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  • il y a 6 semaines
« Les Experts sans frontières », c’est le rendez-vous qui nous fait sortir de notre bulle. Chaque vendredi de 21h30 à 22h30 sur BFM Business, des experts étrangers installés en France analysent les grands débats de la semaine avec un œil neuf, détaché des prismes franco-français. Finances publiques, réformes, réarmement de l’Europe, choix politiques, international… Leur regard extérieur éclaire, questionne et parfois secoue. Un décryptage sans frontières pour mieux comprendre les grands enjeux du moment.

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00:00BFM Business présente
00:06Les experts sans frontières
00:09Mathieu Jolivet
00:11Bonjour et bienvenue, très heureux de vous retrouver dans les experts sans frontières.
00:15Aujourd'hui, ils nous viennent du Québec, de Suisse, d'Allemagne et du Japon.
00:19Des regards extérieurs qui sont précieux pour nous faire sortir de notre prisme franco-français.
00:24Ce week-end, l'Europe retient son souffle.
00:27Des élections en Allemagne, avec le parti d'extrême droite AFD bien placé pour remporter la Saxe-Hanalt.
00:32Un séisme pour un pays où aucun parti d'extrême droite n'a remporté un lande depuis la fin de
00:37la Seconde Guerre mondiale.
00:38Cette campagne allemande est percutée par la guerre hybride que mène Moscou.
00:42Berlin hausse le ton, désigne la Russie comme responsable de projets d'attentats sur son sol.
00:47Que nous disent ces élections de la société allemande en ce moment, jusqu'où Poutine ira-t-il dans ses
00:52menaces à l'Ouest ?
00:53L'Europe, dont les calendriers électoraux sont très chargés cette année, arrivera-t-elle à rester soudée face à la
00:59menace russe ?
01:00Voilà quelques-unes des questions, et pas des moindres, qu'on va poser à nos experts sans frontières.
01:04C'est parti !
01:10Autour de moi, nos experts sans frontières, Frédéric Hoffmann, correspondante du Handelsblatt en France.
01:15Bienvenue Frédéric.
01:16Bonjour.
01:17Madoka Kitamatsu, chef du bureau du Nikkei à Paris et à Genève.
01:21Bienvenue Madoka.
01:22Bonjour.
01:22Stéphane Bureau, journaliste et essayiste québécois.
01:25Ravi de vous retrouver Stéphane.
01:26Bonjour Mathieu.
01:27Et puis Richard Verli, correspondant du média suisse Blick en France, auteur de « Cet Amérique qui nous déteste »
01:32aux éditions Nevicata.
01:33Bonjour à tous.
01:34Bienvenue Richard.
01:36Donc, avant de parler, de rentrer un peu plus dans le détail de ce qui se joue en Allemagne avec
01:40ces élections dimanche en Saxe-Analde,
01:44j'aimerais qu'on parle ensemble du contexte en ce moment qui frappe l'Allemagne en particulier, mais l'Europe
01:50plus généralement.
01:52Ça, c'est un changement de ton, Frédéric, absolument spectaculaire.
01:57Officiellement, ouvertement, l'Allemagne, cette semaine, accuse la Russie d'être à l'origine de projets terroristes sur son sol.
02:04L'Allemagne a été très prudent jusqu'à cette semaine, mais quand même, il y a quatre semaines,
02:09il y avait l'attaque sur l'aéroport de l'Aptique avec un drone qui était trouvé à côté d
02:16'une machine, d'un avion ukrainien avec des armes dedans.
02:20Et ça a vraiment complètement changé la donne.
02:23Le gouvernement allemand a pris quand même quatre semaines pour trouver une réponse.
02:27Il y a des traces ADN pour être précis sur ces charges explosives de personnes d'origine russe et nées
02:33en Russie.
02:33Exact, exact. Et ça a pris du temps jusqu'où le gouvernement se prononce sur ça, même si c'était
02:39déjà assez clair que probablement il y a une origine russe derrière cette attaque.
02:44Mais depuis ça, plusieurs choses qui se sont passées. Nous avons eu sept semaines des attaques au réseau électrique.
02:50Nous avons eu des attaques médiatiques. Par exemple, notre journal était ciblé.
02:55Il y avait des vidéos qui étaient produits qui ont dit que le Handelsblatt a dit que le chancelier Merz
03:01va démissionner.
03:03Alors, on voit sur tous les niveaux qu'il y a des attaques hybrides.
03:06Et j'ai lu une étude hier que depuis 12 et 18 mois, l'Allemagne a été surtout ciblée.
03:12Et bien sûr, c'est lié aux élections qu'on a maintenant.
03:14Ce n'est pas que l'élection qu'on a ce week-end, mais il y a quatre élections régionales
03:19qui se passent dans les prochaines semaines.
03:21Et bien sûr, qu'on a en France des élections bientôt. Tous les pays peuvent être ciblés.
03:27Cette guerre hybride dont vous parlez, elle est partout.
03:29Vous nous dites cyber, infrastructures, mais aussi des personnes.
03:33Je me rappelle, c'est les Américains qui vous avaient alerté en Allemagne sur un projet qui visait à dessouder
03:40le patron de Rheinmetall, Stéphane Bureau.
03:43Absolument. Et on voit que ces provocations sont enregistrées un peu partout.
03:47Avec un caveat sur la question des drones qui ont été retrouvés à l'aéroport, est-ce que les Russes
03:53sont parfaitement incompétents?
03:55Parce qu'il y a trois drones qui ont été retrouvés, dont un qui était armé, qui peut-être se
04:00destinait à exploser près d'un avion ukrainien.
04:03Ou est-ce que c'était une espèce de pétard mouillé qui servait d'avertissement pour montrer la possible capacité
04:10qu'avaient les Russes à intervenir,
04:12mais évidemment, on le sait tous, sur le territoire d'un pays de l'OTAN.
04:16C'est quand même mystérieux, cette idée, parce qu'après plusieurs années de guerre où les drones sont très massivement
04:22utilisés,
04:23et par les Ukrainiens et par les Russes, de voir qu'ils ne soient pas davantage capables d'être efficaces,
04:28pour moi, ça pose une vraie question.
04:29Oui, quand même, il faut dire, il y avait l'avion à Leipzig, mais cette semaine, on a vu des
04:34vraies explosions qui se sont passées,
04:35et ce n'est pas que Leipzig.
04:38La centrale électrique, je crois que je parle sous votre contrôle, Frédéric, mais là, on était à deux doigts d
04:43'un blackout général.
04:44C'est une centrale qui est, j'ai lu que c'était une centrale qui était reliée au réseau haute
04:48tension de toute l'Allemagne.
04:50Et où on soupçonne, encore une fois, les Russes, mais donc, dans le cas de l'attaque sur l'aéroport,
04:55« Incompétence » ou « Message envoyé », et quel est le sens du message s'ils ne vont pas
05:01jusqu'au bout de leur logique ?
05:02J'imagine, Richard, que ce, voilà, au niveau des intentions russes, même si ce n'est pas encore avéré officiellement,
05:10mais derrière, comment est-ce que vous voyez ça ?
05:13Est-ce que c'est un stress test pour tester la capacité de réaction d'un pays membre de l
05:19'OTAN ?
05:20Ce qui paraît certain, c'est que Vladimir Poutine ne va rien lâcher.
05:24On l'a bien compris, on l'a vu lors de ses rencontres qu'il a eues au sommet de
05:29l'organisation de Shanghai,
05:31ça s'est déroulé au Kyrgyzstan, et là, il a clairement fait comprendre que, de toute manière, il ne lâcherait
05:36rien.
05:36Donc, il ne lâchera rien sur l'Ukraine, où, en ce moment, les attaques russes redoublent d'intensité,
05:42et il ne lâchera rien sur la peur qu'il veut instiller en Europe, parce que c'est ça l
05:46'objectif,
05:46c'est de faire comprendre, à commencer par l'Allemagne, première puissance économique européenne,
05:51mais qui, en ce moment, a des soucis, je parle sous le contrôle de Frédéric,
05:54parce que l'économie ne va pas si bien, qu'il a un levier sur ces pays-là,
05:59parce que qui dit blackout de l'électricité, dit conséquences économiques absolument énormes pour le pays.
06:04Donc, je crois que c'est ça, la réalité.
06:07Après, est-ce qu'on a tendance, peut-être, à trop s'inquiéter,
06:12à trop, je dirais, à surdimensionner cette menace hybride russe ?
06:16La difficulté, c'est que, bien évidemment, que se passe-t-il s'il y avait un blackout ?
06:20On est toujours obligé, au fond, d'imaginer le pire,
06:23même si, pour l'instant, les pays européens ne sont pas dans une situation, je dirais, assiégée par la Russie.
06:31La Russie n'est pas en train, je dirais, d'interférer dans la vie quotidienne, ni des Français, ni des
06:36Allemands.
06:36Non, mais en revanche, Richard, sur le plan diplomatique et stratégique,
06:39le fait que cette semaine, le chancelier Mertz accuse la Russie, nommément,
06:43là, on franchit un seuil.
06:46Parce que si j'accuse un ennemi, j'ai un droit de riposte, notamment.
06:51Oui, mais vu l'étranger, vu avec un peu de recul, non allemand, si je puis dire,
06:55n'oublions pas que Friedrich Mertz est en ce moment en difficulté politique avec cette élection en Saxe-Analt
07:01et son intérêt, c'est aussi de désigner Poutine, parce que Poutine et l'AFD ont des agendas convergents.
07:07Donc, je serai assez prudent, quand même, sur l'exploitation politique de cette menace aux Russes en Allemagne.
07:15Madoka, comment vous dirigez le Nikkei en Europe, vous représentez le Nikkei en Europe ?
07:19Comment, vu du Japon, on voit cette menace russe à l'ouest de l'Europe ?
07:24Alors, il y a quelque chose qu'on n'a pas, peut-être, on a parlé moins en Europe,
07:29c'est le fait que, récemment, le président Poutine a visité les îles nord de Hokkaido,
07:35qui est occupée par la Russie depuis la Deuxième Guerre mondiale,
07:38ce que le Japon n'accepte pas, évidemment.
