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Ce vendredi 4 septembre, Kevin Thozet, membre du comité d'investissement de Carmignac, Jacques Lemoisson, fondateur de GATE Capital Management, et Louis Puga, gérant actions chez Prévoir, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:11Il est 8h58, dans une poignée de secondes il sera à 9h, l'ouverture des marchés européens.
00:15Le CAC 40 et l'Eurostock 50 étaient quasiment stables ce matin en pré-ouverture.
00:19Il faut assurer avec beaucoup d'intérêt le titre Volkswagen qui était en très forte hausse
00:23après la validation hier soir de son plan de restructuration.
00:27Tous les détails dans un instant avec Léo Dumas.
00:30Dans la prochaine demi-heure, Kevin Tosé de Carmignac et Jacques Lemoisson de Gay Capital Management
00:34nous accompagneront pour revenir sur cette actualité en ce qui concerne Volkswagen.
00:38Évoquez également le cas du Brésil avec des élections qui vont se tenir dans les prochains jours.
00:43En tout cas, l'indice brésilien a repris un peu plus de 10% depuis la mi-août
00:48avec des investisseurs qui se positionnent de plus en plus sur le Brésil et sur ses perspectives.
00:54Le Yen est toujours très volatile avant une potentielle hausse de taux de la part du Banque de Japon.
00:59Nous parlerons de tout cela dans la prochaine demi-heure.
01:01Et puis en toute fin d'émission, c'est Louis Pluga, gérant chez Prévoir, qui viendra nous parler de ses
01:06convictions.
01:06Il sera question de small et mid-cab.
01:08Voilà le programme 9h, 9h30 et puis ensuite vous retrouvez les experts jusqu'à 10h30 avec leur closier.
01:13Je ne vais pas vous surprendre beaucoup, on va énormément parler de dette avec cette chasse d'éducation.
01:17On est de le dire qu'il s'est bien passé, mais à un prix fort.
01:20Les Français commencent à s'intéresser sérieusement à la question.
01:2285% estiment qu'il est urgent de réduire la dette publique.
01:26Nos invités du jour, Laurent Vronskri, le directeur général d'Ervor,
01:29Olivier Rodoules, directeur des études de Règle-Code et en revenant, Jean-Philippe André, président de DNO.
01:35Il est l'ancien patron de l'ANIA.
01:37Je vous attends à 9h30.
01:39À 9h30, mais en attendant, il est pile 9h et c'est toute l'information économique du jour avec Léo
01:43Dumas.
01:49Et à la une, c'est donc validé pour les 100 000 suppressions de postes chez Volkswagen.
01:53Alors 50 000 étaient déjà confirmés en Allemagne depuis hier soir, 50 000 de plus le sont à travers le
01:58monde.
01:59Ça fait donc 15% environ des effectifs du groupe à supprimer d'ici à la fin de la décennie
02:04après l'accord hier à l'unanimité du conseil de surveillance de Volkswagen.
02:09Dans le même temps, en Allemagne, toujours une publication rassurante ce matin sur le front des commandes à l'industrie.
02:15Plus 2,5% en juillet sur un an.
02:18Selon les données officielles, c'est largement plus que ce qu'attendait le consensus.
02:23En France, avant le budget 2027,
02:25Sébastien Lecornu demande de nouvelles économies dans le budget qui est en cours
02:29via des gels et des annulations de dépenses précisément là pour financer de toute urgence des aides aux agriculteurs.
02:37Elles doivent être détaillées d'une minute à l'autre par la ministre Annie Gennevard.
02:42Le sommet spatial franco-allemand est-il torpillé par Donald Trump ?
02:46C'est la question aussi ce matin.
02:48Son administration a, semble-t-il, réussi à dissuader quelques géants américains du secteur
02:51de faire le déplacement vers Paris la semaine prochaine.
02:54Quatre sociétés, en tout cas, ont déjà annoncé qu'elles renonçaient.
02:58Parmi elles, celle d'Elon Musk, de Jeff Bezos aussi.
03:01Et selon la presse américaine, c'est bien la Maison-Blanche qui aurait vu un soutien tacite
03:04aux politiques européennes avec une participation.
03:08Écoutez l'analyse ce matin de Romuald,
03:11qui aura le chercheur à l'IRIS sur BFM Business.
03:13« Trump veut montrer qu'il est le patron, qu'il n'a pas besoin de ce genre de grands
03:18meetings internationaux, que surtout, sans les États-Unis, cela va devenir une coquille
03:23vide, ce qui est quand même un petit peu vrai, malheureusement.
03:26Et puis aussi, vous savez, il y a ce petit bras de fer avec Emmanuel Macron depuis quelque
03:29temps.
03:30Les relations ne sont plus celles qu'elles avaient été durant le premier mandat de Trump
03:33et de Macron.
03:34Et donc, voilà, c'est aussi une petite gifle qui est envoyée à Emmanuel Macron qui l'a
03:40pas mal agacée récemment.
03:41Et puis, les Brésiliens, eux, ce matin, expriment leurs profondes préoccupations
03:45après la fermeture des frontières européennes à leurs exportations de volailles et de
03:50bœuf.
