- il y a 7 semaines
Lundi 7 septembre 2026, retrouvez Florian Ielpo (Responsable Macro au sein de l'équipe Multi-Asset, Lombard Odier IM), Benjamin Schapiro (CEO, UBP AM France) et Alain Pitous (Senior Advisor, AI for Alpha) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à midi 30 et à 17h30.
00:16Vous pouvez nous retrouver en replay sur notre site bismart.fr
00:22et nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition ce soir, l'Europe avance sans les Etats-Unis.
00:31Les indices restent fermés aujourd'hui pour le Labour Day.
00:35La séance a été globalement calme en Europe.
00:37Le CAC 40 avance autour de 8300 points soutenus par la tech avec ST Microelectronics qui gagne 5%
00:44et hors indices phares Seuil Tech qui s'envole de 10%.
00:48Mais à la une, revenons sur l'escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran après six mois
00:53de conflit.
00:54Après des frappes échangées entre les Etats-Unis et l'Iran,
00:57Téhéran a annoncé un accord imminent avec Oman sur le détroit d'Hormuz
01:01qui renforcerait son contrôle sur le secteur.
01:04Le président du Parlement iranien a déclaré que l'ère des réponses proportionnées est révolue.
01:10Il a dit que les Etats-Unis doivent comprendre avant qu'il ne soit trop tard que les règles du
01:14jeu ont changé.
01:15Désormais, toute agression contre les intérêts et la sécurité de l'Iran
01:19recevra une riposte plus rapide, plus massive et plus douloureuse.
01:24De son côté, Donald Trump a dit vouloir étrangler l'économie iranienne.
01:28Le président américain a même minimisé la situation en qualifiant le conflit de broutille.
01:34Et cette position est partagée par J.D. Vance qui affirme qu'il n'irait pas jusqu'à parler de
01:39guerre.
01:40Pourtant, les impacts du conflit, eux, ils se font ressentir depuis des mois.
01:45On va en parler évidemment avec nos invités sur ce plateau dans un instant.
01:48Le baril de Brent, par exemple, tutoie aujourd'hui le seuil de 100 dollars
01:52alors qu'il était retombé autour de 80 dollars environ il y a un mois.
01:57Et dans ce contexte de hausse des prix du pétrole qui pèse évidemment sur l'inflation,
02:02la Banque Centrale Européenne se réunit cette semaine pour rendre sa décision monétaire ce jeudi.
02:08Si une hausse des taux est quasiment certaine, la vraie question c'est de savoir
02:11s'il y en aura d'autres, d'autres hausses des taux d'ici la fin d'année et combien.
02:16Et puis on sera évidemment attentif à la communication de Christine Lagarde
02:20après la décision monétaire jeudi prochain.
02:23Il faudra ensuite attendre encore quelques jours pour connaître la décision monétaire
02:27de la réserve fédérale américaine.
02:29Ce sera donc la semaine prochaine après un rapport sur l'emploi bien plus solide que prévu.
02:35Les regards des investisseurs se tournent désormais vers les chiffres d'inflation
02:39qui seront publiés ce vendredi.
02:41Ce sera une des dernières statistiques phares avant la réunion de la Fed.
02:45Aujourd'hui une hausse des taux est pricée à 60% par le marché.
02:50Et puis on attend également les décisions de la Banque d'Angleterre,
02:54de la Banque Nationale Suisse ou encore de la Banque du Japon.
02:57Donc dans les semaines à venir, en parlant de la Banque du Japon,
03:01le Yen japonais a atteint son niveau le plus fort depuis février
03:06pour atteindre 154 face au dollar.
03:09Cette progression s'explique principalement par les anticipations croissantes
03:13d'une hausse des taux d'intérêt au Japon le 18 septembre.
03:16Le Nikkei a de son côté clôturé en hausse de 2% ce matin.
03:21En Chine maintenant, Pékin injecte 45 milliards de dollars dans les banques
03:24et les compagnies d'assurance pour stimuler la croissance.
03:28Enfin, en Allemagne, l'extrême droite remporte largement la victoire en Sachsen-Anhalt
03:33et cela accentue la pression politique sur les conservateurs de Friedrich Merz.
03:39Attention tout de même, on rappelle que l'AFD ne dispose pas de la majorité
03:43et reste encore loin d'accéder au pouvoir à l'échelle nationale.
03:573 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marcher.
04:01Benjamin Shapiro, vous êtes CEO du BPAM France, bonsoir.
04:05Bonsoir.
04:06Florian Yelpo, responsable macro au sein de l'équipe multi-assets de Lombardier IM, bonsoir.
04:11Bonsoir.
04:12Et Alain Pitzou, senior advisor AI4Alpha, bonsoir Alain.
04:15Bonsoir.
04:15Alors, je vous propose qu'on commence avec le pétrole.
04:18Je le disais en intro, le pétrole qui est au plus haut depuis deux mois.
04:21Donc, ça fait suite évidemment à l'escalade des tensions au Moyen-Orient,
04:26dans le détroit d'Hormuz, qui ont mis fin d'ailleurs à un mois de calme relatif dans le secteur.
04:32Le baril de Brent qui s'établit aujourd'hui à 100 dollars,
04:36c'était auparavant stabilisé autour de 80 dollars.
04:40Comment les investisseurs réagissent, Florian ?
