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  • il y a 7 minutes
Ce mardi 15 septembre, Ronan Blanc, gérant obligataire chez Montpensier Arbevel, Frédéric Loisel, fund manager chez Quaero Capital, et Paul Marcel, cofondateur de l'Atelier des Options, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:10C'est parti pour Good Morning Market. Dans un instant, il sera question du marché obligataire avec deux spécialistes,
00:16Ronan Blanc de Montpensier-Arbevel et Frédéric Loisel de Coaéro Capital, alors que ce matin, le 10 ans américain est
00:21au-delà des 5%, 5,03.
00:23C'est une première depuis 2007 en France. Le 10 ans français a touché hier en séance les 4,5%.
00:29Le spread entre la France et l'Allemagne tutoie les 100 points de base. Est-ce qu'il faut s
00:33'inquiéter ou est-ce qu'à l'inverse, il faut se poser la question ?
00:35Ce n'est pas une opportunité aujourd'hui sur ces niveaux.
00:38Élément de réponse dans la première partie de Good Morning Market.
00:41Et puis à partir de 9h20, c'est Paul Marcel de l'atelier des options qui nous accompagnera afin de
00:46revenir sur ce CAC 40
00:47qui est encore à la peine sur des plus bas de la fin du mois de mai avec LVMH qui
00:51continue de tomber.
00:52Est-ce que c'est un couteau qui tombe ou est-ce que c'est une opportunité ?
00:55Élément de réponse à partir de 9h20, 9h30, 10h30 ?
00:59Les experts ?
01:00Oui, est-ce qu'on va vers une crise financière ?
01:02On posera la question à nos invités.
01:04Adina Grigoriou, présidente et fondatrice d'Actives à cette allocation.
01:08François Asselin, l'ancien président de la CPME, va nous rejoindre.
01:11On sera avec le professeur Jean-Marc Daniel.
01:13Évidemment, on parlera tôt, on parlera pétrole, on parlera logement également.
01:17Crise financière, crise sociale, est-ce que c'est ce qui nous attend dans les prochaines semaines en France ?
01:21En attendant, il est 9h et c'est toute l'information du jour avec Léo Dumas.
01:26BFM Business, l'info éco. Léo Dumas.
01:30Et c'est non pour l'Iran.
01:32Il n'y aura aucune discussion tant que nos conditions ne sont pas remplies.
01:36Point final, écrit un responsable du Conseil suprême en réponse à Donald Trump sur ses réseaux sociaux.
01:41Le président américain qui avait une nouvelle fois affirmé ces dernières heures être ouvert à la discussion avec Téhéran
01:46en réaffirmant que l'Iran veut conclure un accord.
01:50Dans le même temps, entre l'Ukraine et la Russie, il n'y aura plus de frappe sur les infrastructures
01:54énergétiques.
01:55Là aussi, c'est Donald Trump qui l'affirme et qui dit sur son réseau social que les deux parties
02:00ont accepté.
02:00Kiev ne confirme pas, mais se dit prêt à des mesures de désescalade en cas de réciprocité à Moscou.
02:08Dans l'actualité des entreprises, ce matin, une annonce aussi de Total Energy et Mistral AI.
02:12Les deux groupes français qui vont collaborer afin de développer des modèles d'IA dédiés à l'exploration
02:16et au développement de réservoirs de pétrole et de gaz.
02:20C'est là que l'IA peut créer le plus de valeur pour nos activités, explique Patrick Pouyanné.
02:24100 millions d'euros seront investis sur trois ans dans ce partenariat.
02:28Et puis, la journée investisseur d'AXA aussi ce matin.
02:32L'assureur qui a mis à jour sa feuille de route pour 2029 et qui anticipe une croissance plus forte
02:37que prévue
02:38avec un résultat opérationnel par action en hausse de 7 à 9% en moyenne contre 6 à 8%
02:43actuellement
02:44alors qu'AXA s'apprête à déployer systématiquement l'IA dans ses activités.
02:48Et le marché achète cette nouvelle.
02:50Le titre AXA est dans le vert ce matin.
02:52C'est l'un des rares titres à être en territoire positif.
02:55Plus 0,4%.
02:56Eurofins et Thalès sont les deux seules autres hausses ce matin à l'ouverture.
03:01A l'inverse, le secteur bancaire ferme la marge.
03:03BNP Paribas ou encore Société Générale cèdent plus de 1%.
03:0772,49 pour Société Générale.
03:09BNP 101,30€.
03:11LVMH L'Oréal cède également plus d'1% ce matin.
03:14Justement, on reparlera de LVMH dans une quinzaine de minutes.
03:17Le titre est toujours sur ses plus bas de Covid à 412€.
03:21Or, CAC 40 a souligné Ubisoft qui reprend un peu plus de 3% au-delà des 5,50€.
03:26Et puis, en ce qui concerne le marché du pétrole, le Brent est toujours au-delà des 107$
03:31quand le WTI, le baril américain, est à 103$.
03:34Un baril de pétrole qui continue de pousser le marché obligataire sur ses plus hauts.
03:38Avec donc un 10 ans américain qui est ce matin au-delà de la barre des 5% à 5
03:43,03.