03:50Brasilia demande un dialogue technique alors que la Commission européenne lui reproche
03:54un manque de garantie sur la conformité sanitaire des produits.
03:581,8 milliard d'euros de dollars de marchandises annuelles sont concernés.
04:04Merci beaucoup Léo Dumas.
04:06Il est 9h02, le CAC 40 est en très légère baisse de 0,2%, sous les 8300 points toujours,
04:118 270 points, moins 0,2% également pour l'Eurostox 50.
04:16Le Grand Accor et Renault signent les trois plus fortes hausses ce matin.
04:19A l'inverse, Dassault Systèmes, Total Energy et Air Liquide ferment la marge.
04:23Du côté des valeurs à suivre, ce matin, encore et toujours Soitech qui gagne plus
04:27de 4% après déjà une très belle séance hier.
04:29Le groupe avait revu à la hausse ses prévisions en raison notamment d'une très bonne dynamique
04:33dans le segment de la photonique.
04:35Vous avez GTT qui gagne également plus de 3% ce matin après un relèvement de recommandations
04:40de la part de Berenberg qui vise plus de 245 euros désormais sur la valeur.
04:45Nous sommes à 216 euros sur GTT.
04:48Et à l'inverse, toujours dans le SBF 120, Vivendi ferme la marche,
04:51moins 6% à 1,50 euros après la publication de ses résultats hier soir.
04:56Alstom a annoncé hier soir un contrat majeur avec notamment un appel d'offres
05:02qui a été remporté au Canada.
05:03Un appel d'offres de plus de 4,7 milliards de dollars canadiens.
05:07Ça représente plus de 3 milliards d'euros pour équiper notamment des métros du côté du Canada.
05:12Le titre Alstom profite également de cette nouvelle, plus 2,6% à 16,60 euros.
05:19Et donc le CAC 40 qui est en très légère baisse en attendant l'emploi américain cet après-midi.
05:23On se retrouve dans un instant avec nos deux invités,
05:25Kevin Tosé de Carmignac et Jacques Lemoisson de Gate Capital Management.
05:29Nous reviendrons notamment sur Volkswagen qui est en très forte hausse ce matin à l'ouverture.
05:33A tout de suite.
05:49Et dans cette première partie en plateau, Jacques Lemoisson, fondateur de Gate Capital Management.
05:53Bonjour Jacques.
05:54Bonjour Etienne.
05:54Merci de nous accompagner ce matin en compagnie de Kevin Tosé,
05:57membre du comité d'investissement de Carmignac.
05:59Bonjour Kevin.
06:00Merci également d'être là ce matin.
06:01Bon, commençons avec le titre assureur ce matin à l'ouverture.
06:05Volkswagen, plus 7% ce matin à l'ouverture, 81,53 euros.
06:10Avec hier soir, Kevin Tosé, un groupe qui taille dans ses effectifs, très clairement.
06:15Il avait déjà annoncé la suppression de 50 000 postes, désormais 50 000 supplémentaires.
06:20On arrive donc à 100 000.
06:21Ça représente environ 15% des effectifs pour la simple bonne raison que le groupe est en surcapacité.
06:26Il a trop d'usines, trop d'effectifs aujourd'hui par rapport à sa production et à ses ventes.
06:30Oui, c'était une drôle de façon de célébrer les 151 ans de la naissance de Ferdinand Porsche,
06:35le créateur de la coccinelle et puis une célèbre marque de voiture porte le nom.
06:43Clairement, vous disiez, ça vient tailler très fort dans les effectifs.
06:46Pour rappel, il y a les 300 000 employés chez Volkswagen, le groupe Volkswagen en Allemagne.
06:53Et le groupe, il suit un peu l'écueil des constructeurs automobiles européens avec une surcapacité en Chine d'une
07:00part.
07:01Il y a quand même 100-150 constructeurs automobiles, ça va sans doute se concentrer.
07:05Mais d'ici là, il y a quand même beaucoup d'exportations de véhicules chinois.
07:08D'autant plus que les Chinois, ils achètent moins de voitures aussi.
07:11Il y a un vrai problème, on va dire, d'effet richesse en Chine, des véhicules qui sont beaucoup moins
07:17chers.
07:17L'équivalent, c'est 35% moins cher d'acheter un véhicule chinois.
07:24Et puis, il y a des problèmes de surcapacité en Europe aussi.
07:27Parce que pour rappel, les usines qui avaient été maintenues par le groupe Volkswagen en Allemagne,
07:32c'est surtout les usines qui se concentraient sur la première génération de véhicules électriques.
07:36Et la demande s'est complètement essoufflée.
07:38Alors, ça n'empêche que malgré la hausse de 7% ce matin,
07:42le titre perd toujours quasiment 30% depuis le début de l'année.
07:46Moins 50, moins 60% en l'espace de 5 ans.
07:50Aujourd'hui, on a un groupe Jacques Lemoisson qui n'échappe pas à la règle.
07:53C'est-à-dire qu'en bourse, l'automobile est totalement déprimée.
