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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Face à la grande sociale, notamment celle des marins pêcheurs, face aussi à la colère des Français qui découvrent chaque
00:07jour des prix de plus en plus élevés à la pompe,
00:10eh bien le gouvernement doit réagir. C'est ce que dit Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement, qui semble
00:17déjà annoncer de nouvelles aides. Écoutez.
00:19– Nos concitoyens vivent des situations très difficiles pour beaucoup d'entre eux et nous n'ignorons pas la difficulté
00:27qu'ont beaucoup de Français à faire le plein.
00:30Pour ceux qui peuvent encore faire le plein, qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur voiture
00:34et c'est la majorité, la majorité des Français.
00:37Le Président de la République a demandé à son gouvernement la totale mobilisation sur l'approvisionnement d'une part
00:47et bientôt, bien sûr, sur la maîtrise des prix. L'objectif étant, vous l'avez compris, là encore, de tirer
00:53autant que possible les prix à la baisse
00:55ou tout du moins de maîtriser leur hausse.
00:58– Alexis Cuvillier, bonsoir. Vous êtes chef adjoint du service politique de BFM TV.
01:03Donc à la fois, Maude Bréjean semble dire que de nouvelles aides ciblées sont à l'étude,
01:08peut-être déjà à renforcer celles qui existent, notamment pour les marins pêcheurs.
01:11Et Laure Philippe, d'ailleurs, demande leur doublement, donc il y a une pression de ce côté-là.
01:14Et puis, il y a le Président de la République qui demande au gouvernement à la fois de se mobiliser
01:19sur l'approvisionnement,
01:20il y a des ruptures de stock sur certaines stations, notamment les stations totales,
01:24et maîtriser les prix des carburants. Mais ça veut dire quoi, ça ?
01:26– Il y a deux informations qui sont intéressantes, en effet, sur le dossier du côté de l'exécutif.
01:31C'est d'abord l'intervention de l'Élysée. On sent, c'est logique, que le sujet, évidemment, les préoccupe
01:37beaucoup.
01:37Dès hier soir, nous avions des proches du chef de l'État qui nous expliquaient que le Président
01:43essayait notamment sur le volet diplomatique d'avancer, d'obtenir des évolutions de la situation.
01:51Nous agissons d'abord avec l'ambition de sécuriser à court terme les approvisionnements de notre pays,
01:57disait-on de source Élysée, avec notamment la question des prochains mois et de la période de l'hiver.
02:04Sous-entendu, on le sait, c'est une crise qui va durer, et peut-être commence-t-on à comprendre
02:09qu'il peut y avoir des impacts pour les consommateurs, y compris en termes d'approvisionnement,
02:14à une période qui sera centrale, notamment pour la question de l'énergie pour se chauffer.
02:19Ça, c'est la première chose, c'est du côté de l'Élysée.
02:21Et puis, vous l'avez dit, l'autre point très intéressant cet après-midi,
02:24c'est cette intervention d'Edouard Philippe sur le réseau social X.
02:28Edouard Philippe, il a soutenu l'action du gouvernement jusqu'ici,
02:32mais là, on sent à quel point ce sujet qui préoccupe le gouvernement,
02:36il est aussi au cœur de la campagne présidentielle.
02:39Edouard Philippe demande le doublement immédiat, je cite, des aides ciblées,
02:43financées par des économies sur les dépenses de l'État,
02:46pour soutenir ceux qui dépendent de leur voiture pour se rendre au travail.
02:50Donc là, on voit que, y compris avec des personnalités qui les ont plutôt soutenues,
02:56Edouard Philippe, il a plutôt soutenu l'action du gouvernement sur ce dossier,
02:59et bien on voit que là, il y a aussi une pression qui s'exerce
03:02et que probablement, le gouvernement va devoir apporter des réponses.
03:05Voilà, on découvre la réaction d'Edouard Philippe,
03:07l'ancien Premier ministre aujourd'hui candidat à l'élection présidentielle,
03:10qui demande effectivement au gouvernement le doublement immédiat des aides ciblées
03:14en faisant des économies supplémentaires sur les dépenses de l'État.
03:18Et puis également, Edouard Philippe dit que l'une des solutions,
03:21c'est d'électrifier le parc automobile,
03:23c'est la solution pour sortir de notre dépendance aux hydrocarbures.
03:26On va tout de suite aller sur le terrain, retrouver Isor Delagorse,
03:30qui est à Frontignan, dans l'Hérault,
03:32car depuis ce matin, les marins-pêcheurs sont mobilisés.
