- il y a 7 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Entrée douloureuse quand on passe à la pompe à essence, les prix sont hauts et on va le constater tout
00:04de suite en retrouvant dans les Hauts-de-Seine à Fontenay-aux-Roses.
00:07Nicolas Dumas en direct pour BFM TV, il suffit de regarder les prix affichés et les automobilistes ensuite quand ils
00:12passent à la caisse le sentent bien.
00:17Oui ils le sentent bien, si bien que regardez dans cette station le gazole il est à 2,29€ quasiment
00:24et le sans-plomb 95 à 2,16€.
00:28Il progresse petit à petit et là par exemple, attention il y a une voiture qui nous voit pas visiblement
00:35alors qu'on est bien présent,
00:37pour 21 litres de carburant qui ont été mis dans le véhicule, ça coûte environ 50€.
00:45Je vous propose d'écouter les automobilistes qu'on a interrogés tout à l'heure, ils en avaient un petit
00:49peu ras-le-bol.
00:51Je trouve que le prix du carburant augmente en permanence et que ça devient, quand on fait beaucoup de kilomètres,
00:58ça devient cher quoi.
00:59C'est toujours trop cher mais quand on a besoin de rouler, on peut difficilement passer à côté quoi.
01:05C'est inquiétant, à la consommation égale, à la trajectoire égale, je paye 60€ de plus par mois de carburant
01:12et encore mon lieu de travail est pas très très loin
01:17et encore je fais partie des gens peut-être les moins impactés par rapport à des professions où ils ont
01:22besoin de plus circuler que moi.
01:25Si vous effectuez un plein tous les 15 jours d'environ 50 litres, ça représente ces hausses environ 600€ de
01:34plus sur le budget annuel.
01:36Nicolas Dumas avec Joao Alain-Nicard en direct de Fontenay-aux-Roses dans les Hauts-de-Seine dans une station
01:42-service.
01:42On va regarder l'évolution des prix depuis un an justement maintenant avec vous Marguerite Dumont.
01:47Voyons la courbe.
01:48On va regarder cette courbe mais tout d'abord le prix du litre aujourd'hui pour le sans-plomb 95,
01:55il tourne autour de 2,12€ en moyenne en France
01:58et le gasoil autour de 2,29€ le litre et pour mesurer l'ampleur de la flambée, en effet, il
02:05faut regarder un an en arrière.
02:07Fin août 2025, l'essence était autour de 1,69€ le litre, soit une hausse de 25% en un
02:13an et le diesel était à 1,78€.
02:17Cette flambée est directement liée à l'envolée des cours du pétrole depuis le déclenchement de la guerre en Iran.
02:23Le 28 février marque le point de rupture et votre budget a été complètement chamboulé.
02:29La preuve, très concrètement, prenons un carburant fin février autour de 1,70€ le litre et aujourd'hui un carburant
02:37à 2,20€ le litre en moyenne.
02:39Pour une citadine avec un réservoir de 50 litres, le plein est passé de 85 à 110€, cela représente 25€
02:48de plus à chaque plein.
02:50Avec un plein tous les 15 jours, c'est un surcoût mensuel de 50€ et cela correspond à une dépense
02:56supplémentaire de 600€ sur l'année.
02:59Résultat, les Français consomment moins de carburant.
03:02Selon Bercy, au total, leur consommation a baissé de 7% depuis le début du conflit.
03:07Et on rappelle qu'il y a 60% de taxes, bien sûr, aussi sur les prix des carburants.
03:11Gaëtan Mélin, ça ne baisse pas.
03:13En plus, il y a eu la reprise des bombardements récemment.
03:16Donc la tension est toujours là.
03:18Pas de baisse à l'horizon.
03:21On est à peu près sûr de ça.
03:22Non, tant que Donald Trump ne pliera pas devant l'Iran et ne se résoudra pas à quitter la région
03:30du Moyen-Orient,
03:31eh bien il y aura toujours une grosse tension sur les prix du baril de pétrole.
03:35Et le prix du baril de pétrole qui est proche actuellement des 100$ pourrait très bien continuer à s
03:41'afflamber
03:42et dépasser les 120$ comme on a connu il y a quelques mois.
03:45Mais attention, ça peut aussi baisser.
03:48Et c'est pour cela aujourd'hui que le gouvernement navigue un peu à vue.