07:41Mais il est allé là-bas, sur place, pour la première fois,
07:44pour montrer que c'était bien, que les îles appartenaient à la Russie.
07:48Donc, on voit bien que la Russie n'hésite pas à confronter plus directement
07:53les pays qui soutiennent l'Ukraine.
07:55En plus, ça s'est passé pendant que des étudiants japonais visitaient la Russie.
08:00C'était un projet du ministère des Affaires étrangères japonais.
08:04Je pense que c'était une action pour entretenir un minimum de relations avec la Russie,
08:10parce que c'est quand même un pays voisin avec le Japon.
08:12Il y a encore des achats d'énergie de la Russie.
08:17Et donc, on a senti qu'en fait, il n'y a pas vraiment un moyen de...
08:21Très intéressant, les messages de souveraineté de Poutine se ressentent aussi au large du Japon.
08:26Je dirais que de mon point de vue, ce qui m'a le plus inquiété en termes de déstabilisation potentielle,
08:32c'est ce que le Financial Times révélait avant-hier,
08:34disant que les Russes ont transféré de la technologie militaire à l'Iran.
08:39C'est le plus grand transfert de technologie militaire entre la Russie et l'Iran.
08:43Et le projet, c'est de construire des missiles supersoniques, sinon hypersoniques,
08:50qui permettraient de frapper, par exemple, la marine militaire américaine en une poignée de secondes.
08:55C'est-à-dire qu'on est dans une logique...
08:57Là, on parle de missiles où on peut frapper n'importe qui, n'importe où, n'importe quand.
09:00À Mach 3, Mach 4, avec une capacité réelle de détection pour les bateaux
09:05d'une quarantaine de secondes pour prévenir l'attaque.
09:07Donc, c'est très, très, très court.
09:09Et les chances d'y arriver sont très minces.
09:11Donc, à partir du moment où cette technologie serait avérée,
09:14ce transfert de technologie avéré, que les Iraniens auraient ce potentiel,
09:18on imagine que plus jamais les bateaux américains ne s'aventureraient
09:22près des côtes iraniennes, ou même dans le détroit d'Hormuz,
09:26ou à plus forte raison, dans le golfe Persique.
09:28Et il y a un général américain, McCaffrey, un 4 étoiles,
09:32aujourd'hui retraité, mais qui a 10 jours a fait une déclaration,
09:34je dirais, plus que surprenante, tétanisante du point de vue
09:38des intérêts stratégiques des États-Unis.
09:40Il dit, nous avons 15 bases, essentiellement localisées
09:45dans les pays du Golfe et en Arabie saoudite,
09:47qui ne sont plus nos bases.
09:48Nous ne pouvons plus compter sur ces assises
09:51pour projeter la puissance militaire américaine.
09:53C'est fini.
09:54Le bluff américain n'opère plus.
09:57Les Iraniens ont fait tomber cette colonne
10:01de la capacité militaire américaine.
10:04C'est assez dévastateur.
10:06Et on est dans une période où le géant
10:09n'est plus perçu comme étant un géant
10:10et où plusieurs petites puissances
10:13vont probablement tenter de s'engouffrer
10:16dans ces espaces qui seront laissés ouverts
10:19par les Américains.
10:20C'est vrai que ce que vous racontez là,
10:21alors ça nous amène encore sur un autre sujet,
10:23mais c'est passionnant aussi, finalement,
10:24cette brique du détroit d'Hormuz
10:26qui vient de péter la figure de Donald Trump.
10:29Symboliquement, effectivement,
10:31ça casse peut-être un mythe ou une histoire
10:34que nous racontent les États-Unis
10:35depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
10:37Comme quoi, c'est effectivement, factuellement,
10:40peut-être la plus grande puissance globale
10:42que l'humanité n'ait jamais connue,
10:44parce que c'est la première à avoir autant quadrillé
10:46la planète Terre de bases militaires un peu partout.
10:50C'est ça leur truc.
10:51Et là, il y a un de ces nœuds qui vient de sauter.
10:53– Oui, c'est incontestable.
10:54Alors, encore une fois, il faut distinguer,
10:57je dirais, et c'est tout le problème avec Trump,
10:59il faut distinguer la réalité,
11:01qui est celle-ci, la réalité stratégique et militaire,
11:04de la perception politique qu'en ont les Américains.
11:06Il se trouve que je reviens des États-Unis,
11:08et moi, ce qui m'a surpris aux États-Unis,
11:10c'est que cette guerre en Iran,
11:11personne n'en parle.
11:12Et d'ailleurs, le vice-président,
11:13personne, presque,
11:15mais vous n'en entendez pas parler
11:16comme un sujet de débat,
11:18alors qu'au moment de la guerre en Irak,
11:20la guerre en Irak était dans toutes les conversations.
11:22Et d'ailleurs, le vice-président Vence
11:24vient de déclarer que ce n'est pas une guerre.
11:26Donc, on voit bien que l'objectif de Donald Trump,
11:29c'est de dissocier au maximum
11:30des opérations militaires
11:32que, finalement, il considère
11:34comme de la police internationale,
11:36et qu'il estime être à son avantage,
11:38puisqu'il dit que le détroit d'Hormuz
11:39est désormais contrôlé par les États-Unis.
11:41– C'est le détroit de Trump, d'ailleurs.
11:42– Voilà, il propose même, semble-t-il,
11:44de le rebaptiser détroit de Trump,
11:46et cette réalité stratégique.
11:48Donc, moi, je ne suis pas sûr que les Américains
11:51aient conscience de ce revers
11:53que leur pays est en train de connaître au Moyen-Orient,
11:56parce que la propagande trumpiste fonctionne.
11:58Ils croient toujours que ça va tourner à leur avantage.
12:00– Vous m'avez emmené en Iran,
12:02j'aimerais bien quand même vous ramener en Allemagne.
12:05Non, non, parce que tout est lié,
12:06et c'est passionnant ce que vous nous dites,
12:07mais revenons en Allemagne.
12:09Frédéric, moi, il y a un truc
12:10que j'ai du mal à comprendre.
12:13J'ai l'impression que plus la menace russe
12:17est forte en Allemagne,
12:18plus l'AFD monte dans les sondages.
12:20Sachant que ce parti d'extrême droite
12:23a un discours quand même,
12:24alors je ne sais pas si on peut dire pro-Poutine,
12:26mais en tout cas,
12:26est plutôt pour reprendre le dialogue,
12:29et pour reprendre un dialogue stratégique
12:32et commercial avec Poutine.
12:34Donc là, il y a quelque chose qui m'échappe aussi.
12:36– Sûrement, ça joue un rôle,
12:38mais ce n'est pas la seule raison
12:39pourquoi l'AFD monte en Allemagne.
12:41Ce qu'on voit maintenant,
12:42que l'AFD était très prudent aussi
12:44de soutenir Poutine ouvertement comme parti.
12:49Il y avait toujours des hommes, femmes politiques
12:51qui ont soutenu la Russie,
12:53mais maintenant, on voit des chefs de partis
12:56qui soutiennent la Russie,
12:58qui doutent qui est d'origine de ces attaques,
13:01qui doutent l'explication de gouvernements allemands.
13:04Alors, ce qu'on voit, bien sûr,
13:06par exemple, à Sachsen-Halt,
13:07qui vont voter ce week-end,
13:11qu'il y a une tendance plutôt pro-russe
13:14par rapport aux autres régions en Allemagne,
13:16mais qu'on voit qu'une partie
13:17se positionne comme ça, pro-Russie.
13:20Ça, c'est quand même pas de jamais vu
13:23les derniers mois,
13:24parce qu'il y avait aussi la partie
13:25de Zara Wagenknecht, de l'extrême-gauche,
13:27qui avait un discours très pro-russe.
13:31Mais quand même, on voit ça.
13:32Mais je crois que c'est en deux niveaux
13:35qu'on voit maintenant.
13:36On voit un peu le contexte des attaques hybrides
13:41qui sont dans les dernières semaines
13:43très présentes dans le public allemand.
13:46Mais bien sûr, ce que se passe
13:48dans ces régions-là,
13:49qui vont voter les prochaines semaines,
13:51ça, l'AFT a monté depuis des mois,
13:54des mois, des mois.
13:55Et même les dernières élections nationales,
13:57là, dans ces régions,
13:59l'AFT était ultra-fort.
14:00Alors, je sens que deux choses
14:01qui se passent.
14:02Est-ce que je peux me permettre une question ?
14:04Parce que je n'ai pas de réponse à ça.
14:05À partir du moment où
14:07Fédéric Schmerz décide
14:09de franchir le Rubicon
14:10et de dire que c'est une attaque russe,
14:12nous en avons aujourd'hui la preuve.
14:14D'ailleurs, on fera attention
14:15de déterminer si c'est une attaque
14:17contre l'OTAN,
14:18des installations de l'OTAN,
14:19ou contre des avions de l'Ukraine.
14:21Parce que ça pourrait être radicalement...
14:22Parce que c'est une base logistique
14:23qui utilise l'OTAN.
14:25Non, je vous dis la deuxième fois
14:27que l'Atlique,
14:28il y a plusieurs attaques
14:29qui se sont passées
14:30et ce n'est pas qu'un avion ukrainien.
14:33Mais je reviens à l'Atlique
14:34parce que c'est le cas d'espèce
14:35où le chancelier dit
14:37« Ce sont les Russes, nous le savons. »
14:39Donc, où il montre du doigt
14:40l'attentat et la responsabilité des Russes.
14:42Je ne doute pas des autres attentats.
14:44Je vous dis,
14:44c'est la première fois,
14:45à moins que je me trompe,
14:46que les Allemands, officiellement,
14:48disent « C'est le fait des Russes. »
14:50À partir du moment,
14:51et je dis,
14:51on fait la distinction d'ailleurs
14:52entre une attaque
14:53contre des installations
14:54des équipements de l'OTAN
14:55ou possiblement
14:56contre un avion ukrainien
14:57parce que ça ne représente pas
14:58le même type d'attaque.
