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Ce mercredi 2 septembre, Sylvain Goyon, gérant actions, Montpensier-Arbevel, Étienne Gorgeon, responsable Gestion Obligataire chez Sanso Longchamp AM, et Alain Du Brusle, directeur Général délégué de Claresco Finance, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:118h58, dans une poignée de seconde il sera 9h, le CAC 40 comme les autres indices européens devrait ouvrir dans
00:15le rouge, en tout cas on a des futurs qui sont en repli, avec donc ce matin un baril de
00:20pétrole qui revient à 95 dollars, c'est une première depuis la fin juillet.
00:24En ce qui concerne les cours du gaz, en Europe le mégawatt-heure est à 74 euros, une première depuis
00:302023, les cours du gaz qui ont plus que doublé depuis le début de l'année, et par écoché un
00:34marché obligataire qui continue de grimper, le 10 ans français est ce matin à 84, c'est une première depuis
00:402008, quand vous regardez le 10 ans allemand, le Bundy est à 3,33, nous évoquerons ce marché obligataire dans
00:46une poignée de minutes avec Sylvain Goyon de Montpensier-Arbevel et Étienne Gorgeau de Sanson-Lonchamps Asset Management.
00:51À 9h20, ce sont les équipes d'Alain Dubrul qui nous accompagneront afin de revenir sur deux valeurs, Air Liquide,
00:59avec, on en parlait hier, Elliot qui met la pression auprès d'Air Liquide pour améliorer sa rentabilité face à
01:05son grand concurrent, Linde, qui a une marge opérationnelle bien supérieure.
01:08Et puis, dans le même temps, nous reviendrons sur les informations de Natto Concampo, de BFM Business, en ce qui
01:14concerne Technip Energy, qui a participé à un appel d'offres auprès de SpaceX, éléments de réponse et analyse à
01:21partir de 9h20.
01:22Leur Cleusier, bonjour.
01:23Bonjour.
01:24On vous retrouve, 9h30, 10h30 pour les experts.
01:26Absolument, les experts aujourd'hui avec Louis-Samuel Pilser, qui est haut fonctionnaire enseignant à Sciences Po et à Polytechnique,
01:31avec Patrick Bertrand, directeur général des opérations d'AllNest,
01:34avec Véronique Riche-Flores, économiste indépendante, fondatrice du groupe Eponyme.
01:39Évidemment, on va revenir sur la question des taux obligataires, avec cette situation budgétaire qui se complique.
01:44Maintenant, ça serait plutôt 30 milliards d'euros d'économie qu'il faudrait aller chercher.
01:48C'est encore 3 milliards de plus que par rapport aux dernières annonces.
01:51On va y revenir avec nos experts.
01:52On parlera des pistes autour des retraites.
01:54Et puis, on parlera d'Ikia, qui casse les prix.
01:56Qu'est-ce que ça nous raconte de l'évolution de la consommation et de l'économie ?
01:59A tout à l'heure.
02:00Voilà le programme des experts, 9h30, 10h30.
02:02En attendant, il est pile 9h.
02:04Et c'est toute l'information économique du jour avec Léo Dumas.
02:09BFM Business, l'info éco.
02:11Léo Dumas.
02:12Et à la une, ce gros regain de tension au Moyen-Orient.
02:15Les Etats-Unis ont mené de nouvelles frappes dans la soirée
02:18contre les gardiens de la révolution en Iran,
02:20notamment dans le secteur du détroit d'Ormose.
02:22Et pour la première fois, sur des pétroliers iraniens.
02:26Antoine Lard.
02:28Oui, on a vraiment le sentiment que les Américains sont passés à la vitesse supérieure.
02:32Ils ont visé hier une centaine de cibles,
02:35notamment des radars, des lanceurs de missiles ou encore des navires poseurs de mines.
02:40En fait, tout ce qui pourrait menacer la liberté de navigation dans le détroit d'Ormose.
02:44Vous savez que c'est la grande priorité de Donald Trump.
02:47Washington estime que grâce à ces frappes, la menace pour les navires est réduite
02:51pendant au moins un mois à Ormose.
02:54Par ailleurs, vous l'avez souligné, les Américains ont frappé deux pétroliers iraniens.
02:59Et ça, c'est un peu la stratégie œil pour œil, dent pour dent.
03:01C'est une réponse à ces deux pétroliers qui avaient été frappés hier par les gardiens de la révolution.
03:08Trump, de son côté, se fait aussi de plus en plus menaçant.
03:11Il dit qu'il y aura des conséquences si l'Iran continue de répliquer aux frappes américaines.
03:17Il a averti notamment que le pays pourrait être totalement anéanti.
03:22C'est un refrain qu'on a déjà entendu.
03:25Trump, à plusieurs reprises, avait déjà menacé de rayer l'Iran de la carte.
03:30On a en tout cas l'impression que c'est un nouveau revirement pour Donald Trump
03:34parce que ces dernières semaines, la Maison Blanche nous expliquait
03:36que Donald Trump avait une nouvelle stratégie, qu'il misait sur les sanctions économiques.
03:41Désormais, pour étouffer l'Iran et faire tomber le régime,
03:44seulement voilà, cette guerre économique, c'est une guerre sur le long terme.
03:47Et Donald Trump est quelqu'un de très impatient, de très impulsif.
03:50Il veut des résultats immédiats.
03:52Et c'est peut-être pour cette raison qu'aujourd'hui, il remet l'option militaire sur la table.
03:56Et Antoine Lard, à New York, pour BFM Business.
03:59Et cette deuxième vague de bombardements américains en trois jours
04:02a été suivie par de vastes répliques iraniennes à travers tout le Golfe,
04:05précisément sur des bases américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn.