07:58Plus que déprimée, on va dire sinistrée, non ?
08:00Je ne sais pas.
08:02Juste un petit chiffre.
08:03Alors, sur les premiers mois de l'année, la Chine a apporté 2500 voitures électriques
08:10et en a exporté 1,8 million.
08:13Voilà.
08:14Donc, je pense que ce chiffre-là calme tout le monde
08:16et met en fait la lumière sur l'échec total de la politique européenne,
08:22de la vision du monde que nous pouvions avoir.
08:25Je rappelle que 2015, Dieselgate.
08:28Donc, l'Allemagne était super.
08:31Vive le diesel, tout le monde roule en diesel.
08:34Et en 2010, BYD lançait ses chaînes de production de voitures électriques.
08:38Apparemment, personne en Allemagne ou en Europe a dénié prendre un avion
08:42et a regardé ce que les Chinois faisaient
08:44parce qu'on est en train de virer des milliers de personnes.
08:48On reparlera de tout ça avec Louis Puga,
08:50agir en action chez Prévoir d'ici une dizaine de minutes.
08:53Voilà donc pour ce titre Volkswagen ce matin.
08:57Actualité très dense cette semaine.
09:00De la volatilité sur les devises.
09:02Pas trop sur la partie action.
09:03On voit le VIX qui est toujours au niveau des 15 points.
09:07Quand vous regardez ce qui se passe sur le Yen,
09:08qui fait le yo-yo,
09:10le marché anticipe de plus en plus une réaction de la Banque Centrale du Japon.
09:15C'est déjà dans les cours,
09:16mais visiblement, ça n'empêche pas le Yen de bouger encore et toujours.
09:20On a eu une intervention quasiment historique,
09:22l'intervention de la Banque Centrale Américaine
09:24et la Banque Centrale Japonaise en même temps.
09:26On a vu que la première balle n'a pas touché sa cible
09:30parce que le Yen est rebaissé à 160 versus dollars.
09:35Là maintenant, on s'approche des 155,
09:37qui est pour moi une zone technique très importante.
09:40Si on casse en 155, on peut aller vers 149 par exemple.
09:43Et là par contre, je rappelle à tout le monde,
09:45en août 2024, où le Yen s'est apprécié de 10%
09:48et les indices equity mondiaux avaient perdu entre 5 et 10% le même mois.
09:54Donc la prestation du Yen est quelque chose qu'il faut regarder,
09:58nous on le regarde en termes de macroéconomie,
09:59de manière assez importante.
10:01Donc la première action,
10:02Fed, Banque Centrale Américaine, Banque Centrale Japonaise,
10:05n'a pas marché.
10:06Apparemment, il y a des rumeurs d'une deuxième intervention.
10:08Et surtout, est-ce que la Banque Centrale Japonaise va monter ses taux ?
10:13C'est la grosse question.
10:15Je pense qu'ils n'ont pas le choix.
10:18Quels sont les impacts aujourd'hui de la dépréciation du Yen ?
10:22On peut en parler d'un point de vue microéconomique pour les entreprises,
10:26mais d'un point de vue macro,
10:28on le voit avec la remontée des taux,
10:29le 10 ans japonais à 3%,
10:31le 10 ans américain à 4,8%.
10:33Dans tout cela, il est encore question de Yen.
10:35C'est toujours le Yen.
10:36Le Yen était la base du carry trade.
10:38Donc le Yen est le fuel de tout ce qui a permis
10:43à des trillions de dollars,
10:45des milliers de milliards de dollars,
10:46de s'investir sur les actifs américains, par exemple,
10:48et sur les tréjuries.
10:50Et donc, que le Yen bouge,
10:51c'est un peu le robinet de liquidité de ce carry trade,
10:56qui est la transformation d'emprunter dans une devise à des taux bas,
11:01et une devise entre guillemets faible,
11:02et d'investir dans une devise plus forte et des taux élevés.
11:05Il y a des trillions de dollars dessus.
11:06Personne ne sait d'ailleurs la taille de ce genre de petit processus.
11:10Voilà.
11:11Mais donc, la baisse du Yen, de manière importante,
11:15conjuguée à une hausse des taux,
11:16met le Japon dans un corner.
11:18Pour avoir la bonne sainte-prison,
11:19que le Japon importe énormément de matières premières.
11:22Ils ne produisent pas de pétrole,
11:23ils ne produisent quasiment rien.
11:24Et donc, si vous faites baisser votre devise,
11:27vous importez de l'inflation.
11:29Donc, à un moment, évidemment, l'obligataire va commencer à parier sur des hausses de taux,
11:35malgré les discours politiques japonais qui indiquaient un peu l'inverse.
11:39Il y a quand même un effet autoréalisateur dans tout cela.
11:43C'est-à-dire que le marché anticipe une hausse de taux du Japon,
11:46donc le Japon va probablement la faire,
11:48et après, on ira jusqu'où comme ça, ce jeu-là ?
11:51Ce n'est pas une question d'autoréalisation.