03:44Justement, dans un instant, on fera un focus sur ce marché obligataire
03:47avec nos deux invités, Ronan Blanc de Montpensier-Arbeuvel et Frédéric Loisel de Quairo Capital.
03:57BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Étienne Braque.
04:04Et ce 10 ans américain qui est donc sur des plus hauts de 2007 ce matin,
04:08au-delà des 5%, 5,03 pour évoquer ce sujet en plateau.
04:12Ronan Blanc, bonjour Ronan.
04:13Bonjour.
04:13Vous êtes gérant obligataire chez Montpensier-Arbeuvel et un autre gérant obligataire,
04:17donc deux spécialistes des taux, ça tombe bien au vu de l'actualité ce matin.
04:20Frédéric Loisel, gérant de portefeuille chez Quairo Capital.
04:22Merci également de nous accompagner Frédéric.
04:25Oui, 10 ans américain au-delà des 5%,
04:27on aura peut-être l'occasion de parler du 10 ans français hier qui a tapé les 4,5.
04:30Ronan Blanc, aujourd'hui, on voit bien que c'est les matières premières
04:34qui continuent un petit peu de pousser les taux longs sur des plus hauts
04:39et surtout qui font dire aux investisseurs que demain à la Fed n'aura pas le choix.
04:43Ce matin, quand vous regardez le baromètre FedWatch,
04:4492% de probabilité d'une hausse de taux demain soir de la part de Kevin Warch.
04:48Après, ça va vite.
04:49La semaine dernière, on était un peu plus de 50, 60%.
04:54Mais c'est plutôt une bonne nouvelle.
04:56Pourquoi ?
04:56Parce que monter les taux, c'est déjà prendre acte de ce qui se passe.
05:00Il y a une thématique inflation qui est quand même présente.
05:02On n'était pas très loin de la surchauffe sur l'économie américaine.
05:05On rappelle que la partie investissement est un moteur pleinement allumé aux US,
05:11nourri par toutes les dépenses liées à l'IA.
05:13On le sait tous.
05:14Sur l'obligataire, de manière générale, il y a un double choc.
05:17Un choc d'offres et choc de demandes.
05:19On n'a jamais eu autant besoin de lever de la dette.
05:21Donc les Américains sont aussi lotis à la même enseigne.
05:25On a le cas français, évidemment, en tête que vous avez évoqué.
05:28Mais les Américains, c'est un petit peu pareil.
05:30Donc monter les taux courts, c'est une manière d'essayer de tenir,
05:34comme on dit un petit peu dans le jargon, les parties longues de courbe,
05:37qui étaient particulièrement attaquées et sensibles à cette thématique inflation.
05:41Je pense que le scénario du pire aurait été de voir la Fed finalement continuer à être très laxiste
05:46et nous dire que circuler, il n'y a rien à voir.
05:49Et finalement, on fait ce que Trump nous a demandé de faire.
05:52Donc il y avait une rhétorique autour de l'indépendance de la Banque centrale,
05:55sa capacité à agir et avoir le bon diagnostic.
05:58Donc ça, globalement, on va dire que c'est plutôt derrière nous.
06:02Donc tant mieux. Et maintenant, il faut voir quels mots ils mettent sur cette hausse de taux.
06:07Est-ce que c'est simplement un petit ajustement monétaire
06:11ou est-ce qu'ils vont rester vigilants face à ce scénario de reprise ?
06:15Nous, on a plutôt tendance à penser que la croissance va nous aider dans les prochains mois,
06:20à savoir qu'on commence à voir un petit ralentissement se dessiner
06:24et que peut-être que ce ralentissement fera une partie du job de la Fed.
06:285,03 donc pour le 10 ans. Quand on regarde le 2 ans américain, 4,67.
06:33C'est lequel le plus intéressant entre les deux aujourd'hui, Frédéric Loisel ?
06:36Le marché a fait son choix ces dernières semaines. Il se porte sur les taux courts.
06:40Oui, alors pour rebondir sur ce que disait Renan, qui est très important,
06:44c'est effectivement un des seuls moyens à court terme de calmer la hausse des taux et la flambée des
06:49taux.
06:49C'est la conviction que partagent les investisseurs que la Banque centrale est là pour réagir au danger inflationniste.
06:58Et donc généralement, historiquement, ce qu'on voit, c'est lorsque les taux directeurs montent,
07:03la Banque centrale monte ses taux, la partie longue de la courbe des taux réagit plutôt bien et rebaisse.
07:10Donc aujourd'hui, effectivement, si vous pensez qu'on n'est pas sur un cycle plein de hausse des taux,
07:16vous allez effectivement sur le 2 ans. Et c'est la partie assez centrale pour la Fed.
07:23Les États-Unis, il faut bien se souvenir que la dette moyenne, la maturité moyenne de la dette,
07:29on est légèrement en dessous de 6 ans. Donc c'est moins la partie longue qui est importante pour eux
07:34que la partie courte.
07:37La Fed est en train d'acheter, racheter de la partie longue pour émettre beaucoup plus de titres à court
07:43terme.
07:43Donc je ne pense pas effectivement qu'avec cette gouvernance et ce nouveau président de la Fed,
07:51on en est pour plusieurs hausses des taux à la suite.
07:55Donc effectivement, je dirais plutôt sur la partie courte des États-Unis.