04:09Dans ce contexte, ce sont les cours du pétrole qui progressent.
04:1295% le baril de Brent.
04:14Le gaz européen également, qui évolue sur des plus hauts.
04:17Autour de 74 euros le mégawatt-heure, un record depuis janvier 2023.
04:22De quoi donc alimenter l'inflation, qui a refranchi la barre des 3% en zone euro le mois dernier.
04:27Attention aussi à l'inflation alimentaire.
04:30Les industriels, en tout cas en France, demandent à répercuter les coûts de la sécheresse de cet été.
04:35Écoutez ce que nous dit le président de l'ANIA, Jean-François Loiseau, sur BFM Business ce matin.
04:40On demande à ce que l'on puisse impacter normalement des hausses nécessaires.
04:45C'est à ce prix-là que l'économie, que les entreprises pourront continuer.
04:48Mais il faut que les consommateurs, que les citoyens, je dirais que les politiques comprennent
04:52qu'il ne peut pas y avoir 3 ou 4 canicules, comme on vient de l'avoir, sans impact réel
04:58sur la production agricole, donc sur les prix agricoles et sur l'agroalimentaire d'une manière générale.
05:03Et si on ne veut pas que le consommateur paye trop, si vous voulez.
05:06Mais il faut que l'État fasse des réductions de charges.
05:08Et puis à 9h03, une information, BFM, la tribune, l'Égypte, réfléchit à une commande de 24 rafales supplémentaires.
05:15Le Caire a écrit directement à Dassault Aviation pour lui demander une proposition technique et commerciale
05:21de quoi potentiellement porter sa flotte à 80 avions de combat français.
05:27Toutes les révélations de Michel Cabirol sont à lire sur la tribune.fr.
05:32Merci Léo. Il est 9h03. Comme chaque jour à 7h, un coup d'œil sur l'ouverture des marchés européens.
05:37Le CAC 40 est ce matin en très légère baisse de 0,1%. L'Eurostock 50 de son côté est
05:43quasi stable.
05:44Du côté des valeurs, ce matin, Total Energy, comme ces derniers jours, soutient très clairement la tendance.
05:49Avec donc un baril de pétrole à 95 dollars, ça profite à la valeur.
05:52C'est de loin la plus forte hausse à l'ouverture.
05:54Plus de 1% de progression à 78,43 euros.
05:58Suivi de L'Oréal. L'Oréal qui peut dire ce matin merci à BNP Paribas,
06:01qui relève sa recommandation à surperformance contre neutre.
06:05A l'inverse, c'est plus compliqué pour Société Générale, qui se fait dégrader par Goldman Sachs,
06:08qui abaisse sa recommandation à neutre contre HT, Société Générale,
06:12qui est la plus forte baisse ce matin à l'ouverture, moins 1,4%.
06:16Société Générale qui s'échange à 72,40 euros.
06:19Du côté du marché obligataire, on en reparlera dans un instant.
06:21Le 10 ans français a donc touché pour la première fois ce matin les 85,
06:25pour la première fois depuis 2008.
06:27Du côté de l'Allemagne, le 10 ans s'échange à 3,35, 4,8% du côté des États
06:33-Unis
06:34pour le 10 ans américain.
06:35Le 10 ans américain qui est sur des plus hauts de 2023.
06:38Très courte pause, on se retrouve dans un instant.
06:40Pour revenir donc sur l'inflation en zone euro, également sur ce marché obligataire,
06:44et puis également sur l'allocation, le portefeuille idéal pour cette rentrée,
06:48avec, on le voit depuis plusieurs jours maintenant, des indices actions qui plafonnent,
06:52que ce soit en Europe mais aussi aux États-Unis.
07:05Et dans cette première partie de Good Morning Market, c'est Etienne Gorjon qui nous accompagne.
07:10Bonjour Etienne, vous êtes responsable de la gestion obligataire de Sanson-Lonchamp Asset Management
07:14et Sylvain Goyon, gérant action chez Montpensier-Arbevel.
07:16Bonjour Sylvain.
07:17Bonjour Etienne.
07:18Merci également de nous accompagner ce matin.
07:19Bon, je vais commencer avec vous Etienne Gorjon, vous êtes spécialiste obligataire.
07:23Encore un plus haut de 2008 ce matin pour le 10 ans français à 4,25.
07:26Bon, le spread de l'écart de taux entre la France et l'Allemagne reste stable.
07:29Ça montre bien que ce n'est pas le 10 ans français qui est attaqué.
07:32Encore et toujours, ce sont l'ensemble des taux longs qui progressent,
07:34que ce soit au Japon mais aussi aux États-Unis et en Europe.
07:37Il y a beaucoup de choses à dire sur les taux longs, la remontée des taux longs.
07:40Déjà, la première chose, c'est que ça vient plutôt du Japon,
07:42puisque depuis le début de l'année, on est à 100 points de base sur le Japon.
07:44Sur l'Europe, on est plutôt à 60 points de base.
07:47France et l'Italie sont à peu près au même niveau.
07:50Et puis l'Allemagne fait un tout petit peu mieux à 50 points de base.
07:52Et les États-Unis, 60 points de base également.
07:54Donc il y a un phénomène de remontée des taux longs.
07:56Après, moi, la deuxième chose que j'aurais envie de...
07:58Il y a peut-être deux choses de plus, si vous me le permettez, Etienne,
08:00que je souhaiterais mentionner.
08:02La première, c'est que si on additionne les raisons de la remontée des taux longs,
08:07on pourrait presque dire que la volatilité en ce moment sur les taux longs
08:10n'est pas si élevée que ça.