03:36Bonsoir Isor, est-ce que le blocage tient toujours ?
03:42Écoutez, il y a de plus en plus de pêcheurs qui rejoignent cette mobilisation
03:45qui s'est maintenant décalée dans le port de Sète.
03:47Vous le voyez, il y a de nouveaux bateaux qui sont arrivés.
03:50Ils sont maintenant une vingtaine de bateaux de pêche
03:52à bloquer une partie de ce port de pêche,
03:54notamment avec un ferry commercial qui est bloqué depuis maintenant,
03:58deux jours, qui ne peut plus repartir.
04:00Pierre Palombo, vous êtes pêcheur,
04:02vous, vous participez à cette mobilisation.
04:04On parle de revendications multiples,
04:06les normes, les quotas.
04:07Mais vous, ce qui vous touche le plus,
04:08c'est le prix de l'essence.
04:10Le prix de l'essence, le prix du gasoil,
04:13oui, a eu un impact sur le mouvement.
04:15Ça a été le phénomène déclencheur.
04:19Mais à la base, on était parti sur un mouvement de revendication pêche
04:24et uniquement pêche qui mine depuis quelques mois
04:28où on a fait, comme on le disait encore hier,
04:31des demandes de rendez-vous.
04:33Et effectivement, le prix du gasoil nous a contraints
04:38à arrêter l'activité totalement
04:39et à vraiment déposer nos revendications.
04:42Oui, certains pêcheurs ne sortent plus leur bateau.
04:45Vous, vous avez reçu des aides du gouvernement,
04:47notamment en mai et en juin, 25 centimes.
04:50Mais maintenant, le prix du gasoil a encore augmenté.
04:53Est-ce que ces aides sont suffisantes maintenant pour vous ?
04:56Au moment de la mise en place des aides,
04:58le palier à l'augmentation,
05:02actuellement, au vu du prix 1,18€ aujourd'hui à la pompe,
05:07nous ne sommes plus à la hauteur du tout.
05:09Ça a presque doublé en quelques mois.
05:11Est-ce que maintenant, vous, vous êtes rentable
05:12quand vous faites une sortie pour aller pêcher ?
05:14Non, la plupart des sorties en mer ne sont plus rentables
05:17et ne rapportent pas assez pour dire de continuer l'activité.
05:21Vous, à terme, si ça continue comme ça,
05:23qu'est-ce qui va se passer ?
05:24On réduira le temps de travail
05:26jusqu'à un déblocage de la situation.
05:30Et si on a la possibilité d'avoir un peu d'aide du gouvernement et de la région et peut
05:38-être du département,
05:39on va essayer de continuer à avoir un minimum d'activité pour préserver la filière.
05:47Qu'est-ce qu'il faudrait justement des représentants des pêcheurs ?
05:50Vous rencontrez demain Catherine Chabot, la ministre de la Pêche.
05:53Qu'est-ce que vous aimeriez vous lui demander ?
05:55Déjà, prennent en compte nos revendications.
05:58Ça serait déjà le plus important.
06:00Et puis, bon, oui, la filière pêche a besoin...
06:05Est-ce que ce serait une augmentation, par exemple, de cette aide de 25 centimes pour le gazin ?
06:09Oui, une augmentation et une aide directe.
06:12C'est-à-dire que déposer un dossier et recevoir une aide sur plusieurs mois
06:17engendre des obligations de trésorerie qu'on n'a vraiment pas actuellement.
06:25Merci beaucoup, en tout cas, d'avoir pris le temps de répondre à nos questions.
06:28Et on vous le disait, le blocage de ce port de Cède va continuer.
06:32En tout cas, c'est la revendication, tant que les revendications des pêcheurs ne seront pas entendues.
06:37Merci, Zor, avec des images signées Jérémy Paoloni.
06:40Comment on désamorce cette crise ?
06:42Benjamin, Lucas, lundi, et bonsoir.
06:43Vous êtes député écologiste et social des Yvelines.
06:46On double les aides, notamment pour les pêcheurs ?
06:49D'abord, je suis fasciné de voir ces gens qui se réveillent.
06:51M. Edor Philippe, il a gouverné ce pays pendant 10 ans,
06:54soit directement comme Premier ministre, soit comme soutien du président...
06:57Il n'y a pas la crise des Carbais en l'époque.
06:57Enfin, pardon, on est quand même...
