- il y a 7 semaines
Ce mardi 8 septembre, Gérald Grant, directeur délégué en charge de l'allocation d'actifs chez Fundesys, Benoît Vesco, président de Delubac AM, et Laurent Chaudeurge, membre du comité d'investissement chez BDL Capital Management, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:118h58, dans un instant il sera à 9h, Léo Dumas nous parlera de Mistral, qui a fait un nouveau tour
00:16de table, qui annonce ce matin avoir levé 3 milliards d'euros.
00:193 milliards d'euros qui ont été récoltés notamment de la part d'investisseurs prestigieux, les Samsung, Nvidia, Salesforce ou
00:25encore ASML étaient de la partie.
00:27Le groupe n'est pas encore coté, mais il n'exclut pas une cotation, même si à court terme ce
00:30n'est pas une priorité.
00:32Dans un instant, avec nos deux invités en plateau, nous reviendrons sur un contexte de marché toujours tendu, que ce
00:39soit sur le marché obligataire mais également sur le pétrole.
00:41Le baril de pétrole tutoie les 98 dollars sur un plus haut de fin juillet.
00:45Beno Avesco de Delubac à l'Asset Management et Gérald Grand de Fundesis nous accompagneront pour également parler des secteurs,
00:51des secteurs à suivre pour cette dernière partie de l'année.
00:55Et puis à 9h20, c'est Laurent Chauderge de BDL Capital Management qui viendra nous donner des idées d'investissement.
01:02En tout cas aujourd'hui, comment être prudent sur les marchés par rapport à l'intelligence artificielle.
01:07En tout cas chez BDL, ils sont prudents par rapport aux valeurs que ce soit sur les hyperscalers, que ce
01:13soit sur les data centers.
01:15Laurent Chauderge viendra nous expliquer tout ça en dernière partie d'émission.
01:19Voilà le programme de Good Morning Market 9h, 9h30 et puis ensuite vous retrouvez leur closier à 9h30.
01:24Avec les experts à 9h30, aujourd'hui on ouvrira une émission pile au moment où on pourra parler du classement
01:29PISA.
01:30Vous allez le voir, je ne vous dévoile rien, mais les chiffres ne sont pas bons, notamment sur les mathématiques.
01:35Ça se dégrade globalement pour l'ensemble du monde où les résultats sont mauvais, mais particulièrement pour la France.
01:40Ça tombe bien avec Jaravel, le président délégué du conseil d'analyse économique.
01:44Il a des chiffres, un plan de 4 milliards à proposer pour relever le niveau scolaire en France.
01:50Il sera donc notre invité dans les experts. On sera aussi avec Philippe Mutrici, directeur des études de BPI France.
01:54Et Stéphanie Villers, conseillère économique chez PwC France et Maghreb.
01:58Voilà le programme des experts, 9h30, 10h30 avec leur closier. En attendant, c'est Léo Dumas. Il est 9h.
02:05BFM Business, l'info éco. Léo Dumas.
02:09Elle a eu la nouvelle levée de fonds record pour Mistral Aï, la pépite française de l'IA qui lève
02:143 milliards d'euros ce matin.
02:15Elle est valorisée désormais au-delà de 21 milliards.
02:17Mistral Aï qui réunit du beau monde dans ce nouveau tour de table.
02:22Le coréen Samsung, ASML, Nvidia ou encore Salesforce.
02:25De quoi donc doubler sa valorisation en un an et surtout aider la start-up à accomplir son objectif d
02:30'opérer 200 mégawatts de capacité de calcul l'an prochain et 1 gigawatt d'ici à 2030.
02:37En attendant, c'est le marché du pétrole qui grimpe encore aujourd'hui, tout doucement vers les 100,98 dollars.
02:42Le baril de Brent à l'instant presque 94 sur le WTI aux Etats-Unis.
02:47Alors que les infrastructures énergétiques ont encore été ciblées au Moyen-Orient ces dernières heures, l'Arabie saoudite affirme que
02:53les rebelles outils du Yémen ont ciblé plusieurs de ces sites,
02:57ce qui a même provoqué une interruption temporaire des opérations.
03:01En France, à l'instant, l'annonce du déficit commercial, il s'est encore creusé.
03:05Au mois de juillet, 900 millions d'euros de trous pour atteindre au total 6,7 milliards à cause de
03:13la hausse des importations, notamment dans le secteur du matériel de transport, nous disent les douanes.
03:18Et puis à Pékin, c'est un nouveau bond des exportations qui a été annoncé tout à l'heure, plus
03:2225% sur un an au mois d'août, plus 34% vers les Etats-Unis grâce à l'explosion
03:28de la valeur des ordinateurs et des composants qui sont expédiés.
03:31Ils ont progressé de 50% entre le 1er janvier et le 31 août.
03:37Merci Léo Dumas.
03:389h02, le CAC 40 recule ce matin à l'ouverture.
03:42Moins 0,38%, 8274 points.
03:45Quand vous regardez les autres indices en Europe, c'est du rouge également.
03:47Moins 0,2% pour l'Eurostock 50, moins 0,3% pour le DAX à Francfort.
03:52Avec donc ce baril de pétrole qui tutoie les 100 dollars, 98,60 dollars pour le Bren, 94 dollars pour
03:58le WTI.
03:59Avec une tension obligataire qui est toujours persistante à nouveau ce matin, que ce soit en Europe mais aussi aux
04:05Etats-Unis.
04:06Hier, le marché obligataire était fermé aux Etats-Unis, idem pour la partie action.
