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  • il y a 18 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:01Bonsoir à tous, c'est l'heure de se retrouver pour discuter, pour débattre.
00:04Bienvenue dans ces deux heures d'information en direct sur BFM TV.
00:06Bonsoir Olivier.
00:07Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:08Et si c'était la surprise de la primaire socialiste, je pars de Ségolène Royal.
00:12Peut-elle se retrouver dans la course à l'Elysée comme il y a 20 ans ?
00:15Ségolène Royal sera notre invitée.
00:17Et elle débattra ce soir face à Charles Consigny du rôle de l'État.
00:21L'État doit-il aider tout le monde dans la crise des carburants, par exemple dans une rentrée chère pour
00:25les Français ?
00:26Ou au contraire, faut-il en terminer avec l'État nounou royal ?
00:29Consigny, rendez-vous tout à l'heure à 18h25.
00:31Les prix à la pompe atteignent de nouveaux records avec un baril à 100 dollars.
00:35Pour l'instant, le gouvernement refuse de baisser les taxes ou de plafonner les prix, comme le demande l'opposition.
00:40L'hypothèse d'une nouvelle fronte populaire, à l'instar de celle des Gilets jaunes, est-elle crédible ?
00:45Sur les réseaux sociaux, on constate des appels à la mobilisation.
00:49Mais est-ce qu'ils peuvent aboutir ? On sera avec notamment un ancien Gilet jaune.
00:53L'intelligence artificielle pourrait-elle décider d'éliminer une partie des humains ?
00:57C'est la théorie d'un ancien chercheur. Il a travaillé pour deux sociétés majeures dans l'IA.
01:02Selon lui, l'IA pourrait devenir incontrôlable, choisir de s'améliorer elle-même et ainsi arbitrer sur ce qu'il
01:07y est utile ou non.
01:09Alors c'est assez glaçant présenté comme ça. Est-ce que c'est réaliste ? Est-ce que c'est
01:12de la science-fiction ?
01:13Débat dans 20 minutes.
01:14Président cherche électeur en échange de fortes récompenses. Donald Trump promet 5000 dollars à chaque Américain en cas de victoire
01:21aux élections de mi-mandat.
01:23Le coût est exorbitant. Ça représenterait une telle mesure plus de 1000 milliards de dollars.
01:28Alors rappelons qu'en 2025, déjà Donald Trump avait promis l'envoi de chèques de 2000 dollars financés par les
01:33droits de douane.
01:34Bon, on n'a rien vu venir.
01:48Cette rentrée de septembre est donc placée sous le signe de la vie chère.
01:52C'est ce que l'on voit quand on fait ses cours. C'est ce que l'on voit quand
01:55on passe à la pompe pour faire le plein d'essence.
01:57Mais le gouvernement ne peut pas aider tout le monde. Ça, c'est le message que l'on entend.
02:02Milan Argelas, vous avez suivi le compte-rendu du Conseil des ministres. Aujourd'hui, vous êtes au Palais de l
02:05'Elysée pour BFM TV.
02:07Mais du côté du gouvernement et du président de la République, on reconnaît que la situation risque d'être tendue
02:12quand même socialement.
02:15Oui, absolument. Alain Olivier, le gouvernement sur le carburant qui refuse de baisser les taxes ou de plafonner les prix.
02:22Pas de nouvelles aides généralisées. C'est ce qu'a expliqué Bercy hier. Pourquoi ?
02:26Simplement parce que la situation économique ne le permet pas. C'est ce qu'explique le gouvernement.
02:31Et ce qu'a expliqué notamment Roland Lescure hier dans une réunion face aux distributeurs de carburant.
02:36Mais c'est aussi ce qu'a expliqué Maude Bréjon il y a quelques minutes suite au Conseil des ministres.
02:41La porte-parole du gouvernement qui a évoqué les aides déjà en cours.
02:44Le gouvernement qui a privilégié des aides ciblées sur les ménages et les entreprises les plus exposées.
02:49Écoutez justement la porte-parole du gouvernement et également ministre de l'énergie.
02:53Maude Bréjon, c'était tout à l'heure.
02:55Nous sommes extrêmement vigilants et attentifs évidemment à cette situation avec au fond un positionnement et un pragmatisme qui depuis
03:03le début de cette crise est le même.
03:05On adapte les soutiens mis en place au fur et à mesure d'une situation qui évolue, qu'on ne
03:11peut pas complètement prédire.
03:13Nous ferons le point courant octobre et nous verrons avec les entreprises concernées, en tout cas les entreprises les plus
03:19concernées,
03:20s'il y a nécessité de poursuivre ou pas à ces aides.