15:00Si c'est un pays de l'OTAN
15:01qui est attaqué,
15:02l'article 5
15:03pourrait être éventuellement évoqué.
15:04On pourrait dire...
15:05Mais quand même,
15:06il faut dire que
15:06l'aéroport de l'Atlique,
15:08c'est un des grands
15:09ports logistiques de l'OTAN.
15:11Ce sont des...
15:11Vous semblez penser
15:12que je suis en train
15:13de sous-mesurer
15:15ou de...
15:15Je dis,
15:16le procureur dans cette affaire
15:17n'a pas spécifié
15:19si l'objectif de l'attaque
15:20était des intérêts ukrainiens
15:22ou c'était l'aspect otanien,
15:25si vous me pardonnez,
15:26le néologisme,
15:27de la cible.
15:29Si c'est le cas,
15:31qu'est-ce que font les alliés?
15:33Qu'est-ce que font les Allemands?
15:34On a expulsé des diplomates.
15:37C'est la première réponse.
15:39Mais si c'est...
15:39On fermait la maison russe.
15:41Si c'est une attaque...
15:42Et le consulat,
15:42quand même,
15:43ça donne...
15:45Oui,
15:45mais si c'est une attaque
15:47militaire,
15:47disons-le,
15:48quelle est la riposte
15:50qui est proportionnelle?
15:52Soit renvoyer chez eux
15:54des diplomates,
15:54mais est-ce que nous avons
15:56une responsabilité
15:57du point de vue de l'OTAN
15:58à répondre aussi militairement
16:01ou de manière hybride?
16:02Parce qu'à partir du jour
16:04où on dit
16:04ce n'est plus une possibilité,
16:07mais c'est avéré,
16:08les Russes nous ont attaqués,
16:11on est d'une manière
16:13ou d'une autre en guerre.
16:15Et je pose la question,
16:17puisque le Rubicon a été franchi,
16:20quelle sera la prochaine étape?
16:21Parce que c'est sérieux.
16:22Et surtout,
16:23comment l'AFD là-dessus...
16:24Est-ce que cette guerre hybride
16:26peut se retourner contre l'AFD?
16:27Parce que là,
16:28tout laisse à penser
16:29que l'AFD va remporter Allende.
16:31Je pense que c'est difficile à dire,
16:32c'est plutôt...
16:33Il y a une partie,
16:34ça aide l'AFD,
16:36que le gouvernement,
16:38comme vous avez dit,
16:38que le gouvernement a dit
16:40ça juste avant les élections
16:41et pas avant.
16:42Ça pourrait aider à l'AFD,
16:44mais aussi,
16:45ça peut diminuer un peu le score.
16:47Alors je pense,
16:48ça ne va pas changer grand-chose
16:50parce qu'il faut dire
16:51que c'est déjà un niveau...
16:52Les niveaux de l'AFD
16:54dans les sondages
16:55n'ont pas changé
16:56beaucoup les dernières semaines.
16:57Et si les pronostics
16:59se vérifient dimanche
17:00et que l'AFD
17:01remporte la Saxe-Analde,
17:02est-ce que c'est les prémices
17:04de quelque chose
17:04beaucoup plus large
17:06qui se jouera au niveau fédéral ?
17:08Absolument.
17:09Ce sont des élections régionales.
17:11Ce sont les premières élections régionales
17:13dans une phase
17:15où il y a quatre ans total,
17:16nous avons une coalition
17:17de mertres très fragilisées,
17:19déjà.
17:20Et si...
17:21Je ne sais pas si l'AFD
17:22va vraiment remporter
17:24la majorité absolue,
17:25mais ils vont avoir un score énorme.
17:28Ça, c'est...
17:28Je pense...
17:29Ça, c'est un miracle
17:30si ça ne se passe pas comme ça.
17:32Alors, on aura le premier pays,
17:34le premier land
17:35où l'AFD va être très, très fort.
17:37Nous avons des autres
17:39qui vont suivre
17:39et ça va vraiment
17:42poser des questions
17:43sur la position
17:43du chancelier mertres,
17:45de la coalition
17:45qui est déjà bien affaiblie
17:47parce qu'il n'arrive pas
17:48à faire des réformes nécessaires.
17:49Et c'était aussi une promesse
17:51de mertres
17:52de faire baisser le score d'AFD
17:55et s'il n'a pas arrivé,
17:57c'est un problème pour lui.
17:58Ça va le fragiliser énormément.
18:00Et puis, alors là,
18:00ce symbole, Richard,
18:01c'est vrai que...
18:03Là, on est quand même...
18:05Si l'AFD remporte ce land,
18:08on a fait le...
18:09Sans employer les grands mots,
18:11mais c'est vrai que
18:12l'Allemagne, quand même,
18:15a toujours pensé
18:16dans l'histoire contemporaine
18:17qu'elle était vaccinée
18:18de par sa préhistoire,
18:19qu'elle était vaccinée
18:20contre les extrêmes.
18:21On est sur quelque chose.
18:22Vous savez, il y a cette une du Spiegel
18:24cette semaine qui dit
18:25l'homme le plus dangereux d'Europe,
18:27qui qualifie le leader
18:28de l'AFD en Saxe-en-Alpes,
18:30M. Sigmund, 35 ans,
18:33extrêmement populaire,
18:34à l'aise,
18:36qui a en quelque sorte
18:38entamé une forme
18:39de dédiabolisation
18:40de son parti
18:41comme l'a fait
18:41Marine Le Pen en France,
18:43homme le plus dangereux d'Europe
18:44parce que derrière,
18:45il y a cette idée
18:46que si l'AFD
18:48poursuit ses succès
18:49en Allemagne
18:50avec les élections consécutives,
18:52eh bien,
18:52il y aura aussi
18:53un effet européen.
18:54Après, moi,
18:55je pense qu'il ne faut jamais
18:57retirer les élections
18:59de leur contexte.
19:00Dans le cas de l'Allemagne,
19:02vous avez un parti,
19:03l'AFD,
19:03qui déjà,
19:04au niveau national,
19:05est en seconde position
19:06aux dernières législatives
19:07et qui était déjà
19:08en position de force.
19:09Vous avez un Premier ministre,
19:11chancelier,
19:13M. Friedrich Merz,
19:14qui déjà était fragilisé
19:15au sortir même
19:16des législatifs.
19:18Il n'a pas vraiment réussi
19:19à s'installer,
19:21à consolider son pouvoir,
19:22mais il était fragile
19:22dès le départ.
19:23Donc, au fond,
19:24on est dans une désagrégation
19:26politique des deux
19:27grands partis allemands
19:28avec cette question
19:29qui est posée
19:29à la droite allemande
19:31et surtout à la partie,
19:32je dirais,
19:32la plus libérale
19:34de la droite allemande,
19:35c'est faut-il mieux
19:36faire des compromis
19:38avec l'extrême droite
19:39sur le modèle
19:39de Mme Mélanie
19:40en Italie
19:41ou essayer de trouver
19:42des compromis impossibles
19:44avec les sociodémocrates.
19:45C'est ça,
19:45la question qui est posée.
19:46Et vous avez maintenant
19:47toute une partie des Allemands,
19:48notamment du côté
19:49des chefs d'entreprise,
19:50je parle sous votre contrôle,
19:51en plus travaillant
19:52pour Handelsblatt,
19:53qui se disent que finalement
19:54pour l'économie allemande,
19:55mieux vaut faire des compromis
19:57entre droite et extrême droite
19:58qu'entre droite et la gauche.
20:00Madoka Kitamatsu,
20:01c'est vrai que ces élections
20:02en Allemagne
20:03et cette montée
20:04de l'AFD,
20:06elles s'expliquent peut-être aussi
20:07par le contexte économique.
20:09Là, on en a un peu moins parlé
20:10depuis le début,
20:11mais on parle quand même
20:11de la première puissance économique
20:13de la zone euro,
20:15qui est quand même
20:16le champion mondial
20:17de l'export,
20:18qui a une économie basée
20:19sur une industrie
20:21ultra puissante,
20:22mais une industrie
20:22qui bat de l'aile
20:23en ce moment.
20:23Ça, c'est quelque chose
20:24qui,
20:25on pourra en reparler
20:25avec Friedrich,
20:26mais pour la société allemande,
20:29c'est un psychodrame
20:30ce qui se passe en ce moment,
20:31notamment avec Volkswagen.
20:33Oui, c'est vrai qu'en fait,
20:34je pense qu'il ne faut pas
20:36considérer que c'est un cas
20:38particulier en Allemagne
20:39parce que quand on voit
20:40les États-Unis
20:40ou quand on voit
20:41la situation au Japon,
20:42c'est soit ce sont
20:44des nouveaux partis
20:45extrêmes
20:46qui gagnent de popularité,
20:48soit des nouveaux leaders
20:49comme le président Trump
20:51qui brise des tabus
20:54et qui appartient
20:55aux partis existants,
20:56mais quand même
20:57très différents
20:57des leaders
20:58qu'on a eus avant.
20:59Alors, pourquoi
21:01cette popularité
21:02des gens
21:03qui créent des polémiques ?
21:05C'est vrai qu'il faut penser
21:06à l'état d'économie
21:07qui fait qu'on n'est pas
21:10dans une situation
21:12de crise mondiale
21:14d'économique,
21:15mais il y a quand même
21:16un sentiment
21:17qu'il n'y a plus
21:18la croissance
21:19que les pays développés
21:21ont connu
21:22après la Deuxième Guerre mondiale.
21:24C'était vraiment
21:25une époque bonus
21:26où la population
21:28était en train
21:29de grandir
21:30dans beaucoup de pays
21:32et on a beaucoup
21:34profité de ça.