04:43Sachant que Donald Trump avait dit la semaine dernière que la reprise des hostilités entre les États-Unis et l
04:48'Iran ne durerait pas trop longtemps.
04:50C'est une histoire qui dure, malheureusement, désormais.
04:54Comment les investisseurs réagissent ?
04:56Il y a différents pensées de questions.
04:59Lorsqu'on est investisseur multiactif, comme c'est mon cas,
05:03en fait, cette histoire de pétrole, pour le moment, a plutôt fait une partie de la performance des fonds multi
05:09-assets.
05:09C'est-à-dire que beaucoup de fonds multiactifs, aujourd'hui, détiennent, en fait, une poche réservée aux matières premières.
05:14Ces matières premières, en fait, sont venues amortir, justement, le choc de ce que j'appellerais l'inflation directe, l
05:19'inflation énergétique.
05:21Donc, ce n'est pas nécessairement une véritable source de souffrance.
05:23Ça a généré une vague de volatilité, vous le savez, en mars dernier.
05:27Mais, dans l'ensemble, un portefeuille bien diversifié qui est conscient du fait que, sur l'histoire,
05:33on a environ 20% des périodes historiques qui sont des périodes inflationnistes
05:38et dont la moitié d'entre elles viennent, justement, des prix du baril.
05:42Cette préparation en amont, elle a supporté ses fruits.
05:46Est-ce que ça doit être une gêne pour la Banque centrale, aujourd'hui ?
05:49Probablement pas, parce que c'est une inflation sur laquelle elle a assez peu de contrôle.
05:54Notre point de vue, on est conscient qu'on est plutôt devant des hausses de taux que des baisses de
05:59taux.
05:59C'est assez naturel dans cette situation-là.
06:01Mais on est aussi conscient que l'inflation cœur est aux alentours de 2,5% de part et d
06:06'autre de l'Atlantique
06:07et qu'au contraire, l'inflation est là.
06:08L'inflation globale, elle est à 3,3%.
06:10Donc, vous voyez, on a vraiment cette espèce d'ambivalence.
06:12Finalement, l'inflation énergétique peine à se retrouver dans l'inflation totale.
06:18Et je pense que ça explique aussi une forme d'indifférence qui s'est développée dans les marchés financiers assez
06:23globalement.
06:23Si en mars, on a beaucoup réagi, en avril-moins, et puis devant la progression des résultats des entreprises,
06:30on en parlera probablement plus tard, on a globalement vu un désintérêt croissant des marchés pour cette situation.
06:38C'est du risque géopolitique.
06:41Et ce risque géopolitique, il dessine les contours de l'économie de demain, mais pas forcément de celle d'aujourd
06:45'hui.
06:46Oui, donc pas de risque majeur à ce stade, en tout cas pour les marchés.
06:51Alain Pitouz, vos commentaires sur ce pétrole et puis peut-être sur, plus au global, la situation dans le détroit
06:57d'Hormuz ?
06:59La situation dans le détroit d'Hormuz, je vais la laisser à Donald Trump et ses amis,
07:02parce que je pense que c'est eux qui peuvent faire quelque chose ou pas, je ne sais pas.
07:06En tout cas, ils se sont mis dans un guet-pied sans fin pour le moment.
07:11Donc ça, ce n'est pas très bon pour la visibilité.
07:13Donc on va dire que ce n'est pas très bon pour la visibilité sur le pétrole.
07:17Sur le pétrole, c'est ce que disait Florian.
07:19Moi, ce que je constate, c'est que les investisseurs les plus agressifs,
07:23ceux qui sont les CTIA de Hedge Fund, les gens qui font vraiment des paris plutôt tranchés,
07:30ont d'énormes positions sur le pétrole en ce moment.
07:32C'est-à-dire que si on regarde leur allocation de risques,
07:34alors il y a pas mal de choses où ils sont avec des risques mesurés par rapport aux S&P,
07:39par rapport aux grands marchés actions, mais là, il y a vraiment un pari assez tranché.
07:42Donc eux croient vraiment qu'on va continuer vers un pétrole plus élevé,
07:46ce qui perturbe quand même parce qu'on évoquait les effets de bord sur l'inflation.
07:52Et moi, sur l'inflation, ça fait un moment que je pense ça.
07:55C'est-à-dire que la théorie de l'inflation, quand on regarde les penseurs de l'inflation,
08:00ils nous disent qu'il faut que ce soit auto-entretenu,
08:03que ce soit une mécanique comme ça qui se mette en route.
08:06On n'est pas dans cette situation-là.
08:08Clairement, on n'est pas dans la théorie de l'inflation.
08:10Simplement, on est sur des schémas où on a des pénuries qui se mettent en place par moment.
08:15Et la pénurie sur le détroit d'Hormuz, on parle beaucoup du pétrole,
08:17mais il y a énormément d'autres actifs qui sont concernés par ce blocage,
08:21qui est loin d'être terminé.
08:23Il fallait écouter Pouyanné il y a quelques semaines,
08:25le patron de Total, qui disait que ça allait mettre des mois pour sortir les bateaux,
08:28et ils n'étaient pas prêts d'en remettre dedans.
08:30Donc, on est quand même sur quelque chose qui va perdurer.
08:32Donc, on a cette forme de pénurie qui se met en place,
08:36avec, sur la chaîne de valeur, d'autres pénuries qui vont être déclenchées par ça,
08:39ou par autre chose, comme on a eu ça en ce moment en France,
08:42avec la canicule qui perturbe l'agriculture.