07:59Aujourd'hui, ce sont l'ensemble des parties longues des taux qui sont sur des plus hauts aux États-Unis,
08:04en Europe, au Japon.
08:05Si on regarde le cas français, hier 4,5, écart de taux qui a frôlé les 100 points en séance,
08:11on est ce matin plutôt aux alentours des 90 points, 4,47 pour le 10 ans français, 3,56 pour
08:17le Bund pour le 10 ans allemand.
08:20Quand vous regardez un petit peu les carnets d'ordre, Ronan Blanc, c'est quoi ?
08:24C'est un manque de conviction, beaucoup d'attentisme ?
08:29Ou est-ce qu'à l'inverse, ce sont plutôt des investisseurs qui vendent ce papier
08:33parce qu'ils se disent que la situation ne va pas s'améliorer à court terme ?
08:36C'est un manque d'acheteurs ou trop de vendeurs ?
08:38C'est les deux, mon capitaine.
08:39C'est un double choc.
08:40Encore une fois, il n'y a jamais eu autant de besoin de lever de la dette.
08:43La France en particulier, mais pas seulement.
08:45Vous évoquiez l'Allemagne.
08:46L'Allemagne, aujourd'hui, est en train de faire ce qu'ils ont dit qu'il ferait il y a
08:49quelques années,
08:50c'est-à-dire à appuyer sur l'accélérateur de la dépense.
08:53On pense à l'armement en particulier.
08:55Et puis, choc de demande en face.
08:58C'est-à-dire qu'il y a des gens qui, traditionnellement, sont quand même friands de dette d'État.
09:03On pense aux faux souverains, on pense notamment à certains pays du Moyen-Orient.
09:07On pense au Japon.
09:08On nous a toujours dit que le Japon était le banquier du monde.
09:10Ces gens-là sont soit tentés de rapatrier des capitaux chez eux,
09:13ou soit eux-mêmes sont dans une logique de dépense.
09:17L'Arabie Saoudite va sans doute émettre de la dette pour financer l'effort de guerre.
09:20C'est quand même assez fou avec la hausse du baril qu'on a connu.
09:24Donc, ce double choc, malheureusement pour nous, arrive au pire des moments
09:27parce qu'il y a une défiance qui est en train de s'installer sur notre signature, qui est réelle.
09:31Il ne faut pas la masquer.
09:33Et en plus, le champ des possibles est très large.
09:35C'est-à-dire que vous avez les Norvégiens qui vous disent
09:37« Nous, notre fonds souverain, on va retoileter un petit peu les allocations stratégiques.
09:41Ce n'est pas juste du tactique à quelques mois.
09:42C'est les allocations stratégiques parce que, quelque part,
09:45on a plus confiance dans ce que font les entreprises que les États souverains.
09:48Et ça, c'est une tendance de fond.
09:50C'est ce que...
09:51On prend le chemin un petit peu des pays émergents.
09:54Je vais être un provocateur.
09:56C'est un mouvement de tiers-bondisation de nos économies occidentales.
10:00Mais ça en a quand même quelques symptômes.
10:02À savoir que les investisseurs étrangers
10:05donnent une prime positive aux dettes d'entreprises
10:08plutôt qu'aux dettes souveraines.
10:10Et ça, je pense qu'on ne l'a pas complètement intégré
10:13dans notre schéma de réflexion.
10:15Et une prime également pour les pays de l'Europe du Sud.
10:18Quand vous voyez ce matin, le Portugal qui est à 3,92,
10:21l'Espagne à 4,02, quand la France est à 4,47,
10:24Fréailles-Cloizel, certes, on n'est pas sur la même profondeur de marché.
10:28Il faut un petit peu relativiser tout cela.
10:30Mais ça n'empêche qu'aujourd'hui,
10:31ces pays se financent moins cher que la France sur le marché secondaire.
10:34Peut-être parce qu'il y a plus de croissance.
10:35C'est vrai que la semaine dernière, Christine Lagarde,
10:37elle a dit qu'il y aura plus d'inflation,
10:39mais il y aura également plus de croissance.
10:40Pour la France, c'est un petit peu la double peine.
10:42Mais si on regarde les autres pays de la zone euro,
10:43il y a de l'attrait aujourd'hui.
10:45Alors, ils ont du mal quand même.
10:46La zone euro aujourd'hui se finance à 4%.
10:48Donc l'Espagne, effectivement,
10:50qui a des éléments macroéconomiques
10:53qui sont bien supérieurs à ceux de la France.
10:56La Grèce ou le Portugal ou l'Italie, pareil.
10:58Mais l'ensemble des pays de la zone euro se financent à 4%.
11:01Donc c'est un vrai souci.
11:03Et pour la volatilité des taux aujourd'hui,
11:05il y a plein d'éléments que Renan a bien rappelés.
11:07Le point fondamental à retenir quand même,
11:09c'est que toute cette hausse des taux,
11:11cette envolée des taux,
11:12elle a démarré le 27 février.
11:15Et c'est l'élément central, en fait.
11:17C'est parce que, effectivement,
11:17les voies du pétrole sont bouchées
11:19qu'on a, effectivement, ce choc sur les taux d'intérêt.
11:22Alors, effectivement,
11:23il y a beaucoup d'effets d'éviction dont Renan parlait
11:25parce qu'effectivement, le capital devient...