21:35Et je pense
21:35que ça fait
21:36depuis 10 ans,
21:3720 ans
21:38qu'il y a moins d'enfants,
21:39il y a moins de jeunes,
21:40il y a moins d'oeuvres
21:41et la solution,
21:43c'est vraiment
21:43la seule solution
21:45qu'on puisse faire,
21:45c'est d'avoir
21:46plus de gens
21:47qui arrivent
21:48de l'extérieur du pays
21:48s'il y a moins
21:49de personnes
21:50qui travaillent.
21:51Et ça crée
21:52des confrontations,
21:53ça crée
21:53des sentiments.
21:55C'est ce qui a réalisé
21:55d'ailleurs Georgia Meloni
21:57une fois qu'elle est
21:57arrivée au pouvoir
21:59sur l'immigration économique
22:01et la régularisation massive.
22:03elle est en train
22:03d'attaquer l'Espagne
22:04pour ça,
22:04mais on voit bien
22:05qu'il y a beaucoup
22:06de personnes
22:06qui arrivent en Italie
22:07du Sud
22:07et qu'elle n'arrive
22:08pas à contrôler.
22:09Mais finalement,
22:09ce que vous nous racontez
22:10là,
22:10Madoka,
22:11ça ressemble un peu
22:12à ce que disait
22:13Mario Draghi
22:14il y a un peu plus
22:14d'un an
22:16en disant
22:16qu'en fait,
22:17on vivait en ce moment
22:18la fin d'une illusion
22:19pour les 450 millions
22:21de consommateurs européens
22:22qui pensaient vivre
22:24dans un continent
22:24qui se croyait être
22:26une puissance géopolitique.
22:27C'est la fin
22:28d'une illusion.
22:29Et aussi,
22:30juste pour une addition
22:32pour le cas
22:33de ces élections
22:34qui se passent
22:34en Allemagne
22:35et maintenant,
22:36ce qu'on voit
22:36qu'on ne peut pas
22:37qu'expliquer
22:38le succès
22:39de l'AFT
22:40avec les questions
22:41économiques.
22:42Vous venez de dire
22:43que les patrons
22:44sont plutôt
22:45pour un compromis
22:46et ça,
22:47je ne suis pas du tout
22:47d'accord
22:48si on entend
22:49les patrons
22:51en Allemagne
22:51en ce moment,
22:52il y a plusieurs études
22:53qui disent
22:54que l'AFT
22:55est vraiment
22:56un problème économique
22:57en Allemagne
22:58et surtout
22:59dans le Linde.
23:01Le BDI,
23:01par exemple,
23:02s'est prononcé
23:03ou s'est engagé ?
23:03Le MEDEF allemand,
23:05le patronat allemand,
23:06il s'est engagé
23:06ou pas sur cette question ?
23:07Et en plus,
23:08il y a plusieurs études
23:09que l'effet
23:10d'un succès
23:12de l'AFT
23:14aux élections
23:14en Sachsen-Landes
23:15va poser des problèmes
23:16économiquement
23:17pour le Linde
23:18et comme même
23:18les gens
23:20votent pour eux.
23:21Et une raison,
23:21c'est vraiment
23:22une question,
23:22vous l'avez déjà dit
23:23Madoka,
23:24de l'espoir
23:25de l'avenir,
23:26une question
23:26qu'on cherche
23:27vraiment des réponses
23:28comment on peut
23:29créer un peu
23:30l'avenir
23:30et ça,
23:31c'est un atout
23:32de...
23:32La question du déclassement
23:34industriel,
23:35sans mauvais jeu de mots,
23:36mais est-ce que
23:36ce n'est pas un vrai
23:37carburant
23:37pour l'AFD ?
23:39Quand on voit
23:41Volkswagen
23:42qui a un genou
23:42à terre,
23:43ça c'est quand même
23:44un symbole,
23:44un traumatisme national.
23:4650 000 emplois supprimés
23:47annoncés chez Volkswagen,
23:48c'est un traumatisme.
23:49Mais rajoutez aux autres,
23:50on en est à 100 000
23:51pour les premiers plans.
23:52Oui mais avec quand même
23:54une différence Frédéric
23:55entre les patrons
23:56des grandes entreprises
23:56et les patrons
23:57des petites et moyennes entreprises
23:59qui sont quand même
24:00le cœur
24:01de ce miracle
24:01qui ont dit
24:01il faut parler à eux
24:03mais pas coopérer.
24:04Ça c'est quand même
24:05une différence.
24:06Oui, entre parler
24:06et coopérer,
24:07on peut quand même
24:08se poser la question.
24:09Je sais qu'en Suisse
24:10par exemple,
24:10si vous prenez l'exemple
24:11de la Suisse
24:11et notamment en Suisse allemande
24:13depuis longtemps,
24:14le patronat Suisse,
24:15il se trouve qu'on a
24:16un gouvernement particulier
24:17puisque c'est un gouvernement
24:18de coalition
24:18au sein duquel
24:20il y a le parti
24:20qu'on pourrait qualifier
24:21d'extrême droite,
24:22et bien le patronat Suisse
24:24de longue date
24:24estime qu'au fond
24:26l'extrême droite
24:27est compatible
24:27avec l'économie libérable.
24:29Donc moi je pense
24:30que l'Allemagne
24:30ne peut pas complètement
24:33ignorer cette réalité
24:34que vous avez maintenant
24:35une partie des opérateurs
24:36économiques
24:36qui se disent
24:37Madame Alice Weidel
24:38est quand même
24:39une ancienne banquière
24:40d'une banque américaine
24:40je ne sais plus
24:41si c'est Goldman Sachs
24:42ou une autre.
24:43Voilà, ça a de l'importance
24:45quand même.
24:45Quand même la différence
24:46qu'on a encore en Allemagne
24:47et qu'ici en France
24:48qu'on a encore
24:48ce qu'on appelle
24:49le Brandtmauer
24:50ça veut dire
24:51dans les parlements
24:52il n'y a pas de vote ensemble
24:55et aussi
24:56tous les grandes associations
24:59des entreprises
24:59qui ont dit
25:00on ne va pas soutenir
25:02l'AFT
25:02c'est encore en Allemagne
25:04je suis d'accord avec vous
25:05ça va changer
25:06à un moment
25:06parce qu'il faut accepter
25:07les réalités
25:09des électeurs
25:10ce qu'on a vu en France
25:11aussi
25:21franc-républicaine
25:22mais la question
25:24une petite anecdote
25:25une petite anecdote
25:27et après on va marquer
25:27une porte-pose
25:28quand même formidable
25:29la mobilette Simpson
25:29la manière dont cette mobilette
25:31de la RDA
25:32cette petite mobilette
25:33vous savez
25:33comme on avait en France
25:35dans le passé
25:35est devenue le symbole
25:36électoral
25:37de l'AFD
25:38je trouve ça
25:38il y a une forme
25:39de nostalgie
25:40c'est de nostalgie
25:43en fait
25:43c'est pas de nostalgie
25:44c'est de nostalgie
25:45et il a su en jouer
25:47très très bien
25:47M. Sigmund
25:48c'est un communicateur
25:51remarquable
25:51et il est aussi
25:52le visage sympa
25:53de cette partie
25:54assez extrême
25:55très extrême
25:56on va marquer
25:56une courte pause
25:57on va parler aussi
25:59de ces menaces russes
26:00sur le reste de l'Europe
26:01voir aussi
26:02si en France
26:04on a vraiment
26:04pris conscience
26:06de l'état réel
26:07de ces menaces extérieures
26:08et puis on parlera aussi
26:10du Groenland
26:11et du Canada
26:12où la menace Trump
26:13plane toujours aussi
26:14fortement
26:15à tout de suite
26:15dans les experts sans frontières
26:18BFM Business
26:19présente
26:24les experts sans frontières
26:27Mathieu Jolivet
26:29bienvenue
26:30si vous nous retrouvez
26:31dans les experts sans frontières
26:32autour de moi
26:33Stéphane Bureau
26:33essayiste et journaliste
26:34québécois
26:35Richard Verli
26:35correspondant
26:36du média suisse
26:37Blic en France
26:38Frédéric Hoffman
26:39correspondante
26:39du Handelsblatt
26:40en France aussi
26:41et puis Madoka Kitamatsu
26:42la chef du bureau
26:43du Nikkei
26:44à Paris
26:44et à Genève
26:45donc
26:46cette période électorale
26:49en Allemagne
26:49percutée de plein fouet
26:50par la guerre hybride
26:52que mène Moscou
26:53juste à côté
26:54c'est aussi la France
26:56qui a connu
26:57son top départ
26:58des débats présidentiels
27:00d'ailleurs
27:00c'était à l'AREF
27:01au mouvement
27:01des rassemblements
27:03des entrepreneurs
27:03de France
27:04à Roland-Garros
27:06sur place
27:06d'ailleurs
27:07je ne sais pas
27:07si vous l'avez suivi
27:08Frédéric
27:09mais pour rester
27:10dans ce domaine
27:11des menaces extérieures
27:12il y avait
27:13à Roland-Garros
27:13devant tous les patrons
27:15une voix assez rare
27:16c'était la patronne
27:17de la DGSI
27:18la patronne
27:18des renseignements intérieurs