03:51parce qu'on ne sait pas véritablement à combien le prix du baril de pétrole sera dans les jours, les
03:59semaines et surtout les mois à venir.
04:01Pour l'instant, le gouvernement a simplement annoncé qu'il allait reconduire les aides très ciblées qui concernent notamment les
04:08gros rouleurs.
04:09Les gros rouleurs, mais également un certain nombre de professionnels qui dépendent de leur véhicule pour travailler.
04:14Donc oui, des aides ciblées. D'autant que les 3 millions d'automobilistes qui sont éligibles n'ont pas fait
04:20les démarches pour obtenir cette aide de 100€.
04:25C'est une aide unique de 100€, on ne le touche qu'une fois ce 100€ ?
04:28Exactement. Donc oui, une aide qui bien évidemment est prolongée pour permettre à ceux qui n'ont pas fait la
04:34demande de le faire.
04:36Et si on a déjà eu cette aide, on peut redemander l'aide ou pas ?
04:38Mais non, on ne peut pas. C'est one shot, effectivement. Vous la recevez une fois et c'est terminé.
04:43Mais comme le disait Marguerite, c'est très largement insuffisant pour un certain nombre d'automobilistes
04:48puisqu'on parlait là d'un surcoût annuel de près de 600€. Donc 100€ versus 600, vous voyez bien la
04:55grosse différence.
04:55Et c'est d'ailleurs pour cela aujourd'hui qu'on voit dans les arbitrages des ménages qui sont obligés
05:01de faire des choix
05:02comme moins rouler, moins utiliser leur voiture, moins partir en week-end, moins partir en vacances.
05:08On a vu les chiffres de fréquentation des autoroutes cet été qui étaient en très forte baisse.
05:14Ce qui est assez intéressant aujourd'hui, c'est de voir que ce soit Michel-Édouard Leclerc ce matin
05:19ou Jean-Luc Mélenchon, donc d'un grand patron à la France Insoumise,
05:23on demande le plafonnement des prix des carburants.
05:25Sauf qu'ils ne disent pas comment ils financent cette mesure. C'est ça.
05:28Aujourd'hui, les aides ciblées, on le rappelle, elles sont financées par le gouvernement, par des économies.
05:34Si demain, on plafonne les prix des carburants, on ne parle pas juste du plafonnement de Total, bien évidemment.
05:38Et surtout, ça peut être très risqué pour les toutes petites stations-services sur le territoire français
05:46qui, bien évidemment, ont des marges qui sont beaucoup moins importantes que les gros distributeurs comme Total ou autres
05:52et qui pourraient tout simplement mettre la clé sous la porte.
05:54Il y a un distributeur qui plafonne en ce moment ces prix.
05:55Oui, mais Total...
05:57Et d'ailleurs, ça cartonne parce que les stations Total sont prises d'assaut, certaines sont en rupture le soir
06:00tout week-end.
06:01Deux choses. Total Energy peut se permettre de le faire parce que Total Energy, c'est un raffineur et un
06:06distributeur.
06:06Donc, il peut agir sur ses marges de raffinage pour justement redistribuer sur la distribution.
06:13Donc oui, ça a un coût pour Total au niveau de sa branche distribution.
06:16Mais de toute façon, comme il se rattrape sur le raffinage, il n'y a pas trop de soucis à
06:21se faire pour Total.
06:22Deuxième point sur justement les stations-services qui sont prises d'assaut.
06:27Attention, il n'y a pas de pénurie.
06:29C'est tout simplement un effet des automobilistes.
06:31Vous savez, quand les prix du carburant augmentent, on a tendance à faire le plein beaucoup plus rapidement.
06:36C'est-à-dire pour éviter que ça ne continue à augmenter.
06:39En revanche, quand ça baisse, on attend que ça baisse un peu plus avant d'aller en station-services.
06:43En tout cas, on a vu sur la courbe qu'a montré Marguerite, c'est que c'est depuis février
06:46que c'est comme ça.
06:47C'est très haut.
06:48Ça peut être haut jusqu'à Noël.
06:49On n'en sait rien.
06:51Les Français prennent leur mal en patience.
06:53D'ailleurs, on constate qu'il n'y a pas de révolte citoyenne comme il y en a eu au
06:56moment des Gilets jaunes, de la taxe carbone.
07:00Il y avait les ronds-points.
07:01Là, les Français acceptent Philippe Ballard.
07:04Il y a de la résignation ?