11:27L'épargne est moins abondante dans le monde.
11:30Donc le capital devient plus rare, devient plus cher.
11:32Même aux États-Unis,
11:32on a eu le secrétaire d'État
11:34qui a demandé hier aux entreprises de la tech
11:37d'arrêter d'émettre trop, d'envahir les parties longues
11:41des courbes américaines d'abord,
11:43voire des courbes mondiales ensuite,
11:44puisqu'effectivement, il y a un effet de concurrence
11:46qui est assez central.
11:47Toutes ces entreprises commencent à émettre
11:50en dessous des dettes d'État.
11:51Donc du Google en euros à 10 ans,
11:53émets en dessous de la France.
11:55Donc effectivement, ça participe de cette espèce
11:57de nouvelle géographie de la dette.
11:58On est un peu dans un monde de la rente balsacienne
12:01où effectivement, on pouvait arbitrer
12:03entre une rente privée et une rente publique
12:05avec effectivement des rentes privées,
12:07donc les entreprises, les obligations des entreprises
12:09qui affichaient souvent des taux en dessous des taux d'État.
12:12Mais encore une fois, dans la séquence,
12:15c'est véritablement le choc pétrolier
12:17qui explique l'envolée des taux.
12:18Et nous, de notre connaître,
12:20on n'est pas forcément sûr que la croissance,
12:24et notamment en Europe,
12:25pourra tenir assez longtemps
12:27pour effectivement justifier des taux longs aussi importants.
12:30Donc Christine Lagarde a marqué une grande surprise
12:32effectivement jeudi dernier lors de sa conférence de presse.
12:35Ils ont eu effectivement la satisfaction
12:36de ne pas avoir géré la politique monétaire
12:39d'une zone en schéma de stagflation
12:42qui est extrêmement compliquée effectivement
12:44à gérer pour une banque centrale.
12:46On n'est pas forcément convaincu
12:47que ça va se poursuivre sur les deuxièmes
12:49et quatrièmes trimestres.
12:50Il faut bien se rappeler que le chiffre du deuxième trimestre
12:53qui a surpris tout le monde,
12:54il est largement dû à l'aberration
12:56de la croissance irlandaise.
12:57Mais quand vous regardez 2027,
12:58la BCE prévaut 1,4% de croissance
13:00versus 0,8-0,9 cette année.
13:04Alors oui, la semaine dernière effectivement,
13:06et deux jours après,
13:07l'Allemagne a commencé à dire
13:08qu'ils allaient réviser peut-être
13:09pour le troisième trimestre
13:11les chiffres de croissance.
13:12La France les a coupés
13:14la semaine dernière également.
13:16Donc c'est très évolutif.
13:18Oui, un, ils ne sont pas faillibles,
13:19ce ne serait quand même pas la première fois
13:20que la BCE se trompe.
13:22Mais un autre élément
13:23qui est très différenciant
13:24de l'Europe du Sud,
13:25c'est qu'il y a 10-15 ans,
13:26ils ont fait des efforts de dingue.
13:29Souvenez-vous,
13:29quand la Troïka était en Grèce
13:31et a tapé à la porte d'autres pays
13:33de la périphérie de la zone,
13:34on leur a demandé
13:36de baisser les salaires des fonctionnaires,
13:39de baisser les pensions.
13:41Tout ça a permis aujourd'hui
13:43d'avoir un certain nombre d'amortisseurs
13:45que nous, on n'a pas.
13:46Donc la vraie question,
13:47c'est est-ce que la France
13:48fera les mêmes efforts
13:49qu'on a demandé aux pays
13:51du Sud de l'Europe ?
13:52Je n'ai pas la réponse aujourd'hui.
13:54C'est un point très important,
13:55en fait.
13:55Effectivement,
13:56si on se mettait
13:57dans un cas de figure de crise,
13:59crise obligataire,
14:00en fait,
14:00qui n'est pas forcément
14:01très éloignée,
14:02avec une envolée du spread
14:03contre l'Allemagne
14:04il y a 10 ans,
14:05au-delà de la fameuse
14:07barrière psychologique
14:08des 100 points de base,
14:09il n'est pas sûr
14:09que la Banque centrale européenne,
14:11qui a ses outils d'intervention,
14:12depuis 2022,
14:13c'est assez nouveau,
14:14on ne les avait pas
14:15pendant la crise
14:16et d'être souveraine
14:16il y a une dizaine d'années,
14:17il n'est pas sûr
14:18que la Banque centrale
14:19vienne au chevet tout de suite.
14:20Ça ne va pas assez mal.
14:22Non, ça veut dire
14:22que la France n'est pas éligible.
14:24Elle est en procédure
14:25de déficit excessif.
14:26Ronan le rappelait très bien,
14:27elle n'a fait aucun des efforts
14:28que tous les pays
14:30du Sud de l'Europe
14:32ont fait.
14:33Donc, effectivement,
14:33elle ne viendrait pas tout de suite.
14:35L'autre sujet
14:35de ces dernières heures,
14:37c'est Open AI,
14:37la maison mère
14:38de Chagipiti,
14:40qui reporte son introduction
14:41en bourse.