11:53Je pense que le marché obligataire est peut-être le marché le plus mature qu'il y a sur Terre,
11:57contrairement au marché equity.
11:59Donc, je mets souvent dans mes écrits « bonds never lie ».
12:03Donc, l'obligataire indique toujours.
12:05Et puis, c'est une question de collatéral aussi.
12:07Pendant des dizaines d'années, on a discuté juste un peu avant,
12:10on avait sur les taux en face des bilans de Banque centrale,
12:15qui ne peuvent pas être faillite et qui peuvent prêter de la monnaie autant qu'elle veut.
12:18Parce que maintenant, on met des États en face des taux.
12:21Donc, vous dégradez le fondamental du collatéral,
12:24donc forcément, les taux vont monter.
12:25Ça me paraît juste logique.
12:27Et malgré cela, Kevin Tose, on a toujours une banque centrale qui court après l'inflation.
12:31Oui, il faut quand même rappeler le mouvement qu'on a eu hier,
12:352% sur une journée pour une devise du monde développé,
12:38ça n'arrive pas tous les jours.
12:40C'est quand même un mouvement qui est assez extraordinaire.
12:42Pourquoi il s'explique ?
12:43Parce que l'élastique, il est extrêmement tendu.
12:44Le Yen japonais, il est extrêmement sous-valorisé par rapport au pouvoir d'achat des Japonais,
12:51par rapport aux autres devises, par rapport au niveau de prix des matières premières et j'en passe.
12:56Trois raisons à ça.
12:57Clairement, la Banque centrale japonaise, elle court après l'inflation.
13:00C'est que ça y est, on a de l'inflation au Japon, et ça depuis l'après-Covid.
13:04Alors, quand on regarde l'efficacité d'inflation japonais,
13:06ils n'ont pas l'air si terribles que ça.
13:08Allez, on est autour de 1,5 et 1,8.
13:11Mais sauf quoi ? Sauf qu'il y a eu des subsides extrêmement importants mis en place par la nouvelle
13:14administration japonaise
13:16pour venir aider les ménages japonais à faire régler, on va dire, cette facture énergétique.
13:21Quand on retraite ça, on a une inflation qui est largement au-dessus des 2%,
13:23et une Banque centrale japonaise qui, elle, c'est un des rares pays où il y a des taux réels
13:27qui sont encore négatifs et fortement négatifs.
13:29Ça veut dire quoi ?
13:30Ça veut dire que l'inflation, elle est au-dessus du niveau de taux de politique monétaire.
13:33Et ça, ça veut dire quoi ?
13:34Que la Banque centrale japonaise, elle va remonter ses taux d'intérêt.
13:36Elle devrait le faire dès le mois de septembre.
13:37Et la cible, c'est 2%.
13:39Et en fait, le mouvement d'hier, il a aussi été déclenché parce que la Banque centrale japonaise,
13:43donc la BOGE, elle nous a dit quoi ?
13:45Un de ses membres nous a dit qu'il pouvait envisager une hausse de 50 points de bas.
13:48Donc 0,5%.
13:49Ce qui, quand même, on parle d'un pays qui a vécu pendant des décennies
13:53avec des taux à zéro, voire négatifs.
13:55Donc ça, c'est un élément.
13:56Pour compléter ce que disait Jacques,
13:59sur ces Japonais qui achètent des actifs à l'étranger,
14:02il y a aussi eu, dans le courant du mois d'août,
14:04une réunion entre le principal fonds de pension japonais,
14:07qui gère quand même quelque chose comme 2 trillions de dollars,
14:10avec le ministère des Finances,
14:13pour faire quoi ?
14:13Potentiellement pour revoir cette grille d'allocations.
14:16Aujourd'hui, ils achètent 25% de l'action japonaise,
14:1825% de l'action internationale,
14:2025% de taux japonais,
14:21et 25% de taux mondiaux.
14:22Eh bien, s'ils achètent plus d'actifs japonais,
14:24on comprend bien que ces mouvements de flux sont extrêmement importants.
14:26Et sur les devises développées,
14:28c'est clairement le financier qui fait bouger les devises.
14:32Quand on rajoute à ça,
14:32sans doute un trésor américain,
14:36qui est sans doute un petit peu agacé aussi
14:38par la faiblesse du Yen japonais,
14:39ce qui vient renforcer de la compétitivité
14:41de façon un peu indu,
14:43on a une séquence où on a clairement un Yen
14:46qui devient un très bon actif, je crois,
14:48à avoir dans un portefeuille.
14:48Et concrètement, comment ça se traduit en termes d'allocations, tout ça ?
14:51C'est-à-dire que, est-ce que là, on peut se dire,
14:53c'est le moment d'acheter des actions japonaises,
14:55ou non, c'est trop tôt ?
14:55Alors, sur les actions japonaises,
14:59vous trouverez les deux camps.
15:00Si vous me demandez mon avis,
15:01je serais plutôt enclin à en acheter aujourd'hui.
15:03Pourquoi je dis que vous trouverez les deux camps ?