27:20qui est venue faire
27:21une alerte
27:22en disant
27:22attention
27:24là ça va secouer
27:25sur les ingérences étrangères
27:29et même avant
27:29on a vu des attaques
27:32ciblant
27:32Edouard Philippe
27:33et Gabriel Attal
27:34avec des fausses informations
27:35qui étaient lancées
27:36dans les réseaux sociaux
27:38et tout ça
27:38alors on a déjà vu
27:39que les choses se passent
27:41et c'est un peu
27:42comme ça se commençait
27:44en Allemagne
27:44c'était avant
27:45les petits pics
27:46et ça augmente
27:48de plus en plus
27:48et ce qu'on a vu
27:49en Allemagne
27:50est qu'on est vulnérable
27:51dans la première partie
27:53nous avons parlé
27:53des attaques
27:54aux infrastructures
27:55et là on voit
27:56une vulnérabilité
27:57que peut-être
27:58on n'est pas si préparé
27:59qu'on a pensé
28:00parce que si on voit
28:01par exemple l'Ukraine
28:02on a comme des tissus
28:04qui protègent un peu
28:06les transformateurs
28:07et tout ça
28:08et il y avait le chef
28:09le directeur général
28:10de Siemens Energy
28:11qui réclame vraiment
28:12en Allemagne
28:13un plan civil
28:14d'urgence structuré
28:15parce qu'il dit
28:16par exemple
28:17l'Allemagne
28:17est insuffisamment préparée
28:22et je ne pensais pas
28:22que l'Allemagne
28:23ce sont aussi
28:24les autres
28:24qui ont peut-être
28:25un peu sous-estimé
28:26le danger
28:27on n'est pas forcément
28:29outillé
28:30pour se protéger
28:32de telles menaces
28:33on pensait vivre
28:35dans un monde
28:35de bisounours
28:36or ce n'est pas
28:37un monde
28:37de bisounours
28:38les Russes le savent
28:39les Américains le savent
28:40on pourrait parler
28:41des ingérences
28:41que font aujourd'hui
28:42les Américains
28:43au Mexique
28:44leurs voisins
28:44partenaires
28:45dans une importante
28:45entente commerciale
28:47ils sont à la manœuvre
28:48et pas toujours
28:49à visage découvert
28:50ça existe
28:51sommes-nous préparés
28:52la réponse courte
28:53c'est non
28:54nous ne sommes pas préparés
28:55et que les services
28:56de renseignement
28:57disent peut-être
28:58qu'on devrait y penser
28:59c'est une bonne chose
29:00tout ça arrive
29:01dans un contexte
29:02où la question
29:04qui se pose aussi
29:04c'est avons-nous
29:05les moyens
29:07non seulement
29:08de la riposte
29:09mais d'être
29:09adéquatement préparés
29:11et avons-nous
29:12les moyens
29:12d'ignorer la menace
29:13dans les deux cas
29:14c'est non
29:15et non
29:16on ne peut pas
29:16ignorer la menace
29:17et la question
29:18des moyens
29:18se pose
29:19on parle d'un transfert
29:21de richesse considérable
29:22pour réarmer l'Europe
29:24après avoir été
29:25disons-le
29:26assez insouciant
29:27pendant des décennies
29:28mais dans un contexte
29:29où aussi
29:30les finances publiques
29:31sont calamiteuses
29:32et ce n'est pas vrai
29:33que des Européens
29:34c'est vrai des Américains
29:35alors Mathieu
29:36vous le disiez
29:37avant que les caméras
29:38ne tournent
29:39le rôle
29:39que c'est un truc
29:41que vous entendez
29:41plus toujours
29:42alors je ne suis plus vieux
29:42que vous
29:42et c'est vrai
29:43dans les années 90
29:44j'entendais aussi
29:44ces alertes à la dette
29:45et tout
29:46mais on a atteint
29:47une zone
29:49extrêmement préoccupante
29:50pour les Américains
29:51dans la prochaine année
29:52nous devrons refinancer
29:5410 000 milliards
29:56de dollars
29:57de dette
29:5710 000 milliards
29:59c'est beaucoup
30:00de milliards
30:01en moyenne
30:02cette dette américaine
30:03elle est financée
30:03à 3,4%
30:05or le marché
30:06aujourd'hui
30:07ne veut plus
30:07payer ça
30:08ne veut plus
30:09être récompensé
30:09si peu
30:10c'est plutôt
30:115,525
30:12ça veut donc dire
30:13que les Américains
30:14mais les Européens
30:15vont payer très cher
30:17pour leur dette
30:17dans un contexte
30:18où on doit se réarmer
30:19se protéger
30:20être mieux équipé
30:21mais le coût social
30:23est très élevé
30:25je termine là-dessus
30:26parce que pour les Russes
30:27pour tous ceux
30:28qui veulent
30:28foutre le bordel
30:29pardonner l'expression
30:31le coût social
30:33la dissension
30:34que ça peut engendrer
30:35c'est du pain béni
30:37c'est-à-dire que
30:38si nous sommes en Europe
30:39en phase de population
30:40qui sont remontées
30:41parce que
30:42on fait des compressions
30:43sinon des coupes claires
30:44dans des dépenses sociales
30:45ça sera aussi
30:48formidablement
30:50utile
30:50pour ceux
30:51qui voudront
30:52ajouter
30:53souffler sur les braises
30:55très intéressant
30:56j'aimerais faire réagir
30:57justement là-dessus
30:57Madoka Kitamatsu
30:58votre regard
30:59m'intéresse aussi
31:00sur
31:01le poids de la dette
31:03dans
31:04le poids de la dette
31:05dans nos pays européens
31:06en pleine
31:07période électorale
31:09est-ce que c'est quelque chose
31:10qui peut
31:11pardon la proposition
31:12mais nous péter à la gueule
31:14cette énorme dette
31:15est-ce que
31:17tout comme on parlait
31:18de la conscience
31:19des français
31:19sur l'état
31:20des menaces extérieures
31:21est-ce qu'il y a aussi
31:22une forme de cécité
31:23d'aveuglement des français
31:24sur le poids de cette dette
31:25ou est-ce qu'au contraire
31:26le poids est tel
31:27qu'aujourd'hui
31:28cette dette peut
31:29réveiller les consciences
31:30et infuser
31:30pendant cette campagne
31:31présidentielle
31:32alors jusqu'à maintenant
31:33de ce que j'ai pu voir
31:35ce qui est intéressant
31:36c'est que
31:39le Rassemblement National
31:41maintient
31:42qu'en fait
31:43effectivement
31:43il faut diminuer la dette
31:45qu'il faut faire attention
31:46aux dépenses
31:47donc j'ai l'impression
31:48que ça ne crée pas
31:49vraiment un point de débat
31:52c'est Mélenchon
31:53qui a eu son point de débat
31:54avec l'effacement de la dette
31:55mais là c'était
31:58donc
31:59j'ai l'impression
32:00que ce ne sera pas
32:01quelque chose
32:02sur lequel
32:03les électorats français
32:05vont décider
32:06leur choix
32:07parce que
32:07tous les candidats
32:10considèrent
32:10que c'est un problème
32:11il n'y en a aucun qui dit
32:12ce n'est pas un problème
32:13il faut dépenser
32:14de plus en plus
32:15qu'il n'y a pas assez
32:16de dépenses en France
32:18mais en réalité
32:19est-ce que
32:20alors est-ce que
32:21le prochain président
32:22ou présidente
32:23qui sera en pouvoir
32:24en France
32:25est-ce qu'il ou elle
32:26va pouvoir gérer
32:27les dettes ?
32:28je pense que c'est
32:29une autre question
32:30donc c'est pour ça
32:31que ça exige
32:33plus d'attention
32:37aux français
32:38de bien choisir
32:39en regardant
32:41pas seulement
32:42ce qu'on parle
32:43sur la dette
32:44mais est-ce que
32:45cette personne
32:46aura la capacité
32:48de gérer
32:49la dette
32:49et la dépense
32:50Richard Verli
32:51selon vous
32:52qu'est-ce qui pourra
32:53peser le plus
32:54pendant cette campagne
32:55présidentielle en France ?
32:56Est-ce que c'est peut-être
32:57le poids de cette dette
32:58et le spectre
32:59d'une crise financière
33:00avec des français
33:01qui s'ils le ramènent
33:02à leur portefeuille
33:03et leur vie quotidienne
33:04c'est ça qui fera
33:04la différence ?
33:05Est-ce que c'est aussi
33:07cette guerre hybride
33:08et cette menace extérieure
33:09avec des français
33:10qui au moment de mettre
33:10leur bulletin de vote
33:11ne résonneront plus
33:13en partie
33:14mais en répondant
33:15à des questions
33:16du type
33:16qui est capable
33:17de discuter
33:18avec un Donald Trump
33:19et un Xi Jinping ?
33:21Qu'est-ce qui va jouer
33:22selon vous ?