03:23Nous ne fermons aucune porte et nous avons décidé évidemment d'être aux côtés des Français qui travaillent, qui roulent
03:29beaucoup.
03:30Maude Bréjon qui a rappelé donc la difficulté de la situation liée par exemple, on le sait, à la fermeture
03:35du détroit d'Hormuz au Moyen-Orient,
03:37aux crises comme les incendies qui ont touché la France cet été, la porte-parole du gouvernement qui affirme également
03:43que le chèque énergie sera bien présent dans le budget 2027.
03:47Mylène Argelas avec Philippe Vigneault en direct du Palais de l'Elysée pour BFM TV.
03:50On a un invité qui a connu la crise justement et qui était aux premières lignes des manifestations.
03:58Si je vous dis une barbe, un chapeau, c'est Jérôme Rodriguez, l'ancien gilet jaune.
04:03Il est avec nous, là maintenant il a troqué la casquette, il a fait partie des gilets jaunes blessés par
04:07la police aussi, on s'en souvient.
04:10Bonsoir Jérôme Rodriguez, merci d'être avec nous.
04:13Vous écoutiez Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement.
04:15Qu'est-ce que vous répondez justement au fait qu'on ne puisse pas aider tout le monde mais qu
04:19'on a conscience de ce qui se passe ?
04:21On a ramassé de conneries encore une fois et je suis fatigué d'entendre ces gouvernants qui sont incapables aujourd
04:26'hui d'agir
04:29pour d'agir et de réagir quant au prix des carburants et sans parler de l'inflation au sein des
04:34magasins.
04:34Par contre, je ne suis pas ancien gilet jaune, quoi qu'il advienne je le reste encore et je le
04:39resterai toujours.
04:39C'est quelque chose qui vous marque à vie et par lequel j'ai été marqué à vie aussi par
04:43le gouvernement.
04:44Par contre une petite précision, je suis un peu fatigué sur les différentes antennes de médias
04:50où on vient nous dire que l'essence à l'époque était à 1,40€, les gilets jaunes se sont
04:55bougés.
04:55Comment ça se fait qu'aujourd'hui on est à 2,18€ et que les gilets jaunes ne bougent pas
04:59?
04:59Première chose, je tiens à rappeler que les gilets jaunes, ce qui a mis le feu aux poudres, c'est
05:06la taxe carbone.
05:07Et ça, il est important de le préciser parce que c'est un des rares combats qu'on a réussi
05:12à gagner.
05:12C'est-à-dire que cette taxe carbone qui devait être apposée sur des gilets en essence probablement trop chère
05:17n'a pas eu lieu.
05:18Elle a été suspendue à l'époque par le gouvernement.
05:21Donc ça, c'est une victoire qu'il est important de rappeler.
05:23Et qu'est-ce qui pose problème aujourd'hui principalement sur le prix des carburants ?
05:26Ce sont les taxes.
05:27Et c'est justement là-dessus que le gouvernement ne veut pas agir.
05:30Vous vous rendez compte, la manne financière aujourd'hui, quand vous récupérez 60% sur 2,18€,
05:38à défaut de récupérer 60% sur 1,75€ avant la fameuse crise d'Ormouz.
05:42Donc ils ont un levier d'action aujourd'hui pour permettre peut-être une baisse conséquente des prix,
05:47mais ils ne vont pas agir.
05:49Donc la réalité du terrain à l'époque, c'est qu'on a évité une taxe de plus.
05:52Parce que si cette taxe existait encore aujourd'hui, les cents seraient encore beaucoup plus chers.
05:57Donc essayons de rendre un petit peu les honneurs aux gilets jaunes.
05:59Maintenant, est-il utile de rappeler que dans cette démocratie qu'est la France, nous nous sommes fait crever des
06:07yeux ?
06:08Quand j'entends des gens qui appellent aux gilets jaunes et qui attendent sagement sur le canapé,
06:13en train de regarder BFM TV, à manger du popcorn, en espérant que les autres agissent,
06:18à défaut d'agir eux-mêmes, vous me connaissez, je suis une personne qui est reconnue publiquement,
06:23les gens m'interpellent dans la rue.
06:24Eh, Rodrigues, quand est-ce que les gilets jaunes y sortent ?
06:27Monsieur Rodrigues, qu'est-ce qui se passe ?
06:28Monsieur Rodrigues, vous avez vu les prix de l'électricité ?
06:30Monsieur Rodrigues, vous avez vu le prix du gaz ?
06:32Monsieur Rodrigues, vous avez vu le prix de l'essence ?
06:34On a un mécontentement général dans ce pays, mais personne n'est capable d'agir aujourd'hui.