08:45Et on a El Nino qui arrive, qui va encore perturber assez fortement l'agriculture mondiale.
08:50Donc, on a comme ça, autour de nous, une forme, c'est comme quand vous êtes en montagne,
08:55quand vous voyez le rage qui tourne autour de vous,
08:57vous ne savez pas trop quand est-ce que ça va craquer,
08:59mais vous voyez bien qu'il y a des endroits où ce n'est quand même pas terrible.
09:02Et moi, ce que je crains par rapport à ça, c'est l'attitude des banques centrales.
09:05C'est-à-dire que, Florent l'a évoqué, il dit,
09:06le pétrole, ce n'est pas ça qui va faire forcément bouger la banque centrale.
09:09Moyennant quoi, une banque centrale, si elle laisse les prix monter à d'vitam,
09:13à un moment donné, on va lui dire, qu'est-ce que vous avez fait ?
09:15Vous avez laissé l'inflation monter, ça perturbe toute l'économie.
09:18Ou bien, comme va le faire probablement la garde et ses amis la semaine prochaine,
09:23enfin cette semaine, pardon,
09:25ils vont monter les taux à un moment où ça ne me paraît pas évident de le monter,
09:30parce que c'était une erreur de les monter maintenant,
09:32parce que l'inflation, elle est passagère.
09:33Donc, on est dans une situation où cette hausse du pétrole est très problématique,
09:38parce que ça fait ouvrir des questions là où il ne devrait pas y en avoir.
09:42C'est-à-dire que l'économie n'est pas très flambarde,
09:44on a un problème de dette publique et on a ce pétrole qui monte,
09:47c'est un peu le trublion dans l'économie,
09:49et c'est quand même très gênant, je trouve, dans la lecture à venir.
09:52Et on reparlera d'allocations après, j'ai plein de choses à dire sur l'allocation.
09:55Donc, je laisse la parole.
09:56On en reparlera, on va en parler après,
09:58et on va aussi reparler des banques centrales juste après, évidemment.
10:02Juste un mot, Benjamin, peut-être,
10:04donc bon, le pétrole, il y a déjà pas mal de choses qui m'étaient dites,
10:06mais je veux bien qu'on dise peut-être un mot du gaz aussi.
10:10L'hiver arrive, le gaz se négocie à près de 75 euros le mégawatt-heure,
10:17c'est son plus haut niveau depuis janvier 2023,
10:21et c'est aussi plus du double comparé au début de l'année.
10:26Qu'est-ce qu'on peut penser de ce gaz, Benjamin ?
10:30C'est un sujet qui est important, mais surtout en Europe,
10:32parce que ce qu'on constate sur le gaz,
10:34c'est que les évolutions de prix sont encore plus locales que sur le pétrole.
10:37Donc si on regarde l'évolution du prix, effectivement, en Europe,
10:40je crois qu'il a plus que doublé en un an.
10:42Là où, aux États-Unis, je crois que depuis le début de l'année,
10:45le gaz est en baisse de l'ordre d'une vingtaine de pourcents.
10:48Ce qui, évidemment, montre les problématiques différentes
10:52auxquelles on va faire face en Europe par rapport aux États-Unis
10:56sur les sujets d'énergie et d'inflation.
10:57Il faut maintenant se rappeler que les États-Unis,
10:59c'est un pays qui est largement exportateur en énergie,
11:02ce qui n'était pas le cas il y a quelques années,
11:04et que du coup, forcément, la réaction face à cette crise est très différente
11:07que ce qu'elle aurait été à l'époque où les États-Unis étaient des importateurs d'énergie
11:11comme l'Europe l'est aujourd'hui.
11:13Donc c'est évidemment un sujet, avec l'arrivée de l'hiver,
11:16qui va être important,
11:17qui pourrait alimenter les sujets de décisions de banque centrale,
11:21puisque si au moment où la demande en énergie s'accroît,
11:26les prix continuent à augmenter de manière significative,
11:29ça va alimenter cette inflation qui n'est effectivement pas corps,
11:33mais que les ménages subissent tout de même.
11:37Et les banques centrales pourraient effectivement,
11:39je rejoins ce qui a été dit,
11:42prendre des décisions en fonction de ça,
11:43à un moment où il y a effectivement des sujets de coût de la dette,
11:45on est bien placé pour le savoir en France,
11:47qui deviennent majeurs,
11:48et qu'avoir des taux élevés en ce moment
11:51peut poser de grands problèmes macronomiques à certains pays,
11:55avec des niveaux de dette en ratio de PIB
11:57qui sont évidemment des niveaux très élevés.
11:59Et sur le gaz, le problème qu'on a aussi,
12:01je trouve, c'est qu'on est très en retard sur notre stockage.
12:04Ah ben oui, en Europe ?
12:05En Europe, oui.
12:06Et ça, ça fait partie du sujet,
12:08c'est-à-dire qu'évidemment, les vendeurs de gaz,
12:10ils vous regardent venir avec un fusil à pompe en ce moment,
12:13pour en laisser monter.
12:14Ben oui, c'est quand même assez logique,
12:16il y a un déficit d'un côté,
12:18vous êtes producteur de l'autre,
12:19vous laissez tranquillement monter le prix.
12:21Et on est vraiment très en retard.