33:23Oui c'est un peu
33:24ce que vous venez de dire
33:24moi je pense
33:25que le débat
33:26qui va s'imposer
33:27c'est la place
33:28de la France
33:29dans le monde
33:30et c'est pas seulement
33:31la place diplomatique
33:33c'est aussi
33:33la place économique
33:35technologique
33:35je pense que les français
33:37aujourd'hui
33:37sur le plan
33:38de la dette
33:39de toute manière
33:40tous les faits sont là
33:41ils savent
33:42que le système
33:42étant quasi faillite
33:44employons des mots simples
33:45le système
33:46avec une dette
33:47qui risque
33:48de devenir insoutenable
33:49ils savent
33:50beaucoup de français
33:50même s'ils ne l'acceptent pas
33:52que la réforme
33:54des retraites
33:54sera un sujet
33:56incontournable
33:56à un moment
33:57ou à un autre
33:58et par contre
33:59là où il y a
34:00une véritable interrogation
34:01sans réponse
34:02c'est quelle est la place
34:03de la France
34:04dans le monde demain
34:04quelles sont les armes
34:06que la France
34:06a à sa disposition
34:07au-delà de la
34:08dissuasion nucléaire
34:09qui est l'arme
34:10je dirais
34:11de défense
34:12principale
34:13et ça je pense
34:14que ce débat là
34:15va monter
34:15à mon avis
34:16et il est lié
34:16aussi aux ingérences
34:17ce qui serait peut-être
34:18une première
34:18dans l'histoire
34:19de la 5ème république
34:20jamais les questions
34:21internationales
34:22ont fait la différence
34:23l'interrogation
34:24elle est là-dessus
34:25depuis plusieurs dizaines
34:26d'années
34:26les ingérences
34:27elles vont être
34:28redoutables
34:28et d'ailleurs
34:29vous faisiez référence
34:30à cette intervention
34:30de la responsable
34:31des services
34:32de renseignement
34:32je rappelle juste
34:33petit recul historique
34:35que les ingérences
34:36elles n'ont rien de neuf
34:37sauf qu'il y a
34:39on les a oubliées
34:40parce qu'il y a eu
34:40cette période de détente
34:42postérieure à la guerre froide
34:43postérieure à l'écroulement
34:45de l'URSS
34:46et parce que les Etats-Unis
34:47étaient dans une posture
34:48de défense des démocraties
34:49mais faisons un trait
34:51sur ces 30 dernières années
34:52et revenons post
34:54ou avant
34:55plutôt 1990
34:56avant l'écroulement
34:57de l'URSS
34:57il y avait en France
34:58un parti communiste
34:59qui était aux ordres
35:00de Moscou
35:00si ça c'était pas
35:01une ingérence quand même
35:02c'était une manière
35:04d'intervenir direct
35:05dans le débat politique
35:05et il y avait
35:06des agissements directs
35:08connus
35:08des services
35:09de renseignement américains
35:10qui sous une forme
35:12ou sous une autre
35:13soutenaient
35:14des candidats
35:15ou des forces politiques
35:15donc je veux dire
35:16on en revient simplement
35:17à une logique d'empire
35:19cette logique
35:20on a refermé
35:21la parenthèse
35:22de ces 30 dernières années
35:23et la France
35:24comme l'Allemagne
35:25comme les pays européens
35:26précisément
35:26parce que ce sont
35:27des pays moins importants
35:29et qui fonctionnent
35:30en coopération
35:31au sein de l'Union Européenne
35:32et bien
35:32ils sont attaqués
35:33mais on a les moyens
35:34de résister à ces ingérences
35:36donc ne soyons pas non plus
35:37persuadés
35:38qu'on va perdre
35:39allez vous me tendez
35:39une perche rêvée
35:41pour
35:41sur cette logique d'empire
35:43parce que ça j'aimerais
35:44il nous reste quelques minutes
35:45j'aimerais qu'on en parle aussi
35:46de l'empire
35:47que veut bâtir
35:49Donald Trump
35:50de son hémisphère
35:51on sait que lui
35:52sa doctrine d'Honro
35:53c'est la doctrine
35:54hémisphérique
35:55tout ce qui se trouve
35:56de tout là-haut
35:58jusqu'à la terre de feu
35:59c'est lui le shérif
36:01sauf que là-dedans
36:02vous avez
36:03le Canada
36:04et le Groenland
36:05donc il se joue des choses
36:06très importantes
36:08très graves
36:09dont on parle peut-être
36:10pas assez
36:10vous me disiez
36:11juste avant
36:12qu'on commence
36:13cette émission
36:14Stéphane
36:14d'abord parce qu'il y a
36:15une guerre commerciale
36:16assez impitoyable
36:17que se livrent
36:18les Américains
36:19et les Canadiens
36:20donc les gros Américains
36:21et les petits Canadiens
36:22avec Marc Carnet
36:23qui pour tout le monde
36:24est devenu le héros
36:25le capitaine Canada
36:26qui pourtant est seul
36:28sur la ligne de front
36:29j'ai pas vu
36:29beaucoup d'autres leaders
36:30dire
36:31nous emploierons
36:32la méthode forte
36:32nous voterons
36:33avec notre volonté
36:35nous dirons non
36:35et nous contre-attaquerons
36:37s'il le faut
36:38parce que c'est ce que fait
36:39le Canada
36:39nous contre-attaquons
36:41nous avons décidé
36:42d'imposer
36:43des droits de douane
36:44à des milliards
36:46de dollars
36:46de produits américains
36:47qui autrement
36:47traversaient la frontière
36:48sans aucun souci
36:49c'est un acte de résistance
36:51on verra sur la distance
36:52si nous en avons
36:53le courage
36:54et les moyens
36:54pour l'instant
36:55l'économie canadienne
36:56est beaucoup moins
36:57malmenée
36:58qu'on le disait
36:58croissance du PIB
37:00de 3,3%
37:01dans un contexte
37:02de guerre commerciale
37:03c'est pas mal
37:03avec la question
37:06évidemment
37:06derrière tout ça
37:07de ce que
37:09Marc Carnet
37:11incarne quelque chose
37:13mais est-ce que
37:13ça sera le seul
37:14chantre
37:15de cette résistance
37:17parce qu'il y a
37:18une méthode
37:19qui est en train
37:19de s'intégrer
37:19c'est ça
37:19il y a en ce moment
37:21et c'est assez souterrain
37:22mais il y a en ce moment
37:23des opérations
37:25presque subversives
37:27bellicistes
37:28menées par
37:29des proches
37:30de l'administration
37:31Trump
37:33et qui touchent
37:33directement
37:34des provinces
37:35très riches
37:35canadiennes
37:36comme l'Alberta
37:37et le Québec
37:39jamais dans l'histoire
37:40des relations bilatérales
37:41on a vu
37:42autant d'officiels
37:43de l'administration
37:43avoir dans le détail
37:45le calendrier électoral
37:47non pas fédéral
37:48mais des provinces
37:49jusqu'à
37:50au secrétaire
37:52du commerce
37:52Lothnik
37:53qui disait
37:54Marc Carnet
37:55a sciemment
37:57choisi
37:57de faire capoter
37:59la négociation
37:59que nous avions
38:00qui devait être conclue
38:01il y a deux semaines
38:02c'était disait-on
38:03de part et d'autre
38:03signé
38:04et à la dernière minute
38:05Carnet s'est retiré
38:06en disant
38:06non
38:07il y a des compromis
38:08que nous ne pouvons pas faire
38:09et son ministre du commerce
38:11qui dit
38:11ils ont fait exprès
38:12les Canadiens
38:13pour créer
38:14pour avoir
38:15un effet drapeau
38:16pour qu'on puisse
38:17au Canada
38:18serrer les coudes
38:19sachant qu'il y a
38:20des forces centrifuges
38:21en Alberta
38:22et au Québec
38:23qui ont aspiration
38:25à créer
38:26de nouveaux pays
38:26pour l'Alberta
38:27comme pour le Québec
38:28c'est assez
38:30enfin je ne sais pas
38:31si c'est grave
38:31mais c'est assez
38:32c'est sans précédent
38:33on n'a jamais vu
38:33les Américains
38:34aller dans le détail
38:35commenter l'actualité
38:37et même laisser entendre
38:38que ça ne serait pas
38:39la pire des affaires
38:41pour les États-Unis
38:41s'il fallait que l'Alberta
38:43choisisse au terme
38:44d'un deuxième vote référendaire
38:46d'être plus autonome
38:48sinon une province indépendante
38:49est-ce qu'on imagine
38:50que les Américains
38:51seraient indifférents
38:52à la richesse pétrolière
38:54tout cochon
38:55que ce soit ce pétrole
38:56parce que c'est
38:57évidemment
38:57un extrait
38:58des sables bitumineux
38:59il reste que
39:00les raffineries américaines
39:01en sont gourmandes
39:02ont une soif
39:03de ce pétrole
39:04est-ce qu'ils seraient indifférents
39:06la réponse c'est non
39:07la question de la souveraineté
39:09au Québec
39:09alors politiquement
39:10ça n'intéresse pas
39:11les Américains
39:12mais ça les intéresse
39:13parce que ça affaiblit
39:13le Canada
39:14et leur interlocuteur
39:15c'est Ottawa
39:16donc de mettre
39:17Carnet et le Canada
39:19dans les câbles
39:20c'est une manière aussi
39:21d'exercer de la pression
39:22et à vous écouter
39:23là je me disais
39:24Frédéric
39:24en fait Alberta
39:26Groenland
39:27même combat quelque part
39:29là on est
39:30là Groenland
39:31on parle d'une province
39:32du Danemark
39:34voilà
39:34avec une Europe
39:36qui essaye de se mobiliser
39:38Ursula von der Leyen
39:39qui arrive à Nuc
39:40la capitale groenlandaise
39:41ce dimanche
39:42qui est dimanche et lundi
39:43donc c'est des rappels
39:45de souveraineté
39:46comme fait Stéphane
39:47pour le Canada
39:48mais que l'Europe
39:49est en train
39:49d'essayer de faire
39:51au Groenland
39:51et nous voyons
39:53de l'un côté
39:54les questions politiques
39:55mais aussi
39:56des questions commerciales
39:58nous avons vu
39:59cette semaine
39:59des entreprises
40:00qui ramènent
40:01de matériel
40:02au Groenland
40:03sans autorisation
40:05des autorités
40:05pour des entreprises
40:07américaines
40:08qui veulent faire
40:09des exploitations
40:10là-bas
40:11qui ont fait savoir
40:11à leurs actionnaires
40:12qu'elles étaient prêtes
40:12à fourrer
40:13alors qu'ils n'avaient
40:14aucune licence
40:14nous voyons
40:16que notre principe
40:18qu'on était habitué
40:20des dizaines d'années
40:21d'avoir respect
40:22pour l'autre
40:23n'existe plus
40:24et bien sûr
40:25on voit
40:26Ursula von der Leyen
40:28qui va au Groenland
40:29mais qu'est-ce
40:30qu'elle veut vraiment faire
40:31ça
40:32elle veut
40:33il y a des déclarations
40:34de commercial
40:35entre l'Europe