07:00Non, mais il y avait les gilets jaunes, c'est quand même à l'origine.
07:02Il a eu, dès le début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
07:05ce sujet était sur la table.
07:07La difficulté de nos compatriotes à se déplacer aujourd'hui du fait du prix des carburants,
07:10elle n'est pas neuve et elle dure depuis des années.
07:13On est vraiment au-dessus de ce qui se passait du temps des gilets jaunes.
07:16Bien au-dessus, d'ailleurs.
07:17On n'était pas à 2,25 euros.
07:19On n'était pas à 46,50 euros à peu près.
07:21Et d'ailleurs, la situation géopolitique extrêmement tendue,
07:24on sait aussi que ce sont des choses qui peuvent arriver.
07:26Mais concrètement, on fait quoi ?
07:27D'abord, déjà, on met en responsabilité des gens qui anticipent,
07:30des gens qui planifient et des gens qui ne se réveillent pas pour faire un tweet
07:33au moment où ils se rendent compte qu'effectivement,
07:34il va y avoir de la colère sociale qui va s'exprimer dans le pays.
07:37C'est quand même la première chose à faire.
07:38C'est d'abord, il parle d'électrification.
07:40Que n'a-t-il fait cette dernière décennie ?
07:42Moi, j'en ai un peu assez des gens qui viennent là,
07:43tentaient d'éteindre des incendies qu'ils ont eux-mêmes allumés.
07:46Mais nous, nous avons une proposition très claire depuis l'élection législative de 2022,
07:49c'est le blocage des prix.
07:50C'est le blocage des prix à la pompe.
07:52C'est-à-dire la pénurie ?
07:53Mais non, ce n'est pas du tout la pénurie.
07:54C'est bloquer les prix pour permettre à nos compatriotes aujourd'hui de pouvoir aller travailler.
07:58Je vois aujourd'hui la politique d'aide, elle est sans fin et elle est inefficace.
08:02Vous voyez les faits sur les stations essence Total Energy,
08:05où il y a un plafonnement, du coup, elles sont à sec.
08:07Parce que tout le monde va dans les stations Total Energy.
08:11D'abord parce que Total Energy a fait cette opération marketing publicitaire,
08:14que ce sont les seuls.
08:15Moi, je vous parle d'une mesure qui s'applique à tous.
08:17On va arrêter de nous vendre le pétrole.
08:19Mais non, mais c'est un grand marché la France quand même.
08:22Il y aura des automobilistes en France toujours,
08:23et il y aura toujours des gens qui auront un intérêt.
08:25Pardon, mais aujourd'hui, il y a des gens qui profitent financièrement de cette situation.
08:28Les grandes compagnies pétrolières,
08:29elles ont augmenté considérablement les dividendes versés à leurs actionnaires, leurs bénéfices.
08:33Ça, c'est une réalité.
08:34Donc il n'y a rien d'argent qui sait le faire.
08:35Je vois bien, ces solutions-là sont toujours rejetées par principe, je comprends bien.
08:38Elle ne s'applique pas d'ailleurs, mais bon.
08:40Vous le proposez, elle ne s'applique pas dans aucun pays au monde,
08:42parce qu'on n'est pas le seul pays.
08:43Il y a déjà des endroits, y compris sur le territoire de la République,
08:45où nous bloquons les prix, vous savez.
08:46Cette crise des carburants, elle touche beaucoup de pays.
08:48Il n'y a aucun pays autour de nous qui bloque les prix.
08:51En revanche, on baisse les taxes, ce qu'on a fait par exemple en Espagne.
08:54Ce qu'on peut faire également, mais il ne vous aura pas échappé
08:55que nous sommes dans une situation budgétaire extrêmement compliquée.
08:58Et donc moi, je suis d'accord, baissons les taxes.
08:59Mais on n'a pas de marge.
09:00Compensons-le, et compensons-le.
09:01Parce qu'effectivement, en allant chercher dans la poche des profiteurs de crise,
09:04des profiteurs de guerre qui aujourd'hui accumulent des bénéfices de façon morbide,
09:07allons, plutôt que d'attendre de faire la manche,
09:09plutôt que M. Lescure à faire la manche auprès de Total et des distributeurs, allons agir.
09:13Vous ne pouvez pas dire ça.
09:13Moi, j'ai une question pour vous.
09:14Il y a une des solutions faciles à mettre en place,
09:17au moins pendant quelques mois,
09:18c'est la suppression du certificat d'énergie.