08:11D'ailleurs, la réalité, c'est que la volatilité sur les taux longs est relativement faible.
08:14Mais si vous prenez en compte que la Réserve fédérale a retiré son orientation prospective,
08:19la fameuse Forad Guidance,
08:21si vous rajoutez le fait que le gouvernement, le trésor américain,
08:26fait de l'ingénierie financière, dans un jargon financier propre,
08:29on peut appeler ça de manière un peu différente de la bidouille,
08:35si vous rajoutez le fait qu'on a toujours de l'inflation des deux côtés de l'Atlantique,
08:39des déficits publics assez incroyables et beaucoup de volumes d'émissions,
08:43notamment de la part des hyperscalers et de l'IA,
08:47vous pourriez, et plus le risque géopolitique évidemment qui refait surface,
08:50vous pourriez presque dire que la volatilité sur les taux n'est pas si élevée.
08:53Le deuxième point, moi, que j'ai envie de dire,
08:56c'est que pour moi, on n'est pas dans un monde de taux,
08:59on est dans un monde d'action avec des profits records,
09:02une croissance nominale, on l'oublie,
09:03mais une croissance nominale qu'on n'a pas vue depuis très longtemps.
09:06Au T2, la croissance nominale annualisée,
09:08donc c'est celle qui compte quand on regarde la dette, les déficits,
09:11c'est 8%,
09:12et puis avec les chiffres qu'on a eus récemment en Europe,
09:15on est quand même quasiment à 3,5%.
09:17Et ça, c'est ce que vous retrouvez dans les bénéfices,
09:18c'est ce que vous retrouvez dans le prix des actions.
09:22Pour moi, c'est ça qui compte.
09:23C'est ça qui compte, on en a beaucoup parlé de cette saison de résultats,
09:26on aura l'occasion de en reparler dans un instant,
09:28mais en ce qui concerne les déficits publics,
09:30il y a des inquiétudes en France,
09:32mais aussi aux États-Unis.
09:34Quand vous regardez des déficits,
09:36mais aussi des montagnes de dettes à émettre,
09:42demain, il y aura l'agence France Trésor
09:43qui va émettre entre 11 et 13 milliards d'euros.
09:46On a beaucoup parlé aux États-Unis,
09:47et vous l'avez évoqué désormais,
09:49le Trésor qui émet beaucoup sur la partie courte,
09:52qui essaye de faire des achats d'obligations sur la partie longue
09:54pour essayer de calmer un petit peu la tendance,
09:57et des signaux macroéconomiques
09:59qui sont parfois un peu contradictoires.
10:00C'est-à-dire qu'hier, on a eu des chiffres plutôt rassurants
10:02de la part de S&P en ce qui concerne les PMI,
10:05et puis de l'autre côté, en ce qui concerne la France,
10:08mais pas que, on a des révisions à la baisse de prévision de croissance.
10:11Comment aujourd'hui, on arrive à faire le tri face à tout cela ?
10:14Il y a beaucoup de points intéressants dans ce que vous venez de dire.
10:18La première chose, je pense qu'il y a un fantasme
10:19sur le fait que la remontée des taux
10:21génère une crise obligataire majeure à la 2008.
10:24Je pense que le monde a beaucoup évolué.
10:27Rien qu'en Europe, par exemple, si un jour,
10:29la France devait être attaquée,
10:30ce qui me semble totalement fantasque,
10:32dans l'état actuel des comptes publics,
10:35vous avez une facilité qui s'appelle le TPI,
10:38et la Banque centrale a les mains assez libres
10:41pour aller racheter des OAT,
10:42si un jour, ça devait être le sujet.
10:46Deuxième chose, les déficits sont effectivement incroyables,
10:50et donc vous avez un problème d'offres et de demandes.
10:52Ce que vous voyez dans les taux, c'est simplement un réajustement
10:55entre le fait que vous avez beaucoup d'émissions,
10:57l'investment grade américain,
10:59vous rajoutez une trentaine de pourcents de volume en plus,
11:02ça fait 25-30 milliards d'émissions en plus,
11:07donc vous avez besoin de trouver un acheteur marginal.
11:09Et c'est pour ça que Bessenne cherche désespérément
11:11des acheteurs marginaux,
11:12en allant solliciter le Japon,
11:14en allant solliciter les hedge funds.
11:16Vous avez besoin d'acheteurs marginaux,
11:18et en fait, là, vous êtes en train de trouver un prix d'équilibre.
11:20Mais ça, ce n'est pas une crise,
11:22et ce n'est pas obligatoirement déclencheur d'une crise.
11:24Je rappelle, à titre illustratif,
11:27que la dernière fois qu'on s'est retrouvés
11:28dans des situations de crise,
11:29vous aviez, et pour moi, c'est le ratio le plus important,
11:31vous aviez la charge des intérêts rapportée aux recettes
11:34qui dépassent les 15%.
11:36Et donc, il y a plusieurs pays
11:39qui se sont retrouvés dans des situations similières.
11:41Le dernier grand pays proche de nous,
11:42c'était l'Italie dans les années 92.
11:44Et là, vous avez des situations radicales
11:46qui se mettent en place.
11:46Pour l'instant, la France est à 3,4.
11:49L'Italie est à 8.
11:51Bon, les US sont un peu au-dessus,
11:52et c'est pour ça qu'eux se bougent un peu plus.
11:54Mais encore une fois, il faut faire la distinction
11:55entre fantasme d'une crise obligataire
11:59et d'une remontée de taux
12:02où l'offre essaye de trouver une demande.