04:10Et là, ces dernières heures, le 10 ans américain tutoie à nouveau les 4,80.
04:14Le 2 ans de son côté est à 4,37.
04:17Beaucoup de valeurs à suivre ce matin avec des sociétés qui tiennent leur journée investisseur.
04:22C'est le cas de Sandoz qui gagne 3% ce matin à la bourse de Zurich.
04:26Le fabricant de médicaments revoit à la hausse ses prévisions à l'horizon 2030.
04:33Le titre apprécie.
04:35Plus 2,8% à 70 francs suisses.
04:38Vous avez Rubis également qui ce matin revoit à la hausse ses prévisions.
04:42Grâce notamment à la bonne tenue des matières premières.
04:44Plus 3% à 34,92 euros.
04:46De son côté, vous avez Bic également qui tient aujourd'hui sa journée investisseur.
04:52Très courte pause.
04:52On se retrouve dans un instant pour parler de secteur, d'allocations.
04:56Avec donc nos deux experts du jour.
04:59Benoît Vesco de Delubac Asset Management et Gérald Grant de Fundesys.
05:14Avec en plateau donc Benoît Vesco.
05:17Bonjour Benoît.
05:17Vous êtes président de Delubac Asset Management et Gérald Grant,
05:20directeur délégué en charge de l'allocation d'actifs chez Fundesys.
05:23Bonjour Gérald.
05:24Bonjour Mathien.
05:24Merci à tous les deux de nous accompagner ce matin.
05:27Alors avant la BCE jeudi et puis l'inflation américaine vendredi,
05:31on va se pencher un petit peu sur ces marchés actions.
05:34On le voit ce matin, une ouverture en légère baisse sur les principaux indices en Europe.
05:39Il faut dire que le pétrole continue de grimper.
05:41Et comme ces derniers jours, Benoît Vesco, à chaque fois que le pétrole monte,
05:44ça a un impact sur le marché obligataire.
05:46Encore ce matin, le Bund, donc le 10 ans allemand, est à 3,4%.
05:51C'est une première depuis 2011.
05:53Et le 10 ans français est toujours au-delà des 85 pour la première fois depuis 2008.
05:57Oui, clairement, on a bien depuis déjà maintenant quelques semaines et quelques mois
06:02une pression sur les marchés obligataires.
06:05On ne voit pas vraiment de désescalade,
06:07on n'en voit pas même du tout de désescalade sur cette guerre en Iran
06:11et cette réouverture potentielle du détroit d'Harmouz.
06:14Et les derniers espoirs, même s'ils étaient ténus,
06:16se sont évanouis encore au cours de la nuit.
06:19Donc on a bien une pression sur le marché obligataire.
06:22Et je dirais qu'il y a deux facteurs sur le marché obligataire.
06:24Il y a des facteurs structurels, l'endettement des pays occidentaux
06:28qui n'a fait qu'augmenter au cours de ces dernières décennies
06:30et un facteur conjoncturel, c'est prix de l'énergie
06:34depuis la fermeture du détroit d'Harmouz
06:36qui reste à des niveaux élevés,
06:39qui même repartent à la hausse comme vous le disiez.
06:42Et il faut l'associer à une certaine incertitude
06:46sur ce que veut faire la réserve fédérale américaine
06:48depuis la nomination du président Kevin Warsh.
06:51Il y a un soupçon, est-ce que Kevin Warsh est réellement indépendant ?
06:56Les conditions de la nomination ont semé le doute.
06:58Et donc les marchés obligataires font le travail,
07:00font quelque part le travail des banques centrales
07:03et les taux se tendent.
07:04Alors ce qui est frappant, en tout cas moi ça me frappe,
07:07peut-être que j'irais grande, vous allez me dire non, c'est normal,
07:10la partie action résiste très bien.
07:12C'est vrai que certes l'Europe et Wall Street
07:15ne sont plus sur des niveaux records,
07:18mais on n'en est pas très loin.
07:19On est allé à 4-5% des plus hauts qui ont été touchés cet été.
07:23C'est-à-dire que le marché action s'habitue à ce pétrole cher, 98 dollars.
07:28On est quand même sur un plus haut de fin juillet,
07:29il y avait une belle détente cet été.
07:31Là le pétrole a réussi à reprendre 10-15 dollars en ligne droite.
07:34Et pour l'instant la partie action ne branche pas trop.
07:37Oui c'est normal Etienne.
07:39Non mais plus sérieusement,
07:40je rajouterai un mot à ce qu'a dit Benoît sur la tension des taux longs.
07:45Alors ça a été largement commenté,
07:46c'est pour ça que je ne vais pas m'éterniser là-dessus,
07:48mais il y a quand même un troisième facteur
07:49qui est ultra important depuis quelques mois.
07:51C'est que l'État américain,
07:54et plus généralement les États dans le monde,
07:56sont en concurrence dans leur levée de fonds
07:59avec des entreprises américaines,
08:01notamment dans la tech et l'IA,
08:02qui émettent de la dette à tour de bras,
08:05en centaines de milliards de dollars,
08:07pour financer leurs dépenses d'investissement,
08:10qui jusqu'à il y a 6-12 mois,
08:12étaient financés exclusivement par des cash flows.
08:17Donc ça c'est un autre point qui évidemment
08:18tend les rendements à long terme,
08:20parce que lorsque vous êtes investisseur
08:22et que vous avez le choix entre un Google
08:24ou un Amazon ou autre,
08:25et l'État américain avec effectivement
08:28les entêtements qu'a souligné Benoît,
08:30on peut se poser la question rationnelle
08:33de savoir vers où l'on va.