07:05Il y a de l'inquiétude, de la résignation.
07:08J'espère qu'effectivement, on ne va pas revivre.
07:10Mais il y a tous les ingrédients, par contre, pour qu'on revive ce qu'on a vécu.
07:12C'était en 2018, maintenant, les Gilets jaunes.
07:15Mais nous, on prône une...
07:16Ce n'est pas pour faire un coup politique.
07:18C'est juste une mesure de bon sens.
07:19On considère que le carburant, c'est un produit de première nécessité.
07:24Vous savez que les produits de première nécessité, dans l'alimentation, sont à 5,5%.
07:28On considère que le gasoil, l'essence, mais également l'énergie, gaz, électricité,
07:34devraient être taxés au même niveau, et non pas à 20%.
07:37Alors, ça coûterait, oui, 12-13 milliards d'euros.
07:39En parallèle, on a présenté des mesures d'économie.
07:42Un contre-budget sera présenté à la fin du mois de septembre.
07:45Mais les chiffres étaient rappelés.
07:47Enfin, c'est terrible.
07:47Un plein, c'était 110...
07:49C'est ce qui était marqué tout à l'heure.
07:50C'est 110 euros.
07:53D'accord ?
07:53Moi, c'est ce que j'ai dans ma circonscription, qui est très rural.
07:57J'en ai eu pour un tout petit peu moins.
07:59Le SMIC, en France, c'est 1 800 euros.
08:01Si on fait 4 pleins dans le mois, mais est-ce qu'on a intérêt à les travailler ?
08:05On n'a plus intérêt à les travailler.
08:06Et moi, encore une fois, je vois les gens vivent dans ma circonscription.
08:10Il faut deux voitures, souvent.
08:11Parce qu'il faut emmener les enfants à l'école.
08:12Il faut aller travailler.
08:13Il faut aller faire les courses.
08:15Donc, on arbitre.
08:16C'est ce qui a été dit il y a quelques instants.
08:18Oui, justement, on fait des choix.
08:19Soit on remplit le réservoir d'essence, soit on remplit le frigo.
08:21On en est là.
08:22Donc, la mesure de bon sens, ça coûte un peu d'argent.
08:26Mais 12 milliards, ça coûte de l'argent.
08:28Mais on a un plan d'économie en regard.
08:31Mais on laisse vivre les Français.
08:32On est au bout du bout.
08:34Je viens de réagir.
08:35Bonsoir, député Ensemble à la République.
08:37Vous êtes d'accord que ça suffit ?
08:39Les aides au carburant, elles sont quand même très limitées.
08:42Seulement pour les gros rouleurs, alors que les Français, depuis des mois,
08:45et je rappelle que 7 Français sur 10, chaque jour, prend sa voiture,
08:48on peut aller travailler, faire ses courses, supportent tout ça ?
08:51Écoutez, déjà, évidemment, c'est extrêmement difficile pour les Français.
08:55On voit bien l'impact que ça a sur leur pouvoir d'achat.
08:58Après, je pense qu'ils sont aussi lucides.
09:00Contrairement à nos adversaires politiques, ce n'est pas une situation choisie.
09:03On l'a subi tous collectivement.
09:05On subit en tant que pays.
09:06Mais on subit aussi tous les autres pays autour de nous.
09:08C'est un produit qui est passé à 100% en France.
09:10Ce n'est pas le cas dans tous les pays européens.
09:13Le carburant est extrêmement taxé partout, évidemment.
09:15Après, voilà, c'est simple.
09:17Le gouvernement a fait un choix clair.
09:18Il suffit de cibler ses aides.
09:20Vous l'avez dit, sur les grands rouleurs.
09:21On est aussi ciblé sur ceux qui travaillent et qui ont lié extrêmement fort.
09:24C'est suffisant pour vous.
09:25C'est sur les agriculteurs, c'est sur les pêcheurs, derrière, sur les gros routiers.
09:31Ce serait formidable de vivre dans le monde magique de Marine Le Pen et de pouvoir dire,
09:34attendez, la solution est simple.
09:36On met à 5,5.
09:37Les Espagnols ont baissé la TVA sur le carburant.
09:40Il n'y a pas que les Espagnols.
09:42Ils n'ont pas la même situation économique de départ.
09:43Par ailleurs, ça va coûter extrêmement d'argent.
09:45Où est-ce qu'ils sont allés faire les économies ?