12:22Ça pose quand même des questions aussi,
12:23sur, là aussi, si en plus la BCE s'amuse à monter ses taux,
12:29ce qu'elle va probablement faire,
12:30ça rajoute du coup à des coûts.
12:32Donc, je crois qu'on est à un moment donné
12:34où les banques centrales peuvent faire de belles erreurs.
12:36Je pense qu'on va avoir des choses assez spectaculaires
12:39dans les mois qui viennent.
12:39Eh ben justement, parlons-en, parlons des banques centrales.
12:42On a pris connaissance vendredi, Florian,
12:45des chiffres du rapport américain sur l'emploi du mois d'août.
12:50Donc, il y a un rapport particulièrement solide au mois d'août
12:53avec 162 000 créations
12:57et aussi les chiffres des deux derniers mois
12:59qui ont été révisés à la hausse de 55 000 créations
13:02alors qu'initialement publié, par exemple, pour le juillet,
13:04c'était plutôt 23 000 destructions, il me semble.
13:07Mais qu'est-ce qu'on retient de ce rapport sur l'emploi, Florian ?
13:09Des créations d'emploi fois 3 par rapport aux attentes,
13:13c'est une anomalie, c'est une vraie reprise ?
13:16Qu'est-ce qu'on peut retenir de tout ça ?
13:18C'est exactement un rapport qui décrit l'ère du temps.
13:22C'est-à-dire que, en tout cas, c'est notre analyse,
13:26il est en train de se passer quelque chose
13:27qui s'est déjà passé, je pense, il y a une vingtaine d'années.
13:30C'est-à-dire qu'on est un peu tous les enfants
13:32de cette espèce de période 2010-2020
13:35durant laquelle on a eu la progression de la production
13:40s'expliquait à moitié par la productivité
13:42et l'autre moitié par les embauches,
13:44l'augmentation du nombre d'heures travaillées totales.
13:482025-2026, la productivité explique 85 à 90%
13:53de la progression de la production.
13:56C'est-à-dire qu'en fait, on produit plus aujourd'hui,
13:59mais on ne produit pas plus aujourd'hui
14:00parce qu'on utilise plus d'hommes.
14:02Alors, pourquoi je raconte ça ?
14:03Parce que, justement, 2000 à 2010, à peu près,
14:07on avait à peu près la même dynamique.
14:08Et ce qui se passait, c'est qu'on avait des créations d'emplois
14:11en moyenne de 150 000 personnes par année.
14:14C'est à peu près le rythme qu'on est en train d'observer.
14:17La surprise à 160, en fait, c'est quelque part
14:19une espèce de retour vers cet espèce de niveau de long terme
14:23qui devrait être notre quotidien
14:26dans un monde où la productivité
14:28semble, en tout cas, dominer assez largement
14:32l'accroissement des efforts productifs.
14:34Donc, c'est plutôt un très bon rapport.
14:36C'est-à-dire que c'est mieux que prévu, déjà.
14:38Donc, on est content.
14:39On a des raisons de s'enthousiasmer.
14:41Parce que, voilà, plus d'emplois,
14:43surtout à une heure où on dit
14:44« Ah, mais l'IA est en train de détruire de l'emploi,
14:45vous ne vous rendez pas compte ».
14:46Ce n'est pas le cas.
14:47Là, même l'emploi public a progressé.
14:49Et ça, c'est un petit bout de temps que ce n'est pas arrivé.
14:51Il y a eu quelques mesures drastiques.
14:55Et on a plutôt vu, justement,
14:56des licenciements globaux côté public jusqu'à présent.
14:58Là, c'est l'un des premiers rapports
14:59où l'emploi public progresse.
15:01Donc, on a une jolie progression.
15:03Et pourtant, la progression des salaires,
15:05elle continue, en fait, de se tasser.
15:07Donc, 0,3% sur un mois
15:09et 3,1% sur un an, je crois.
15:11Exactement.
15:12Donc, ça se tasse.
15:12Ce qu'on disait, c'est ce dont on a besoin
15:14pour avoir une inflation qui ne prospère pas.
15:16C'est-à-dire que si l'inflation salariale
15:18ne permet pas d'entretenir l'inflation énergétique,
15:20oui, on va avoir peut-être quelques hausses
15:22qui a un risque d'erreur indéniable.
15:23Mais en tout cas, on n'est pas du tout en 2020, 2021,
15:26où d'un coup, on devait monter les taux énormément
15:29pour essayer de ralentir l'économie
15:30et purger et éviter la transformation
15:34de l'inflation énergétique en une inflation tout court.
15:36La vraie inflation, celle qui est auto-entretenue.
15:38Bref, c'est un très joli rapport
15:40et qui nous parle d'une autre économie,
15:43totalement d'une économie
15:44où les gains de productivité se sont mis à prospérer.
15:46On le lit dans les marges,
15:47on en parlera probablement plus tard,
15:49mais on le lit aussi dans l'économie elle-même.
15:51Donc, un bon rapport
15:52qui devrait aussi, en partie,
15:54limiter l'ampleur des hausses de taux côté Fed
15:57au-delà des problèmes de dette,
15:59des problèmes de refinancement
16:00auxquels ils sont confrontés.
16:01C'est bien pire que les nôtres.
16:03Si je peux me permettre de rebondir là-dessus,
16:04je suis complètement d'accord avec ce qui a été dit.