08:35Donc ça c'est une première aparté.
08:36Et ça rejoint finalement votre question sur les actions,
08:39c'est que finalement l'investisseur se dit
08:42oui les taux longs se tendent,
08:44mais est-ce que, comme ne l'a pas souligné
08:46Kevin Warsh au moment de Jackson Hole,
08:49donc il y a maintenant deux semaines et demie à peu près,
08:52ce n'est pas pour de bonnes raisons,
08:53et ces bonnes raisons c'est aussi
08:56une économie américaine qui se porte bien.
08:59C'est-à-dire que globalement
09:00le PIB nominal américain est solide,
09:03les ventes finales,
09:05donc toutes ventes confondues aux États-Unis
09:06se portent bien,
09:07le marché de l'emploi, on l'a vu vendredi,
09:09quoi qu'on en dit sur les chiffres
09:10et comment ils sont calculés,
09:11peu importe, ce n'est pas le débat,
09:12aujourd'hui il est quand même solide,
09:14et cela sans forcément de tensions fortes
09:17sur les prix de la main-d'œuvre américaine.
09:21Mais est-ce que ce n'est pas l'IA
09:22qui brouille un petit peu tous ces signaux ?
09:24Parce que pendant des semaines, des mois,
09:26et d'ailleurs c'était l'argument,
09:27et vous j'imagine qu'en termes d'allocation
09:28vous l'avez également appliqué,
09:30cette règle, on avait une économie en cas,
09:31et on le voyait bien,
09:32notamment sur la partie actions,
09:33c'était l'intelligence artificielle
09:35qui tirait la dynamique.
09:37D'un point de vue macroéconomique,
09:39on a toujours quand même
09:41des inégalités qui sont présentes,
09:42ça bien sûr, ça fait des années,
09:44malheureusement que ça persiste,
09:45mais quand vous regardez cette croissance,
09:48le taux de chômage, etc.,
09:50aujourd'hui le marché peut s'en contenter ?
09:53Malheureusement, si je dois être un peu cynique,
09:55le marché ne regarde pas que l'emploi,
09:58il regarde surtout la croissance des bénéfices
10:00et la pérennité de cette croissance.
10:01Et là, le constat, il est assez criant.
10:05On l'a vu, on vient d'achever la semaine dernière
10:08la publication de tous les résultats
10:09du deuxième trimestre aux Etats-Unis,
10:11et le résultat était spectaculaire.
10:1452% de croissance sur un angle glissant,
10:17certes, même si on retraite des effets comptables,
10:19de prise de mark-to-market,
10:21des participations, des gros hyperscalers,
10:23c'est quand même de l'ordre de 30%,
10:25mais aussi et surtout,
10:27on voit qu'il n'y a pas que la tech qui est en progression.
10:29C'est-à-dire qu'en dehors de la tech,
10:30les autres secteurs se sont très bien comportés
10:32et on est bien au-dessus des attentes que l'on avait.
10:34Et je termine là-dessus,
10:35les révisions déjà pour la suite
10:38continuent de progresser et partout dans le monde,
10:40pas qu'aux Etats-Unis.
10:41Et ça, c'est un facteur qui est très solide pour le moment.
10:43Dans l'intelligence artificielle,
10:44il faudra encore suivre Adobe et Oracle,
10:46deux publications jeudi,
10:48notamment Oracle.
10:49On se souvient que plusieurs fois,
10:51Oracle avait inquiété les investisseurs
10:52en ce qui concerne notamment
10:53la monétisation de l'intelligence artificielle.
10:56Benoît Vesco chez Delubac AM,
10:58est-ce que quand vous regardez aujourd'hui
10:59ce thème de l'intelligence artificielle,
11:01vous vous dites, ça y est,
11:02ça commence un peu à se diffuser
11:03à l'ensemble des secteurs
11:04ou non, c'est encore trop tôt ?
11:06Non, c'est exactement ça.
11:07Vous le disiez tout à l'heure,
11:09d'abord, les géants de l'IA
11:10ont capté l'essentiel de l'attention
11:12des marchés actions.
11:14Et depuis, ces centaines de milliards de dollars
11:16qui arrivent en investissement
11:17se diffusent à l'ensemble de l'économie.
11:20La bonne nouvelle,
11:20c'est qu'on retrouve des acteurs en Europe
11:22qui sont favorisés.
11:22Mais au fur et à mesure,
11:24on fabrique des câbles.
11:25Ça peut être un précipient, par exemple.
11:27On a besoin d'efficacité énergétique.
11:30On a besoin aussi d'infrastructures
11:33pour l'ensemble de ces data centers.
11:36Donc tous ces investissements gigantesques
11:38se diffusent à l'ensemble de l'économie.
11:39On retrouve des champions européens.
11:41Un Soitech, par exemple,
11:42qui a des technologies particulières
11:44qui intéressent les marchés.
11:46Donc tout ça est très intéressant
11:48puisqu'on n'est plus aussi concentré
11:50que ce qu'on a pu être au tout début.
11:52Est-ce que toutes ces nouvelles
11:53ne sont pas déjà dans les cours ?
11:55C'est-à-dire que quand vous évoquez
11:57ces valeurs liées à l'électrification,
11:59c'est vrai que ça fait déjà un an,
12:00deux ans, bientôt trois ans
12:02qu'elles sont portées par l'IA.
12:04C'est de plus en plus concret.
12:05C'est ça qui est intéressant.
12:06C'est-à-dire qu'il y a eu aussi
12:07la période d'anticipation.
