
07:56OK, il est ce qu'il est,
07:58mais la santé des patients,
07:59le temps économique,
08:01les décisions d'investissement, d'industrie
08:03qui s'installent à droite ou à gauche,
08:05ça, c'est tous les jours.
08:06On ne peut pas avoir un temps politique
08:08qui congèle le reste.
08:09Le monde continue d'avancer autour de nous.
08:10Les Allemands réagissent,
08:11les Italiens réagissent,
08:12les Espagnols réagissent.
08:14Et que fait la France ?
08:16On entend beaucoup vos critiques
08:18sur l'environnement réglementaire,
08:20fiscal, incitatif à l'innovation, etc.
08:23Mais est-ce que ce n'est pas dédouaner
08:25un peu vite aussi les grands labos,
08:27peut-être, de leurs erreurs ?
08:29Regardez sur les épisodes Covid, etc.
08:33Les vaccins, Sanofi,
08:34ça n'a pas bien marché.
08:36Est-ce que c'est parce qu'il n'y a pas
08:37en France aussi les talents, finalement ?
08:40Est-ce qu'on a laissé partir aussi les talents ?
08:43Qu'est-ce qui fait qu'on est moins bons aussi ?
08:45Est-ce que c'est juste
08:45l'environnement réglementaire, fiscal ?
08:47En fait, en recherche pure,
08:49il y a beaucoup d'expertise en France.
08:52Et ça, je pense que vous avez
08:53des centres de compétences
08:54en oncologie, en immunothérapie.
08:56Il y a aussi des centres d'expertise
08:57très forts aux Etats-Unis et au Chine
08:59et on travaille aussi avec eux.
09:01Le problème, c'est un problème d'échelle en France.
09:03Et c'est un problème d'attractivité,
09:05de compétitivité de nos marchés français et européens.
09:08Jusque-là, on était dans un monde
09:10où les frontières étaient ouvertes.
09:11Donc, quelque part,
09:12quand on avait une capacité de développement
09:14en France, etc.,
09:15on exportait...
09:16Maintenant, c'est fini.
09:18C'est fini, ça ?
09:18Les US et la Chine
09:20ont décidé de redessiner les cartes
09:27de l'industrie de santé.
09:29Et la France et l'Europe,
09:30pourquoi ?
09:30Parce que les US payaient les médicaments
09:32beaucoup plus chers
09:33que les autres pays.
09:34Quelque part, ils payent
09:35la R&D, la recherche et le développement
09:37des médicaments du monde.
09:39Et un jour, ils décident de cesser.
09:41Oui.
09:41En fait, ce que vous êtes en train
09:43de décrire dans le monde
09:44de la santé et du médicament,
09:45c'est aussi ce qui s'est passé
09:47du côté de la défense.
09:48C'est la fameuse expression
09:50d'Emmanuel Macron,
09:51la fin des dividendes.
09:53C'est-à-dire cette idée
09:54qu'au fond, les Etats-Unis
09:55payaient pour nous
09:56et que nous, du coup,
09:57on pouvait se concentrer
09:57sur d'autres choses.
09:58On a eu ce réflexe pendant longtemps,
10:00y compris sur la santé.
10:01Aujourd'hui, vous nous dites,
10:02l'air a changé.
10:03On est entré dans un nouveau monde.
10:04Ça n'est plus la mondialisation,
10:06c'est chacun pour soi ?
10:06Exactement.
10:07Et la question aujourd'hui,
10:08parce qu'on ne peut pas contrôler
10:09ce que font les Etats-Unis
10:10ou la Chine.
10:11Par contre, que peuvent faire
10:11la France et l'Europe ?
10:13Prendre son destin en main.
10:14Mais c'est là où on se retrouve
10:14confronté aussi, ce que disait Apolline,
10:16aux mêmes problématiques
10:17que dans d'autres secteurs
10:18comme la défense.
10:18C'est que face à des géants
10:20chinois et américains,
10:21vous avez quand même
10:22une sorte de fragmentation européenne
10:24qui font que finalement
10:25tous les grands labos européens
10:27jouent en deuxième division
10:28par rapport aux grands labos mondiaux.
10:30Comment faire ?
10:30Quelles armes ?
10:31Comment on réagit ?
10:32Déjà, ça va être du cycle long.
10:34Un, au niveau de la France,
10:36commencer à faire le choix.
10:37Déjà, il faut se réveiller.
10:38Voilà, il faut se réveiller
10:39et faire des choix forts
10:39et non pas des choix aveugles.
10:41Ou en tout cas,
10:42on laisse le truc tenir
10:43pour espérer que dans trois mois,
10:44la situation soit meilleure.
10:45Elle ne sera pas meilleure
10:46ni au niveau géopolitique
10:47ni au niveau démographique.
10:49La deuxième chose ensuite,
10:50c'est probablement
10:50l'échelle européenne
10:51va être nécessaire.
10:52Mais déjà, il faut que la France
10:54se renforce dans l'échelle européenne.
10:56Parce qu'aujourd'hui,
10:56on perd beaucoup de terrain
10:58par rapport à nos voisins européens.
11:01Néanmoins, en termes d'expertise,
11:02en termes de vision de la santé,
11:05l'Europe et la France sont des forces.
11:07On a de l'expertise aussi.
11:08Et quand vous regardez
11:09le résultat du classement PISA,
11:12notamment sur les sciences,
11:14est-ce que ça vous inquiète
11:15pour l'avenir,
11:15pour les talents d'avenir en France ?
11:17Ce qui m'inquiète,
11:18c'est...
11:18Alors nous, d'un point de vue recrutement,
11:20on arrive à trouver des talents en France.
11:22On a investi,
11:24on a trois accélérateurs digitaux,
11:26notamment dans l'IA, etc.
11:27On a des compétences en France.
11:29Ce classement, bien sûr,
11:30il est inquiétant pour nos enfants.
11:32Et après, moi,
11:33ce qui m'intéresse,
11:34c'est qu'est-ce qu'on va faire
11:34de ces rapports ?
11:35On fait des rapports,
11:36ça va mal, ça va mal.
11:37Qu'est-ce qu'on va faire ?
11:38Et ça, et là, à nouveau,
11:39d'ailleurs, pour avoir lu
11:39quelques articles sur PISA,
11:41ça va être du long terme.
11:43C'est pas quelque chose,
11:43et pour avoir vécu
11:44dans beaucoup d'autres pays
11:45dans le monde,
11:45c'est des choses qui se règlent
11:46en deux décennies.
11:47On a vraiment un problème
11:48de rapport au temps.
11:49C'est-à-dire qu'au fond,
11:50ce que vous, vous nous dites,
11:51c'est qu'il faudrait avoir
11:52des dirigeants
11:52qui regardent,
11:53j'allais dire,
11:54au-dessus du guidon
11:55et qui, effectivement,
11:56prennent des décisions
11:57de long terme.
11:57Or, nous sommes dans un calendrier
11:59qui est un calendrier électoral,
12:00politique,
12:00qui est un calendrier d'immédiat.
12:02Oui, mais ils peuvent bouger.
12:03Ils peuvent bouger.
12:04Et vous êtes venu sur RMC
12:05pour alerter.
12:06C'était passionnant.
12:07Merci d'avoir choisi RMC
12:08pour vous exprimer ce matin.
12:09Charles Wolff,
12:10vous êtes le directeur France
12:11de Sanofi,
12:11président d'Initiative Pharma
12:13qui représente
12:14les principaux acteurs
12:15de l'industrie pharmaceutique
12:16en France.
12:17Merci à vous.
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