40:37et Groenland
40:38qu'elle veut signer
40:39mais qu'est-ce
40:41que l'Europe
40:41peut vraiment
40:42peut vraiment livrer
40:44il y a bien sûr
40:45les questions diplomatiques
40:47elle a des leviers
40:48diplomatiques
40:48mais je me demande
40:49vraiment
40:51qu'elle peut soutenir
40:53oui
40:53elle peut soutenir
40:54le respect
40:55du Groenland
40:57parce que le Groenland
40:57ils ont toujours dit
40:58qu'ils ne veulent pas
40:59appartenir aux Etats-Unis
41:00et ça
41:01c'est quand même
41:02un signal fort
41:03mais commercialement
41:04et militairement
41:05quand on voit
41:06ce que se passe
41:07avec les Etats-Unis
41:08là-bas
41:09c'est quand même choquant
41:09Richard
41:10ça me paraît même
41:11hallucinant
41:12de prononcer ces mots
41:13et de vous poser
41:13cette question
41:14mais
41:14est-ce qu'on peut imaginer
41:16des alliés européens
41:18de l'OTAN
41:19se battre
41:20contre les américains
41:21pour le Groenland
41:23je ne le crois pas
41:24mais
41:25c'est quand même
41:26un peu la posture
41:27qui a été celle
41:28des européens
41:29il y a quelques mois
41:30lorsque les menaces
41:31de Trump
41:31étaient très fortes
41:32donc moi
41:33je ne crois pas
41:34à la possibilité
41:34d'un engagement
41:35militaire
41:36je crois que les allemands
41:37avaient envoyé
41:377 soldats à nuque
41:38je crois pas
41:39que
41:41des militaires européens
41:43se battraient
41:44ou seraient
41:45en position de combat
41:46face à des américains
41:47au Groenland
41:48mais néanmoins
41:48il faut reconnaître
41:50qu'il y a quelques mois
41:50les européens
41:52avaient montré
41:52leurs muscles
41:53et ça avait eu
41:54un effet
41:54sauf que
41:55on en revient toujours
41:56à la logique d'empire
41:57Donald Trump
41:58il a toujours
41:58les mêmes intentions
41:59il n'a pas changé
42:01d'intention
42:01il a reculé
42:03ponctuellement
42:04parce que
42:04à ce moment
42:05c'était pas propice
42:07mais entre temps
42:07il y a une compagnie
42:08Texan énergétique
42:09qui a commencé
42:10des forages
42:11sans aucune autorisation
42:12et il va continuer
42:14et c'est ça
42:14qui fait la grande différence
42:16avec Donald Trump
42:17et c'est malheureux
42:18de le dire
42:19Donald Trump
42:19président démocratiquement
42:21élu des Etats-Unis
42:22d'Amérique
42:22ou M. Xi Jinping
42:24ou M. Poutine
42:25c'est qu'ils ont
42:26une politique impériale
42:28qu'ils ne vont pas lâcher
42:29et donc le Groenland
42:31il est inscrit
42:33dans la logique impériale
42:35des Etats-Unis
42:35et il y a malheureusement
42:37à craindre
42:37qu'un futur gouvernement américain
42:39un futur président américain
42:40s'il est républicain
42:41notamment
42:41c'est-à-dire du même parti
42:43que M. Trump
42:43il poursuivra
42:45sur cette ligne
42:46les mêmes ambitions
42:47Comment Madoka Kitamatsu
42:48comment est-ce qu'au Japon
42:50on perçoit
42:51cette logique
42:53impériale
42:53hémisphérique
42:54de Donald Trump
42:55dans les Etats-Unis
42:56il y a notamment
42:57des alliances
42:58de défense
42:58et stratégiques
42:59très fortes
43:00entre le Japon
43:00et les Etats-Unis
43:01Alors pour les Japonais
43:02c'est pas quelque chose
43:04de nouveau
43:04parce qu'on a eu
43:05une relation très spéciale
43:06avec les Etats-Unis
43:07il y avait toujours
43:08beaucoup de demandes
43:09à imposer aux Japonais
43:10mais en même temps
43:11je pense que
43:11pour les Européens
43:12c'est un moment
43:13où on doit apprécier
43:16de nouveau
43:17la valeur
43:18de l'Union Européenne
43:20parce que
43:20quand on pense
43:21au fait que la Suisse
43:22est obligée
43:23de confronter
43:24les Etats-Unis
43:25un peu tout seul
43:26on voit bien
43:27que quand même
43:27dans Marc
43:28ou peut-être l'Espagne
43:29est protégée
43:30par le fait
43:30que les pays
43:31soient un membre
43:32de l'Union Européenne
43:33ils sont soutenus
43:34par les autres pays
43:35je pense que ça
43:36c'est quelque chose
43:37qui est très important
43:38à noter
43:38justement
43:39quand il y a
43:40les élections
43:40en Allemagne
43:42ou en France
43:42qui s'approchent
43:45cette semaine
43:46l'Islande
43:46ou les Islandais
43:47qui pour autant
43:48n'ont pas choisi
43:49de se joindre
43:51à l'Union Européenne
43:52pour peut-être
43:53être mieux équipés
43:54pour faire face
43:55à toutes les...
43:55Après il y a quand même
43:56une alliance commerciale
43:57et stratégique
43:57assez forte
43:58avec les Islandais
43:59ils ont aussi
44:00une histoire
44:00un traumatisme aussi
44:02de leurs liens
44:03Je le conçois parfaitement
44:04mais la question
44:05a été posée
44:06parce que les négociations
44:07pour une intégration
44:08plaine et entière
44:08ils ont dit non
44:10Et pour ajouter
44:11à ce que Madoka a dit
44:12je trouve ça très intéressant
44:13de parler
44:15aux gens
44:16dans les pays
44:17un peu
44:17à la périphérique
44:18de l'Europe
44:18j'étais en Bulgarie
44:19en été
44:20et là
44:21bien sûr
44:22ils sont à 500 kilomètres
44:24de la Crimée
44:25alors c'est vraiment
44:26proche
44:26de la guerre
44:28en Ukraine
44:31et nous voyons
44:32vraiment une perception
44:34de l'Europe
44:34très différente
44:35on rencontre
44:36des gens
44:36qui disent
44:36oui
44:36on adore l'Europe
44:37on veut que l'OTAN
44:39est là
44:39alors c'est un peu
44:41peut-être
44:41notre vue du centre
44:43de l'Europe
44:43qu'on voit
44:44des forces politiques
44:46qui sont plutôt
44:47contre l'Europe
44:48mais si on voit
44:49un peu à la périphérie
44:50que ça change vraiment
44:51Il faut envoyer
44:52les Français
44:52en colonie de vacances
44:53en Bulgarie
44:54C'est un moment
44:56presque existentiel
44:57pour l'Europe
44:57vous écoutez tous
44:58Richard
44:59Oui
44:59et c'est donc
45:00un moment
45:00où il faut être créatif
45:01pour l'Union Européenne
45:03sur le plan
45:03des solutions
45:04à proposer
45:05aux pays
45:06de la périphérie
45:06européenne
45:07Pour l'instant
45:07on n'a qu'une solution
45:09c'est l'élargissement
45:10c'est-à-dire l'intégration
45:11L'Islande
45:12vient de montrer
45:13que ce n'est peut-être
45:14pas la bonne solution
45:15L'Islande fait partie
45:16de l'espace économique
45:17européen
45:18c'est-à-dire
45:19d'un ensemble
45:19avec la Norvège
45:20et le Liechtenstein
45:21la Suisse n'y est pas
45:22un ensemble
45:23qui est associé
45:24à l'Union Européenne
45:24et moi personnellement
45:25j'ai été assez surpris
45:27mais peut-être
45:27que je vais être démenti
45:28lundi par Mme Van der Leyen
45:29voilà un modèle
45:30qu'il faudrait proposer
45:31au Groenland
45:32le Groenland
45:33n'est pas membre
45:33de l'Union Européenne
45:34mais pourquoi
45:34ne rejoindrait-il pas
45:36cet espace économique
45:37européen
45:38qui est associé
45:40au marché intérieur
45:40européen
45:41mais avec la possibilité
45:42d'en exclure
45:43un certain nombre
45:44de sujets
45:44dans le cas de l'Islande
45:45c'est la pêche
45:45secteur absolument crucial
45:47je crois que là
45:48l'Union Européenne
45:48a l'obligation
45:50de faire preuve
45:50d'inventivité
45:51parce que tous les pays
45:52de sa périphérie
45:53ne sont pas
45:54prêts à entrer
45:55à être des membres
45:57de l'Union Européenne
45:57les négociations
45:58c'est très compliqué
45:59c'est très long
46:00et c'est normal
46:01peut-être faut-il
46:02déjà proposer
46:03cet espace économique
46:04européen
46:05comme une forme
46:06je dirais
46:07d'association
46:09ordonnée
46:09avec des instituts
46:10le Groenland
46:11pourrait peut-être aussi
46:12se rapprocher
46:13plus étroitement
46:14du Canada
46:15je crois qu'ils ont
46:16des racines inuites
46:17communes
46:18je ne sais pas
46:19si là où il y a
46:19tant de glace
46:20il y a beaucoup de racines
46:20mais je peux vous assurer
46:21d'une chose
46:22c'est que oui
46:22les inuits sont passés
46:24par le Canada
46:25et on continue
46:26jusqu'au Groenland
46:26nous sommes adjacents
46:28de bien et manières
46:28oui tout à fait
46:30on va terminer
46:31ces experts sans frontières
46:32par vos cartes blanches
46:33respectives
46:34des médias
46:35des articles
46:35de vos pays respectifs
46:36qui souvent nous apprennent
46:38pas mal de choses
46:40de ce qui se passe
46:41en dehors de chez nous
46:42je commence avec vous
46:42Richard
46:43vous avez sélectionné
46:45un article de Blic
46:46autour d'une arme
46:48qui a servi
46:49à la tuerie
46:49d'Aro en Suisse
46:50oui alors vous savez
46:51qu'il y a eu cette tuerie
46:52et on s'est beaucoup
46:53interrogé
46:54alors finalement
46:54le tueur
46:55est un citoyen suisse
46:56originaire du Jura
46:57qui semble avoir agi seul
46:58et qui avait trouvé le moyen
47:00en Suisse
47:00d'acheter une kalachnikov
47:01j'ai choisi cet article
47:03parce que pendant la période
47:04de l'enquête
47:04la conférence de presse
47:06des autorités
47:06n'a eu lieu que mercredi
47:07il y a eu à peu près
47:08quatre jours
47:09on s'est demandé
47:10s'il n'avait pas
47:11utilisé son arme de service
47:13car vous savez
47:13qu'en Suisse
47:15c'est une armée de milices
47:16et les recrues
47:17gardent leurs armes
47:18à la maison
47:19et il y avait eu
47:20des tueries dans le passé
47:21avec ces armes
47:21et ce que je trouve intéressant
47:22c'est que ça a mis la Suisse
47:24devant une réalité
47:25c'est la présence
47:26d'armes importantes
47:27dans un pays
47:28réputé pacifique
47:29et le fait que
47:30tous les Suisses
47:31tirent au fusil
47:32les stands de tir
47:33sont importants
47:34et ça amène
47:36ce point de débat
47:37qui est
47:37sommes-nous
47:37un pays aussi pacifique
47:39qu'on le prétend ?