12:08Effectivement,
12:09on voyait ces milliards annoncés.
12:11Ils arrivent,
12:12les cannecônements se gonflent.
12:13Et donc ça,
12:14c'est quelque chose d'intéressant.
12:15Après,
12:15il n'y a pas que la thématique de l'IA.
12:17Et ça aussi,
12:17c'est un élément intéressant
12:18quand on gère un portefeuille.
12:20On va retrouver des thématiques
12:22beaucoup plus larges,
12:23comme par exemple
12:24des thématiques de santé,
12:26de secteur bancaire,
12:27financier,
12:27qui se regonflent
12:28et qui fonctionnent bien.
12:30Donc là aussi,
12:30il faut être un peu plus diversifié
12:32qu'à certains moments.
12:34C'est une bonne chose
12:35sur les marchés,
12:36puisque avoir une concentration
12:38ultra forte
12:40n'était pas satisfaisant.
12:41Il fallait l'être à un moment donné,
12:42mais ce n'était pas satisfaisant.
12:44On retrouve des portefeuilles
12:45plus équilibrés.
12:46Et si on rajoute une autre jambe
12:48qui est la jambe obligataire
12:49quand on vend des portefeuilles
12:50avec une dose de prudence,
12:51on retrouve sur les parties
12:52une investment grade,
12:53par exemple,
12:54en zone euro,
12:55des portefeuilles
12:56où on peut constituer
12:56des rendements à 4%
12:58sans prendre un grand risque
13:00sur les émetteurs.
13:01Là aussi,
13:01on commence à avoir
13:02des choses assez intéressantes
13:04dans cette thématique
13:05de construction de portefeuilles.
13:07Le baril de Brent
13:08est donc ce matin
13:08à 98 dollars.
13:10Les cours du gaz
13:11en Europe
13:11sont sur des plus hauts
13:12de 3 ans,
13:1373 euros le mégawatt-heure.
13:16Est-ce que c'est un sujet
13:17aujourd'hui
13:17pour les investisseurs,
13:19Gérald Grant,
13:20notamment pour vous
13:21en tant qu'allocataire ?
13:22Est-ce que vous vous dites
13:22aujourd'hui,
13:23au vu de ces prix
13:24des matières premières,
13:25je ne sais pas,
13:25il faut continuer
13:26à être long
13:28sur la partie
13:29matières premières
13:30et puis plutôt short
13:31sur la partie industrielle
13:34ou non,
13:35les industriels
13:36se sont adaptés ?
13:37Il y a beaucoup de questions
13:38et on touche
13:39en sous-jacent
13:40la problématique
13:41des banques centrales
13:42également.
13:42Je vais juste commencer
13:43à répondre
13:44sur la partie métaux
13:45et énergie,
13:46etc.
13:47Sur les métaux
13:48et les matières premières
13:49en général,
13:50vous voyez l'absurde,
13:51c'est que sur les matières
13:51premières en général,
13:52nous on aime beaucoup
13:53tout ce qui est métaux
13:54liés effectivement,
13:55ce qu'on évoquait tout à l'heure,
13:57à la transition énergétique
13:58qui sert notamment
13:58à l'IA,
13:59pas que,
14:00mais notamment.
14:01Et là,
14:01on l'a vu au cours de l'été,
14:03ça s'est plutôt bien passé
14:04sur ces segments-là,
14:06contrairement par exemple
14:07à d'autres secteurs
14:07comme le solaire
14:08qui ont souffert au mois d'août,
14:09mais sur les métaux
14:10qui sont utiles là-dedans,
14:12ça s'est bien passé.
14:13Donc ça,
14:13c'est un premier point.
14:14Le deuxième point,
14:15je vais aller sur les banques centrales
14:16parce que finalement,
14:17est-ce que c'est un sujet ou pas ?
14:19Paradoxalement,
14:19on est dans un contexte
14:21où les deux grandes banques centrales
14:22que sont la BCE
14:23qui se réunit donc jeudi
14:25et la Fed
14:27mercredi de la semaine prochaine
14:28se retrouvent dans une situation
14:30où l'une va
14:31très certainement
14:32relever les taux,
14:33en tout cas,
14:34c'est pricé à 100%,
14:35c'est la BCE
14:35et la Fed,
14:36on ne sait pas encore très bien
14:38les estimations de marché
14:39sont autour de 60%,
14:40mais dans les deux cas,
14:42on a une BCE
14:43qui a priori
14:44n'a pas besoin
14:45de monter ses taux
14:46au regard de l'économie
14:47et une Fed
14:48qui en aurait besoin.
14:50Pourquoi la BCE
14:50n'en a pas besoin ?
14:51Parce que,
14:52Madame Lagarde l'a dit elle-même
14:53en mois de mars,
14:54la Banque Centrale Européenne
14:55ne peut rien faire
14:56sur les prix de l'énergie
14:57et là,
14:58elle va monter ses taux
14:59en justifiant
15:00que les prix de l'énergie
15:01sont en train de monter.
15:02Or,
15:03ce n'est pas le sujet de l'Europe.
15:04L'Europe,
15:04la consommation ralentit,
15:06l'investissement diminue
15:07et ce qui marche,
15:08c'est le commerce extérieur.
15:09Sur quoi les taux
15:11vont influencer
15:12le plus négativement,
15:13évidemment,
15:13sur la consommation
15:14et l'investissement.