12:05Et sur la croissance, je dirais simplement
12:07qu'en Europe, on sort d'une période de stagnation
12:09un peu embarrassante vers quelque chose
12:10d'un tout petit peu plus enthousiasmant.
12:12On va voir si ça se tient.
12:14Sylvain Goyon, en tout cas, le marché s'accommode
12:17aujourd'hui de ces tensions obligataires.
12:19On a des petites corrections sur le marché actions,
12:21mais c'est rien de méchant.
12:22On est toujours proche des records historiques.
12:25Est-ce que le marché est complaisant
12:26ou non, il a raison de garder la tête froide ?
12:29En fait, je pense que ça a été très bien dit auparavant.
12:32Ce qui fait tenir l'équation pour le moment,
12:33c'est effectivement la réalité positive
12:37qui explique que les taux remontent,
12:39qui est le fait que l'économie mondiale
12:41dans son ensemble ne se porte pas si mal en termes de croissance.
12:44Et tout ça se traduit par une croissance des bénéfices.
12:47Alors même si on retraite de certains artefacts comptables,
12:49notamment sur la tech aux Etats-Unis,
12:50qui restent quand même très très fortes
12:51et qui soutiennent les valorisations.
12:53Néanmoins, il y a quand même un questionnement
12:55qui doit se poser en termes de stratégie d'allocation.
13:00Quand on prend le portefeuille le plus classique,
13:02le fameux 60-40, 60% d'actions, 40% d'obligations,
13:05ce qu'on constate, et c'est quand même le paradoxe
13:07qui a déjà été maintes fois soulevé,
13:08depuis le début de l'année, on a quand même un prix de l'énergie
13:10qui s'est envolé, on a quand même des taux qui ont augmenté
13:13et on a des actions qui progressent malgré tout.
13:15Et ça, c'est quand même quelque chose d'assez paradoxal.
13:18Dans un contexte comme ça, normalement,
13:19on ne devrait pas avoir les deux jambes
13:20qui font les mêmes mouvements en même temps.
13:23Et ça appelle aussi d'autres questions,
13:25notamment par exemple sur la place, je ne sais pas moi,
13:27par exemple de l'or, dans une stratégie d'allocation.
13:30Puisque comment vous faites pour diversifier vos placements,
13:33pour justement aider le risque que vous avez sur une jambe
13:37par rapport à l'autre, lorsque vous êtes dans un contexte comme celui-ci.
13:40Ce qui est quand même effectivement un point important,
13:42c'est que lorsqu'on regarde le supplément de rémunération
13:44que les actionnaires demandent en fait
13:47pour détenir des titres risqués par rapport à de l'état
13:49soi-disant sans risque,
13:50cette prime de risque, elle a fondu de façon considérable.
13:54Donc quelque part, il y a peut-être derrière tout ça
13:56une sorte de questionnement sur quel est l'acteur de long terme
13:59le plus fiable, le plus valable.
14:01Et on revient à ce qui a été dit encore une fois précédemment,
14:04il y a une compétition assez importante aujourd'hui
14:06par rapport à l'épargne.
14:07On est passé finalement d'un monde où il y avait un excès d'épargne
14:10il y a encore quelques années qui était massif,
14:12donc les taux étaient très bas,
14:13justement les épargnants avaient beaucoup d'épargne à apporter.
14:16Et là aujourd'hui, au même guichet,
14:18vous avez la tech qui vient lever énormément d'argent,
14:20vous avez les États qui ont besoin de se refinancer
14:22et qui ont des déficits en plus de ça à financer.
14:25Et tout ça évidemment se traduit par une forme de tension.
14:27Et regardez l'exemple du Japon,
14:28c'est quand même effectivement un endroit où les choses se passent
14:31de façon assez spectaculaire.
14:34L'inflation n'est pas en cause au Japon.
14:36On est à 1,8%, donc on est largement sous la cible d'inflation.
14:39Et ça n'empêche pas en fait le 30 ans japonais
14:42d'atteindre un record depuis je crois 30 ans,
14:45je crois qu'on est au plus haut niveau depuis 1996.
14:47Au-delà des 3% se disant japonais,
14:51quand on regarde les secteurs depuis le début de l'année,
14:54il n'y a pas de grande catastrophe sur la partie action Etienne Gorjon,
14:57la partie cyclique fonctionne plutôt bien,
15:00tirée notamment par la partie énergie.
15:03Il n'y a que la conso peut-être qui manque un petit peu à l'appel,
15:06mais dans le segment technologique ça se passe plutôt bien.
15:08On parlera peut-être du segment de la santé qui s'est bien repris au mois d'août.
15:11Comment aujourd'hui on prépare cette rentrée
15:13après une performance honorable ?
15:16Quand on regarde le Stoxx 50,
15:19le S&P en devise locale,
15:21on est proche de 10% de performance depuis le début de l'année.
15:24C'est pas mal, en 8 mois.
15:25C'est une bonne question que vous posez Etienne,
15:27c'est celle que nos clients nous posent en ce moment à la rentrée,
15:30c'est qu'est-ce qu'on fait ?
15:31Nous, ce qu'on dit à nos clients,
15:33c'est qu'on est plutôt dans un monde porté par les actions,
15:35porté par les bénéfices.
15:36Et donc ce qui est intéressant,
15:37c'est d'être le plus possible près des résultats des entreprises.
15:41Ce qu'on dit également,
15:42c'est qu'il y a un enthousiasme sur l'IA,
15:44mais il ne faut surtout pas tout mettre sur l'IA,
15:45parce qu'il y a aussi beaucoup de risques qui tournent autour de l'IA,
15:48notamment des risques de rupture technologique.