09:20Est-ce que vous êtes favorable à l'économie d'énergie ?
09:22Ça représente 17 centimes du prix.
09:2417 centimes, c'est quand même beaucoup.
09:25Ça peut représenter quand même une somme importante.
09:27Est-ce que vous êtes favorable ?
09:28Moi, c'est mesurette, où on regarde par le petit bout de la lorgnette,
09:31et où on sait que c'est toujours ces sujets.
09:32Mais moi, je vous propose un blocage des prix
09:33qui va permettre aux Français de payer beaucoup moins cher l'essence
09:36qu'avec cette mesure que vous proposez.
09:37Donc, vous voyez, je pense que c'est ça qui doit plutôt être sur la table
09:39à l'heure de gravité dans laquelle nous sommes.
09:41Encore une fois, on n'est pas simplement dans un prix...
09:43On sait, par ailleurs, que le prix des carburants va augmenter structurellement.
09:47C'est une ressource finie, le pétrole,
09:48dans un monde aux ressources limitées,
09:50et dans une situation de crise écologique comme on la connaît.
09:52On dit ça depuis des années, mais il y a toujours du pétrole.
09:54Mais la demande est toujours aussi forte.
09:55Et on sait, par ailleurs, que la situation géopolitique,
09:58elle ne va pas forcément s'arranger demain matin,
09:59compte tenu des autres personnages qui dirigent la planète.
10:03Donc, il y a un besoin aujourd'hui d'avoir des réponses
10:05qui sont des réponses fortes et urgentes.
10:07C'est notre cohésion sociale qui est en jeu, là.
10:08Si on ne bloque pas les prix rapidement, cet hiver,
10:10ce n'est pas simplement le pays qui explose du point de vue de la colère sociale.
10:12C'est des millions de Français qui ne pourront plus déposer leurs enfants
10:14à l'école le matin, qui ne pourront plus aller soigner,
10:16déjà que c'est compliqué vu les déserts médicaux qu'on a,
10:18qui ne pourront plus aller travailler.
10:19Donc, c'est là où il faut agir en urgence
10:20et ne pas se contenter, comme M. Philippe, de faire des tweets.
10:22Pierre Chasserey, vous représentez l'association 40 millions d'automobilistes.
10:26Qu'est-ce qu'on fait pour désamorcer la crise ?
10:28Malheureusement, une partie du problème nous échappe
10:31parce que le problème est dans le détroit d'Hormouz.
10:33Mais en France, qu'est-ce qu'on peut faire
10:36qu'il soit efficace et surtout immédiat ?
10:39Parce que le problème, il est là, urgent.
10:41Alors déjà, premièrement,
10:43quand on remet tout sur le détroit d'Hormouz, non.
10:45Non, la réalité, c'est que le prix est bâti avec, en gros, 60% de taxes.
10:51Lorsque vous avez 60% de fiscalité sur un produit,
10:54vous ne pouvez pas dire que le problème est ailleurs.
10:55Le problème dans le prix, c'est un excès de taxes
10:59d'un gouvernement qui a sans cesse augmenté
11:02sa part de fiscalité sur les carburants.
11:03N'en déplaise à tous ceux qui ont mis cela en place.
11:06Il faut rendre à François Hollande ce qu'est à François Hollande.
11:09C'est lui qui a augmenté de manière extrêmement forte sous son mandat
11:12toutes les taxes sur le carburant.
11:14Et c'est sous Emmanuel Macron, notamment cette année,
11:16qu'on vient de prendre 15 centimes d'euros supplémentaires
11:19sur les certificats d'économie d'énergie par litre.
11:22Aujourd'hui, Olivier Truchot, on a une France asphyxiée.
11:25Peu importe le moyen, on bloque, on baisse les taxes.
11:28Tout ça, c'est de la sémantique.
11:29Les Français, ils s'en fichent.
11:30Ils veulent que ça baisse.
11:31Ce qu'ils veulent, c'est que ça baisse.
11:32Et peu importe comment.
11:33Mais je ne vois pas comment on peut baisser les prix
11:35sans toucher aux taxes.
11:36Il va falloir baisser la fiscalité.
11:38Le problème, c'est qu'on n'a plus de marge de main d'œuvre.
11:40Je ne veux plus entendre cette phrase.
11:42Mais non, je ne vais pas l'entendre.
11:43On a toujours des marges de main d'œuvre.
11:44Je ne vais pas l'entendre parce qu'en fait,
11:47on regarde toujours du même côté de la calculette.