09:47D'accord, mais ils se sont endettés.
09:48Donc, à la fin, c'est toujours l'argent des Français.
09:49Ce que dit Philippe Ballard, c'est juste de dire,
09:50on va dégager 12 milliards d'euros, un peu d'argent magique,
09:54c'est tellement vrai, comme Jean-Luc Mélenchon.
09:56Parce qu'ils ont par ailleurs le même programme sur la question
09:58et sur toutes les autres questions économiques.
09:59Donc, on va dépenser des milliards.
10:01Quand Michel-Édouard Leclerc dit,
10:02c'est inévitable, parce que sinon, ça va peser sur la croissance.
10:06Et ça, on ne peut pas se le permettre.
10:08Ça a des conséquences économiques aussi.
10:09C'est un tout petit peu différent de le module que propose Michel-Édouard Leclerc.
10:13Par ailleurs, il le propose notamment en termes de distorsion de concurrence.
10:15Ça ne vous aura pas échappé qu'il distribue aussi de l'essence.
10:18Et donc, effectivement, vous en avez parlé comme Total.
10:20De plafonner, ça crée une très forte distorsion de concurrence.
10:22Donc là, il faut qu'on regarde ces choses-là.
10:24Mais on ne parle pas d'un chèque de 14-15 milliards d'euros
10:26qui, in fine, en plus, ne réglera pas la situation
10:29et qui viendrait financer l'ensemble des énergies fossiles.
10:31Parce que vous êtes à 5-5 de TVA sur l'ensemble des cartes d'érogue, des énergies.
10:37Vous ne voulez pas détaxer un produit qui pollue, en fait ?
10:40Non, mais ça rentre dans les sujets.
10:42Enfin, un produit qui pollue.
10:44Par ailleurs, qu'on importe de grandes démocraties dans le monde,
10:47à savoir le Qatar, l'Arabie Saoudite, la Russie.
10:49– La taxe, c'est aussi un objet politique.
10:53C'est-à-dire qu'avec cette taxe, vous voulez détourner les Français
10:56des énergies fossiles et les pousser à acheter des voitures électriques.
10:58– Non, mais la taxe, elle existe déjà.
10:59Et par ailleurs, effectivement, aujourd'hui, on voyait un signal
11:01en disant qu'on va subventionner le gaz et le pétrole.
11:08Je ne suis pas sûr que ça envoie les postes.
11:09Je ne sais pas si vous êtes partis cet été en vacances.
11:11Moi, j'ai eu très, très chaud.
11:12Et je ne suis pas parti très loin, mais j'ai eu très, très, très chaud.
11:14On voit bien que le dérèglement climatique, il est là aussi.
11:17Donc, évidemment, que les sages envoyés en disant
11:19on va baisser les taxes sur l'essence.
11:21Mais c'est une question de survie.
11:23Enfin, attendez, ce qu'il faut bien voir, c'est que c'est une question…
11:25– Encore une fois, il faut être déchiquée.
11:26– C'est ce que je disais.
11:27– Soit on remplit son réservoir, soit on remplit son frigo.
11:31110 euros le plein, si on le fait quatre fois dans le mois,
11:34il y a deux voitures, mais il reste quoi pour vivre ?
11:36– Non, mais j'aimerais pouvoir avoir la légèreté de Marine Le Pen
11:39et de M. Ballard, vous montez aux Français, vous ne l'avez pas les moyens de le faire.
11:42– Et ce n'est pas de l'argent magique, vous n'avez pas les moyens de le faire.
11:44– Et puis nous, on relancera aussi la machine économique.
11:47– Ah oui, on sera gagnant.
11:48– La grande baguette magique.
11:50– L'économie structurelle, ce que vous n'osez pas faire,
11:52parce que s'attaquer au budget, à notre contribution au budget de l'Union Européenne…
11:55– Par exemple, sur le premier dépense,
11:57quand on est retraite, vous allez faire comme M. Ballard.
11:58– C'est un tabou s'attaquer aux énergies renouvelables.
12:00C'est des dizaines de milliards d'euros que cela coûte à la France
12:03ou que cela va coûter à la France pour raccorder les éoliennes offshore au réseau à terre.
12:09Mais c'est chiffré, mais c'est documenté.
12:13Mais vous vivez dans un monde parallèle.
12:15Alors évidemment, vous ne pouvez pas y arriver.
12:16– M. Ballard, vous mentez aux Français.