15:50Bref, il y a quand même des valorisations très fortes,
15:52donc la diversification, c'est important.
15:54Et nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut être investi,
15:56il faut être investi plutôt en actions,
15:58il faut se diversifier.
15:59L'Europe est un terreau de diversification,
16:02un terrain et un terreau de diversification profond.
16:04On aime bien aussi le Japon plutôt topique que Nikkei,
16:07pour ces mêmes raisons.
16:09Et puis sur le crédit,
16:09vous avez deux mondes dans le monde obligataire.
16:11Vous avez le monde qui est lié à l'évolution des taux,
16:13et vous avez le monde qui est lié à l'investment grade,
16:17ce sont les emprunts d'État.
16:18Et vous avez le monde obligataire qui est plus lié aux bénéfices des entreprises.
16:22C'est les entreprises que nous, on finance chez Sansolonschamp,
16:24c'est plutôt dû au rendement,
16:25donc c'est des notations un peu plus faibles.
16:27Et ce qu'on voit pour ces entreprises de taille intermédiaire,
16:30c'est qu'elles sortent du résultat,
16:32et que même si les primes de risque se sont un peu compressées,
16:35ça reste toujours des portefeuilles,
16:37on arrive à générer du 5-6%.
16:38Ça, c'est de la diversification,
16:40ça fait de la performance,
16:41c'est moins spectaculaire que sur le secteur bancaire,
16:45en particulier européen, par exemple,
16:47qui est toujours un secteur qu'on affectionne,
16:49et il y a du stock-pick à faire en Europe de manière plus large,
16:52mais il y a des belles choses à faire.
16:54Donc, le maître mot, c'est l'obligataire reste relativement anecdotique.
16:58Vous regardez les meilleures performances en ce moment sur l'obligataire,
17:01c'est 2-3% quand vous faites plus 20 sur le bancaire européen
17:05et plus 12 sur les indices tout secteur.
17:12Et ne négligez pas l'Europe,
17:14il faut évidemment avoir un peu de tech,
17:16mais il faut aussi avoir de la diversification.
17:18L'Europe, aujourd'hui, qui continue de sous-performer en bourse,
17:22certes, l'Eurostox fait plus 10 grâce notamment à ASML,
17:26mais quand vous regardez le DAX à Francfort,
17:27il fait 6% depuis le début de l'année.
17:31Est-ce que c'est le moment de remettre un petit peu de cyclique aussi en portefeuille ?
17:35On voit hier notamment les PMI en zone euro qui ne sont pas si mauvais que ça,
17:39tirés par le plan de relance allemand, par la bonne dynamique industrielle.
17:44Tout cela, est-ce que c'est déjà dans les cours ou pas totalement ?
17:47Moi, j'y crois. Je pense qu'on est dans une tendance...
17:49Moi, ce qui m'a vraiment le plus surpris, T1,
17:52c'est à quel point les analystes d'action ont raté finalement la cible en termes de...
17:57Ce n'est pas une critique, au contraire, c'est tellement compliqué comme job,
18:00mais c'est rater la cible des profits qui étaient largement supérieurs.
18:04Et le T2, c'était encore plus spectaculaire.
18:07Et il y a, encore une fois, on fait...
18:09Si on retraite des artefacts, comme disait Sylvain,
18:11on est à trois fois la moyenne historique des deux côtés de l'Atlantique.
18:15Donc, on est dans un monde de profits.
18:17Et ces profits sont portés en particulier, pas que,
18:20mais en particulier par un facteur, c'est la croissance nominale.
18:23Encore une fois, elle est annualisée, mais on est à 8 % aux États-Unis,
18:26on est à 3,4 % en Europe.
18:27Et pour revenir à votre question, pardon pour cette petite digression,
18:30la croissance nominale élevée, c'est bon pour les cycliques.
18:33Donc, moi, j'ai tendance à croire que c'est une tendance
18:35qui est en train de se mettre en place
18:37et qu'on a peut-être encore un peu de visibilité devant nous.
18:40En tout cas, moi, les sociétés que je finance
18:42qui ont un caractère cyclique s'en sortent mieux en ce moment
18:44que c'était le cas il y a un an.
18:46Vous partagez ce point de vue, Sylvain Goyon, chez Arbevel ?
18:49Oui, mais tout ce qui a été dit est très juste.
18:53Nous, en fait, ce qu'on voit, comme beaucoup,
18:55c'est qu'en fait, le marché a envoyé deux messages assez contradictoires.
19:00On a eu une première partie d'année, je dirais, avant l'été,
19:03où, en fait, on a eu plutôt tendance à avoir un élargissement,
19:06je dirais, de la hausse qui s'est répandu sur pas mal de secteurs,
19:09alors qu'en fait, l'été a plutôt montré exactement l'inverse.
19:12À nouveau, on a eu un rebond de la technologie,
19:14une concentration de la performance sur le S&P.
19:17Si on compare, par exemple, le S&P tel quel
19:19avec les pondérés par les capitalisations
19:20et le S&P en poids égal de chacune des capitalisations,
19:25à nouveau, ce sont les Max 7, la tech qui a tiré tout ça.
19:28Donc, il y a un besoin de diversification
19:29et par rapport à cela, il y a certains secteurs
19:31qui ont été totalement oubliés.
19:33Donc, dans ce débat, en fait, cyclique défensif,
19:36il y en a un, nous, qui nous tient à cœur du côté défensif
19:38et qui est très en retard.
19:39D'ailleurs, c'est la seule performance négative en Europe
19:41dans le stock 600, c'est la santé.