14:42Dans le même temps,
14:43plusieurs déclarations
14:43ce week-end,
14:44à commencer par Anthropique,
14:46la maison mère de Claude,
14:47qui appelle un petit peu
14:48à calmer le jeu
14:49dans les dépenses
14:49liées aux intelligences artificielles.
14:51Hier, typiquement,
14:52les ASML,
14:53les Schneider Electric,
14:53etc.,
14:54ont perdu 5-6%.
14:55Du côté de Wall Street,
14:57les AMD,
14:58les Nvidia, etc.,
14:59ont perdu plus de 3%.
15:00Est-ce que,
15:00en ce qui concerne
15:01votre marché,
15:02le marché obligataire,
15:03ce serait un petit peu
15:04une bonne nouvelle
15:04qu'on calme un petit peu le jeu ?
15:05Je regardais ce matin
15:06les hyperscalers,
15:07les grands noms de la tech,
15:08qui vont émettre
15:09entre 250 et 350 milliards,
15:11c'est une fourchette assez large,
15:13de dettes cette année.
15:14Si d'un seul coup,
15:15on lève un petit peu le pied,
15:16ça serait quand même
15:16une bonne nouvelle,
15:17non, Fréréric Loisel ?
15:18Oui, absolument.
15:18Alors, depuis le début de l'année,
15:19on en est à 700
15:20quand on prend l'ensemble
15:22des dettes,
15:23et pas forcément des dettes
15:24très liquides,
15:24des fameux hyperscalers,
15:25puisqu'effectivement,
15:26on a également
15:27la levée de dettes
15:27plutôt sur les marchés privés,
15:29mais effectivement,
15:30ça soulagerait énormément,
15:33notamment les États.
15:34Encore une fois,
15:34on commence à avoir
15:35un petit effet d'éviction.
15:37Et on se rappelle
15:38que juste après
15:39l'IPO de SpaceX,
15:41l'entreprise est venue
15:42sur l'ensemble
15:44des marchés obligataires,
15:45levées de la dette,
15:46et on peut raisonnablement
15:47penser en fait
15:48que ça sera la même chose
15:49pour Anthropique.
15:50Ce n'est pas un coup d'arrêt,
15:51on lève un petit peu
15:52le pied sur l'accélérateur.
15:53Ou même peut-être
15:54un exercice de communication,
15:55il faudra voir
15:56comment ça se traduit
15:56dans les prochaines semaines.
15:57tout qui est mélangé,
15:58encore une fois en France,
15:58ce qui importe,
15:59c'est la dérivée première,
16:00donc si on relève
16:02un peu le pied
16:02de l'accélérateur,
16:03globalement,
16:04ça redonne un petit peu d'air
16:05dans un contexte
16:06où on en a besoin.
16:07Est-ce que c'est vraiment
16:07une mauvaise nouvelle ?
16:09Je ne suis pas
16:09complètement convaincu.
16:10Nous, ça n'a pas empêché
16:11le Crédit Européen
16:12de continuer à avoir
16:14des portes quand même
16:15globalement ouvertes
16:15sur les émissions nouvelles.
16:17Sur la île européenne,
16:18hier, on a eu cette émission.
16:19On n'est pas
16:21sur des niveaux records,
16:22mais pas très très loin.
16:23Donc, c'est vrai
16:23qu'il y a une sorte
16:24un petit peu hermétique
16:26au bruit ambiant.
16:26Alors, vous allez me dire,
16:27oui, jusqu'au moment
16:28où la hausse des taux
16:29souverains
16:30finira par faire basculer
16:32tout ça,
16:33on ne joue pas non plus
16:33la surenchère.
16:35Peut-être qu'on arrivera
16:36à se stabiliser
16:37autour des 4,70
16:38sur le 10 ans français.
16:40On se souvient quand même
16:42qu'en 2011-2012,
16:43il avait fallu attendre
16:44les plus de 7%
16:45sur le 10 ans italien
16:46pour voir la BCE
16:47être un petit peu plus vocale
16:49avec le Believe Me,
16:50it will be enough
16:51de Mario Draghi.
16:51Bon, Christine Lagarde
16:52n'est pas Mario Draghi
16:54et sans doute,
16:55on l'a encore rappelé,
16:56que ça viendra
16:58avec un catalogue
16:59d'efforts à faire
17:00dont on n'a pas fait
17:01le 10e
17:03de la totalité.
17:04Sur la partie action,
17:05hier soir,
17:06Wall Street a plutôt
17:06bien résisté.
17:07Le Nasdaq 100,
17:08seulement 0,8% de baisse,
17:10Dojo 0,3%,
17:11S&P 500,
17:120,5%.
17:13Visiblement,
17:14pour l'instant,
17:15on encaisse le choc.
17:16Le marché est un petit peu
17:17immunisé à ces
17:18mauvaises nouvelles,
17:18entre guillemets,
17:19comme on vient de le souligner.
17:21Est-ce que ça peut encore
17:22durer longtemps ?
17:23C'est-à-dire que pour l'instant,
17:23tout tient autour de l'IA.
17:26On voit quand même
17:26que ce sont...
17:27Et de l'énergie.
17:27Et de l'énergie.
17:29Aujourd'hui,
17:29vous trouvez que le marché
17:30est complaisant
17:31ou non ?