15:04Parce qu'il y a beaucoup d'entreprises japonaises
15:06qui sont des grandes sociétés exportatrices,
15:07et donc qui sont jugées comme étant grandes bénéficiaires
15:10de la dépréciation du Yen.
15:12Je crois personnellement qu'il y a une vertu
15:14beaucoup plus, enfin, un cercle beaucoup plus vertueux
15:15qui se met en place.
15:16On a enfin de l'inflation au Japon.
15:18De l'inflation, ce n'est pas forcément quelque chose
15:19de mauvais ou de négatif.
15:21Ça veut aussi dire de l'inflation salariale.
15:22On a des salaires réels qui, eux, sont en territoire positif
15:25et donc un moteur consommation qui peut se relancer,
15:27ce qui sera extrêmement bénéfique aux actions japonaises
15:29qui sont d'ailleurs beaucoup moins chères que leurs homologues.
15:32Et ça, dans plein de domaines,
15:33que ce soit pour des valeurs domestiques japonaises,
15:35mais aussi des valeurs dans, on va dire,
15:37les secteurs phares, comme la technologie, par exemple.
15:40Pour prendre une entreprise japonaise,
15:41vous regardez son comparable en Corée,
15:44à Taïwan, aux États-Unis,
15:45elle tend à traiter sur des niveaux de volume multiple
15:47beaucoup moins élevés.
15:48C'est vrai que la colle japonaise est très vaste, Jacques Lemoisson.
15:51On a de la tech, on a de l'industrie,
15:53on a du secteur bancaire.
15:54Comment aujourd'hui vous vous exposez à tout cela ?
15:57De l'auto.
15:58De l'auto, oui, bien sûr, Toyota.
15:59Comment nous soient les indices,
16:00on a plutôt tendance à être short
16:02parce que c'est le call IA global.
16:05Si vous voulez trouver des proxys à l'IA américain,
16:08le COSPI, donc l'indice sud-coréen et japonais,
16:11sont des candidats à être vendus
16:14si jamais l'IA américain commence à tousser un peu.
16:17Et on l'a vu il y a quelques jours,
16:19quand l'IA tous,
16:20certains indices asiatiques sont très corrélés.
16:23Donc je pense que le Japon est toujours intéressant,
16:27mais vraiment plus dans le détail.
16:29Il faut rentrer dans les secteurs.
16:30Il y a des secteurs qui vont bénéficier de l'inflation.
16:33Globalement, le problème,
16:34c'est que le pays souffre d'une manque de gouvernance très claire
16:39entre la Banque centrale qui faisait un déni sur l'inflation,
16:42qui voulait que l'inflation revienne,
16:43mais quand l'inflation revient, ne bouge pas.
16:46Donc à un moment, on peut se questionner.
16:48Et aussi, on se méfie beaucoup de ce qu'on appelle les value traps.
16:51C'est-à-dire, oui, ce n'est pas cher, entièrement d'accord.
16:53Enfin bon, une deux chevaux a toujours été moins chère qu'une Ferrari.
16:57Donc à un moment, il faut peut-être se poser la question
16:59pourquoi c'est moins cher historiquement.
17:00Et en effet, on est plutôt, nous, plus prudents,
17:03sauf sectoriellement,
17:05ou par exemple sur des secteurs très technologiques,
17:08qui vont être sur le spatial, par exemple,
17:10ou des secteurs très exportateurs.
17:11Là, on est très boule dessus, nous.
17:13Est-ce qu'aujourd'hui, les opportunités ne se trouvent pas au Brésil ?
17:15C'est l'une des grandes questions qui se posent aujourd'hui, en ce moment,
17:18puisqu'on est en train de faire un petit peu un tour du monde.
17:20Un tour du monde, oui.
17:21On voit l'indice de référence brésilien,
17:23c'est le mauvais spa.
17:24Il a repris un peu plus de 10% depuis la fin du mois d'août.
17:28On a des élections, là aussi, qui vont se tenir.
17:30Ce matin, dans la matinale, on parlait des élections en Allemagne,
17:339% de la population qui est invitée aux urnes,
17:36dans les prochaines heures.
17:37Là, on parle de Lula.
17:40Le marché se dit, Lula ne va peut-être pas être à nouveau président.
17:43Et ça, ce serait une bonne nouvelle pour la bourse, si je veux faire simple.
17:46C'est ça.
17:46Dans quelques heures, ce sera la fin des dépôts de clôture
17:50pour les sénatoriales et les législatives brésiliennes,
17:54avec en séquence, fin octobre, la désignation de l'élection d'un président.
18:00Ils sont deux.
18:01Il y a Lula, d'un côté, qui n'a jamais perdu une élection de sa vie.
18:04Il faut quand même le rappeler.
18:06Et puis, Bolsonaro.
18:07Alors, Bolsonaro, fils, parce que le père est inéligible.
18:12Et donc, ce qui faisait peur au marché, c'est quoi ?
18:16C'est la perspective de voir Lula réélu, encore une fois,
18:19avec des déficits qui continueraient à courir.
18:22Pour rappeler, il y a entre 8 et 9% de déficit au Brésil.
18:27Ça fait peur au marché.