19:43Alors, peut-être que du côté européen, ça peut s'expliquer
19:45parce que, finalement, la pharmacie, je dirais,
19:47au sens large européenne, est plutôt victime
19:49des décisions de l'administration Trump
19:50en matière de régulation tarifaire.
19:53Mais de l'autre côté de l'Atlantique, en l'occurrence,
19:55on a vu, notamment au mois d'août,
19:57déjà un rebond assez significatif de la santé
19:59et également de la biotech.
20:01Et l'indice global santé mondial,
20:03donc qui est très pondéré sur les États-Unis,
20:05doit être en progression en euros à peu près de 10% aujourd'hui,
20:08moins 0,5% en Europe.
20:09Mais comme sur la tech, c'est tiré par les méga caps.
20:12Typiquement, Elie Lili, c'est de loin l'une des plus grosses pondérations
20:16des indices mondiaux dans la santé.
20:17Elle fonctionne plutôt bien, donc elle tire l'ensemble des indices.
20:20Mais on a quand même des performances entre les valeurs
20:22qui sont juste impressionnantes.
20:24Alors oui et non, parce qu'effectivement, Elie se porte bien.
20:27Mais si on regarde la variation, par exemple, de l'indice biotech,
20:29on est à plus de 20%.
20:30Donc là, on n'est pas sur des méga caps.
20:32Il y a des très grosses capitalisations dans le monde de la biotech,
20:34mais pas aussi importantes que celles de Elie.
20:35Et à la fin des fins, ce que vous offrez, en fait, avec ce secteur-là,
20:38c'est de la visibilité sur un très long cycle d'exploitation
20:41lorsque vous avez des produits qui commencent à être exploités
20:43via la durée de vie breveterre.
20:45Et donc tout ça pour, en plus de ça,
20:46une décote, quand on parle des États-Unis,
20:48de l'ordre de 20% par rapport au S&P 500.
20:50C'est quoi aujourd'hui le portefeuille idéal dans ce segment de la santé ?
20:54C'est un segment qui est très vaste avec des biotech,
20:57où là, on est sur des mouvements parfois erratiques,
21:00c'est même parfois très spéculatif.
21:02On a tout ce qui est équipement, on a les laboratoires.
21:06Et puis aujourd'hui, pas mal de news flow positifs.
21:11Encore hier, je voyais Novartis, plus 6%,
21:13des résultats de phase 3 sur la sclérose en plaques.
21:15Voilà, mais en fait, vous l'avez dit,
21:17en fait, à la fin des fins, c'est un continuum.
21:18Ce qui est important dans ce métier,
21:21enfin dans ce secteur plus exactement,
21:23c'est d'avoir des produits qui résolvent
21:25en fait des problématiques thérapeutiques
21:26qui n'ont pas été jusqu'à présent,
21:28en fait, de manière satisfaisante,
21:31atteintes par les produits existants.
21:32Donc quand Novartis donne ses résultats
21:35sur la sclérose en plaques,
21:36oui, on a quelque chose qui est intéressant.
21:38Ce qui se passe en fait en ce moment,
21:39c'est qu'on a une énorme vague d'expiration breveterre
21:41qui va arriver dans les mois, les années qui viennent,
21:44plus exactement.
21:44Il va falloir remplacer tous ces produits
21:46qui sont en train d'expirer.
21:47Et donc nous, on a une affection particulière
21:49pour le secteur de la biotech en tant que telle
21:51qui fournit un réservoir, je dirais, naturel
21:53de nouveaux produits et d'acquisition.
21:56Donc là, il y a des primes d'acquisition qui se font,
21:57que ce soit au niveau des produits
21:58ou au niveau des sociétés.
22:00Donc un portefeuille avec un socle, évidemment,
22:02sur des grands noms comme ceux dont vous avez parlé.
22:04Et puis avec une recherche, je dirais, d'Alpha
22:07sur des sociétés biotech qui ont des produits
22:09très, très innovants.
22:10Alpha, c'est performance.
22:11Pardon, oui.
22:12Oui, merci.
22:12Sylvain Goyon nous a raccompagné ce matin,
22:14gérant action chez Montpensier Arbevel
22:15et Étienne Gorgon, responsable de la gestion obligataire
22:17chez Sansaul-en-Champ Asset Management.
22:209h22, on va aller faire un tour du côté de Claresco.
22:28Chaque mercredi, c'est Alain Dubrul de Claresco
22:31qui nous attend.
22:32Bonjour Alain, merci de nous accompagner ce matin.
22:35Vous êtes directeur général délégué de Claresco.
22:37On fait un point sur les valeurs qui font l'actualité.
22:41Alors, en ce moment, c'est vrai qu'on est un petit peu
22:43dans le ventre mou, assez peu de publications trimestrielles.
22:46Revenons quand même sur les deux valeurs
22:49qui ont fait l'actualité hier.
22:50Il s'agit bien sûr d'Eliott qui met la pression
22:53sur Air Liquide et Technique Energy
22:55qui serait candidat à un contrat à 10 milliards de dollars
22:58auprès de SpaceX.
22:59Commençons peut-être par Air Liquide.
23:01C'est la valeur qui concerne peut-être le plus
23:03nos auditeurs et téléspectateurs.
23:05Est-ce qu'aujourd'hui, les demandes d'Air Liquide
23:07sont justifiées vis-à-vis d'Eliott ?
23:09Est-ce que les demandes d'Eliott sont justifiées
23:12vis-à-vis d'Air Liquide ?
23:13Dans ce sens-là, c'est peut-être mieux.
23:14Je dirais oui.
23:15En partie, ce n'est pas faux
23:16parce que c'est un paradoxe.