11:49On va nous dire, oui, si on fait ça, ça coûte ça.
11:53Déjà, sur les mots, ils ont un sens.
11:56Ce n'est pas un coût.
11:57C'est un manque à gagner.
11:58Ce n'est pas la même chose en économie.
12:00Cependant, qu'est-ce que ça va engendre aujourd'hui ?
12:02Si on ne baisse pas la fiscalité,
12:05le principe de l'économie, c'est que l'argent circule
12:07dans le plus de mains possible pour générer des richesses.
12:10Là, on prend, on taxe celui qui vend le boulot.
12:13Finalement, le carburant, c'est un impôt sur le droit de bosser,
12:15un impôt sur le droit d'emmener ses gamins à l'école,
12:17un impôt sur le droit d'aller chez le médecin.
12:19Ce n'est rien d'autre que ça.
12:21La conséquence de ça, c'est quoi ?
12:22C'est qu'aujourd'hui, l'argent ne circule plus.
12:24On ne peut pas demander aux Français de dépenser ce qu'ils n'ont pas.
12:26Et au final, on voit se dégrader
12:29toutes nos prévisions de croissance.
12:30Je rappelle que là, on en est sur un demi-point.
12:33On est à 0,4.
12:34On est à plus de croissance.
12:35Non, pas de perte, de plus.
12:37Non, non, non.
12:38On était à plus de 1%.
12:39On est maintenant à...
12:40La note a été...
12:41Toujours positive, on est toujours en croissance.
12:43La prévision, elle a été baissée d'un demi-point.
12:45Il ne cesse de décrocher.
12:47Le décrochage, un demi-point de PIB, c'est quoi ?
12:50Un trou d'air, a dit le ministre de l'économie.
12:5115 milliards.
12:52Voilà ce qu'a coûté aujourd'hui l'inaction politique
12:55sur une situation quatilarie.
12:56Il va falloir baisser les taxes.
12:58Prenons le raisonnement de Pierre Chasserey.
13:00C'est-à-dire qu'on baissons, par exemple, la TVA, les taxes.
13:02Et puis derrière, ça va redonner un pouvoir de consommer.
13:05Et donc, on va récupérer, finalement, cet argent.
13:08Est-ce que ça fonctionne comme ça ?
13:09Non, je ne pense pas sur les sens.
13:09C'est une question qu'on peut se poser de manière plus générale,
13:11notamment sur les biens de consommation.
13:13Mais on est plutôt dans une logique inverse.
13:15On est plutôt en train de se demander,
13:16aujourd'hui, et c'est sur la table du reste,
13:19si il ne faut pas augmenter la TVA,
13:20notamment pour financer le déficit public.
13:23– Je vous demande, François Hollande, ce n'est pas tout le monde.
13:25– Non, il n'y a pas François Hollande.
13:26Il y en a d'autres qui disent ça.
13:28– À certaines parties, les chiffres politiques,
13:30ça doit falloir échapper qu'on est nombreux à ne pas défendre ça.
13:31– Si vous voulez que je vous rajoute un point de TVA,
13:32on parle aussi de la TVA sociale, justement, pour répandir les cotisations.
13:35– C'est vrai que quand il y a de l'inflation,
13:38augmenter en plus la TVA, il va falloir quand même l'expliquer aux Français.
13:40– Oui, mais vous savez, c'est le seul impôt où la France n'est pas en tête.
13:43L'Allemagne a un taux de TVA à 23%.
13:45– On est en tête sur d'autres impôts.
13:53– Quelles sont les marges de made-up ?
13:55Est-ce que pour l'instant, ce qu'on semble comprendre,
13:58c'est que Maude Bréjon annonce que les aides ciblées
14:00vont peut-être être renforcées dans les prochains jours ?
14:02– De toute manière, il fallait bien que le gouvernement ait agi.
14:04Si ce n'était pas l'intervention de Roland Lescure,
14:06ministre de l'Économie, qui allait éteindre l'incendie.
14:08Donc ça, c'est sûr qu'il fallait qu'il y ait au moins une réaction
14:10du président de Maude Bréjon, la ministre en charge notamment de l'énergie,
14:15et puis des autres politiques.
14:17Aujourd'hui, on a l'impression qu'il y a une étape,
14:19il y a une prise de conscience qui a été faite.
14:20– Une inquiétude, la gromme sociale peut s'étendre ?