12:20Vous aurez l'élu sur la plateau télé en disant
12:21« Écoutez, on va baisser la TVA sur tous les carburants à 5,5,
12:24on va redonner du pouvoir d'achat aux Français. »
12:25Vous mentez, vous n'êtes pas capable de le faire, vous n'êtes pas capable de le financer.
12:28– Et par ailleurs, les rares mesures que vous auriez pu soutenir,
12:31notamment la réforme des retraites, vous avez tout fait pour la faire capoter.
12:33– Ah bah oui, ça je vous confirme.
12:33– Et vous voulez revenir à 62 ans.
12:35Donc, pas de leçon d'économie.
12:36– Là, vous avez raison, là, je vous donne le point.
12:37– Alors, le gouvernement ne veut pas aller plus loin que ses aides
12:40parce que ça coûte cher et que baisser des taxes…
12:43– De toute façon, dans les quatre grands piliers de la dépense publique,
12:48vous avez les dépenses d'intervention qui arrivent en numéro 2
12:51après le personnel et avant le fonctionnement.
12:54Mais qui est évident que si vous augmentez la dépense d'intervention,
12:57c'est justement toutes les subventions possibles et imaginables,
13:00il y a un moment où ça explose.
13:01Et comme on est déjà dans un budget qui explose
13:04avec la recherche d'un budget possible à la perspective présidentielle,
13:09tout ça est extrêmement compliqué.
13:10Et puis vous avez le ministre du Budget qui est David Amiel
13:12qui écoute à fond la caisse.
13:14Là, j'ai écouté ce que vous disiez.
13:16Bruce Springsteen le soir, surrender !
13:18Parce qu'il se demande comment il va s'en sortir avec cette équation à 14 inconnus.
13:21Parce que ce qu'on oublie de dire tous les six, c'est que c'est un marché mondial
13:27que quand Trump s'est emparé du Venezuela, il espérait faire baisser les prix internationaux
13:32en contrôle au Venezuela.
13:33Or, ça se passe très mal.
13:35Ce qui fait que les prix continuent à augmenter.
13:37Et jamais…
13:38Vous regardez les profits, justement, des grandes banques d'intervention
13:42et des traders sur le marché des pétroles,
13:44ça explose dans des proportions considérables.
13:46Donc on est aujourd'hui dans un marché qui est complètement incontrôlé.
13:49Et on est otage de ce marché.
13:50Et voilà, et on est otage.
13:52Donc que le gouvernement rajoute un peu, beaucoup, un petit peu,
13:55après, non, on ne sait absolument pas ce qui va se passer.
13:57Donc on est dans une situation…
13:59Donc il faut faire d'euros ?
14:00Non, non.
14:00C'est-à-dire que les autoristes doivent prendre…
14:01Moi, je ne suis pas un responsable politique.
14:03J'essaie simplement de vous dire que la situation telle qu'elle est aujourd'hui
14:06dans la conversation qu'ils ont tous les deux
14:07est une situation qui n'est pas aujourd'hui à date fixe
14:10avec un ton fixe et des préfixes.
14:13Le résultat de tout ça, c'est que…
14:16Pardonnez-moi pour les deux, mais on peut toujours causer.
14:18Mais pour l'instant, on ne sait absolument pas ce qui va se passer devant.
14:20Si je peux juste rajouter Philippe Ballard qui vient…
14:22Mais ce n'est pas faux, ce que je viens de dire.
14:23C'est tout à fait juste.
14:23Il n'y a pas de pénurie pour autant.
14:24Comment ?
14:25Il n'y a pas de pénurie pour autant.
14:26Oui, mais on n'en sait rien, Philippe.
14:28Je dis ça.
14:28À ce jour, il n'y a pas de pénurie.
14:29J'étais allé dans une chaîne avant.
14:31Il n'y en a pas.
14:32Il faut rassurer.
14:33Oui, oui, il n'y a pas de pénurie.
14:34Non, il n'y a pas de pénurie.
14:36Parce que d'abord, vous avez commencé…
14:37Au début de la crise du pétrole, vous avez commencé à dire
14:39que le gouvernement s'en mettait plein les fouilles
14:41avec l'augmentation des prix du pétrole
14:42et que c'était une formidable opportunité
14:44et qu'on volait de l'argent aux Français.
14:46Ça, ça a d'abord été ça, la ligne du Rassemblement National.