23:18Air Liquide, c'est une société française
23:20spécialisée dans les gaz industriels.
23:21C'est la star de la cote.
23:23De nombreuses familles en ont depuis des générations.
23:26Alors, pourquoi ça marche ?
23:27Parce que c'est un métier très récurrent.
23:28Les usines sont construites sur la base
23:30de contrats à long terme
23:31avec de grands clients industriels
23:32qui ont des accords de take-or-pay.
23:34C'est-à-dire que si le client
23:35n'achète pas les quantités minimales,
23:38l'usine recevra quand même des paiements garantis.
23:41Donc, tout ça, c'est quand même
23:42des business qui ont une grande visibilité.
23:45En plus, Air Liquide est diversifié
23:46sur de nombreux segments.
23:48C'est une société qui a un profit
23:49de croissance régulier.
23:51On va dire en moyenne 5-6% de croissance organique.
23:54Parfois complétée de manière sélective,
23:55mais quand même par des acquisitions
23:57qui ont boosté dans le passé la croissance.
23:58Et si on regarde la dynamique
24:00de bénéfices par action,
24:02on est sur, c'est typiquement une société
24:03où les BPA croisent de 10% par an
24:05et ça depuis, j'allais dire, des décennies.
24:08Alors, ça se voit parce qu'en 20 ans,
24:10le chiffre d'affaires a été multiplié par 3,
24:11le résultat net est multiplié par 4
24:13et le cours de bourse d'évidence net réinvesti
24:15a été multiplié par presque 8.
24:17Alors, du coup, qu'est-ce qu'on pourrait lui reprocher ?
24:19Effectivement, selon le Financial Times paru hier,
24:21le fonds activiste Elliott
24:23aurait pris une participation de Air Liquide
24:24et presse la multinationale
24:26afin d'améliorer ses marges.
24:27Parce qu'en effet, malgré son très beau parcours,
24:30en fait, les performances opérationnelles d'Air Liquide
24:32demeurent inférieures
24:33à celles de son concurrent germano-américain,
24:35l'IN2.
24:36Ce dernier affiche une marge EBITDA de 39%
24:39et une marge d'expression de 30%
24:41de deux niveaux qui sont 9 points au-dessus d'Air Liquide.
24:45Alors, ça interroge quand même.
24:47Une partie de cet écart
24:48est probablement liée à des économies d'échelle.
24:50L'IN2 a un chiffre d'affaires
24:52à 50% plus élevé que celui d'Air Liquide.
24:54L'IN2 a aussi un mix plus américain,
24:5645% du chiffre d'affaires
24:57contre 38% pour Air Liquide.
24:59Et en général,
24:59la rentabilité est supérieure aux États-Unis.
25:02Mais il y a quand même un écart à combler.
25:04Ce qu'on pourrait dire,
25:05c'est peut-être un peu anecdotique,
25:07mais je sais qu'il y a des analystes
25:08qui m'ont décrit le siège social de l'IN2
25:10dans le Connecticut,
25:11qui est décrit comme particulièrement spartiate,
25:14là où Air Liquide a plus l'air d'une vieille dame.
25:16C'est-à-dire, certes, très performante,
25:17mais qui ne va pas aussi loin
25:19que ses pairs américains dans la recherche du profit.
25:21Je ne dis pas qu'il faut faire du profit à tout prix,
25:23mais je dis donc que ça marche tellement bien
25:25chez Air Liquide
25:25que peut-être il y a un peu de gras.
25:27En tout cas,
25:28les méthodes américaines
25:28semblent un peu plus lignes
25:31de ce point de vue.
25:32Et donc, je pense que c'est la raison
25:34pour laquelle Elliot les titille un peu
25:36en disant,
25:36vous êtes très bon,
25:37mais regardez vos concurrents,
25:38vous pourriez faire encore mieux.
25:39Et d'un point de vue boursier,
25:40ça se voit,
25:41parce que le cours de bourse
25:42de l'IN2,
25:43d'Ivident Netre et Investi,
25:44en 10 ans,
25:45il a été multiplié par 4,5,
25:47là où celui d'Air Liquide
25:48n'a été multiplié par que 3,5.
25:51Problème de riche, me direz-vous,
25:52mais l'argument d'Elliot semble justifié.
25:55Il y a beaucoup de valeurs du CAC 40
25:56qui aimeraient bien gagner 50%
25:58l'espace de 5 ans
25:59ou encore plus de 20%
26:00depuis le début de l'année.
26:02173 euros ce matin
26:03pour ce titre Air Liquide.
26:05Il y aura une réunion investisseur
26:07dans un peu plus d'un mois,
26:08début octobre.
26:09Ça peut être l'occasion
26:10de réajuster les objectifs, justement.
26:13Oui, disons que globalement,
26:15les marchés sous-jacents
26:16restent très bons.
26:18Je pense que ce que demandait
26:19l'Elliot à Air Liquide,
26:20c'est tout simplement
26:21de faire un petit peu plus d'efforts
26:23sur la gestion des coûts,
26:25le retour au capital investi,
26:26d'être un petit peu plus lean globalement.
26:28Des choses qui, à mon avis,
26:30peuvent...
26:30Disons qu'il y a une marge de progression.
26:31Il ne s'agit peut-être pas
26:32d'être aussi spartiate que l'IN2,
26:35mais le message, c'est juste
26:36que ce n'est pas parce que vous êtes bon
26:38que vous ne pouvez pas faire mieux.
26:39Capital Market Day
26:40qui se tiendra le 5 octobre
26:42en ce qui concerne Air Liquide.