06:40Pourquoi, à votre avis, Jérôme ?
06:43Jérôme, pourquoi, justement ?
06:45Laissez-moi finir mon propos.
06:46Les gens vous interpellent, et pourquoi eux-mêmes ne vont pas manifester ?
06:50Les unités syndicales, les responsables syndicaux aujourd'hui,
06:54qui ne bataillent même pas sur ce sujet en se disant qu'aujourd'hui,
06:58des travailleurs sont obligés de payer encore plus cher pour aller travailler
07:03et quelque part de travailler pour rembourser l'essence qu'ils viennent d'acheter.
07:07Enfin, je veux dire, où sont les gens qui sont normalement aptes à pouvoir combattre ?
07:11Alors, de façon institutionnelle, avec des petites marches où ça danse et ça chante,
07:16mais quelque part, à un moment donné, personne ne se bouge.
07:18Parce qu'on attend toujours dans ce foutu pays que les uns fassent à la place des autres.
07:22« Ah ben moi j'y vais si t'y vas le premier. »
07:24« Ouais, mais si t'y vas pas le premier, moi j'irai pas non plus. »
07:26Donc, on est là, on tourne en rond.
07:28– Mais Jérôme, Jérôme Rodéliez, permettez-moi de vous poser une question sur ce que vous dites.
07:35Effectivement, les syndicats, on les entend pas, c'est une bonne question,
07:37et on pourrait les interpeller, mais sur les réseaux sociaux…
07:40– Je sais pas, ils sont là pour défendre les travailleurs, c'est ça ?
07:41– Oui, mais sur les réseaux sociaux, on voit des appels…
07:44M. Truchot, on voit des appels à la mobilisation sur les réseaux sociaux.
07:48Est-ce que vous pensez qu'ils sont sérieux, crédibles ?
07:51On parle d'une date mi-octobre, est-ce que vous pensez qu'à ce moment-là,
07:54les gens peuvent se mobiliser ?
07:56– La date de mi-octobre, très bien.
07:58On a le temps aujourd'hui d'attendre encore un mois et demi.
08:01Est-ce qu'aujourd'hui, les gens ont les finances d'attendre encore un mois et demi ?
08:04Nous sommes au mois de septembre, on vient de se claquer la rentrée,
08:07il y a les impôts qui tombent, il y a tout qui nous tombe au-dessus,
08:09il y a toutes les augmentations d'électricité qu'on s'est encore prises cet été.
08:12Est-ce que les gens aujourd'hui…
08:13– Il y a le gaz qui va beaucoup augmenter ?
08:15– Et bien sûr, est-ce que les gens aujourd'hui ont suffisamment la patience
08:18d'attendre un 17 octobre ?
08:20Vous voulez un mouvement des Gilets jaunes,
08:21à croire que les médias sont dans l'attente d'avoir un peu de sang
08:24et du feu dans les rues de Paris ?
08:25C'est l'impression que ça me donne.
08:27Mais aujourd'hui, on vit dans une France
08:31qui, à défaut de régler les problèmes
08:33de ceux qui vont aller manifester leur mécontentement,
08:37vont les déglinguer dans la rue.
08:38Et les médias vont s'en donner à cœur joie à nous diaboliser
08:42en disant qu'on est des foutures de merde,
08:44qu'on est des travailleurs, qu'on est des chômeurs,
08:46qu'on est des assistés sociaux avec la clope au bec
08:48et la bière dans une autre main.
08:50Comment on peut réagir et agir quand tout ça se passe ?
08:54Si aujourd'hui, les gens ont une réelle volonté de pouvoir agir,
08:58si les gens ont vraiment la volonté d'aller dans la rue
09:01pour pouvoir exprimer leur mécontentement,
09:04attention, préparez-vous, préparez-vous parce que vous allez saigner
09:08et peut-être même encore plus saigner que le porte-monnaie
09:11qui saigne aujourd'hui.
09:12Donc, les appels sur les réseaux sociaux,
09:14moi, je me méfie aujourd'hui parce que des appels,
09:16il y en a eu beaucoup.
09:18Vous savez, l'année dernière, il y a eu un appel le 10 septembre.
09:21Ça devait être le nouveau mouvement des gilets jaunes.
09:24Les gens devaient réagir.
09:25Il y a eu, exactement, le mouvement tout bloqué.
09:28Il y a eu, grosso modo, allez, je vais exagérer,
09:30on va faire un petit peu comme tout le monde,
09:31200 000 personnes dans les rues d'en France.
09:33À l'époque, votre collègue Apolline de Malherbe,
09:36le lendemain, a tweeté la chose suivante.