15:15Donc,
15:15on va taper là
15:16où ça fait mal encore
15:17et on ne va absolument pas
15:19résoudre le problème
15:19de l'énergie
15:20qui est totalement
15:21indépendant
15:22de la Banque Centrale
15:23et qui plus est,
15:23je vais aller même plus loin,
15:24les prix de l'énergie
15:25coûtent au consommateur final
15:26mais ne rapportent pas
15:27grand-chose à l'Europe
15:28puisqu'on importe
15:29quasiment tout.
15:29Alors qu'aux États-Unis,
15:30quand un État
15:31va dépenser
15:32dans la hausse de l'énergie,
15:33ça va aider probablement
15:34les producteurs
15:36du Texas notamment.
15:37On a des valeurs
15:38quand même énergétiques
15:39en Europe.
15:40D'ailleurs,
15:40vous l'avez eu
15:40sur le stock 650,
15:42la croissance des bénéfices
15:43par action
15:43a été tirée
15:44par ce segment.
15:45Oui, c'est vrai
15:45et effectivement,
15:46le secteur de l'énergie
15:47a été un des gros contributeurs
15:49de la performance
15:50des marchés.
15:50Alors chaque année,
15:51on a un qui tire beaucoup.
15:52Il y a deux ans,
15:54l'année dernière,
15:55c'était les bancaires.
15:56Donc chaque année,
15:57on a un gros secteur
15:58qui tire.
15:58Là, l'énergie a contribué
15:59mais la question
16:00qu'on doit se poser,
16:01c'est est-ce que réellement
16:02on doit se soucier
16:04du comportement
16:06des prix de l'énergie
16:07à plus long terme
16:07et c'est pour ça
16:08que quand on regarde
16:08aujourd'hui
16:09les anticipations
16:10d'inflation,
16:10que ce soit au niveau
16:11des ménages
16:12ou des marchés
16:12via ce qu'on appelle
16:13les break-even
16:14d'inflation,
16:15finalement,
16:15elles sont pour le moment
16:16encore très ancrées
16:17et c'est tout le rôle
16:19aujourd'hui de Kevin Warch,
16:20nouveau gouverneur de la Fed,
16:21c'est de maintenir
16:22cet ancrage d'inflation
16:23qui reste ancré
16:24jusqu'à ce qu'elle ne le soit plus.
16:25Les banques centrales
16:26ont habitué
16:27d'une certaine façon
16:28les investisseurs.
16:29Cette hausse de taux de jeudi
16:30n'est pas encore annoncée
16:31mais elle est déjà anticipée,
16:32le marché anticipe même
16:33encore une autre hausse de taux
16:34d'ici à la fin de l'année.
16:36Est-ce que ça amène
16:37aujourd'hui
16:38à être prudent
16:38sur la partie européenne
16:40ou non ?
16:40Aujourd'hui,
16:41c'est dans les prix
16:41et puis au contraire,
16:42on peut s'attendre
16:43à une bonne nouvelle.
16:44C'est-à-dire que
16:44toutes les mauvaises nouvelles
16:45peut-être sont déjà
16:45dans les cours.
16:46Pour faire très vite
16:47parce que je parle beaucoup,
16:49en Europe,
16:50je pense que globalement
16:51la santé économique européenne,
16:53finalement,
16:53en dehors de ce que j'ai dit
16:54sur l'économie
16:55et l'investissement,
16:56ça ne va pas si mal.
16:58On a eu une révision
16:59à la hausse
17:00du PIB
17:01de la zone euro.
17:02La BCE jeudi
17:03pourrait d'ailleurs,
17:04puisque vu que le discours
17:05est déjà écrit sur le reste,
17:06peut-être qu'elle peut
17:06se pencher sur autre chose
17:07et pourquoi pas
17:08effectivement revoir
17:09à la hausse
17:10les perspectives
17:11pour les mois qui viennent.
17:13Donc finalement,
17:14ça ne va pas si mal
17:15et surtout,
17:15les résultats des entreprises
17:16aujourd'hui aussi en Europe
17:18continuent d'être révisés
17:19à la hausse.
17:19Donc il n'y a pas
17:19que les États-Unis.
17:20Il y a quand même
17:21une diffusion même géographique.
17:22J'imagine que vous partagez
17:23ce point de vue,
17:23Benoît Resco.
17:24Oui, tout à fait.
17:25Alors la BCE,
17:26en fait,
17:26elle fait ce qu'on appelle
17:27une hausse de taux préventive,
17:28entre guillemets.
17:30Donc pour les marchés,
17:31que ce soit aux États-Unis
17:32d'ailleurs ou en zone euro,
17:33on ne rentre pas
17:34dans un cycle
17:34de hausse de taux
17:35directeur régulier
17:36comme on l'a pu le vivre
17:37en 2022-23.
17:39On est dans ce schéma
17:40où les banques centrales
17:42se doivent de se méfier
17:43d'anticipation inflationniste
17:45qui monterait trop.
17:46Et c'est bien ça.
17:47Pourquoi on est dans
17:47une hausse de taux préventive
17:48parce que pour le moment,
17:50certes,
17:51l'inflation est portée
17:52par la hausse
17:52des prix de l'énergie,
17:53mais on ne voit pas réellement
17:54ce qu'on appelle
17:55les effets de second tour.
17:56On ne voit pas
17:56ces hausses de prix
17:57se diffuser
17:58à l'ensemble de l'économie.
17:59Donc là,
18:00la BCE est dans son rôle.
18:01Elle a un mandat simple,
18:02c'est combattre l'inflation.
18:03L'inflation monte,
18:04elle monte ses taux directeurs.
18:05Mais elle n'annonce pas
18:07de poursuite régulière
18:08de ce mouvement-là.