26:43Il nous reste un peu moins de deux minutes,
26:45Alain Dubrulle,
26:46pour parler de Technip Energy
26:47qui a été en très forte hausse hier.
26:50C'était l'une des plus fortes hausses
26:51du SBF 120,
26:52avec notamment les informations
26:53de la rédaction de BFM Business
26:55de Natto Concampo
26:56qui évoque que le groupe est candidat
26:57à un contrat de 10 milliards de dollars
26:59pour fournir des énergies,
27:02notamment du gaz,
27:03auprès de SpaceX.
27:05Pour l'instant, rien n'est fait.
27:06Ils sont candidats
27:07avec d'autres entreprises.
27:09Mais à court terme,
27:10le marché se dit,
27:11tiens, ça pourrait être une bonne nouvelle
27:13pour le groupe
27:13et surtout lui permettre
27:14de rayonner à l'international,
27:16en termes d'images notamment.
27:18Disons que Technip
27:19est un groupe de l'ingénierie pétrolière
27:22qui est évidemment très international.
27:24Le paradoxe sur la société,
27:26c'est qu'à court terme,
27:28l'activité est un petit peu pénalisée
27:30par ce qui se passe dans le Golfe
27:31parce que les chantiers là-bas
27:33avancent un petit peu moins vite
27:34que prévu.
27:34Et puis, il y a aussi des enjeux de coût
27:36parce que la logistique actuellement
27:37est plus compliquée.
27:38Donc, on a un momentum
27:40qu'on a vu d'ailleurs
27:41dans les résultats du T2
27:43qui est un petit peu en dessous
27:44de ce qu'on attendait.
27:45Donc, ça a pénalisé le cours.
27:47Mais le paradoxe,
27:48c'est qu'en réalité,
27:49ce qui se passe dans le Golfe
27:50va pousser les investissements
27:53dans le pétrole
27:54parce que les acteurs
27:55ont essayé de se diversifier,
27:56d'être moins dépendants
27:57à cette zone,
27:57ce qui veut dire plus de recherches ailleurs.
27:59On l'a vu hier aussi
28:00avec l'annonce au Venezuela
28:01d'un méga deal
28:02où les États-Unis
28:03prendraient le contrôle
28:04d'un potentiel
28:05de 65 milliards de barils,
28:06ce qui implique
28:07100 milliards de dollars
28:08d'investissement.
28:09Alors, il y a une partie,
28:10bien sûr,
28:10qui va vers l'exploration-production
28:11pour une société
28:12comme Schlumberger,
28:13mais une partie non négligeable
28:15va aller aussi
28:16dans des projets d'infrastructure,
28:17pipeline, gazoduc,
28:18graphinerie,
28:19terminaux d'exportation,
28:20domaine dans lequel
28:20Technib est très bien positionné.
28:22Ce qu'il faut voir,
28:23c'est que même si
28:24le compte de résultats
28:26aujourd'hui
28:26est un petit peu pénalisé
28:27par l'activité
28:28dans le Golfe, etc.,
28:29le potentiel
28:30de signature
28:31de gros contrats
28:32n'a jamais été aussi élevé.
28:34À fin juin,
28:35la société avait un carnet
28:36de commande
28:37de 25 milliards d'euros
28:38et typiquement,
28:39un contrat comme celui
28:40de SpaceX,
28:41ça serait 8-9 milliards d'euros,
28:42ça serait assez important,
28:43d'autant plus que visiblement,
28:45d'après les informations
28:46de BFM,
28:47Musk serait pressé,
28:48c'est-à-dire
28:48ça serait un contrat
28:49à réaliser en moins de 3 ans,
28:50ce qui est très court
28:52dans cette industrie,
28:54sachant aussi
28:54que ça serait
28:56pour la production
28:57un prix de méthane
28:58et ça serait une réplique
28:58d'un projet
28:59qui s'appelle
28:59Commonwealth LNG,
29:01qui est un autre programme
29:02de Technib
29:02en cours de régulation
29:03en Duisiane,
29:04donc c'est des choses
29:04qu'ils savent déjà faire.
29:06Donc tout ça pour dire
29:07que le cours
29:07a plutôt baissé
29:08parce qu'à court terme
29:09l'activité est moins bonne,
29:10mais ils pourraient
29:11sensiblement rebondir
29:12car on est assez confiants
29:14sur leur capacité
29:15à accélérer
29:15la signature de contrat
29:17et c'est ça
29:17qui fait la valorisation
29:18de ce genre de groupe.
29:19Donc à priori,
29:20une bonne nouvelle,
29:21enfin la rumeur
29:22entre guillemets
29:22sur le contrat SpaceX,
29:25mais également
29:25plus d'investissements
29:26pétroliers au Venezuela,
29:28tout ça confirme l'idée
29:29qu'on pourrait avoir
29:30un bon carnet de commandes
29:31dans les prochains trimestres
29:32qui aideraient bien le cours.
29:33Merci beaucoup Alain Dubrulle
29:34de nous avoir accompagné
29:35ce matin,
29:35directeur général délégué
29:37de Claresco Finance
29:38et ce titre technique
29:39qui prenait plus de 4%
29:40hier soir à la clôture
29:41est en baisse ce matin
29:42de 1,9% à 30,74 euros.
29:45Dans un instant,
29:45il sera 9h30,
29:46vous retrouvez les experts
29:47avec leur closier.
29:48Suite de la séance,
29:49ça se suit bien sûr
29:50sur BFM Business,
29:5015h30,
29:51USA Today,
29:52Antoine Larigauderie
29:52et nous on se retrouve demain
29:539h pour Good Morning Market.
29:54Très bonne journée.
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