14:23– Alors, ce n'est pas encore le grand soir,
14:25on n'en est pas encore aux Gilets jaunes, c'est sûr.
14:26Mais on voit bien quand même qu'il y a des pêcheurs qui sont en détresse,
14:29mais pas qu'eux, il y a des Français qui sont en détresse.
14:31Donc il fallait une réponse, et pour l'instant,
14:33la réponse, elle était totalement insuffisante.
14:35Après, on est en campagne présidentielle,
14:37Edouard Philippe ne veut pas non plus que ça le rattrape,
14:39parce qu'on le disait tout à l'heure,
14:40c'est quand même lui qui, en augmentant la taxe…
14:42– Il était Premier ministre du temps des Gilets jaunes.
14:44– Ben oui, c'est lui qui est un peu à l'origine des Gilets jaunes,
14:46donc si vous voulez, il ne veut pas que ça lui colle à la peau
14:49comme un sparadrap du Capitaine Haddock.
14:51Donc il fallait absolument qu'il montre qu'il était avec les Français
14:54et qu'il faut trouver une solution.
14:57– Vous parlez des Français, justement, c'est intéressant.
15:00Quel est l'état d'esprit des Français ?
15:02Et justement, notre sondeur Bernard Sananès,
15:05Elab, l'Institut Elab, a sondé les Français
15:07et le pouvoir d'achat, et on va voir tout ça avec François Gépillan.
15:10Bonsoir François.
15:10Quel est l'état d'esprit des Français, justement,
15:12par rapport à cette vie chère ?
15:13– Bon, déjà, l'inquiétude, Olivier, elle est réelle,
15:16elle est très forte.
15:1871% des personnes interrogées par l'Institut Elab
15:21s'attendent à avoir moins d'argent, en clair, dans les prochains mois.
15:24C'est 20 points de plus qu'il y a un petit peu plus d'un an.
15:27De l'inquiétude, mais pas de surprise, en réalité,
15:30puisque la dégradation, elle a débuté il y a longtemps
15:31pour certaines dépenses, en particulier les courses alimentaires,
15:35le chauffage, ou encore les déplacements.
15:38Pour ce dernier poste, l'évolution est très marquante,
15:41plus 20 points.
15:43Cela a se traduit en conséquence par des choix plus drastiques au quotidien.
15:45En clair, les Français, son départ est là,
15:47reconnaissent davantage renoncer aux vacances,
15:50au shopping, mais aussi, pour certains,
15:52et la hausse, là, est assez importante,
15:53plus 10 points, en général, à se nourrir
15:55et à prendre leur voiture.
15:57Justement, sur le sujet du prix des carburants,
16:00les premiers responsables, désignés comme tels par les Français,
16:02en tout cas, sont l'État,
16:04la guerre en Iran,
16:05les conséquences de la guerre en Iran,
16:07et les compagnies pétrolières.
16:08Et les solutions privilégiées sont, entre autres,
16:11vous allez le voir, en tout cas, ça arrive en tout premier,
16:12la baisse des taxes,
16:14et puis on retrouve un petit peu plus loin aussi,
16:15le blocage des prix,
16:16ou encore la réduction des marges des pétroliers.
16:19Le désir de changement et l'urgence qui l'accompagnent se traduit,
16:22et je termine par là, par ce dernier enseignement.
16:25Deux Français sur trois
16:26semblent approuver l'idée d'une nouvelle mobilisation des Gilets jaunes.
16:30Merci François.
16:31Très intéressant de voir que les Français
16:34tiennent pour responsable,
16:35premier responsable,
16:36l'État,
16:38avant la crise iranienne,
16:39la guerre en Iran,
16:40et avant la responsabilité des compagnies pétrolières.
16:42Oui, oui, c'est très intéressant ce sondage,
16:44parce qu'effectivement...
16:45Ils ont bien compris qu'il y avait 60% de taxes.
16:46Oui, ils ont bien compris que si ça augmentait,
16:48d'accord, c'était à cause de M. Trump et de l'Iran,
16:51mais c'était aussi,
16:51et pas à cause de Total,
16:53je pense qu'au contraire,
16:54ils sont plutôt...
16:55Le plafonnement, là, pour le coup,
16:56a marché.
16:57Il y a des ruptures de stocks.
16:59En tous les cas,
16:59ça a été très bénéfice pour Total Energy,
17:01mais c'est quand même saisissant de montrer
17:03que c'est l'État qui est responsable de tout,
17:07Ça, Alexis Cubillé,
17:08c'est quand même une pression
17:09qui est exercée sur l'exécutif.