18:28Ça fait peur à la Banque centrale brésilienne aussi.
18:30Qui maintient ses taux d'intérêt sur des niveaux absolument stratosphériques.
18:33Une quinzaine de pourcents.
18:35Et ce qu'on a vu, et ce qu'on commence à voir,
18:37c'est que Lula, qui était donné grand gagnant,
18:39il y a une série de sondages qui ont commencé à tomber hier,
18:42où, en fait, l'écart de vote est en train de se resserrer.
18:45Et on est sur l'épaisseur du trait,
18:481 à 2 de pourcentage d'intention de vote pour Lula et pour Bolsonaro.
18:54Donc, le match n'est peut-être pas joué.
18:55Le match n'est peut-être pas joué.
18:57Et puis, on a également une composante matière première importante,
19:00au Brésil.
19:01Forcément, on a le pétrole à 95 dollars.
19:04Oui, et puis, matière première agricole.
19:05Parce que là, tout le monde, entre guillemets, parle du pétrole.
19:09Mais nous, on regarde le riz, on regarde le sucre.
19:11Et c'est des gros exportateurs, pas de riz, mais de sucre, par exemple,
19:14poulet et autres.
19:15Et les prix des matières premières agricoles explosent littéralement,
19:19à cause d'El Niño, à cause de tout ce que...
19:21Des guerres en Ukraine, l'attrition de l'Urée,
19:24à cause d'Hormuz, la guerre en Ukraine avec le phosphate, par exemple, etc.
19:28Donc, vous avez moins d'engrais.
19:30Et Niño qui frappe avec de la sécheresse.
19:33Production down.
19:34Mais en plus, ce qui est intéressant, surtout,
19:35une question géopolitique, c'est que vous avez un virage à droite
19:38de beaucoup de gouvernements en Amérique du Sud.
19:41Et vous avez des fonds américains, qui sont quand même très politisés.
19:44On l'a vu avec l'Argentine, où Trump s'est avancé pour dire
19:47si Milaille gagne, on donne de l'argent à l'Argentine.
19:50Là, au Brésil, vous avez des fonds américains
19:52qui commencent à loader des positions pour dire
19:55si c'est Lula qui perd, vous allez avoir votre stock exchange,
19:59vos actions qui vont exploser à la hausse, parce que nous, on est derrière.
20:02Et il y a très clairement une volonté politique aussi américaine
20:05de faire tomber Lula, qui serait un séisme géopolitique
20:09et géostratégie dans le monde, où on aurait quasiment
20:11tout le continent de l'Amérique du Sud.
20:13Il tourne à droite et vous regardez juste l'appréciation
20:16de la devise colombienne, qui je sais qu'elle est toute petite devise,
20:19mais qui a gagné quasiment 12 à 15 % en quelques mois,
20:24parce que vous avez un changement de couleur politique
20:26à la tête de la Colombie.
20:28– Je ne retrouverai pas ces idées-là, mais on va dire
20:35passer d'une politique extrêmement généreuse
20:37à une politique plus orthodoxe, je crois que c'est important
20:39de le rappeler aujourd'hui, il y a quand même pas mal
20:41d'échéance politique en Europe aussi, c'est pas forcément
20:43une mauvaise chose. Pourquoi ? Parce que quand on a
20:45des taux politiques monétaires à 14 %, alors que l'inflation
20:48est de 4 %, vous avez quoi ? Vous avez beaucoup de gens
20:50qui n'arrivent pas à rembourser leurs échéances de crédit.
20:53Et donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si on a un peu moins,
20:55on va dire, de largesse budgétaire,
20:58la Banque Centrale pourra baisser ses taux d'intérêt,
21:00et donc on aura un moteur consommation Brésil,
21:02qui pourra aussi venir en soutien,
21:05et ça peut aller vite. Pourquoi ? Parce que la maturité de la dette,
21:08les instruments de dette brésiliens, ils sont assez courts,
21:10plutôt 4 ans, la moitié de ce qu'on a en France.
21:12Et donc, ça peut vite se voir, et on peut vite avoir
21:14un effet d'entraînement, donc ça, je pense que c'est
21:17clairement une bonne chose, ça doit être vu
21:19d'un point de vue, avec un oeil positif.
21:21On est au bout de cet échange, on aurait pu parler
21:23de l'intelligence artificielle des Etats-Unis,
21:24mais c'est bien, pour une fois, on n'a pas parlé
21:27des sujets qui nous animent au quotidien,
21:29et on a dépassé un petit peu les frontières.
21:31Jacques Lemoisson donc en plateau ce matin,
21:32fondateur de Gay Capital Management, et Kevin Tozet,
21:35membre du comité d'investissement de Carmignac.
21:43Et à 9h22, désormais, nous allons parler
21:46de valeurs, de convictions, avec en plateau
21:48Louis Puga, gérant actions chez Prévoir.
21:51Bonjour Louis Puga, merci de nous accompagner ce matin.