14:47Oui, mais vous avez vu des rentrées fiscales supplémentaires.
14:50Juste pour conclure, un peu de lumière.
14:51Philippe Ballard, qui est aujourd'hui,
14:52vient de proposer un petit chèque à 15 milliards d'euros,
14:54viendra, j'imagine, sur votre plateau,
14:55la semaine prochaine ou dans deux semaines,
14:56quand on présentera le budget,
14:57dire qu'effectivement, maintenant,
14:59on est un budget avec un déficit incontrôlable
15:01et que l'État français est trop dépensier
15:03et que le gouvernement est responsable.
15:05Non, mais ça fait dix ans que vous êtes pouvoir.
15:06Un petit peu de cohérence.
15:07Ça fait dix ans que vous êtes pouvoir.
15:08C'est très bien que vous allez faire…
15:09Vous allez continuer à donner des leçons de bonne gestion.
15:11Je voudrais que…
15:12Vous avez évoqué tout à l'heure,
15:14et là, je pense que tous les quatre, nous sommes d'accord,
15:15c'est que c'est très dangereux socialement.
15:18C'est très dangereux socialement.
15:19On a Ryan…
15:20C'est un sujet sur lequel il faut être extrêmement prudent.
15:22Ryan Nezard, qui nous écoute,
15:24c'est l'ancien fonctionnaire à Bercy,
15:25ancien conseiller ministériel.
15:26Il a créé un jeu en ligne
15:28qui s'appelle « La bataille du budget »,
15:30justement, où vous demandez leur avis aux Français.
15:32Bonsoir, Ryan Nezard.
15:33Merci d'être en direct avec nous.
15:35Il parle de son jeu.
15:36Il paraît que tous les Français se passionnent pour votre jeu.
15:39Chacun imagine le budget idéal.
15:41Alors, est-ce que, justement, l'essence,
15:42la fiscalité de l'essence,
15:43ça passionne les Français ?
15:47Oui, parce qu'en fait,
15:48aujourd'hui, on le sait,
15:49trois quarts des salariés utilisent leur voiture
15:50pour aller bosser tous les jours.
15:52Donc, c'est évidemment un sujet de pouvoir d'achat.
15:55Vous l'avez décrit.
15:56Avec la hausse du prix des carburants à la pompe,
16:01aujourd'hui, le budget, à peu près,
16:02pour un automobiliste,
16:03c'est 100 à 150 euros par mois sur les carburants.
16:06Après, on peut parler, si vous voulez,
16:07des propositions sur le blocage des prix.
16:09Bien sûr, qu'est-ce que disent-ils, justement ?
16:12Qu'est-ce qu'ils soumettent comme idée ?
16:15En fait, il y a ces deux grandes idées.
16:18La première idée, qui est celle de bloquer les prix,
16:21et l'idée qui est ensuite de baisser les taxes,
16:23et notamment de baisser la TVA.
16:25Globalement, si on devait résumer,
16:26je vous le dis d'un point de vue,
16:27j'allais dire, d'enseignant en économie et en finance publique,
16:30si on devait résumer,
16:31ce sont des réponses de crise qui peuvent exister,
16:33et qui ont d'ailleurs déjà été mises en œuvre par le passé,
16:36mais ce ne sont pas des réponses structurelles,
16:38et probablement pas des réponses durables.
16:39Il y a trois grandes nuages,
16:42j'essaie de le dire vite,
16:43mais qui, à mon avis, sont importantes à avoir en tête.
16:45La plupart du temps, quand on a fait ces mesures,
16:47ça a été temporaire.
16:48Vous vous souvenez, pendant le Covid,
16:50le blocage des prix des gels hydroalcooliques,
16:52ça a duré un peu plus d'un an,
16:53c'était temporaire.
16:54Évidemment, si on bloque les prix dans la durée,
16:56ça génère des pénuries,
16:57notamment sur des biens qu'on ne produit pas en France.
16:59C'est le cas du pétrole.
17:00Même le pétrole raffiné,
17:01il est très rarement produit en France.
17:03Deuxième exemple, celui de la baisse des taxes.
17:05Ça a été évoqué sur votre plateau.
17:07La baisse de la TVA sur les carburants,
17:09c'est quelque chose qui a été mise en œuvre
17:10en Italie, en Pologne, en Espagne.