16:06Je pense qu'on est, d'une certaine manière,
16:07peut-être à un point d'inflexion
16:09sur la situation actuelle
16:10où il y a clairement,
16:11depuis quelques mois,
16:13une corrélation négative
16:14entre les niveaux de taux
16:15et les niveaux des actions.
16:16Et c'est ce qui s'est passé vendredi.
16:17Un rapport qui fait monter les taux
16:19va faire baisser les actions.
16:21Et on est dans ce mode des marchés
16:23où il y a une crainte,
16:24effectivement,
16:25de pousser inflationnistes.
16:29Et donc, les bonnes nouvelles
16:29sont des mauvaises nouvelles.
16:30Donc, dès qu'on a des bonnes nouvelles,
16:31les marchés ont tendance à baisser,
16:32les taux ont tendance à monter.
16:35On se rapproche quand même
16:37de cette inflation cœur
16:39aux cibles des banques centrales.
16:40Et on pourrait imaginer
16:42si cette tendance se confirme.
16:43C'est pour ça que les chiffres d'inflation
16:44de la fin de la semaine
16:45sont particulièrement importants.
16:46C'est que si on continue
16:47sur cette tendance-là,
16:48on pourrait,
16:49si les marchés actent le fait,
16:51finalement,
16:51que la cible d'inflation
16:53est en train d'être atteinte
16:54et qu'on y va tranquillement,
16:57les bons rapports d'emploi
16:58pourraient redevenir
16:58des bonnes nouvelles.
16:59Et on pourrait se retrouver
17:00dans une situation
17:01un peu du meilleur des deux mondes
17:02où on voit, effectivement,
17:03que l'IA produit ses effets
17:06avec des hausses de marge.
17:08On a encore vu
17:08une saison de résultats
17:09qui était très bonne,
17:10qu'il n'y a pas, finalement,
17:11de destruction d'emplois
17:12et qu'on arrive quand même
17:13à avoir une création d'emplois
17:14qui n'est pas énorme
17:14mais qui est satisfaisante.
17:16Et en face de ça,
17:17que l'inflation est revenue
17:18vers son niveau d'équilibre.
17:21Et si on est dans ce monde-là,
17:22effectivement,
17:22on va revenir vers une corrélation,
17:24finalement, plus négative
17:25mais positive
17:26entre les niveaux de taux
17:26et les actions.
17:27Et c'est un environnement
17:29qui, pour le risque,
17:30pourrait être excellent
17:31dans une approche, effectivement,
17:32d'allocations, d'investissements.
17:34Si on va vers ce scénario,
17:35on a un scénario
17:36qui est très favorable
17:37aux actifs risqués.
17:38Oui, bien sûr.
17:38Et aux obligations.
17:39C'est-à-dire qu'on pourra vraiment
17:39aller à les deux classes d'actifs
17:40qui contribuent également
17:43à l'atteignement des portefeuilles.
17:44Ce serait...
17:45Mais alors,
17:46rapidement,
17:46et puis après,
17:47on passera sur l'allocation
17:48avec vous, Alain,
17:50mais quelle lecture
17:52pourrait faire
17:52la fête de ce rapport
17:53sur l'emploi ?
17:54Sachant, vous l'avez dit,
17:55qu'on attend le CPI
17:57en fin de semaine.
17:58Est-ce que le CPI
17:59va être encore plus important ?
18:01Parce qu'on rappelle quand même
18:02que Kevin Warch
18:02a remis l'inflation
18:04vraiment au cœur
18:04lors de son discours
18:05à Jackson Hole.
18:06Est-ce que le CPI
18:08va être quasi aussi important
18:09que ce rapport sur l'emploi ?
18:11Quid des PPI aussi
18:13de jeudi
18:13qui fournissent des données
18:16peut-être moins volatiles
18:17aussi que l'inflation ?
18:18Florian ?
18:18Le dernier marqueur
18:21pour la décision
18:22de la prochaine réunion
18:24de la Réserve fédérale,
18:25c'est l'inflation elle-même.
18:26De toute façon,
18:26même si la cible
18:28est sur ce qu'on appelle
18:28le PCI,
18:29même si la cible
18:30n'est pas cette mesure-là
18:31de l'inflation,
18:31ça reste un proxy
18:33intéressant à suivre
18:34et de toute façon,
18:35il va marquer les esprits.
18:37On est dans la symbolique.
18:37Si on a une hausse de taux
18:38en septembre,
18:39ce serait une hausse de taux
18:40symbolique.
18:41Globalement,
18:41dès aujourd'hui,
18:42l'action de la Réserve fédérale
18:44en maintenant des taux élevés
18:45comme elle le fait,
18:45elle a une influence
18:47sur la dynamique
18:48de l'inflation.
18:49La Fed,
18:49elle est devenue
18:53facile à comprendre
18:54et difficile à prévoir.
18:55C'est-à-dire
18:55qu'on comprend assez bien
18:56la dynamique
18:57et de la doctrine Warche.
18:58On comprend assez bien
18:59qu'en fait,
18:59il a des task forces
19:01qui vont venir lui expliquer
19:01que la productivité
19:02va enterrer l'inflation
19:04et donc qu'il pourra
19:04baisser les taux in fine.
19:06Et simplement,
19:06il faut arriver à relier
19:07ce point dans le futur
19:08au point aujourd'hui.