17:32Au contraire,
17:32il a raison de se réfugier
17:33sur ces valeurs
17:34dans le sens où
17:34elles apportent de la visibilité,
17:36de la croissance.
17:36On le verra encore
17:37au troisième trimestre.
17:38Mais quand vous regardez
17:39les taux de croissance
17:39attendus pour les GAFAM,
17:40on est entre 10 minimum
17:43pour Apple
17:43à 20-30%
17:44pour Amazon et compagnie.
17:46C'est assez rationnel.
17:47D'ailleurs,
17:48quand on regarde
17:49sur les marchés européens
17:50ou sur les marchés américains,
17:51on a les mêmes secteurs
17:53qui trustent,
17:54qui poussent
17:54les indices.
17:55On a l'énergie,
17:56on est à 50%
17:57ou pas loin,
17:58entre 45 et 50%
17:59sur l'Eurostock 50
18:01et sur le S&P.
18:02Et vous avez
18:03les technologies,
18:04en fait,
18:05ce qu'on appelle
18:05les TMT,
18:06qui sont juste derrière.
18:07Donc,
18:08on a également
18:08en Europe
18:09un viet de croissance
18:10sur les equity
18:11et qui a été largement
18:12exploité par tous
18:13les investisseurs,
18:14ce sont les banques.
18:14Les banques,
18:15effectivement,
18:16continuent
18:18leur belle performance
18:19et on a un environnement
18:20qui,
18:21ne serait-ce que
18:21pour tout ce qui est financier,
18:23justifie cette hausse.
18:24En fait,
18:25on a des taux très hauts,
18:26on a des courbes
18:27qui ont été bien repentifiées
18:28et vous avez pour l'heure
18:31rien qui n'indique
18:32qu'il y a un arrêt
18:33sur la distribution
18:34des crédits
18:34aux entreprises.
18:35Même si,
18:35effectivement,
18:36les banques restreignent
18:37un petit peu leurs critères,
18:38resserrent leurs critères,
18:39pardon,
18:40vous avez toujours,
18:41effectivement,
18:41des productions de prêts
18:42qui sont intéressantes.
18:43Et d'ailleurs,
18:44sur les prêts,
18:44quand on regarde
18:45la partie hypothécaire,
18:47alors qu'on devrait,
18:48effectivement,
18:48voir en France,
18:49voir en Europe,
18:50avec la flambée des taux longs,
18:52un arrêt,
18:52un coup d'arrêt
18:53sur la production,
18:53ce n'est pas du tout
18:54ce qu'on voit.
18:55Les banques ont un intérêt,
18:57effectivement,
18:58à faire de la production
18:59sur ce...
19:02à distribuer
19:02des prêts hypothécaires
19:03et alors qu'on...
19:06et n'ont toujours pas
19:06modifié leurs taux.
19:08BNP qui...
19:09Il n'y a pas de pricing power.
19:10Non,
19:11BNP,
19:11on a hier à refinancer,
19:13ou il y a quelques jours
19:14à refinancer,
19:15en fait,
19:15son stock,
19:15une partie de ses stocks
19:16de prêts hypothécaires
19:18à 30 à 40 points de base
19:20en dessous du taux français.
19:21Vous voyez,
19:22donc il y a quelque chose
19:23en fait qui tient encore
19:24et rien.
19:25Donc,
19:25le marché est très rationnel,
19:27en fait.
19:27Dans un instant,
19:28on fera un point sur la séance,
19:29mais le mot de la fin,
19:29Ronan Blanc,
19:30elles sont où aujourd'hui
19:31les opportunités ?
19:32Alors,
19:32j'imagine que vous allez me dire
19:33sur la partie crédit,
19:34sur la dette d'entreprise,
19:36ça n'empêche quand même
19:36que vous l'avez souligné,
19:37ces entreprises,
19:38parfois,
19:38se financent moins chères
19:39que la France.
19:39Est-ce que ces opportunités
19:41sont de réelles opportunités ?
19:43Est-ce que le crédit
19:43n'est pas un peu trop cher
19:44aujourd'hui à court terme ?
19:45Alors,
19:46et puis,
19:46ce n'est pas du tout incompatible
19:47avec la partie action.
19:48Encore une fois,
19:49ce qui est bon pour le crédit
19:49est bon pour les actions
19:50et inversement.
19:52Du high yield européen,
19:53aujourd'hui,
19:54ça tourne à 5,5,
19:556 de rendement.
19:56On a un peu d'inflation,
19:58on pense qu'on devrait
19:58se stabiliser autour des deux.
20:01Donc,
20:01net de l'inflation,
20:01on est sur des niveaux
20:02plutôt corrects,
20:03mais clairement,
20:04il y a de l'appétit aussi
20:05sur la partie action
20:06parce que la croissance est là,
20:07parce que le canal du crédit,
20:08vous l'avez évoqué,
20:09est ouvert
20:10et qu'ils ont assaini
20:11les bilans.
20:12Il n'y a pas de mouvement massif
20:14pour relèver de Gé,
20:15pour se ré-endetter massivement,
20:17céder aux sirènes du M&A.
20:19Il y a quelques opérations
20:20d'acquisition,
20:22notamment transatlantique,
20:23etc.
20:23Mais on n'est pas du tout
20:24sur une thématique de surchauffe,
20:25à la différence de toutes
20:27les thématiques qu'il y a
20:28qu'on a déjà évoquées.