18:10Le mois de septembre
18:12et le mois d'octobre
18:13ne sont jamais des mois
18:14très bullish
18:15sur la partie action.
18:16Hier, vous me disiez
18:17qu'il faut peut-être
18:17commencer un petit peu
18:18à se préparer
18:19à un rallye de fin d'année.
18:20Alors bon,
18:21on verra s'il se produit.
18:22Mais visiblement,
18:22là, chez vous,
18:23chez Delubacame,
18:24vous commencez un petit peu
18:24à faire votre liste de course
18:26en se disant
18:26tiens, on a quelques valeurs,
18:28quelques secteurs
18:29sur lesquels il faut
18:30d'ores et déjà commencer
18:32à peut-être pas se positionner,
18:33mais regardez.
18:34Oui, ce qui est intéressant
18:35dans cette année
18:36que l'on vit actuellement,
18:37c'est que c'est une année
18:38électorale aux États-Unis.
18:39Et quand on regarde
18:40le comportement
18:41de ces années électorales
18:43aux US,
18:44on voit qu'il y a généralement
18:45un creux en amont
18:46des élections.
18:47Pourquoi ?
18:48Parce que probablement
18:50un peu de tensions politiques
18:51et d'annonces,
18:52et on a un président
18:53qui en est un peu spécialiste,
18:55d'annonces un peu exagérées,
18:56qui peuvent inquiéter
18:57les marchés.
18:59On a tous les ingrédients,
19:00la hausse des taux
19:01dont on parle depuis ce matin
19:03est bien là
19:04pour calmer un peu
19:05les ardeurs des marchés.
19:06Et puis ensuite,
19:08ce qu'on constate en moyenne,
19:09c'est une phase de soulagement.
19:11Une fois que ces élections
19:12sont passées,
19:13on revient au business
19:15as usual,
19:15entre guillemets,
19:16et on constate à nouveau
19:17ce qu'on disait tout à l'heure,
19:19des entreprises qui vont bien,
19:20une croissance qui est très résiliente
19:21et qui permettent au marché
19:23de se refocaliser
19:23sur le fondamental.
19:24Et c'est ça qu'on anticipe
19:25tactiquement actuellement.
19:273 novembre,
19:28il faut retenir cette date.
19:29C'est un mardi,
19:30la date des mid-terms.
19:31Donc pour le mois de novembre,
19:32il faut être prêt.
19:32Comment vous tenez prêt
19:33pour cette fin d'année ?
19:35On regarde comme tous les marchés,
19:37on suit un petit peu
19:38ce qui se passe au fur et à mesure.
19:39et puis un creux
19:40n'est pas forcément
19:41annonciateur
19:42d'une baisse forte des marchés,
19:43mais peut être au contraire
19:45annonciateur
19:45d'une réorganisation
19:46des portefeuilles.
19:47On l'a vu notamment au printemps,
19:48le buy the dip
19:49aux Etats-Unis.
19:51Il a été rapide.
19:52Oui, il a été rapide
19:53et on a des marchés actions
19:54qui n'ont pas baissé
19:56tant que ça.
19:56Le mot de la fin,
19:57Gérald Grant,
19:58donc l'a compris,
19:59vous êtes optimiste
19:59sur la partie actions,
20:00la croissance des profits,
20:01c'est encore et toujours
20:02le moteur pour vous ?
20:03Complètement.
20:04Maintenant,
20:05il n'empêche que,
20:06comme le dit Benoît,
20:07on peut aussi réorganiser
20:08un peu les portefeuilles.
20:09Nous,
20:09nous le conseillons
20:10à nos clients
20:10depuis plusieurs mois
20:11de diversifier un peu plus
20:13plutôt que le trade,
20:15si je peux me permettre,
20:15unique de l'IA
20:16et de la tech
20:17ou de la diversification émergente
20:19qui,
20:19comme je l'ai déjà dit
20:20sur ce plateau,
20:21n'est en fait pas
20:21une réelle diversification
20:22compte tenu de l'importance
20:23de certains pays
20:24comme Taïwan et Corée
20:25dans ces secteurs.
20:27Donc,
20:27attention à cela aussi.
20:28La value européenne
20:29a super bien marché
20:30et marche très bien
20:30depuis même plusieurs années.
20:32il y a de la diversification
20:33à aller chercher.
20:34Optimiste,
20:35mais effectivement,
20:36regardez bien ses portefeuilles,
20:38les diversifiez un peu plus
20:39parce qu'il peut y avoir
20:40des mouvements
20:40de respiration de marché
20:41qui seront peut-être
20:42à mettre à profit.
20:44Merci à tous les deux
20:45de nous raccompagner ce matin.
20:46Gérald Grand,
20:47directeur délégué
20:48en charge de l'allocation
20:49d'actifs de Fondesis
20:50et Benoît Vesco,
20:51président de Delubac
20:51Asset Management.
20:52Rendez-vous le 3 ou 4 novembre
20:54alors Benoît.
20:54Merci à tous les deux
20:55de nous raccompagner ce matin.
20:579h21,
20:57on va continuer à parler d'allocations
20:59avec les équipes
20:59de BDL Capital Management.
21:02Good Morning Market
21:04sur BFM Business.
21:06Sans transition,
21:07c'est Laurent Chauderge
21:08qui est avec nous ce matin
21:09en plateau,
21:09membre du comité d'investissement
21:10de BDL Capital Management.
21:12Bonjour Laurent,
21:13Jean-Étienne,
21:13merci de nous accompagner
21:14ce matin.