47:40La réponse
47:40on le voit
47:41est non
47:41avec beaucoup
47:42avec beaucoup d'armes
47:47qui circulent
47:48merci Richard
47:49c'est un article
47:50à retrouver
47:51dans Blic
47:51je continue ce tour de table
47:53avec vous
47:53Friedrich Hoffmann
47:54un article
47:55je crois
47:56de la
47:56Frankfurter Gemeinschaften
47:57oui c'est un article
47:59de mes confrères
47:59de la
48:00Frankfurter Gemeinschaften
48:01sur les élections
48:02de dimanche
48:03très intéressant
48:03nous avons parlé
48:04des élections
48:05aux Sachsen-Anhalt
48:06alors qu'ils vont se passer
48:08ce week-end
48:08et c'est un correspondant
48:10qui a suivi
48:11Ulrich Sigmund
48:12le candidat
48:13plusieurs jours
48:13il était
48:14je pense Richard
48:15vous l'avez dit
48:16le petit moto
48:17la petite mobilette
48:19alors
48:19parce que je crois
48:21là c'est l'image
48:22sympathique et nostalgique
48:24visage sympa
48:25d'un parti
48:26d'une partie radicale
48:28et c'est que je trouve
48:29intéressant
48:29parce que comme journaliste
48:30nous cherchons souvent
48:31les explications
48:32dans les chiffres
48:33nous avons parlé
48:33de l'économie
48:34mais là
48:35dans cet article
48:36c'est très très très
48:37pertinent
48:38que c'est pas que
48:39les chiffres
48:41classiques
48:42qui décident
48:43pour les élections
48:44c'est aussi
48:44des émotions
48:45et Ulrich Sigmund
48:47il a vraiment
48:47un talent
48:48de parler aux gens
48:49il est toujours sympa
48:50et quand on regarde
48:52un peu ce qu'il dit
48:53sur Instagram
48:54quand il fait des discours
48:55c'est un peu
48:56comme Jordan Balella
48:57c'est tout
48:58fait comme
48:59les petits morceaux
49:01à 12 secondes
49:02pour Instagram
49:03alors il est vraiment
49:03bien en communication
49:04en politique
49:05le récit
49:06peut être très important
49:07d'ailleurs on manque
49:08de récits souvent
49:09en France
49:09lui il a un récit
49:10il a l'air
49:12très très sympa
49:13et même si
49:14le programme
49:15détériorait
49:16la situation économique
49:17de cette région
49:19même s'il arrive
49:21à donner
49:22cette question
49:23d'espoir
49:24et un peu
49:24de montrer l'avenir
49:26et ça je trouvais
49:26intéressant
49:27quand on suit
49:28les gens
49:29et qu'on prend
49:29vraiment le temps
49:30comme correspondant
49:31de suivre
49:31un peu plus
49:32que juste
49:33un meeting
49:35et de prendre
49:36le temps
49:36de comprendre
49:37la forme
49:37et le fond
49:38émotionnel
49:38et que c'est
49:40moins protestation
49:41mais aussi conviction
49:42un article
49:43retrouvé
49:43dans la
49:43Frankfurt
49:43Allgemeine
49:44Zeitung
49:45Stéphane
49:45vous avez choisi
49:46un article
49:48dans le journal
49:49de Montréal
49:49c'est une histoire
49:50de piano
49:51et de personnalité
49:52oui en effet
49:53alors c'est évidemment
49:54un peu ironique
49:55sinon avec un petit
49:56clin d'oeil
49:57que ça vous est présenté
49:58c'est l'équivalent
49:58du Parisien
49:59le journal de Montréal
50:00et on y apprend
50:01que Pierre-Eliott Trudeau
50:03premier ministre du Canada
50:04jusqu'à tout récemment
50:05se magasinaient
50:07pour parler québécois
50:08allaient s'acheter
50:09un piano
50:09avec sa douce
50:11Katy Perry
50:11ils font la manchette
50:13ils coupent le star
50:14évidemment
50:15mais c'est ce contraste
50:16entre notre premier ministre
50:17qui sourit aujourd'hui
50:19assez peu souvent
50:19sérieux
50:20à la manœuvre
50:22plébiscité par les Canadiens
50:23même quand ils ne sont pas
50:24fans du parti libéral
50:25et cet ancien premier ministre
50:27qui a été en d'autres temps
50:28aussi comme politique
50:28la coqueluche
50:29de la presse internationale
50:30et qui est retourné
50:31peut-être à sa vocation première
50:33c'est-à-dire
50:34faire parler de lui
50:35efficacement
50:35sur les réseaux sociaux
50:36en douze secondes
50:37parce qu'il interprète
50:38la chanson de son fils
50:39qu'il entend dans une quincaillerie
50:41ou alors parce qu'il est en train
50:42d'acheter un piano
50:44après il aurait été capable
50:45de faire la même chose
50:46quand il était premier ministre
50:48non?
50:49d'occuper cet espace média
50:50oui certainement
50:51il n'y a aucun doute
50:52mais sa vocation
50:54je pense aujourd'hui
50:54est très très bien incarnée
50:55dans son nouveau rôle
50:57de coqueluche des réseaux
50:58et d'ex-premier ministre
51:01amoureux d'une grande vedette
51:02et ça marche très bien pour lui
51:03ils ont d'ailleurs choisi
51:04de vivre à Montréal
51:05Trudeau et Katy Perry
51:06le couple star
51:07à retrouver dans le journal
51:08de Montréal
51:09merci Stéphane
51:09on termine ce tour de table
51:11avec vous
51:11Madoka Kitamatsu
51:12un article du très sérieux
51:14Nikkei
51:16autour d'un prix
51:17que je découvre
51:18grâce à vous
51:19le prix
51:20IG Nobel
51:21IG Nobel
51:21en fait c'est un jeu de mots
51:22autour de ignoble
51:23IG Nobel
51:24racontez-nous
51:25alors c'est un prix
51:26très très connu au Japon
51:27justement
51:27parce que ça fait 20 années
51:29successives
51:30que les chercheurs japonais
51:31ont gagné ce prix
51:32tous les ans
51:33et cette année
51:35c'était deux chercheurs japonais
51:37il y en a un
51:38qui a gagné le prix
51:39pour son recherche
51:40sur comment se moucher
51:41comme il faut
51:41comment se moucher
51:42comme il faut
51:42parce que c'est un prix Nobel
51:44des recherches
51:45les plus loufoques
51:47ou qui font rire
51:48oui voilà
51:48et puis l'autre
51:49qui a fait une comparaison
51:51entre le lait maternel
51:52des cafards
51:53et le lait de vache
51:54ah d'accord
51:57maternel
51:57cafard
51:58lait de vache
51:58vous êtes bien sur
51:59BFE Business
52:00d'accord
52:01et qui arrive à faire
52:02un lien
52:02ils ont trouvé
52:03que le lait de cafard
52:04était plus nutritious
52:05alors
52:08et donc
52:09il a reçu
52:09le prix IG Nobel
52:10oui
52:11donc j'ai choisi ça
52:12parce que ça me rassure
52:12quand même
52:13qu'il y a des choses
52:14qui continuent
52:15malgré ce temps
52:16très turbulent
52:17et aussi
52:18mais ils sont pas
52:20ils sont pas
52:20enfin
52:21ils sont quand même
52:22sous l'effet
52:23de l'administration Trump
52:24parce que jusqu'à maintenant
52:25ils ont toujours présenté
52:26annoncé
52:26le gagnant
52:27de ce prix
52:28aux Etats-Unis
52:29mais à partir de cette année
52:30ce sera en Europe
52:31parce que ça devient
52:32de plus en plus difficile
52:34pour les chercheurs
52:35et les journalistes
52:35de se rendre aux Etats-Unis
52:37donc le prix IG Nobel
52:38maintenant est à Zurich
52:39on le suivra grâce à vous
52:40chaque année ce prix
52:41qui est raflé par les japonais
52:43ce sont les japonais
52:44ils ont reçu 20 prix
52:45en 50 ans quoi
52:46c'est quand même
52:47les rois du prix IG Nobel
52:49merci beaucoup en tout cas
52:50pour vos analyses
52:51pour vos regards
52:52passionnants
52:53et passionnés
52:54les experts sans frontières
52:55c'est déjà fini
52:55avec Stéphane Bureau
52:56essayiste et journaliste québécois
52:58Richard Verli
52:58correspondant du média suisse
53:00Blick en France
53:01Frédéric Hoffmann
53:01correspondant du Handelsblatt
53:03aussi en France
53:03et Madoka Kitamatsu
53:05chef du bureau du Nikkei
53:06à Paris et à Genève
53:08je crois que c'était peut-être
53:08une des dernières fois
53:09que vous venez avec nous
53:10parce que vous rentrez aussi
53:11à Tokyo
53:11c'est ça
53:12donc je voulais au nom
53:13de BFM Business
53:14vous remercier énormément
53:15pour toutes vos participations
53:17et vos regards éclairés
53:19très importants pour nous
53:20on continuera à s'appeler
53:22mais depuis Tokyo
53:22merci
53:23voilà
53:23les experts sans frontières
53:25c'est terminé
53:25à la semaine prochaine
53:26très beau week-end à tous
53:29les experts sans frontières
53:31sur BFM Business
53:32Sous-titrage Société Radio-Canada
53:33Sous-titrage Société Radio-Canada

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