20:29J'imagine que vous partagez
20:30ce point de vue,
20:30Frédéric Loisel.
20:31Mais complètement.
20:32Elles sont où aujourd'hui
20:33les opportunités ?
20:33Où est-ce que vous arrivez
20:34à capter du rendement ?
20:36Alors,
20:36plutôt effectivement,
20:37et je vais dans le sens de Renan,
20:39plutôt effectivement,
20:40dans ma partie obligataire,
20:42bien sûr,
20:42sur le crédit.
20:43Le crédit,
20:43il est un peu immunisé.
20:45Les primes de risque,
20:46vous savez,
20:47le taux d'une entreprise
20:48s'est construit
20:49à partir d'un taux
20:49d'y sans risque
20:50et une prime de risque
20:51en fonction du risque
20:52de l'entreprise.
20:53Les primes de risque
20:54sont très serrées.
20:55Maintenant,
20:55avec le mouvement général
20:56de hausse des taux,
20:57vous avez en fait
20:58des taux absolus,
20:59des taux nominaux
20:59qui sont très intéressants.
21:00Et ce que venait
21:01de dire Renan
21:04est fondamental.
21:05Les bilans sont assainis
21:06dans quasiment
21:07tous les secteurs.
21:08Vous avez des leviers financiers
21:09qui ne sont pas ceux
21:10qu'on avait
21:10juste après la crise financière.
21:12On est plutôt
21:13dans une situation
21:14pré-crise financière
21:15avec des secteurs assainis
21:16et qui vous donnent
21:18en fait des bonnes perspectives
21:19avec des taux de croissance
21:21dans les économies
21:22qui sont encore
21:22assez importants.
21:25Merci à tous les deux
21:26de nous accompagner ce matin.
21:27Frédéric Loisel
21:28pour Coïero Capital
21:29et Renan Blanc
21:29pour Montpensier Arbevel.
21:319h22,
21:32le CAC 47,
21:330,6%.
21:39Moins 0,6%
21:41sous les 8100 points,
21:428068 points,
21:43l'Eurostock 50
21:44de son côté
21:44s'échange
21:45à 6 225 points
21:47pour décrypter
21:47la séance en cours.
21:48C'est Paul Marcel
21:49qui nous attend
21:49depuis l'atelier des options.
21:51Bonjour Paul,
21:52dans un instant
21:52nous allons parler
21:53des VMH,
21:53un couteau qui tombe
21:54ou une opportunité.
21:55Juste avant,
21:55comment vous regardez
21:56la séance en cours
21:57à Paris ?
21:58Le CAC 40
21:59qui ne met pas encore
21:59en danger
22:00mais presque
22:00les 8000 points.
22:02Bonjour Étienne.
22:03Les marchés
22:04ont eu la gueule de bois
22:06en ouvrant hier matin.
22:07Les OAT à 10 ans
22:09sont passés
22:09au-dessus des 4,5%.
22:10L'indicateur
22:11FedWatchTool
22:12du CME
22:12indique une hausse
22:13probable des taux
22:14de la Fed
22:15ce mercredi
22:16de 92%,
22:17alors qu'on était
22:18seulement à 60%
22:19la semaine dernière.
22:20Le conflit au Moyen-Orient,
22:22les inquiétudes sur l'IA
22:23et les inquiétudes
22:24sur les prochaines élections
22:25françaises
22:25pèsent sur le CAC 40.
22:27Pour se remonter le moral,
22:28il faut savoir
22:29que les statistiques
22:29sont quand même
22:30plutôt bonnes
22:30puisque depuis 19 ans,
22:31si on avait acheté
22:32le CAC 40 le 15 septembre
22:33à la clôture
22:34et revendu le 7 décembre,
22:36on aurait obtenu
22:36une performance
22:37de réussite de 79%.
22:39Cependant,
22:40d'un point de vue graphique,
22:40c'est moins bon.
22:41Depuis le 10 août,
22:42le CAC 40 évolue
22:43dans un canal baissier
22:44très étroit
22:45mais très puissant.
22:46Il y a deux semaines,
22:48je vous disais
22:48que si le CAC 40
22:51cassait le support
22:51de 8259 points,
22:53il irait probablement
22:54chercher les 8080 points.
22:56Au moment où on se parle,
22:58il est à 8066,
22:59donc on a atteint
23:00cette hausse cible.
23:01Il y a encore
23:02un petit potentiel baissier
23:04jusqu'à 8040 points
23:05qui correspondent
23:06à l'oblique
23:06de la vague de Wolf.
23:09Maintenant,
23:09si on casse cette oblique,
23:11on pourrait aller chercher
23:12à la baisse
23:12encore plus bas
23:13sur les 7919 points.
23:16Par contre,
23:17s'il y a un rebond
23:19et qu'on arrive à sortir
23:20de ce canal baissier
23:21très puissant,
23:23ça nous permettrait
23:24de rebondir
23:25jusqu'à la résistance
23:26de 8259 points
23:29et il faudrait ensuite
23:30une très nette amélioration
23:31de la situation géopolitique
23:32pour avoir un objectif
23:33plus ambitieux
23:34à 8435 points.