21:15Alors, sans reprendre
21:16tous les sujets
21:16qui ont été évoqués
21:17dans ce premier quart d'heure
21:18de Good Morning Market,
21:20vous aujourd'hui,
21:21comment vous trouvez
21:22le marché
21:23qui respire un petit peu ?
21:26On le voit ce matin
21:27en Europe
21:27sur une petite baisse,
21:28les futurs américains
21:29également sont en léger repli.
21:30Pour rappel,
21:31il n'y avait pas de séance
21:31hier à Wall Street
21:33avec une rotation
21:34très forte cet été,
21:36notamment toutes les valeurs
21:37liées aux semi-conducteurs
21:38qui se sont bien dégonflées
21:40et puis à l'inverse,
21:40les valeurs des softwares
21:42qui ont repris
21:43du poil de la bête.
21:45Alors nous,
21:46on est,
21:46il faut être honnête,
21:47on est plus prudent
21:48aujourd'hui
21:49qu'on l'était
21:50au mois de mai
21:51notamment
21:51sur les marchés actions.
21:53Par exemple,
21:54dans notre fonds principal
21:54qui s'appelle
21:55BDL Rempart
21:55où on peut s'exposer
21:56plus ou moins
21:57aux marchés actions,
21:57pour vous donner une idée,
21:58on était à peu près
21:59à 60%
22:00plutôt dans la première partie
22:01de l'année,
22:02en ce moment
22:02on est à 35-40%.
22:03Donc on a réduit
22:04la voilure
22:06pour plusieurs raisons.
22:07Une des raisons
22:08notamment,
22:08c'est que les marchés
22:09ont monté.
22:09Donc aujourd'hui,
22:10les valorisations
22:10sont moins intéressantes
22:11qu'elles ne l'étaient.
22:12Quand vous regardez
22:12toutes les grandes régions,
22:14à part peut-être
22:14les pays émergents,
22:15mais que ce soit
22:15les US,
22:16l'Europe,
22:16l'Angleterre,
22:17le Japon,
22:18les valorisations
22:18en termes de ratio
22:19court bénéfice
22:20sont plus hauts
22:21que leur médiane
22:21sur 20 ans.
22:22Donc il n'y a plus
22:22vraiment de décote.
22:24Mais pourtant,
22:24on le voyait il y a un instant,
22:25les profits étaient au rendez-vous,
22:26au-delà des attentes même.
22:28Donc on pourrait se dire
22:28que le marché est moins cher
22:29aujourd'hui qu'avant
22:30cette saison de résultats
22:32trimestriels, semestriels.
22:32C'est vrai que les profits
22:33sont au rendez-vous,
22:34c'est vrai qu'ils sont au rendez-vous
22:35aux Etats-Unis
22:36et en Europe.
22:37Donc effectivement,
22:38les révisions
22:39étaient à la hausse.
22:41Après,
22:41nous,
22:41ce qu'on pense être
22:42un petit peu fragile,
22:43c'est qu'une grosse partie
22:44de toute cette croissance
22:45et de toutes ces bonnes nouvelles
22:47est quand même tirée
22:52les hausses
22:52d'investissement
22:54des hyperscalers
22:54de 2026-2027.
22:56Aujourd'hui,
22:56ça correspond à 80%
22:58de la croissance
22:58du PIB américain.
22:59Donc on voit bien
23:00qu'il y a une certaine fragilité
23:01parce qu'il y a un moteur
23:02qui fonctionne
23:03et le reste est un peu à tonne.
23:04Comment aujourd'hui
23:05vous restez investi ?
23:07Parce qu'il faut rester investi,
23:09Laurent Chauder
23:10chez BDL Capital Management,
23:12tout en étant
23:13à la fois prudent.
23:14Comment aujourd'hui
23:15on met en place
23:16ces convictions ?
23:17Donc il y a deux manières
23:19de faire.
23:19La première,
23:20c'est de faire attention
23:21aux valorisations
23:22notamment avec des taux
23:23qui montent.
23:23Les taux longs
23:25montent un petit peu
23:25dans tous les pays.
23:26Pour nous,
23:27ça reflète,
23:28certains vous disent
23:28que ça reflète
23:29une croissance
23:29qui est plus prévue.
23:31Pour nous,
23:31ça reflète aussi
23:33une perception accrue
23:35du risque de déficit budgétaire
23:36et d'endettement des États.
23:37Donc le marché reprice
23:38un petit peu ce risque-là.
23:40Et quand les taux montent,
23:41ça veut dire que le coût
23:41du capital monte
23:42et quand le coût
23:42du capital monte,
23:43ça veut dire que
23:44les actifs à duration longue
23:45sont plus fragiles
23:46et vont baisser plus.
23:47Et les actifs à duration longue
23:49sur le marché actions,
23:50c'est quoi ?
23:50C'est les entreprises
23:51avec des valorisations très chères.
23:52Donc on n'est pas
23:54sur ce segment-là.
23:55Pour vous donner une idée,
23:5620% du marché européen
23:58sont des sociétés
23:59qui valent plus de 25 fois
24:00les bénéfices.
24:01Sur le S&P 500,
24:02c'est 40%.
24:03Donc c'est ces dossiers-là
24:04qui vont être
24:04le plus fragiles
24:05et nous,
24:06on est à l'écart
24:06de ces dossiers,
24:07voire,
24:08comme dans le fonds
24:09BDL Rempart,
24:10on peut aussi avoir
24:10des positions à découvert,
24:12on a construit des paniers
24:14sur ce type de valeur
24:15qui devrait baisser
24:16si les taux continuent montés.