19:09Et probablement,
19:10ça va se faire
19:11avec une hausse,
19:12peut-être deux hausses maximum
19:13et qu'on devrait voir
19:14justement cette situation
19:15se normaliser.
19:16L'inflation énergétique,
19:17ça n'aide pas.
19:18On le lira probablement
19:20dans les PPI,
19:20justement dans les indicateurs
19:22des coûts à la production,
19:24très clairement.
19:25Et puis ensuite,
19:26il faut avoir en tête
19:27qu'au sein des 12 votants
19:29de la Fed,
19:30vous avez trois votants
19:32qui sont des directeurs
19:34de Fed de province
19:35qui vont changer
19:37d'ici la fin de l'année
19:38et qui, eux,
19:38sont extrêmement haucs.
19:40Donc vous avez déjà
19:40trois ténors haucs
19:41qui savent que,
19:42en gros,
19:42pour eux,
19:43c'est maintenant ou jamais
19:44s'ils veulent tenter
19:44d'infléchir les décisions
19:45de la Fed.
19:45Donc il y a une espèce
19:46de fenêtre,
19:47ce sera une hausse
19:48de taux symbolique.
19:48C'est notre vue.
19:49On pense qu'il y aura
19:50une hausse de taux
19:50en septembre.
19:51Elle sera symbolique.
19:51Est-ce qu'elle change
19:52la dynamique des marchés ?
19:53Je ne crois pas.
19:54Les taux montent
19:55et les actions montent également.
19:57Il n'y a pas forcément
19:58d'urgence à monter les taux
20:00du côté de la Fed.
20:00Si ce n'est pas en septembre,
20:01ça peut être en décembre,
20:03par exemple, Benjamin.
20:04Je pense qu'il y a un facteur
20:05quand même psychologique.
20:06C'est-à-dire que s'il y a
20:06un chiffre de l'inflation
20:07qui surprend la hausse,
20:08c'est ce qu'on voit
20:09d'ailleurs dans les anticipations.
20:10Mais donc c'est bien
20:10l'inflation qui va tout déterminer.
20:12Oui, c'est ce qui est clair
20:13et c'est ce qu'on voit
20:14depuis quelques jours.
20:15C'est qu'à chaque prise de parole,
20:16la probabilité pricée
20:17par les marchés
20:18de hausse de taux,
20:19elle varie.
20:20Là, elle est autour de 60%.
20:21Elle a varié entre 45 et 60%
20:23ces derniers jours
20:24en fonction effectivement
20:25des différentes choses
20:27qu'on a entendues
20:27de Kevin Warge,
20:28de Christopher Waller
20:29qui justement la semaine dernière
20:30a dit que lui voyait
20:31plutôt un scénario
20:32où on pouvait maintenir
20:33les taux là où ils sont
20:35sauf si il y a un chiffre
20:36d'inflation plus fort
20:39qu'attendu.
20:40Et donc on est dans
20:40ce scénario-là.
20:41C'est-à-dire que si le chiffre
20:43d'inflation ressort
20:44au-dessus des attentes
20:45et de manière marquée,
20:47il y aura un besoin psychologique
20:48de marquer une réaction
20:53en procédant à cette hausse
20:54de taux maintenant.
20:55Et puis ce sera dans la logique
20:56de ce que dit en tout cas
20:58Kevin Warge
20:58depuis qu'il a été élu,
20:59c'est-à-dire de ne plus donner
21:00de forward guidance.
21:02Donc on sent dans ces
21:03différentes interventions
21:04qui va dans un sens
21:06ou de l'autre
21:07au gré des marchés.
21:08On voit qu'il ne veut pas
21:09donner de clarté.
21:09C'est assez clair
21:10dans sa communication
21:12et c'est ce qu'il teste
21:15en fait les marchés
21:16et s'il voit que les marchés
21:17price avec une quasi-certitude
21:20d'ici la fin de la semaine
21:21selon les chiffres d'inflation
21:22que la hausse de taux
21:23est nécessaire,
21:24il sera certainement là
21:25pour donner
21:26ce que le marché attend.
21:27Bon, réponse donc jeudi
21:29pour les PPI,
21:30vendredi pour le CPI
21:31et la semaine prochaine
21:32pour tout simplement
21:34la décision monétaire
21:35de la réserve fédérale
21:36américaine.
21:37Alain Pitous,
21:38qu'est-ce que vous regardez
21:39en termes d'allocations
21:40d'actifs ?
21:41Vous vouliez nous en parler
21:42sur ce plateau ?
21:43Alors dites-nous.
21:44C'est mon moment là.
21:46Alors,
21:47de tout ce que j'entends,
21:48il y a un truc
21:49dont on n'a pas trop parlé
21:50pour le moment,
21:50c'est le niveau du dollar.
21:51C'est-à-dire qu'en fait,
21:52et ça c'est assez paradoxal,
21:53c'est-à-dire qu'en Allemagne,
21:54avec des taux qui montent
21:55comme ça,
21:55on devrait avoir un dollar
21:56qui au moins aurait
21:58la décence de bien se tenir.
21:59Ce n'est pas le cas.
22:00Le dollar,
22:00il est quand même fragile
22:01depuis un moment.
22:03Et ça,
22:03c'est quand même
22:03une nouvelle
22:05à prendre en considération.
22:06Je ne sais pas
22:06si elle est bonne ou mauvaise.
22:07En tout cas,
22:08il faut la prendre en considération.