17:11C'est-à-dire, les Français,
17:12ils ne sont pas complètement idiots,
17:13ils constatent que le carburant
17:15est moins cher autour d'eux,
17:17c'est-à-dire en Espagne,
17:19en Italie,
17:21au Luxembourg,
17:21n'en parlons pas,
17:22mais en Andorre,
17:23où ils s'accartent à une part
17:24que les stations en Andorre
17:25sont prises d'assaut.
17:26Et ça va un peu à rebours
17:28avec une analyse que l'on entendait parfois,
17:29je ne sais pas si vous vous souvenez,
17:30au début de la crise internationale,
17:32où certains expliquaient qu'il y avait,
17:34et peut-être d'ailleurs
17:35certaines études d'opinion le montraient,
17:36une forme de compréhension de la situation,
17:39qu'il y avait des choses
17:39qui étaient un peu insaisissables.
17:41Là, on voit que six mois plus tard,
17:43bientôt,
17:44six mois plus tard,
17:45les choses ont changé.
17:46Tout le monde a compris.
17:47Parce que l'impact, il est direct.
17:48L'impact, il est direct.
17:49Il continue,
17:50voire même,
17:51il est plus important qu'avant.
17:53Maintenant, toute la question,
17:54c'est qu'est-ce qui se passe
17:55du côté du budget ?
17:57Parce que le gouvernement,
17:58on le sait,
17:59n'a que des marges de manœuvre limitées.
18:02Que veut dire le gouvernement
18:03en disant,
18:07les aides peuvent être
18:10davantage soutenues ?
18:11Est-ce que ça veut dire
18:11qu'elles sont prolongées ?
18:13Ce ne sera peut-être pas suffisant,
18:14cette annonce.
18:15Est-ce que ça veut dire
18:16qu'elles peuvent être
18:16d'ores et déjà,
18:17tout de suite,
18:18doublées ou augmentées,
18:19comme le demandait Edouard Philippe ?
18:21Parce que beaucoup se plaignent.
18:23Ou plus simple à obtenir.
18:24On est dans la bureaucratie
18:25à la française,
18:26c'est très compliqué
18:26de tenir ses aides.
18:27Avec des retards,
18:28les pêcheurs le dénoncent.
18:29Les pêcheurs le dénoncent.
18:31Avant Benjamin Lucas,
18:32mais vous vouliez réagir.
18:33Je voudrais savoir,
18:33on est à combien là,
18:34aujourd'hui ?
18:35Je vous montrerai ça.
18:36C'est une photo.
18:37Je ne sais pas si on la voit
18:38à l'antenne.
18:39Je vais essayer de cacher
18:39la marque,
18:40tout de même,
18:41par respect pour eux,
18:42même si 2,97 euros.
18:462,97 euros sur le diesel ?
18:47On est en heure et loire.
18:48En heure et loire ?
18:492,97 euros.
18:51Mais c'est sur autoroute ?
18:52C'est sur autoroute,
18:52certes.
18:53On n'est pas loin des 3 euros.
18:54Mais je me souviens,
18:55au tout début,
18:55quand j'ai annoncé
18:56qu'on passerait
18:57les 3 euros le litre
18:57si on ne fait rien,
18:58si on ne touche pas
18:59à la fiscalité.
19:00On y va tout droit ?
19:00On y va tout droit.
19:02Sur le 95 ?
19:03C'était sur le diesel.
19:04C'est le diesel le plus cher.
19:06Cependant,
19:07moi je n'ai quelque chose.
19:08Je note quelque chose
19:11ces derniers jours
19:12qui est assez stupéfiant.
19:13On a l'habitude
19:14à 40 millions d'automobilistes
19:15de lancer des opérations
19:16pour défendre.
19:17C'est notre rôle.
19:18On est là pour ça.
19:19On a lancé un site internet
19:20qui s'appelle
19:20balancetonplein.fr.
19:22Ce site internet,
19:23on l'a lancé
19:24pour avoir une mobilisation
19:26en 3 clics
19:26où vous apparaissez
19:28directement sur une carte
19:29interactive
19:29et qui permet de voir
19:30tous les Français
19:31qui réclament
19:32une baisse de la fiscalité.
19:33Quand j'ai lancé ce site,
19:35c'était vendredi soir,
19:37il a tellement été pris
19:38d'assaut
19:39en termes de connexion
19:40que les serveurs
19:41crachaient systématiquement.