09:39Elle se targuait d'avoir battu un record d'audience
09:41sur les chaînes de BFM TV jusqu'à 16 millions de téléspectateurs
09:44sur la journée.
09:45C'est-à-dire que vous aviez eu 200 000 personnes actives
09:47dans les rues de toute la France
09:49pour exprimer leur mécontentement
09:50et vous avez 16 millions de personnes
09:51qui étaient en train de bouffer du pop-corn
09:53en vous regardant la télé
09:54en espérant que les autres puissent faire changer les choses.
09:56C'est quand même regrettable aujourd'hui.
09:59La France nous a fait croire.
10:00On nous a fait croire dans les livres d'histoire.
10:02Jérôme, on va essayer de donner la parole
10:04à nos autres invités.
10:06Juge, il est rare que vous invitiez des grandes gueules
10:09et des vraies grandes gueules.
10:10Ce n'est pas comme dans votre émission.
10:13Vous savez, vous êtes venu dans les grandes gueules souvent, Jérôme.
10:15Oui, mais si vous m'habitiez tous les jours,
10:17vous serez en hémorragie nasale.
10:20On nous a fait croire dans les livres d'histoire
10:22à la Révolution française.
10:24Moi, je me pose la question
10:25si on ne nous a pas raconté des gros mythos non plus.
10:27Parce que la France n'est pas un pays de révolutionnaires.
10:31J'ai d'autres exemples dans des pays
10:32qui savent mener des révolutions
10:34et peut-être arriver à terme.
10:36C'est tout.
10:36Aujourd'hui, les gens sont dans une léthargie totale.
10:39Les gens ne réagissent pas.
10:41Et les gens attendent que ce soit les autres qui fassent.
10:44Et surtout qu'ils attendent que le gouvernement réagisse
10:46et le gouvernement ne réagirait pas.
10:48Ils sont dans une manne financière.
10:50Ils sont en train de se remplir les poches sur nos côtes.
10:52Et ça ne dérange personne aujourd'hui.
10:54Jérôme, restez avec nous quand même
10:56pour écouter justement l'analyse.
10:58Il n'a pas tort, en fait, Jérôme Rodriguez.
11:00Il a même du point de vue syndical.
11:02Il ne se passe pas grand-chose.
11:04Il n'y a pas de colère même au sein des oppositions.
11:07En fait, il y a une anesthésie
11:08qui s'appelle élection présidentielle
11:10qui arrive et tout le monde attend peut-être l'élection.
11:12Je peux vous dire, franchement,
11:13moi, je suis allé faire mon plein le vendredi soir.
11:16La pompe à essence à Marc, là où je suis maire,
11:19entre le vendredi soir et le samedi matin,
11:21le prix de l'essence avait pris 20 centimes,
11:23plus de 20 centimes, sur la même pompe.
11:25C'est probablement d'ailleurs la même cuve
11:27qui a servi entre les deux.
11:29Et donc, les gens, en effet,
11:30peut-être ne manifestent pas dans les rues,
11:32mais ça se voit dans les portefeuilles,
11:34ça pèse sur les familles,
11:35ça pèse sur la rentrée scolaire.
11:37Ça pèse sur la croissance économique.
11:38Et puis, les gens se déplacent moins,
11:40ils travaillent moins, ils consomment moins.
11:43Et c'est pour ça que la léthargie
11:44dans laquelle les gouvernements aujourd'hui,
11:45on voit bien qu'ils font le doron
11:46en espérant que ça passe.
11:48Le gouvernement essaie de gagner du temps
11:49parce qu'à chaque fois,
11:49ils donnent rendez-vous le mois suivant.
11:52Maud Bréjean nous dit,
11:53rendez-vous en octobre,
11:54on verra ce qu'on fera plus.
11:55Madame Bréjean ferait mieux
11:56de s'occuper de son ministère
11:57plutôt qu'être au comité de liaison d'Edouard Philippe.
11:59Enfin, pardon, mais aujourd'hui,
12:00l'urgence, ce n'est pas la primaire
12:02de je ne sais pas quoi.
12:03L'urgence, c'est que le prix de l'essence baisse
12:05et le rôle de Mme Bréjean,
12:07qui est payé avec nos impôts,
12:08qui est d'être ministre de l'énergie,
12:10c'est de faire en sorte de gérer la crise.
12:12Nous, on a des propositions
12:13avec Bruno Retailleau,
12:14dont je suis en parole.
12:16Aujourd'hui, je pense qu'il y a
12:17une première urgence,
12:18c'est faire en sorte que ceux qui travaillent
12:19ne soient pas pénalisés.