21:54Dans un instant, on va parler du secteur du jouet,
21:57tiens, là aussi, c'est pas tous les jours
21:58qu'on parle de ce segment dans une émission de bourse,
22:01et puis on va parler du segment de la santé,
22:02avec notamment une valeur belge
22:04qui est sur des plus hauts historiques.
22:06Juste avant, quand même, Louis Puga, on ne peut pas passer à côté.
22:08Ce matin, Volkswagen qui reprend 6-7% après la publication hier soir,
22:13donc de son plan de restructuration.
22:15100 000 suppressions de postes, 50 000 étaient déjà actés.
22:18Et puis alors, surtout, je pense que ce qui retient l'attention des marchés,
22:21c'est cet objectif de marge opérationnelle de 9% d'ici à 2030.
22:25C'est quand même très ambitieux.
22:25On était à 3-8 au premier semestre.
22:27Oui, oui, absolument.
22:29Je trouve que ça éclaire un peu sur les stratégies actuelles
22:31face à la difficulté chinoise et à la concurrence un peu chinoise,
22:35le fait de vouloir rationaliser une offre le plus possible.
22:37Donc, on est passé d'un marché qui était un marché essentiellement de volume
22:40sur un marché plus de qualité.
22:42Et à mon avis, sans être spécialiste de la valeur,
22:46mais je pense que c'est plutôt une bonne direction,
22:47socialement, ça aura un très gros coût, bien sûr.
22:50Mais en revanche, j'imagine que pour une entreprise comme la leur,
22:53la nécessité de rationalisation aujourd'hui avec une concurrence
22:56de plus en plus difficile et des marges qui, comme vous l'évoquiez,
23:01s'érodent de plus en plus s'il était nécessaire de faire quelque chose
23:04et de se remettre un peu en question.
23:05On avait vu ça chez Porsche aussi.
23:07Ils avaient annoncé aussi une rationalisation de la gamme.
23:10Je pense que ça rentre un peu dans une logique de concurrence
23:14qui est assez nécessaire.
23:15Comme beaucoup d'investisseurs aujourd'hui,
23:16vous n'êtes pas positionné sur Volkswagen.
23:18C'est vrai que ce segment automobile a été totalement délaissé
23:21ces dernières années.
23:22Est-ce que c'est ce type de nouvelles qui, aujourd'hui,
23:23peut retourner la tendance ou malheureusement,
23:25non, il en faudra plus ?
23:26De mon point de vue, il en faudra plus.
23:27Après, c'est aussi dû à la façon dont nous, on travaille,
23:29dans la mesure où on ne paye pas pour voir.
23:32C'est-à-dire qu'on va attendre de voir les premiers résultats.
23:34Si je peux faire un parallèle avec le luxe,
23:36où pour le coup, on est beaucoup investi,
23:37c'est un peu la même chose que Kering.
23:39On fait des gros plans, des grosses annonces,
23:40une volonté de restructurer l'entreprise.
23:43C'est une approche que je trouve très intéressante
23:45parce qu'elle a été un peu délaissée,
23:46que ce soit dans le luxe comme dans l'automobile.
23:48Et donc, il faudra voir un peu les premiers résultats
23:50pour se donner un peu une idée de si ça va fonctionner ou pas.
23:54Alors, du côté des valeurs que vous aimez bien en ce moment,
23:57donc on l'a compris, pas Volkswagen,
23:59en tout cas, pas pour le moment.
24:01Dans le segment de la santé, vous suivez Argenx.
24:03C'est comme ça qu'on prononce ?
24:05Argenx.
24:05Voilà, exactement.
24:06Argenx, c'est coté à Bruxelles.
24:08On est sur un titre qui est quasiment au plus haut en bourse.
24:12Pourquoi ?
24:12Parce qu'ils ont une croissance phénoménale dans l'immunologie.
24:15Est-ce qu'on peut rappeler un petit peu ce qu'ils font ?
24:17Alors, ils sont dans l'immunologie
24:18et plus spécialement dans la myasthénie.
24:20Donc, sans rentrer dans du jargon trop technique,
24:22la myasthénie, c'est une maladie
24:24où, en fait, si vous voulez,
24:25vous avez une dégénérescence des nerfs
24:28et donc l'information qui passe du cerveau jusqu'au muscle
24:31est complètement cassée.
24:33Donc, par conséquent, c'est une typologie de maladie
24:35qui n'affecte qu'une partie assez petite de la population.
24:40Mais en revanche, Argenx est aujourd'hui la seule entreprise,
24:45donc autrefois, comment dirais-je, biotechno
24:48et maintenant complètement pharma, biopharma, pharma,
24:51à traiter ce genre de sujet.
24:53Donc, c'est une entreprise qui est très intéressante,
24:56d'autant plus dans un secteur de la santé en Europe
24:59qui a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal à digérer l'après-Covid.
25:02Par conséquent, les investisseurs comme moi,
25:03ont beaucoup de difficultés à s'exposer à ce secteur-là.
25:06C'est une entreprise néerlandaise qui est extrêmement bien gérée
25:10et qui a su se positionner sur ce domaine-là.
25:13Ils font quand même déjà quasiment 4,5 milliards de chiffre d'affaires
25:15avec ce produit phare qui s'appelle le ViveGarde.