22:10Alors,
22:11il y a plein de facteurs
22:12qui mènent à ça.
22:12Mais je pense que
22:18la faiblesse,
22:18en fait,
22:19de la gouvernance américaine
22:20est un vrai problème
22:21pour le dollar.
22:22C'est-à-dire qu'en fait,
22:23on voit Bessen
22:24qui a essayé
22:24de faire baisser les taux longs.
22:25Ils ne sont pas arrivés
22:26parce que ce n'est pas
22:27une décision technique
22:28qui va faire baisser les taux longs.
22:29Il faut vraiment
22:31se mettre en route
22:33pour faire baisser
22:34ce déficit américain.
22:35Et le niveau de la dette,
22:36ce n'est vraiment pas le cas.
22:37Et donc,
22:38tout ça,
22:38avec un mouvement
22:39qui est quand même
22:40de la dédollarisation
22:41de l'économie
22:42qui est quand même
22:43un fait patent.
22:44Alors après,
22:45ça ne va pas très vite.
22:46On est passé
22:47le poids
22:47du dollar américain
22:49dans les échanges
22:50ou dans les réserves
22:51est quand même
22:51encore très élevé.
22:52Mais en tendance,
22:53il est quand même
22:54en train de baisser.
22:55Et ce mouvement
22:57ne devrait pas s'arrêter.
22:58Et c'est quand même
22:59un changement
23:00par rapport
23:00à ce qu'on a connu
23:01précédemment.
23:02Et ça va influencer
23:03les allocations d'actifs.
23:05C'est-à-dire qu'on est passé
23:05d'une allocation d'actifs
23:07risk-on
23:07avec les actions
23:08à fond la caisse
23:09et les obligations
23:10un peu pénalisées.
23:11On vient de traverser
23:12quand même une période
23:13où je crois que
23:14sur 20 ans glissant,
23:15on est en négatif
23:16sur les obligations.
23:17Donc,
23:18on est quand même
23:18sur des niveaux
23:19qui sont quand même
23:20historiquement très bas.
23:21c'est une performance
23:22qui est quand même
23:22particulièrement mauvaise
23:23et on avait
23:24les performances
23:25qui étaient liées
23:26aux actions.
23:26Et on est peut-être
23:27en train de basculer,
23:28alors ça ne va pas se faire
23:29en 5 minutes,
23:30mais en train de basculer
23:30vers un environnement
23:32un peu moins favorable
23:33au dollar,
23:34donc un peu plus favorable
23:34aux émergents,
23:35un peu plus favorable
23:36aux matières premières,
23:37un peu plus favorable
23:38à des actifs
23:39qu'on avait un peu délaissés,
23:41les valeurs défensives,
23:42des choses comme ça
23:42qui ont été quand même
23:43délaissées depuis très longtemps.
23:45Avec,
23:45à côté de ça,
23:46alors c'est ça aussi
23:47qui est très troublant
23:48et c'est pour ça
23:48qu'il ne faut pas se précipiter
23:49pour faire ce mouvement
23:49mais je pense que ce mouvement-là
23:50il doit être enclenché.
23:52L'autre mouvement,
23:53c'est qu'on a vraiment
23:55d'un côté la dette des États
23:57qui est très pénalisée
23:58en Europe,
23:59aux États-Unis,
24:00voire au Japon
24:01par le niveau de la dette
24:02et ce qui se passe
24:03sur les taux courts
24:05et ça va,
24:05je pense,
24:06continuer encore un petit peu
24:06et des résultats d'entreprise
24:08avec des marges exceptionnelles,
24:10c'est-à-dire qu'on l'évoquait
24:11tout à l'heure,
24:11c'est un peu ce que tu disais
24:12avec le fait que les salaires
24:14sont contenus
24:14et les résultats montent
24:16donc ça se retrouve,
24:17c'est bien les marges
24:17qui montent très fortement
24:19ce qui permet aux entreprises
24:20de justifier un endettement massif
24:23et on a comme ça
24:24le crédit
24:24qui est quelque chose
24:25qui est très suivi,
24:26très regardé
24:27et très acheté
24:28malgré des niveaux de taux
24:29qui ont tendance
24:29un peu à monter.
24:30Donc vous voyez,
24:30on est sur cette rotation
24:32en ce moment,
24:33on reste risk-on
24:35avec toujours quand même
24:36on favorise
24:37les actifs risqués
24:38qui étaient
24:38les actions
24:40tirées par la tech,
24:41le crédit
24:41et je pense que ça,
24:42ça va continuer
24:43au niveau du crédit.