19:43Ce n'est jamais arrivé
19:44dans l'histoire
19:45de l'association
19:46qu'on ait une telle situation
19:47par rapport à nos serveurs.
19:48Ce qui veut dire aujourd'hui
19:50qu'on a des Français
19:51qui n'en peuvent
19:51tellement plus,
19:53qui sont tellement asphyxiés.
19:54On le voit
19:55dans les chiffres
19:55qui sont communiqués.
19:57L'impact sur les carburants,
19:59les Français répondent
20:00oui,
20:00nous avons renié
20:01sur notre budget alimentaire.
20:04le budget chauffage,
20:05ça va être la Bérésina
20:06cet hiver.
20:07On va avoir des Français
20:08qui ne pourront plus
20:09se chauffer.
20:10Mais quand on arrive
20:11dans un pays
20:12comme la France,
20:13est-ce qu'il est acceptable
20:15d'entendre
20:15que des Français
20:16vont devoir se résigner
20:17à choisir
20:18entre se déplacer,
20:19pas le choix,
20:21se chauffer
20:21ou manger ?
20:23Ce n'est pas possible.
20:24Il faut au plus vite
20:24baisser cette fiscalité.
20:25C'est une boucherie.
20:27Benjamin Lucas.
20:28Je voulais réagir
20:29à votre parti pris
20:29en disant
20:29on n'a plus de marge de manœuvre.
20:30Vous avez dit ça tout à l'heure.
20:31D'abord, vous omettez
20:32que si M. Macron
20:35n'avait pas fait
20:36tous les cadeaux
20:36je peux vous répondre.
20:38Par exemple,
20:39pour accepter
20:40que de temps en temps
20:40économiquement
20:41il y a des gens
20:41qui ne soient pas d'accord
20:42avec vous
20:42et avec les libéraux.
20:43M. Macron,
20:44s'il n'avait pas fait
20:44les cadeaux
20:45qu'il a fait depuis 10 ans,
20:46nous ne serions pas
20:46dans la situation
20:47dans laquelle nous sommes
20:47au niveau des déficits.
20:48Deuxièmement,
20:49votre sondage,
20:50vous l'avez regardé
20:50de façon très partielle.
20:51Il y a plus de 7 Français
20:52sur 10,
20:52je l'ai vu rapidement,
20:53qui sont d'accord
20:54pour augmenter le SMIC
20:54à 1 700 euros net
20:55et qui sont d'accord
21:02effectivement,
21:03elles changent
21:03de ce qu'on fait
21:03depuis 30 ou 40 ans
21:04en matière économique
21:05et sociale dans ce pays
21:05mais quand je vois
21:06le résultat
21:06de ceux qui nous ont gouvernés
21:08et des théories
21:08que vous relayez ici
21:09dans la présentation,
21:11pardon mais ça a échoué
21:12considérablement.
21:12L'économie c'est des chiffres.
21:13La croissance à 0,4
21:14ce n'est pas une théorie.
21:15Oui mais c'est un modèle
21:16néolibéral qui nous gouverne,
21:17ça ne vous a pas échappé
21:18depuis 30 ou 40 ans,
21:19c'est pas un modèle de gauche
21:19et de partage des richesses.
21:21L'addition,
21:22on ne l'a pas eu aujourd'hui
21:22avec le déficit de la France.
21:23Et le déficit c'est qui ?
21:25C'est la gauche,
21:25c'est les écologistes
21:26qui l'ont proposé ?
21:26Aujourd'hui si vous regardez,
21:27il y a des chiffres.
21:28C'est 40 ans,
21:29c'est 40 ans de politique.
21:3040 ans de gauche
21:31comme de droite.
21:31Oui, 40 ans justement d'obsession.
21:32Gauche, droite, droite, gauche
21:33comme vous voulez.
21:34Et 40 ans on est obsédé
21:35par le déficit à 3%,
21:36preuve que tout ça
21:37était vraiment...
21:37Mais il y a des pays qui arrivent
21:38et des pays qui sont aussi
21:39des pays autour de nous.
21:41À quel prix ?
21:41Parlons-en.
21:42On a surtout un pays
21:44qui est toxicomène des taxes
21:46et qui systématiquement
21:47trouve une solution
21:48dans l'augmentation
21:53et une relance économique
21:55passe par au contraire
21:56une libération.
21:57Un petit peu de...
21:57Il faut libérer les Français
21:58de cette charge fiscale.
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