17:13Et je vais même vous dire,
17:14d'une certaine façon, en France, en 2022,
17:15vous vous souvenez de la ristourne à la pompe
17:18qui était de 15 à 30 centimes le litre.
17:20Et ça avait coûté 8 milliards d'euros.
17:21Donc le problème de ces baisses de TVA,
17:23elles sont tout à fait possibles.
17:24Le problème, c'est qu'elles coûtent de l'argent
17:26aux finances publiques.
17:27Et on est dans une situation, évidemment,
17:29difficile pour les finances publiques.
17:31Il y a juste deux autres points.
17:32Je ne veux pas être trop long,
17:32mais il y a quand même une question
17:34d'efficacité qui se pose.
17:37La TVA, on n'est jamais complètement certain
17:38que ce soit répercuté sur les prix
17:40pour le consommateur final.
17:42Il y a toujours potentiellement
17:43un effet de marge qui va jouer
17:44au profit du distributeur.
17:46Et on sait qu'aujourd'hui,
17:47les distributeurs de carburant
17:49ont des marges nettes qui sont très faibles,
17:51entre 1 et 4 centimes le litre.
17:53Donc il peut y avoir la tentation
17:54d'augmenter les marges.
17:55Ça, c'est un premier élément.
17:56Rian, je vous coupe simplement
17:59sur cet élément.
18:00On se souvient, lorsqu'on a baissé
18:01la TVA pour les restaurateurs,
18:04il y avait cet engagement
18:05de répercuter sur l'addition
18:07que payait le client.
18:08On n'a pas vraiment vu
18:09les additions baisser.
18:12Oui, il y a eu une partie
18:13qui était, je crois, 30% à peu près
18:15de la baisse de TVA
18:16qui s'est répercutée sur les prix.
18:17Mais le reste s'est répercuté
18:18un peu en marge.
18:19Mais en fait, surtout en embauche,
18:21en hausse de salaire
18:22et en investissement dans le secteur
18:23puisqu'il y avait aussi
18:24des pénuries de salariés.
18:27Il y en a toujours
18:27dans le secteur de la restauration.
18:29Donc en effet,
18:29les évolutions de la TVA
18:31ne se répercutent jamais totalement
18:32sur les prix.
18:33Ça ne veut pas dire
18:33qu'il ne faut pas regarder
18:34cette solution,
18:35mais il faut en tenir compte.
18:36Donc quand on fait
18:37le calcul au total,
18:38aujourd'hui, c'est la TVA
18:39à 5,5 sur les carburants.
18:41Ça coûterait à peu près
18:4110 milliards d'euros par an
18:42à la France.
18:4310 milliards, ça ne dit rien,
18:45c'est un chiffre abstrait.
18:46Juste pour rendre
18:46les choses concrètes,
18:47c'est à peu près,
18:48c'est un peu moins,
18:48mais à peu près le budget
18:49des universités,
18:50juste pour donner
18:51un ordre de grandeur.
18:52Et en termes d'impact
18:52pour le pouvoir d'achat des gens,
18:53sur les automobilistes,
18:55c'est à peu près
18:55une vingtaine d'euros
18:56par mois de gagnés.
18:57Donc ce n'est pas du tout
18:57neutre, ce n'est pas négligeable,
18:59mais ce n'est pas non plus
19:00des milliers et des cents.
19:01Et le dernier élément,
19:02juste en un mot,
19:03c'est quand même,
19:03ça a été un peu abordé
19:04sur votre plateau aussi,
19:05c'est la question
19:06de la transition écologique.
19:07Parce que ce n'est pas neutre,
19:08ces taxes environnementales,
19:09elles ont aussi vocation
19:10à encourager
19:12l'électrification,
19:13le passage vers des modes
19:14de produits de consommation
19:16qui sont plus sobres
19:17en énergie fossile.
19:19et elles ont aussi vocation
19:20à financer la transition écologique.
19:22Or, on sait qu'il manque
19:22aujourd'hui 60 à 70 milliards
19:24par an pour la transition écologique.
19:26Donc réduire ces ressources,
19:27ce n'est pas forcément
19:28la bonne voie.
19:28C'est pour ça que moi,
19:29si je devais résumer,
19:30je dirais que c'est clairement
19:31une réponse de crise.
19:32Et de fait, c'est normal
19:33qu'elle revienne aujourd'hui
19:34dans le débat parce qu'à chaque crise,
19:36cette question s'est posée
19:36et elle a déjà été mise en œuvre,
19:38le blocage des prix
19:39ou la baisse des taxes.