12:20Ça a été dit par M. Rodriguez.
12:21Aujourd'hui, il y a des gens
12:23qui payent de leur poche
12:25pour aller travailler.
12:25C'est ça, aujourd'hui, la réalité.
12:27Donc, première chose à faire,
12:28c'est sur le barème kilométrique.
12:29Sur le barème kilométrique,
12:30il faut absolument le revoir
12:31parce qu'il a été sorti
12:32il y a pendant plusieurs mois
12:33quand le prix était à 50, 60 centimes de moins
12:36sur le litre d'essence
12:37pour que les personnes qui travaillent,
12:39qui payent des impôts,
12:40puissent défalquer de leur imposition
12:43l'utilisation de leur voiture personnelle
12:46pour aller simplement travailler.
12:48Ça, ça touche beaucoup de personnes,
12:49tous ceux qui payent des impôts.
12:50Ensuite, je pense qu'il va falloir rapidement
12:52quand même se mettre autour d'une table
12:53et réfléchir à la possibilité
12:55de réintroduire une TICIPE flottante.
12:58Au moins sur les périodes d'extrêmes troubles
13:00comme on a aujourd'hui,
13:01qui ne sont pas prêts de s'arrêter
13:02parce que c'est lié à une situation internationale
13:04qui a été déclenchée par Donald Trump
13:07en attaquant l'Iran
13:08avec le contre-coup du blocage du détroit d'Hormuz.
13:11Il faut qu'on ait des solutions.
13:13Et la solution, c'est de trouver un équilibre
13:15entre les volumes qui sont utilisés.
13:17Parce que ce n'est pas vrai de dire
13:17que l'État s'en met plein les poches aujourd'hui
13:19parce qu'il y a moins de personnes
13:20qui utilisent la voiture.
13:21On avait vu, je crois, que c'est 9 millions d'euros.
13:22C'est 9 millions depuis le début de la crise.
13:24Donc, ce n'est pas grand-chose en réalité.
13:25Oui, et d'ailleurs, c'est très marrant
13:26parce qu'effectivement, la TVA est en hausse
13:29mais la TICIPE qui, on le rappelle, est fixe
13:31est en baisse.
13:32C'est-à-dire que les recettes de TICIPE
13:34sont en baisse.
13:35Pourquoi ?
13:36Parce que la consommation, elle, a baissé de 5,5%.
13:38Et surtout, à côté, il y a un autre point.
13:40C'est faire en sorte que dans un pays
13:42où travailler ne rapporte plus,
13:44où les personnes qui travaillent
13:45n'arrivent plus à joindre les deux bouts
13:46pour plein de raisons,
13:47l'électricité, l'essence, les salaires,
13:49il faut redonner du pouvoir d'achat
13:51à ceux qui travaillent.
13:52Et c'est la proposition qu'on fait
13:53avec Bruno Retailleau.
13:54C'est avoir un 13e, un 14e mois
13:56par une baisse massive des cotisations.
13:57Faire en sorte que toute heure travaillée
13:59au-delà des heures habituelles,
14:03des 1623 heures habituelles,
14:05soit des heures exonérées de cotisations,
14:07soit des heures exonérées d'impôts sur le revenu.
14:09Et dans ces cas-là,
14:1030 minutes de plus travaillées par jour,
14:12ça ferait deux mois de salaire en plus.
14:15C'est comme ça, c'est par le travail
14:16qu'on donne de l'argent aux gens,
14:17c'est pas par l'assistanat.
14:19Marie Chantret, Jérôme Rodriguez
14:21dit beaucoup de choses.
14:22Il dit certes, effectivement,
14:23les syndicats, on ne les entend pas
14:24beaucoup sur ce sujet, c'est vrai.
14:26Il dit aussi, les Français attendent
14:29que les autres se mobilisent pour eux.
14:31Et la dernière fois, il parlait du 10 septembre,
14:33c'était l'année dernière,
14:33200 000 personnes dans toute la France,
14:35des millions peut-être devant la télé.
14:37Et un mouvement qui ne s'était pas poursuivi.
14:38Et c'est un mouvement qui ne s'était pas poursuivi.
14:39C'est ça l'explication,
14:41c'est-à-dire que les Français
14:41sont un peu résignés
14:42et qu'aujourd'hui,
14:44ils ne se sentent pas capables
14:44de se remobiliser et d'aller dans la rue.
14:46Peut-être parce qu'ils se disent
14:47qu'on se bat contre qui, contre quoi.
14:49Puisque si le pétrole est cher,
14:51ce n'est pas la faute du gouvernement.
14:53C'est parce qu'il y a une guerre au Proche-Orient.