23:37En ce qui concerne
23:38l'Eurostock 50,
23:39hier,
23:39l'indice européen
23:40a été très fortement pénalisé
23:41par ASML
23:42qui a perdu plus de 7%.
23:43Est-ce que d'un point
23:44de vue technique,
23:45c'est mieux ?
23:45Est-ce qu'il y a plus
23:45de potentiel,
23:46en tout cas à la hausse ?
23:47Écoutez,
23:48oui,
23:48l'Eurostock
23:49est quand même
23:49un peu plus en forme
23:50que le CAC 40
23:50parce que depuis
23:51les points hauts
23:52du mois d'août,
23:53le stock n'est en baisse
23:54que de 5,5% environ
23:55alors que le CAC 40
23:56est en baisse de 8%.
23:58Là encore,
23:59les statistiques sont bonnes
24:01puisqu'on aurait battu
24:02le CAC 40
24:03en termes de taux de réussite.
24:05Les pouts de col ratio
24:06sont très intéressants.
24:07J'ai calculé
24:08un pout de col ratio
24:09de 1,25 sur l'expiration
24:10des 4 sortières
24:11de cette semaine
24:11et 2,16 sur l'expiration
24:13du mois d'octobre.
24:14Les opérateurs
24:15sont extrêmement pessimistes,
24:17surtout sur l'expiration
24:18du mois d'octobre.
24:19Ce qui laisse à penser
24:19quand même
24:20que le potentiel baissier
24:21est relativement limité.
24:23Maintenant,
24:23d'un point de vue graphique,
24:24il y a une figure
24:26potentielle de retournement
24:27justement.
24:28En effet,
24:29encore une vague de Wolf.
24:31Donc,
24:31tant que les cours
24:32restent au-dessus
24:33du support
24:33de 6,202 points,
24:35il y a un rebond potentiel
24:37jusqu'à 6,405 points
24:39qui pourraient être envisagés.
24:41Et par contre,
24:42si les cours
24:42venaient à casser
24:43ce support
24:44de 6,202 points,
24:45alors la baisse
24:46pourrait se poursuivre
24:47et s'accélérer
24:48jusqu'au prochain support
24:49à 6,073.
24:506,230 pour le cash
24:52Eurostock 50 à l'instant
24:53qui cède 0,5%.
24:55Il nous reste
24:55une minute.
24:57Je voulais lancer un défi,
24:58Paul Marcel,
24:58répondre à une question
24:59que beaucoup d'investisseurs
25:00se posent.
25:01Est-ce que LVMH
25:02est un couteau qui tombe
25:02ou est-ce qu'à l'inverse
25:03c'est une opportunité ?
25:04Le titre perd encore
25:052% ce matin
25:06à 408,90 euros.
25:09Écoutez,
25:09d'un point de vue graphique,
25:10LVMH évolue
25:11dans un grand canal baissier
25:12depuis 2023
25:13et a touché
25:15lors de ces dernières séances
25:16un point bas
25:17depuis 2020.
25:18Donc la cassure
25:19du très important support
25:20de 433,50
25:21n'est pas bon signe.
25:22Tant qu'on reste
25:23sous ces 433,50,
25:25alors il est à craindre
25:25une poursuite
25:26de la baisse
25:27jusqu'à 356 euros.
25:29Maintenant,
25:30si on est optimiste
25:31et qu'on souhaite
25:33investir sur du long terme,
25:34on pourrait,
25:35à partir du moment
25:36où on repasse
25:36au-dessus de 433,50,
25:39tenter de rejoindre
25:39ensuite
25:40les 510,50 euros
25:42et le haut
25:42de ce grand canal baissier
25:43et puis
25:44encore une hausse
25:46plus prononcée
25:47et cassure
25:48de ce canal
25:49pourrait alors
25:49voir une cible
25:51de long terme
25:52viser les 644 euros.
25:54En tout cas,
25:55ce matin,
25:55nous sommes à 408,75
25:57moins 2%
25:58pour LVMH
25:59qui est à la traîne
26:00tout comme Société Générale
26:01ou encore BNP Paribas
26:02qui signe
26:03les plus fortes baisses
26:04de titres
26:04qui cèdent
26:04un peu plus de 2%.
26:06Merci beaucoup,
26:06Paul Marcel,
26:07de nous avoir accompagné
26:08ce matin
26:08un cofondateur
26:08de l'atelier des options
26:09pour nous signer
26:11une lecture graphique
26:12du CAC 40,
26:13de l'Eurostock 50
26:14et de LVMH.
26:15Il est 9h27,
26:17dans une poignée de secondes
26:17vous retrouvez leur closier
26:18pour les experts
26:199h30, 10h30,
26:21séance à suivre
26:22avec Antoine Larigauderie
26:23à partir de 15h30
26:24pour USA Today.
26:26Les Amundis américains
26:27sont en très légère baisse
26:28sur les futures,
26:29moins 0,3%
26:30pour le S&P
26:31ou encore pour le Nasdaq 100.
26:33Tout ça,
26:33ça sera bien sûr
26:33à confirmer tout à l'heure
26:34à l'ouverture
26:35et nous on se retrouve demain
26:36à 9h
26:37pour Good Morning Market.
26:38Une très bonne journée.
26:40Good Morning Market
26:41sur BFM Business.
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