24:17Et en même temps,
24:19ce n'est pas parce qu'une valeur
24:20n'est pas chère
24:20qu'en l'occurrence,
24:22c'est une opportunité.
24:23On a plein de valeurs
24:24qui valent 2, 3, 4 fois
24:25le PE,
24:26donc les profits attendus
24:28et pourtant,
24:28ils continuent de baisser.
24:29Donc le PE,
24:30c'est un indicateur,
24:31mais j'imagine que
24:31ce n'est pas le seul.
24:32Non, ce n'est pas le seul.
24:33D'ailleurs,
24:33la première indicateur
24:34pour nous,
24:35c'est la qualité intrinsèque
24:36ou notre estimation
24:36de la qualité intrinsèque
24:37de l'entreprise.
24:38Et ensuite,
24:39une fois qu'on est
24:41satisfait de ça,
24:42c'est quel prix
24:42on paye pour ça.
24:43Mais effectivement,
24:43vous avez raison,
24:44les secteurs très cycliques
24:45avec peu de visibilité
24:46ont souvent des PE très faibles
24:48et parfois,
24:48ils continuent de mal performer.
24:49On le voit notamment
24:50avec le secteur automobile
24:51qui continue
24:52de s'engluer en bourse.
24:54Concrètement,
24:55si on a envie de donner
24:56un petit peu des secteurs,
24:57des valeurs,
24:58des illustrations,
24:58ça ressemble à quoi aujourd'hui
24:59vos convictions
25:00pour cette dernière partie
25:01de l'année ?
25:02Donc on continue
25:02à se focaliser
25:05sur des entreprises
25:05qui ont une rentabilité
25:07plus élevée que la moyenne,
25:09peu de sensibilité
25:10au cycle économique
25:11et des valorisations raisonnables.
25:12Et en fait,
25:13il y a beaucoup de choses
25:13dans cette description
25:15à trouver aujourd'hui
25:15dans le marché
25:16parce qu'il y a beaucoup
25:16de rotations sectorielles
25:17et donc il y a trois segments
25:19qui l'intéressent
25:20dans lesquels on est fortement investi.
25:21La consommation courante,
25:23peu cyclique
25:23et à des valorisations
25:24au plus bas depuis 20 ans.
25:25Pareil pour la santé,
25:27notamment les équipements médicaux.
25:29Et troisième segment
25:30sur lequel on a investi
25:31depuis le mois de mars,
25:32je dirais,
25:33et vous en parliez,
25:33des sociétés
25:34qui sont plus ou moins liées
25:35au secteur des logiciels
25:36qui ont beaucoup souffert.
25:39Leur cours de bourse
25:39a souvent été divisé par deux
25:40quasiment un peu plus d'un an
25:42alors que les bénéfices
25:43n'ont pas bougé
25:43et que leurs résultats montrent
25:45que l'IA mettra
25:47beaucoup plus de temps
25:47que prévu
25:48et elle est disruptée
25:48a priori.
25:49Des idées ?
25:50Des noms ?
25:50Alors des idées
25:51sur lesquelles on avait investi.
25:53Par exemple,
25:53que vous connaissez bien,
25:54c'est SAP,
25:54la société de logiciels allemand
25:56qu'on a revendue
25:58parce que le titre
25:58a monté rapidement
25:59de 40-50%.
26:00Mais on a d'autres dossiers
26:01en portefeuille.
26:02On a le London Stock Exchange
26:03qui est l'équipement
26:04d'Euronext en Angleterre.
26:06On a des sociétés
26:07type Scouts 24
26:09qui ont le monopole
26:11quasiment des agences immobilières
26:12en Allemagne
26:13et qui sont du coup
26:16un site internet
26:16qui est difficile à disrupter
26:17et une autre société
26:18que vous connaissez peut-être
26:19qui a vraiment,
26:20je dirais,
26:21pignon sur rue
26:22sur tout ce qui est
26:22réservation des billets aériens.
26:25Donc Amadeus,
26:25la société espagnole,
26:26c'est un marché à trois acteurs.
26:28Amadeus à la moitié du marché,
26:30prend des parts de marché
26:31et là aussi,
26:32c'est un peu comme
26:32le SAP des compagnies aériennes,
26:34c'est le centre névralgique
26:35de toute l'organisation
26:36des réservations,
26:37des enregistrements
26:38et on ne peut pas
26:39disrupter Amadeus
26:40très rapidement.
26:41Merci Laurent Chauder,
26:42je nous aurai accompagné
26:43ce matin,
26:44membre du comité d'investissement
26:45de BDL Capital Management
26:46pour nous partager
26:47vos convictions
26:47et puis surtout
26:48nous donner
26:48quelques alternatives
26:50face à la tech
26:51américaine.
26:529h27,
26:53à 9h30,
26:54vous retrouvez
26:54les experts
26:55avec leur closier,
26:56séance à suivre
26:57sur BFM Business
26:58à partir de 15h30
26:59avec USA Today,
27:00le retour de Wall Street
27:01puisque hier soir,
27:01il n'y avait pas de clôture,
27:03hier c'était la fête du travail
27:04aux Etats-Unis,
27:05en attendant le CAC 47,
27:060,3%,
27:07idem pour le DAX
27:09à Francfort
27:09ou encore pour l'Eurostox,
27:11l'Europe en petite baisse
27:12avec donc un baril de pétrole
27:13à 98 dollars.
27:14On se retrouve demain
27:15à 9h,
27:15très bonne journée.