25:18Et la raison pour laquelle on est sur les plus hauts,
25:20c'est que mi-août, donc c'est une actualité assez récente,
25:23ils ont publié une indication positive de phase 3
25:27sur ce même médicament, mais sur des traitements différents.
25:30C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ils s'attaquaient plutôt à un secteur qui est la neurologie.
25:35Et aujourd'hui, grâce à cette indication de phase 3,
25:37si jamais elle va jusqu'à la commercialisation, bien sûr,
25:41Argenix aura la possibilité d'attaquer tout ce qui est le secteur de la rhumatologie,
25:45donc qui est un secteur beaucoup plus large.
25:47Donc par conséquent, le marché a très bien accueilli cette nouvelle.
25:50On est sur des croissances anticipées de l'ordre de 60-70% sur les BPA pour 2026,
25:55et c'est une croissance qui va continuer encore dans les années qui viennent.
25:58Donc c'est une entreprise qui est positionnée sur un secteur de niche,
26:01c'est exactement le genre d'entreprise que nous, on aime dans nos fonds,
26:05et qui a encore un potentiel, de mon point de vue, qui est assez extraordinaire.
26:08Je crois que la moyenne des cours par les analystes doit être aux alentours de 950 000 euros par action.
26:14Donc on a une très belle croissance potentielle.
26:17908 euros ce matin, on a quand même une progression qui est spectaculaire.
26:21Le titre a fait x8, x9 là, en l'espace de 7-8 ans.
26:25Et surtout, c'est une biothèque qui est aujourd'hui,
26:27je ne sais pas s'il faut encore la qualifier comme une biothèque,
26:29une grande biothèque, non mais c'était une biothèque.
26:31Qui aujourd'hui est valorisée quand même 56 milliards.
26:3456 milliards de capitalisation boursière.
26:36Le temps passe très vite, il nous reste à peine deux minutes.
26:39Alors là, on descend en termes de taille, d'une façon considérable,
26:42pour regarder Tonise.
26:45Là aussi, très beau parcours, 50% en l'espace d'un an.
26:48C'est coté en Allemagne.
26:51Absolument, c'est coté en Allemagne.
26:53Alors je trouvais ça intéressant de sortir un peu de l'IA
26:55et des grandes thématiques qu'on a de cesse de traiter ces derniers temps.
26:58Et pour mettre en valeur le parcours boursier de cette entreprise
27:01et surtout le magnifique travail réalisé par ses dirigeants fondateurs.
27:05Pour faire basiquement, c'est un jouet pour enfants,
27:08c'est une petite boîte musicale sur laquelle on vient pluguer
27:10des petites figurines appelées des Tonise.
27:12et qui vont vous raconter soit un Disney, soit là aujourd'hui,
27:17ils ont signé, vous l'avez pu le voir un peu dans la presse
27:19et surtout sur les réseaux, ils ont signé un partenariat avec Pokémon
27:23pour pouvoir distribuer la licence en Europe sur ces figurines-là.
27:28C'est un modèle qui est assez hybride entre le contenu musical un peu audio
27:33et comment dirais-je, avec une plateforme un peu internet et un software
27:36et un contenu beaucoup plus ludique, beaucoup plus joué.
27:39Donc je trouvais ça intéressant puisque dans le secteur de la console,
27:43là aussi qui est un peu mal menée ces derniers temps,
27:45c'est une des boîtes qui tire son épingle du jeu.
27:47Il ne faut pas se fier aux apparences, ça doit être petit,
27:50ils ont prévu de faire un milliard de chiffres d'affaires pour l'année prochaine.
27:53Donc on n'est plus du tout sur une toute petite boîte
27:55qui vend quelques boîtes de jouets.
27:58C'est très intéressant.
28:00C'est d'autant plus intéressant que le marché initial,
28:02qui est leur marché national, marché local, c'est l'Allemagne,
28:04dans laquelle ils ont connu une très belle croissance.
28:06Et aux Etats-Unis, il y a un taux de pénétration qui est de plus en plus important
28:09avec quasiment 35% de croissance aux Etats-Unis
28:12et un marché qui n'est pas du tout mature.
28:14Donc de belles choses à venir encore.
28:16Voilà donc pour Tonis qui est coté à Francfort.
28:191,5 milliard d'euros de capitalisation boursière.
28:22Merci beaucoup Louis Pugan nous a raccompagné ce matin,
28:24gérant action chez Prévoir pour nous avoir partagé vos convictions sur Argenix, sur Tonis.
28:29Dans un instant, vous retrouvez les experts avec leur closier.
28:32Séance à suivre, USA Today, Antoine Larigauderie.
28:35Le Nasdaq sur le futur est en hausse de 0,3%.
28:38Le Dow Jones et le S&P 500 sont stables.
28:40Il faut dire qu'entre-temps, il y aura l'emploi américain tout à l'heure à 14h30.
28:43Très bonne journée, on se retrouve lundi, 9h, Good Morning Market.
28:47Good Morning Market sur BFM Business.
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