14:55Une résignation, une léthargie.
14:56Et peut-être une autre explication
14:58que ne dit pas Jérôme Rodriguez,
14:59mais qu'ont dit certains de ses anciens collègues,
15:01je mets les gros guillemets à tout ça,
15:03pas les moyens, tout simplement,
15:05d'aller manifester.
15:06Et de faire des grèves.
15:07De prendre sa voiture,
15:08de faire grève durant des jours et des jours,
15:11de perdre du salaire,
15:12parce qu'aujourd'hui,
15:12leur pouvoir d'achat ne leur permet pas.
15:14Ça, c'est aussi une réalité économique
15:16de toute cette partie de la population
15:18qui, profondément...
15:20Oui, ils manifestaient le samedi.
15:21Pardon, ils manifestaient le samedi,
15:22justement, pour ne pas perdre d'argent.
15:24Oui, mais certains vous expliquent aussi
15:25qu'il y a besoin de prendre sa voiture
15:26pour aller manifester.
15:28Pardonnez-moi, je vous ai coupé Jérôme Rodriguez.
15:30Mais à un moment donné,
15:31cette façon institutionnelle
15:33d'aller manifester le mardi ou le jeudi,
15:34parce que c'est les enseignants,
15:35à un moment donné,
15:36les gars de l'émerge du tacle...
15:37Parce que c'est les sarches qui le décrètent.
15:38Nous, on nous a traités de saignants
15:40alors qu'on allait manifester
15:42notre jour de repos.
15:43Nous, on n'a pas fait de grève.
15:45Et le monsieur qui vient de parler,
15:47il est bien gentil avec ses propositions.
15:49Pourquoi ?
15:50On va attendre les élections présidentielles.
15:51C'est le porte-parole de Bruno Rotaillot.
15:52Oui, mais potentiellement
15:53que M. Rotaillot soit président
15:55pour attendre qu'il puisse arranger
15:56le sud public.
15:57Il était lui-même au gouvernement,
15:58il n'a rien arrangé du tout.
15:59Aujourd'hui, il ne faut pas oublier...
16:00Il était ministre de l'Intérieur,
16:02pas ministre de l'Économie ni de l'Énergie.
16:04On a compris ce que ça a donné.
16:05Et puis les ministres de l'Intérieur
16:06qui se sont succédés
16:07pendant le mouvement des Gilets jaunes,
16:12Bruno Rotaillot.
16:13Je pense que ce serait même pire,
16:15si vous voulez mon avis.
16:15D'accord ?
16:16Chacun ses opinions politiques,
16:18mais en tout cas,
16:18ce n'est pas vrai de dire que c'est de sa faute.
16:20Moi, je vis dans le concret.
16:21Je ne vis pas dans votre tour d'argent.
16:23Aujourd'hui, vous voulez...
16:24Vous savez, vous venez chez moi,
16:25vous êtes le bienvenu à Marc.
16:27Il n'y a pas de souci, je vous accueille.
16:28On va avoir un café, on pourra discuter.
16:30Il n'y a pas de souci.
16:30Pas de souci, venez, je vous accueille.
16:32C'est un problème au contraire.
16:33Maintenant, si vous voulez une solution concrète,
16:35il faut dégager cette bande d'incapables
16:37qui ne savent pas gérer les milliards
16:38qui nous retirent des poches.
16:40Justement, j'attends peut-être 2027.
16:42Moi, je vais vous dire,
16:43je discute avec des gens.
16:45Nous prendre 60 euros de taxes
16:46sur un billet de 100 euros
16:47quand on prend du carburant.
16:49Pourquoi pas ?
16:49Si on avait des hôpitaux qui fonctionnent,
16:51s'il y avait l'éducation nationale
16:52qui fonctionnait correctement,
16:54si on avait un service public aujourd'hui
16:55qui avait la capacité de nous accueillir
16:57à défaut d'attendre 20 minutes au téléphone,
16:59qu'une intelligence artificielle nous réponde.
17:00Mais moi, je les paye volontiers.
17:02Mais aujourd'hui,
17:03j'ai été commercial pendant 20 ans.
17:04Vous savez, le qualitatif service.
17:07Plus vous avez du qualitatif,
17:09plus vous payez cher.
17:10Aujourd'hui, plus on paye cher,
17:11moins on a de qualitatif
17:12dans ce foutu pays.
17:14D'accord ?
17:14On a une bande d'incapables.
17:17On a une bande d'incapables
17:19qui n'ont jamais bossé de leur vie.
17:20Je prends Attal qui dit
17:21que je ne sais plus quoi sur le travail.