24:45Je pense qu'il ne faut pas
24:46se précipiter
24:46pour aller acheter
24:47des obligations d'État
24:48parce qu'on va quand même
24:49traverser une période
24:49assez difficile
24:50et aller revenir un peu
24:51sur les émergents
24:53et les matières premières,
24:54les actifs tangibles
24:56et ce n'est pas facile
24:57parce que ce n'est pas
24:57des marchés
24:59très accessibles
24:59et très faciles
25:00mais en tout cas
25:01avoir un peu d'or
25:02parce que c'est quand même
25:03sur un horizon long
25:04c'est quand même
25:04quelque chose d'intéressant
25:05graphiquement il n'est pas
25:06terrible en ce moment
25:07on vient de retracer
25:07il y a toute une théorie
25:09là-dessus
25:10mais je pense que
25:10à moyen long terme
25:11c'est quand même des actifs
25:12qu'il faut regarder
25:12donc RISCON
25:13une rotation en cours
25:15avec du crédit
25:17des actions un peu plus
25:18diversifiées qu'avant
25:19où on était quand même
25:19à fond la caisse
25:20sur la tech
25:21et la tech
25:23et la tech aussi
25:25Parlons-en quand même
25:26un petit peu de la tech
25:27il nous reste deux minutes
25:28Benjamin
25:29peut-être un mot
25:30de cette saison
25:31des résultats
25:31qui se terminent
25:33on a pris connaissance
25:34des résultats
25:35de Broadcom
25:36et d'Ell
25:36la semaine dernière
25:37on attend jeudi soir
25:39après la clôture
25:39des marchés
25:40ceux de Oracle
25:41qu'est-ce qu'on peut retenir
25:42de cette saison
25:43des résultats au global
25:44et si vous voulez dire
25:45un mot de la tech
25:46ou de l'IA
25:46plus en particulier
25:47Je vais essayer
25:48d'être synthétique
25:48le temps qui nous reste
25:50mais je pense que
25:51ce qu'il faut retenir
25:52principalement
25:52c'est qu'on a quand même
25:53des publications
25:53qui sont excellentes
25:54c'est ce qui nourrit
25:55la hausse des marchés
25:55malgré tous les risques
25:56dont on a parlé plus tôt
25:59en début d'année
26:00je crois qu'on attendait
26:00un peu plus de 10%
26:01de croissance
26:01des résultats
26:02que ce soit en Europe
26:03ou aux Etats-Unis
26:05après deux saisons
26:06de résultats trimestriels
26:07on attend près de 30%
26:08aux Etats-Unis
26:08près de 20% en Europe
26:10donc on a eu des révisions
26:11qui sont quand même
26:11très significatives
26:13et c'est ça
26:14qui fait que les marchés
26:16ignorent un peu
26:16d'une certaine manière
26:17les facteurs de risque
26:18qui ont quand même
26:19été nombreux
26:19donc c'est quelque chose
26:21qui est très positif
26:22pour le risque
26:22et notamment
26:23action
26:24ce qui est intéressant
26:24c'est qu'il y a aussi
26:25un phénomène de broadening
26:26donc de diffusion
26:28de la performance
26:28c'est plus que la tech
26:29on voit notamment en Europe
26:30donc ça c'est un facteur
26:31qui est je pense
26:32très important
26:32c'est toujours mieux
26:33que les croissances
26:35de résultats
26:35ne soient pas trop
26:36concentrées sur un secteur
26:38donc on a un contexte
26:39qui est quand même favorable
26:40on parle beaucoup
26:41du risque effectivement
26:43géopolitique
26:43et sur le pétrole
26:44mais globalement
26:46la conclusion
26:47de cette saison
26:47de publication
26:48de résultats
26:48c'est qu'on a encore
26:49été surpris
26:50positivement
26:51et que le contexte
26:53est bon
26:54dans ce sens-là
26:55pour les actifs risqués
26:56Florian vous avez
26:5710 secondes
26:58pour conclure
27:00je rajouterai qu'en plus
27:01les obligations
27:03commencent à faire
27:03une sérieuse concurrence
27:04en fait aux actions
27:05la performance d'action
27:06long terme
27:06c'est entre 6 et 7%
27:07les obligations américaines
27:09à 30 ans
27:10c'est 5,5%
27:12pour un niveau de risque
27:12qui n'est pas du tout le même
27:13donc nous on est vraiment
27:14en train de se dire
27:15finalement
27:15on va peut-être revenir
27:16enfin on est en train
27:17de revenir en fait
27:17vers une allocation
27:18sur deux jambes
27:19deux jambes plus une
27:20les matières premières
27:21mais en tout cas
27:21avec une jambe duration
27:23une jambe obligation
27:24qui serait
27:25oui qui serait une source
27:26en fait de performance
27:27à moyen terme
27:28pour autant évidemment
27:29on parle de certains états
27:31et notamment
27:31on parle de la TUS
27:32globalement
27:33on pourrait avoir
27:34des obligations
27:34qui amènent de la performance
27:36à la place d'amener
27:36de la diversification
27:37et c'est notre message
27:38très simple
27:39pour nos allocations
27:40très bien
27:41ça fera peut-être
27:42l'objet d'une prochaine
27:42table ronde
27:43Florian Yelpo
27:44vous êtes responsable
27:45macro au sein de l'équipe
27:46multi-assets
27:47de Lombard-Rodier-Yem
27:48merci beaucoup
27:49Benjamin Chapiro
27:50pardon
27:51CEO du BPAM France
27:52merci
27:53et Alain Pitou
27:54Senior Advisor
27:55AI for Alpha
27:56merci Alain
27:57merci à tous les trois
27:58on n'a pas parlé
28:00de la BCE
28:01mais bon
28:02c'est jeudi
28:03une hausse des taux
28:04de 25 points de base
28:05est pricée à 90%
28:06par le marché
28:07donc peu de doute
28:09sur ce qui se passera jeudi
28:11merci à tous
28:11de nous avoir suivis
28:12et on se retrouve
28:13demain à midi et demie
28:15en direct
28:15sur Bismarck
28:16sur Bismarck
28:26merci à tous les deux
28:26et à tous les deux