19:39Mais elle est souvent temporaire
19:41et ce n'est pas
19:41une réponse structurelle.
19:43Justement, vous les trouvez où
19:44les 10 milliards,
19:45Philippe Ballard,
19:46si on bloque ou si on baisse la TVA ?
19:49Mais je vous l'ai dit,
19:49c'est par des économies,
19:50effectivement,
19:50ce n'est pas avec le budget
19:51qu'on va nous présenter.
19:52Lesquelles d'économies ?
19:54Je reprends ce que j'ai dit
19:56tout à l'heure
19:56sur la politique migratoire.
19:57Personne n'ose s'y attaquer.
19:5910 milliards d'économies,
20:02les allocations non contributives
20:04réservées au bout de 5 ans
20:05de travail équivalent en temps plein
20:07sur le territoire national.
20:08Donc là, on est à 10 milliards.
20:11Moi, je vous parle
20:12des économies sur l'immigration.
20:14Oui, je sais bien,
20:14mais on arrive à 10 milliards
20:15ou pas ?
20:16C'est 20 milliards par an.
20:17Alors, 20 milliards par an,
20:18oui, c'est la moitié,
20:19si vous voulez,
20:19c'est assez simple à comprendre.
20:21Mais pas que ça.
20:22Notre contribution,
20:22non mais important,
20:23ce que je veux dire,
20:24notre contribution au budget
20:25de l'Union européenne,
20:25ça va nous coûter
20:276 milliards de plus
20:28que ce que l'on donne actuellement.
20:30On est à 26% à peu près,
20:31on en donne 26,
20:32on envoie un gros chèque.
20:33On a un tout petit chèque
20:34en retour,
20:35on a 10 milliards.
20:36Et là,
20:36ça va être 6 milliards de plus.
20:37L'Allemagne,
20:38les Pays-Bas,
20:39la Suède
20:39ont demandé une ristourne.
20:41C'est-à-dire,
20:42elles ne payent pas
20:42ce qu'elles devraient payer.
20:43Nous, on ne l'a pas demandé.
20:45Alors, évidemment,
20:45on ne risque pas de l'avoir,
20:46si vous voulez.
20:47Voilà.
20:47Et ça,
20:48ben oui,
20:48mais c'est tout simplement
20:49vos donnes
20:50dans lesquelles vous êtes enfermés.
20:51L'immigration,
20:52l'organisation,
20:53la contribution au budget
20:54de l'Union européenne,
20:55on ne va pas en sortir
20:55avec votre budget.
20:56Alors, c'est le dernier,
20:57tant mieux,
20:58après Marine Le Pen se réalisait,
20:59Jordan Bardella,
21:01à Matillon,
21:01et puis on vous présente
21:02un vrai budget.
21:03Mais là,
21:03vous n'allez pas en sortir.
21:04Ce n'est pas possible.
21:05Vous avez votre carcan,
21:06votre dogme
21:06qui vous coince depuis 40 ans.
21:08Elle fera comme Thatcher
21:09give my money back.
21:11Elle demandera.
21:11Non, c'était aussi
21:12Maria,
21:12I want my money back.
21:14Il ne s'agit de pas contribuer
21:15à un tel niveau.
21:16Elle le fera.
21:16Non, parce qu'on parle français,
21:17si vous voulez,
21:17on ne va pas employer la formule.
21:19Je comprends,
21:19mais c'est une image.
21:20Eh bien, c'est, oui,
21:21on demandera à cotiser.
21:25On va demander
21:25comme d'autres pays l'ont fait.
21:27Enfin, je ne sais pas,
21:27l'Allemagne,
21:28c'est un pays
21:28en voie de sous-développement.
21:29A priori, non.
21:30Ah, juste.
21:31Merci.
21:31Mais la solution,
21:34c'est de financer le pétrole,
21:35c'est donc de sortir
21:36de l'Union européenne
21:37puisqu'évidemment,
21:37c'est sûr que nous,
21:38en fait,
21:38on donne de l'argent européen
21:39parce que ça nous fait plaisir.
21:40Monsieur Ballard,
21:40vous racontez n'importe quoi.
21:42Vous ne le ferez pas.
21:43Et si on sortait
21:44de l'Union européenne,
21:44ça nous coûterait
21:45beaucoup, beaucoup,
21:46beaucoup plus cher.