17:24Les mecs n'ont jamais bossé de leur vie
17:25et vont dire à des travailleurs
17:26aujourd'hui ce qu'ils ont à faire.
17:28Ils ont juste arrêté
17:29de prendre les Français pour des ânes.
17:31Et puis, je vais vous dire,
17:32les Français aujourd'hui,
17:33malheureusement,
17:34ils sont préoccupés
17:35par leur responsabilité du quotidien.
17:37Leur responsabilité familiale,
17:38professionnelle,
17:39il faut gérer les enfants.
17:40C'est ça aussi qui est compliqué.
17:42Vous savez,
17:42le nombre de familles
17:43qui ont été détruites
17:44au moment des Gilets jaunes.
17:46Allez voir le film
17:46avec Virginie Effira,
17:48dont j'ai oublié le titre,
17:49qui retrace une vie de famille
17:50de ce qu'a pu vivre
17:51le mouvement des Gilets jaunes.
17:53Vous allez comprendre aussi
17:53que ça a été très compliqué.
17:55S'impliquer aujourd'hui
17:56en tant que mouvement populaire,
17:59c'est très compliqué.
18:00Et je vous le rappelle,
18:01parce que ça,
18:02vous avez tendance
18:02à l'oublier dans les médias,
18:03n'oubliez pas la répression.
18:0425 000 blessés,
18:065 000 emprisonnés,
18:07il y a eu une trentaine de mutilés
18:09qui n'ont toujours pas
18:10obtenu justice.
18:11– Certes,
18:12mais les policiers
18:13en ont pris aussi plein la gueule.
18:15– On ne va pas refaire
18:16le débat là-dessus,
18:17Jérôme Andréguet.
18:18En revanche,
18:18est-ce que les Français
18:19attendent l'élection présidentielle ?
18:21– C'est la question de savoir
18:22est-ce que finalement
18:22les gens ne sont pas résignés ?
18:24C'est de toute façon,
18:24il y a un rendez-vous,
18:25c'est 2027,
18:25et à ce moment-là,
18:26on pourra s'exprimer.
18:27– Oui,
18:28et ça arrive vite,
18:28c'est au mois d'avril.
18:29Donc c'est vrai qu'il peut y avoir
18:30le sentiment aujourd'hui
18:31chez les Français
18:32du « à quoi bon manifester maintenant ? »
18:35puisque de toute façon,
18:35– Les gens qui sont là
18:36ne sont plus là dans quelques mois.
18:37– Voilà, c'est ça.
18:38On a un bulletin de vote néanmoins
18:40et c'est peut-être une meilleure façon,
18:41même s'il y a quand même
18:42une grosse désillusion aussi
18:43sur les politiques,
18:43meilleure façon aux yeux des Français
18:45de faire passer un message.
18:46Et puis je crois
18:47qu'il y a quand même
18:47ce sentiment très présent,
18:48beaucoup plus qu'à l'époque
18:49des Gilets jaunes,
18:50il n'y a plus aucune marge
18:51de manœuvre.
18:52Les Français en fait
18:52ont complètement intégré
18:54qu'aujourd'hui le gouvernement
18:55ne parle que d'économie
18:56et qu'ils n'obtiendront pas
18:57en fait des gestes
18:58ou des guillemets cadeaux.
19:00À l'époque des Gilets jaunes,
19:01il y a quand même eu une liste
19:02et Jérôme Rodriguez
19:02le sait mieux que moi,
19:03mais c'était pas mal.
19:05Ils ont obtenu l'annulation
19:06de la taxe carbone,
19:07ils ont obtenu la prime Macron,
19:08ils ont obtenu le retour
19:09des heures supplémentaires
19:10défiscalisées.
19:10Le 80 km heure aussi
19:12a été revu.
19:12Les 80 km heure ont sauté,
19:13le chèque énergie
19:14a été revalorisé.
19:16Il y a eu à la fin
19:16des gestes qui ont été faits,
19:18pas suffisants à leurs yeux
19:19mais des gestes.
19:20Aujourd'hui,
19:20il n'y aurait plus ces gestes.
19:21Ce qui est quand même paradoxal,
19:22c'est pour reprendre un terme
19:24qui a été utilisé ce matin
19:25sur notre antenne
19:25par Emmanuel Lechypre.
19:26Lui dit,
19:27c'est un choc pétrolier
19:28qu'on est en train de vivre.
19:28Un choc pétrolier.
19:30Et face à un choc pétrolier,
19:31pardon,
19:32mais la réponse
19:33de Maude Bréjean
19:34paraît complètement surréaliste
19:36en disant,
19:36oui,
19:36alors il y a des aides.
19:37On sait,
19:38les aides sont très limitées.
19:40On verra au mois d'octobre.
19:41Il y a un décalage
19:42entre le terme
19:43choc pétrolier
19:44et la réponse gouvernementale.
19:45Je comprends les arguments.
19:46On n'a plus d'argent.
19:47On ne peut pas faire autrement.
19:48Enfin,
19:48c'est ça qui,
19:49à un moment donné,
19:50risque de plus tenir.
19:51Oui,
19:52mais l'argument
19:52soulevé par Amandine,
19:53il est ce qu'il est.
19:55Mais en tout cas,
19:56c'est vrai,
19:56il n'y a pas d'argent.
19:58Enfin,
19:58d'autres pays
20:00ont fait différemment.
20:01En fait,
20:02vous faites comment ?
20:03Il n'y a plus d'argent
20:04dans les caisses.
20:04Donc,
20:05pardon,
20:05mais on ne va pas non plus
20:07inventer...
20:08On trouve bien de l'argent
20:09pour augmenter le budget
20:09de la défense.
20:10On trouve bien de l'argent
20:11pour le budget de l'éducation nationale
20:12qui continue le procès.
20:13C'est des choix politiques.
20:14C'est des choix budgétaires.
20:15C'est des choix politiques.
20:16On enlève l'argent
20:17à la défense,
20:19à l'intérieur,
20:20à l'éducation,
20:21à la santé.
20:21Et puis,
20:23on fait des chèques.
20:23Et qu'est-ce qui va se passer
20:24si dans six mois,
20:26le prix du pétrole
20:27continue à progresser
20:28et que les prix du carburant
20:29continuent à progresser ?
20:30On fait quoi ?
20:30On refait un chèque ?
20:32Le problème aujourd'hui,
20:34c'est que le gouvernement
20:35navigue à vue.
20:36Il regarde la situation
20:37depuis le début de ce conflit
20:38avec un espoir
20:39qu'en juin,
20:41la situation s'améliore.
20:42D'ailleurs,
20:43on avait vu
20:44le baril de pétrole
20:45qui était repassé.
20:46Souvenez-vous,
20:47114 dollars au mois de mai,
20:48on était retombé
20:49à 70 dollars.
20:51Donc là,
20:51hop,
20:52reparti à la hausse.
20:53Tout cela dépend
20:54effectivement
20:54de cette situation internationale.
20:56des décisions...
20:56Ça en parle à la hausse
20:57au moment où c'est
20:57la rentrée scolaire
20:58où les gens
20:59ne doivent pas payer
21:00leurs taxes foncières.
21:01Non, mais attendez,
21:01ce n'est que le début,
21:03pardon,
21:03ce n'est que le début.
21:03Le gaz augmente
21:04plus 6% ?
21:056,3% à partir du 1er octobre.
21:07Il va y avoir
21:07les mutuelles
21:07qui vont augmenter.
21:08Vous allez avoir
21:09les assurances
21:09qui vont augmenter.
21:11Tout va augmenter
21:12sauf les salaires
21:13parce que quand on regarde
21:14les salaires,
21:15la hausse,
21:15elle est comprise
21:15entre 1,6 et 1,8%.
21:18Mais...
21:19Potentiellement,
21:20socialement,
21:20c'est explosif.
21:21Et l'inflation
21:23à 2,4%
21:25au mois d'août.
21:25Mais cette progression,
21:26elle va encore être
21:27assez notable
21:28au mois de septembre.
21:29Donc oui,
21:29très forte bête
21:30le pouvoir d'achat.
21:30Et au printemps prochain
21:31en fonction des négociations
21:32et des prix
21:32qui sont négociés.
21:32Entre distributeurs
21:33et industriels,
21:34là, on aurait
21:34une inflation alimentaire.
21:35Ça veut dire quoi ?
21:36Ça veut dire qu'on aura
21:36une inflation globale
21:37qui sera encore plus forte
21:38que les 2,4%.
21:39On imagine quand même
21:40que le gouvernement
21:41a conscience de ça
21:41mais il est sans réponse.
21:43Il est sans réponse.
21:44Il se cantonne à dire
21:45qu'aujourd'hui,
21:46tous les Français
21:47c'est éligible à ces chèques
21:48dont par Gaëtan Mélin
21:49n'ont pas fait la démarche.
21:52Un chèque de 100 euros.
21:53Et ceux qui ont fait la démarche,
21:54ils mettent 2, 3, 4 mois
21:55à l'obtenir
21:55parce que les délais
21:56sont extrêmement longs.
21:57C'est un chèque de 100 euros.
21:58C'est toujours ça.
21:58C'est que 100 euros.
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